2. Utilisation d’inhibiteurs de
protéases
pour la
création
de colzasplus résistants
aux insectes. L
L Jouanin, Jouanin,
M Bonadé-Bot-M Bonadé-Bot- tino(INRA,
laboratoire debiologie cellulaire,
78026 Versailles
CEDEX, France)
Le colza
(Brassica
napus L varoleifera)
estla cible de nombreux insectes
phytophages,
principalement
descoléoptères,
dont leslarves
peuvent
causer desdégâts
trèsimportants
sur la culture. La mise en œuvrede la lutte
chimique
contre ces insectes estparticulièrement contraignante. Une nou-
velle
stratégie
dedéfense,
parexpression
inplanta
d’inhibiteurs deprotéases,
a été ini-tiée. Les
protéases digestives
de 2 coléo-ptères ravageurs
ducolza,
Baris cœrules-cens et
Ceuthorrhynchus napi, ont été
identifiées. Ces activités
peuvent
être inhi-bées in vitro par des inhibiteurs
d’origine végétale, respectivement BBI de soja
et OCI
de riz.
Une méthode de transfert de
gène
viaAgrobacterium
tumefaciens a été mise aupoint
sur le cultivar deprintemps
"00" Drak- kar. Desplantes exprimant
un inhibiteur deprotéases
à sérine(CII
desoja)
ou un inhi-biteur de
protéase
àcystéine (OCI) ont été
obtenues et caractérisées au niveau molé- culaire. Des
plantes homozygotes
des clonesexprimant
à un fort niveau OCI et CII sont en cours de sélection. Cesplantes
doiventêtre
multipliées
afin depouvoir
évaluer leur effet sur différentsravageurs (insectes, nématodes, champignons).
D’autrepart,
lecolza étant une
plante mellifère,
il estpri-
mordial de vérifier que
l’expression
de cesinhibiteurs n’a
pas d’impact
sur les abeilles.Use of
protease
inhibitors to obtain insect- resistantrapeseed
Rapeseed (Brassica
napus L varoleifera)
is thetarget
of numerousphytophagous
insects,mainly Coleoptera,
whose larvae canseverely damage
this crop. The use of chemicals to control these insects is
becoming
controversial. A new defencestrategy
isproposed
forrapeseed,
based upon the inplanta expression
ofproteinase
inhibitors(PI).
Thedigestive proteinases
of Bariscoerulescens and
Ceuthorrhynchus napi
were studied;they
are members of serine andcysteine proteinase
families. These activities can be inhib- itedby
theplant proteinase
inhibitors, BBI fromsoybean
and OCI from rice.A gene transfer method
using Agrobacterium
tumefaciens was established
using
thespring
’00’ cultivar Drakkar. Plants
expressing
constitu-tively
CII(serine PI)
and OCI(cysteine PI) proteins
were obtained and characterized. These
plants
will be
multiplied
in order to evaluate these effectson different
pests (insects,
nematodes, andfungi).
Moreover, since
rapeseed produces large
amountof nectar, it is
important
to be sure thatproteinase
inhibitor
expression
will not have an effect onhoneybee
behaviour.Einsatz von Proteaseinhibitoren zur Erzeu- gung insektenresistenter
Rapssorten Raps (Brassica
napus L varoleifera)
wird vonvielen
pflanzenfressenden
Insektenbefallen, hauptsächlich
von Käfern, deren Larven die Ernte starkbeeinträchtigen
können. Der Gebrauch vonInsektiziden wird zunehmend konträr diskutiert.
Für
Raps
wird eine neueStrategie
des Pflan-zenschutzes
vorgeschlagen,
die auf Protease Inhibitoren(PI)
beruht. Deshalb wurden Verdau-ungsproteasen
von Baris coerulescens und Ceut-horrhynchus napi untersucht;
siegehören
zu denGruppen
der Serin- undCystein-Proteasen,
derenAktivitäten durch
pflanzliche
PIgehemmt
werdenkönnen
(durch
BBI vonSoyabohnen
und OCIvom
Reis).
Eine Methode des Gentransfer über
Agro-
bacterium tumefaciens wurde unter
Nutzung
desFrühlings
’OO’ Cultivar Drakkareingesetzt.
Eswurden Pflanzen gewonnen und charakterisiert, die die
Ausbildung
der Inhibitoren CII ausSoya (Serin PI)
und OCI aus Reis(Cystein PI) zeig-
ten. Diese Pflanzen sollen vermehrt werden, um ihre
Auswirkung
auf verschiedeneSchädlinge (Insekten, Nematoden, Pilze)
zu erforschen. DaRaps
einegute Bienenpflanze
ist, mußdringend
untersucht werden, ob die PI
Eigenschaft
einenEinfluß auf das Verhalten der
Honigbienen
hat.3. Incidence du
caractère apétale chez
le colza
(Brassica
napus L varoleifera)
sur le
comportement
debutinage
del’abeille
domestique (Apis
melliferaL) : étude préliminaire. J Pierre J Pierre1 ,
M M Renard
Renard2
(
1 INRA, laboratoire de zoologie; 2
2 INRA,
station d’amélioration des plantes,
BP 29,
F-35650 Le Rheu, France)
Des
lignées
de colza sanspétales
ont étérécemment sélectionnées en raison de l’inté-
rêt
qu’elles peuvent présenter
dans la lutte contre la transmission de la sclérotiniose par ces organes. Des observations ont été conduites pour connaître les incidences de cetteimportante
modification de la mor-phologie
florale sur lecomportement
de buti-nage des abeilles en
plein champ.
