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Liste représentative

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Liste représentative

Original: anglais

CONVENTION POUR LA SAUVEGARDE

DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL

COMITÉ INTERGOUVERNEMENTAL DE SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL

IMMATÉRIEL

Douzième session

île de Jeju, République de Corée 4 au 8 décembre 2017

Dossier de candidature n° 01294

pour inscription en 2017 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

A. État(s) partie(s)

Pour les candidatures multinationales, les États parties doivent figurer dans l’ordre convenu d’un commun accord.

Kirghizistan

B. Nom de l’élément

B.1. Nom de l’élément en anglais ou français

Indiquez le nom officiel de l’élément qui apparaîtra dans les publications.

Ne pas dépasser 230 caractères

Le kok-boru, jeu équestre traditionnel

B.2. Nom de l’élément dans la langue et l’écriture de la communauté concernée, le cas échéant

Indiquez le nom officiel de l’élément dans la langue vernaculaire qui correspond au nom officiel en anglais ou en français (point B.1).

Ne pas dépasser 230 caractères

Көк бөрү

B.3. Autre(s) nom(s) de l’élément, le cas échéant

Outre le(s) nom(s) officiel(s) de l’élément (point B.1), mentionnez, le cas échéant, le/les autre(s) nom(s) de l’élément par lequel l’élément est également désigné.

Ulak-tartysh

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C. Nom des communautés, des groupes ou, le cas échéant, des individus concernés

Identifiez clairement un ou plusieurs communautés, groupes ou, le cas échéant, individus concernés par l’élément proposé.

Ne pas dépasser 170 mots

1. Les « Kok-boruchu » sont les membres de l’équipe de ce jeu équestre et les détenteurs de l’élément. Les joueurs sont principalement des hommes.

2. Les fédérations régionales et nationales qui regroupent les détenteurs et praticiens du jeu équestre traditionnel kok-boru. À l’heure actuelle, les joueurs sont répartis dans 16 équipes de ligue supérieure et 80 équipes semi-professionnelles. Plus de 600 équipes amateurs pratiquent l’élément dans les villages du Kirghizistan.

3. Le public en général.

D. Localisation géographique et étendue de l’élément

Fournissez des informations sur la présence de l’élément sur le(s) territoire(s) de l’(des) État(s) soumissionnaire(s), en indiquant si possible le(s) lieu(x) où il se concentre. Les candidatures devraient se concentrer sur la situation de l’élément au sein des territoires des États soumissionnaires, tout en reconnaissant l’existence d’éléments identiques ou similaires hors de leurs territoires et les États soumissionnaires ne devraient pas se référer à la viabilité d’un tel patrimoine culturel immatériel hors de leur territoire ou caractériser les efforts de sauvegarde d’autres États.

Ne pas dépasser 170 mots

Dans toutes les régions du Kirghizistan : Batken, Chui, Issyk-kul, Jalal-Abad, Naryn, Osh, Talas, ainsi que dans certaines régions d’autres pays où vit le peuple kirghiz (Afghanistan, Chine, Kazakhstan, Tadjikistan, Turquie et Ouzbékistan).

E. Personne à contacter pour la correspondance

E.1. Personne contact désignée

Donnez le nom, l’adresse et les coordonnées d’une personne à qui toute correspondance concernant la candidature doit être adressée. Pour les candidatures multinationales, indiquez les coordonnées complètes de la personne qui est désignée par les États parties comme étant le contact pour toute correspondance relative à la candidature.

Titre (Mme/M., etc.) : Ms

Nom de famille: Korchueva Prénom : Elnura

Institution/fonction : Secretary-General, National Commission of the Kyrgyz Republic for UNESCO

Adresse : 54, Erkindik, Bishkek, Kyrgyz Republic Numéro de téléphone : +996 312 62 67 61

Adresse électronique : [email protected]

E.2. Autres personnes contact (pour les candidatures multinationales seulement)

Indiquez ci-après les coordonnées complètes d’une personne de chaque État partie concerné, en plus de la personne contact désignée ci-dessus.

--

1. Identification et définition de l’élément

Pour le critère R.1, les États doivent démontrer que « l’élément est constitutif du patrimoine culturel immatériel tel que défini à l’article 2 de la Convention ».

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Cochez une ou plusieurs cases pour identifier le(s) domaine(s) du patrimoine culturel immatériel dans le(s)quel(s) se manifeste l’élément et qui peuvent inclure un ou plusieurs des domaines identifiés à l’article 2.2 de la Convention. Si vous cochez la case « autre(s) », préciser le(s) domaine(s) entre les parenthèses.

les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel les arts du spectacle

les pratiques sociales, rituels et événements festifs

les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel

autre(s) (     )

Cette section doit aborder toutes les caractéristiques significatives de l’élément, tel qu’il existe actuellement. Elle doit inclure notamment :

a. une explication de ses fonctions sociales et ses significations culturelles actuelles, au sein et pour ses communautés,

b. les caractéristiques des détenteurs et des praticiens de l’élément,

c. tout rôle, catégorie spécifiques de personnes ou genre ayant des responsabilités spéciales à l’égard de l’élément,

d. les modes actuels de transmission des connaissances et les savoir-faire liés à l’élément.

Le Comité doit disposer de suffisamment d’informations pour déterminer :

a. que l’élément fait partie des « pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – » ;

b. que « les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus [le] reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel » ;

c. qu’il est « transmis de génération en génération, [et] est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire » ;

d. qu’il procure aux communautés et groupes concernés « un sentiment d’identité et de continuité » ; et e. qu’il n’est pas contraire aux « instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme ainsi

qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable ».

Les descriptions trop techniques doivent être évitées et les États soumissionnaires devraient garder à l’esprit que cette section doit expliquer l’élément à des lecteurs qui n’en ont aucune connaissance préalable ou expérience directe. L’histoire de l’élément, son origine ou son ancienneté n’ont pas besoin d’être abordées en détail dans le dossier de candidature.

(i) Fournissez une description sommaire de l’élément qui permette de le présenter à des lecteurs qui ne l’ont jamais vu ou n’en ont jamais eu l’expérience.

