• Aucun résultat trouvé

DYNAMIQUES DES IXODES ET HEMOPARASITES DU BETAIL ET METHODES ENDOGENES DE CONTROLE AU SUD-BENIN :

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "DYNAMIQUES DES IXODES ET HEMOPARASITES DU BETAIL ET METHODES ENDOGENES DE CONTROLE AU SUD-BENIN :"

Copied!
96
0
0

Texte intégral

(1)

Ministère de l’E

Ecole

Département

MASTER EN PRODUCTION ET SANTE ANIMALES Option : Biotechnologie

Dynamiques des Ixodes endogènes de contrôle au Sud de Thevetia nereiifolia

Rhipicephalus (Boophilus) microplus

Mémorant :

Justin Kossi ADINCI

Présenté et défendu le 26/04/2013 devant composé comme suit :

Président: Prof. Dr Ir. Guy apollinaire MENSAH Rapporteur: Prof. Dr DMV. Souaibou FAROUGOU 1er Examinateur: Prof. Dr. Issaka YOUSSAO ABDOU KARIM

2ème Examinateur: Dr DMV. Tossou Jacques DOUGNON

*******

Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

*****************

Universite d’Abomey-Calavi

*********

cole Polytechnique d’Abomey-Calavi

************

partement de Production et Sante Animales

***************

M E M O I R E

Présenté pour obtenir le grade de :

MASTER EN PRODUCTION ET SANTE ANIMALES : Biotechnologie et gestion des Polygastriques

Thème :

Ixodes et hémoparasites du bétail et méthodes endogènes de contrôle au Sud-Bénin: effets des extraits éthanoliques Thevetia nereiifolia et Mitracarpus villosus sur les larves de Rhipicephalus (Boophilus) microplus

Maître de mémoire :

Prof. Dr DMV. Souaïbou FAROUGOU Maître de Conférences des Universités (CAMES) Enseignant-Chercheur à l’EPAC

Superviseur : Safiou B. ADEHAN

Doctorant en Biologie animale

le 26/04/2013 devant le jury

Ir. Guy apollinaire MENSAH DMV. Souaibou FAROUGOU Prof. Dr. Issaka YOUSSAO ABDOU

Dr DMV. Tossou Jacques

3è Promotion

echerche

MASTER EN PRODUCTION ET SANTE ANIMALES

du bétail et méthodes Bénin: effets des extraits éthanoliques sur les larves de

Souaïbou FAROUGOU Maître de Conférences des Universités (CAMES),

Chercheur à l’EPAC

Safiou B. ADEHAN

Doctorant en Biologie animale

(2)

DEDICACES

A la Sainte Trinité, Toi qui m’a orienté, guidé et couvert de Ton précieux Sang, sois- en glorifié! Daigne la lumière de ton Esprit Saint éclairer mes parcours dans l’exercice et la continuité de cette profession. Amen

A ma mère Marie-Anne AHISSIN qui, la première m’a ouvert les yeux aux prodiges de la terre; ce travail n’est qu’un pas de l’expression minime de ma jubilation.

(3)

TABLE DES MATIERES

DEDICACES ... i

REMERCIEMENTS ... v

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ... vii

LISTE DES FIGURES ... viii

LISTE DES TABLEAUX ... ix

RESUME ... x

ABSTRACT ... xi

INTRODUCTION ...1

CHAPITRE 1 : CARACTERISTIQUES DES TIQUES ...4

1.1. Taxonomie ... 4

1.2. Morphologie ... 7

1.2.1. Morphologie externe ... 8

1.2.2. Particularités morphologiques des différentes stases ... 10

1.2.3. Morphologie interne ... 11

1.2.4. Cycle évolutif ... 13

1.3. Rôles pathogènes des tiques ... 16

1.3.1. Rôle pathogène direct ... 16

1.3.2. Rôle pathogène indirect ... 17

1.4. Tiques parasites du bétail au Bénin et maladies transmises ... 17

1.5. Aspects épidémiologiques généraux de la transmission d’agents pathogènes par les tiques ... 18

1.5.1 Influence du mode d’acquisition de l’agent pathogène ... 18

1.5.2. Interaction entre agents pathogènes et vecteurs ... 19

1.6. Caractères zoonotiques des maladies à tiques ... 19

1.7. Lutte contre les tiques ... 20

1.7.1. Stratégie de lutte ... 20

1.7.2. Principaux acaricides ... 20

1.7.3 Formes d'utilisation des acaricides ... 21

1.8. Problèmes de résistance des tiques aux acaricides ... 22

1.8.1. Mécanisme de résistance ... 22

CHAPITRE 2 : ESPECES DE PLANTES UTILISEES ... 24

2.1. Caractéristiques des espèces de plantes utilisées ... 24

2.1.1. Thevetia nereifolia ... 24

(4)

2.1.2. Mitracarpus villosus (= Mitracarpus Scaber Zucc.) ... 25

2.2. Moyen d’étude des plantes ... 27

2.2.1. Technique d’extraction ... 27

DEUXIEME PARTIE : CADRE D’ETUDE ET METHODOLOGIE ... 29

CHAPITRE 3 : CADRE D’ETUDE ... 30

3.1. Caractéristiques du milieu d’étude ... 30

CHAPITRE 4 : MATERIEL ET METHODES ... 33

4.1. Matériel ... 33

4.2. Méthodologie... 34

4.2.1. Période des collectes de tiques et des prélèvements de sang ... 34

4.2.2. Culture des tiques ... 36

4.2.3. Obtention des extraits éthanoliques ... 37

4.2.4. Test de sensibilité des Larves ... 37

4.2.5. Analyses statistiques ... 39

TROISIEME PARTIE : RESULTATS ET DISCUSSION ... 40

CHAPITRE 5 : RESULTATS ... 41

5.1. Tiques ... 41

5.1.1. Tiques rencontrées ... 41

5.1.2. Moyenne d’infestation des différentes espèces de tiques par stase et par localité ... 42

5.1.3. Infestation en fonction du sexe des bovins ... 46

5.1.4. Dynamique saisonnière des tiques ... 49

5.2. Les hémoparasites ... 57

5.2.1. Prévalence globale ... 58

5.3. Culture des tiques ... 59

5.4. Extraction éthanolique ... 60

5.5. Test de sensibilité ... 60

CHAPITRE 6 : DISCUSSION ... 62

6.1. Tiques ... 62

6.2. Hémoparasites ... 64

6.3. Culture des tiques ... 65

6.4. Tests de sensibilité ... 65

CONCLUSION ET SUGGESTIONS ... 67

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ... 68

(5)

Sutherst R. W. and H. N. Comins., 2009. The management of acaricide resistance in the cattle tick, Boophilus microplus (Canestrini) (Acari: Ixodidae), in Australia. J Med Entomol. 2009 july.

... 74 ANNEXES ... 75

(6)

REMERCIEMENTS

Ce travail n’aurait été réalisé sans le concours de certaines personnes qu’il serait fastidieux d’énumérer tous ici, et à qui nous adressons nos remerciements et notre modeste gratitude en particulier :

A tous les enseignants de l’EPAC, en particulier ceux du Département de Production et Santé Animales qui n’ont ménagé aucun effort à faire de nous un polytechnicien complet au- delà de la formation reçue ;

A notre maître, le Professeur Souaïbou FAROUGOU, Responsable de l’Unité de Recherche en Biotechnologie de la Production et Santé Animales (URBPSA) de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi, et Coordonnateur national du projet "Contrôle intégré des tiques et des maladies transmises émergentes en Afrique de l’Ouest et du Centre (WECATiC)", pour avoir accepté de conduire ce travail malgré ses multiples occupations et toutes nos imperfections. Qu’il reçoive ici l’expression de notre profonde gratitude ;

Au Docteur Hassane ADAKAL, Coordonnateur régional du projet WECATiC pour sa participation active dans la réalisation de ce travail ;

Au CSIRO et au CORAF pour l’appui financier et technique qu’ils ont apporté à la réalisation de ces travaux à travers le projet WECATiC ;

Au Professeur Issaka YOUSSAO ABDOU KARIM, Enseignant Chercheur à l’EPAC pour ses précieux conseils et votre contribution à l’amélioration de la qualité scientifique de ce document malgré vos nombreuses charges. Qu’ALLAH le miséricordieux vous le rendre au centuple et garde votre famille dans sa paix ;

