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Planètes et naines brunes autour d'étoiles chaudes.

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https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00108982v2

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Franck Galland

To cite this version:

Franck Galland. Planètes et naines brunes autour d’étoiles chaudes.. Astrophysique [astro-ph].

Uni-versité Joseph-Fourier - Grenoble I, 2006. Français. �tel-00108982v2�

(2)

AUTOUR D'ÉTOILES CHAUDES THÈSE présentée par Fran k GALLAND (Grenoble, Fran e) le mer redi 5 juillet2006

pour obtenir letitre de :

DOCTEUR DE L'UNIVERSITÉ JOSEPH FOURIER

Dis ipline : Astrophysique et milieux dilués

DOCTEUR ÈS SCIENCES, UNIVERSITÉ DE GENÈVE

Mention : Astronomie et Astrophysique

COMPOSITIONDUJURY:

MmeClaudine Kahane Présidente

M. Eduardo Martin Rapporteur

M. Alfred Vidal-Madjar Rapporteur

M. TseviMazeh Examinateur

MmeAnne-Marie Lagrange Dire tri e dethèse

M. Mi helMayor Co-Dire teurde thèse

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(4)

AUTOUR D'ÉTOILES CHAUDES THÈSE présentée par Fran k GALLAND (Grenoble, Fran e) le mer redi 5 juillet2006

pour obtenir letitre de :

DOCTEUR DE L'UNIVERSITÉ JOSEPH FOURIER

Dis ipline : Astrophysique et milieux dilués

DOCTEUR ÈS SCIENCES, UNIVERSITÉ DE GENÈVE

Mention : Astronomie et Astrophysique

COMPOSITIONDUJURY:

MmeClaudine Kahane Présidente

M. Eduardo Martin Rapporteur

M. Alfred Vidal-Madjar Rapporteur

M. TseviMazeh Examinateur

MmeAnne-Marie Lagrange Dire tri e dethèse

M. Mi helMayor Co-Dire teurde thèse

(5)
(6)

à mes parents etmes frères pour leur ae tion,

à mes amis pour leur soutien,

à Anne-Marie,Stéphane, Jean-Lu , Fran es o, Mi hel,

Guillaume, Gaël, Alainet tous eux qui m'ont aidé,

(7)
(8)

Au oursde esannées,j'aidéveloppéunenouvelleméthodedemesuredevitessesradiales,

que j'ai testée puis appliquée lors de re her hes systématiques de planètes et naines brunes

autourd'étoilesAetF,etquiaaboutipourlemomentàladé ouvertededeuxplanètes(etla

onrmation d'une troisième) etd'unenainebrune, ommeje l'exposerai dans e manus rit.

Nousverronségalementl'appli ationde etteméthodeau asde

β

Pi toris,autourdelaquelle

un disque est onnu depuis plus de vingt ans. Cette méthode, indire te, onsiste à déte ter

et mesurer un dé alage périodique des spe tres de l'étoile, puis à le traduire en termes de

vitesse par rapport à l'observateur (eet Doppler-Fizeau). L'amplitude des vitesses radiales

estd'autantplusgrandequele ompagnonestmassifetsituépro hedesonétoile-hte( ourte

période des variations de vitesse). Parmi les étoiles étudiées, de type spe tral A0V à F7V,

une partie se trouve à l'interse tion de la Séquen e Prin ipale et de la Bande d'Instabilité,

ave omme onséquen e la présen e importante de pulsations, qui inuent sur les vitesses

radiales mesurées.Par ailleurs, ertaines étoiles ont une a tivité magnétique engendrant des

ta hes à lasurfa e de l'étoile, qui inuent aussi sur les vitesses radiales mesurées. J'ai don

également développé desméthodespour identier les asoùlavariationdes vitessesradiales

estdueàlaprésen edepulsationsoudeta hes,voirepourdéte teret ara tériserlaprésen e

d'un ompagnon dansle asoù l'amplitude devariation desvitessesdue àdespulsations est

inférieure ou de l'ordrede elledue au ompagnon.

J'ai aussi onduit ette re her he ave une autre méthode, l'imagerie dire te à haute

résolution angulaire. Complémentaire delapré édente, elleestplussensible aux ompagnons

situésloindel'étoile-hte. J'aimisenéviden edenombreux andidatsnainesbrunes, omme

nousle verrons,maislelien ave leurétoile-hte devra être onrmé ave d'autresmesures.

J'exposerai les résultatsobtenus ave es deux méthodes, puis je dégagerai de premières

tendan esquantàl'existen eetauxpropriétésdesplanètesetnainesbrunesautourdesétoiles

(9)
(10)

and applied it in the frame of a survey looking for exoplanets and brown dwarfs around A

and F type stars. At themoment, this survey leadto the dete tion of two planets (and the

onrmation of a third one) and one brown dwarf, as I will develop inthis manus ript. We

will also see the appli ation of this method to the ase of

β

Pi toris, aroundwhi h a diskis

knownformorethantwentyyears.Thisindire tmethod onsistsinmeasuringaperiodi shift

ofthestarspe tra,andthentotranslate itintoradial velo ities (Doppler-Fizeauee t).The

amplitude of the radialvelo ities islarger whenthe ompanion is more massive and lo ated

loser to the hosting star (short radial-velo ity period). A part of the studied stars (with

spe traltypebetween A0VandF7V) belongs totheinterse tionbetweentheMainSequen e

and the Instability Strip; as a onsequen e, a lot of them undergo pulsations that have an

inuen e on the radial velo ities measured. Besides, some of the stars undergo a magneti

a tivity whi h reates some spots on the stellar surfa e, that also have an inuen e on the

radial velo ities measured. I then also developped methods to identify the ases where the

radial-velo ityvariationisdue topulsationsor spots,andeven todete tand hara terize the

presen eofa ompanionwhentheamplitudeoftheradial-velo ityvariationduetopulsations

is largerthan the one dueto the ompanion.

Besides, I also performed this sear h with another method, the dire t imaging at high

angular resolution. Complementary to the radial-velo ity method, this one is more sensitive

to ompanions lo atedfar from the hosting star.I enhan edseveral browndwarf ompanion

andidates, aswe willsee, butthe linkwiththeirhosting star willhaveto be onrmed with

other measurementssoasto study the ompatibilitywiththeir propermotions.