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Au début du XXe siècle, différents types de jeux traditionnels ont commencé à connaître un renouveau et à être pratiqués. Le jeu équestre traditionnel kok-boru en fait partie. Le kok-boru est une synthèse de pratiques traditionnelles, un exercice de performance et un jeu.

Le kok-boru est un jeu traditionnel dans lequel deux équipes de cavaliers tentent de déposer une carcasse de chèvre ou « ulak » dans le « tai-kazan, » (but) de leurs adversaires en manœuvrant sur le terrain avec leur cheval. La compétition moderne dure 60 minutes et comprend trois périodes de 20 minutes chacune. L’équipe qui a déposé le plus de fois l’ulak dans le tai-kazan de son concurrent l’emporte.

Depuis le début des années 2000, les règles et règlements modernisés assurant la sécurité des joueurs et des chevaux sont codifiés. Un ensemble de règles et de pénalités actualisées garantit la sécurité des participants. De nos jours, la carcasse de chèvre est remplacée par un moulage.

Les formes traditionnelles de jeu que sont l’« alaman », le « dodo », le « jatma » et le

« jayiltma » se pratiquent selon des règles non écrites dans un espace non clos.

(ii) Qui sont les détenteurs et les praticiens de l’élément ? Y-a-t-il des rôles, des genres, ou des catégories spécifiques de personnes ayant des responsabilités particulières à l’égard de la pratique et de la transmission de l’élément ? Si oui, qui sont-ils et quelles sont leurs responsabilités ?

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

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Les détenteurs de l’élément sont les joueurs de kok-boru, ce qui garantit sa durabilité et le maintien de son importance. Ce sont principalement des hommes jeunes.

Le rôle principal des formateurs est d’assurer la transmission de l’élément. Les formateurs enseignent à monter à cheval, expliquent les règles et caractéristiques essentielles du jeu.

Les plus expérimentés et connus font office d’arbitres (kalystars).

Les « kalystar » (anciens) entrent dans une autre catégorie. Ils sont les garants de l’impartialité du jeu. Les conflits étant réglés par le groupe d’anciens avec la collaboration de toutes les équipes, le principe d’égalité prévaut dans la prise de décision. Un corps d’arbitres participe aux jeux officiels et veille au respect des règles et règlements approuvés.

Sans les connaissances, techniques et moyens spécifiques qui lui sont associés, le kok-boru ne serait pas un jeu durable.

Deux catégories de personnes s’occupent des chevaux parmi les praticiens. D’une part, les

« synchy » ou experts qui sélectionnent les chevaux, d’autre part, les « sayapkers » qui entraînent et soignent les chevaux. Exemple : Myrzakmatov Taalai (expert) et Sardybaev Marat (sayapker). L’entraînement vise à enseigner à un cheval qui ne présente aucun danger pour les détenteurs de l’élément à se comporter et accomplir ce que l’on attend de lui dans l’intérêt des cavaliers et des chevaux eux-mêmes. Les spécialistes responsables de la préparation du matériel créent une ambiance sûre et agréable tant pour le cavalier que pour son cheval.

(iii) Comment les connaissances et les savoir-faire liés à l’élément sont-ils transmis de nos jours ?

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Les connaissances et caractéristiques spécifiques de l’élément sont principalement transmises de façon naturelle par des démonstrations. Elles sont également transmises aux cavaliers par leur participation à des événements festifs et sociaux de la vie de tous les jours et au public au travers de leur capacité à adhérer, pour le plaisir du jeu, à cette pratique sportive traditionnelle qui traduit une certaine perception de la culture.

La transmission est renforcée par des composants formels et informels du jeu, tant au niveau professionnel qu’amateur. Outre toutes les nuances de la stratégie et de la tactique, les formateurs transmettent leurs connaissances des règles du jeu et comportements à tenir à l’égard des chevaux.

Dignes représentant de la culture rurale, pour la majorité d’entre eux, les joueurs de kok-boru savent monter à cheval depuis l’enfance. Dans un premier temps, les formateurs apprennent aux jeunes joueurs à rester en selle et à manœuvrer tout en déplaçant rapidement, à prendre soin des chevaux, utiliser le matériel d’équitation ainsi que des techniques de lancer. Inculquer des principes déontologiques et moraux aux joueurs est l’une des composantes essentielle du transfert de connaissances en début de formation.

La deuxième étape de la formation consiste à participer directement à des jeux sous la supervision de l’entraîneur. Les cavaliers sont ainsi en mesure d’améliorer leurs aptitudes physiques et d’élargir leurs connaissances des éléments constitutifs traditionnels de la pratique.

Le nombre croissant d’amateurs de kok-boru, parmi lesquels figurent les détenteurs de l’élément et le public, témoigne d’une étroite interaction entre eux, qui contribue à la transmission et à une meilleure compréhension de la culture du jeu.

(iv) Quelles fonctions sociales et quelles significations culturelles l’élément a-t-il actuellement pour sa communauté ?

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Le kok-boru est l’expression d’une tradition culturelle et historique ainsi que de l’identité spirituelle de ses praticiens. Il attire un large public et chacun l’interprète à sa façon. Pour le public en général, il est indubitablement bien plus qu’un jeu traditionnel. C’est une compétition qui renforce la cohésion des communautés concernées, indépendamment de leur statut social et de la façon dont elles s’auto-identifient.

C’est un jeu qui favorise une culture du travail en équipe, de responsabilité, de respect des

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joueurs de l’équipe adverse à travers le jeu proprement dit et de transmission des connaissances entre tous les détenteurs de l’élément. Ce jeu requiert de la part des joueurs comme des autres praticiens de l’élément des aptitudes physiques mais aussi des compétences essentielles à la vie courante, comme la patience et le respect de l’animal.

À cet égard, le code de déontologie « kok boruchuu » joue un rôle important dans l’acquisition des compétences essentielles à la vie courante. De par sa nature, il revêt un caractère informel : le joueur l’accepte et le suit volontairement. Chaque joueur s’emploie toutefois à cultiver les valeurs que sont l’honneur et l’impartialité. Il intègre aussi le « devoir moral » d’avoir un comportement adapté vis-à-vis du cheval, qui est perçu et considéré comme un partenaire de jeu et non comme un instrument de jeu ou un outil pour le joueur. Tous ces éléments concourent à favoriser l’émergence d’une personnalité socialement responsable.