Au Docteur Jacques DOUGNON, Chef du Département de Production et Santé Animales (D/PSA) pour toute son assistance ;

Aux Professeurs Théodore ALOGNINOUWA, Giles BOURDOISEAU, Jean- Luc CADORE et Stéphane MARTINOT, tous du Campus Vétérinaire de Lyon, pour leur appuis technique et scientifique dans cette formation de MASTER, que le Seigneur vous comble au delà de vos attentes ;

(7)

A Messieurs Safiou B. ADEHAN, François DOSSA, Roméo AMOUSSOU, Abel BIGUEZOTON, Philippe SESSOU, Serge AHOUNOU et Ulbad TOUGAN, pour leur appui technique et leur humilité. Soyez en remerciés ;

Aux Docteurs Yao AKPO et Cyrille BOKO, pour leur soutien indéfectible. Sincère merci ; A tous ceux avec qui j’ai passé mon temps à l’URBPSA pendant mon séjour dans cette unité, mes souvenirs restent les meilleurs et l’ambiance fraternelle qui a toujours régné durant tout le stage porte absolument le cachet du Professeur FAROUGOU Souaïbou ;

A mon feu père Pierre ADINCI et mon feu frère Gaston ADINCI à titre posthume ; vos vœux pour moi sont en cours de réalisation. Que ce travail honore vos mémoires ;

A mes grands parents, tantes, oncles, cousins et cousines, pour votre soutien et attachement oh combien salutaire ! Recevez ce travail en signe de ma profonde gratitude ;

A mes frères et sœurs, neveux et nièces pour la patience et le soutien tant matériel que moral. Courage et persévérance à vous ;

A mes amis (es), pour le soutien moral et spirituel, recevez toute ma sympathie ;

Au Professeur Corneille AHANHANZO, Recevez ce travail en signe de ma profonde gratitude ;

Au Professeur Koko Dominique SOHOUNHLOUE et au personnel du LERCA, pour avoir accepté d’accompagner le travail ;

Aux Docteurs Vétérinaires Pierrette AZOMAHOU, Aliou MOUSTAPHA et Joachim TONONGBE, pour vos conseils et soutien sans cesse renouvelés ;

A Mme FATOKE et à tout le personnel du Laboratoire de Physique de l’EPAC, recevez ici mes sincères remerciements ;

A tous les camarades de la promotion, pour leur franche collaboration et les sublimes moments passés ensemble ;

A son excellence M. le Président de Jury ainsi qu’aux honorables membres du Jury pour avoir accepté de consacrer de leur temps pour juger ce travail. Sincères remerciements ;

(8)

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

A : Amblyomma

ASECNA : Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et au Madagascar

B : Boophilus

CORAF : Conseil Ouest et Centre Africain pour la recherche et le développement agricoles

CIRDES : Centre International de Recherche-Développement sur l'Elevage en zone Subhumide.

CCHF : Fièvre hémorragique de Crimée-Congo

CSIRO : Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization DE : Direction de l’élevage.

DDT : Dichloro-Diphényl-Trichloréthane

D/PSA : Département de Production et Santé Animales

E : Est

ES : Erreur Standard

EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi FAO : Food and Agriculture Organization GPS : Geographic Position System

H : Hyalomma

INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique.

LERCA : Laboratoire d’Etude et de Recherche en Chimie Appliquée LTP : Larval Packet Test

MAEP : Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche

N : Nord

ND : Nom déposé

NS : Non Significatif

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

P : Probabilité

PAFILAV : Projet d’Appui aux Filières Lait et Viande PCR : Réaction de Polymérase en Chaine

Rhipicephalus (Boophilus) microplus : Boophilus microplus

R : Rhipicephalus

SAS : Statistical Analysis System,

URBPSA : Unité de Recherche en Biotechnologie de la Production et Santé Animales

USB : Bosh serial universal

WECATiC : West and Central Africa Tick Control.

(9)

LISTEDES FIGURES

Figure 1: Systématique des tiques selon Jean-Baptiste (2008). ... 7

Figure 2: Morphologie externe des tiques. Source (Estrada-Pena et al., 2004). ... 11

Figure 3: Morphologie interne des tiques (Haller Xavier, 1992) ... 12

Figure 4: Thevetia nereiifolia ... 24

Figure 5: Mitracarpus villosus ... 26

Figure 6: Lieux de prélèvement... 32

Figure 7: Lieux de récolte des essences végétales. ... 33

Figure 8: Lames séchées après coloration au Giemsa ... 36

Figure 9: Larves de Rhipicephalus (Boophilus) microplus en incubation à l’étuve. ... 36

Figure 10: Poudre des plantes en macération ... 37

Figure 11: :(A) Papier imprégné séché ; (B) Pochette avant dépôt des larves ; (C) Larves matures ; (D) Pochette après dépôt des larves. ... 38

Figure 12: Evolution mensuelle d’A. variegatum en fonction de la pluviométrie. ... 49

Figure 13 : Evolution mensuelle de B. annulatus en fonction de la pluviométrie. ... 50

Figure 14 : Evolution mensuelle de B. microplus en fonction de la pluviométrie. ... 50

Figure 15 : Evolution mensuelle de B. spp en fonction de la pluviométrie. ... 51

Figure 16 : Evolution mensuelle de B. geigyi en fonction de la pluviométrie. ... 52

Figure 17 : Evolution mensuelle de B. decoloratus en fonction de la pluviométrie. ... 52

Figure 18 : Evolution mensuelle de H. spp en fonction de la pluviométrie. ... 53

Figure 19 : Evolution mensuelle de Rh. spp en fonction de la pluviométrie. ... 54

Figure 20 : Prévalence globale des genres de tiques. ... 55

Figure 21 : Hémoparasites rencontrées (A) Anaplasma marginale (flèche) ; (B) Anaplasma centrale (flèche) ; (C) Babesia bigemina (flèche) ; (D) Babesia bovis (flèche) ; (E) Theileria spp(flèche) ... 57

Figure 22 : Prévalence globale des hémoparasites. ... 58

Figure 23 : Prévalence des hémoparasites en fonction du mois. ... 59

Figure 24 : Evolution de la mortalité larvaire en fonction de la concentration. ... 61

(10)

LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Principales maladies transmises par les tiques en zone tropicale ... 18

Tableau II : Effectif des espèces de tiques rencontrées et leur abondance... 41

Tableau III : Moyennes de chaque espèces de tiques en fonction des localités ... 45

Tableau IV : Moyennes de chaque espèce de tiques en fonction du sexe des bovins. ... 48

Tableau V : Sites de fixation des tiques ... 54

Tableau VI : Prévalence des espèces de Boophilus par localité... 56

Tableau VII : Prévalence des hémoparasites en fonction du sexe des bovins ... 58

Tableau VIII : Rendement des extraits éthanolique ... 60

(11)

RESUME

Dans le but d’évaluer l’action des extraits de plantes sur les tiques Boophilus microplus suite à leur résistance aux acaricides conventionnelles, une étude a été conduite au Sud-Bénin de février à octobre 2012 sur les tiques parasites des bovins, les hémoparasites transmis par les tiques et les moyens de lutte endogène contre Boophilus microplus. Des récoltes mensuelles de tiques et des prélèvements de sang ont été effectués sur 36 bovins provenant de trois élevages de la zone d’étude. De même, 150 femelles gorgées de sang de B. microplus ont été récoltées pour la production des larves, les essences végétales : Mitracarpus villosus, et Thevetia nereiifolia ont été récoltées au nord du Bénin pour la préparation des extraits éthanoliques. Les résultats ont montrés l’identification des huit espèces de tiques suivantes : Amblyomma variegatum (10,31%) ; Boophilus annulatus (0,96%) ; Boophilus decoloratus (0,4%) ; Boophilus geigyi (0,08%) ; Boophilus microplus (68,12%) ; Boophilus spp (6,47%) ; Hyalomma spp (0,04%) et Rhipicephalus spp (13,62%). Les espèces dominantes pendant la période d’étude étaient : Boophilus miroplus (68,12%) vectrice de Babesia bovis, Rhipicephalus spp (13,62%) vectrice d’Anaplasma spp, et Amblyomma variegatum (10,31%) vectrice de Theileria mutans. A Athiémè et à Kpinnou Hyalomma spp était absente. De même Boophilus decoloratus et B. geigyi n’ont pas été identifiés à Ouidah. Le niveau d’infestation des bovins mâles était plus élevé (p<0,05) et les régions du périnée, du tronc et de la tête étaient les plus infestées. Concernant la pluviométrie, la présence massive des tiques ne correspondait pas toujours aux mois les plus pluvieux. Après la coloration au Giemsa, l’observation microscopique des étalements sanguins a permis d’identifier cinq espèces d’hémoparasites. Avec une prévalence de 75,73%, Anaplasma marginale était le plus abondant suivi d’Anaplasma centrale (62,46%), babesia bigemina (30,10%) et Theileria spp (29,45%). Babesia bovis a eu la plus faible prévalence (13,92%). L’analyse des résultats des hémoparasites a montré que le sexe des bovins n’avait aucune influence sur la prévalence (p>0,05). Le test in vitro de l’activité larvicide des extraits éthanoliques des feuilles de M.