Pourcela,
unemicroparcelle
de colza sanspétale
A a été insérée entre 2
lignées
témoins(T1, T2)
et l’on acomparé
leurproduction
enfleurs et en nectar à différentes dates en tant que facteurs d’attractivité. On ne détecte
aucune différence entre
lignées
pour la pro- duction denectar,
si ce n’est à une date àlaquelle
laquantité
est faible et où la pro- duction de A estsignificativement légère-
ment
supérieure.
Les insectes sontplus
nombreux sur la
lignée apétale
mêmequand
le nombre de fleurs est
équivalent
entre les2
lignées.
Des mesures de flux des insectes entre les 2types
de fleurs montrent que les abeilles restent fidèles à unelignée (79,7%),
que seulement
7,8% passent
de A vers T1et
12,5%
de A vers T2 et que, par consé-quent,
iln’y
a pas de passage de T1 ou T2vers A. Des travaux ultérieurs sur le com-
portement
debutinage
stricto sensu et lamesure de la
charge pollinique
sur le corpsdes insectes sur ces fleurs doivent com-
pléter
cettepremière
étude.The incidence of the lack of
petals
in oilseedrape
(Brassica
napus L varoleifera)
on theforaging
behaviour ofhoneybees (Apis
mel-lifera
L):
apreliminary study
Rapeseed
lines withoutpetals
haverecently
beenselected because of their
advantage
inavoiding
the transmission of the Sclerotinia disease
by
these organs. Observations were made to know the incidence of this
important
modification of the flowermorphology
on theforaging
behaviourof
honeybees
in the field. Aplot
of anapetalous
line A inserted between 2
petalous
ones(T1, T2)
were
compared
for their flowerdensity
at differ-ent dates and for their nectar
production
as fac-tors of
attractivity.
Nosignificant
difference in nectarproduction
was detectedexcept
at onedate when the
quantities
were low. In this casethe
apetalous
line secretedslightly
more. Theinsects were more numerous on the
apetalous
line even when the number of flowers showed that thehoneybees stayed
on one line(79.7%).
Only
7.8% moved from A to T1 and 12.5% from A to T2. This means there is no transfer from T1 or T2 to A. Further studies on theforaging
behaviour sensu stricto
(by
videorecords)
andmeasurements of
pollen
load on the insectbody
are
continuing.
Einfluß von fehlenden Blütenblättern beim
Raps (Brassica
napus L varoleifera)
auf dasVerhalten der
Honigbienen (Apis
melliferaL):
eine
vorläufige Untersuchung
Rapssorten
sind kürzlich ohne Blütenblättergezüchtet
worden. Sie haben denVorteil,
daßdie
Übertragung
vonSclerotinia,
die durch dieseOrgane erfolgt,
vermieden wird. Im Feldversuch wurdebeoachtet,
welchen Einfluß diesewichtige Veränderung
derBlütenmorphologie
auf dasSammelverhalten der
Honigbienen
hat. Dafür wurde eine kleine Parzelle der blütenblattlosen Linie A zwischen 2 Reihen mit den Linien T1 und T2gepflanzt,
die Blütenblätter besitzen. Bei den Linien wurde die Blütenzahl zu verschiedenen Zeiten und dieNektarproduktion
als Attrakti- vitätsmerkmalverglichen.
Es wurde keinsignifi-
kanter Unterschied in der
Nektarproduktion gefun-
den. Nur an einem
Zeitpunkt,
an dem dieMenge insgesamt niedrig
war, hatten dieapetalen
Linienetwas mehr Nektar. Insekten fanden sich
häufiger
auf der
apetalen
Linie, obwohl die Blütenzahl der Liniengleich
war.Messungen zeigten,
daßHonig-
bienen bei den
jeweiligen
Linienblütenstetig
blie-ben
(79,7%).
Nur 7,8% wechselten von A zu T1 und 12,5% von A zu T2, eserfolgte
also keinTransfer von T1 und T2 zu A. Es werden weitere Versuche zum Sammelverhalten im engeren Sinn
(durch Videoaufnahmen)
undMessungen
überdie
Pollenmengen
amKörper
der Insekten auf den Blütendurchgeführt.
4.
Reconnaissance
decomposés
vola-tils du colza
(Brassica
napus L var olei-fera)
par l’abeille(Apis
melliferaL).
MHMHPham-Delègue
D Laloi O Bailez MLe
Métayer
F Marion-PollM Blight
LWadhams
3
( 1
INRA-CNRS(URA 1190),
laboratoire de
neurobiologie comparée
desinvertébrés,
BP23,
91440 Bures-sur-Yvette ,
; 2INRA,
station dephytopharma- cie,
78026 VersaillesCEDEX,
France 3Department
ofBiological
andEcological Chemistry,
RothamstedExperimental
Sta-tion, Harpenden, Hertsfordshire,
AL52JQ, UK)
Chez l’abeille
domestique
laprépondérance
des
signaux chimiques
et la mise enjeu
decapacités d’apprentissage
olfactif dans lebutinage
de ressources florales ont étédémontrées.