Iwillgivetheresultsobtainedwiththesetwomethods,andIwilldrawrsttrendsdealing

(11)
(12)

1.3.1 Lesvitesses radiales . . . 14

1.3.2 L'astrométrie . . . 18

1.3.3 Lespulsars millise ondes . . . 18

1.3.4 L'imagerie dire te . . . 19

1.3.5 La photométrie:transits . . . 21

1.3.6 Lesmi rolentilles gravitationnelles . . . 24

1.4 Propriétés statistiques desplanètesdéte tées . . . 26

1.4.1 Statistique de l'existen ede planètes . . . 26

1.4.2 Existen ede planètesetmétalli ité de l'étoile-hte . . . 26

1.4.3 Distribution desmasses desplanètes . . . 27

1.4.4 Distribution despériodes.Relation masse-période . . . 28

1.4.5 Relation masse-périodedes planètesà transit . . . 30

1.4.6 Distribution desex entri ités. Relationex entri ité-période . . . 30

1.4.7 Lessystèmes planétairesmultiples . . . 32

1.4.8 Inuen ede lamultipli itéde l'étoile-hte . . . 32

1.4.9 Inuen ede lamassede l'étoile-hte. Cas desnaines F . . . 32

1.5 Propriétés desnaines brunes déte tées . . . 35

1.6 S énarios deformation . . . 37

1.6.1 Formation planétaire essentiellement par a rétion . . . 37

1.6.2 Inuen ede lamassede l'étoile-hte : as desnaines F . . . 41

1.6.3 Formation desnaines brunes . . . 44

1.7 Re her he autour denaines A-F :spe tros opie,imagerie. . . 46

1.7.1 Propriétés ara téristiques desnaines A-F . . . 46

(13)

2 Une nouvelle méthode de mesure de vitesses radiales 59

2.1 Des riptionde laméthode . . . 59

2.2 Miseen pratique . . . 61

2.2.1 Obtention de spe tresdéblazés . . . 62

2.2.2 Corre tiondespixels défe tueux . . . 62

2.2.3 Calibrationen longueur d'onde, orre tion bary entrique . . . 64

2.2.4 Ré-é hantillonnage . . . 64

2.2.5 Constru tionde laréféren e . . . 66

2.2.6 Corre tiondespixels défe tueuxrestants. . . 67

2.2.7 Détermination du hoix desplages . . . 67

2.2.8 Fréquen es de oupure . . . 68

2.2.9 Cal uldesvitesses radiales . . . 73

2.2.10 Interfa e graphique; SAFIR . . . 75

2.3 Validations . . . 77

2.3.1 Spe tres-test . . . 77

2.3.2 Étoilesdéjà étudiées . . . 83

2.4 Performan es :limites dedéte tion . . . 84

Publi ation I.Performan esofradialvelo itymeasurements,rstanalyses ofvariations. 87 3 Phénomènes perturbant les vitesses radiales 101 3.1 Étude duprol desraies . . . 101

3.1.1 Fon tion de orrélation roiséenumérique . . . 101

3.1.2 Fon tion d'auto- orrélation . . . 102

3.1.3 Courbe de

χ

2

. . . 102

3.1.4 Bisse teurs . . . 103

3.1.5 Illustrationave desspe tres-test . . . 103

3.1.6 Casde prols de raiesvariables . . . 106

3.2 Originesintrinsèquesde lavariationdu prol desraies . . . 107

3.2.1 Lagranulation . . . 107

3.2.2 L'a tivité magnétique . . . 107

3.2.3 Lespulsations . . . 113

3.3 Binairesspe tros opiques . . . 121

3.4 Démêlement entre ompagnon etphénomène intrinsèque . . . 123

Publi ation IV. A andidate brown dwarf around the A9V pulsating star HD180777. 127 4 Re her hes autour de naines A-F en vitesses radiales 139 4.1 Observations . . . 139

(14)

4.3.2 Naine brune ara térisée ave ELODIE . . . 147

4.3.3 Binaires ara tériséesave ELODIE . . . 147

4.3.4 Candidats déte tésave HARPS. . . 156

4.3.5 Tendan e générale . . . 157

4.4 Taux denon déte tion . . . 157

Publi ation II. A planetfound with ELODIEaround the F6V star HD33564. 165 5 Étude en vitesses radiales d'étoiles à disque 173 5.1 Cas de

β

Pi toris . . . 173

5.1.1 Mesuresee tuées ave CORALIE. . . 173

5.1.2 Mesuresee tuées ave HARPS . . . 176

5.2 Autresétoiles àdisque . . . 179

Publi ation III.

β

Pi toris: looking for planets, nding pulsations. 183 6 Re her hes autour de naines A-F en imagerie dire te 193 6.1 Instruments, méthodesde rédu tionetd'analyse . . . 193

6.1.1 PUEO-KIR auCFHT . . . 194 6.1.2 NAOS-CONICAau VLT . . . 196 6.1.3 Modèles utilisés . . . 197 6.1.4 Limitesde déte tion . . . 198 6.2 Observations au CFHT . . . 201 6.2.1 Stratégie d'observation . . . 201 6.2.2 Observations ee tuées. . . 201 6.2.3 Résultats obtenus . . . 203 6.3 Observations au VLT . . . 208 6.3.1 Stratégie d'observation . . . 208 6.3.2 Observations ee tuées. . . 208 6.3.3 Résultats obtenus . . . 209 6.4 Bilan . . . 212

(15)

Bibliographie 223

Glossaire 230

A Démonstrations pour le al ul des vitesses radiales 235

(16)

1.7 Imagede 2MASSW J1207334-393254 etdeson ompagnon. . . 20

1.8 Vitessesradiales etphotométriedu transitde HD209458 . . . 23

1.9 Illustration d'unévénement mi rolentille . . . 24

1.10 Distribution desmasses des ompagnonsd'étoiles detype solaire . . . 28

1.11 Relationmasse-période . . . 29

1.12 Diagrammemasse-période des9exoplanètes ave transit. . . 30

1.13 Diagrammeex entri ité - période . . . 31

1.14 Diagrammes masse-période etex entri ité-période desétoiles Fàplanète . . . 34

1.15 Image oronographique de Gliese229 B . . . 35

1.16 Composition d'undisqueprotoplanétaire . . . 38

1.17 Disquesautour de

β

Pi toris,HD141569etHR4796 . . . 41

1.18 Distribution desmasses etséparation desplanètesformées. . . 43

1.19 Formation de nainesbrunes par éje tionde oeurssub-stellaires . . . 44

1.20 Positiondesétoiles naines A-F danslediagramme H.R. . . 47

1.21 Eet dutype spe traletde

v sin i

surles spe tresstellaires . . . 50

1.22 Séle tion en volumedes étoilesde l'é hantillon. . . 52

1.23 Appartenan e desétoilesséle tionnées à laSéquen e Prin ipale. . . 53

2.1 S hémaré apitulatif du al uldesvitessesradiales. . . 61

2.2 Illustration dudéblazage desspe tres . . . 62

2.3 Nettoyage desspe tres . . . 63

2.4 Variationde la ourbe de blaze . . . 63

2.5 Validation duré-é hantillonnage (1) . . . 65

2.6 Validation duré-é hantillonnage (2) . . . 66

(17)

