1 RÉPUBLIQUE DU BÉNIN
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIV ER SI TÉ D’ ABO MEY-C AL AV I
ECOLE POLYTECHN IQUE D’ABOMEY-CALAVI
DEPARTEMENT DE GENIE DE L’IMAGERIE MEDICALE ET DE RADIOBIOLOGIE
RAPPORT DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU
DIPLÔME DE LICENCE PROFESSIONNELLE
THÈME :
Présenté et soutenu par :
AMINOU M. El-Sadath
Sous la direction de :
Tuteur : Superviseur :
Mr. Oscar DAKOSSI Dr Daton MEDENOU Ingénieur Biomédical Hospitalier Maitre assistant des Chef service de l’IM à HZ/SL Universités du CAMES Enseignant chercheur à l’EPAC JURY :
Président : Dr Julien DOSSOU Membres :
1. Dr Bertin GBAGUIDI 2. Dr Daton MEDENOU
Année académique 2013-2014 7
èmepromotion
IMPORTANCE DU LOCAL DE DEVELOPPEMENT DANS LA QUALITE DU RADIOGRAMME : CAS
DE L’HOPITAL DE ZONE DE SURU-LERE
1
REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC)
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI (EPAC)
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DIRECTEUR
Professeur Félicien AVLESSI
DIRECTEUR ADJOINT Professeur Clément BONOU
DEPARTEMENT DE GENIE D’IMAGERIE MEDICALE ET DE RADIOBIOLOGIE (D/GIMR)
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CHEF DE DEPARTEMENT Professeur Servais GANDJI
1
LISTE DES ENSEIGNANTS
Années académiques : 2011 - 2014 ENSEIGNANTS PERMANENTS
NOMS PRENOMS MATIERES ENSEIGNEES
AHOYO Théodora Microbiologie générale
AKPOVI Casmir Biologie cellulaire, Physiologie humaine I – II ANAGONOU Sylvère Education physique et sportive I – II
ATREVI Nicolas Embryologie humaine, Anatomie radiologique II, Neuro anatomie, Techniques radiologiques III ALITONOU Guy Chimie générale, Chimie organique
DOSSOU Cyriaque Techniques d’expression et méthodes de communication III – IV
DOSSOU Julien Notions de radioprotection et de radiobiologie DESSOUASSI Noël Biophysique de l’imagerie
GANDJI Servais Anatomie radiologique I, Techniques radiologiques II et Notions générales d’échographie
GBAGUIDI Bertin Enregistrement d’images HOUNSOSSOU Hubert Biostatistique
KOUNASSO Gabriel Informatique
LOZES Evelyne Immunologie générale
MEDENOU Daton Appareillage I et II, Physique électronique
SANTOS Nestor Anatomie générale I - II, Techniques radiologiques I
SEGBO Julien Biologie moléculaire
SOUMANOU Mohamed Biochimie générale
YANDJOU Gabriel Techniques d’expression et méthodes de communication I – II
YOVO Paulin Pharmacologie
I
1 ENSEIGNANTS VACATAIRES
NOM PRENOMS MATIERES ENSEIGNEES ABLEY Sylvestre Déontologie médicale
ADOMOU Alain Sciences physiques
AGOSSOU Gilles Législation et droit du travail BIAOU Olivier Sémiologie radiologique BINAZON César Soins infirmiers
DANSOU Bertin Anglais III – IV DEHOUMON Justin Sémiologie médicale DOSSEVI Lordson Techniques instrumentales FOURN Léonard Santé publique
GBEHOU Jérôme Sémiologie gynéco-obstétricale HOUNNOU Gervais Sémiologie chirurgicale
HOUNNON Hyppolite Mathématiques KOFFI Aristide Anglais I – II
II
1
DEDICACES
• A ma très chère maman, LOISEL Nadine
Toi qui nous as toujours soutenus quelles que soient les difficultés rencontrées qu’il s’agisse de tes enfants de tes proches et surtout de la famille, sache que tu garderas toujours une place importante dans notre cœur et aussi nous ne saurons jamais te remercier assez pour ce que tu as fait pour nous. Merci vraiment très chère maman. Que le tout puissant, le très miséricordieux te garde aussi longtemps que possible auprès de nous.
• A mon très cher papa, AMINOU M. Bachirou
Toi qui nous a toujours soutenu à aller de l’avant par des gestes paternels, nous te remercions énormément pour ta bravoure. Que le tout puissant, le très miséricordieux te garde aussi longtemps que possible auprès de nous.
• A mes frères et sœurs,
Que l’amour qui nous unit grandisse d’avantage.
• A toute ma promotion
En souvenir de la grande famille que nous formons.
Je dédie ce travail.
III
1
REMERCIEMENTS
A ALLAH, Créateur de la terre et des cieux qui m’a donné la force et la santé pour accomplir ce travail. Ma prière est d’être toujours fidèle à ta parole pour être un modèle car il n’y a de force ni de puissance que de toi.
Notre superviseur, Dr Daton MEDENOU, qui malgré ses multiples occupations à bien voulu accorder une grande attention à notre travail.
Au Prof Servais GANDJI, Chef du département de Génie de l’Imagerie Médicale et de Radiobiologie.
Au Doyen M. Oscar DAKOSSI, non seulement en sa qualité de tuteur, mais aussi en sa qualité de Chef Service d’Imagerie Médicale de l’hôpital de Zone de SURU-LERE où nous avons effectué notre stage de fin de formation, pour sa disponibilité et son dévouement à la réussite de ce travail.
A tout le corps professoral du Département de Génie de l’Imagerie Médicale et de Radiobiologie (D/GIMR) pour les divers enseignements ;
Tout le personnel du service de radiologie de l’hôpital de Zone de SURU- LERE de Cotonou ;
A tous ceux qui d’une certaines manière, ont contribué à la réalisation de ce rapport, puisse le seigneur vous bénisse et vous comble de ses bienfaits.
IV
1
HOMMAGES
A notre président de jury
Nous mesurons le prix de votre disponibilité à notre égard pour avoir accepté de présider notre jury.
Nous en sommes honorés et nous vous prions de trouver ici, l’expression de notre profonde reconnaissance.
Aux honorables membres de jury
Vous nous faites l’honneur de juger ce travail. Nous sommes convaincus que vos critiques et suggestions contribueront à l’améliorer.
V
1
RESUME
La qualité de l’image radiographique, l’entretien du local de développement et de ses constituants sont des facteurs indispensables pour garantir un diagnostic fiable.