Ce travail est une contribution à l’étude des processus de reconnaissance demélanges
volatils floraux. Les stimulus odorants utilisés sont descomposés
pursou en
mélanges,
et des extraitsnaturels, provenant
de fleurs decolza, plante
trèsvisitée par les abeilles. Trois
approches expérimentales
ont été conduites enparal-
lèle :
i)
Extension conditionnée duproboscis (ECP) :
des abeilles en contention sont sou-mises individuellement à un conditionne- ment du réflexe d’extension du
proboscis,
avec un
mélange
de 9composés. Après conditionnement,
les abeilles sont testéesavec les
produits
individuels. Quatre pro- duits sont bien reconnus par les abeilles(>
70%réponses conditionnées).
ii) Comportement
debutinage
encage
devol : les butineuses en vol libre d’une colo- nie d’abeilles subissent un conditionnement olfactif avec un
dipositif
fournissant une solu- tion sucrée associée aumélange
de 9 com-posés
volatils. Elles sont testées avec lemême
dispositif
diffusant lemélange
et undes 9
produits.
Sur la base du nombre de visites aux différentssites,
ilapparaît
que 3produits
sont aussi attractifs que lemélange.
Ces résultats mettent en évidenceun processus de reconnaissance d’un
mélange
sur la base d’un nombre réduit decomposés (2 produits
communs aux 2expé-
rimentations sont reconnus comme le
mélange).
iii) Couplage chromatographie
enphase
gazeuse (CG)/ECP :
les abeilles subissent3 traitements : conditionnement de l’exten- sion du
proboscis
enréponse à
un extraitfloral de
colza, pseudo-conditionnement
parprésentation
dissociée dans letemps
de larécompense
et del’odeur,
pas de traite- ment. Des abeilles dechaque groupe
sont testées simultanément en sortie de CG. Aucours de l’élution des
produits,
4 zones deréponses
sontdéfinies,
avec deshypo-
thèses sur les
composés
actifs. Desréponses spontanées apparaissent
chezles individus
naïfs ;
cesréponses
sontaccrues par le
conditionnement,
et réduites par lepseudo-conditionnement.
Oilseed rape
(Brassica
napus L varOleifera)
volatiles
recognition by
thehoneybee (Apis mellifera)
The
prevalence
of chemical cues in thehoneybee
and the role of
olfactory learning
in theirforag- ing
behaviour have been demonstrated. This work is a contribution to thestudy
of floral volatile mix- turerecognition
processes. Oilseed rape flower extract or volatilecomponents,
either individual or in mixtures, were used as odour stimuli, the oilseed rape cropbeing highly
attractive to bees.Three sets of
experiments
were conducted in par- allel:i)
Conditionedproboscis
extension(CPE)
assay.Restrained bees were
individually subjected
toan
olfactory conditioning
of theproboscis
exten-sion
reflex,
with a mixture of 9 components. Afterconditioning,
the bees were tested with the indi- vidualcomponents.
Fourcomponents
elicitedhigh
level of conditioned responses(> 70%).
ii) Foraging
behaviour in aflight
room.Free-flying
bees from a
colony
weresubjected
toolfactory conditioning
on a deviceproviding
a sugar solu- tion associated with the9-component
mixture.The
foragers
were tested on the devicediffusing
the mixture and one of the 9 individual compo- nents. From the
respective
number of visits tothe different odour sources, 3
components
wereshown to elicit the same level of attraction than the mixture. These data indicate a mixture
recognition
process based on a reduced number of compo- nents
(2
of thembeing recognised
at the samelevel as the mixture in both
experiments).
iii)
Combined gaschromatography (GC)/CPE.
Bees received 3 treatments, ie
conditioning
ofthe
proboscis
extension to an oilseed rape floral extract,pseudo-conditioning by separate
pre- sentation of the odour and the reward, and no treatment. Bees from each group were simulta-neously
tested at theoutput
of the GC.During
the elution time, 4 CPE areas were
defined,
withhypothesis
on the activecomponents. Sponta-
neous responses were found in the untreated group; these responses were increased in the conditioned group and
depressed
afterpseudo- conditioning.
Erkennung
derDuftstoffkomposition
derRapsblüte (Brassica
napus L varoleifera)
durch die
Honigbiene
Bei der
Honigbiene
sind chemische Reize(Duft- stoffe)
vorherrschend und dieBedeutung
desolfaktorischen Lernens beim Sammelverhalten konnte
nachgewiesen
werden. Diese Arbeit ist einBeitrag
zum Studium desErkennungspro-
zesses von Gemischen aus Blütenduftstoffen.
Als Testsubstanzen wurden Extrakte von
Raps-
blüten oder einzelne bzw eine
Mischung
von Duft-stoffen benutzt. Die
Rapsblüte
ist ein besonders attraktiver Stimulus für Bienen.Folgende
Ver-suchsansätze wurden
parallel durchgeführt:
i)
Biotest mit dem konditionierten Rüsselreflex:fixierte Bienen wurden einzeln einem olfaktori- schen Konditionsreiz mit einer
Mischung
aus 9 verschiedenen Duftstoffenausgesetzt.
