Liste représentative
Original : anglais
CONVENTION POUR LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL
COMITÉ INTERGOUVERNEMENTAL DE
SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL
Douzième session
île de Jeju, République de Corée 4 au 8 décembre 2017
Dossier de candidature n° 01272
pour inscription en 2017 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
A. État(s) partie(s)
Pour les candidatures multinationales, les États parties doivent figurer dans l’ordre convenu d’un commun accord.
Panama
B. Nom de l’élément
B.1. Nom de l’élément en anglais ou français
Indiquez le nom officiel de l’élément qui apparaîtra dans les publications.
Ne pas dépasser 230 caractères
Les processus et techniques artisanaux des fibres végétales pour le tissage des talcos, crinejas et pintas du chapeau pinta’o
B.2. Nom de l’élément dans la langue et l’écriture de la communauté concernée, le cas échéant
Indiquez le nom officiel de l’élément dans la langue vernaculaire qui correspond au nom officiel en anglais ou en français (point B.1).
Ne pas dépasser 230 caractères
Procesos y técnicas artesanales de las fibras vegetales para el tejido de los talcos, crinejas y pintas del sombrero pinta’o
B.3. Autre(s) nom(s) de l’élément, le cas échéant
Outre le(s) nom(s) officiel(s) de l’élément (point B.1), mentionnez, le cas échéant, le/les autre(s) nom(s) de l’élément par lequel l’élément est également désigné.
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C. Nom des communautés, des groupes ou, le cas échéant, des individus concernés
Identifiez clairement un ou plusieurs communautés, groupes ou, le cas échéant, individus concernés par l’élément proposé.
Ne pas dépasser 170 mots
La plupart des artisans qui connaissent les processus nécessaires pour obtenir des fibres de bellota, de junco, dechonta, dechisna et depita, et pour confectionner les talcos, les crinejas et les pintas afin de produire le chapeau pinta’o vivent dans la province de Coclé. La majeure partie de la production est concentrée dans les régions géographiques des districts de Penonome, La Pintada et Anton où les artisans, en plus de connaître les processus, s’organisent en coopératives et groupements artisanaux. La Cooperativa Pequeños Productores El Nazareno R.L. de Piedras Gordas, la REMAPA de Machuca, et la Agrupación Agroforestal d’El Copé, par exemple, ont négocié un prêt afin de pouvoir planter des parcelles de matières premières.
D. Localisation géographique et étendue de l’élément
Fournissez des informations sur la présence de l’élément sur le(s) territoire(s) de l’(des) État(s) soumissionnaire(s), en indiquant si possible le(s) lieu(x) où il se concentre. Les candidatures devraient se concentrer sur la situation de l’élément au sein des territoires des États soumissionnaires, tout en reconnaissant l’existence d’éléments identiques ou similaires hors de leurs territoires et les États soumissionnaires ne devraient pas se référer à la viabilité d’un tel patrimoine culturel immatériel hors de leur territoire ou caractériser les efforts de sauvegarde d’autres États.
Ne pas dépasser 170 mots
La province de Coclé (8° 05” et 9° 03” nord et 80° 02” et 8° 05” ouest) est divisée en six districts : Aguadulce, Anton, La Pintada, Nata, Ola et Penonome, et 39 subdivisions appelées
« corregimientos ». La plupart des artisans qui tissent des fibres végétales vivent dans les districts de La Pintada, Penonome et Anton. Certaines communautés sont renommées, comme Tulu, Las Minas, Pedregosa, Membrillo, El Harino, El Cope, Ojo de Agua et Membrillal, entre autres.
La province de Coclé est située à 100 km de la ville de Panama, au centre du pays, et sa côte borde l’océan Pacifique. C’est la cinquième province du Panama en termes de population, laquelle est essentiellement rurale.
Bien que la majeure partie de la production provienne de trois districts de la province de Coclé, des artisans travaillent également ces fibres dans les provinces de Herrera, Los Santos et Veraguas.
E. Personne à contacter pour la correspondance
E.1. Personne contact désignée
Donnez le nom, l’adresse et les coordonnées d’une personne à qui toute correspondance concernant la candidature doit être adressée. Pour les candidatures multinationales, indiquez les coordonnées complètes de la personne qui est désignée par les États parties comme étant le contact pour toute correspondance relative à la candidature.
Titre (Mme/M., etc.) : Ms Nom de famille: Gómez
Prénom : Emma
Institution/fonction : Ministry of Commerce and Industries / General Coordinator in charge of the Safeguarding of the Intangible Cultural Heritage Project
Adresse : Plaza Edison, between Avenida el Paical and Via Ricardo J. Alfaro Numéro de téléphone : (507) 560 0600 extensión 2347
Adresse électronique : [email protected] / [email protected]
Autres informations Leonardo Uribe - General Director of the Industrial Property Registry
pertinentes :
E.2. Autres personnes contact (pour les candidatures multinationales seulement)
Indiquez ci-après les coordonnées complètes d’une personne de chaque État partie concerné, en plus de la personne contact désignée ci-dessus.
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1. Identification et définition de l’élément
Pour le critère R.1, les États doivent démontrer que « l’élément est constitutif du patrimoine culturel immatériel tel que défini à l’article 2 de la Convention ».
Cochez une ou plusieurs cases pour identifier le(s) domaine(s) du patrimoine culturel immatériel dans le(s)quel(s) se manifeste l’élément et qui peuvent inclure un ou plusieurs des domaines identifiés à l’article 2.2 de la Convention. Si vous cochez la case « autre(s) », préciser le(s) domaine(s) entre les parenthèses.
les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel les arts du spectacle
les pratiques sociales, rituels et événements festifs
les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel
autre(s) ( )
Cette section doit aborder toutes les caractéristiques significatives de l’élément, tel qu’il existe actuellement. Elle doit inclure notamment :
a. une explication de ses fonctions sociales et ses significations culturelles actuelles, au sein et pour ses communautés,
b. les caractéristiques des détenteurs et des praticiens de l’élément,
c. tout rôle, catégorie spécifiques de personnes ou genre ayant des responsabilités spéciales à l’égard de l’élément,
d. les modes actuels de transmission des connaissances et les savoir-faire liés à l’élément.