(v) Existe-t-il un aspect de l’élément qui ne soit pas conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme ou à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, ou qui ne soit pas compatible avec un développement durable ?

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Le kok-boru ne présente aucune caractéristique susceptible de porter atteinte aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme dans la mesure où il repose sur le droit de protéger son patrimoine culturel, des principes d’impartialité, la morale et l’honneur.

De par sa nature, le jeu exige de solides aptitudes physiques de la part des joueurs et, comme tout jeu équestre traditionnel, il comporte certains risques. Devenir un kok-boruchuu est donc un choix personnel.

Le kok-boru n’exclut par la participation des femmes aux pratiques qui lui sont associées.

Des personnes ayant des handicaps légers ou des représentants de groupes ethniques participent parfois à la vie de la communauté. Le jeu fait, pour eux aussi, partie intégrante de leur culture. Ruslan Bokonbaev, un homme souffrant d’une malformation congénitale de la main droite, pratique le kok-boru en ligue supérieure. Mutasov Maksim et Abdymominov Azizjon sont, pour leur part, des représentants de la Russie et de l’Ouzbékistan. De telles pratiques contribuent à promouvoir le dialogue, le respect des autres cultures, le développement durable de la personne au sein de la société dans son ensemble.

L’élément et ses composantes sont donc compatibles avec les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et répondent aux exigences de respect mutuel au sein des communautés concernées.

2. Contribution à la visibilité et à la prise de conscience, et encouragement au dialogue

Pour le critère R.2, les États doivent démontrer que « l’inscription de l’élément contribuera à assurer la visibilité, la prise de conscience de l’importance du patrimoine culturel immatériel et à favoriser le dialogue, reflétant ainsi la diversité culturelle du monde entier et témoignant de la créativité humaine ». Ce critère ne sera considéré comme satisfait que si la candidature démontre de quelle manière l’inscription éventuelle contribuera à assurer la visibilité et la prise de conscience de l’importance du patrimoine culturel immatériel de façon générale, et pas uniquement de l’élément inscrit en tant que tel, et à encourager le dialogue dans le respect de la diversité culturelle.

(i) Comment l’inscription de l’élément sur la Liste représentative peut-elle contribuer à assurer la visibilité du patrimoine culturel immatériel en général et à sensibiliser aux niveaux local, national et international à son importance ?

Minimum 120 mots et maximum 170 mots

L’inscription du kok-boru sur la Liste représentative contribuera à assurer la visibilité et une prise de conscience de l’importance du PCI en tant que part intégrante du patrimoine culturel reconnu par différentes communautés au Kirghizstan. Le jeu pourrait ainsi devenir un élément essentiel de la culture mondiale.

Exemple même de compétition fondée sur l’impartialité, l’honneur et le respect, le kok-boru contribue à renforcer l’identité propre de ses détenteurs dans un monde multiculturel et consolide, de fait, son importance.

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De plus, les composantes de l’élément transparaissent dans la littérature, les films, les œuvres d’art et l’art populaire et constituent donc un moyen de dialogue et d’échange interculturel.

L’inscription garantira la visibilité de l’élément à l’échelle internationale dans la mesure où il recèle une forte composante spirituelle qui s’exprime par une connexion entre les communautés, les cultures et les animaux et contribue donc au développement durable. Ces valeurs revêtent la même importance à tous les niveaux : local, national et international.

(ii) Comment l’inscription peut-elle encourager le dialogue entre les communautés, groupes et individus ? Minimum 120 mots et maximum 170 mots

Être reconnu comme un élément du PCI d’importance mondiale contribuera à renforcer les sentiments d’empathie et de fierté au sein des communautés concernées, de même que le sentiment d’appartenir à la culture de ce monde. L’inscription encouragera le dialogue et les échanges entre les communautés, groupes et individus à travers la mise en œuvre d’activités conjointes de protection et de transmission des connaissances et pratiques, assurant ainsi la viabilité et la popularité de l’élément à long terme.

Elle pourrait également favoriser le dialogue et une collaboration autour du développement de liens parmi et entre les détenteurs, le monde des affaires, les organisations gouvernementales et les centres de recherche. Dans le but, par exemple, d’élaborer des terrains de jeu et des installations adaptées, garants du bien-être des détenteurs et des chevaux. Ces installations pourraient également favoriser le développement d’un enseignement formel dans la mesure où l’élément est, pour l’instant, essentiellement transmis de manière informelle.

(iii) Comment l’inscription peut-elle favoriser le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine ?

Minimum 120 mots et maximum 170 mots

L’inscription renforcera le dialogue et les échanges existants au sein des communautés concernées et témoignera d’une forme de respect à l’égard des détenteurs de l’élément à l’échelle internationale.

Le kok-boru est un jeu divertissant aux multiples facettes. Ses composantes sont le reflet de spécificités culturelles qui s’expriment au travers de connaissances spirituelles et traditionnelles que l’on retrouve, par exemple, dans l’art de fabriquer à la main le matériel d’équitation et la tenue des détenteurs.

En encourageant le dialogue entre les communautés, groupes et individus concernés, l’inscription sera un exemple de respect pour la culture nationale et mondiale, la créativité humaine, associées à d’autres éléments du PCI, formes d’expression culturelle et œuvres d’art.

L’inscription aidera les détenteurs à élaborer des produits culturels, stimulant ainsi la créativité humaine, la culture nationale et mondiale. Cela améliorera le bien-être des communautés concernées et aura de fait un impact positif sur le développement durable.

3. Mesures de sauvegarde

Pour le critère R.3, les États doivent démontrer que « des mesures de sauvegarde qui pourraient permettre de protéger et de promouvoir l’élément sont élaborées ».

3.a. Efforts passés et en cours pour sauvegarder l’élément

(i) Comment la viabilité de l’élément est-elle assurée par les communautés, groupes et, le cas échéant, les individus concernés ? Quelles initiatives passées et en cours ont été prises à cet égard ?