Nach derKonditionierung
wurden die Bienen mit den Ein-zelkomponenten
derMischung getestet.
Bei 4Komponenten reagierten
sieebensogut (>70%)
wie auf den konditionierten Reiz.
ii)
Sammelverhalten imFlugraum:
bei frei flie-genden
Bienen wurde eine olfaktorische Kondi-tionierung durchgeführt.
Hierzu wurde eineZuckerlösung
inVerbindung
mit einer 9Kompo- nenten-Duftmischung geboten.
Im Test wurdeden Bienen unter
gleichen Bedingungen
dieMischung
oderjeweils
eineEinzelkomponente
der
Mischung geboten.
Die Anzahl derAnflüge
auf die verschiedenen
Duftquellen zeigte,
daß 3Komponenten
dasgleiche
Niveau vonAnflügen
auslöste wie die
Mischung.
Diese Daten weisen darauf hin, daß derErkennungsprozess
der Duft-mischung
auf eine reduzierte Zahl derKompo-
nenten beschränkt ist
(Bei
beidenExperimenten
wurden 2
Komponenten
mit demgleichen
Niveaubeantwortet wie die
Mischung).
iii)
KombinierteGaschromatographie
GC/ECP:Die Bienen erhielten 3
Behandlungen:
Konditio-nierung
auf Blütenduftstoffe desRaps
im Rüs-selreflextest -
Pseudo-Konditionierung
durch einezeitliche
Trennung
vonAnbietung
der Duftstoffe undBelohnung -
keineBehandlung.
Die Bienenjeder Gruppe
wurdengleichzeitig
amAusgang
des GCs
getestet.
Während der Elutionszeit erga- ben sich 4Reaktionsbereiche,
die ebenfalls für dieHypothesen
von 4 aktivenKomponenten
spre- chen. Bei unerfahrenenGruppen gab
es spon- taneReaktionen,
diese Reaktionen nahmen bei konditioniertenGruppen
zu, nach der Pseudo-Konditionierung
nahmen sie ab.5. Pollinisation de
plantes mâles stériles
desoja (Glycine
maxL)
souscage
d’iso- lement avecMegachile
rotundata Fcomme vecteur de
pollen :
estimations de laproduction
degraines hybrides
etdu flux
pollinique
efficace. P RoumetP Roumet(INRA,
station degénétique
et d’amélioration desplantes,
domaine deMelgueil,
34130Mauguio, France)
L’aptitude
deMegachile
rotundata àpolli-
niser des
plantes
mâles stériles desoja (gène ms2)
a été observée d’unpoint
devue
quantitatif
etqualitatif
à travers 4expé-
rimentations. Le nombre de
graines
pro- duit par lesplantes
mâles stériles a été satisfaisant : ilreprésentait,
en moyenne, 60% de celui desplantes
fertilesisogé- niques (avec
des valeurs extrêmes de 44 et69%). Cette productivité grainière plus faible
des
plantes
stériles était liée à un moindre nombre de noeudsreproducteurs portant
des gousses. Le fluxpollinique
efficace aété observé au cours de la floraison à l’aide de marqueurs
morphologiques
et enzyma-tiques.
Les différences entre les durées de floraison des différentsgéniteurs expli- quaient
l’essentiel des différences de contri- bution entrechaque
donneur depollen
aunuage
pollinique
efficace. Eneffet,
pour un nombre de fleurssimilaire,
le nombre de descendants dechaque géniteur n’était pas
statistiquement
différent.Compte
tenu deces
résultats,
cette utilisation deMegachile
rotundata
représente
un outil très intéres-sant pour la
gestion dynamique de la varia-
bilité génétique
et la production
en nombre
de
graines hybrides.
Use of
Megachile
rotundata F topollinate
malesterile
soybeans (Glycine
maxL)
incaged plots:
estimation ofhybrid
seedproduction
and efficient
pollen
flowThe
aptitude
of leafcutter bees topollinate
malesterile
soybean plants (ms2 gene)
incaged plots
was evaluated in 4
experiments
from both quan- titative andqualitative points
of view. The msplant
seed set wassatisfactory;
on average, itrepresented
60% of the male fertileisogenic
seedset
(with
a range between 44 and68%).
Thelower
yield
of msplants
was linked to a smallernumber of fertile
reproductive
nodes. An efficientpollen
flow was observed over theflowering period
with bothmorphological
andelectrophoretic
markers. Differences between
flowering
durationof
pollen
donors appear to be themajor
factorinducing
unbalancedpopulations.
Thistechnique provides
breeders with a tool fordynamic
man-agement
ofgenetic
resources or forhybrid
seedproduction.
Bestäubung
von männlich-sterilenSoyaboh-
nen
(Glycine max L)
inFlugzelten
durchMega-
chile rotundata:
Schätzung
der Produktionvon
Hybridsamen
und des effektiven Pollen- flussesDie
Eignung
der Blattschneiderbienen zur Bestäu-bung
männlich-steriler Blüten derSoyapflanzen (ms2 Gene)
inFlugzelten
wurde in 4 Versuchen sowohlquantitativ
als auchqualitativ
bewertet.Der Samenansatz der ms2 Pflanzen war zufrie- denstellend: im Durchschnitt hatten 60% des männlich fertilen
Isogens
Samenangesetzt (im
Bereich von 44% und
69%).