Le présent rapport fait l’état des lieux de ces facteurs dans l’unité de radiodiagnostic de l’hôpital de zone de Suru-Lere. Ainsi nous avons remarqués une insuffisance au niveau du développement des films qui constitue la majeure partie des travaux effectués en chambre noire.
A l’issue de ce rapport, il est recommandé la nécessité d’acquérir de nouveaux matériels radiographiques pour remplacer ceux défaillants ou inexistants et d’encourager tous les techniciens à contribuer à l’optimisation de la qualité de l’image radiographique en vue d’améliorer la prestation de l’hôpital.
Mots clés
Local - Développement - Qualité – Image - Radiographique
VI
1
SUMMARY
The quality of the radiographic image, the maintenance of local development and its components are essential factors to ensure a reliable diagnosis.
This report is the state of these factors in the radiology unit of the hospital in Suru-Lere area. So we noticed a failure in the development of films that constitutes the major part of the work done in the darkroom.
At the end of this report, it is recommended that the need to acquire new radiographic equipment to replace faulty or non-existent and encourage all technicians to help optimize the quality of the radiographic image in order to improve the delivery of the hospital.
Key words
Development – Local – Quality – Image - Radiograph
VII
1
LISTE DES ABREVIATIONS
EPAC :
Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi% :
PourcentageHZ/SL :
Hôpital de Zone de SURU-LEREDr :
DocteurD/GIMR :
Département de Génie d’Imagerie Médicale et de RadiobiologieHSG :
HystérosalpingographieM. :
MonsieurRx :
RadiographieMin :
Minutess :
SecondesMoy :
MoyenneUAC :
Université d’Abomey-CalaviVIII
1
LISTE DES FIGURES
Figure 1 Figure 2 Figure 3 Figure 4 Figure 5
Configuration du service d’IM de l’HZ/SL………..4
Structure d’un film à double émulsions……… ………....13
Partie humide de la chambre noire………....29
Passe-cassette………..29
Partie sèche de la chambre noire………...30
IX
1
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I Tableau II Tableau III Tableau IV Tableau V Tableau VI Tableau VII Tableau VIII Tableau IX Tableau X Tableau XI
Tableau des examens suivis et réalisés au cours de notre
stage……… …...9
Sensibilité et qualité des cassettes utilisées …...19
Qualité des films utilisés………...19
Résultats des enquêtes sur les solutions de développement……...20
Résultats des enquêtes sur la durée du film dans la développeuse automatique………....…..20
Etanchéité de la chambre noire à la lumière……….……..21
Conditions de travail dans la chambre noire………..……….21
Influence de l’entreposage des films depuis le magasin……….……..21
Influence de la lumière inactinique……….…...22
Origine des artéfacts observés sur les clichés……….….…….22
Détérioration (jaunissement) des clichés après une période donnée……….…….23
X
1
SOMMAIRE
INTRODUCTION………
1. PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE L’HOPITAL DE ZONE DE
SURU-LERE (HZ/SL)………...
1.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE DE
L’HZ/SL……….………
1.2. PRESENTATION DU SERVICE D’IM DE
L’HZ/SL……...………...
2. DEUXIEME PARTIE : DEROULEMENT DU STAGE………..
2.1. BUT DU STAGE………..
2.2. TRAVAUX EFFECTUES………
2.3. LES DIFFICULTES RENCONTREES ………...……….
2.4. CHOIX DU SUJET……….
3. TROISIEME PARTIE : ETUDE DU THEME ……….
3.1. GENERALITES ……….……….………
3.2. CADRE, MATERIEL ET METHODE D’ETUDE……….
3.3. RESULTATS OBTENUS………
3.4. COMMENTAIRES………..
CONCLUSION………
SUGGESTIONS……….
REFERENCES………...
ANNEXES………..……….……….
TABLE DES MATIERES………...…
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2 3 7 7 7 9 10 11 11 18 19 24 26 27 28 29 33
XI
1
INTRODUCTION
1 L’exploration du corps humain nécessite la connaissance de plusieurs sciences en médecine dont l’Imagerie Médicale.
Malgré la multiplicité des techniques d’imagerie médicale (scanner, échographie, IRM) la radiologie conventionnelle demeure un mode de l’imagerie médicale de première intention parce qu’elle est la moins chère, accessible à tous et assez efficace. Cependant l’enjeu pour appliquer de bons soins demeure le même : la qualité du diagnostic. Un diagnostic de qualité est celui qui allie la précision, l’efficience et la sécurité.
Au cours de notre stage, nous avons eu à fréquenter plusieurs fois le local de développement du service de radiologie de l’hôpital de zone de Suru-Lere. Le constat démontre qu’il existe un certain nombre de problèmes qui entravent son efficacité dans la production d’une image de qualité. C’est pour cette raison que nous avons décidé de porter notre réflexion sur le thème : « Importance du local de développement dans la qualité du radiogramme : cas de l’Hôpital de Zone de Suru-Lere».
Pour mener cette étude, nous avons adoptés un plan qui s’articule autour des points suivants :
• Dans une première partie, nous allons présenter notre lieu de stage en insistant sur son service d’imagerie ;
• Dans une deuxième partie, nous présenterons les travaux que nous y avons effectués avec les problèmes rencontrés ;
• Dans une 3ème partie consacrée à notre étude, et basée sur l’analyse des problèmes identifiées au regard des informations que nous avons recueillies, nous proposerons des approches de solutions qui seront suivies d’une conclusion, et des suggestions qui découlent de notre étude.
1
1
Première partie :
PRESENTATION DU CADRE
1 Notre stage, pour l’obtention du diplôme de licence professionnelle, s’est déroulé dans le service de radiologie de l’Hôpital de Zone de Suru-Léré (HZ/SL) de Cotonou.
L’HZ/SL est une organisation publique à caractère social chargée de fournir aux populations de la zone sanitaire Cotonou II-III et environs, des prestations sanitaires de bonne qualité et à coût réduit. Comme toute entreprise, il détient une origine et cherche à atteindre des objectifs.
1.1 SITUATION GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUES DE L’HZ SURU-LERE
Il est Situé à Akpakpa, à la limite des quartiers Suru-Léré et Kowégbo, au bord de la voie pavée allant de l’église Saint Martin au quartier Yénawa, l’HZ/SL, couvre une superficie de 5969 mètres carrés. Il est limité au Nord par l’EPP Kowégbo- Haoussa, au Sud par l’église Saint Martin, à l’Est par la pharmacie HOUNCHEDE dont il fait face et à l’Ouest par la voie pavé Sènadé-Yénawa.
