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Les détecteurs TES principes et technologie

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(1)

HAL Id: hal-03252683

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Damien Prêle -Apc

To cite this version:

Damien Prêle -Apc. Les détecteurs TES principes et technologie. École thématique. France. 2012.

�hal-03252683�

(2)

Electronique de lecture

Les détecteurs TES principes et technologie

Damien Prêle - APC1

7ème école thématiqueDétection de Rayonnement à Très Basse Température

21-25 Mai 2012

1. Ce cours s’inspire des travaux réalisés dans l’équipe deMichel Piat particulièrement durant la thèse deJoseph Martino.

DRTBT 2012 -TES principes et technologie 1 / 90 [email protected]

(3)

Introduction

Les détecteurs TES utilisent la transition Normal/Supra- conducteurcomme moyen de transduction.

TES −→Transition-Edge Sensors

On utilise latrès grande variation de résistance en fonction de la températuredans la transition pour détecter d’infimes variations de température.

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(4)

Electronique de lecture

Introduction

(2): TES Bolomètre supraconducteur

Lorsque lesfluctuations de températureont pour cause l’ex- position à uneonde EM, on parle alors de détection bolomé- trique.

Littéralement, bolomètre (grec :bolè= radiation etmetron= mesure) désigne un détecteur de radiations.

Quand il s’agit dedétection de particules, on parle plutôt de calorimètre.

Quoi qu’il en soit, seul la transduction radiation → tempéra- ture change. Les TES désignent "abusivement" un ther- momètre supraconducteur découplé thermiquement, as- socié à un absorbeur de radiation.

ABSORBER

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(5)

Introduction

(3): TES Matrices de bolomètres/normalsize

Forte contre réaction électro-thermique :

Homogénéisation de la sensibilité entre différents pixels

Lecture des TES à l’aide de SQUID :

Amplificateur cryogénie jusqu’à 0 K - multiplexage pos- sible au plus près des matrices de TES

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(6)

Electronique de lecture

Plan

1 Principe de la bolométrie et thermomètre Détection bolometrique

Thermomètres résistifs et polarisation

Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

2 TES : bolomètre supraconducteur Circuit de polarisation

Modèles et mesures Procédé de fabrication

3 Electronique de lecture SQUID

Multiplexage à SQUID

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(7)

Plan : Principe de la bolométrie et thermomètre - Détection bolometrique

1 Principe de la bolométrie et thermomètre Détection bolometrique

Thermomètres résistifs et polarisation

Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

2 TES : bolomètre supraconducteur Circuit de polarisation

Modèles et mesures Procédé de fabrication

3 Electronique de lecture SQUID

Multiplexage à SQUID

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(8)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

MHz GHz

THz

f

λ

m mm µm Å

eV

keV MeV

E

Radio Télé Radar IRVisible UV X γ Cosmic

Detection cohérente

Ionisation Photo

conduction Chaleur

Bolomètre Calorimètre

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(9)

Couplage avec la radiation

La transductionradiationtempérature peut se faire différemment en fonction, en particulier, des longueurs d’ondes :

mm au IR :il est facile dedissiper la radiation dans une résistance (métal normal) :

Soit en exposant directement ce dissipateur à l’onde EM

(adaptation à l’impédance du vide).

Soit en captant l’onde à l’aide d’une antenne et en dissipant le courant cohérent dans une résistance.

X et particules haute énergie :utiliser un matériaux

"massif" avec lequel les photons ou les particules de haute énergie vont interagir. Cette interaction créera une petite élévation de température.

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(10)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Absorbeur/Dissipateur

Adaptation d’impédance : Une onde électromagnétique

(TEM) est correctement dissipée dans un matériaux s’il présente la même impédance caractéristique (quand il y a un back-short)

que celle du vide (Z0377Ω).

La résistivité typique d’un métal est de l’ordre de 100Ωnm.

Pour obtenir 377 Ω, il faudrait réaliser des absorbeurs de qq nm seulement. En pratique on réalise des absorbeurs plus épais (épaisseur = r), et on adapte l’impédance en les structurant:

ρ

r = 377Ω ρr = 290Ω

192−92 192 377 = 290Ω

ρ

r = 142Ω

4 19+3 4 5 192 377 = 142Ω

>λ λ

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(11)

Antenne – Dissipateur

Une antenne permet la conversion d’une onde EM en courant à la même fréquence que l’onde

Le courant HF est ensuitedissipé dans une simple

résistance (conversion en chaleur)pour la détection bolométrique.