Dergeringere Ertrag
der sterilen Pflanzen war
gekoppelt
mit einer klei- neren Anzahl der fertilen Fruchtknoten. Der effek- tive Pollenfluß wurde während derBlühphase
sowohl mit
morphologischen
als auch mit elek-trophoretischen
Markern untersucht. Unterschiede in der Blühdauer derPollenspender
scheint derHauptfaktor
zu sein, der unbalanziertePopula-
tionen
erzeugt.
Diese Technik eröffnet den Züch- tern eine Methode für einedynamische Nutzung
der
genetischen
Resourcen und für die Erzeu- gung vonHybridsamen.
7.
Intensité
depollinisation
et fructifica- tion chez’Lauranne’,
variété autocom-patible
d’amandier(Prunus amygdalus Batsch) JP Torre JP Torre GrossaGrossa,
M M CousinCousin,
B Vaissière G Rodet
(INRA,
station de zoo-logie
etd’apidologie,
BP91, F-84143
Mont- favetCEDEX)
’Lauranne’ est une nouvelle
variété
d’aman- diersélectionnée
pour sa tardiveté et sonautocompatibilité.
Le travail menédepuis
3ans a pour
objectif
de définir ses besoinsen
pollinisation.
Lesrésultats
de 1991 et1992 ont montré en
particulier qu’en
condi-tions
d’autopollinisation passive,
commecelles
pouvant
survenir en l’absenced’abeilles,
cette variété fructifie moins etproduit
des amandonsplus petits
que lors d’unepollinisation
active avec de l’auto- oude
l’allopollen.
Ces résultatssuggèrent
unerelation entre l’intensité de
pollinisation
etla
production
d’amandons que nous avons examinée en 1993.Sur des
pistils
en culture in vitroà 18°C,
on a
appliqué
4 traitementsd’autopollinisa-
tion :
1, 2,
3dépôts
et saturation depollen
sur le
stigmate,
undépôt correspondant à
environ 5
grains
depollen.
Lamigration
destubes
polliniques
au travers dustyle
a étéobservée
12, 24, 36, 48,
60 et 72 haprès
lapollinisation.
Dès
36 haprès
unepollinisation
satu-rante,
tous lespistils
avaient au moins 1tube
pollinique
à la base dustyle.
Un résul-tat similaire n’a
été
obtenu que 48 à 60 haprès
2 ou 3dépôts
depollen.
Avec un seuldépôt
depollen
etaprès
72h,
seulement70% des
pistils
se trouvaient dans la même situation. Ces résultatssuggèrent
que laprésence d’agents pollinisateurs pendant
la floraison maximisera
toujours
laproduc-
tion de ’Lauranne’. Seule une abondante
population
d’abeillespeut
assurer une inten- sité depollinisation
uniforme etélevée,
per- mettant de raccourcir les délais demigra-
tion des tubes
polliniques
et réduisant ainsi la duréed’exposition
auxrisques climatiques
et la
probabilité
d’atteindre un ovule sénes- cent.Pollination
intensity
and fruit set in’Lauranne’,
a
self-compatible
almond cultivar(Prunus amygdalus Batsch)
’Lauranne’ is a new almond cultivar selected for its tardiness and its
self-compatibility.
We have beenevaluating
itspollination
needs for thepast
3 years.The results from 1991 and 1992 demonstrated that with
self-pollination only (in
the absence ofbees),
this cultivar sets fewer fruit andproduces
smaller nuts than when there is some active
pollen
transfer with either auto- or
allo-pollen.
This resultsuggests
that there is arelationship
betweenpol-
linationintensity
and nutproduction.
We investi-gated
thisrelationship
in 1993.Pistils were maintained in vitro at 18°C and received one of 4
pollination
intensities with self-pollen: 1, 2,
or 3pollen
loads, each load consist-ing
of about 5pollen grains,
andthorough
cov-ering
of thestigma.
Pollen tubemigration through
the
style
was observed 12, 24, 36, 48, 60 and 72 h afterpollination.
With the maximum
pollen
load, all thepistils
had at least 1
pollen
tube at the base of thestyle only
36 h afterpollination.
A similar result was obtained after 48 to 60 h with 2 or 3pollen
loads, while with asingle pollen
load,only
70% of thepistils
were in the same situation after 72 h.These results
suggest
that the presence of an activepollinator during flowering
will maximize theproduction
of ’Lauranne’ in all circumstances.Only
an abundant beepopulation
can achieve auniformly high pollination intensity
which short-ens the duration of
pollen
tubemigration
acrossthe
style, thereby reducing
theperiod during
whichthe flowers are the most sensitive to adverse weather conditions and
lowering
theprobability
that the
pollen
tubes reach a senescent ovule.Intensität der
Bestäubung
und des Fruchtan-satzes bei ’Lauranne’, einer
selbst-kompa-
tiblen Zuchtform der Mandel(Prunus
amyg- dalusBatsch)
’Lauranne’ ist eine neue Zuchtform der Mandel, die als
Spätblüher
und Selbstbestäuber(selbst- kompatibel)
selektiert wurde. Während der letzten 3 Jahre haben wir den Bedarf derBestäubung
untersucht. Die
Ergebnisse
der Jahre 1991 und 1992zeigten,
daß diese Zuchtform bei Selbst-bestäubung,
die in Abwesenheit von Bienen erfol- gen kann,weniger
Früchte ansetzt und daß die Mandeln kleinersind,
als bei aktivem Pollen- transfer sowohl miteigenem
als auch mit Fremd-pollen.