L’HZ/SL, régi par le décret N°2002-0113 du 12 Mars 2002 portant approbation des statuts des hôpitaux de zone a démarré ses activités en mai 2004. Construit sur le site de l’ancien centre de santé de commune de Cotonou III avec l’appui financier du Fonds Européen de Développement (FED), il a vu passer à sa tête cinq Directeurs dont l’actuel est monsieur Raymond KINTOMONHO. D’importants travaux ont été réalisés et un plateau technique a été mis en place pour permettre à cet hôpital de jouer pleinement le rôle qui est le sien dans le système sanitaire béninois.
Il est la plus importante formation publique de la zone sanitaire Cotonou II-III de par son plateau technique. Entre autres activités liées à sa mission, l’HZ/SL concourt à l’hygiène et à la salubrité dans la zone sanitaire.
2
1
1.2 PRESENTATION DU SERVICE D’IMAGERIE MEDICALE DE L’HOPITAL DE ZONE SURU-LERE
Le service d’IM se situe entre le laboratoire d’analyse biomédicale dont il fait face et le bâtiment de la maternité/pédiatrie. Ce service est constitué de deux unités.
Nous avons d’une part, celle de la radiographie conventionnelle, et d’autre part l’unité d’échographie.
1.2.1 Personnel du service
Il est dirigé par un responsable M.DAKOSSI Oscar aidé dans sa tâche par une équipe de trois ingénieurs Mme HOUETO Catherine, M. ADJIBADE Rachad, M.GBETCHEDJI Arnaud, et d’une équipe de trois techniciens M.ZINSOU Boniface, Mme YEDENOU Audrey, Mme BOKO Nadège et d’une aide-soignante Mme SATOWANOU Amélie
.
1.2.2 Description du service
Le service d’IM de l’HZ/SL se réduit en cinq locaux entaillés dans un bâtiment rectangulaire à savoir : la salle d’attente, le bureau du chef service, la salle d’échographie, la salle d’examen et la chambre noire formant la figure 1.
3
1
Salle d’attente
Couloir
Figure 1 : Configuration du service d’IM de HZ/SL [7]
Légende :
: Bucky mural : pupitre
: Porte : Table d’examen
: Paravent : passe cassette : Rx thorax
1.2.3 La salle d’attente
Elle représente le couloir du bâtiment de radiologie et donne accès à la salle d’examens. En effet, ce couloir dispose de quatre bancs pour les patients devant passer un examen radiologique ou échographique. A droite de ce couloir, nous avons le bureau du chef service. A gauche, nous avons une toilette pour les malades. Cette dernière fait suite sur son versant droit au magasin d’entreposage des films et à la chambre noire dans cet ordre.
Salle
d’échographie
Bureau Chef Service
Secrétariat
Toil ette
Toil ette
Chambre noire
Magasin
Toilette
4
1
1.2.4 Le bureau du chef service
Elle contient juste un lit à une place, un bureau et des chaises, un négatoscope, deux armoires, et les enveloppes des films.
1.2.5 Le secrétariat
Il est installé dans l’ancienne salle d’examen qui est en face de la nouvelle.
Elle comporte un ancien appareil radiographique non fonctionnel avec la table, un paravent, un Potter mural, un pupitre, trois négatoscopes dont deux fonctionnel, un bureau qui porte le registre devant un des négatoscopes, une table sur laquelle sont disposées les enveloppes des films, un climatiseur, un banc, des chaises, et des armoires du personnel.
1.2.6 La salle d’examens
Le service d’IM dispose d’une salle de radiographie. Elle est spacieuse et comporte un appareil à suspension plafonnière de marque BMI (Biomédical international) avec sa table et son pupitre de commande situé derrière un paravent plombé. Dotée d’une porte plombée, elle a une superficie de 24m2environ (6m de longueur sur 4m de largeur) et une hauteur de 3m. Son équipement, est très facile d’utilisation et offre plusieurs possibilités d’examens : des examens osseux (crâne, pied, avant-bras…) et spéciaux (HSG, LB, TOGD, UIV). On y trouve également un Potter mural, un escabeau, un tablier plombé, une cache plombée, des grilles anti- diffusantes, deux climatiseurs, une lampe orientable (baladeuse), un négatoscope.
1.2.7 La chambre noire
Elle est prévue pour le développement des films. Cette salle est équipée : de deux développeuses automatiques dont une est fonctionnelle, d’une développeuse manuelle, d’un séchoir électrique, une armoire à films de divers formats, d’une lampe inactinique, de deux tables l’un portant l’imprimante de nom et les cadres pour le développement manuel, l’autre porte la développeuse non fonctionnel, et un climatiseur.
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1
1.2.8 La salle d’échographie
On y trouve dans cette salle un échographe et ses accessoires, un bureau et des chaises, un frigo, un climatiseur, deux armoires pour le personnel, un placard où l’on range les produits et deux lits l’un servant aux examens, l’autre pour le personnel.
1.2.9 Fonctionnement
Le service de radiologie de l’HZ/SL fonctionne tous les jours de 08h à 20h. Le technicien qui assure le service du jour est au repos 48h.
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1
Deuxième partie :
DEROULEMENT DU STAGE
1
2.1 BUT DU STAGE
Tout étudiant finissant la troisième année de la licence professionnelle est tenu de faire un stage de fin de formation pour l’élaboration de son rapport. Les objectifs spécifiques de ce stage sont les suivants :
• Rendre l’étudiant capable de produire des radiographies et d’acquérir une bonne dextérité dans la conduite des différents examens spéciaux ou non ;
• Appliquer les lois de la radioprotection pour soi-même, le personnel, le patient et le public ;
• Apprendre les notions élémentaires de l’interprétation radiologique sur la base des connaissances en anatomie, en sémiologies, en techniques radiologiques et en pathologies radiologiquement décelables ;
• Identifier les difficultés liées aux conditions de travail, à différents maillons de la chaîne d’imagerie médicale ;
• Etre capable de tenir aisément un service de radiologie.
2.2 TRAVAUX EFFECTUEES
Dès notre arrivée à l’HZ/SL le 19 Mai 2014, nous avons été reçus par le chef service Mr DACOSSI Oscar. Compte tenu de l’existence d’une seule salle d’examen fonctionnelle et d’un meilleur encadrement des stagiaires ; il nous a reparti en deux groupes de travail qui fonctionnent selon un planning rotatoire de 24 heures. Notre stage démarre à 8h et fini à 19h ou parfois au-delà.
Au cours de notre stage nous avons eu à travailler au secrétariat, à la salle d’examens et dans la chambre noire.
2.2.1 Le secrétariat
Ce poste est équipé d’un bureau, d’un négatoscope et doté d’un registre pour les malades.