Le Comité doit disposer de suffisamment d’informations pour déterminer :
a. que l’élément fait partie des « pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – » ;
b. que « les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus [le] reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel » ;
c. qu’il est « transmis de génération en génération, [et] est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire » ;
d. qu’il procure aux communautés et groupes concernés « un sentiment d’identité et de continuité » ; et e. qu’il n’est pas contraire aux « instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme ainsi
qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable ».
Les descriptions trop techniques doivent être évitées et les États soumissionnaires devraient garder à l’esprit que cette section doit expliquer l’élément à des lecteurs qui n’en ont aucune connaissance préalable ou expérience directe. L’histoire de l’élément, son origine ou son ancienneté n’ont pas besoin d’être abordées en détail dans le dossier de candidature.
(i) Fournissez une description sommaire de l’élément qui permette de le présenter à des lecteurs qui ne l’ont jamais vu ou n’en ont jamais eu l’expérience.
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
Le processus artisanal qui permet d’obtenir les fibres végétales pour le tissage des talcos, des crinejas et des pintas qui constituent le chapeau pintao repose sur l’utilisation de cinq plantes et de boue. Les cœurs de bellota (Carludovica palmata) sont percés à l’aide d’une aiguille, cuits puis séchés à l’air libre, jour et nuit, avant d’être effilochés de sorte à pouvoir tisser la crineja, de couleur naturelle.
Le junco (Cyperus holoschoenus, de la famille des cypéracées) et les cœurs de chonta ou chunga (Astrocaryum standleyanum) sont coupés, effilochés puis cuits avec des feuilles de chisna (Arrabidaea chica) afin de prendre une teinte rouge. Ils sont ensuite recouverts de boue afin de noircir. Ces fibres sont à nouveau cuites avec de la chisna afin de renforcer la brillance du noir. Les artisans tissent des tresses et créent des talcos aux différents motifs (par exemple, talco uñita negra, talco ojito de corazón negro) ainsi que des pintas (pinta mosquito negro, pinta pata de zorra blanca, etc.).
La feuille de la pita (Furcraea cabuya) est attachée à un arbre et râpée à l’aide d’une machette pour en extraire les fils. Après rinçage et séchage au soleil, ils seront tissés et utilisés pour coudre les crinejas, les talcos et les pintas sur les trois parties du chapeau pintao : la plantilla, la copa et l’ala.
(ii) Qui sont les détenteurs et les praticiens de l’élément ? Y-a-t-il des rôles, des genres, ou des catégories spécifiques de personnes ayant des responsabilités particulières à l’égard de la pratique et de la transmission de l’élément ? Si oui, qui sont-ils et quelles sont leurs responsabilités ?
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
La participation au processus artisanal de fabrication des fibres et des tresses du chapeau pintao varie selon les familles et le temps qu’elles consacrent à ce travail artisanal. En général, il fait intervenir quatre à cinq personnes. Certains plantent (habituellement des hommes mais parfois aussi des femmes), d’autres travaillent la matière première (effilochage, cuisson et séchage), d’autres préparent les crinejas, les talcos et les pintas, et d’autres encore tissent les tresses qui vont former le chapeau. Certaines familles achètent les fibres déjà coupées et tous les membres se partagent le travail d’effilochage. Les femmes se chargent de la cuisson, de la teinte et du séchage (les hommes aussi), et hommes et femmes tissent et créent les motifs.
Il s’agit d’une production manuelle et les techniques sont transmises de génération en génération. La plupart des artisans répertoriés évoquent une mère, une grand-mère, un grand- père, un père ou un oncle qui leur a transmis son expertise. Les plus jeunes partagent leur temps entre école et artisanat, ils commencent donc par apprendre les procédés les plus simples.
Le travail artisanal peut durer de 3 à 10 semaines, suivant la complexité des talcos et des pintas et le nombre de tours nécessaires pour former le chapeau.
Un intermédiaire vient également s’ajouter à cette chaîne ; même s’il n’intervient pas dans la production, il participe à la commercialisation. Le ministère du commerce et de l’industrie ainsi que des municipalités mettent à disposition des équipements et des lieux où installer des marchés artisanaux afin que les artisans puissent vendre directement leurs produits aux consommateurs et faire des bénéfices plus importants.
(iii) Comment les connaissances et les savoir-faire liés à l’élément sont-ils transmis de nos jours ?
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
Les processus et les techniques continuent d’être transmis d’une génération à l’autre, y compris dans le secteur agricole, pour ce qui concerne les plantes.
Les motifs des talcos et des pintas ainsi que les nouvelles teintes montrent que les jeunes générations sont désireuses de créer et d’utiliser de nouvelles propositions, tout en conservant les traditionnelles. Les modèles ont évolué au fil du temps, mais la préparation des matières premières et le tissage restent les mêmes.
Les concours de tissage de crinejas, de talcos et de pintas encouragent les artisans à perfectionner leur art. Lors de certaines fêtes, ces concours sont destinés aux enfants et aux jeunes afin de mettre en avant la valeur qu’ils représentent pour la région.
À l’heure actuelle, plus de 400 artisans qui utilisent les techniques traditionnelles du chapeau pinta’o ont été identifiés. Ces artisans ont conscience qu’ils peuvent vivre de leur activité artisanale et en même temps être fiers de chacune de leurs créations.
(iv) Quelles fonctions sociales et quelles significations culturelles l’élément a-t-il actuellement pour sa communauté ?
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
La pratique de cette activité artisanale a un impact important, à plusieurs égards. Au niveau des familles, elle met en avant la coopération et l’appui à leur propre développement économique et professionnel. Les plus jeunes, qui maîtrisent les nouvelles technologies, utilisent même Internet pour vendre et pour faire connaître leur singularité et leur histoire.
