Correctif de l’exercice 32 : « La politique en mal d’autorité » (pp. 90-96)
1) L’autorité est en crise parce que :
- Il y a un sentiment d’impuissance face à une réalité économique,
environnementale, mondiale… qui devient plus pesante et plus complexe. Il semble qu’il n’y a plus de marge de manœuvre.
- Triomphe de l’esprit critique, un pouvoir ne peut plus imposer quoi que ce soit.
2) Autorité et pouvoir ne sont pas synonymes car il peut y avoir du pouvoir sans autorité et de l’autorité sans pouvoir. L’autorité n’a pas besoin de la force ni de l’argumentation rationnelle.
L’autorité « augmente ».
3) Les trois sources de l’autorité :
- L’autorité qui vient du passé : être relié a un passé fondateur et glorieux parce que hérité et justifié par la généalogie.
- La contemplation du cosmos : lié à la connaissance du monde qui permet de mettre de l’ordre dans le chaos (identification avec l’ordre naturel).
- L’autorité qui vient du sacré (divin) : c’est la proximité avec Dieu.
4) Ce qui est à l’origine de la crise contemporaine c’est l’ébranlement du dispositif chrétien. Lors de la Renaissance, les trois formes primordiales ont été contestées (redécouverte de la culture païenne, découvertes astronomiques, réforme religieuse…
5) Ce qui rend une autorité purement humaine légitime c’est le fait qu’elle bénéficie de l’accord des hommes concernés.
6) La théorie du contrat social qu’on retrouve chez Thomas Hobbes, John Locke, JJ Rousseau (des penseurs du XVIIe siècle) c’est la volonté d’un peuple de vivre sous une loi commune qui justifie le pouvoir de l’Etat. L’égalité, la liberté et la fraternité sont nécessaires.
7) Les faiblesses : La liberté individuelle (nécessaire pour l’idée du contrat social) peut à tout moment se retourner contre elle.
8) Aujourd’hui ce qui fait autorité :
- L’autorité du savoir : l’expertise
- L’autorité charismatique : le leadership
- L’autorité compassionnelle : la sollicitude (autorité de la souffrance humaine) 9) Les « limites » de ces modèles d’autorité :
- Les savoirs/compétences : manque de confiance en elle, peu de certitude, manque de liens entre les savants et les politiciens (gouvernement des experts).
- Le charisme : risque de devenir despote.
- La sollicitude / compassion : peu mener à la démagogie.