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1 A ce poste nous avons eu à :
• accueillir les patients ;
• consulter les bons d’examen ;
• fournir aux patients les renseignements nécessaires sur l’examen;
• enregistrer les données des patients dans le registre après l’exécution des examens ;
• rendre les résultats aux patients après interprétation.
Les patients sont reçus au fur et à mesure par ordre d’arrivée, ou par ordre d’urgence selon les cas.
2.2.2 La salle d’examen
C’est dans cette salle que nous réalisons les examens demandés. Après avoir mis le patient en confiance en lui expliquant brièvement son examen, on le positionne tout en lui donnant des instructions, puis on se dirige au pupitre de commande afin de choisir les facteurs et d’irradier. La cassette ainsi irradiée est déposé dans la passe-cassette pour le développement du film.
2.2.3 La chambre noire
Ici, le travail se fait uniquement sous la lumière inactinique et consiste à :
• Décharger la cassette
• Imprimer le nom du patient sur le film
• Envoyer le film dans la développeuse automatique
• Charger la cassette pour un nouvel examen
Les clichés sont ensuite ramenés au secrétariat où ils sont mis sur le négatoscope pour l’interprétation puis mis dans une enveloppe et remis aux patients.
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1 Tableau I : Statistique des examens réalisés du 26 Mai au 31 Aout 2014
Examens Radiographiques
Examens suivis
Examens auxquels j’ai
participé
Examens réalisés
seul
Autres
examens TOTAL %
A.S.P 9 7 6 3 25 01,79
Crâne 32 44 33 20 129 09,23
Membres 203 177 264 839 60,06
Rachis 35 41 47 28 151 10,81
Thorax 65 74 58 49 246 17,61
H.S.G. 1 3 1 2 7 00,50
TOTAL 345 346 409 297 1397 100,00
Le tableau nous ressort que les examens des membres et du thorax sont plus représentés ceci montre que le service de radiologie de l’HZ/SL reçoit plus des cas d’accidents.
2.3 DIFFICULTES RENCONTREES
Au cours de notre stage, nous avons été confrontés à quelques difficultés parmi lesquelles on peut citer :
• Absence d’une salle de garde ;
• Absence de la maintenance préventive de l’appareil radiologique ;
• Absence de matériels qualifiés pour la radioprotection (cache-gonade, gants plombés) ;
• Mauvaise qualité de certains films ;
• Mauvaise formulation des bons d’examens radiographique ;
• Etat défectueux de la développeuse automatique ;
• Manque de films radiographiques ;
• Retard dans le changement des solutions ;
• Les coupures intempestives de l’énergie électrique et d’eau qui ont perturbé le bon déroulement de nos examens.
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9
1
2.4 CHOIX DU THEME
L’image a une place prépondérante dans le diagnostic des affections radiologiquement décelables. La qualité de l’image radiographique dépend du bon déroulement des différentes phases de sa production, parmi lesquelles nous pouvons citer celle relative à son traitement au local de développement.
Les problèmes quotidiens que nous avons rencontrés au cours de notre stage précisément au niveau de la chambre noire ont un impact dans l’obtention de la bonne qualité de l’image radiographique. Il s’agit surtout de l’ensemble du matériel constituant les éléments de travail de cette chambre. Nous avons constaté donc, une insuffisance au niveau du développement des films qui constitue la majeure partie des travaux effectués dans la chambre noire et qui affecte indirectement le processus de réalisation des examens.
En effet le bon développement des films après un examen radiographique constitue un maillon essentiel pouvant garantir une meilleure qualité de l’image radiographique pour un diagnostic fiable.
Il apparait alors assez urgent qu’une solution durable soit apportée à ces différents problèmes qui nuisent à la qualité des clichés afin d’améliorer les conditions de travail dans ce service de radiologie.
Les objectifs que vise l’étude de notre thème sont les suivants :
Objectifs général : Ressortir les facteurs qui peuvent influencer la qualité de l’image radiographique au niveau du local de développement du service de radiologie de l’HZ/SL afin de minimiser les gestes pouvant détériorer cette image.
Objectifs spécifiques :
Enumérer les différents facteurs influençant la qualité de l’image à l’HZ/SL dans le local de développement ;
Amener le personnel de l’HZ/SL à apprécier l’importance de l’image en radiodiagnostic ;
Amener les dirigeants de l’HZ/SL à éliminer ces divers facteurs afin de contribuer à l’optimisation de la qualité de l’image radiographique.
10
1
Troisième partie :
ETUDE DU THEME
1
3.1 GENERALITES
3.1.1 La chambre noire
La chambre noire est un local qui permet à la fois le stockage des films vierges, le chargement des cassettes et le traitement des films exposés. Elle doit être vaste. Il est recommandé qu’elle occupe une position centrale afin de desservir plusieurs salles de radiographie et surtout permettre d’y travailler aisément. Elle n’est noire que lorsqu’on y travaille.
Pour faciliter la circulation du personnel dans la chambre noire, l’entrée ou la sortie est disposée de façon à ne pas y introduire la lumière extérieure. A cet effet une entrée en labyrinthe ou en porte tourniquet présente une très grande commodité.
Compte tenu des coulées et les projections d’eau ou de solution chimique, le sol de la salle de développement sera de préférence carrelé, ou recouvert d’un tapis en caoutchouc dur antidérapant, les murs et le plafond doivent être peints de plusieurs couches de peinture, blanche, crème, beige, gris clair, lavable et anti-acide.
3.1.1.1 Structure
La chambre noire comprend une partie sèche et une partie humide. Si la chambre noire et la salle de radiographie ont un mur commun ce qui de loin est la meilleure solution, une passe-cassette servant de transition sera aménagée.
La passe-cassette est un dispositif radio-opaque encastré dans le mur. Elle sert de transition entre la salle de radiographie et la chambre noire en sa partie sèche. Elle comporte deux compartiments à double entrée chacun, une pour les cassettes non irradiées et l’autre pour les cassettes irradiées.
3.1.1.1.1 La partie sèche
La partie sèche est constituée par :
Une table de chargement et de déchargement des cassettes.
11
1 Un tiroir basculant qui permet de ranger les films vierges déjà déballées. Il doit être étanche à la lumière et muni d’un dispositif de sécurité pour l’éclairage de la lumière blanche.
Une minuterie qui est un chronomètre gradué en secondes et en minutes permettant de signaler la fin de chaque étape du processus de développement.
3.1.1.1.2 La partie humide
La partie humide est la zone de développement des films. Elle comporte l’ensemble des cuves verticales servant aux manipulations photographiques et l’évier qui sont établis en ciment, mieux en acier inoxydable ou en bakélite.