villosus et de T. nereiifolia a montré que ces deux extraits étaient actifs sur les larves de Boophilus microplus. Cependant, l’activité larvicide de Mitracarpus villosus était plus forte que celle de Thevetia nereiifolia. Ainsi, l’implication des méthodes endogènes pour le contrôle des tiques est un atout pour le développement de l’élevage bovin au Bénin.

Mots clés : Tiques, hémoparasites, distribution géographique, prévalence, larves, Boophilus microplus, Mitracarpus villosus, Thevetia nereiifolia, bovins, Bénin.

(12)

ABSTRACT

In order to evaluate the action of plant extracts on the tick Boophilus microplus following their resistance to conventional acaricides, a study was conducted in southern Benin from February to October 2012 on parasites of cattle ticks, the blood parasites transmitted by ticks and endogenous methods to fight against Boophilus microplus. Monthly crop of ticks and blood samples were carried out on 36 cattle from three farms in the study area. Also, 150 engorged females of B. microplus were harvested for the production of larvae, plant essences Mitracarpus villosus and Thevetia nereiifolia were harvested in the north of Benin for the preparation of ethanol extracts. The results showed the identification of eight species of the following ticks: Amblyomma variegatum (10.31%) ; Boophilus annulatus (0.96%) ; Boophilus decoloratus (0.4%) ; Boophilus geigyi (0.08%) ; Boophilus microplus (68.12%) ; Boophilus spp (6.47%) ; Hyalomma spp (0.04%) and Rhipicephalus spp (13.62%). The dominant species during the study period were Boophilus miroplus (68.12%), vector of Babesia bovis, Rhipicephalus spp (13.62%) carrier of Anaplasma spp and Amblyomma variegatum (10.31%) vector of Theileria mutans. At Athieme and Kpinnou, Hyalomma spp was absent. Similarly, Boophilus decoloratus and B. geigyi were not identified at Ouidah. The level of infestation of male cattle was higher (p <0.05) and regions of the perineum, trunk and head were the most infested. Concerning the pluviometry, the massive presence of ticks doesn’t always correspond to the wettest months. After Giemsa staining, microscopic observation of blood smears has permitted to identify five species of blood parasites. With a prevalence of 75.73%, Anaplasma marginale was the most abundant followed by Anaplasma centrale (62.46%), Babesia bigemina (30.10%) and Theileria spp (29.45%). Babesia bovis had the lowest prevalence (13.92%). The analysis of blood parasites results showed that the cattle sex had no influence on the prevalence (p> 0.05). The in vitro test of the larvicidal activity of ethanol extracts of leaves of M. villosus and T. nereiifolia showed that these two extracts were active on the larvae of Boophilus microplus. However, the larvicidal activity of Mitracarpus villosus was stronger than that of Thevetia nereiifolia. Thus, the involvement of endogenous methods for tick control is an asset for the development of cattle breeding in Benin.

Keywords: Ticks, blood parasites, geographical distribution, prevalence, larvae, Boophilus microplus, Mitracarpus villosus, Thevetia nereiifolia, cattle, Benin.

(13)

INTRODUCTION

A l'instar de nombreux pays Africains, le Bénin a une économie essentiellement basée sur les activités agricoles parmi lesquelles l'élevage occupe une place importante (le secteur agricole emploie les 2/3 de la population active et l’élevage constitue la seconde activité agricole du pays après les productions végétales) (MAEP, 2001). Au Bénin, l’élevage contribue pour environ 25% à la formation du produit intérieur brut (INSAE, 2003).

Malgré un effectif estimé à 2.111. 000 têtes (Countrystat, 2013), l’alimentation des bovins est encore essentiellement assurée par les parcours naturels. Par ce mode d’alimentation, les animaux sont soumis à de nombreuses contraintes, au nombre desquels figurent les problèmes d’ordre sanitaire qui affectent leur croissance, leur production et leur reproduction. (Lhoste et al., 1993).

En effet, l’influence remarquable des tiques sur l’état de santé des animaux et par conséquent sur leur production laitière a été rapportée sur la ferme d’élevage de Kpinnou où les bovins de races Girolando sont plus sensibles aux infestations de tiques sur les pâturages à panicum maximum var. C1, d’où la tendance à l’abandon de la pâture directe de cette espèce fourragère très productive (Zoffoun et al., 2012b). De plus, elles posent un grand problème de santé publique parce qu’elles sont à l’origine de nombreuses zoonoses et sont les deuxièmes agents, après les moustiques, à transmettre biologiquement des pathologies comme la maladie de Lyme à l'Homme (Parola et Raoult, 2001; Goodman et al., 2005). Par conséquent, la mise en place des stratégies pour les combattre est une urgence plus que signalée (Sahibi et al., 2007). L’utilisation des acaricides de synthèse reste actuellement le seul moyen efficace de lutte contre les tiques. Cependant, cette méthode montre ses limites par le développement de la résistance de certaines espèces de tiques vis à vis de ces produits (Rosado-Aguilar et al., 2010), une rémanence limitée d’où une utilisation répétée, la pollution de l’environnement et le risque important de retrouver des résidus dans les productions animales donc dans l’alimentation humaine (Willadsen, 1997). A ces derniers s’ajoutent l’atteinte des espèces non cibles (Sarda et al., 2007) et le coût très élevé des traitements antiparasitaires. Ainsi, les acaricides synthétiques n’offrent pas de solutions à long terme. De même, du fait que la quasi-totalité des produits acaricides et acarifuges soit l’exclusivité des laboratoires étrangers (Sutherst R.W. et al ; 2009), l’accès des éleveurs à ces produits est très limité ouvrant du coup la voie aux faux médicaments, aux produits mal dosés ou au sous dosage intentionnel de la part de

(14)

l’éleveur. Toutes ces considérations suggèrent alors que la gestion de la lutte contre les tiques constitue un problème de santé animale, de santé publique et de gestion de l’environnement.

Toute analyse faite, dans le cadre d’une meilleure prise en charge de l’infestation des tiques, le regard doit être porté en urgence vers de nouvelles solutions. De nos jours, malgré que plusieurs études sont menées sur l’action biocide des extraits des graines et des plantes comme Eucalyptus citriodora, Eucalyptus globulus, Eucalyptus staigeriana, Azadirachta indica et Petiveria alliacea d’Afrique et d’ailleurs, sur Rhipicephalus (Boophilus) microplus tendant à la production d'acaricides moins nocifs pour l'environnement, plus efficaces et peut être moins coûteux pour les éleveurs (Chagas et al., 2002 ; Rosado-Aguilar et al., 2010). La prise en compte des connaissances endogènes est également importante pour une meilleure appropriation des solutions proposées. Ainsi, le problème de recherche est la recrudescence de Boophilus microplus au Bénin. Par contre, la problématique est la suivante : introduction de la nouvelle tique liée à l’introduction de Girolando explique- t-il la recrudescence de cette tique ?

C’est pourquoi, dans le cadre de notre mémoire de MASTER en Production et Santé Animales option Biotechnologie et Gestion des Polygastriques, nous avons choisi le thème : «Dynamiques des Ixodes et hémoparasites du bétail et méthodes endogènes de contrôle au Sud-Bénin: effets des extraits éthanoliques de Thevetia nereiifolia et Mitracarpus villosus sur les larves de Rhipicephalus (Boophilus) microplus».