2.9 Détermination desfréquen es de oupure (1). . . 71

2.10 Détermination desfréquen es de oupure (2). . . 72

2.11 Cal uldesvitesses radiales :minimisationdu

χ

2

. . . 73

2.12 Histogrammedes vitessespar point defréquen e . . . 74

2.13 Exemplede vitessesradiales al ulées. . . 74

2.14 Interfa e pour l'utilisation desprogrammes développés ( al uls).. . . 75

2.15 Interfa e pour l'utilisation desprogrammes développés (analyse). . . 76

2.16 Testdu al uldesvitesses (spe tres-test). . . 79

2.17 Résistan edu al uldesvitesses àlapollution d'uneautreétoile . . . 80

2.18 Résistan edu al uldesvitesses àlavariation dela ourbede blaze . . . 81

2.19 Inuen edunombre despe tresdanslaréféren e etdeS/B sur

ǫ

vr

. . . 83

2.20 Validation du al uldesvitesses:étoile standard . . . 83

2.21 Validation du al uldesvitesses:étoile àplanète . . . 84

2.22 Pré isionobtenueen fon tion de

v sin i

etdutype spe tral . . . 85

2.23 Masseslimites déte tables en fon tion de

v sin i

et dutype spe tral . . . 86

3.1 Exemplede CCFetde bisse teur, asgénéral . . . 103

3.2 Outils dediagnosti de variationsdu prol deraie,spe tres-test. . . 104

3.3 Outils dediagnosti de variationsdu prol deraie,spe tres-test. . . 105

3.4 Exemplede raie enémission danslaraiedu CaK. . . 108

3.5 Eetd'uneta hesurle proldesraies . . . 109

3.6 Exemplede CCFetde bisse teur, étoilea tive(1) . . . 110

3.7 Exemplede CCFetde bisse teur, étoilea tive(2) . . . 111

3.8 Outils dediagnosti de variationsdu prol deraie,étoile a tive. . . 112

3.9 Position des

δ

S uti et

γ

Dordanslediagramme H.R. . . 115

3.10 Modélisationdu bisse teurrésultant de pulsations. . . 116

3.11 Exemplede CCFetde bisse teur, étoilepulsante(1) . . . 118

3.12 Exemplede CCFetde bisse teur, étoilepulsante(2) . . . 119

3.13 Outils dediagnosti de variationsdu prol deraie,étoile pulsante. . . 120

3.14 CCFs pour uneétoile binairespe tros opique . . . 121

3.15 Propriétés delaCCF pour les étoiles binaires spe tros opiques . . . 121

3.16 Diagnosti de variations du prolde raie,étoile SB2. . . 122

3.17 Démêlement entre ompagnon etphénomène intrinsèque, dé alage spe tral. . 123

3.18 Démêlemententre ompagnonetphénomèneintrinsèque,déformationsspe trales.124 3.19 Démêlement entre ompagnon etphénomène intrinsèque, périodogramme. . . 125

3.20 Diagnosti de variations du prolde raie,étoile pulsanteave nainebrune. . . 126

4.1 Des riptiondesspe trographes ELODIE etHARPS . . . 140

4.2 Histogrammesdesnombres demesures obtenues ave ELODIE etHARPS . . . 143

(18)

4.13 AjustementKéplérien desvitessesd'étoiles Fobservéesave HARPS. . . 157

4.14 Illustration du al uldeslimites de déte tionen vitessesradiales . . . 158

4.15 Exemplesde limitesde déte tion envitesses radiales . . . 159

4.16 Histogramme desplanètes ex lues(étoilesA pluspré o esque A3V) . . . 162

4.17 Histogramme desplanètesex lues (étoilesA plustardivesqueA3V) . . . 163

4.18 Histogramme desplanètes ex lues(étoilesF) . . . 164

5.1

β

Pi toris :vitesses radiales etpériodogramme (CORALIE). . . 174

5.2 Re her he d'une orrélation entre lesVR etlamassed'air, T, P,humidité . . 175

5.3

β

Pi toris :vitesses radiales etpériodogramme (HARPS) . . . 177

5.4

β

Pi toris :périodogrammehautefréquen e . . . 178

5.5

β

Pi toris :domaine d'ex lusion . . . 179

5.6 HD100546:vitessesradiales, diagramme d'ex lusion.. . . 180

5.7 HD109573:vitessesradiales, diagramme d'ex lusion.. . . 180

5.8 HD141569:vitessesradiales, diagramme d'ex lusion.. . . 181

5.9 Véga:vitesses radiales,diagramme d'ex lusion. . . 181

6.1 S hémade prin ipe de l'optiqueadaptative . . . 194

6.2 Prédi tionsdes modèlesévolutifs . . . 197

6.3 Limitesde déte tionen imagerie. . . 199

6.4 Limitesde déte tionattendues ave PUEO . . . 200

6.5 Candidats ompagnonsave PUEOau CFHT (1) . . . 206

6.6 Candidats ompagnonsave PUEOau CFHT (2) . . . 207

6.7 Candidats ompagnonsave NACOauVLT . . . 211

(19)
(20)

2.1 Validation du al uldesvitesses :spe tres-test,dé alage onstant . . . 78

2.2 Validation du al uldesvitesses :spe tres-test,dé alage variable . . . 78

4.1 Etoiles nainesA-F observées ave ELODIEetHARPS . . . 142

4.2 Bilandesre her hessystématiquesave ELODIE et HARPS . . . 145

4.3 Paramètres dumeilleur ajustement Képlérienpour HD33564. . . 149

4.4 Paramètres dumeilleur ajustement Képlérienpour uneétoile F4V. . . 152

4.5 Paramètres dumeilleur ajustement Képlérienpour HD120136(TauBoo). . . 153

4.6 Paramètres dumeilleur ajustement Képlérienpour HD180777. . . 154

4.7 Paramètres dumeilleur ajustement Képlérienpour HD43378 etHD48097 . . 155

4.8 Massesplanétairesex lues autourde toutes les étoilesde l'é hantillon Ia . . . 160

4.9 Massesplanétairesex lues autourdes étoilesA (Ia)plus pré o esque A3V. . 161

4.10 Massesplanétairesex lues autourdes étoilesA (Ia)plus tardivesqueA3V . . 161

4.11 Massesplanétairesex lues autourdes étoilesFde l'é hantillonIa . . . 161

6.1 Filtresutilisés auCFHT. . . 195

6.2 Posesee tuées ave PUEO auCFHT. . . 201

6.3 Posesee tuées ave PUEO auCFHT (suite). . . 202

6.4 Posesee tuées ave PUEO auCFHT (suite). . . 203

6.5 Candidats ompagnonsobtenus ave PUEO auCFHT. . . 204

6.6 Candidats ompagnonsobtenus ave PUEO auCFHT (suite). . . 205

6.7 Posesee tuées ave NACO auVLT. . . 208

6.8 Posesee tuées ave NACOauVLT(suite). . . 209

6.9 Candidats ompagnonsobtenus ave NACO au VLT. . . 210

(21)
(22)

de rotation (typiquement 100-200 km/s pour les étoiles de type A), et qui se superposent

fréquemment. Onpensait généralement que la méthode des vitesses radiales ne pouvait pas

s'appliquer à esobjets. De fait, la méthode lassique de orrélation de haque spe tre ave

un masquebinairen'aboutit pasà desrésultatssatisfaisantspour es étoiles.