Au niveau des communautés, des groupes de citoyens ainsi que les autorités cherchent des moyens de protéger le milieu écologique. Des propriétaires de terrains vagues ont même prêté leurs terres pendant dix ans afin que ces groupes organisés puissent planter librement.
La région de Coclé accorde une grande valeur au processus artisanal autant qu’au résultat final : le chapeau pintao. Ses motifs sont une source de fierté et sont mis en avant.
Le chapeau pintao est devenu un élément à part entière de la tenue régionale des hommes et des femmes du pays. Il est porté pour les danses traditionnelles et à l’occasion de fêtes dans les communautés.
Les artisans se soutiennent mutuellement dans la vente de leurs produits. Lors du Festival du chapeau pintao, les bénéficiaires sont non seulement les artisans, mais aussi tout ce qui a trait aux fibres végétales et à la gastronomie, sans oublier les familles qui viennent passer un bon moment.
Il n’y a pas une façon de le porter, mais l’élégance de l’homme ou de la femme qui le porte est toujours remarquée. On peut le porter comme un accessoire pour une occasion particulière, pour un spectacle de danse ou pour travailler, et les prix sont fonction des différents types de tissage.
(v) Existe-t-il un aspect de l’élément qui ne soit pas conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme ou à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, ou qui ne soit pas compatible avec un développement durable ?
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
Tous les processus et techniques artisanaux de préparation des fibres végétales et de création des crinejas, talcos et pintas utilisés pour confectionner le chapeau pintao sont conformes aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ainsi qu’au respect entre les communautés.
Les hommes et les femmes participent aux processus, il n’existe aucune discrimination et toute la famille bénéficie du résultat de leur travail. Cette expertise est facilement accessible et cela procure de la joie à toute la famille de voir les fils, les filles et les petits-enfants apprendre les techniques traditionnelles de culture des plantes, de préparation des fibres végétales et de tressage.
Cette activité favorise au contraire la solidarité pour obtenir les matières premières et commercialiser les produits. Les artisans et les fournisseurs de végétaux ont été encouragés à se regrouper en coopératives afin de bénéficier d’avantages et de prix plus compétitifs pour les matières premières, de diversifier les motifs afin de créer de nouveaux produits, et de réaliser des bénéfices plus importants en supprimant le coût des intermédiaires.
Les matériaux utilisés sont totalement naturels, il n’y a donc pas de pollution qui pourrait nuire à l’environnement, à la santé ou au mode de vie des personnes qui vivent dans la région où il est produit.
2. Contribution à la visibilité et à la prise de conscience, et encouragement au dialogue
Pour le critère R.2, les États doivent démontrer que « l’inscription de l’élément contribuera à assurer la visibilité, la prise de conscience de l’importance du patrimoine culturel immatériel et à favoriser le dialogue, reflétant ainsi la diversité culturelle du monde entier et témoignant de la créativité humaine ». Ce critère ne sera considéré comme satisfait que si la candidature démontre de quelle manière l’inscription éventuelle contribuera à assurer la visibilité et la prise de conscience de l’importance du patrimoine culturel immatériel de façon générale, et pas uniquement de l’élément inscrit en tant que tel, et à encourager le dialogue dans le respect de la diversité
culturelle.
(i) Comment l’inscription de l’élément sur la Liste représentative peut-elle contribuer à assurer la visibilité du patrimoine culturel immatériel en général et à sensibiliser aux niveaux local, national et international à son importance ?
Minimum 120 mots et maximum 170 mots
L’inscription sur la Liste représentative contribuerait à la visibilité de l’élément et à la sensibilisation des communautés qui continuent de transmettre ce savoir-faire et concourent au développement de la région. Elle favoriserait la compréhension du processus et susciterait l’intérêt des jeunes générations quant à l’apprentissage des techniques, à la création de motifs innovants et à la commercialisation du produit.
Selon le registre des artisans accrédités par la Direction générale de l’artisanat du ministère du commerce et de l’industrie, et les dossiers du Projet de sauvegarde du PCIP, des milliers de familles bénéficieraient directement ou indirectement de cette activité. Cette reconnaissance salue les efforts des groupes organisés et des autorités.
Les activités d’écotourisme et de tourisme historique qui existent déjà dans la région se développeraient sans porter atteinte à l’élément.
Cette expression est pratiquée et soutenue par des hommes et des femmes, des jeunes et des personnes âgées, pour qui elle est source de cohésion sociale et de sentiments d’appartenance, sans différence ou discrimination.
(ii) Comment l’inscription peut-elle encourager le dialogue entre les communautés, groupes et individus ? Minimum 120 mots et maximum 170 mots
À l’heure actuelle, de nombreux artisans qui interviennent dans différentes étapes techniques se sont regroupés. L’inscription sur la Liste représentative encouragerait d’autres artisans, autorités et organisations à rechercher ensemble des alternatives afin de maintenir l’accès aux matières premières, et d’autres artisans à continuer de travailler à partir de ce qu’ils savent faire. Elle renforcerait l’estime de soi des hommes et des femmes qui s’efforcent de sauvegarder leur art et d’en vivre dignement.
Les artisans de différentes villes participent aux festivités qui sont organisées pour rendre hommage aux techniques artisanales du chapeau pinta’o et qui favorisent la communication entre les communautés ainsi que l’appréciation de leurs styles et de leurs différences. Les artisans sont invités dans les écoles afin de présenter les matériaux nécessaires et leur fabrication. Les enfants de parents non-artisans peuvent ainsi comprendre ce qu’est le travail artisanal et le voir comme une activité respectable et créative.