Les cuves de solution de développement sont constituées de matériaux assez variables, mais l’acier inoxydable et les plastiques sont les plus employés. Ces cuves sont toujours verticales et peuvent-être soit posées sur un socle en ciment, soit de préférences placées dans des bacs munis de vidanges, ce qui permet la régulation de la température par circulation d’eau chaude ou froide. Dans l’ordre, les bains de développement sont constitués de révélateur, du fixateur et du bain de lavage final.
3.1.1.2 Eclairage de la chambre noire
Il existe deux types d’éclairage de la chambre noire à savoir : l’éclairage blanc et l’éclairage inactinique
3.1.1.2.1 Eclairage blanc
Généralement situé au plafond avec une puissance de 10 walts environ, l’éclairage blanc est nécessaire pour le nettoyage de la chambre noire et l’entretien du matériel.
3.1.1.2.2 Eclairage inactinique
C’est la lumière utilisée en chambre noire « proprement dite » au cours des différentes opérations de traitement du film parce que les films radiographiques sont peu sensibles à ce mode d’éclairage. La source utilisée pour l’éclairage inactinique est soit une lampe électrique à incandescence dont la lumière est
12
1 filtrée, soit une lampe luminescente à vapeur de sodium munie d’un filtre de sécurité. Quand la salle a de grandes dimensions, on préfère des lanternes munies de filtres inactiniques assurant un éclairage diffus bien réparti dans le local. Ces lanternes peuvent être placées soit au plafond pour éclairer toute la salle soit au mur au-dessus des cuvettes de traitement. Pour éviter le voile des films, il faut toujours utiliser une lumière inactinique adéquate.
3.1.1.3 Les différents éléments de la chambre noire
C’est l’ensemble des matériels photographiques et accessoires : 3.1.1.3.1 Matériels photographiques
Les films
Le film radiographique est une plaque photographique très sensible aux énergies rayonnantes et qui possède généralement une double émulsion. Il est composé d’une base centrale constituée d’acétate de cellulose ou de polyester. Sur chaque côté de cette base se trouvent successivement :
- Une couche adhésive formée de cellulose ester plus de la gélatine dissoute dans l’eau avec de l’acétone et d’éthyle acétate ;
- Une couche d’émulsion négative obtenue par le mélange d’une solution de nitrate d’argent (Ag NO3) et de bromure de potassium (KBr) en présence d’une solution chaude de gélatine et d’eau et enfin d’une couche protectrice.
Figure 2 : Structure d’un film à double émulsions
13
1 Selon l’utilisation, il existe deux sortes de films :
- Les films dont l’émulsion est particulièrement sensible aux courtes longueurs d’ondes des rayons-X et qui sont à employer sans écran renforçateurs
- Les films dont l’émulsion est particulièrement sensible à la lumière violette des écrans renforçateurs et qui sont à employer avec écran renforçateur. Dans ce cas l’émulsion est moins épaisse, les grains moins nombreux et plus gros car la définition des images dépend essentiellement de la finesse des écrans.
Selon la pratique on utilise deux variétés de ces dernières :
- Les films standards, dont les caractéristiques sont adaptées à la majorité des cas et qui sont les films de pratique courante ;
- Les films ultra-sensibles ou ultra-rapides qui donnent de moins bons contrastes mais qui permettent une réduction importante de la dose d’exposition et partant du temps d’exposition.
Les différents formats de films utilisés en radiographie sont les suivants : 18 x 24cm ; 24 x 30cm ; 30 x 40cm ; 35 x 35cm et 36 x 43cm
Les écrans renforçateurs
Ce sont des plaques dont les dimensions dépendent du format du film et qui sont généralement insérées par paire dans la cassette : on parle de cassette à double écran. Ils sont constitués de cristaux de sel fluorescent étalés sur un support de carton ou de polyester de plastique et protégés par une couche anti-abrasive. Le dos de l’écran est fait en carton de très haute qualité empêchant ainsi la pénétration de l’humidité. Ils ont pour rôle d’amplifier après les interactions rayonnement-matière le signa porté par le faisceau transmis appelé image radiante. Le film radiographique est peu sensible aux rayons X et une quantité importante de rayon X est nécessaire pour obtenir un noircissement adéquat du film sans l’emploi d’écrans. Ces écrans renforçateurs permettent donc d’utiliser moins de rayons-X pour obtenir une même densité et de diminuer ainsi la quantité de dose de rayonnement ce qui est intéressant pour un respect strict des règles de radioprotection.
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1 3.1.1.3.2 Matériels accessoires
Les cassettes à rayons X
Une cassette à rayons X est une boîte parallélépipédique mince, étanche à la lumière légèrement plus grande que le film. Elle comprend deux faces, l’une radio- transparentes (face antérieure) en bakélite, en magnétite ou en aluminium et l’autre radio-opaque (face postérieure) faite d’acier ou de métal plus léger et tapissée d’une mince couche de plomb. Une bonne cassette doit offrir un bon contact avec le film et protéger les écrans renforçateurs contres les dommages physiques.
Les cadres porte-films
Ce sont des supports de films en acier inoxydable rectangulaires et de dimensions appropriées aux formats de films qui y sont maintenus par des moyens divers (griffes ou pinces).
Identificateur de nom
C’est un petit dispositif servant à imprimer le nom, l’âge du patient et la date de réalisation de l’examen radiologique.
3.1.2 Le développement des films
Le développement du film se fait en chambre noir sous lumière inactinique auquel les films sont peu sensibles. Il se déroule en 4 ou 5 phases et peut être manuel ou automatique. La première phase est la révélation de l’image au cours duquel le film irradié est plongé dans un bac contenant une solution basique jouant le rôle de révélation et adapté au film et au mode de développement. La révélation d’image radiologique est basée sur une réaction d’oxydoréduction au cours de laquelle les ions Argent(Ag+) sont transformés en argent métallique dont la teneur est responsable du degré de noircissement du film. Le développement dépend de la concentration en produits actifs, du temps de séjour dans le bain et de la température. Il est important de maîtriser ces 3 paramètres pour obtenir une bonne révélation de l'image radiographique. Le révélateur s’oxyde avec la lumière et l’oxygène d’où l’importance de couvrir les bains en dehors de leur utilisation.
15
1 Le fixateur, précédé d’un rinçage à l’eau acidulé, a pour rôle de mettre fin à la révélation du film, de fixer l’image en enlevant les ions argent qui n’ont pas réagi et de rendre le film transparent. Un film mal fixé garde une base opaque de couleur crème ou légèrement rosée.