Cette résistance n’a plus besoin d’avoir une dimension de l’ordre de grandeur de la longueur d’onde.

Elle peut aussi être déportée du plan focale.

λ

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(12)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Modèle thermique de bolomètre

Pi PJ C,T G,Pbath

Tb

Pi [W] → Puissance incidente

PJ [W]→ Puissance dissipée par effet Joule dans le thermomètre

C [J/K]→ Capacité calorifique du dissipateur couplé au thermomètre

T [K] → Température du bolomètre G [W/K] → Conductance thermique Pbath [W]→ Puissance de fuite Tb [K] →Référence de température Conversion d’énergie E en température EC =δT Constante de temps naturel du bolomètre τ = CG

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(13)

Réponse du bolomètre

La réponse d’un bolomètre peut être décrite pardeux équations différentiellesinterdépendantes

l’uneélectriquequi décrit les fluctuations de courant ∂I∂t ou de tension ∂V∂t dissipée dans le thermomètre. Elle dépend de la nature du thermomètre(Résistif : semi ou supra-conducteur) et du type de polarisation(courant ou tension).

l’autrethermique qui décrit les fluctuations de température

∂T

∂t :

∂E

∂t =Pi+PJPbath=C∂T

∂t

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(14)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Considération petit signal : T (t) << T

0

J.P. Torre

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(15)

Réponse thermique du bolomètre

Rappel :Pi+PJ =C∂T∂t +Pbath

Linéarisation autour d’un point de fonctionnementT0 La fuite thermique

Pbath

T0

Pbath0 +∂P∂Tbath

T0

δTPbath0 +GdδT avecGd = ∂P∂Tbath

T0

la conductance thermique dynamique etδT =TT0 le gradient de température entre le bolomètre et la référence

+PJ dépend du thermomètre et de ses conditions de polarisation.

Il donne laréponse du thermomètreaux fluctuations de température du bolomètre :réaction électro-thermique

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(16)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Plan : Principe de la bolométrie et thermomètre - Thermomètres résistifs et polarisation

1 Principe de la bolométrie et thermomètre Détection bolometrique

Thermomètres résistifs et polarisation

Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

2 TES : bolomètre supraconducteur Circuit de polarisation

Modèles et mesures Procédé de fabrication

3 Electronique de lecture SQUID

Multiplexage à SQUID

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(17)

Thermomètre résistif

Le bolomètre convertit la radiation en température Le thermomètre convertit latempérature en une grandeur mesurableen générale électrique (tension ou courant)

Thermométrie par mesure de la variation de résistance R(T)

- Thermistances

Coefficient de Température Négatif -CTN Oxydes métalliques ou semi-conducteurs

- Thermo-résistances

Coefficient de Température Positif -CTP

Métaux normaux et transitions supra. (TES)

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(18)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Polarisation d’un bolomètre résistif

On polarise le thermomètre résistif afin de bénéficier d’unsignal électriqueimage de la variation de résistance et donc de la va- riation de température.

Il existe deux méthodes simples de polarisation

1 Polarisation en courant

IBIAS V(T)

Lecture en tension V(T) =R(T)×IBIAS

2 Polarisation en tension

VBIAS I(T)

Lecture en courant I(T) =VBIAS/R(T)

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(19)

Polarisation en courant

Polarisation en courant de bolomètre résistif

IBIAS V(T)

V(T) =R(TIBIAS PJ(T) =R(TIBIAS2 Contre-réaction électro-thermique

T %=⇒ PJ &

Stable

T %=⇒ PJ % Instable

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(20)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Polarisation en tension

Polarisation en tension de bolomètre résistif

VBIAS I(T)

I(T) =VBIAS/R(T) PJ(T) =VBIAS2 /R(T) Contre-réaction électro-thermique

T %=⇒ PJ % Instable

T %=⇒ PJ &

Stable

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(21)

Choix d’une polarisation

Pour des raisons de stabilité, un bolomètre à thermomètre ...