Cependant, onnaître la présen e de planètes ou de naines brunes autour de tels objets

revêtun ara tère fondamental, ar elapermettraitde omparerlesstatistiquesetles

ara -téristiques delaformation deplanètes etdenaines brunes autourd'étoilesmassives etpeu

massives. Noussavons déjà que les disques autour de esdeux typesd'objets sont diérents

entermesdepropriétés àdesâgessimilaires:lesdisquesdeTTauriâgéesdequelquesmillions

d'années paraissent moinsévolués que eux autourd'étoiles massivesd'âge similaire, omme

HD141569 ou HR4796, e qui tend à montrer que es disques, tout omme leur étoile

pa-rente,évoluentplusrapidement (Lagrange&Augereau2004).Probabilité eté helle detemps

de formation doivent faire l'objet d'investigations etde omparaisons.

Danslepremier hapitresontexposéeslesméthodes dedéte tion employéesjusqu'àprésent

etlespropriétésdesplanètesetnainesbrunesdéte tées,enlienave less énariosdeformation

existants. Les spé i ités des étoiles naines A etF sontégalement abordées.

En utilisant une nouvelle méthode de mesure de vitesses radiales, nous avons ee tué

une étude de faisabilité puis des re her hes systématiques de ompagnons de faible masse

autour d'un é hantillon d'étoiles naines de type spe tral A et F limité en volume, ave les

spe trographesELODIE(hémisphèrenord)etHARPS(hémisphèresud),en ollaborationentre

leLaboratoired'Astrophysique deGrenobleetl'Observatoire deGenève.Laméthode utilisée

onsisteàréaliserla orrélation,dansl'espa edeFourier,entre haquespe treetuneréféren e

(23)

onstruiteensommant ha undesspe tres,spé iquesdel'étoileétudiée.Cetteétudepermet

ainsid'étendrepour lapremière foisla onnaissan edesplanètesetdesnaines brunesautour

d'étoilesplus pré o esque F7V.

Dans le deuxième hapitre est expliquée ette méthode de mesure de vitesses radiales que

j'aidéveloppée, testée puisappliquée lorsde esre her hes systématiquesdeplanètesetnaines

brunes autour d'étoilesA et F.

Une partie des étoiles étudiées se trouve à l'interse tion de la Séquen e Prin ipale etde

la Bande d'Instabilité, ave omme onséquen e la présen e importante de pulsations qui

inuent surlesvitessesradialesmesurées. Deplus, l'a tivitémagnétique,bienqueplusfaible

quedans le as desétoiles de type solaire, peut engendrer desta hes à lasurfa e de l'étoile,

quiinuent ellesaussisurles vitessesradiales mesurées.

Le troisième hapitre est onsa ré aux diagnosti s spé iques de la présen e d'a tivité

magnétiqueetdepulsationsainsiqu'àuneméthodepourdistinguerles variationsintrinsèques

de elles d'origine Képlérienne, que j'ai développés et utilisés. Ces diagnosti s sont en ore

exploratoires et devront être approfondis.

Nosre her hessystématiquesdeplanètesetnainesbrunesautourd'étoilesnainesde type

spe tral A etF ont donné de premiers résultats. Les observations ont ommen é ave

ELO-DIE en septembre 2003 et ont pris leur véritable essor en 2004. Ave HARPS, la ampagne

d'observationaréellementdébutéilyamoinsd'unan.Ces re her hessonttoujoursen ours.

Dans le quatrième hapitre sont présentés les instruments et stratégies que j'ai utilisés

pourlesobservations envitessesradiales,ainsique lesdéte tions, ara térisationsetrésultats

obtenus. Notamment, deux planètes ont été déte tées et ara térisées ave ELODIE, ainsi

qu'une naine brune, pour laquelle il a fallu démêler les variations intrinsèques de vitesse

radiale de elles dues à sa présen e. Ave HARPS, de nombreux andidats ont été identiés,

mais des mesures supplémentaires sont né essaires pour les ara tériser. J'établirai enn un

bilan global, à e jour, de es re her hes systématiques enspe tros opie.

De nombreuses étoiles pour lesquelles un disque de matière a été déte té se trouvent

êtredesétoiles A.Ces disques étant vraisemblablement lelieu deformation planétaire,il est

parti ulièrementintéressantd'appliquer ettenouvelleméthodedemesuredevitessesradiales

auxétoiles A onnues pour êtreentouréesd'un disque.

Dans le inquième hapitre, j'exposerai les résultatsobtenus envitesses radiales pour des

(24)

tester la orrélation entre la binarité et la présen e de planètes et naines brunes autour de

es étoiles. Enn, il serait intéressant de voir si un désert des naines brunes existe à ourte

période, ommepour les étoiles detype solaire,ets'il disparaîtaussià longue période.

Dans le sixième hapitre sont exposées les re her hes systématiques que j'ai menées en

imagerie,ave les instrumentsutilisés,la stratégie d'observation,la déte tion etunepremière

ara térisation de nombreux andidats ompagnons naines brunes. Ce volet n'a pas tenu une

pla e entrale dans mes travaux, etson ontenu pourra paraître sommaire. Cependant,le lien

physique des andidats ompagnons ave l'étoile-hte doit de toute façon être onrmé par

d'autres observations. Une ara térisation plus nesera alors ee tuée.

Après un bilan, à e jour, des re her hes systématiques menées en spe tros opie et en

imagerie et toujours en ours, nous verrons quelles peuvent être les pistes à explorer ou à

approfondir, dans le adre de la méthode des vitesses radiales, pour mieux ara tériser les

variations deprolde raie,ouen ore lespropriétés desétoiles-hte,etde façonplusgénérale

(25)
(26)
(27)
(28)

1.1 De nouveaux mondes

Lare her he de planètesextrasolairesestune quêtede nouveauxmondes,exaltante,ave

ommebutavouémaispeut-êtrelointain, ladé ouvertedelavie,ailleursquedansleSystème

Solaire. Car même si ette re her he permetau passage d'approfondir notre ompréhension

de laformationde systèmesplanétaires, notamment duntre, 'estbeletbienlavieailleurs,

diérentemaisàquelpoint,quifas ineetpermetàtantde her heursdeselan erdans

l'aven-ture. A l'heure a tuelle, ette re her he onsiste d'unepart à déte ter planètes extrasolaires

etdisques protoplanétaires, etd'autre partà modéliserleur formation etleurévolution.

Cette quête est ex itante, très motivante, et il paraît probable de trouver ee tivement,

ailleurs, d'autres formes de vie. Mais ne nous leurrons pas trop : si la dé ouverte de la vie

ailleurs dans l'Univers, et pour ommen er dans notre pro he environnement gala tique,

re-pousseraee tivement les frontières etmettra plus enperspe tive la ondition humaine, elle

risque fort de s'a ompagner desmaux qu'a onnu l'humanité lors de ladé ouverte de

nou-velles terres, de nouveaux mondes, guidée par l'avidité de nouvelles ri hesses et la peur de

l'in onnu. Nous vivons don peut-être une des parties les plus belles de ette quête, dans

laquelleon peuten orerêveretlaissers'exprimernotre uriosité.