Le lavage du film qui permet d’éliminer les traces de fixateur. Lors du développement manuel, le film doit être révélé pendant au moins 20 minutes à l’eau courante. Un film mal fixé devient progressivement jaune par la cristallisation de sulfure d’argent.
Ainsi, les zones du film les plus irradiés contiennent l'argent métallique et sont les plus opaques à la lumière et les zones non-irradiées du film sont transparentes et apparaissent claires si on le place sur un négatoscope.
Le développement automatique est un système qui permet de développer les films grâce à un appareil. Ce système est de plus en plus utilisé de nos jours. Il permet d’obtenir un développement constant et standardisé des films et contribue à la constance de la qualité des images produites. Il est cependant nécessaire de bien suivre le mode d’emploi de chaque appareil et de respecter en particulier les périodes de chauffage avant utilisation et le passage de « films balai » qui homogénéise les bains.
3.1.3 La qualité de l’image radiographique
Les principaux critères de qualité d’une image radiographique sont le contraste, le grain et la netteté.
3.1.3.1 Le contraste
C'est la propriété du film à traduire avec le maximum de variétés, toute la gamme des tonalités correspondant aux diverses densités des éléments enregistrés.
Le contraste correspond à la gradation des différentes densités de la radiographie. Lorsqu'un film est exposé, il reçoit selon ses régions des quantités de radiations différentes.
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1 Si une radiographie montre toute une gamme de densités différentes entre les zones complètement claires et les zones complètement opaques, on dit que le film est à grande échelle de contraste c'est à dire qu'il est peu contrasté. Par contre, si un autre film ne présente qu'une faible variation de densité entre les noirs et les blancs, on dit qu'il possède une échelle de contraste courte, c'est à dire qu'il est très contrasté.
3.1.3.2 Le grain ou le bruit
Il correspond à la non-uniformité de l'image lorsque le détecteur est directement irradié par un faisceau homogène de photons, il est alors possible d'observer des grains. Cela est lié à la fois au bruit quantique des photons arrivant au détecteur, à la distribution des éléments sensibles au sein du détecteur (cristaux de bromure d'argent pour les films) et à toute autre source de bruit de la chaîne de détection. Le bruit est souvent comparé à l'intensité du signal mesuré. Le rapport signal sur bruit est ainsi un indicateur de la qualité d'une image.
3.1.3.3 La netteté
Elle traduit la finesse de l’image, dont les contours sont bien délimités, et s’oppose au flou. On distingue plusieurs origines de flou à savoir :
- Le flou géométrique qui est tout ce qui peut perturber la netteté du contour ou la forme de l’objet radiographié ;
- Le flou de détection lié à la résolution spatiale du détecteur et enfin ;
- Le flou cinétique dépendant des mouvements entre la source, l'objet et le détecteur pendant la réalisation de la radiographie.
17
1
3.2 CADRE, MATERIELS ET METHODES D’ETUDE 3.2.1 Cadre d’étude
L’étude a été réalisée dans le service d’imagerie médicale de l’HZ/SL de Cotonou couvrant la période allant du 26 Mai au 31 Aout 2014.
3.2.2 Matériel d’étude
Pour mener à bien notre étude nous avons conçu une fiche d’enquête concernant le traitement qui a été déposée auprès du personnel du service de radiologie c’est-à dire les techniciens et les stagiaires présents.
3.2.3 Méthodes d’étude
Nous effectuons une étude prospective pour dégager les insuffisances au niveau du développement des films afin de proposer des approches de solutions.
Nous avons aussi réalisé un test d’étanchéité de la chambre noire qui consiste à éteindre la lumière inactinique de cette dernière afin de la rendre totalement obscure. Ensuite nous avons déposé dans ces conditions, un trousseau de clés métalliques pendant cinq minutes environ sur un film vierge. Après l’écoulement des cinq minutes, le trousseau est retiré et le film est développé dans le noir absolu.
Le jugement de ce test sera basé sur 2 critères :
- On dira que la chambre noire est étanche à la lumière si le film développé a l’aspect de la base c'est-à-dire ne comportant aucune image ni de voile ; - On dira par contre que la chambre noire n’est pas étanche à la lumière si
après développement on obtient l’ombre de la clé ou une portion voilée du film.
18
1
3.3 RESULTATS OBTENUS
Les résultats sont présentés dans les tableaux suivants :
Enquête sur les éléments de la partie sèche
Tableau II : Sensibilité et qualité des cassettes utilisées
PARAMETRES MODALITES EFFECTIFS FREQUENCES (%)
Sensibilité Bonne
Mauvaise
07 00
100,00 00,00
Qualité Bonne
Assez bonne Passable Médiocre
03 04 00 00
42,86 57,14 00,00 00,00
Tableau III : Qualité des films utilisés
MODALITES EFFECTIFS FREQUENCES (%)
Bonne 04 57,14
Parfois bonne 03 42,86
Mauvaise 00 00,00
Total 07 100,00
19
1 Enquête sur les éléments de la partie humide
Tableau IV : Résultats des enquêtes sur l’utilisation des solutions de développement
PARAMETRES MODALITES EFFECTIFS FREQUENCES (%)
Renouvellement 1 semaine 2 semaines 3 semaines
00,00 06,00 01,00
00,00 85,71 14,29
Perte d’efficacité
Vérification des températures
1 semaine 2 semaines 3 semaines Inconnues
Oui Non
00,00 03,00 02,00 02,00
00,00 07,00
00,00 42,86 28,57 28,57
00,00 100,00
Tableau V : Durée du film dans la développeuse automatique
MODALITES EFFECTIFS FREQUENCE (%)
1 min 30 s 00 00,00
2 min en moyenne 04 57,14
3 min en moyenne Inconnues
01 02
14,29 28,57
Total 07 100,00
20
1 Enquête sur l’étanchéité à la lumière et des conditions de travail de la chambre noire
Tableau VI : Etanchéité de la chambre noire à la lumière
MODALITES EFFECTIFS FREQUENCE (%)
Bonne 07 100,00
Passable 00 00,00
Mauvaise Total
00 07
00,00 100,00
Tableau VII : Conditions de travail dans la chambre noire
MODALITES EFFECTIFS FREQUENCE (%)
Bonne 07 100,00
Passable 00 00,00
Mauvaise Total
00 07
00,00 100,00
Enquête sur les divers éléments pouvant influencés la qualité de l’image Tableau VIII : Influence de l’entreposage des films depuis le magasin
MODALITES EFFECTIFS FREQUENCE (%)
Oui 07 100,00
Non 00 00,00
Total 07 100,00
21
1 Tableau IX : Influence de la lumière inactinique
MODALITES EFFECTIFS FREQUENCE (%)
Oui 02 28,57
Non 05 71,43
Total 07 100
Enquête sur la qualité de l’image après développement Tableau X : Origine des artéfacts sur les clichés
MODALITES EFFECTIFS FREQUENCE (%)
Développeuse et personnel 03 42,86
Développeuse et cassettes 02 28,57
Personnel et cassettes 02 28,57
Total 07 100,00
22
1 Tableau XI: Détérioration (jaunissement) des clichés après une période donnée
MODALITES EFFECTIFS FREQUENCE (%)
Souvent 01 14,28
Assez souvent 03 42,86
Pas du tout 03 42,86
Total 07 100,00
Résultats du test de vérification de l’étanchéité de la chambre noire
23
1
3.4 COMMENTAIRES
1) Observations sur le plan de développement
De la lecture du tableau IV, 85,71% du personnel nous affirme que le renouvellement des solutions de développement se fait après chaque 2 semaines.