(iii) Comment l’inscription peut-elle favoriser le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine ? Minimum 120 mots et maximum 170 mots
La communauté de Coclé reconnaît le travail artisanal associé au chapeau pintao ; sa visibilité encouragerait les artisans. Les jeunes générations ont tendance à mépriser le travail rural ou manuel et recherchent des carrières stables aux revenus élevés. L’inscription des techniques et processus des fibres végétales et des techniques de tissage du chapeau pintao sur la Liste représentative confèrerait plus d’importance au travail artisanal et favoriserait son incorporation dans les plans à long terme.
Les couvertures des magazines et les journaux promeuvent la superficialité et l’argent facile ainsi que le statut conféré par des marques connues. Cette reconnaissance mettrait en avant les valeurs du patrimoine dont est faite cette nation. Les motifs des pintas et des talcos du chapeau pintao incitent les jeunes graphistes et créateurs de mode à intégrer des motifs artisanaux dans leurs créations. Ces idées créatives favorisent les liens intergénérationnels, la reconnaissance et la pérennité des connaissances héritées ainsi que leur développement.
3. Mesures de sauvegarde
Pour le critère R.3, les États doivent démontrer que « des mesures de sauvegarde qui pourraient permettre de
protéger et de promouvoir l’élément sont élaborées ».
3.a. Efforts passés et en cours pour sauvegarder l’élément
(i) Comment la viabilité de l’élément est-elle assurée par les communautés, groupes et, le cas échéant, les individus concernés ? Quelles initiatives passées et en cours ont été prises à cet égard ?
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
L’un des facteurs qui pourraient menacer le patrimoine culturel immatériel est le déclin de la population d’artisans experts dans les techniques de production du chapeau pinta’o et l’épuisement des matières premières dû à une exploitation non durable.
Au vu de cette situation, les artisans et les détenteurs de connaissances traditionnelles lancent en priorité des actions visant à sauvegarder ce patrimoine culturel immatériel. Dans ce but, ils se sont organisés en groupements et coopératives, comme la Cooperativa Pequeños Productores El Nazareno R.L. de Piedras Gordas, la REMAPA de Machuca, ou la Agrupación Agroforestal d’El Cope.
Les chanteurs de décimas ou de chansons mejoranas évoquent spontanément depuis des années le travail artisanal, les fibres végétales, les grand-mères, les hommes et les femmes qui connaissent les processus artisanaux du chapeau pintao, et ils participent de nos jours à des concours sur ce thème, coiffés de leur chapeau pintao.
Certains suggèrent de rouvrir des cours de tissage de crinejas, de talcos et de pintas, comme cela se faisait dans les années 1950 ; il existe cependant un cours informel de tissage de crinejas, detalcos et depintas.
Le professeur, Alfreda Quiros, détient une collection personnelle de crinejas, de talcos et de pintas de différentes époques et de différentes communautés. Un musée du chapeau pinta’o a été construit dans le district de La Pintada. Il présente les processus et l’environnement des artisans ainsi que des chapeaux de différentes époques.
Cochez une ou plusieurs cases pour identifier les mesures de sauvegarde qui ont été ou sont prises actuellement par les communautés, groupes ou individus concernés.
transmission, essentiellement par l’éducation formelle et non formelle identification, documentation, recherche
préservation, protection promotion, mise en valeur revitalisation
(ii) Comment les États parties concernés ont-ils sauvegardé l’élément ? Précisez les contraintes externes ou internes, telles que des ressources limitées. Quels sont les efforts passés et en cours à cet égard ?
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
Le Panama a approuvé la Loi 41 du 19 avril 2011, par laquelle il déclare le 19 octobre de chaque année Journée civique de commémoration du chapeau pinta’o, établit « la protection, la promotion et la sauvegarde de la technique d’élaboration artisanale du chapeau pinta’o » et applique « les mesures nécessaires pour préserver et conserver les plantes et matières premières naturelles utilisées pour son élaboration ». Cette loi prévoit une contribution minimum de vingt-cinq balboas (dollars) pour quatre institutions : l’Autorité du tourisme du Panama (ATP), l’Institut national de la culture (INAC), le ministère du commerce et de l’industrie (en espagnol, MICI) et le ministère de l’économie et des Finances (MEF). Elle prévoit également la mise en place d’un festival par les autorités locales, les jeunes, les artisans et les représentants du ministère de l’éducation.
Depuis 2006, la Direction régionale du ministère du commerce et de l’industrie de la province de Coclé, avec l’appui du ministère de l’environnement, soutient le projet de parcelles servant à cultiver les matières premières. Le Secrétariat des sciences et des technologies mène des recherches et définit des orientations dans plusieurs provinces concernant la culture de la
bellota. La Direction générale de l’artisanat (du MICI) organise des foires et des marchés artisanaux afin de promouvoir et de commercialiser les produits de l’artisanat, et remet des cartes d’identification aux artisans (qui leur donnent des avantages lors des marchés et des foires). Depuis 2014, l’Office général de la propriété industrielle, via le projet de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (du MICI), réalise une documentation audiovisuelle et un inventaire dans ce domaine.
Cochez une ou plusieurs cases pour identifier les mesures de sauvegarde qui ont été ou sont prises actuellement par l’(les) État(s) partie(s) eu égard à l’élément.
transmission, essentiellement par l’éducation formelle et non formelle identification, documentation, recherche
préservation, protection Promotion, mise en valeur revitalisation
3.b. Mesures de sauvegarde proposées
Cette section doit identifier et décrire les mesures de sauvegarde qui seront mises en oeuvre, et tout particulièrement celles qui sont supposées protéger et promouvoir l’élément. Les mesures de sauvegarde doivent être décrites en termes d’engagement concret des États parties et des communautés et non pas seulement en termes de possibilités et potentialités.
(i) Quelles mesures sont proposées pour faire en sorte que la viabilité de l’élément ne soit pas menacée à l’avenir, en particulier du fait des conséquences involontaires produites par l’inscription ainsi que par la visibilité et l’attention particulière du public en résultant ?