L’objectif général de l’étude est d’évaluer l’action des extraits de plantes sur les tiques Boophilus microplus dans la région méridionale du Bénin après l’étude de la dynamique des tiques et des hémoparasites du bétail. Plus spécifiquement, il s’agit de :

- déterminer la distribution géographique des tiques au Sud-Bénin ;

- inventorier les hémoparasites transmis par les tiques dans la zone d’étude ;

- évaluer l’effet acaricide des extraits éthanoliques de Mitracarpus villosus, et de Thevetia nereiifolia sur les larves de Rh. (Boophilus) microplus à partir des collectes de femelles gorgées.

Le travail est présenté en trois chapitres dont le premier, relatif à la synthèse bibliographique, traite des parasites étudiés, de leurs moyens et méthodes de luttes, des caractéristiques des différentes plantes utilisées ; le second chapitre

(15)

aborde le matériel utilisé et la méthodologie mise en œuvre ; le troisième chapitre présente à la fois les résultats et la discussion.

(16)

CHAPITRE 1 : CARACTERISTIQUES DES TIQUES 1.1. Taxonomie

Les tiques dures appartiennent à l’embranchement des Arthropodes, signifiant « aux membres articulés ». En effet le Phylum des Arthropodes regroupe tous métazoaires métamérisés, à symétrie bilatérale, avec appendices articulés et exosquelette dur (à base de chitine) donc à croissance discontinue (les tiques dures passent par quatre étapes : l’œuf, la larve, la nymphe puis l’adulte femelle ou mâle) (Bourdeau, 1993b). Cet embranchement, comporte le sous-embranchement des Chélicérates dont les individus ne possèdent ni antennes ni mandibules mais présentent une paire de chélicères (appendices articulés et préhensibles) et des pédipalpes (à rôle sensoriel) sur le capitulum (François et Jean- Baptiste, 2008). Ces Chélicérates parasites sont placés dans la classe des Arachnides, sous- classe des Acariens, ordre des Ixodida. Dans la classification anglo-saxonne largement diffusée, les tiques sont considérées comme un sous-ordre (Ixodida) au sein de l’ordre des Parasitiformes (Pérez-Eid, 2007). Cet ordre, d’après différents auteurs, peut se diviser en 3 super-familles, réparties dans 2 sous-ordres : le sous-ordre des Ixodina, ou tiques dures qui nous intéresse, comportant près de 670 espèces dans le monde, appartenant toutes à la Super-Famille des Ixodoidea (sauf une : Nuttalliella namaqua qui appartient à la super- famille des Nuttalliedea) (Goodman et al., 2005) et celui des Argasina encore appelées tiques molles qui comporte environ 170 espèces. La Super-Famille des Ixodoidea, qui nous intéresse, comprend deux familles bien différenciées, aussi bien sur le plan morphologique que sur le plan biologique : les Ixodidae et les Amyblyommidae. (Figure 1).

En fait, la classification des tiques fait toujours l’objet de discussions parmi les écoles de systématique américaine, française et russe (Socolovschi et al., 2008). La plupart des auteurs s’accordent actuellement pour considérer les tiques comme un ordre à part entière (dont la dénomination reste Ixodida). De plus, Camicas et al. (1975) ont élevé les 3 groupes d’Ixodida au rang de sous-ordres (Ixodina, Argasina, Nuttalliellina), tandis qu’un certain nombre de taxa considérés comme sous-genres par l’école américaine ont été élevés au rang de genre (Barker et al., 2004).

(17)

Figure 1: Systématique des tiques selon Jean-Baptiste (2008).

1.2. Morphologie

Les tiques sont de véritables « géants » parmi les acariens, pouvant mesurer de 1,5 à 15 mm dans le cas des adultes femelles gorgées (Jean-Baptiste et al., 2008). Les tiques dures passent par quatre stades évolutifs : l’œuf, la larve, la nymphe, puis l’adulte. Les trois derniers sont qualifiés de stases et vont donc présenter des morphologies différentes (Blary, 2004).

(18)

1.2.1. Morphologie externe

Ces trois stases (larve, nymphe, adulte) présentent un corps d’aspect globuleux, piriforme, aplati dorso-ventralement à jeun et plus ovoïde après un repas sanguin. Ce corps ovalaire est issu de la soudure du céphalothorax et de l’abdomen. Ces deux parties, antérieure et postérieure, se nomment respectivement le gnathosoma et l’idiosoma.

Le gnathosoma constitue la partie antérieure du corps. Il comprend la base du rostre, sclérifiée (basis capituli ou capitulum), pouvant prendre une forme triangulaire, rectangulaire, trapézoïdale, hexagonale ou pentagonale et le rostre, lui-même composé de différents éléments. Les caractères morphologiques du rostre sont des éléments essentiels à la détermination des espèces de tiques dures et à la compréhension du rôle pathogène. On distingue des tiques longirostres (rostre nettement plus long que large) et des tiques brévirostres (rostre s’inscrivant grossièrement dans un carré).

En ce qui concerne le rostre, il comporte :

un hypostome, pièce impaire médio-ventrale, résultant de la fusion de 2 pièces paires, portant des denticules dirigées vers l’arrière ;

deux chélicères, organes pairs, dorsaux, en lames, mobiles, portées sur deux baguettes, intervenant dans la lésion et la fixation par dilacération des tissus au moment de la pénétration. Ils se terminent par des crochets dirigés latéralement portant trois denticules ou lames ;

deux pédipalpes, organes pairs latéraux à 4 articles (parfois plus ou moins soudés, généralement inégaux). Le dernier article, atrophié, n’est visible que ventralement, où il apparaît comme inséré dans une dépression du troisième article.

Chez les femelles, on note également la présence de deux aires poreuses sur la face dorsale du capitulum qui sont les abouchements de glandes (organe de Géné) dont le rôle sécrétoire est d’imperméabiliser les œufs (Blary, 2004).

Le reste du corps, beaucoup plus volumineux, porte le nom d’idiosoma. Sur celui-ci, on retrouve en face dorsale un écusson chitinisé : le scutum, de couleur brun-rougeâtre ou présentant des plaques émaillées chez certaines espèces du genre Amblyomma. Cet écusson est réduit chez la femelle et les stases immatures, permettant ainsi la croissance lors de la réplétion. Chez le mâle, ce scutum recouvre entièrement sa face dorsale et peut être accompagné par des plaques ventrales, ce qui explique le nom de tiques dures. Le scutum

(19)

est parfois divisé sur sa surface par des sillons (cervical, scapulaire, médiodorsal, latéral et caudal) et son bord postérieur est parfois découpé en festons au nombre de 11 plus ou moins fusionnés (parfois absents). Sur la face dorsale se trouvent également les ocelles au niveau des pattes II.

La face ventrale de l’idiosoma porte les 4 paires d’appendices locomoteurs (sauf chez la larve qui n’en compte que 3 paires), composés de 6 articles : la hanche ou coxa qui est utilisée pour la diagnose, puis le trochanter, la patellia ou genua, le tibia et la tarse se terminant par une ventouse et 2 griffes, leur permettant un déplacement sur les objets lisses verticaux.

Ces pattes s’insèrent sur le corps via les quatre paires de hanches ou coxa sclérifiés, situés latéralement et antérieurement, numérotés de I à IV de l’avant à l’arrière. Ces coxa peuvent présenter 0, 1 ou 2 épines. Quand elles sont présentes, ces épines, plus ou moins longues, seront utilisées comme critère de diagnose. Sur la première paire de pattes, on retrouve un organe sensoriel : l’organe de Haller (organe possédant des soies sensorielles qui permettent de déceler une présence par détection de gaz carbonique).

Les Acariens se distinguent des autres Arachnides par certaines caractéristiques :

- corps globuleux, sans limite entre les parties antérieures et postérieures, mais différenciation d'un capitulum antérieur et terminal avec le reste du corps ;

- absence de poumon ;

- présence de six paires d'appendices chez l'adulte et la nymphe : chélicères, palpes et quatre paires d'appendices locomoteurs.