D’après l’affluence observée dans le service de radiologie de l’HZ/SL et le type de développement utilisé, ce délai nous parait être dans les normes et devrait normalement permettre d’avoir des clichés de bonne qualité si les facteurs techniques sont bien choisis. De plus, 100% du personnel montre que ce service ne vérifie pas les températures des solutions (soit 24 à 27°C pour le révélateur et 25 à 26°C pour le fixateur). Cette opération est pratiquement due à la cause d’une détérioration des clichés après une période donnée.
D’après la lecture du tableau VI, selon 57,14% du personnel, la développeuse automatique met une durée de développement de 2min environ. D’après les travaux d’HUMBERT G. (2000) [3] « dans les machines à développer automatiques, le traitement complet dure 90s ». On en déduit alors qu’il une défaillance (lenteur) au niveau de la développeuse automatique du service. Cela constitue un problème important dans la qualité de l’image car le film peut durer un peu plus longtemps dans le révélateur, ce qui peut être à l’origine d’une augmentation dans le noircissement de l’image.
Du tableau XI il ressort que même si les solutions sont de bonne qualité, 42,86% du personnel affirme que la développeuse automatique et le personnel peuvent provoquer des artéfacts sur les clichés.
2) Observations sur le plan du matériel
La lecture tableau IX nous montre que l’entreposage des films depuis le magasin peut affecter la qualité de l’image. Cette affirmation des techniciens pourrait- être due à l’inexistence des mesures de contrôle de température de stockage des films dans le service. Selon les travaux de VILLAGE J. (2004) [5] et CLAEYS S.
(2001) [6] « la température de stockage doit être comprise entre10°C et 18°C. Celle- ci ne doit jamais dépasser 22°C ».Le non-respect de ces normes de conservation pourrait être responsable de la détérioration des films.
24
1 3) Etude sur l’étanchéité de la chambre noire
L’étanchéité de la chambre noire de l’HZ/SL est bien vraie appréciable mais cela ne nous empêche pas de mentionner qu’il pourrait exister des effets secondaires de la lumière inactinique sur la qualité de l’image.
4) Conditions de travail
Nos enquêtes sur les conditions de travail ont révélés qu’en l’absence de stagiaires il existe 3 membres du personnel qui dirigent le service de radiographie avec l’un d’entre eux qui est souvent permanant à l’échographie. Avec de telles conditions il est évident qu’il existe un léger retard dans le processus de réalisation des examens. De plus le weekend, il n’y a qu’un seul membre de ce personnel qui est présent pour diriger ce service de radiographie. Il est vrai que ces conditions sont acceptables mais il est épuisant de travailler ainsi et d’obtenir des clichés de bonne qualité.
25
1
CONCLUSION
1 Notre étude réalisée du 26 Mai au 31 Aout 2014 au sein du service de radiologie de l’hôpital de zone de Suru-Lere nous a démontré l’existence de nombreux problèmes qui entravent la bonne marche du travail à différents niveaux.
Ainsi nous avons constaté que l’unité de radiodiagnostic de l’hôpital de zone de Suru-Lere est confrontée à de nombreux problèmes liés à son équipement radiodiagnostic surtout au niveau du local de développement. Ceci ne facilite pas la réalisation des examens dans des conditions saines de travail.
L’unité de radiodiagnostic ne peut faire face à ces problèmes que par la prise d’un certain nombre de précautions et de dispositions. Ainsi le personnel doit se garder de poser des gestes anormaux de développement, afin d’éviter des conséquences aussi bien pour les patients.
Puisqu’un bon diagnostic doit être soutenu par une image de bonne qualité, nous souhaitons vivement que les suggestions soient bien appliquées au local de développement de ce service, afin d’aboutir à l’avenir à des résultats encourageant.
26
1
SUGGESTIONS
1 L’hôpital de zone de Suru-Lere a une grande renommée de par ses services qu’il offre au public. Elle a donc le devoir de garantir de meilleurs soins médicaux à la population.
Dans ce cadre, nous suggérons un dialogue entre l’administration de l’hôpital et le les responsables de l’unité radiodiagnostic de cet hôpital afin de mettre en place une bonne politique visant à susciter une meilleure fréquentation de ce service.
Pour atteindre cet objectif, l’administration devra
- Faire un inventaire du matériel radiographique périodiquement en vue de renouveler ceux défaillants ;
- Doter l’unité de radiodiagnostic d’une nouvelle développeuse automatique ou apporter une maintenance préventive à celle qui est actuellement présente afin de réduire au minimum les risques de défectuosités fréquentes ;
- Mettre à disposition du service des stocks de meilleures qualités.
- Mettre à la disposition du service des moyens de vérifications des normes de conservations du matériel.
Le personnel de l’unité de radiodiagnostic doit :
- Contribuer à l’optimisation de la qualité de l’image radiographique en évitant des gestes pouvant détériorer cette qualité;
- Veillez à l’entretien régulier du local de développement et au respect des différentes règlementations en vigueur dans ce secteur.
Le ministère de la santé doit associer les professionnels de l’Imagerie médicale lors de la construction des services de radiologie en particulier ceux de radiodiagnostic afin d’éviter des erreurs liées à la topographie des salles d’examens et du local de développement. Un recyclage permanant du personnel des services d’imagerie médicale est nécessaire pour coller à la réalité du développement des techniques dans ce secteur. Il faudrait bien évidemment doter les centres de santé d’appareil à rayons X numérisés et d’écran à mémoire. Cette nouvelle politique pourra mettre fin à la reprise des examens et, améliorer la qualité des images radiographiques.