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Les efforts déployés par les communautés qui pratiquent le kok-boru contribuent à la viabilité de l’élément et donc à le préserver et le promouvoir plus encore. Ces efforts sont déployés comme suit :

- transmission des compétences et connaissances traditionnelles par des individus, les détenteurs du Kok-boru ;

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- participation à des travaux de recherche. Les détenteurs et autres communautés concernées font office d’informateurs lorsqu’il s’agit d’inventorier et de documenter, et également d’acteurs dans des documentaires vidéos à l’échelle nationale ;

- adhésion à des organisations publiques, renforçant ainsi le processus d’institutionnalisation de la sauvegarde de l’élément ;

- mise à disposition, par les administrations locales, du terrain, de l’infrastructure et des chevaux dont les détenteurs ont besoin. Des camps d’entraînement spéciaux sont utilisés dans certaines localités pour l’équitation et le kok-boru.

La fédération nationale de kok-boru, qui regroupe l’ensemble des fédérations régionales, a été créée en 1998. Elle participe à l’élaboration et à l’organisation des activités visant à protéger et promouvoir l’élément. Les représentants les plus expérimentés des communautés concernées ont pris part à l’élaboration des règles du jeu, qui ont été approuvées par la fédération et la Direction des sports nationaux.

À l’heure actuelle, des pourparlers sont en cours à différents échelons pour conférer un statut au code de déontologie kok boruchu.

Les détenteurs et praticiens ont participé à l’élaboration de la loi sur les sports nationaux (2003) et au programme de préservation du PCI (2012).

Les praticiens ont publiés des documents d’information consacrés à l’histoire, aux règles, aspects régionaux du jeu et fourni aux joueurs des conseils d’alimentation et de soins aux chevaux.

Cochez une ou plusieurs cases pour identifier les mesures de sauvegarde qui ont été ou sont prises actuellement par les communautés, groupes ou individus concernés.

transmission, essentiellement par l’éducation formelle et non formelle identification, documentation, recherche

préservation, protection promotion, mise en valeur revitalisation

(ii) Comment les États parties concernés ont-ils sauvegardé l’élément ? Précisez les contraintes externes ou internes, telles que des ressources limitées. Quels sont les efforts passés et en cours à cet égard ?

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Les mesures prises pour sauvegarder, protéger et faire connaître l’élément à l’échelle nationale sont indiquées ci-dessous.

Le cadre juridique dans lequel s’inscrit la sauvegarde du PCI est régulièrement développé et actualisé.

- Loi kirghize sur le patrimoine culturel immatériel adoptée en 2012 ; - Loi sur les sports nationaux adoptée en 2003 ;

- Programme de développement de la culture du Kirghizistan jusqu’en 2020 (décret gouvernemental n° 736 du 27.10.2015) ;

- Règlements sur la classification des éléments du PCI approuvés par décret gouvernemental le 5 août 2015 ; l’inventaire du PCI a été approuvé par décret gouvernemental. Le Kok-boru y est répertorié sous le numéro 29 ;

Le gouvernement du Kirghizistan a créé des institutions chargées de la sauvegarde du PCI. Ces institutions sont les suivantes : ministère de la culture, de l’information et du tourisme, Comité national en charge du PCI, Direction des sports nationaux placée sous la houlette de l’Agence nationale de la jeunesse, des sports et de la culture physique. Cette dernière travaille activement avec la Fédération nationale de kok-boru, qui est un organisme public.

Le projet de documentaire vidéo sur le PCI est mis en œuvre par la Commission nationale pour l’UNESCO et par l’Institut de langues et de littérature avec le soutien de partenaires internationaux. Il vise à produire des supports pédagogiques visuels portant notamment sur le jeu équestre traditionnel kok-boru (2015-2017).

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Depuis 2014, des structures gouvernementales participent à des projets de développement d’infrastructures dans la sphère culturelle, prévoyant entre autres la construction d’un hippodrome moderne pour accueillir les jeux équestres.

Aucune contrainte ne pèse sur la sauvegarde du kok-boru dans la mesure où il fait partie des priorités nationales.

Cochez une ou plusieurs cases pour identifier les mesures de sauvegarde qui ont été ou sont prises actuellement par l’(les) État(s) partie(s) eu égard à l’élément.

transmission, essentiellement par l’éducation formelle et non formelle identification, documentation, recherche

préservation, protection Promotion, mise en valeur revitalisation

3.b. Mesures de sauvegarde proposées

Cette section doit identifier et décrire les mesures de sauvegarde qui seront mises en oeuvre, et tout particulièrement celles qui sont supposées protéger et promouvoir l’élément. Les mesures de sauvegarde doivent être décrites en termes d’engagement concret des États parties et des communautés et non pas seulement en termes de possibilités et potentialités.

(i) Quelles mesures sont proposées pour faire en sorte que la viabilité de l’élément ne soit pas menacée à l’avenir, en particulier du fait des conséquences involontaires produites par l’inscription ainsi que par la visibilité et l’attention particulière du public en résultant ?

Minimum 570 mots et maximum 860 mots

Assurer la viabilité de l’élément est un pan important de la politique culturelle du gouvernement du Kirghizistan.

À cette fin, les organisations gouvernementales et non-gouvernementales, les détenteurs et praticiens du PCI participent à des activités visant à assurer sa protection, sa transmission et sa diffusion. Les mesures prises pour protéger cet élément du patrimoine ont pour objectif d’assurer sa transmission et sa préservation ainsi que de protéger sa valeur et son importance en empêchant toute atteinte à des composantes de l’élément ou perte de celles-ci.

Les autres mesures prises à différents échelons pour préserver, transmettre et promouvoir le jeu équestre traditionnel kok-boru visent à transmettre en continu les connaissances et compétences qui lui sont associées, contribuant ainsi à la pratique durable de l’élément. Ces mesures sont les suivantes :

Dans le cadre de la législation et des institutions chargées des questions liées au PCI, le ministère de la culture, de l’information et du tourisme du Kirghizistan a créé un Comité directeur sous l’égide du Comité d’État au PCI pour suivre la candidature du jeu traditionnel équestre kok- boru et assurer la mise en place des activités destinées à assurer, via les organisations concernées, la promotion du kok-boru sur la période 2012-2015.