Semi-conducteur(CTN) ⇒ polarisation encourant / Lecture en tension

Rq : En pratique la contre réaction électro-thermique n’est pas suffisamment forte dans un bolomètre à semi-conducteur pour en- traîner une instabilité rédhibitoire. Il est cependant plus commun d’amplifier une tension

Supra-conducteur(CTP)⇒polarisation en tension/ Lecture en courant

Rq : Pour la détection à "1 photon",on peut exploiter l’insta- bilité forte des supra. polarisés en courantpour "amplifier"

des événements de très faibles amplitudes (SNPD). Il faut cepen- dant "réinitialiser" l’alimentation à chaque détection

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(22)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Impédance de source

(polarisation)

et de lecture

(amplificateur)

1 Polarisation (BIAS)

Tension−→ZBIAS ZThermo.ZINAmp.

Courant−→ZBIAS ZThermo.//ZINAmp.

2 Lecture (Impédance d’entrée de l’amplificateur) Tension−→ZINAmp. ZBIAS//ZThermo.

Courant−→ZINAmp. ZBIAS+ZThermo.

+La contrainte est forte surZINAmp. etZBIAS

Semi-conducteur polarisé en courant et lu en tension:

résistivité très élevé (limT→0ZThermo.=∞)

ZBIAS etZINAmp. ZThermo.≈ ∞ →amplificateur JFET

Supra-conducteur polarisé en tension et lu en courant:

résistivité très faible (limT→0ZThermo.= 0)

ZBIAS etZINAmp. ZThermo.0amplificateur à SQUID et résistance de shunt pour la polarisation

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(23)

Sensibilité logarithmique du thermomètre

RThermo. peut fluctuer sous deux effets(plus ou moins distinct) :

1 La température à courant constant

2 Le courant à température constante (formalisme TES)

R(T,I)≈R0+ ∂R

∂T I0

δT +∂R

∂I T0

δI

α= logR

logT I0

= T0 R0

∂R

∂T I

0

β= logR

logI T0

= I0 R0

∂R

∂I T

0

Résistance du bolomètre⇒ R(T,I)≈R0+αRT0

0δT +βRI0

0δI

+RThermo.=R=R0+δR;T=T0+δT; IBIAS=I=I0+δI; VBIAS=V=V0+δV. . .

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(24)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Résistance dynamique du thermomètre

Rappel :R(T,I)R0+αRT0

0δT+βRI0

0δI

Rdyn = ∂V

∂I T

0

= [R(T0,I)I]

∂I =

h

R0+βRI0

0δI

(I0+δI)i

∂I

=

∂(

cst

z }| {

R0I0+βR0δI+R0δI+

2ndorder

z }| { βR0

I0

δI2)

∂I 'βR0+R0

Rdyn =R0(1 +β)

Réponse du thermomètre à une fluctuation de polarisation HF sansPiàT0

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(25)

Plan : Principe de la bolométrie et thermomètre - Schéma-block de la rétroaction

électro-thermique

1 Principe de la bolométrie et thermomètre Détection bolometrique

Thermomètres résistifs et polarisation

Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

2 TES : bolomètre supraconducteur Circuit de polarisation

Modèles et mesures Procédé de fabrication

3 Electronique de lecture SQUID

Multiplexage à SQUID

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(26)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Rétroaction Electrique/Thermique

++ Pi

Thermique

P T

Electrique PJ

Unefluctuation de puissance apportée au bolomètre en- traine une fluctuation de la résistance du thermomètre et donc une fluctuation de PJ, et donc une fluctuation de puissance apporté au bolomètre.

Le signe dépend du signe de ∂T∂R et de la polarisation La force dépend de la pente de ∂R∂T et donc deα

La force est grande du coté des supra.

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(27)

Signe de la rétroaction électro-thermique

Signe

Positive : Instable; Dans le cas d’un bolomètre, il s’agit d’un emballement thermique.

CTN polarisé en tension CTP polarisé en courant

Négative : Contre-réaction ; s’oppose aux fluctuations → stabilise un point de fonctionnement.