27
1
REFERENCES
1 1. O. IDJI-KOLAWOLE, 2008-2009 : L’importance du laboratoire de
développement dans la qualité de l’image radiographique
2. Philippe G. Djossou, 2009 : Gestion des matériels médico-techniques dans l’unité de radiodiagnostic : Cas de l’hôpital EL FATEH de Ouando dans le département Ouémé-Plateau.
3. Geraldine HUMBERT, 2000 : Comparaison de différents systèmes radiographiques
http://docnum.univlorraine.fr/public/SCDPHA_TD_2011_GUYOT_MELANIE.p df(consulté le 9 Octobre 2014)
4. Dr. Barthez P, 2002-2003 : Grille – Ecrans – Développement :
http//www.2vet-lyon.fr/ens/imagerie/D1/004, (consulté le 10 Octobre 2014)
5. Village J, 2004 : Maintenance et contrôle qualité en radiologie conventionnelle. Projet SPIBH, UTC.
http://www.utc.fr/farges/spibh/03-04/village/village01.htm, (consulté le 10 Octobre 2014).
6. CLAEYS S, 2001 : Base physiques des rayons X. Projet CERF.
http//www.utc.inre.ucl.acbe/rpr/RDGN3120/rayon X,(consulté le 12 Octobre 2014).
7. Aristide KOKOUN, 2013 : Problématique de radiopédiatrie à l’hôpital de zone de Suru-Lere
28
1
ANNEXES
1 Figure 3 : Partie humide de la chambre noire
Figure 4 : Passe-cassette
29
1 Figure 5 : Partie sèche de la chambre noire
30
1
FICHE D’ENQUETE
Dans le cadre d’une recherche académique sur le plan d’étude « Importance du local de développement dans la qualité du radiogramme », nous vous prions de bien vouloir répondre au questionnaire suivant.
Population cible : Les utilisateurs du matériel radiographique de l’hôpital de zone de Suru-Lere
1) Que pensez-vous de la sensibilité des cassettes ? Bonne Mauvaise
Autres (précisez) : ………..………..
2) Que pensez-vous de la qualité des cassettes ?
Bonne Assez bonne Passable Médiocre
3) Quel est selon-vous la période de renouvellement des solutions ? 1 semaine 2 semaines 3 semaines Autres (précisez) : ………
4) Après combien de temps environ selon-vous les solutions peuvent perdre leur efficacité ?
1 semaine 2 semaines 3 semaines Autres (précisez) : ………..……….
5) Quelles sont les origines des artéfacts présents sur le cliché ? Développeuse Personnel Cassettes Développeuse et personnel
Développeuse et cassettes Cassette et personnel
6) Que pensez-vous de la qualité des films utilisés ?
Bonne Parfois bonne Mauvaise
31
1 7) Avez-vous constaté une détérioration (jaunissement) des clichés après une
période donnée ?
Souvent Assez souvent Pas du tout
8) Dans quel cas le personnel est-il impliqué dans la qualité de l’image radiographique ?
Choix des facteurs Manipulation du film Choix des facteurs et manipulation du film
Autres (précisez) : ………..………..
9) La conservation des films depuis le magasin affecte-il la qualité de l’image ? Oui Non
10) Quel est selon-vous la durée moyenne du film dans la développeuse automatique ?
1min 30s 2 min en moy 3 min en moy Autres (précisez) : ………
11) Etes-vous satisfaits des images issues du développement automatique ??
Oui Non
12) Pensez-vous que la lumière inactinique agit-elle sur la qualité de l’image ? Oui Non
13) Que pensez-vous de l’étanchéité de la chambre noire ?
Bonne Passable Mauvaise
14) Vous arrive-t-il de mesurer la température des bains de développement au cours de leur renouvellement ?
Oui Non 15) Que diriez-vous de vos conditions de travail ?
Bonne Mauvaise
Autres (précisez) : ………
MERCI POUR VOTRE CONTRIBUTION
32
1
TABLE DES MATIERES
TITRES :………...
Pages
LISTE DES ENSEIGNANTS……… I DEDICACES……….. III REMERCIEMENTS………... IV HOMMAGES………... V RESUME………. VI SUMMARY……….. VII LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS……… VIII LISTE DES FIGURES ……….. IX LISTE DES TABLEAUX……….. X SOMMAIRE………... XI
INTRODUCTION……… 1
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE L’HOPITAL DE ZONE DE SURU- LERE (HZ/SL)………. 2
4.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE DE L’HZ/SL………... 2
4.2. PERSONNEL DU SERVICE D’IMAGERIE DE L’HOPITAL DE ZONE DE SURU-LERE.………... 3
4.2.1. Personnel du service……….. 3
4.2.2. Description du service……… 3
4.2.3. La salle d’attente……….. 4
4.2.4. Le bureau du Chef service……… 5
4.2.5. Le secrétariat……… 5
4.2.6. La salle d’examen……….... 5
4.2.7. La chambre noire………. 5
4.2.8. La salle d’échographie………... 6
4.2.9. Fonctionnement………... 6
DEUXIEME PARTIE : DEROULEMENT DU STAGE………
5.1. BUT DU STAGE……….
7 7
33
1
5.2. TRAVAUX EFFECTUES………..
5.3. LES DIFFICULTES RENCONTREES……….………
5.4. CHOIX DU SUJET.……….
TROISIEME PARTIE : ETUDE DU THEME………
6.1. GENERALITES SUR LE THEME………..………..
3.1.1 La chambre noire ……….………
3.1.1.1 Structure………...
3.1.1.1.1La partie sèche………...
3.1.1.1.2La partie humide………
3.1.1.2 Eclairage de la chambre noire……….
3.1.1.2.1Eclairage blanc………...
3.1.1.2.2Eclairage inactinique……….
3.1.1.3 Les différents éléments de la chambre noire………
3.1.1.3.1Matériels photographiques………...
3.1.1.1.2Matériels accessoires………
3.1.2 Le développement des films……….
3.1.3 La qualité de l’image radiographique……….
3.1.3.1 Le contraste……….
3.1.3.2 Le grain ou le bruit……….
3.1.3.3 La netteté……….
6.2. CADRE, MATERIEL ET METHODE D’ETUDE……….…………...
3.2.1. Cadre d’étude………...
3.2.2. Matériel d’étude……….
3.2.3. Méthode d’étude……….………..
6.3. RESULTATS OBTENUS……….………….
3.4. COMMENTAIRES………..
CONCLUSION………
SUGGESTIONS……….
REFERENCES………..
ANNEXES………...………
TABLE DES MATIERES……….
7 9 10 11 11 11 11 11 12
12 12 12 13 13 15 15 16 16 17 17 18 18 18 18 19 24 26 27 28 29 33
34