Jusqu'en 1995, laquestion de l'existen e de planètes autour d'autres étoiles que leSoleil

était de nature plus philosophique que s ientique. Depuis, des dizaines et des dizaines de

planètesextrasolairesont étédé ouvertes,montrantune grandediversité, ave despropriétés

souventtrèsdiérentesde ellesdesplanètesduSystèmeSolaire:massesimportantespouvant

être asso iées à de faibles distan es à l'étoile-hte, orbites à l'ex entri ité pouvant être très

élevée... Rendre ompte de es propriétés est un hallenge pour les théories de formation

(29)

1.2 Cara téristiques physiques a essibles

De nombreuses méthodes de déte tion, détaillées plus loin, sont a tuellement utilisées

dans la re her he de planètes extrasolaires et de naines brunes. Ces méthodes permettent

d'endéterminer ertaines ara téristiques physiques:

masse

M

p

et rayon

R

p

des ompagnons sub-stellaires

Par ompagnons sub-stellaires, on entend planètes et naines brunes liées

gravitationnel-lement à une étoile-hte. On ne onsidère don pasle as desplanètes isolées (free-oating

planets), ni elui des naines brunes isolées (naine brune du hamp). Pour avoir a ès aux

masse

M

p

et rayon

R

p

de es ompagnons sub-stellaires, il faut en général supposer onnus

respe tivementlamasse

M

etlerayon

R

del'étoile-hte.Lorsque

M

p

et

R

p

sontdéterminés,

on peut en déduire la densité moyenne de l'objet, et avoir ainsi de premiers indi es sur sa

stru ture interne.

Une dénition possible, mais non onsensuelle, de la limite entre planète et naine brune

repose sur la masse limite d'environ 13

M

Jup

au-delà de laquelle peuvent se dérouler des

réa tions nu léaires de fusion de deutérium. La limite onventionnelle entre naine brune et

étoile orrespond,elle, à lamassed'environ75

M

Jup

au-delà de laquelle peuvent sedérouler

des réa tions de fusion d'hydrogène. La taille, elle, n'est pas un bon ritère pour dénir la

diéren e entre planète et naine brune, ar le rayon varie peu entre planète géante et naine

brune(objetséquilibrés parlapressiondedégénéres en e quantique,pourlesquelsonmontre

que

R ∝ M

−0.3

), e jusqu'auxétoiles appartenant à laséquen eprin ipale etdefaible masse

(objets équilibrés par la pression de gaz parfait, pour lesquels on montre que R

∝ M

0,6

si

M ≤ 1, 1 M

;par ailleurs, R

∝ M

0,8

si

M ≥ 1, 1 M

). Le rayon varie ainsi seulement

entre environ 1 et 1,5

M

Jup

lorsque lamasse hange d'unfa teur 100 en passant de 1

M

Jup

à 100

M

Jup

: il y a dégénéres en e du rayon en fon tion de la masse, ave

R

p

de l'ordre de

quelques

R

Jup

.Lagure1.1illustrelafaibledépendan edurayonde esobjetsparrapportà

leurmasse,dansles asoùonapulesdéterminer. Lerayond'unenainebrunen'apasen ore

étémesuré.

Une autredénitionproposéepourlalimiteplanète/nainebrunereposesurlepro essus

deformationdel'objet.Lesplanètesseformeraientsuivant les énariostandard,détaillédans

la se tion 1.6.1, par a rétion de matière à partir de grains de sili ates voire de gla e, puis

par apturede gazenvironnant (dansle asdesplanètesgéantes).Lesnainesbrunes, elles,se

formeraient plutt ommelesétoiles,par despro essusd'instabilitégravitationnelle donnant

lieu à l'eondrement d'un nuage de gaz etde poussière. Un système onsistant en une naine

brune ompagnon d'une étoile pourrait alors s'être formée omme une étoile double. Mais

dénirainsilalimiteplanète /naine brunen'est guèrepratique : omment savoirsiun orps

donné s'est ee tivement formé par a rétion, par eondrement gravitationnel, ou bien par

(30)

OGLE-113

OGLE-132

OGLE-111

OGLE-10

OGLE-56

HD 209458

TrES-1

HD 149026

HD 189733

Fig. 1.1 Gau he et droite : dépendan e durayond'objets stellaireset sub-stellairespar rapport

à leur masse, dans les as où on a pu les déterminer. Gau he : as des planètes seules, les lignes

en traitillés représententles ontours d'isodensité 0,3et 1,3

g cm

−3

. Figures extraitesde Pont et al.

(2005ab).

dans un disque protoplanétaire pourrait a quérir une masse signi ativement supérieure à

13

M

Jup

. A l'opposé, un orps se formant par eondrement gravitationnel d'un nuage de

gaz et de poussière pourrait ne pas atteindre une masse de 13

M

Jup

( as d'au moins une

partie de e qu'on appelle parfoisles planètes ottantes)... Nous adopterons i i un point de

vue pragmatique, et dirons qu'un orps est une planète si sa masse est inférieure à environ

13

M

Jup

etest enorbite autourd'une étoile, engardant àl'esprit que ette onvention n'est

pas onsensuelle ni omplètement satisfaisante.

paramètres orbitaux d'un ompagnon

Dansle asd'unsystèmeàdeux orpsetd'unmodèleKéplérien,étoile-hteet ompagnon

par ourent ha un une ellipse,toutes deux ontenuesdansunmême plan,dontun desfoyers

est le entre de gravité du système. Ces ellipses sont par ourues ave une même période et

ont unemême ex entri ité. Considéronslatraje toire du ompagnon.

L'ellipsepar ourueest ara tériséeparsesdemi-grandaxeaetdemi-petitaxeb(dansun

repère artésien

Oxy

,ona

x

2

a

2

+

y

2

b

2

= 1

,Oétantle entredel'ellipse).L'abs issedufoyer, ,est

reliéeàaetbvialarelationa

2

=b

2

+

2

.L'ex entri ité edel'ellipseestdéniepare=

c

a

.On

peutdon aussi ara tériserl'ellipse par ourueparledemi-grandaxe aetl'ex entri itée.

Ces grandeurs sont illustrées sur laFig. 1.2(gau he). L'équation de latraje toire par ourue

dansleplanorbitalpeuts'é rire, en oordonnéespolaireset ave l'originepla éeau foyer F:

r =

a(1 − e

2

)

1 + e cos ν

(31)

ν

r

b

E

periastre

F

c

a

y

x

ligne des noeuds

periastre

ω

i

plan du ciel

plan orbital

ligne de visee

observateur

Nord

i

F

Fig. 1.2Cara térisationd'uneorbite :Gau he:dansleplanorbital.Droite:dansl'espa e.

r est la norme du rayon-ve teur position,

ν

est l'angle polaire (anomalie vraie). Un autre

paramètre est né essaire et susant pour ara tériser la traje toire par ourue dans le plan

del'orbite :l'instant T du passage au périastre.Par ailleurs, lapériode Pestreliée au

demi-grand axevia larelation(

3

eme

loi deKepler), si

M



M

p

:

P

2

a

3

P

2

(a

+ a

p

)

3

=

2

G(M

+ M

p

)

2

GM

a

p

(=a),

a

,

M

p

et

M

sont lesdemi-grandaxeetmassesdu ompagnon etdel'étoile-hte.