CTN polarisé en courant

CTP polarisé en tensioncas général des TES

L’utilisation d’un bolomètre en régime linéaire requiert un signe négatif de la contre-réaction sur toute la bande passante du système contre-réactionné (τeff = GC

eff) et même au-delà

+Attention aux capacités et inductances dans le circuit de polarisation qui font tourner la phase

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(28)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Force de la contre-réaction électro-thermique (N)ETF

La force de la contre réaction est donnée par le gain de boucle du schéma block :

++ Pi

Thermique

P T

Electrique PJ

L = ∂T∂P∂P∂TJ = ∂T∂P∂P∂RJ∂R∂T

∂T

∂P - fonction de transfert Thermique du bolomètre

1 Gd

1+jωτ

∂PJ

∂T - fonction de transfert Electrique du bolomètre :

∂PJ

∂R dépend de la polarisation : ∂(RI∂R2) =I2ou ∂(

V2 R)

∂R =V2

R2

∂R

∂T pente du thermomètre =αRT0

0

Negative Electro-Thermal Feedback - (N)ETF

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(29)

Gain de boucle ouverte et fermé de l’ETF

Rappel :L = ∂T∂P∂R∂T∂P∂RJ

Boucle ouverte :L

Lsemi.= 1+jωτ1/Gd ×αRT0

0 ×I2

ω=0 =−PGj0|α|

dT0

Lsupra.= 1+jωτ1/Gd ×αRT0

0 × −VR22

ω=0

=−GPj0α

dT0

LIsupra. = 1+jωτ1/Gd ×αRT0

0 ×I2 ω=0

= GPj0α

dT0 formalisme Irwin et al.

attention,αest négatif dans le cas d’un semi-conducteur

Boucle fermée : ∂P∂T

i =

∂T

∂P

1− L

1+jωτ

∂T

∂Pi = 1

1−1+jωτL 1/Gd

1+jωτ = 1+jωτ1/Geff

eff avecGeff=Gd(1L) etτeff= 1−τL

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(30)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Paramètres effectifs du bolomètre en ETF

Geff =Gd(1 +|L|) etτeff = 1+|τL|

∂T

∂Pi = 1/Geff

1 +jωτeff avec τeff = C Geff

L’ETF augmente la bande passante mais diminue le gain en [K/W]. A la limite ( lim

|L|→∞), le gain en boucle fermé tend vers 0 etla température du bolomètre reste constante.

Paradox pour un thermomètre ?

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(31)

Sensibilité du bolomètre en ETF

La grandeur mesurée est une tension ou un courant image d’une puissance.

La température est un "signal d’erreur" intermédiaire.

Rappel : ∂T∂P =1+jωτ1/Geff

eff et ∂R∂T =αRT0

0 ∂R

∂P =αR0

T0

1/Geff

1 +jωτeff

[Ω/W]

Lecture en tension : ∂V∂R

I=cst =I

∂V

∂P =SV(ω) =αTV

0

1/Geff

1+jωτeff = TαV

0Gd

1 1+|L|

1

1+jωτeff[V/W] Lecture en courant : ∂R∂I

V=cst

=−RV2

∂I

∂P =SI(ω) =−αTI

0

1/Geff

1+jωτeff =−TαI

0Gd

1 1+|L| 1

1+jωτeff[A/W]

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(32)

Electronique de lecture Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

Sensibilité du bolomètre en ETF

(2)

+|L|= PGj0|α|

dT0

ω=0

Bolomètre semi-conducteur : Pj0 =RI2 =VI SV(ω) = TαV

0Gd 1 1+|L|

1

1+jωτeff = −1I 1+||LL||1+jωτ1

eff[V/W] Bolomètre supra-conducteur :Pj0 = VR2 =VI

SI(ω) =−TαI

0Gd

1 1+|L| 1

1+jωτeff = −1V 1+||LL||1+jωτ1

eff[A/W]

⇒ lim

α→∞SV = −1

I et lim

α→∞SI = −1 V

V-bias supercon. bolo. for IR and mm astro.A. T. Lee et al

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(33)

Bruit dans un bolomètre

Le bruit d’un bolomètre est exprimé enNoise Equivalent Power

tous les bruits sont ramenés en entrée (en Puissance)

Bruit de photon : Bruit intrinsèque du signal observé

Bruit de phonon : Bruit lié au "transfert de phonon" dans la fuite4kBT2G

Bruit Johnson : Bruit des porteurs de charges dans la résistance du thermomètre, ainsi que dans celles du circuit de polarisation 4kB TR

Bruit de l’amplificateur : Bruit des étages amplificateurs qui suivent le bolo.