Minimum 570 mots et maximum 860 mots
Lors de l’évaluation des propositions et des réunions d’analyse, les autorités ont proposé de conserver l’élan et d’organiser le festival annuel du chapeau pintao, avec plus de services et d’espaces pour les artisans maîtrisant les techniques et processus des fibres végétales associés au tissage de la crineja, de la pinta et du talco.
La municipalité de La Pintada encourage l’incorporation des processus des fibres végétales et des techniques de tissage des crinejas, pintas et talcos du chapeau pintao dans les plans d’enseignement scolaire, comme c’était le cas dans les années 1950.
Le projet pilote sur les parcelles, la réservation des espaces de plantation et la formation à l’optimisation des ressources sont quelques-unes des tâches de la Direction régionale du MICI de la province de Coclé, qui restera en communication permanente avec les organisations d’artisans.
Les documents audiovisuels enregistrés pour le Projet de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Panama (en espagnol, PCIP) et l’inventaire des techniques artisanales sont disponibles dans la base de données du Projet et sur le réseau de la Bibliothèque nationale Ernesto J. Castillero, ainsi que dans la vidéothèque du Sistema Estatal de Radio y Televisión (SERTV) et dans les centres de recherche, afin de pouvoir apprécier les interviews qui ont été réalisées et les utiliser dans le système éducatif.
La documentation audiovisuelle et la bibliographie compilées par le Projet de sauvegarde du PCIP seront mises à la disposition des communautés dans des centres culturels, des bibliothèques, des marchés artisanaux et des musées.
La Route du chapeau pinta’o, une activité mise en place par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) en 2013, sera développée afin d’améliorer les conditions de vie de la population. Cela bénéficiera non seulement aux artisans qui maîtrisent les techniques de fabrication du chapeau mais aussi à l’ensemble des expressions culturelles et des producteurs du secteur artisanal, gastronomique et agricole. Cet itinéraire de 13 km de long comprend une visite au Museo de Exposición Mi Sombrero Pinta’o et un circuit à travers les communautés de Vaquilla, Pajonal, Membrillo, El Aguila et Machuca. Ces communautés sont reliées par une route principale qui permettra aux touristes de se promener et de s’arrêter dans chaque ville pour regarder, acheter et apprécier ce que proposent les habitants.
Les communautés du district de La Pintada ont également leur propre stock de tissages de différentes sortes, issus des processus et techniques artisanaux qui sont présentés au Museo de Exposición Mi Sombrero Pintao. Ce dernier est géré par la municipalité régionale, qui met en avant les circuits locaux, scolaires et touristiques. Les documents imprimés contribueront à promouvoir les techniques artisanales et donneront des renseignements historiques et géographiques sur les communautés concernées.
Le MICI organise chaque année des séminaires et des formations à l’occasion de la Foire nationale de l’artisanat. Par conséquent, l’inscription de cette manifestation sur la Liste représentative permettrait de créer de nouvelles activités et de développer de nouveaux concepts.
Même si tous les artisans n’ont pas la possibilité ni le désir d’animer des séminaires et des cours sur les processus des fibres végétales, le temps rémunéré qu’ils pourront consacrer à ces séminaires dans les marchés artisanaux contribuera à créer de nouvelles chaînes de connaissances ainsi que des variantes artisanales d’un même processus.
L’une des principales difficultés est d’accéder aux biens fonciers afin de développer le projet relatif aux parcelles, puisque la rotation des propriétaires de terrains privés, qui les prêtent pour dix années, pourrait diminuer, prendre fin ou ne pas être renouvelée, ce qui gênerait la production des matières premières nécessaires pour maintenir cette activité.
(ii) Comment les États parties concernés soutiendront-ils la mise en œuvre des mesures de sauvegarde proposées ?
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
Un comité inter-institutionnel de groupes locaux prépare actuellement la mise en œuvre de la Loi 35 du 7 juillet 2004 (qui ratifie la Convention sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel). Cette réglementation inclura un engagement inter-institutionnel de poursuivre la documentation et la revitalisation du patrimoine culturel immatériel (PCI) et prévoira une protection juridique contre les préjudices commis par des tiers à l’encontre du PCI. Les comités détermineront les représentants locaux des communautés.
L’État participe à des formations internationales, à des accords et à des conventions qui visent à protéger la propriété industrielle, la propriété intellectuelle et les droits collectifs. Ce devrait devenir un sujet inclusif suscitant un soutien international en vue de leur création et de leur développement.
L’inscription de cette activité sur la Liste représentative de l’UNESCO exigera la mise en place d’un comité local et institutionnel qui répondra aux effets positifs et négatifs pouvant survenir et en évaluera l’impact avec les organisations existantes et les autorités locales.
Des ressources seront prévues à cet effet dans le budget du MICI pour la formation et d’autres institutions seront invitées à participer à cet effort (universités, institutions).
Des accords avec la Biblioteca Nacional Ernesto J. Castillero permettront de proposer des forums cinématographiques aux scolaires ainsi qu’à des groupes d’adultes afin d’analyser des sujets en lien avec le PCI associé aux processus des plantes végétales et aux techniques de tissage artisanal du chapeau pintao.
(iii) Comment les communautés, groupes ou individus ont-ils été impliqués dans la planification des mesures de sauvegarde proposées, y compris en terme de rôle du genre, et comment seront-ils impliqués dans leur mise en œuvre ?
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
Les groupements d’artisans de ce domaine sont déjà très organisés et participent déjà à la sauvegarde de leur PCI ; ils sont inscrits auprès de la Direction générale de l’artisanat et sont même invités à présenter leurs catalogues de produits artisanaux afin d’avoir des stands à la Foire nationale de l’artisanat et d’autres foires locales et régionales.
Les membres de la communauté et les personnes qui participent à la production artisanale bénéficieront d’indemnités et de contrats temporaires afin de continuer à recueillir des informations pertinentes pour leur inventaire.
Des représentants de certains groupes participent également à l’organisation du Festival du chapeau pintao.