Trois autres paramètres sont né essaires pour ara tériser l'orientation de l'orbite dans

l'espa e. On hoisi en pratique omme référen e l'observateur : on dénit la ligne de visée

ommeétant ladroite joignant observateur etle entre de gravitédu système, et leplan du

iel omme étant le planperpendi ulaireà ette ligne de visée.Le plan du iel etle plande

l'orbite font entre eux un angle

i

(qui est aussi l'angle entre la ligne de visée et la droite

perpendi ulaire auplan del'orbite). Dans le as où

i = π

/2,laligne de visée estin lue dans

le plan orbital et on parle d'orbite edge-on. Si

i = 0

, la ligne de visée est perpendi ulaire

au plan orbital eton parle d'orbite fa e-on ou pole-on. Le plan orbital et le plan du iel se

oupentsuivantunedroiteappeléelignedesnoeuds.Lalongitudedupériastre

ω

estl'angle

entre ettelignedesnoeudsetladroitejoignant entredegravitéetpériastre.Enn, l'angle

de position du noeud as endant

est l'angle repérant la position du noeud as endant

( eluioù le orps s'éloignede l'observateur) dans leplan du iel, à partir dupleNord. Ces

grandeurs sont illustrées surlaFig.1.2(droite).

Les6 paramètres a,e,T,

i

,

ω

et

permettent don de ara tériser esorbites.

Biend'autresparamètresphysiques ara térisent esobjetssub-stellaires: omposition

(32)

Zone d'habitabilité

Onpeutalorspré iserpourqueltypedeplanètepeuventexisterdesformesdevie.Eneet,

onpeuts'attendre à equ'unmilieu liquidesoitné essaire, arilfavoriselestransports etles

onta tsdematière.L'eauliquideestunpremier andidat, arlamolé uled'eauestabondante

dans l'Univers, et elle possède d'ex ellentes propriétés de solvant (notamment grâ e à la

polarisationdesesliaisons).Onpourraitbiensûrimaginerd'autresliquidespouvant favoriser

l'existen e de vie, tels que méthane (étude de Titan, satellite de Saturne), ammoniaque...

Mais onsidérons, omme première appro he du problème, le as de l'eau. Par ailleurs, il

est né essaireque lemilieu onsidéré soit alimenté par une sour e d'énergie, permanente et

abondante,tellequelerayonnement d'uneétoile. Unmilieuréunissant es onditions estune

planète,situéeàunedistan etelledesonétoilequel'eausoit sousformeliquide,àsavoirque

latempératureensurfa esoitdel'ordrede300K,etquidénitunezonedited'habitabilité.

Laplanètedoitaussiavoirunemassesusantepourempê herlesmolé ulesd'eaud'é happer

àl'attra tiongravitationnelledelaplanète,autrementditunemassesupérieureàtypiquement

1M

.Plusl'étoileest haude,plusladistan eà etteétoiletellequel'eaupuissesetrouverà

l'étatliquideaugmente:pouruneétoileayant unetempératureee tivede6500K,leslimites

delazoned'habitabilitépourraientsesituerentreenviron0,9UAet1,8UA.Si

T

ef f

8500K,

ette limite augmente à [1,6; 3,1℄ UA. Si

T

ef f

10000 K, ette limite augmente à [2,3;

4,4℄ UA. A noter : es limites peuvent être modiées suivant l'eet de serre à l'oeuvre (qui

dépendnotammentdela ompositiondel'atmosphère);parailleurs, es onditionspourraient

aussi être remplies sur un satellite haué par eet de marée par une planète géante située

en-dehorsde es zones(exemplede TitanetEurope autourde Jupiter)

1 .

Tra eurs de vie

Plusieurs démar hes ouprojetsexistent pour mesurer desobservablespouvant permettre

de déte ter et ara tériser la présen e de vie. On peut iter l'analyse de signaux radio ou

optiques qui seraient générés par une forme de vie jugée intelligente (programme SETI par

exemple).

Uneautre appro he onsisteà re her herdanslespe tredesplanètesextrasolaires

déte -téesdesraiesd'absorption ara téristiquesdemolé ulesdontl'abondan esurTerreestdueà

1

(33)

Fig. 1.3 Spe tresynthétique de laTerre vue depuisl'espa e, ouvrantundomaine delongueurs

d'ondeallantde l'UVàl'IR.Les omposantsatmosphériques (essentiellement

H

2

O

,

CO

2

,

O

2

et

O

3

)

produisent d'importantes absorptions. Spe tre onstruit parJ. Paillet et F. Selsis (Observatoirede

Lyon)ave le odePHOENIX.

lavie:

O

2

(sous-produitdelaphotosynthèse desvégétaux),

O

3

(dé ompositionde

O

2

dansla

hauteatmosphère),

CH

4

et

N

2

O

(produits parlesba téries)...Mais esmolé ules,éventuelles

signatures d'unetra ede vie,peuvent avoird'autresprovenan es. Par exemple,

O

2

peut être

produitpar photolyse demolé ulesd'eau etde

CO

2

,

CH

4

par une a tivitévol anique oudes

sour eshydrothermales... La déte tionde molé ules de

O

2

,

O

3

,

H

2

O

et

CO

2

seraitainsiune

signatureplus robusteque

O

2

seul.Defaçon générale,l'existen e simultanéede estra eurs,

leur abondan e et le ontexte global seront des fa teurs lés dans l'interprétation de leur

déte tion. De nombreux projets existent pour tenter ette déte tion dans un futur pro he...

Sur la gure 1.3 est représenté un spe tre synthétique que l'on mesurerait depuis l'espa e

en observant la Terre, ouvrant un domaine de longueurs d'onde allant de l'UV à l'IR. Les

omposants atmosphériques(essentiellement

H

2

O

,

CO

2

,

O

2

et

O

3

) produisent d'importantes

absorptionsdans espe tre,dont ertaines -surtout dansl'IR- peuvent êtredéte téesmême

àtrès basse résolution.

Voyonsàprésent ommentdéte terdes ompagnonsdefaiblemasseorbitantautourd'une

(34)

thodes, etdonne les paramètres physiques ara térisables etlenombre de planètesdéte tées

(http://www.exoplanet.eu/).

Méthode paramètres physiques nombrede andidats

Vitessesradiales

M

p

sin i

,

a

,

e

,

T

,

ω

170 (146)

Astrométrie

M

p

,

i

,

a

,

e

,

T

,

ω

0(0)

Pulsarsmillise ondes

M

p

,

a

4(2)

Imagerie dire te

M

p

,

a

3(3)

Transits

R

p

,

a

,

i

9(9)

Mi rolentilles

M

p

,

a

3(3)

Tab.1.1Paramètresphysiquesa essiblesetnombrede andidats ara térisés(entreparenthèses,

lenombredesystèmesplanétaires)ave lesprin ipalesméthodesdedéte tion.