Mesures prévues (certaines ont été mises en place) pour assurer la viabilité de l’élément : 1. Éducation, renforcement des capacités et transfert de connaissances

- offrir une assistance organisationnelle et des ressources aux camps/centres de formation au jeu et à l’équitation créés entre 2013 et 2015 dans différentes localités ;

- veiller à la création de camps de formation modernisés dans les oblasts de Batken, Jalalabat et Naryn (à compter de 2016) ;

- obtenir des financements et un appui institutionnel pour les équipes amateurs à l’échelle locale et nationale afin de mettre en œuvre des activités de sensibilisation du public, et plus particulièrement de sensibilisation à l’importance et à la nécessité de respecter les droits de l’homme et des animaux lorsque des activités sociales et culturelles sont organisées ;

- publier et diffuser les règles, le code de déontologie « kok boruchu » (jusque fin 2016) et veiller à soutenir davantage cette activité (responsabilité de la Fédération nationale du kok-boru) ;

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- élaborer les supports méthodologiques et organiser des séances de formation du personnel universitaire de la Chaire sur les Jeux nationaux placée sous l’égide de l’Académie nationale de la Culture physique et des Sports du Kirghizistan.

2. Documentation et recherche

- réalisation de nouveaux travaux de documentation de l’élément avec photos et vidéo visant à identifier les aspects régionaux du kok-boru, en particulier (2016-2017);

- réalisation d’études et acquisition de documents sur les connaissances traditionnelles liées à l’élevage des chevaux, au matériel équestre et aux soins prodigués aux chevaux (2016-2017) ; - mise à jour régulière de la base de données de l’Inventaire national du PCI ;

- préparation et publication d’un catalogue électronique des travaux littéraires et de recherche contenant des descriptions historiques du kok-boru, ses détenteurs et praticiens (2016-2018).

3. Popularisation

- 4 concours nationaux et plus de 20 compétitions sont prévus en 2016 (par le Comité et la fédération nationale de kok-boru), hors prestations pendant les fêtes ;

- préparation et organisation de conférences publiques sur les jeux traditionnels, dont le kok- boru, dans les écoles et les universités afin de populariser et promouvoir un mode de vie sain à travers la transmission de connaissances et compétences liées aux jeux traditionnels ;

- production de contenus vidéo sur les jeux équestres traditionnels, dont le kok-boru, et démonstration lors de différents évènements culturels et éducatifs à des fins pédagogiques et promotionnelles ;

- organisation des « IIe Jeux nomades mondiaux » qui visent à préserver et populariser les jeux traditionnels du monde entier, dont le kok-boru fait partie (2-9 septembre 2016) ;

- la Commission nationale pour l’UNESCO et d’autres organisations nationales réfléchissent actuellement à l’organisation d’une conférence internationale intitulée « Le rôle des connaissances traditionnelles et des jeux des cultures nomades dans le développement durable » (2016-2016) ;

- préparation, par le ministère de la culture, de l’information et du tourisme du Kirghizistan, d’un document conceptuel sur les jeux des cultures nomades, dont le kok-boru qui sera produit courant 2017.

Le dossier de candidature « Kok-boru, jeu équestre traditionnel » a été renvoyé au Kirghizistan.

Cela n’a pas empêché les détenteurs et praticiens de relancer le processus de candidature et de préparer cette nouvelle candidature. Cette candidature a bénéficié d’un soutien sans précédent sous des formes très variées de la part de ses détenteurs et du public en général.

(ii) Comment les États parties concernés soutiendront-ils la mise en œuvre des mesures de sauvegarde proposées ?

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Le ministère de la culture, de l’information et du tourisme et d’autres organisations gouvernementales ont travaillé en étroite collaboration pour obtenir de l’ensemble des communautés concernées et des personnes pratiquant l’élément qu’elles prennent part à l’élaboration de mesures visant à mieux en assurer la sauvegarde. Ces mesures sont prises en tenant compte des avis des détenteurs joueurs de kok-boru, des équipes locales, artisans, fédérations nationales de kok-boru et administrations publiques régionales et locales. Le Comité directeur créé sous l’égide du ministère comprend des représentants de toutes les communautés concernées. Compte tenu des délais de préparation du dossier de candidature relatif au kok-boru modifié, des groupes mobiles ont été constitués sous la houlette des autorités locales pour débattre de toutes les questions utiles concernant cette candidature et des mesures à prendre pour sauvegarder l’élément

L’ensemble des mesures proposées seront intégrées au Plan national pour la pratique du kok- boru, dont le financement est actuellement débattu par les organisations étatiques et non- étatiques concernées, et approuvées en 2016.

Il est également important de souligner que les mesures proposées par les organisations

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étatiques pour discussion au sein des communautés concernées, notamment celles portant sur la sensibilisation à et la popularisation de la candidature durant le processus de préparation, visaient essentiellement à expliquer l’importance qu’il y a à valoriser la portée du kok-boru non seulement dans le contexte de la culture locale et nationale, mais aussi dans le contexte international.

(iii) Comment les communautés, groupes ou individus ont-ils été impliqués dans la planification des mesures de sauvegarde proposées, y compris en terme de rôle du genre, et comment seront-ils impliqués dans leur mise en œuvre ?

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Le dossier de candidature « Kok-boru, jeu équestre traditionnel » a été renvoyé au Kirghizistan.

Cela n’a pas empêché les détenteurs et praticiens de relancer le processus de candidature et de préparer cette nouvelle candidature. Cette candidature a bénéficié d’un soutien sans précédent sous des formes très variées de la part de ses détenteurs et du public en général.

Les détenteurs et praticiens de l’élément ont participé à l’élaboration des mesures de sauvegarde et se sont montrés très actifs au niveau national. Les mesures proposées, parmi lesquelles le maintien et la sauvegarde du jeu équestre traditionnel kok-boru, sont intégrées aux plans d’action des fédérations régionales de kok-boru, au sein desquelles le rôle de chaque membre de la communauté concerné est clairement identifié. Le financement des mesures prévues sera principalement assuré par les membres des communautés locales, dont font partie les joueurs de kok-boru qui sont des personnes aisées, travaillant, pour la plupart, dans l’élevage de chevaux. Ces fonds vont permettre la mise en place de manière adéquate des mesures de sauvegarde.

3.c. Organisme(s) compétent(s) impliqué(s) dans la sauvegarde

Indiquez le nom, l’adresse et les coordonnées de/des organisme(s) compétent(s), et le cas échéant, le nom et le titre de la (des) personne(s) qui est/sont chargée(s) au niveau local de la gestion et de la sauvegarde de l’élément.