DiesesErgebnis
läßt vermuten, daß es eineBeziehung
zwischen der Intensität derBestäubung
und derMandelproduktion gibt.
DieseBeziehung
wurde 1993 untersucht.Die
Blütenstempel
wurden bei 18°C in vitrogehalten
und erhielten 4 verschiedene Behand-lungen
miteigenem
Pollen: sie wurden mit 1, 2 oder 3Pollenladungen
bestäubt,jede Ladung
enthielt etwa 5 Pollenkörner. Der Pollen wurde
sorgfältig
auf der Narbe(Stigma)
verteilt. Das Wachstum des Pollenschlauches durch den Grif- fel wurde nach 12, 24, 36, 48, 60 und 72 Stunden untersucht.Bei der
Höchstmenge
derPollenladungen
warvon allen Narben mindestens ein Pollenschlauch bereits nach 36 Stunden bis zum Grund des Grif- fels
gewachsen.
Ein ähnlichesErgebnis ergab
sich nach 48 bzw 60 Stunden mit 2 oder 3 Pol-
lenladungen,
während bei einereinzigen
Pollen-ladung
nur bei 70% der Narben nach 72 Stun-den dieses Wachstum beobachtet wurde. Diese
Ergebnisse
weisen darauf hin, daß die Anwe- senheit aktiver Bestäuber während der Blüte denErtrag
von ’Lauranne’ injedem
Fall maximiert.Nur eine ausreichende
Bienenpopulation
kanneine so
gleichmäßig
hoheBestäubung erreichen,
daß das Wachstum des Pollenschlauchs durch den Griffelbeschleunigt
wird. Dadurch wird dieZeitspanne
zwischenBestäubung und
Befruch-tung verkürzt,
in der die Blüte amempfindlich-
sten gegen schlechte
Wetterbedingungen
ist.Gleichzeitig
wird die Wahrscheinlichkeit verrin-gert,
daß der Pollenschlauch nur eine bereitsgealterte Samenanlage
erreicht.9. Pollinisation et flux
polliniques
dansl’atmosphère
d’unverger
dekiwi,
Actini-dia deliciosa var deliciosa Chev.
F Malabœuf B Vaissière
P Cour 2
G Rodet JP Torre Grossa 1( 1 INRA,
sta-tion de
zoologie
etd’apidologie,
BP91,
F-84143
Montfavet CEDEX:
2 URA 327 duCNRS,
laboratoire depalynologie,
universitéde
Montpellier II,
Sciences etTechniques
duLanguedoc
F-34095Montpellier
CEDEX5)
Le kiwi est une liane fonctionnellement
dioïque
dont les fleurs des 2 sexesprodui-
sent du
pollen.
Des travaux menés enenceintes
grillagées
ont montré que le ventjoue
un rôle dans lapollinisation des
ver-gers. Notre étude avait pour
objectif
demesurer les flux
polliniques atmosphériques
issus des fleurs staminées et
pistillées.
En
1992,
dans ledépartement
desLandes,
unegirouette porte-filtres (inter- ception passive
dupollen)
a étéplacée
aumilieu d’un verger de 9 ans, entre 2 lianes femelles et à
égale
distance des lianesmâles
lesplus proches.
Les lianes femelles(cv ’Hayward’)
etmâles (cv ’Matua’) étaient
conduites en T-bar et les filtres étaient au
niveau des fleurs les
plus
hautes(2 m). Les
filtres ont été
exposés pendant
despériodes
de 2 h sur
2 j
consécutifs et despériodes
de 24 h durant toute la floraison des lianes femelles. Ces
filtres
de 400cm 2
engaze hydrophile imprégnée
d’huile de silicone ont été dissous.Après acétolyse, nous avons
dénombré séparément le pollen
des 2 types,
de fleurs.
Les concentrations
polliniques quoti-
diennes ont évolué de
façon
semblable aucours de la floraison avec un maximum de 43 et 39
grains
depollen
de kiwi parm 3
d’air et parjour
pour les fleurs staminées etpis- tillées, respectivement.
Les fluxpolliniques
ont nettement varié au cours de la
journée
avec un
pic
se situant entre 7 h et 13 h(temps universel)
pour lepollen
des fleursstaminées
(78%
du total degrains capturés
par
jour)
et entre 9 h et 13 h pour lepollen
des fleurs
pistillées (73% du total de grains capturés par jour). Ces périodes
coïncident
périodes
coïncidentavec les
phases
de déhiscence des anthères et d’activité maximale des abeilles.Pollination and
pollen
flow in theatmosphere
of a kiwifruit
orchard,
Actinidia deliciosa vardeliciosa Chev
Kiwifruit is a
functionally
dioecious vine and flow-ers of both sexes
produce pollen.