Les tiques se distinguent des autres Acariens par leur morphologie et leur biologie:

- présence d'un rostre ou hypostome provenant de la réunion de deux pièces symétriques ; - grande taille par rapport aux Acariens en général (adulte à jeun 1,5 à 15 mm) ;

- cuticule souple surtout chez les femelles, pouvant s'étendre et s'accroître en surface et en épaisseur lors de la réplétion (Karimou, 1990).

(20)

1.2.2. Particularités morphologiques des différentes stases

Pour une même espèce, les stases se différencient surtout par la taille. A jeun, la larve mesure moins d’un millimètre, la nymphe environ 2 à 3 mm, les adultes mâles 4 à 5 mm, et les adultes femelles 8 à 10 mm (Pfaff, 2007).

La femelle à jeun

La femelle peut présenter, suivant les genres et son état de gorgement, une taille allant de 4 à 15mm. On rencontre, uniquement chez les femelles, deux aires poreuses qui sont les abouchements de glandes (organe de Géné) dont le rôle sécrétoire est d’imperméabiliser les œufs (Guetard, 2001).

Le corps de la femelle à jeun présente un scutum limité, sclérifié et pourvu de sillons permettant l’extension du tégument lors du repas sanguin (Estrada-Pena et al., 2004).

Le mâle

Il diffère de la femelle par sa structure et ses proportions : tout le tégument dorsal est recouvert d'un scutum épais et rigide (et non la portion antérieure seulement), il ne change pas de volume au cours du repas, son capitulum est plus ramassé (parfois équivalent à la moitié ou au tiers de la longueur chez la femelle), le dimorphisme sexuel est prononcé. On note l’absence d'aires poreuses chez le mâle, le gonopore est operculé. La face ventrale est presque entièrement recouverte par cinq grandes plaques juxtaposées (Pérez-Eid, 2007).

(21)

Figure 2: Morphologie externe des tiques. Source (Estrada-Pena et al., 2004).

La nymphe

Sa morphologie est analogue à celle de la femelle. La taille est moindre (1 à 2,5 mm) et on note une absence de pore génital (François, 2008). Elle diffère de la femelle par l’absence d’orifice génital et d’aires poreuses, et du mâle par l’absence de sclérification sur le dos (l’allo scutum) et sur la face ventrale (plaques).

La larve

Du point de vue morphologique, elle rejoint la nymphe à la différence que la taille est plus petite (0.5 à 1mm à jeun) (François et Jean-Baptiste, 2008) et on note en plus l'absence de stigmate et seulement la présence de trois paires de pattes.

1.2.3. Morphologie interne

La tique est essentiellement formée d’hémolymphe qui baigne l’ensemble de ses organes contenu dans une cavité générale appelée hémocoelle.

Le tube digestif comprend un pharynx garni de muscles puissants, suivi d’un œsophage aboutissant à un intestin moyen ou estomac en position centrale. Cet estomac est vaste et pourvu de nombreux diverticules ou caecum. L’intestin central est en contact avec le sac rectal par un court intestin et avec les ovaires dans l’hémocoelle (Mira et Dr Ralph, 1989).

La trachée constitue la base du système respiratoire chez les nymphes et les adultes et débouche à l’extérieur par un couple de pores respiratoires ou ostia situé sur les péritrèmes.

(22)

Les glandes sexuelles apparaissent sous la forme d'un massif unique en partie postérieure du corps. Les éliminations se font au niveau d'un pore génital situé dans la partie antérieure du corps. L’appareil génital mâle comporte deux testicules et deux canaux déférents qui fusionnent en un réceptacle séminal médian, lequel s’extériorise à travers l’orifice génital.

L’appareil génital femelle est particulièrement développé. Il est formé d’un ovaire en forme de « fer à cheval ». De chaque extrémité part un oviducte long, sinueux. Les deux oviductes se rejoignent dans un utérus auquel est annexé une spermathèque. L’appareil génital se termine par un vagin, plus ou moins protractile, s’ouvrant sur un gonopore.

La circulation est assurée par un cœur dorsal pulsatile allongée en canal. Le système nerveux chez la tique, est représenté par une masse solide de tissu nerveux percé par l'œsophage. Le ganglion céphalique se divise en une partie dorsale à l'œsophage et en un lobe ventral.

Figure 3: Morphologie interne des tiques (Haller Xavier, 1992)

1- Poches gastriques latérales 9- Oviducte 2- Pharynx 10- Orifice respiratoire

3- Œsophage 11- Appareil trachéo-bronchique 4- Estomac 12- Glande salivaire

5- Rectum 13- Glande de l’organe de Géné

(23)

6- Poches rectales 14- Organe de Géné 7- Ovaire 15- Tube de Malpighi 8- Utérus 16- Pattes

1.2.4. Cycle évolutif

Les tiques dures sont des parasites temporaires, dont le cycle de développement comporte une alternance de phases parasitaires (phase alimentaire) sur l’hôte et des phases libres au sol. Comme pour tous les Acariens, le cycle des tiques comporte quatre étapes évolutives :

l’œuf

la larve (hexapode) la nymphe

l’adulte (mâle ou femelle) (Estrada-Pena, 2004).

Chez les Ixodiformes, on appelle stases les différentes formes séparées par des métamorphoses vraies et stades, les différentes formes séparées par des mues de croissance. Mais les Ixodidés, qui sont hématophages, ne prennent qu’un unique repas de sang à chaque stase, ce dernier étant nécessaire à l’évolution et à la ponte des œufs.

La durée du cycle est très variable : elle dépend de l’abondance des hôtes et des conditions climatiques, mais aussi de l’espèce considérée (Rodhain et Perez, 1985). Chacune de ces stases comprend une phase de recherche de l’hôte, sur lequel aura lieu le repas sanguin, unique, de 3 à 12 jours selon la stase et l’espèce. Après le gorgement, la tique se détache et tombe sur le sol où auront lieu les métamorphoses ou dans le cas d’une femelle fécondée, la ponte. Cette ponte donnera 2 500 à 10 000 œufs, selon la quantité de sang prélevée, déposés directement sur le sol ou dans une anfractuosité de terrain (crevasse, terrier).

Suite à la ponte, l’œuf éclot au bout de 20 à 50 jours, temps nécessaire à l’embryogenèse, pour donner la première stase : la larve (François et Jean-Baptiste, 2008). Cette larve, après avoir éliminé ses déchets métaboliques résultant de l’embryogenèse, part à la recherche d’un hôte potentiel pour prendre son repas sanguin, la quantité de sang absorbée peut représenter jusqu’à 200 fois le poids de la tique ; ou alors la tique entre en diapause lors de conditions métaboliques défavorables (état caractérisé par un métabolisme ralenti et un développement réduit). Le cycle reprendra quand les conditions redeviendront plus favorables.

(24)

Après son repas sanguin, la larve se détache, tombe sur le sol pour y effectuer dans un endroit favorable, sa métamorphose en nymphe. Cette métamorphose peut durer 2 à 8 semaines selon l‘espèce et les conditions climatiques. la nymphe, présente le même comportement, la seule différence tient en la durée de la métamorphose en stase adulte qui sera plus longue, 5 à 25 semaines. La stase adulte prend un repas sanguin plus important en volume et donc plus long afin d’assurer la ponte. Le repas dure 5 à 10 jours. Il arrive que la femelle vierge commence son repas mais elle ne peut le terminer que si la fécondation a lieu. Les mâles adultes, quant à eux, ne se nourrissent pas (cas des Ixodes) ou, dans le cas des metastriata, ne prennent qu’une petite quantité de sang pour assurer la spermatogenèse.

L’accouplement aura lieu soit sur l’hôte, soit sur le sol. Après fécondation, le mâle mourra rapidement, tout comme la femelle après la ponte (Blary, 2004).

Ce cycle évolutif chez les Ixodidés peut être réalisé en un an. Cependant la durée du cycle peut être allongée en fonction du type de cycle, des conditions climatiques et environnementales mais aussi des aléas de rencontre avec les hôtes. En effet, lors de conditions défavorables, les diapauses peuvent être allongées. Dans ces situations, on peut observer une seule phase de développement par an, rythmée par des saisons, et donc un cycle bouclé en 2 à 3 ans (Chauvet, 2004).