Les coopératives et les associations pour la promotion et le développement des parcelles sont en contact avec des institutions et bénéficient d’un soutien.
Il est prévu d’intégrer les artisans au programme municipal de formation dans les établissements scolaires.
Des questions d’évaluation seront ajoutées aux fichiers d’inventaire concernant les services de base et les conditions de sécurité sociale des familles d’artisans de ce domaine, dans le but d’améliorer leur qualité de vie, en plus des ressources obtenues grâce à la vente de produits artisanaux.
Les hommes et les femmes participent pleinement aux expressions des processus et techniques artisanaux du chapeau pintao. Ils sont membres de groupements et de coopératives. Les hommes s’occupent de la majorité des plantations, mais les femmes participent activement aux autres processus.
Les statistiques sur les personnes inscrites et déclarées indiquent que la plupart des artisans qui se chargent de la préparation des fibres et du tissage sont des femmes.
3.c. Organisme(s) compétent(s) impliqué(s) dans la sauvegarde
Indiquez le nom, l’adresse et les coordonnées de/des organisme(s) compétent(s), et le cas échéant, le nom et le titre de la (des) personne(s) qui est/sont chargée(s) au niveau local de la gestion et de la sauvegarde de l’élément.
Nom de l’organisme : Cocle Ministry of Commerce and Industries Nom et titre de la
personne à contacter : Luis Cecilio Pérez, Demonstration Parcels Project Coordinator Adresse : Penonomé, Cocle Regional Direction of MICI
Numéro de téléphone : (507) 997-9804 y (507) 6530 3419 Adresse électronique : [email protected]
Autres informations
pertinentes : Arquímedes Rodríguez, Penonomé Organization of Artisans, (507) 6628 8478
4. Participation et consentement des communautés dans le processus de candidature
Pour le critère R.4, les États doivent démontrer que « l’élément a été soumis au terme de la participation la plus large possible de la communauté, du groupe ou, le cas échéant, des individus concernés et avec leur consentement libre, préalable et éclairé ».
4.a. Participation des communautés, groupes et individus concernés dans le processus de candidature
Décrivez comment la communauté, le groupe et, le cas échéant, les individus concernés ont participé activement à la préparation et à l’élaboration de la candidature à toutes les étapes, y compris le rôle du genre.
Les États parties sont encouragés à préparer les candidatures avec la participation de nombreuses autres parties concernées, notamment, s’il y a lieu, les collectivités locales et régionales, les communautés, les ONG, les instituts de recherche, les centres d’expertise et autres. Il est rappelé aux États parties que les communautés, groupes et, le cas échéant, les individus dont le patrimoine culturel immatériel est concerné sont des acteurs essentiels dans toutes les étapes de la conception et de l’élaboration des candidatures, propositions et demandes, ainsi que lors de la planification et la mise en œuvre des mesures de sauvegarde, et ils sont invités à mettre au point des mesures créatives afin de veiller à ce que leur participation la plus large possible soit établie à chacune des étapes, tel que requis par l’article 15 de la Convention.
Minimum 340 mots et maximum 570 mots
Depuis 2013, les artisans de différentes communautés ont fait des vidéos, enregistré et documenté leurs démonstrations pour l’inventaire du PCIP. Ils ont été interviewés chez eux, dans les communautés de Membrillar, Piedras Gordas, El Cope, Penonome et La Pintada, entre
autres.
Dans le cadre du Projet de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du ministère du commerce et de l’industrie, des membres de la communauté se sont formés à la documentation et continuent de le faire afin de mettre à jour l’inventaire commencé en 2013. Ce Projet a également permis de comparer le nombre d’artisans inscrits auprès de la Direction de l’artisanat.
Les personnes interviewées ont préalablement signé un avis de consentement libre et éclairé sur le formulaire d’inscription, autorisant leur inclusion dans l’inventaire, la diffusion des informations obtenues et la présentation de leur activité dans le cadre de listes, de fonds concurrentiels ou d’autres opérations avantageuses.
À l’occasion du troisième Festival du chapeau pintao, des groupes d’artisans de tous les corregimientos (subdivisions) qui maîtrisent les processus et techniques artisanaux des crinejas, des pintas et des talcos du chapeau pintao ont également été abordés, interviewés et photographiés sur leurs stands, tout comme leurs produits artisanaux. Ils ont également signé un formulaire de consentement.
Les concours de crinejas, de talcos et de chapeaux ont été filmés, les jurés ont été interviewés au sujet de l’élément qui était évalué et ils ont accepté d’apparaître sur les vidéos.
Des organisations d’artisans, des membres de coopératives, des autorités municipales (maire de La Pintada et son groupe de travail, adjoint au maire de Penonome et vice-gouverneur de la province de Coclé), l’administrateur des marchés artisanaux du MICI, le directeur régional du MICI de la province de Coclé, le coordinateur des parcelles de démonstration du MICI, d’autres agents régionaux représentant l’INAC et l’université du Panama ainsi que des étudiants en tourisme ont participé à l’évaluation de la proposition de candidature à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et des photos et vidéos associées.
Dernière étape de la participation, les autorités locales et les leaders d’organisations agricoles et artisanales ont remis des lettres de soutien ou des demandes de candidature et ont recueilli les signatures d’artisans, d’associations d’artisans, de fonctionnaires municipaux et de citoyens concernés qui soutenaient cette activité.
La presse locale l’a relaté, à la radio et dans les journaux écrits.
4.b. Consentement libre, préalable et éclairé à la candidature
Le consentement libre, préalable et éclairé de la communauté, du groupe ou, le cas échéant, des individus concernés par la proposition de l’élément pour inscription peut être démontré par une déclaration écrite ou enregistrée, ou par tout autre moyen, selon le régime juridique de l’État partie et l’infinie variété des communautés et groupes concernés. Le Comité accueillera favorablement une diversité de manifestations ou d’attestations de consentement des communautés au lieu de déclarations standard et uniformes. Les preuves du consentement libre, préalable et éclairé doivent être fournies dans l’une des langues de travail du Comité (anglais ou français), ainsi que dans la langue de la communauté concernée si ses membres parlent des langues différentes de l’anglais ou du français.