Studies withinsect-proof
cages have shown that windplays
a
significant
role inpollination
of kiwifruit orchards.Our
objective
was to measure theatmospheric
pollen
flow from staminate andpistillate
kiwifruit flowers.In 1992, we installed a
pollen sampler (passive pollen capture)
between 2 female vines and at the same distance from the nearest male vines in the middle of a9-year-old
orchard in the Landes(southwest France).
Female(cv ’Hayward’)
andmale
(cv ’Matua’)
vines were trained on standardT-bar and
pollen
filters were at the level of thehighest
flowers(2 m).
Filters wereexposed
con-tinuously
forperiods
of 2 h on 2 consecutivedays
and for
periods
of 24 hthroughout
female bloom-ing.
The 400 cm2 filters were made of cellulosicgauze
slightly impregnated
with silicon oil.They
were dissolved and, after
acetolysis,
the amountof
pollen
from staminate andpistillate
kiwifruitflowers was recorded
separately.
Daily atmospheric pollen
concentration var-ied
similarly throughout
theblooming
season withmaxima of 43 and 39 kiwifruit
pollen grains
per m3 of air and perday
for staminate andpistillate
flow-ers,
respectively.
Airbornepollen
flow variedthroughout
theday
with apeak
between 0700 h and 1300 h(universal time)
for thepollen
of stami-nate flowers
(78%
of the total number ofpollen grains captured
perday)
and 0900 h and 1300 h for thepollen
ofpistillate
flowers(73%
of the totalnumber of
pollen grains captured
perday).
Theseperiods
coincide with those of anthesis and max- imum insectforaging.
Bestäubung
undPollenflug
in einer Kiwi-fruchtplantage (Actinidia
deliciosa var deli-ciosa
Chev)
Die Kiwifrucht ist funktionell eine
zweihäusige
Ran-kenpflanze,
obwohl beide Geschlechter Pollen erzeugen. Versuche in für Insekten undurchläs-sigen Käfigen
habengezeigt,
daß der Wind eine bedeutende Rolle bei derBestäubung
der Kiwi-plantagen spielt.
Unser Ziel war es zubestimmen,
wievielFlugpollen
von den Staubbeuteln(Sta- mina)
auf die Narben der Kiwiblütengelangen.
1992 stellten wir einen Pollensammler
(passive Pollenfalle)
mitten in einer 9 Jahre alten Plan-tage (Landes,
SüdwestFrankreich)
zwischen 2weibliche Pflanzen und im
gleichen
Abstand vonder nächsten männlichen Pflanze auf. Die Ranken
von
vorwiegend
weiblichen(cv ’Hayward’)
bzwmännlichen
(cv ’Matua’)
Pflanzen wurden anStandard T-Balken gezogen und die Pollenfilter
waren in Höhe der höchsten Blüten
(2 m)
ange- bracht. Die Filter wurden fortlaufend für die Dauervon 2 Stunden an 2
aufeinanderfolgenden Tagen
und für
je
24 Stunden während dergesamten
Blüte
aufgestellt.
DieFilter,
die aus 400 cm2Zel-lulosegaze
bestanden und leicht mit Silikonölgetränkt
waren, wurdenaufgelöst.
Nach der Ace-tolyse
bestimmten wirgetrennt
diePollenmenge
von den
vorwiegend
männlichen(staminaten)
bzw weiblichen
(pistillaten)
Blüten.Die
tägliche
Konzentration derFlugpollen
vari-ierte bei staminaten und
pistillaten
Blüten in ähn- lichem Bereich während der ganzen Blühsaison mit Maxima von 43 bis 39 Pollenkörnern pro m3 Luft undTag.
Während desTagesverlaufs
vari-ierte die
Menge
desFlugpollens
mit einem Peakzwischen 7.00 und 13.00 h
(Weltzeit)
bei Pollender staminaten Blüten
(78%
derGesamtmenge
der Pollenkörner pro
Tag)
und einem Peak zwi- schen 9.00 und 13.00 h für Pollen derpistillaten
Blüten(73%
derGesamtmenge
proTag).
DiesePeriode fällt mit der Blühzeit und dem Maximum der Sammelaktivität der Insekten zusammen.
14.
Comparaison
desperformances pol-
linisatrices du
pollinisateur (Blastophaga psenes) et d’un parasite (Philotrypesis caricae)
de figuier.
MC MC Anstett, Anstett,
A A Tayou, Tayou,
FF
Kjellberg (CEFE, CNHS, 1919,
route de
Mende,
BP 5051,
F-34033 Montpellier
CEDEX
01)
L’étude de la coévolution entre les
plantes
etleurs
pollinisateurs
estparticulièrement importante
dans le cas d’interactionsspé- cifiques obligatoires
tel le mutualismefiguier- pollinisateur.
Les fleurs defiguiers (Mora-
ceae, Ficus
sp)
sont enfermées dans lesfigues.
Elles ne sontpollinisées
que par un chalcidienspécifique (Agaonidae) qui pond
à l’intérieur de certains ovaires de
figuier.
D’autres chalcidiens sont
parasites,
ils pon- dent à travers laparoi
de lafigue
et nepol-
linisent pas
puisqu’ils
n’entrentjamais
dansla
figue. Après quelques semaines, les nou-
veaux insectes
émergent
dans lacavité
deleur
figue
natale. En sortant ils traversent une zoneremplie
de fleurs mâles et se char-gent
depollen.