La connaissance de la durée moyenne d’un cycle est nécessaire lors de toute lutte contre les tiques, soit sur l'hôte, soit sur le pâturage, car elle va déterminer le rythme des interventions. D'une manière générale, en zone tropicale on a un rythme rapide d'évolution marquée par une pause en saison sèche, avec un cycle annuel.

1.2.4.1. Types de cycles

En fonction du nombre des hôtes et des phases parasitaires on distingue trois types de cycle (Perez-Eid et Gilot, 1998). Il s’agit de :

un cycle triphasique ou trixène au cours duquel il y a alors trois phases parasitaires (larvaire, nymphale et imaginale) séparées par deux phases au sol, où se passent les métamorphoses. Le cycle dure quelques mois (une vingtaine de semaines) pendant 3 ou 4 ans. Les tiques passent la majeure partie de leur vie dans l’environnement et les facteurs climatiques entraînent l’alternance de périodes d’activité et de diapause. Ce cycle est le plus fréquemment rencontré chez les tiques parasitant les ruminants en particulier Amblyomma variegatum.

(25)

un cycle diphasique ou dixène où les trois stases évoluent sur deux hôtes individuellement différents : dans la première phase, la larve gorgée mue sur l’hôte et la nymphe qui en provient se refixe à proximité ; par la suite, la mue nymphale a lieu sur le sol et les adultes se fixent sur un nouvel hôte. Le cycle est ainsi beaucoup plus rapide c'est le cas du cycle de Hyalomma marginatum rufipes.

un cycle monophasique ou monoxène adapté, où la nécessité de chute au sol est supprimée. Toutes les stases évoluent sur le même hôte parasité à la stase larvaire.

Les mues larvaire et nymphale ont lieu sur celui-ci; la tique ne le quitte qu'adulte et gorgée. Il n’y a qu’une phase parasitaire et seuls la ponte, l’incubation et les déplacements des larves en quête d’un hôte se passent sur le sol. La durée du cycle s’en voit raccourcie mais la période de séjour sur l’hôte est au contraire prolongée.

C'est le cas des Boophilus.

1.2.4.2. Nature des hôtes

La recherche d’un hôte s’effectue par l’utilisation de l’ensemble des organes sensoriels périphériques des tiques et leurs chémo-, mécano-, photo- ou thermorécepteurs. Les tiques sont très sensibles à des stimuli indiquant la présence d’hôtes potentiels, comme le CO2, l’ammoniac, les phénols, les aromates, mais aussi les vibrations et la température corporelle des animaux à sang chaud. Par exemple, les tiques sont attirées par les vibrations des pieds sur le sol lors de la marche, ou par le CO2 émis par un véhicule au ralenti dans la savane. Le rôle du CO2 émis par les villes a également pu être impliqué dans l’épidémiologie ou l’émergence de certaines maladies humaines transmises par les tiques. La chaleur peut modifier le comportement et augmenter l’agressivité des tiques (Socolovschi et al., 2008). Dans le choix de l'hôte, certaines tiques font preuve d'une très grande spécificité, d'autres moins. De plus, la sélectivité des tiques envers leurs hôtes est variable et suivant la similitude ou la différence des tropismes manifestés aux diverses saisons, on rencontre trois types de cycles :

les tiques monotropes : la larve, la lymphe et l'adulte cherchent le même type d'hôte : c'est le cas des Boophilus ;

les tiques ditropes : concernent les tiques dont la sélectivité des pré-imagos est différente (plutôt des petits mammifères, oiseaux, reptiles) de celle des adultes (plutôt des grands mammifères). Ainsi la plupart des tiques Rhipicephalus,

(26)

Hyalomma doivent être cherchés aux stases pré imaginales, sur les rongeurs sauvages ;

les tiques télotropes : les pré-imagos se gorgent sur les vertébrés disponibles (ils sont ubiquistes) tandis que les adultes se gorgent plutôt sur les grands mammifères (ils sont sélectifs) : c’est le cas des Amblyomma.

1.2.4.3. Localisation sur les hôtes

La localisation des tiques est liée aux facultés de pénétration de l'hypostome. Ainsi les espèces à rostre court (brévirostres) se fixent généralement sur la tête (chignon, intérieur du cornet auriculaire), sur les marges de l'anus, au toupillon de la queue. Les espèces à rostre long (longirostres) se fixent sur les parties déclives (fanon, ars, aines, mamelles, testicules, périnée). Les tiques de petite taille n'ont pas de préférence marquée et peuvent être trouvées sur toute la surface du corps.

1.3. Rôles pathogènes des tiques

Les tiques provoquent chez les bovins deux types de dommages : les dommages directs, c'est le cas des lésions de fixation du parasite sur la peau, la perte de sang et l'action des toxines libérées par le parasite, les dommages indirects liés à la transmission de grande variété d'agents pathogènes (virus, bactéries et protozoaires) ( Bowman et al., 2009 ).

1.3.1. Rôle pathogène direct

Les tiques exercent sur leurs hôtes plusieurs effets que l'on peut regrouper en trois actions principales.

1.3.1.1. Action mécanique et irritative

Les troubles dus à la seule présence de la tique indépendamment des toxines qu'elle peut secréter ou des transmissions d'agents pathogènes sont loin d'être négligeables. Les lésions provoquées sont prurigineuses et douloureuses avec inflammations et œdèmes locaux.

Après le départ de la tique, des complications bactériennes peuvent survenir. La cytolyse entrainée par la1ésion de fixation de la tique, constitue le point de départ d’une formation d'abcès. Ces abcès, lorsqu’ils sont nombreux représentent autant de portes d'entrée aux germes du milieu extérieur (Kaufman et al., 2006)

(27)

1.3.1.2. Action spoliatrice

Quand les tiques sont nombreuses sur l'hôte, les prélèvements de sang peuvent être importants. C'est le cas de Boophilus dont chaque femelle adulte est capable de prélever 0,5 à 3ml de sang (Harry et al., 1985). Pour Amblyomma variegatum la saignée peut atteindre plusieurs centaines de millilitres par jour et peut entraîner une anémie de l'animal (Morel et al., 2000). Puisque le sang ingéré est concentré (excrétion d'eau et de sels minéraux dès le début du repas), il faut considérer que la tique gorgée ingère en réalité une quantité de sang environ trois fois supérieure au volume présenté en fin de repas. Cette action spoliatrice explique l'apparition d'anémie chez les animaux fortement infestés (Wascott et al., 2000).

1.3.1.3. Action toxique

Indépendamment de l'action mécanique et cytologique, les tiques,, manifestent un pouvoir pathogène particulier par les toxines présentes dans leur salive dont les effets concernent l'organisme de l'hôte tout entier. Ces toxines libérées vont être actives contre certains tissus de l'organisme; toxines neurotropes provoquant les paralysies à tiques, toxines dermotropes entraînant des dishydroses à tiques (Dworkin et al., 1999).

1.3.2. Rôle pathogène indirect

Dans ce cas, les tiques véhiculent et inoculent des organismes microbiens et parasitaires extrêmement variés (virus, bactéries et protozoaires). Les longs rapports trophiques qu'entretiennent les tiques avec leurs hôtes les prédisposent à la transmission d'agents pathogènes divers soit entre vertébrés de la même espèce (protozoaires), soit entre divers mammifères comme les herbivores, les carnivores, rongeurs (rickettsies, ultravirus) soit entre mammifères et oiseaux (ultravirus) (Jongejan, 2007).

1.4. Tiques parasites du bétail au Bénin et maladies transmises

Selon Lafia (1982), les tiques parasites des bovins au Bénin sont responsables d’affections hémoparasitaires graves comme la cowdriose, l’anaplasmose et la babésiose (Tableau I).

