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Biopsies de prostate : performance diagnostique de la tomographie par cohérence optique plein champ (FFOCT)

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Academic year: 2022

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(1)

Communication orales 1113

cancers significatifs en évitant 4 faux-négatifs et 3 cas de sous- estimation du Gleason ou du volume tumoral par les 12 biopsies randomisées.

http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.08.217

0-217

Comparaison d’un protocole standard de 12 carottes versus 2 à 3 carottes dirigées vers une cible IRM lors d’une première série de biopsies de prostate chez les patients présentant un PSA10 ng/mL

P. Mozera, G. Chevreaub, P. Conortb, E. Comperatc, J. Parrab, V. Pheb, S. Drouinb, G. Coffinb, M. Rouprêtb, R. Renard-Pennad

aPitié-Salpétrière, Paris, France

bUrologie, Paris, France

cAnatomo-pathologie, Paris, France

dRadiologie, Paris, France

Objectifs.— Comparer un protocole de 12 carottes (STD) à un proto- cole de 2 ou 3 carottes dirigées vers une cible IRM (CIB) à l’aide du dispositif UroStation (Koelis, La Tronche, France) chez des patients avec un taux de PSA≤10 ng/mL devant bénéficier d’une première série de biopsies de prostate.

Méthodes.— Étude prospective monocentrique. Critères d’inclusion :

— première série de biopsies de prostate ;

— PSA≤10 ng/mL ;

— IRM multiparamétrique mettant en évidence une lésion index clas- sée≥3 sur une échelle de Likert suivant les recommandations de l’ESUR.

Chaque patient a bénéficié par un même opérateur du protocole STD suivi du protocole CIB vers la lésion IRM index. Une carotte est qualifiée de cliniquement significative si la longueur de cancer est > 4 mm ou si du Gleason≥7 est retrouvé.

Résultats.— Cent cinquante-quatre patients consécutifs ont été inclus. 92 % des patients ont un TR normal. PSA moyen = 6,5 ng/mL (4-10). Volume prostatique moyen = 44 mL (15—135). Taille moyenne des cibles = 10 mm (3—25). 19 cibles (12 %) sont antérieures. 4 uro- logues et un radiologue ont réalisé les biopsies ; 13,6 % des carottes STD et 37,3 % des carottes CIB sont positives (p< 0,0001) ; 6,5 % des carottes STD et 28,2 % des carottes CIB sont cliniquement signifi- catives (p< 0,0001). La longueur moyenne des carottes positives est de 5,4 mm pour les carottes STD et 8,0 mm pour les carottes CIB (p< 0,0001). 55,8 % des patients ont au moins une carotte STD positive et 53,2 % au moins une carotte CIB positive (p= 0,503, test de MacNemar, cfTableau 1). 35 % des patients ont au moins une

Tableau 1 Tableau de contingence de chaque protocole représentant le % et entre parenthèses le nombre de patients ayant au moins une carotte positive (p = 0,503, test de MacNemar).

# de Patients CIB + CIB Total

STD + 48 % (74) 8 % (12) 55,8 %(86)

STD 5 % (8) 39 % (60) 44,2 %(68)

Total 53,2 %(82) 46,8 %(72) 100 %(154)

Tableau 2 Tableau de contingence de chaque protocole représentant le % et entre parenthèses le nombre de patients ayant au moins une carotte cliniquement signifi- cative (p = 0,027, test de MacNemar).

# de Patients CIB + CIB Total

STD + 32 % (49) 3 % (5) 35 % (54)

STD 10 % (16) 55 % (84) 65 % (100)

Total 42,2 %(65) 57,8 %(89) 100 %(154)

carotte STD positive significative et 42,2 % au moins une carotte CIB significative (p= 0,027, test de MacNemar, cfTableau 2).

Conclusion.— En cas de première série de biopsie chez les patients présentant un PSA≤ 10 ng/mL, 2 à 3 carottes dirigées vers une cible IRM permettent de diagnostiquer plus de patients présentant un cancer cliniquement significatif que 12 carottes standard.

http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.08.218

0-218

Biopsies de prostate : performance diagnostique de la tomographie par cohérence optique plein champ (FFOCT)

J. Lopatera, F. Beuvonb, E. Dalimierc, F. Cornudd, M. Sibonyb, N. Barry Delongchampsa

aService d’urologie, hôpital Cochin, Paris, France

bService d’anatomie-pathologique, hôpital Cochin, Paris, France

cLLTech SAS, Paris, France

dService de radiologie, hôpital Cochin, Paris, France

Objectifs.— évaluer la valeur diagnostique de la tomographie par cohérence optique plein champ (FFOCT) sur biopsies de la prostate.

Méthodes.— Vingt-cinq patients consécutifs soumis à des biopsies de la prostate en raison d’une élévation du PSA ou d’une anoma- lie au toucher rectal, ont été inclus dans cette étude. Pour chaque patient, une à huit carottes biopsiques ont été analysées en image- rie par cohérence optique plein champ immédiatement après leur prélèvement. Les images obtenues ont été analysées en aveugle par un anatomopathologiste, et classées en trois catégories : tissu non carcinomateux, tissu suspect de malignité, et adénocarcinome. Une analyse de corrélation anatomopathologique a été ensuite réalisée.