Une foisdehors,
ils s’envo- lent à la recherche d’une autrefigue récep-
tive où
pondre
leurs oeufs. Lacomparaison
entre
Blastophaga
psenes(pollinisateur
dufiguier cultivé)
etPhilotrypesis
caricae(son parasite)
montre quei)
lePhilotrypesis
trans-porte
un peu moins depollen
que lepollini-
sateur
(env 80%) ; ii)
unefigue
sanspollini-
sateur où un
Philotrypesis
est introduit deforce produit
moitié moins degraines qu’une figue pollinisée normalement. Le comporte-
ment des insectes
peut expliquer
cette dif-férence : le
pollinisateur parcourt
toute lacavité pour chercher un site de
ponte
alors que lecomportement
duPhilotrypesis
estsans doute
erratique.
Ces faibles différences montrent
qu’aucune adaptation
n’estindispensable
au
transport
depollen.
Pour être unpollini-
sateur de
figuier efficace,
il suffirait au para- site de rentrer dans lafigue
au bon moment.A
comparison
of thepollinating ability
offig pollinators (Blastophaga psenes)
andfig
par- asites(Philotrypesis caricae)
Studies on the coevolution of
plants
and theirpol-
linators areparticularly important
when the inter- action isobligatory
andspecies specific.
This is thecase for the mutualism between
fig
trees(Moraceae,
Ficussp)
andfig
wasps.Fig
flowersare contained within the
fig (sycone)
and canonly
be
pollinated by
aspecific
chalcidoid(Agaonidae)
which
lays
eggs inside the ovaries. Other chalci- doidspecies
areparasites
and alsolay
eggs inside the ovaries but from the outside of the sycone;they
neverpollinate
sincethey
do notenter the sycone. A few weeks later,
newly
bornwasps emerge in the
cavity
of their natal sycone.When
leaving
the sycone,they
pass the gorge of the sycone wherethey
brushagainst
male flowersand are thus loaded with
pollen.
Once outside,pollinators
andparasites fly
in search of anotherreceptive fig
in which tolay
their eggs. In thisstudy,
thecomparison
betweenBlastophaga
psenes
(the pollinator
of the cultivatedfig tree)
and
Philotrypesis
caricae(the parasite)
has shownthat:
1) Philotrypesis
carriesslightly
lesspollen
than
Blastophaga (circa 80%);
and2)
when aPhilotrypesis
isartificially
introduced into a recep- tivefig,
thefig produces
50% of the normal seed set.Wasp
behaviour mayexplain
this difference in thatpollinators explore
allfig
cavities asthey
search for a site in which to
lay
eggs, whereasparasite probably
have a more random behaviour.The small differences between
pollinators
andparasites
indicate that noparticular adaptation
is necessary forpollen transport.
For theparasitic
wasps,
entering
afig
at the correctdevelopment stage
isenough
for it to act as an efficientfig pol-
linator.
Vergleich
derBestäubungsleistung
beim Fei-genbaum (Ficus sp)
vonFeigen-Bestäubern (Blastophaga psenes)
undFeigen-Parasiten (Philotrypesis caricae)
Studien über die Coevolution von Pflanzen und ihren Bestäubern sind besonders
wichtig,
wenndiese
Beziehung obligatorisch
undartspezifisch
ist. Das trifft im Falle des Mutualismus zwischen den
Feigenbäumen (Moraceae,
Ficussp)
undden
Feigen-Wespen
zu.Feigenblüten
befindensich innerhalb der
Feige (Scheinfrucht)
und kön-nen nur durch eine
spezifische Erzwespe (Chal-
cidoidea,Agaonidae)
bestäubt werden, die ihre Eier innen an derSamenanlage ablegt.
AndereErzwespenarten
sind Parasiten, die ihre Eier auch in dieSamenanlage ablegen,
die Scheinfrucht aber von außen anstechen und niemals bestäu- ben, da sie nie in die Scheinfruchtgelangen.
Einpaar Wochen
später schlüpfen
diejungen
Wes-pen in der Höhle ihrer Geburtsfrucht. Beim Ver- lassen der Scheinfrucht müssen sie durch einen engen Hals
laufen,
wobei sie gegen die männli- chen Blüten stoßen und dabei mit Pollen bela- den werden. Einmalaußerhalb,
suchen sowohl die Bestäuber als auch die Parasiten neuegeeig-
nete
Feigenblüten,
in die sie ihre Eierlegen.
Indieser Studie
zeigte
derVergleich
zwischen Bla-stophaga
psenes(dem
Bestäuber der kultivier- tenFeigenbäume)
undPhilotrypesis
caricae(dem Parasit),
daßPhilotrypesis
etwasweniger
Pollenträgt
alsBlastophaga (ca 80%).
Weiterzeigte
sich, daß bei künstlicherEinbringung
von Philo-trypesis
in einerezeptive Feigenblüte,
dieFeige
50% des normalen Samenansatzes bildet. Dieser Unterschied könnte durch das Verhalten der
Wespe
erklärt werden. DieBestäuberwespe inspi-
ziert alle Höhlen der Scheinfrucht auf der Suche nach dem
Platz,
an dem sie die Eierablegen
kann, während der Parasit wahrscheinlich eine mehrzufällige Bewegung zeigt.
Die