Nom de l’organisme : Ministry of Culture, Information and Tourism of the Kyrgyz Republic Nom et titre de la

personne à contacter : Ms Nazgul Mekeshova, Head, Department of Culture Development in the Regions

Adresse : 78 Pushkina Str., Bishkek,720040,Kyrgyz Republic Numéro de téléphone : +996 (312) 62 35 50

Adresse électronique : [email protected]

4. Participation et consentement des communautés dans le processus de candidature

Pour le critère R.4, les États doivent démontrer que « l’élément a été soumis au terme de la participation la plus large possible de la communauté, du groupe ou, le cas échéant, des individus concernés et avec leur consentement libre, préalable et éclairé ».

4.a. Participation des communautés, groupes et individus concernés dans le processus de candidature

Décrivez comment la communauté, le groupe et, le cas échéant, les individus concernés ont participé activement à la préparation et à l’élaboration de la candidature à toutes les étapes, y compris le rôle du genre.

Les États parties sont encouragés à préparer les candidatures avec la participation de nombreuses autres parties concernées, notamment, s’il y a lieu, les collectivités locales et régionales, les communautés, les ONG, les instituts de recherche, les centres d’expertise et autres. Il est rappelé aux États parties que les communautés, groupes et, le cas échéant, les individus dont le patrimoine culturel immatériel est concerné sont des acteurs essentiels dans toutes les étapes de la conception et de l’élaboration des candidatures, propositions et demandes, ainsi que lors de la planification et la mise en œuvre des mesures de sauvegarde, et ils sont invités à mettre au point des mesures créatives afin de veiller à ce que leur participation la plus large possible soit établie à chacune des étapes, tel que requis par l’article 15 de la Convention.

Minimum 340 mots et maximum 570 mots

(11)

Les communautés de détenteurs et de praticiens de kok-boru ont pris l’initiative de présenter la candidature de l’élément à l’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et ont activement participé au processus de candidature dès le lancement du processus de candidature du kok-boru en 2012. Les efforts vains qui ont été déployés en 2015 pour faire aboutir la candidature de l’élément ont permis de renforcer et d’élargir les connaissances des détenteurs et praticiens du kok-boru notamment dans le domaine de la sauvegarde et de la transmission de l’élément.

Suite à la décision de la dixième session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du PCI, le ministère de la culture, de l’information et du tourisme du Kirghizistan a organisé une réunion pour faire part des résultats de la candidature de 2014-2015. Les débats sur une éventuelle nouvelle soumission de la candidature de l’élément en 2016 ont été essentiellement alimentés par les représentants des fédérations régionales et nationales de kok-boru. À la suite de cette réunion nationale, les détenteurs, responsables des fédérations régionales en particulier, ont fait part de leur forte volonté de déposer une nouvelle candidature pour le kok-boru. Ils ont également indiqué qu’ils étaient disposés à participer à la modification du précédent dossier de candidature du kok-boru.

En janvier 2016, un comité directeur et un groupe de travail ont été créés pour revoir les problèmes soulevés par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du PCI à propos du dossier de candidature. Le comité directeur a vocation à suivre les activités de promotion de la candidature à l’échelle internationale. La composition du groupe de travail a été débattue puis approuvée par le groupe d’expert du PCI (qui fait office de Comité national pour le PCI sous la houlette du ministère), et également approuvée par le comité directeur, constitué de représentants des détenteurs du kok-boru, de praticiens, d’administrations locales, du ministère de la culture, de l’information et du tourisme, de l’Académie des sciences et de la Direction des sports nationaux.

Les détenteurs et praticiens du kok-boru ont pris part, avec les fédérations compétentes, à la préparation et la constitution du dossier de candidature à toutes ses étapes. Les organismes gouvernementaux ont apporté un soutien institutionnel, logistique, informationnel et financier.

Les versions définitives provisoires du dossier de candidature ont fait l’objet de débats lors de réunions spéciales, organisées dans différentes régions du Kirghizistan par l’intermédiaire de membres du groupe de travail à l’échelle locale. Des informations sur la candidature ont également été publiées sur le site Internet du ministère de la culture, de l’information et du tourisme afin d’élargir l’accès aux informations relatives à la candidature et de permettre au public de contribuer à la sauvegarde et à la popularisation de l’élément.

Le procès-verbal officiel des discussions autour du dossier de candidature est conservé au ministère de la culture et du tourisme.

Il convient de souligner que les joueurs de kok-boru et autres membres de la communauté ont pris activement part à toutes les étapes du processus de candidature. Ils ont également réuni des photos, participé à la production de supports vidéo à titre de documentation et au dossier de candidature proprement dit. Toutes les réunions locales relatives au processus de candidature du kok-boru ont été menées par les communautés concernées à leurs propres frais et sur la base du volontariat.

4.b. Consentement libre, préalable et éclairé à la candidature

Le consentement libre, préalable et éclairé de la communauté, du groupe ou, le cas échéant, des individus concernés par la proposition de l’élément pour inscription peut être démontré par une déclaration écrite ou enregistrée, ou par tout autre moyen, selon le régime juridique de l’État partie et l’infinie variété des communautés et groupes concernés.

Le Comité accueillera favorablement une diversité de manifestations ou d’attestations de consentement des communautés au lieu de déclarations standard et uniformes. Les preuves du consentement libre, préalable et éclairé doivent être fournies dans l’une des langues de travail du Comité (anglais ou français), ainsi que dans la langue de la communauté concernée si ses membres parlent des langues différentes de l’anglais ou du français.

Joignez au formulaire de candidature les informations faisant état d’un tel consentement en indiquant ci-dessous quels documents vous fournissez, comment ils ont été obtenus et quelles formes ils revêtent. Indiquez aussi le genre des personnes donnant leur consentement.

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

Le consentement libre, préalable et éclairé des groupes et personnes concernés à la candidature du jeu équestre traditionnel kok-boru en vue de son inscription sur la LR est attesté

(12)

par les lettres de consentement jointes au présent dossier de candidature, qui ont été préparées sur la base de la forte volonté des praticiens et détenteurs de kok-boru de promouvoir l’élément.