On peut essayer de lasser les prin ipales méthodes en deux atégories. La première

a-tégorieregroupedesméthodesdynamiques, indire tes, onsistant àmesurerlesperturbations

gravitationnelles induites par la présen e d'un ompagnon sur l'étoile-hte (mouvement

au-tourdu entredegravitédusystème),pluttqued'observer le ompagnon lui-même.Cesont

les méthodesmettant en jeu :les vitessesradiales (variation de lavitessede l'étoile projetée

surlalignedevisée),l'astrométrie(variationdelapositiondel'étoilesurlefondde iel)etla

mesuredesondesémises par lespulsarsmillise ondes ( hangement delafréquen e desondes

reçues).

L'autre atégorie rassemble desméthodes photométriques :l'imagerie dire te à haute

ré-solution angulaire et grand ontraste (pour déte ter la lumière émise et/ou réé hie par le

ompagnon), laphotométrie de l'étoile-hte(pour déte ter desvariations du uxdansla

di-re tion de l'étoile, lors de transits du ompagnon) et la méthode utilisant le phénomène de

mi rolentilles gravitationnelles (variation duux d'uneétoile de fond de iel lors du passage

du ompagnon surlaligne de visée).

Cettelisten'estpasexhaustive,maisregroupelesméthodeslesplusutiliséesa tuellement

(35)

Fig. 1.4Vitessesradialesdel'étoile51Pegenphaseave unepériodede4,2jours. 51Pegbestla

premièreplanètedéte téeautourd'uneétoiledelaséquen eprin ipale.Elleestmoitiémoinsmassive

queJupiteret distante de0.05UAdesonétoile.

1.3.1 Les vitesses radiales

La te hnique dite desvitessesradiales onsiste à mesurerla omposanteradiale(i.e.

pro-jetéesurlaligne devisée,ouen oreperpendi ulaire auplandu iel)desvariations devitesse

del'étoile suite àsonmouvement autourdu entre de gravitédusystème.

La méthode des vitesses radiales onnaît un grand su ès, depuis la dé ouverte de la

premièreplanète en orbite autourd'uneétoilede laséquen eprin ipale par Mayor &Queloz

(1995) (Fig. 1.4) et ave à e jour plus de 180 planètes déte tées. Elle selimitait ependant

jusqu'àilya peu auxétoiles de typesolaire ou plusfroides.

Modèle Képlérien

La position de l'étoile-htesurlaligne de visée peuts'é rire:

u(t) = r(t) sin (ν(t) + ω) sin i + u

barycentre

(t)

sibienquelavitesse radiale del'étoile VR=

du

dt

peuts'é rire, ompte tenudela2

eme

loi deKepler

r

2

(t)

dt

=

2πa

2

1−e

2

P

:

V

r

(t) = γ + K(cos (ν(t) + ω) + e cos ω)

ave

ν(t)

dénipar :

tan (ν(t)/2) =

r 1 + e

(36)

f (m) =

(M

p

sin i)

3

(M

+M

p

)

2

est la fon tion de masse. L'ajustement de e modèle Képlérien aux

mesures de vitesses radiales fournit dire tement

γ

,

K

,

P

,

T

,

ω

,

e

.En supposant

M

onnue,

on en déduit

M

p

sin i

et

a

(

a ≈ (

P

2

GM

2

)

1/3

). Les seuls paramètres non déterminés ave

ette méthode sont

i

et

.La non-détermination de

n'apasde onséquen e;en revan he,

l'indéterminationde

i

entraîne uneindéterminationsurlamassedu ompagnondéte té:seule

lavaleur

M

p

sin i

estainsi onnue,autrement ditonn'aa èsqu'à unevaleurminimalede la

masse.

Mesure de la vitesse radiale : spe tros opie Doppler

Une méthode pour mesurer la vitesse radiale d'une étoile est d'utiliser les propriétés de

l'eet Doppler-Fizeau : de façon générale, la longueur d'onde mesurée à la ré eption d'un

signal périodique est diérente de la longueur d'onde à l'émission de e signal, si ré epteur

et émetteur ont une vitesse relative non nulle. On parle alors de vitesse radiale

spe tros o-pique. On utilise ommesignal les ondes éle tromagnétiques générées àla surfa e de l'étoile

(photosphère). Considérons unelongueur d'onde initiale

λ

o

(pulsation

ω

o

)dans leréférentiel

R

o

liéàlasurfa edel'étoile, etvoyons omments'obtientlalongueur d'onde orrespondante

mesurée dansunautre référentiel, dansle as relativiste.

On peut asso ier à une onde éle tromagnétique de ve teur d'onde

k

le quadri-ve teur

(

w

c

,

k )

, ave

w

c

= |

k | =

λ

. Les omposantes de e quadri-ve teur vérient la transformée

de Lorentz : lepassage d'un référentiel

R

o

à un référentiel

R

en mouvement de translation

re tiligne uniforme( equin'est pasvraiment le asi i...)à lavitesse

V

par rapport à

R

o

se traduitpar :

ω

c

= γ(

ω

o

c

k .

V

c

) avec γ =

1

p1 − V

2

/c

2

etonpeuté rire

k =

ω

c

U

k

ave

U

k

unve teurunitairedemêmedire tionetmêmesensquele

par oursdel'onde,i.e.dirigédel'étoileversl'observateur.Onadon

V

r

= −

V .

U

k

,enprenant

omme onvention une vitesse radiale positive pour un objet qui s'éloigne de l'observateur.

La longueur d'ondeest don modiéeen :

λ

= λ

o

s

1 + V

r

/c

1 − V

r

/c

≈ λ

o

(1 + V

r

/c) si V

r

≪ c .

1

(37)

Cetteformuleestplus onnuesouslaforme:

λ

−λ

o

λ

o

V

r

c

(eetDoppler-Fizeaunonrelativiste).

Cette approximation revient à négliger les termes en

(V

r

/c)

2

dans le dé alage en longueurs

d'onde, e qui orrespond à une erreur de quelques m/s pour une vitesse radiale inférieure

à quelqueskm/s, e qui estle aspour les vitesses radiales relatives, quenous onsidérerons

danslespro hains hapitres, et quenous al uleronsdansle adre de ette approximation.

Par onvention, lavitesseradiale onsidéréeest elledel'étoilepar rapportaubary entre

du Système Solaire, et

λ

orrespond don à la longueur d'onde mesurée dans le référentiel

orrespondant. Ilestdon né essaired'ee tuerundeuxième hangement deréférentiel, pour

passer du référentiel

R

au référentiel terrestre

R

T

lié à l'observateur, qui se dépla e à une

vitesse

−−→

V

berv

(Bary entri Earth Radial Velo ity, tient ompte des mouvements de rotation

et de révolution de la Terre; ette vitesse, qui peut atteindre 30 km/s, est elle aussi non

onstante...) par rapport à

R

. S'agissant toujours de la même onde éle tromagnétique de

ve teur d'onde

k

,on a larelationsuivanteentre

λ

etlalongueur d'ondemesurée

λ

T

:

λ

T

= λ

v

u

u

t

1 −

−−→

V

berv

.