Joignez au formulaire de candidature les informations faisant état d’un tel consentement en indiquant ci-dessous quels documents vous fournissez, comment ils ont été obtenus et quelles formes ils revêtent. Indiquez aussi le genre des personnes donnant leur consentement.
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
Le Projet de sauvegarde exigeait que le ministère du commerce et de l’industrie de Coclé réunisse des artisans, des agriculteurs, les artisans qui apparaissent sur les vidéos, les personnes chargées de la collecte des données et les autorités locales afin de leur présenter les résultats finaux de la documentation, ceci afin d’évaluer l’intérêt de la candidature à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et d’examiner le projet de dossier ainsi que les photos et vidéos jointes.
Après la réunion, durant laquelle tout le monde a semblé très satisfait, les lettres, les signatures recueillies et la promotion de la candidature ont été coordonnées.
La Direction régionale du MICI de Coclé a servi de centre de formation vis-à-vis des lettres et des listes de signatures pour la proposition de candidature et a tenu un espace de conseil pour les nouveaux groupes d’artisans qui n’avaient pas participé aux premières réunions.
Cette même équipe a participé et contribué aux interviews et a organisé des réunions avec les groupes de travail sur les parcelles.
Le dossier comprend des lettres, des listes de signatures originales et scannées, des photos des réunions ainsi qu’un scan d’un article de la presse locale au sujet de la candidature. Le journal, La Estrella de Panama, ainsi que Día a Día et La Prensa, ont relaté l’événement dans leurs éditions papier et numériques.
Les femmes participent activement aux réunions et aux organisations et occupent même des postes auxquels elles ont été élues, tel que maire de La Pintada, ou nommées par l’exécutif, tel que gouverneur de la province de Coclé.
4.c. Respect des pratiques coutumières en matière d’accès à l’élément
L’accès à certains aspects spécifiques du patrimoine culturel immatériel ou à des informations le concernant est quelquefois limité par les pratiques coutumières dictées et dirigées par les communautés afin, par exemple, de préserver le secret de certaines connaissances. Si de telles pratiques existent, démontrez que l’inscription de l’élément et la mise en œuvre des mesures de sauvegarde respecteraient pleinement de telles pratiques coutumières qui régissent l’accès à des aspects spécifiques de ce patrimoine (cf. article 13 de la Convention). Décrivez toute mesure spécifique qui pourrait être nécessaire pour garantir ce respect.
Si de telles pratiques n’existent pas, veuillez fournir une déclaration claire de plus de 60 mots spécifiant qu’il n’y a pas de pratiques coutumières régissant l’accès à cet élément.
Minimum 60 mots et maximum 280 mots
Le déroulement de chaque étape concernant les processus des fibres végétales et les techniques de tissage des crinejas, des talcos et des pintas, ainsi que les méthodes de teinte des fibres, sont expliqués ouvertement par les artisans. Les hommes et les femmes partagent leurs méthodes au grand jour. Il existe des variantes dans les processus, des préférences pour les motifs des talcos et des pintas, et l’artisan, selon son style et le chapeau qu’il souhaite créer, peut choisir de tisser à partir de fibres fines ou épaisses. Ces décisions sont respectées et acceptées par tous les membres de la communauté.
4.d. Organisme(s) communautaire(s) ou représentant(s) des communautés concerné(s)
Indiquez les coordonnées complètes de chaque organisme communautaire ou représentant des communautés, ou organisation non gouvernementale qui est concerné par l’élément, telles qu’associations, organisations, clubs, guildes, comités directeurs, etc. :
a. Nom de l’entité
b. Nom et titre de la personne contact c. Adresse
d. Numéro de téléphone e. Adresse électronique
f. Autres informations pertinentes
a. AUPEM - Asociación de Artesanos de Membrillar (Membrillar Artisans Association) b. Arquímedes Rodríguez /Yanett Mendoza
c. Membrillar- Penonomé - Coclé d. (507) 6628- 8478 / (507) 6837-6848
5. Inclusion de l’élément dans un inventaire
Pour le critère R.5, les États doivent démontrer que « l’élément figure dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le(s) territoire(s) de(s) (l’)État(s) partie(s) soumissionnaire(s) tel que défini dans les articles 11 et 12 de la Convention ».
a. Indiquez ci-dessous :
- quand l’élément a été inclus dans l’inventaire, qui devrait être avant la soumission de la candidature au Secrétariat (31 mars),
- sa référence,
- l’inventaire dans lequel l’élément a été inclus,
- le bureau, l’agence, l’organisation ou l’organisme responsable de sa mise à jour,
- comment l’inventaire a été dressé « avec la participation des communautés, des groupes et des
organisations non gouvernementales pertinentes », (l’article 11(b) de la Convention), - comment l’inventaire est régulièrement mis à jour (l’article12 de la Convention).
b. Doit également être fournie en annexe la preuve documentaire faisant état de l’inclusion de l’élément dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le(s) territoire(s) de l’(des) État(s) soumissionnaire(s), tel que défini dans les articles 11 et 12 de la Convention ; cette preuve doit inclure un extrait pertinent de l’(des) inventaire(s) en anglais ou en français ainsi que dans la langue originale si elle est différente.
L’extrait, devrait être, par exemple, la fiche d’inventaire de l’élément proposé pour inscription, avec sa description, sa localisation, les communautés, sa viabilité, etc. Il peut être complété par l’indication ci-dessous d’un lien hypertexte opérationnel au travers duquel un tel inventaire peut être accessible ; l’indication d’un lien seulement n’est cependant pas suffisante.