Ces consentements ont été rassemblés, envoyés et présentés au groupe de travail par des représentants de toutes les régions du Kirghizistan.

La plupart des praticiens et détenteurs du jeu kok-boru vivent dans des zones rurales du pays.

Certaines des lettres de consentement sont donc manuscrites.

Le consentement à la candidature du jeu traditionnel kok-boru pour inscription sur la LR est exprimé dans les documents suivants :

1. Déclarations de participation et acceptation par la communauté kok-boru et ses détenteurs du dossier de candidature en kirghiz et en russe avec traduction en anglais.

2. Lettres de consentement des représentants des praticiens et détenteurs du kok-boru ainsi que d’autres personnes en kirghiz avec traduction en anglais.

Remarques : 1. Les lettres de consentement de la communauté visant à soutenir le dossier de candidature « Le kok-boru, jeu équestre traditionnel » en 2014 ne peuvent être jointes car elles sont conservées au Secrétariat de la Convention.

2. Le soutien le plus large à la candidature est venu des réseaux sociaux sur lesquels le public a posté des avis dès la présentation de la première candidature en 2014.

4.c. Respect des pratiques coutumières en matière d’accès à l’élément

L’accès à certains aspects spécifiques du patrimoine culturel immatériel ou à des informations le concernant est quelquefois limité par les pratiques coutumières dictées et dirigées par les communautés afin, par exemple, de préserver le secret de certaines connaissances. Si de telles pratiques existent, démontrez que l’inscription de l’élément et la mise en œuvre des mesures de sauvegarde respecteraient pleinement de telles pratiques coutumières qui régissent l’accès à des aspects spécifiques de ce patrimoine (cf. article 13 de la Convention). Décrivez toute mesure spécifique qui pourrait être nécessaire pour garantir ce respect.

Si de telles pratiques n’existent pas, veuillez fournir une déclaration claire de plus de 60 mots spécifiant qu’il n’y a pas de pratiques coutumières régissant l’accès à cet élément.

Minimum 60 mots et maximum 280 mots

Il n’y a aucun aspect de l’élément qui soit limité par les pratiques coutumières, comme en témoigne l’accès libre et illimité à ces ressources offert par différents moyens par la plupart des détenteurs et praticiens de l’élément, y compris des organismes institutionnels.

Les établissements universitaires, qui collectent et publient différentes sources d’information sur le PCI en général et le kok-boru en particulier, offrent également un large et libre accès aux ressources.

Il est, toutefois, important de souligner que certaines méthodes et techniques d’élevage de chevaux utilisées pour les jeux ou les représentations en général sont tenues secrètes, pour l’essentiel, par les membres de la famille des praticiens.

4.d. Organisme(s) communautaire(s) ou représentant(s) des communautés concerné(s)

Indiquez les coordonnées complètes de chaque organisme communautaire ou représentant des communautés, ou organisation non gouvernementale qui est concerné par l’élément, telles qu’associations, organisations, clubs, guildes, comités directeurs, etc. :

a. Nom de l’entité

b. Nom et titre de la personne contact c. Adresse

d. Numéro de téléphone e. Adresse électronique

f. Autres informations pertinentes

1. Federation of Kok-Boru Players of Talas region

Begaliev Talas, President, Kudaibergenov Ramis, member 97, Gagarina Str., Talas, Kyrgyz Republic

+996 777 673 131

2. Federation of Kok-Boru Players of Chui region Insender Kadyrkulov, President,

(13)

205, Chuy ave.,Bishkek, Kyrgyz Republic +996 550 777070

3. Federation of Kok-Boru Players of Jalal-Abad region Kalymbetov Marat President

42, Ainy Str., Jalal-Abad, Kyrgyz Republic +996 550 968000 +996778 277707

4. Federation of Kok-Boru Players of Osh region Tutashev Myktybek, President

39, Kyrgyzstan Str., Osh, Kyrgyz Republic +996 771 865686

5. Federation of Kok-Boru Players of Issukkul region Nyiazov Taalai, Vice-president

15, Lenin Str., Karakol, Kyrgyz Republic +996 773 102467

6. Federation of Kok-Boru Players of Naryn region Bayaliev Taalai, President,

34, Tursunbaeva Str., Naryn, Kyrgyz Republic +996 707 444773

7. Federation of Kok-Boru Players of Batken region Kadyrkulov Abdukarim, coordinator

57, Batken, Kyrgyz Republic +996 777 151515

8. National Federation of Kok-Boru

217, Moskovskaya Str., Bishkek, Kyrgyz Republic

+996 553 502053; e-mail: [email protected]

5. Inclusion de l’élément dans un inventaire

Pour le critère R.5, les États doivent démontrer que « l’élément figure dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le(s) territoire(s) de(s) (l’)État(s) partie(s) soumissionnaire(s) tel que défini dans les articles 11 et 12 de la Convention ».

a. Indiquez ci-dessous :

- quand l’élément a été inclus dans l’inventaire, qui devrait être avant la soumission de la candidature au Secrétariat (31 mars),

- sa référence,

- l’inventaire dans lequel l’élément a été inclus,

- le bureau, l’agence, l’organisation ou l’organisme responsable de sa mise à jour,

- comment l’inventaire a été dressé « avec la participation des communautés, des groupes et des organisations non gouvernementales pertinentes », (l’article 11(b) de la Convention),

- comment l’inventaire est régulièrement mis à jour (l’article12 de la Convention).

b. Doit également être fournie en annexe la preuve documentaire faisant état de l’inclusion de l’élément dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le(s) territoire(s) de l’(des) État(s) soumissionnaire(s), tel que défini dans les articles 11 et 12 de la Convention ; cette preuve doit inclure un extrait pertinent de l’(des) inventaire(s) en anglais ou en français ainsi que dans la langue originale si elle est différente.

L’extrait, devrait être, par exemple, la fiche d’inventaire de l’élément proposé pour inscription, avec sa description, sa localisation, les communautés, sa viabilité, etc. Il peut être complété par l’indication ci-dessous d’un lien hypertexte opérationnel au travers duquel un tel inventaire peut être accessible ; l’indication d’un lien seulement n’est cependant pas suffisante.