(28)

Tableau I : Principales maladies transmises par les tiques en zone tropicale

Tiques vectrices Agents pathogènes Maladies

Amblyomma variegatum

- Theileria mutans - Ehrlichia ruminatum

- Théilériose bénigne - Cowdriose (Heart water) Boophilus annulatus Babesia bigemina Babésiose des bovins Boophilus geigyi Babesia bovis Babésiose des bovins

Boophilus decoloratus Theileria mutans Théilériose bénigne des ruminants

Hyalomma impressum Virus CCHF Fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Hyalomma marginatum rufipes

- Rickettsia conori - Coxiella burneti - Virus CCHF

- Fièvre boutonneuse - Fièvre Q

- Fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Hyalomma truncatum Virus CCHF Fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Rhipicephalus muhsamae Anaplasma marginale Anaplasmose bovine

Rhipicephalus senegalensis

- Anaplasma marginale - Rickettsia conori - Coxiella burneti

- Anaplasmose bovine - Fièvre boutonneuse - Fièvre Q

1.5. Aspects épidémiologiques généraux de la transmission d’agents pathogènes par les tiques

1.5.1 Influence du mode d’acquisition de l’agent pathogène

L’acquisition des agents pathogènes par une tique peut emprunter trois voies principales.

Tout d’abord une tique peut s’infecter lors de son repas sanguin. Il s’agit alors de la

(29)

transmission dite « horizontale ». La durée de l’attachement à l’hôte réservoir et donc du repas est déterminante pour que cette transmission soit efficace, la proportion de tiques qui s’infectent étant souvent directement proportionnelle au temps d’attachement (Piesman et al., 1991). Pour un même individu, la transmission peut également avoir lieu au cours de la mue, lors du passage d’un stade à l’autre. On parle de transmission trans-stadiale. Ce mode de transmission doit nécessairement exister pour que la tique ait un rôle de vecteur puisqu’un seul repas sanguin est pris par stade évolutif. Les germes acquis pendant le repas ne pourront être transmis à un second hôte qu’une fois la mue effectuée et le stade suivant atteint. Enfin, une femelle infectée peut, par transmission dite trans-ovarienne, transmettre les agents pathogènes à sa descendance. Pour certains agents pathogènes, toutes les voies de transmissions sont possibles. Dans ce cas, les tiques jouent alors, en plus du rôle de vecteur, celui de réservoir de la maladie. La distribution de la maladie sera intimement liée à celle de la tique en cause (Parola et Raoult, 2001). Bien que cela soit anecdotique, il est possible pour les tiques de s’infecter par « Co-nutrition » lors d’un repas à proximité sur le même hôte. L’agent pathogène peut être transmis d’une tique infectée à une tique saine sans infecter l’hôte (Randolph et al., 1996). Enfin, pour certaines Rickettsia sp et certaines Borrelia sp, agents de fièvres récurrentes, une transmission sexuelle lors de l’accouplement a été décrite (Raoult et Roux, 1997).

1.5.2. Interaction entre agents pathogènes et vecteurs

Peu d’informations existent sur les conséquences des infections au sein de la tique elle- même. Une baisse de fertilité et une plus grande mortalité ont été décrites chez des tiques fortement infectées par R. rickettsii (Niebylski et al., 1999). Il reste également à établir si les propriétés des agents pathogènes, en particulier leur virulence, évoluent lorsqu’elles infectent la tique. C’est par exemple le cas pour R. rickettsi qui perd sa virulence chez le cochon d’Inde si la tique est soumise à un stress physiologique (Raoult et Roux, 1997).

1.6. Caractères zoonotiques des maladies à tiques

Les hommes sont la plupart du temps des hôtes accidentels pour les tiques et c’est à l’occasion de ce parasitisme aléatoire que se déclenche le cycle infectieux humain (Parola et Raoult, 2001). Le potentiel de vecteurs de zoonose d’une espèce de tique est directement lié à son spectre d’hôte. Ainsi, I. ricinus qui est télotrope et anthropophile est davantage impliquée dans la transmission de maladies zoonotiques que R. sanguineus.

(30)

1.7. Lutte contre les tiques 1.7.1. Stratégie de lutte

En toute situation, la stratégie (ou méthode la plus efficace) à suivre pour l'emploi des acaricides dans la lutte contre les tiques dépend de plusieurs facteurs, dont le cycle biologique de l’espèce de tique à combattre d'urgence avec laquelle il faut intervenir pour prévenir la transmission des maladies, la période d'activité des tiques, la réglementation nationale (Camicas et al., 1975). Un acaricide doit viser le stade vulnérable de la tique. La stratégie à adopter pour combattre les Boophilus, espèces à un hôte qui se fixent aux animaux à l'état de larves et se métamorphosent sur 1'hôte, consiste à traiter les animaux à intervalle de 14-21 jours de manière à tuer les femelles avant qu'elles aient fini de se nourrir (Drummond, 1974). Pour combattre une espèce à trois hôtes comme Amblyomma, Hyalomma un bain à intervalle de 7 à 10 jours suffit pour tuer les tiques adultes qui quittent l'environnement pour aller se fixer sur les animaux.

Contre Rhipicephalus, un traitement tous les 3 à 5 jours avec un acaricide de faible activité résiduelle préserve de la théléiriose. La saison d'activité de la tique devrait logiquement déterminer celle à laquelle il faut appliquer l'acaricide aux animaux. Aussi, les traitements devraient-ils être appliqués au moment où ils doivent avoir le plus d'effet comme destructeur des populations de tiques. Néanmoins, un plan stratégique de traitement ne passe pas nécessairement par une intervention au moment où les populations acariennes sont les plus nombreuses. Il pourrait fort bien consister à traiter les animaux quand ils ne sont que faiblement infestés de façon à réduire les populations qui survivent aux périodes de stress telles que les saisons sèches et le temps du grand froid.

1.7.2. Principaux acaricides

Les divers composés chimiques utilisés dans la lutte contre les arthropodes sont d'origine très diverses. Certains d'origines naturelle, végétale ou minérale, d'autres sont des produits de synthèse pure. Ce sont des substances toxiques même si leur nocivité est incomparablement plus forte envers les arthropodes qu'envers les vertébrés homéothermes.

(31)

Exemples :

Les acaricides de synthèse organochlorés : L'Hexachlorocyclohexane Hcl (Lindane ND), (Dichlorodiphenyltrichloroethane DDT Dicophane BP ND). Ces produits sont prohibés.

Les acaricides de synthèse organophosphorés : triazapenthadine (Amitraz ND), les carbamates (Carbaryl ND).

Les pyréthrinoides : la deltamethrine, la permethrine, la cypermethrine, la cyhalothrine, la fenvalerate et la flumethrine (Bayticol ND)

1.7.3 Formes d'utilisation des acaricides 1.7.3.1 Les bains : la balnéation.

Utilisés pour traiter un grand nombre d'animaux par immersion, les différents types de bains comprennent tous, trois éléments principaux :

- une zone d'approche ;

- un bassin ou cuve dans laquelle les animaux sont immergés ; et - une zone d’égouttage.

La zone d’approche est conçue de telle sorte que les animaux puissent pénétrer dans la cuve un par un. Souvent cette zone contient un pédiluve pour débarrasser les pattes des bêtes, des souillures et autres débris avant l'immersion.

1.7.3.2. Les douches

Elles constituent une solution adaptée aux petits troupeaux isolés. Elles sont fixes ou mobiles.

Les douches fixes

Ce sont des douches semi-collectives ou collectives dans un couloir d'aspersion.

Les douches présentent sur les bains l'avantage de ne pas laisser se détériorer le produit, les préparations étant faites sous faible volume d'eau et utilisables intégralement.

(32)

Les douches mobiles

Il s'agit d’une aspersion souvent individuelle avec une éponge, un seau ou avec un pulvérisateur à dos. Elles sont rapides et convenables pour les petits élevages.

1.7.3.3 La nébulisation

Elle consiste à introduire l'insecticide sous forme atomisée dans un courant d'air chaud ou froid qui en accentue le fonctionnement.

C'est une méthode qui fait appel à des installations coûteuses sans rapport avec une efficacité réelle.

1.8. Problèmes de résistance des tiques aux acaricides

Selon la définition déjà ancienne d'un comité d'experts de l'O.M.S., la résistance dite

"physiologique" est l'apparition, dans une souche d'insecte, de la faculté de tolérer des doses de substances toxiques qui exerceraient un effet létal sur la majorité des individus composant une population normale de la même espèce". On a constaté l'existence de souches résistantes aux divers acaricides, une cinquantaine d’années après le début de leur emploi, en ce qui concerne les bains arsenicaux, dans les 5 à 10 ans d'utilisation des organochlorés et des organophosphorés (Morel, 1981). Le phénomène s'est produit en pays tropicaux où sont prises des mesures de lutte régulière et intensive contre les tiques par usage d’acaricides et concerne d'abord les tiques à un seul hôte, dont tous les stades sont parasites du bétail.