Le bruit électrique que l’on mesure est "ramené" en NEP par simple division par la sensibilitéSdu bolomètre.

+Le bruitJohnson est une source large bandede fluctuation de puissance dissipé par effet Joule. Elle entraine dans la bande du bolomètre, une fluctuation de température à laquelle va s’opposer l’ETFréduction du bruit Johnson.

Lorsque la contribution du bruit de photon domine, on dit que le bolomètre estBackground LImited (Perf.) - BLIP.

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(34)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Plan : TES : bolomètre supraconducteur

1 Principe de la bolométrie et thermomètre Détection bolometrique

Thermomètres résistifs et polarisation

Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

2 TES : bolomètre supraconducteur Circuit de polarisation

Modèles et mesures Procédé de fabrication

3 Electronique de lecture SQUID

Multiplexage à SQUID

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(35)

TES : Le bolomètre supraconducteur

Un point très important des TES est leur forte contre-réaction électro-thermique :

Strong Negative Electro-Thermal Feedback

LI = PGj0|α|

dT0

ω=0

100< α <1000 contre -5 à -10 pour les bolomètres à semi-conducteur.

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(36)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Plan : TES : bolomètre supraconducteur - Circuit de polarisation

1 Principe de la bolométrie et thermomètre Détection bolometrique

Thermomètres résistifs et polarisation

Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

2 TES : bolomètre supraconducteur Circuit de polarisation

Modèles et mesures Procédé de fabrication

3 Electronique de lecture SQUID

Multiplexage à SQUID

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(37)

Polarisation en tension d’un TES

Pour qu’un grand α se traduise en forte contre réaction électro- thermique, il faut réussir à polariser en tension.

Utilisation dune résistance deShuntpolarisée en courant comme source de tension basse impédance

VBIAS

TES

I(T) RShunt

IBIAS TES

I(T)

RShunt <<RTES .1Ω ! =⇒ RShunttyp = 10mΩ VBIASIBIASRShunt

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(38)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Polarisation en tension d’un TES, résistances parasites

Un fil d’Or dewire-bondingde qq mm

qq10mΩ ρSl 10−8

300K

103

109 = 10mΩ ρSl 10−10

4K

103

109 =.1mΩ

Les résistances parasites ne peuvent pas être négligées :

RShunt

IBIAS TES

Rpar I(T)

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(39)

Lecture en courant d’un TES

(0)

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(40)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Lecture en courant d’un TES

Le SQUID (Superconducting QUantum Interference Device) est un trans- ducteurflux magnétique / Tension. Associé à une bobine d’entrée, il converti lecourant de l’inductance d’entrée en flux magnétique puis en tension(VSQUID).

RShunt

IBIAS TES

I

Rpar L

IBIASSQUID

VSQUID I VBIAS

+La bobine d’entrée du SQUID est supraconductrice, elle ne rajoute donc pas de résistance, mais une réactance qui ajoute 1 pôle à la contre réaction

électro-thermique. . . 2 pôles : attention à la stabilité.

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(41)

Plan : TES : bolomètre supraconducteur - Modèles et mesures

1 Principe de la bolométrie et thermomètre Détection bolometrique

Thermomètres résistifs et polarisation

Schéma-block de la rétroaction électro-thermique

2 TES : bolomètre supraconducteur Circuit de polarisation

Modèles et mesures Procédé de fabrication

3 Electronique de lecture SQUID

Multiplexage à SQUID

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(42)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Equation thermique et électrique du TES

Pi PJ C,T G,Pbath

T0

VBIAS

R(T,I)

I

RL L Pi+PJ =Pbath+C∂T

∂t

V =IRL+IR(T,I) +L∂I

∂t

RL=PShunt+Rpar

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(43)

Equations thermique et électrique du TES autour d’un point de fonctionnement

Rappel :

C∂T

∂t =−Pbath+Pi+PJ L∂I

∂t =V IRLIR(T,I)

I =I0+δI et T=T0+δT

∂δT

∂t =I0R0(2 +β)

C δI1LI

τ δT+δP C

∂δI

∂t =RL+R0(1 +β)