L’inclusion de l’élément proposé dans un inventaire ne doit en aucun cas impliquer ou nécessiter que l’(les) inventaire(s) soit(soient) complété(s) avant le dépôt de candidature. Un État partie soumissionnaire peut être en train de compléter ou de mettre à jour un ou plusieurs inventaires, mais doit avoir déjà dûment intégré l’élément dans un inventaire en cours.
Minimum 170 mots et maximum 280 mots
Les processus d’obtention des fibres végétales et les techniques de tissage artisanal des crinejas, des talcos et des pintas afin de confectionner le chapeau pintao ont été inscrits pour la première fois en 2013. Une partie concerne les processus d’obtention des fibres végétales et l’autre les types de crinejas, de talcos et de pintas qui sont tissés pour confectionner le chapeau ainsi que le nombre de fois où ils sont enroulés pour ce faire.
Ces techniques figurent dans l’inventaire de la province de Coclé, qui est rattaché à l’inventaire principal appelé Inventaire du patrimoine culturel immatériel du Panama. Celui-ci est divisé en inventaires par province (10) et par groupe autochtone (12).
L’équipe du Projet de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Panama est chargée de documenter et de préparer l’inventaire, en collaborant pour cela avec les communautés. Les hommes et les femmes reçoivent une formation en matière de rédaction, de photographie et d’enregistrement audiovisuel sur le terrain, et également concernant la Convention du patrimoine culturel immatériel et les droits collectifs. Après avoir effectué des recherches sur le terrain, l’équipe de production du Projet réalise des enregistrements dans certaines communautés.
Dans toutes les régions où un inventaire a été fait, elle garde le contact avec les personnes et y retourne pour leur montrer les vidéos et suivre le dossier. L’inventaire en question est mis à jour tous les deux ans. Il est également mis à jour et comparé avec la liste des inscriptions auprès de la Direction générale de l’artisanat.
6. Documentation
6.a. Documentation annexée (obligatoire)
Les documents ci-dessous sont obligatoires et seront utilisés dans le processus d’évaluation et d’examen de la candidature. Les photos et le film pourront également être utiles pour d’éventuelles activités de visibilité si l’élément est inscrit. Cochez les cases suivantes pour confirmer que les documents en question sont inclus avec la candidature et qu’ils sont conformes aux instructions. Les documents supplémentaires, en dehors de ceux spécifiés ci-dessous ne pourront pas être acceptés et ne seront pas retournés.
preuve du consentement des communautés, avec une traduction en anglais ou en français si la langue de la communauté concernée est différente de l’anglais ou du français
document attestant de l’inclusion de l’élément dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le(s) territoire(s) de l’(des) État(s) soumissionnaire(s), tel que défini dans les articles 11 et 12 de la Convention ; ces preuves doivent inclure un extrait pertinent de l’(des) inventaire(s) en anglais ou en français ainsi que dans la langue originale si elle est différente
10 photos récentes en haute résolution
cession(s) de droits correspondant aux photos (formulaire ICH-07-photo)
film vidéo monté (de 5 à 10 minutes), sous-titré dans l’une des langues de travail du Comité (anglais ou français) si la langue utilisée n’est ni l’anglais ni le français
cession(s) de droits correspondant à la vidéo enregistrée (formulaire ICH-07-vidéo)
6.b. Liste de références documentaires (optionnel)
Les États soumissionnaires peuvent souhaiter donner une liste des principaux ouvrages de référence publiés, tels que des livres, des articles, du matériel audiovisuel ou des sites Internet qui donnent des informations complémentaires sur l’élément, en respectant les règles standards de présentation des bibliographies. Ces travaux publiés ne doivent pas être envoyés avec la candidature.
Ne pas dépasser une page standard
Agencia de Noticias ACAN-EFE. Sombrero pintao, un accesorio con estilo y tradición.
Terra.com.mx. Disponible en: http://vidayestilo.terra.com.mx/moda/tendencias/sombrero-pintao- un-accesorio-con-estilo-y-tradicion,9c9b2607bb86c310VgnVCM3000009acceb0aRCRD.html Hartter. El Sombrero pinta’o. La Sombrería Wordpress. 13/10/2016. Disponible en:
https://lasombrereria.wordpress.com/2013/10/16/el-sombrero-pintao/
Jaen, Marino. ¿Cómo se hace el sombrero pinta’o?. Panamátipico.com. 14/09/2004. Disponible en: http://folklore.panamatipico.com/articulo.php?articulo=6
Miranda, Natasha. El Sombrero Pinta’o, auténticamente panameño. Ministerio de Educación.
2002. Disponible en: http://www.educapanama.edu.pa/?q=articulos-educativos/el-sombrero- pintao-panameno
Monroy Rosas, Mireya. Sombrero Pinta’o, toda una tradición Panameña. Veinte Mundos.
Disponible en: http://www.veintemundos.com/magazines/14-de/arte-y-cultura/
Rosas Quirós, Gaspar. La Educación en Coclé a partir del XIX. Panamá: Imprenta Panamá, 1974
Ríos Guardia, Ana, 1952- La confección de los sombreros penonomeños. Revista Lotería. -- No.359 (mar.-abr. 1986) . p.136-149 : il. ; 22 cm
Rivera Rodríguez, Lourdes. En la cuna del sombrero pinta’o. N°13. Ciudad de Panamá: Editorial Panamá América. 2009.
Valdés, Nereida. Concurso del Sombrero Pinta’o, la Camisilla y el Sombrero de Junco. Ciudad de Panamá: Sistema Estatal de Radio y Televisión, 2009. DVD: 57 min
7. Signature(s) pour le compte de l’(des) État(s) partie(s)
La candidature doit être conclue par la signature du responsable habilité à la signer pour le compte de l’État partie, avec la mention de son nom, de son titre et de la date de soumission.
Dans le cas des candidatures multinationales, le document doit comporter le nom, le titre et la signature d’un responsable de chaque État partie soumissionnaire.
Nom : Manuel Grimaldo
Titre : Deputy Minister of Commerce and Industry Date : 22 mars 2016
Signature : <signé>