Résultats.— Soixante-quatorze carottes biopsiques ont été imagées avant analyse anatomopathologique. La durée médiane de la tech- nique était de 5 [3—9] minutes. En histologie standard (coloration HES), aucun artefact n’a été noté. Vingt neuf carottes étaient enva- hies par un cancer, 40 carottes étaient indemnes de cancer, et 5 carottes étaient suspectes de cancer sans diagnostic formel. Une analyse immuno-histochimique a confirmé l’existence d’un cancer dans trois de ces 5 carottes. La concordance entre le résultat de l’analyse optique et histologique était correcte dans 65/74 (88 %) cas. Les 9 cas de discordance diagnostique étaient dus à 5 faux négatifs et à quatre faux positif de l’analyse optique.

Conclusion.— La FFOCT des biopsies de la prostate semblait être une technique faisable et donne dans la majorité des cas des résultats concordants avec ceux de l’analyse histologique.

http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.08.219

0-219

Validation externe d’un nomogramme basé sur le score urinaire PCA3 pour la prédiction de la positivité des

primo-biopsies prostatiques

A. Ruffiona, M. Devoneca, D. Champetiera, M. Decaussinb, C. Rodriguezc, P. Paparela, P. Perrina, V. Vlaeminck-Guillemc

aService d’urologie, centre hospitalier Lyon Sud, Pierre-Bénite, France

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1114 Abstracts

bLaboratoire d’anatomie et cytologie pathologiques, centre hospitalier Lyon Sud, Pierre-Bénite, France

cService de biochimie biologie moléculaire, centre hospitalier Lyon Sud, Pierre-Bénite, France

Objectifs.— Un nomogramme comportant le score urinaire PCA3 et spécifiquement dédié aux patients adressés pour primo-biopsies a été récemment publié*. Son utilisation en pratique clinique néces- site qu’il soit préalablement validé de fac¸on externe. Notre objectif était d’évaluer les performances diagnostiques de ce nomogramme dans une large cohorte de patients adressés pour primo-biopsies prostatiques.

Méthodes.— Inclusion de 594 patients consécutivement adressés pour primo-biopsies prostatiques du fait d’un PSA sérique≥4 ng/mL et/ou d’un toucher rectal (TR) suspect. Après toucher rectal stan- dardisé, les urines ont été recueillies pour réalisation du test PCA3 (ProgensaTM PCA3 Assay, Hologic® Gen-Probe). Ont été exclus les patients avec un PSA sérique≥ 20 ng/mL, un nombre de ponc- tions biopsies < 12, un antécédent de traitement chirurgical pour hypertrophie bénigne de la prostate, la prise d’un traitement par inhibiteur de la 5a-réductase. Le risque de cancer de la prostate a été évalué graphiquement à partir du nomogramme publié.

Résultats.— La comparaison avec les résultats des biopsies a montré une forte corrélation entre la prédiction obtenue par le nomo- gramme et les données histologiques. La proportion de biopsies positives augmentait avec le risque calculé par le nomogramme (p< 0,001). Le nomogramme avait une efficience de prédiction (pro- portion de patients bien classés) de 69.5 % et une AUC de 0,764 (IC95 % : 0,726—0,802). En appliquant un seuil de risque calculé par le nomogramme de 30 % de biopsies positives, des biopsies inutiles auraient été évitées chez 41 % des patients, en manquant 10 % des cancers et 5 % des cancers de Gleason≥7.

Conclusion.— Nos résultats confirment les capacités prédictives du nomogramme incluant le test urinaire PCA3[1]et apportent une validation externe en faveur de son utilisation chez les patients adressés pour primo-biopsie prostatique.

Référence

[1] Hansen, et al. Eur Urol 2013;63:201—9.

http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.08.220

0-220

La microscopie multiphotonique in vivo en temps reel : une imagerie prometteuse pour l’analyse

histologique virutelle des tissus frais sans biopsie

M. Duranda, A. Aggarwalb, B. Robinsonb, P. Sooriakumaranb, A. Srivastavab, W. Zipfelb, J. Amiela, A. Tewarib

aCHU de Nice, Nice, France

bWeill Medical College of Cornell University, New York, États-Unis Objectifs.— La microchirurgie de la prostate nécessite une vision précise. Notre étude a évalué la faisabilité de la microscopie multi- photonique (MPM) in vivo, chez le rat, pour optimiser la visualisation de la micro anatomie prostatique.

Méthodes.— Nous avons utilisé des rats Spague Dawley pour réaliser une MPM in vivo de prostate, en temps réel, sans biopsie et produit de contraste. Le microscope MPM était un Olympus BX61WI à cadre droit, modifié avec une tête de lecture Bio-Rad MRC 1024. Sous anes- thésie générale, les animaux avaient une mini laparotomie basse pour exposer la prostate. Le lobe droit était analysé au MPM tandis que le gauche était gardé intact comme témoin. La profondeur de l’anesthésie par xylazyne + kétamine était dosée selon la durée de l’imagerie et la réduction de l’amplitude respiratoire nécessaire.

Après MPM, les rats étaient réveillés et observés pendant 15 jours, en cage, avant une nouvelle séance d’imagerie similaire. Une pros- tatectomie radicale était alors réalisée pour soumettre les tissus à analyse histologique avant de sacrifier les animaux. L’analyse H&E appréciait la corrélation avec les images MPM et recherchait des signes de phototoxicité avec le lobe contrôle.

Résultats.— L’imagerie MPM était faisable in vivo et permettait d’identifier les structures de prostate de rat (Fig. 1). Aucune phototoxicité n’a été détectée sur les coupes H&E. Aucun effet secondaire n’a été rapporté pendant la période de surveillance.

Conclusion.— La microscopie MPM est une technique d’imagerie in vivo prometteuse, non phototoxique, qui pourrait permettre le reconnaissance histologique des tissus en temps réel. Un endoscope multiphotonique est attendu pour le tester chez l’homme.

http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.08.221

Références

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