L’inclusion de l’élément proposé dans un inventaire ne doit en aucun cas impliquer ou nécessiter que l’(les) inventaire(s) soit(soient) complété(s) avant le dépôt de candidature. Un État partie soumissionnaire peut être en train de compléter ou de mettre à jour un ou plusieurs inventaires, mais doit avoir déjà dûment intégré l’élément dans un inventaire en cours.

Minimum 170 mots et maximum 280 mots

(14)

La première inscription du kok-boru sur la liste de l’inventaire national du PCI du Kirghizistan remonte à 2012. L’élément est actuellement inclus dans l’inventaire national du PCI, qui, à l’instar des Règlements sur la classification des éléments du PCI, a été approuvé par décret gouvernemental le 5 août 2015.

Ci-dessous figurent les liens permettant d’accéder à l’inventaire national du PCI du Kirghizistan : 1. Lien vers l’inventaire national du PCI du Kirghizistan :

http://minculture.gov.kg/ky/kyirgyiz-respublikasyinyin-%D3%A9km%D3%A9t%D2%AFn

%D2%AFn-toktomu.html

2. Lien vers un extrait de l’élément kok-boru (inscrit sous le n° 29) :

http://minculture.gov.kg/ky/kyirgyiz-respublikasyinyin-%D3%A9km%D3%A9t%D2%AFn

%D2%AFn-2015-zhyildyin-5-avgustundagyi-%E2%84%96-557-toktomymenen-bekitilgen.html En vertu de la loi sur le patrimoine culturel immatériel du Kirghizistan, l’inventaire national du PCI est mis à jour tous les trois ans.

En 2014-2015, les organisations concernées ont réalisé un travail d’identification, de documentation et d’inventaire des nouveaux éléments du PCI. La documentation et l’inventaire relatifs au kok-boru ont été actualisés en 2014 avec la participation de représentants des communautés et fédérations régionales.

6. Documentation

6.a. Documentation annexée (obligatoire)

Les documents ci-dessous sont obligatoires et seront utilisés dans le processus d’évaluation et d’examen de la candidature. Les photos et le film pourront également être utiles pour d’éventuelles activités de visibilité si l’élément est inscrit. Cochez les cases suivantes pour confirmer que les documents en question sont inclus avec la candidature et qu’ils sont conformes aux instructions. Les documents supplémentaires, en dehors de ceux spécifiés ci-dessous ne pourront pas être acceptés et ne seront pas retournés.

preuve du consentement des communautés, avec une traduction en anglais ou en français si la langue de la communauté concernée est différente de l’anglais ou du français

document attestant de l’inclusion de l’élément dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le(s) territoire(s) de l’(des) État(s) soumissionnaire(s), tel que défini dans les articles 11 et 12 de la Convention ; ces preuves doivent inclure un extrait pertinent de l’(des) inventaire(s) en anglais ou en français ainsi que dans la langue originale si elle est différente

10 photos récentes en haute résolution

cession(s) de droits correspondant aux photos (formulaire ICH-07-photo)

film vidéo monté (de 5 à 10 minutes), sous-titré dans l’une des langues de travail du Comité (anglais ou français) si la langue utilisée n’est ni l’anglais ni le français

cession(s) de droits correspondant à la vidéo enregistrée (formulaire ICH-07-vidéo)

6.b. Liste de références documentaires (optionnel)

Les États soumissionnaires peuvent souhaiter donner une liste des principaux ouvrages de référence publiés, tels que des livres, des articles, du matériel audiovisuel ou des sites Internet qui donnent des informations complémentaires sur l’élément, en respectant les règles standards de présentation des bibliographies. Ces travaux publiés ne doivent pas être envoyés avec la candidature.

Ne pas dépasser une page standard

1. Pasture games // Series of publications “Traditional Knowledge of the Kyrgyz as a Resource Kit” based on documentation and research// Rural Development Fund // Akmatova K.

- Bishkek, 2015

2. Attokurov S. Kyrgyz vopEthnography - Bishkek, 1997

3. Bektenov Z., Musin U. Kyrgyz Traditional Games - Frunze, 1978 4. Duishokeev T. Kok boru and Kok boru players - Bishkek, 2015

(15)

5. Kasen A. Kyrgyz Games and Social Life - Bishkek, 2004 6. Kyrgyz National Kinds of Sports. - Frunze, 1976

7. Kyrgyz-Russian Thesaurus of National Practices, Meals, Clothes, Products and Games.

/Author: Kasymaliev B. - Bishkek, 1993

8. Language and Traditional Practice // Kasymaliev B. - Bishkek, 2009

9. Mukambaev Z. The Heart of the Nation is Traditional Games - Frunze, 1982

10. Omurzakov D.О., Saralaev М.К. Kyrgyz National Kinds of Sports and Folk Games - Frunze, 1981

11. Advices of the Horse Breeders // Series of publications “Traditional Knowledge of the Kyrgyz as a Resource Kit”, Rural Development Fund // Shapakov K. - Bishkek, 2015

12. Soltonoev B., Kyrgyz History: Historical Sketches. Book 1. - Bishkek, 1993 13. Soltonoev B., Kyrgyz History: Historical Sketches. Book 2. - Bishkek, 1993

14. The Kyrgyz: The Origins, History, Heritage, Tradition // Volume 1 // Zhusupov K. - Bishkek:

"Kyrgyzstan", 1993

15. The Kyrgyz: The Origins, History, Heritage, Tradition // Volume 2 // Zhusupov K. - Bishkek:

"Kyrgyzstan", 1993

16. Zhusupov K. Kyrgyz Ancient Culture - Bishkek: "Biyiktik", 2006

7. Signature(s) pour le compte de l’(des) État(s) partie(s)

La candidature doit être conclue par la signature du responsable habilité à la signer pour le compte de l’État partie, avec la mention de son nom, de son titre et de la date de soumission.

Dans le cas des candidatures multinationales, le document doit comporter le nom, le titre et la signature d’un responsable de chaque État partie soumissionnaire.

Nom : Maksutov Altynbek

Titre : Minister of Culture, Information, and Tourism of the Kyrgyz Republic Date : 30 mars 2016

Signature : <signé>

Nom(s), titre(s) et signature(s) du(des) responsable(s) (pour les candidatures multinationales seulement)

     

Références

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