L δILIG0

I0L δT+δV L LI =GPJ0α

0T0,τel=R L

L+R0(1+β) =R L

L+Rdyn,τI =1−τL

I

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(44)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Expression de la réponse du TES à partir des équations différentielles

Rappel : ∂δT

∂t =I0R0(2 +β)

C δI1LI

τ δT+δP C

∂δI

∂t =RL+R0(1 +β)

L δILIG0

I0L δT+δV L

Réponse du TES : δPδI

SI(ω) = −1 V

1

L τelR0LI +

1RRL

0

+R

0LI

1 τI +τ1

el

ωL2τ

I

L R0

LI =GPJ0α

0T0,τel=R L

L+R0(1+β) =R L

L+Rdyn,τI =1−τL

I

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(45)

NEP d’un TES

Lecourant de bruit in qui circule dans le TES et qui est mesuré au travers du SQUID est ramené en entrée (P) du TES :

NEP = in

|SI|

En cas de forteETFSI = −1VNEP =V ×in NEP2[W2/Hz]

NEP2 =γ4kBT2G } phonon temp. intermédiaire entre T etT0)

+ 1 SI2

4kBT

Rdyn

(1 +ω2τ2) LI2

| {z }

Johnson TES

+4kBT0RL Rdyn2

(LI1)2(1 +ω2τI2) LI2

| {z }

Johnson RShuntet Rpar

+in2

SQUID

| {z }

ampli.

LI= PJG0α

0T0,τel= L

RL+R0 (1+β)= L

RL+Rdyn,τI=1−τLI

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(46)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Mesures et caractérisations

TES polarisé en tention

RShunt

IBIAS TES

I

Rpar L

IBIASSQUID

VSQUIDI VBIAS

Température du bain - Tc, R(T)

Corps-noir, sources radioactives - Pi,τeff

Tension de polarisation - I(V), P(V), R(V), Z(ω) Mesures de bruit -τeff, NEP

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(47)

Mesures R(V)

(principe)

RShunt

IBIAS R

I

Rpar L

IBIASSQUID

VSQUIDI VBIAS

Mesure directe :VSQUIDI =IBIASR RShunt

Shunt+R+Rpar

On en déduitR(VBIAS)

( R=IBIASRShuntIRShunt+Rpar VBIAS =RShuntIBIASR R+Rpar

Shunt+R+Rpar

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(48)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Mesures R(V)

La mesure R(V) donne la modulation de la température du TES par la polarisation pour une température de bain fixe

mais c’est surtout une étape pour la I(V)

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(49)

Mesures I(V)

La mesure I(V) donne la tension deturnoverquand on rentre dans la transition et donc enETF

mais une meilleur manière de voir l’ETF est de regarder la P(V)

DRTBT 2012 -TES principes et technologie 48 / 90 [email protected]

(50)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Mesures P(V)

La partie plate de la P(V) donne l’effet de l’ETF qui maintien la température constante(ici il n’y a quePJ=Gmoy(TcT0))malgré l’évolution de la polarisation.

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(51)

P(V) de pixels différents d’une même matrice à 300 mK

Il faut choisir une tension de polarisation commune oû les P(V) sont toutes plates : tous les TES ont alors la même sensibilité malgré des caractéristiques différentes

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(52)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Mesure petit signal de l’impédance complexe

(principe)

RShunt

IBIAS+iin R

I+i

Rpar L

IBIASSQUID

vSQUIDi VBIAS

Mesure directe :vSQUIDi =iinR RShunt

Shunt+ZTES+Rpar+jLω

Z = δVBIAS

δI =R0(1 +β) + R0LI

1−LI

2 +β 1 +jωτI

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(53)

Impédance complexe du TES : Z (ω)

Fits"Impédance complexe" - Joseph Martino

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(54)

Electronique de lecture Procédé de fabrication

Evolution du bruit de phonon en ETF

Mesures - Joseph Martino

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(55)

Interprétation des mesures de bruit dans la transition

Mesures et modèle - Joseph Martino

NEP2=γ4kBT2G+ 1

S2I

h4kBT Rdyn

(1+ω2τ2)

LI2 +4kRBT0RL

dyn2

(LI−1)2(1+ω2τI2) LI2

i

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Références

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