1.8.1. Mécanisme de résistance

La résistance apparaît au moment où le traitement ne parvient pas à détruire les divers stades du parasite sur un animal et qu'elle est certaine quand les bovins continuent à être infestés par de grand nombre de tiques gorgées après des traitements fréquents. Des études ont été menées afin de comprendre les mécanismes de la résistance aux acaricides.

(Tellierx, 1991). Il est maintenant bien établi que la résistance ne résulte pas d’un processus d’accoutumance, de mithridatisation de la part d’un arthropode, ni d'une post- adaptation de la part de sa descendance. Il s'agit d'une pré-adaptation par mutation, son déterminisme est par conséquent génétique (Gevrey, 1985). On ne sait pas en général, ce qui provoque les mutations, elles semblent spontanées et il n’est pas prouvé que les

(33)

insectes en induisent (Tellierx, 1991). Biochimiquement, cette résistance met en jeu plusieurs mécanismes.

1.8.1.1. Inactivation de l'acaricide par combinaison avec un autre corps

Ce phénomène s'observe surtout lors d’une utilisation de l'arsenic qui fait augmenter chez les tiques résistantes le taux de glutathion qui empêcherait la fixation du toxique sur les enzymes.

1.8.1.2. Détoxification de l'acaricide

L'acaricide est détoxifié par des enzymes qui seraient en quantité importante chez la tique résistante. Ce phénomène est bien connu chez différentes espèces des tiques surtout les Boophilus résistantes au DDT qui subissent un processus de deshydrochlorination ou d'hydroxylation en relation avec l’augmentation du taux d'enzymes appropriées (Tellierx, 1991).

1.8.1.3. Altération du site d'action

Il s'agit de la présence des deux cholinestérases chez les tiques résistantes, alors que les tiques sensibles n'en possèdent qu'une seule qui agit avec l'acaricide. Au fait, on assiste à la présence d’un cholinestérase normal et d’une iso-cholinestérase présentant à la fois une affinité réduite envers l'acaricide et une activité envers l'acéthylcholine, ce qui entraîne une augmentation de la concentration du toxique. Ce phénomène s’observe généralement avec les acaricides organophosphorés qui agissent par inhibition de l'acéthylcolinestérase.

(34)

CHAPITRE 2 : ESPECES DE PLANTES UTILISEES 2.1. Caractéristiques des espèces de plantes utilisées 2.1.1. Thevetia nereifolia

Famille : Apocynaceae Genre : Thevetia

Espèce : nereiifolia ou peruviana Nom vulgaire : Laurier jaune

Figure 4: Thevetia nereiifolia 2.1.1.1. Description botanique

Le laurier jaune, Thevetia peruviana ou Thevetia neriifolia , vient d'Amérique tropicale mais a été répandu dans la plupart des régions chaudes, c'est un arbre au feuillage élégant, aux feuilles longues et étroites, et aux fleurs jaune citron. Les fruits sont globuleux et verts (3 à 5 cm de diamètre) puis deviennent noirâtres en séchant. On trouve la plante dans beaucoup de jardins et aussi dans les lieux publics y compris les écoles. Il s'acclimate facilement en zone tropicale et on le rencontre, naturalisé, dans les zones en friches, près des décharges sauvages, près des canaux d'irrigation (Hurtel, 2012)

2.1.1.2. Composition chimique

Toutes les parties du laurier jaune ou Thevetia contiennent un latex toxique, incolore ou blanc virant au noir à l'air, mais ce sont les graines qui sont considérées comme les plus toxiques.

(35)

Les substances actives sont des glucosides cardiotoniques dont la structure est semblable à celle de l'oléandrine : les principales sont les thévetines A et B et le péruvioside.

L'action des thévetines sur le système enzymatique pompe sodium-potassium ou Na+-K+

ATPase est comparable à celle des autres glucosides (ouabaïne, digoxine, oléandrine).

Ce sont également des substances solubles dans l'eau, résistant à la dessiccation et présentes dans la fumée de bois de laurier jaune frais ou sec (Hurtel, 2012)

2.1.1.3. Usage en pharmacopée

Le glucosides cardiotoniques ou digitaliques sont moins utilisés que par le passé. On limite leur utilisation aux insuffisances cardiaques surtout quand il y a une fibrillation auriculaire (la contraction des oreillettes du cœur est très perturbée) avec augmentation du rythme cardiaque (tachycardie). Le problème de ces substances est la faible différence entre la dose efficace et la dose toxique. En médecine occidentale on utilise essentiellement les extraits de digitale (digoxine) en traitement prolongé et de strophantus (ouabaïne) en traitement d'urgence. Les extraits de laurier rose et de laurier jaune ont été utilisés de la même façon, mais sont tombés en désuétude en France. Néanmoins, il existait récemment encore des extraits de thevetia (laurier jaune) dosés en thévetine dans certains pays européens (Italie, Allemagne, Hollande) (Hurtel, 2012)

2.1.2. Mitracarpus villosus (= Mitracarpus Scaber Zucc.) Famille : Rubiaceae

Genre : Mitracarpus

Espèce : villosus ou scaber Nom vernaculaire

Fon : godoko

(36)

Figure 5: Mitracarpus villosus 2.1.2.1. Description botanique

Cette plante est une herbe annuelle de 10 à 50 cm de hauteur. Les tiges sont ramifiées, évasées, rondes et pubérulentes. Les feuilles sont lancéolées, elles mesurent 3 à 6 cm de long sur 1cm de large. Elles sont subacutes, glabres de dessous et scabres ou lisses de dessus. Les fleurs sont blanches, situées à l’aisselle des feuilles et entourées de stipules (Adjanohoun et al., 1980).

2.1.2.2. Composition chimique

Le criblage phytochimique de base qui utilise des tests chimiques simples a permis de caractériser des flavonoïdes, des anthocyanes, des coumarines, des stérols, des triterpènes, et des tanins catéchiques et galliques (Sanogo et al., 1994). Des études phytochimiques approfondies ont permis d’isoler des naphtoquinoides, de la pentalogine et un diglycoside de l’hydroquinone de la pentalogine appelé harounoside (Harouna et al., 1995). La composition de l’huile volatile des parties aériennes de Mitracarpus scaber a été étudiée par chromatographie gazeuse et par la chromatographie gazeuse combinée à la spectrométrie de masse. Ces études ont permis d’identifier 26 constituants dont 11 acides gras libres comme constituants majeurs (Ekpendu et al., 1993). D’autres études ont permis d’isoler à partir de l’extrait méthanolique de Mitracarpus scaber 7 substances polyphénoliques (Bisignano et al., 2000).

Références

Documents relatifs

Chacun des nombres de 1 à 7 est écrit sur une carte (un seul nombre sur chaque carte). Le kangourou prend au hasard 3 cartes dans la boîte; puis le singe en prend 2 et il en reste

Le kangourou prend au hasard 3 cartes dans la boîte; puis le singe en prend 2 et il en reste donc 2 dans la boîte?. Alors le kangourou regarde ses cartes et, sûr de lui, dit au singe

Chacun des nombres de 1 à 7 est écrit sur une carte (un seul nombre sur chaque carte). Le kangourou prend au hasard 3 cartes dans la boîte; puis le singe en prend 2 et il en reste

Les bonnes réponses rapportent 3, 4 ou 5 points selon leur difficulté (premier, deuxième et troisième tiers de ce questionnaire), mais une réponse erronée coûte un quart de sa

Les bonnes réponses rapportent 3, 4 ou 5 points selon leur difficulté (premier, deuxième et troisième tiers de ce questionnaire), mais une réponse erronée coûte un quart de sa

Des lettres différentes représentent des chiffres différents. Parmi ces nombres, les super-gagnants sont ceux qui ont au moins cinq chiffres et qui ont au plus trois de leurs

On veut que l’angle en X soit droit lorsque les extrémités S et T sont confondues et que la corde est tendue sur les trois segments délimités par les deux nœuds... La

Les bonnes réponses rapportent 3, 4 ou 5 points selon leur difficulté (premier, deuxième et troisième tiers de ce questionnaire), mais une réponse erronée coûte un quart de sa