U

k

/c

1 +

−−→

V

berv

.

U

k

/c

≈ λ

(1 −

−−→

V

berv

.

U

k

/c) si V

berv

≪ c .

Cette approximation onduit à négliger les termes en

(

−−→

V

berv

.

U

k

/c)

2

, e qui orrespond à

uneerreursurlesvitessesradialesinférieureaum/s.Maisautant onserverlaformerelativiste,

fa ilement appli able en pratique aumoment de la alibrationen longueur d'onde.

Enpratique,onmesurelespe tredel'étoiledansun ertaindomainedelongueursd'onde.

Une alibrationenlongueursd'ondeestee tuée(te hniquesduthorium-argon, simultanéou

non, de la ellule à iode...) et on obtient le ux reçu de l'étoile en fon tion de

λ

T

. On peut

orriger à e niveau les longueurs d'onde de

−−→

V

berv

pour onsidérer le spe tre qu'obtiendrait

un observateur lié au référentiel

R

(Système Solaire), 'est à dire le ux reçu de l'étoile en

fon tionde

λ

.Onmesurealors ledé alage enlongueur d'onde subipar lespe tre.

Unordredegrandeurdelaperturbationinduiteparuneplanètegéantesurl'étoile-hteest

ladizainedemètres parse onde (pourunepériodeorbitaledequelquesannées).Cedé alage

envitesse orrespondàundé alage enlongueurd'ondede

10

−3

danslevisible,soit del'ordre

du millième de la largeurdes raies surles spe tres obtenus, ou en ore de l'ordre du dixième

voiredu entièmedepixel surleCCDutilisé.Mesurer untel dé alage semble unetâ he bien

di ile!

Te hnique de la orrélation roisée ave un masque binaire

Pour e faire, on peut utiliser diérentes te hniques. Celle de la orrélation roisée

nu-mérique ave un masque mesure le dé alage du spe tre par rapport à un masque binaire

représentatif du spe tre de raiesd'absorption de l'étoile au repos, en ee tuant une

orréla-tion entre le spe tre et e masque binaire. On obtient ainsi un pi de orrélation(ou CCF),

sorte de raie moyenne des raies du spe tre ondensant l'information qu'elles ontiennent; la

(38)

Fig. 1.5Illustrationdela onstru tiondelafon tionde orrélationentreunspe treetunmasque

binaire(Melo2001).Lalargeurdestrous(valeursà1)dumasquebinaireestdel'ordredelarésolution

instrumentale;ellepeutdon êtrebienpluspetitequelalargeurdesraies,sil'élargissementdesraies

dûàlarotationdel'étoileestgrande.

peut alors être mesurée omme étant le entre de l'ajustement d'une gaussienne (ou d'une

fon tion symétrique-voire den'importequellefon tion,pourvuquelespi sne subissent pas

de déformation) au pi de orrélation, prenant ainsi en ompte l'information ontenue dans

tout lepi de orrélation(au lieu deselimiter àson extremum).

Cettete hniques'estavéréeêtreàlafoissimple etrobuste etadonné denombreux

résul-tats.Deplus,l'utilisationd'unmasquenumérique, onstruitàpartirdespe tressynthétiques,

nené essitepasdespe trede référen edehaut rapportS/N.Cependant,elle né essite

l'exis-ten e de nombreuses raies, qui plus est ne se superposant pas pour la plupart, an que les

diéren esentrelespe tre onsidéréetlespe tresynthétiqueutilisépour onstruirelemasque

se ompensent en moyenne, ainsique les eetsdes raiesse superposant. Elle estdon

appli- able dans le as desétoiles de type solaire etplus tardives (type spe tralG, KetM), mais

n'est plus adaptée dansle as des étoiles plus pré o es ayant une vitesse de rotation élevée,

aril existe alors peu de raies,qui sesuperposent souvent.

Nousreviendronssurlepi de orrélationetsonutilitélors de l'étudedelavariabilitéou

(39)

elles ontiennent d'informationsur ledé alage desspe tres).

Unenouvelle te hnique de mesure des vitesses radiales

Pour pouvoir mesurer des vitesses radiales sur des étoiles de type spe tral plus pré o e,

dontlespe tre ontientbeau oupmoinsderaiesquisontbeau ouppluslarges,j'aidéveloppé

une autre te hnique (introduite et développée également par Alain Chelli). Elle prend en

omptesimultanémentlemaximumd'informationdisponible,etpermetdemesurerledé alage

duspe tre de l'étoilepar rapportà unspe tre de référen e onstruit àpartir desspe tresde

l'étoile elle-même;on n'obtient alors qu'une vitesseradiale relative de l'étoile, qui ne prend

en ompte quelesvariations devitessedel'étoile, mais esont justement ellesquisont utiles

pour lare her hede ompagnons. Cettete hniquefaitl'objetd'un hapitre de ettethèse,et

est elleutiliséedans lare her he systématique quenousavonsmis en pla e.

1.3.2 L'astrométrie

La méthode astrométrique onsiste à mesurer les variations de position apparente de

l'étoile sur le fond du iel, perpendi ulaire à la ligne de visée : la ombinaison de la

mé-thode des vitesses radiales ave l'astrométrie permet la ara térisation 3D de l'orbite. En

astrométrie, La traje toire de l'étoile apparaît omme une ellipse ave un demi-grand axe

angulaire

α

donné par :

α =

M

p

M

a

d

=

M

p

M

α

estexpriméense ondesd'ar ,ledemi-grandaxe

a

enUAetladistan eSoleil-étoile

d

en

parse s (équivalent à la parallaxe

π

, exprimée en se ondes d'ar ). Le dépla ement angulaire

observé pour un systèmeJupiter-Soleildistant de 10 p estd'environ 0,5

µas

.

Deladéterminationde

a

,de

d

(vialaparallaxe)etd'uneestimationde

M

,l'astrométrie

permet d'estimer la masse

M

p

, et non seulement une limite inférieure

M

p

sin i

. Etant plus

sensible aux orbites à grandes périodes, l'astrométrie est omplémentaire de laméthode des

vitessesradiales.

L'astrométrie devrait onnaître un grand essor. Au sol, PRIMA (ESO, 2008) est prévu

sur le VLTI au Chili pour her her ainsi des planètes géantes autour de quelques entaines

d'étoiles.Dansl'espa e,SIM(Spa eInterferometryMission, NASA,2009)seraitun

interféro-mètre onstituéde2téles opesde40 mdediamètreséparésd'unedistan epouvantatteindre

20 mètres, pour her her des planètes autour de 1500 étoiles, ave une pré ision susante

pour déte terdesplanètes dequelquesmasses terrestresà moinsde5 p . GAIA(ESA, 2012)

pourraitdéte ter desplanètesde lataille de Jupiterautourde 20000 étoiles.

1.3.3 Les pulsars millise ondes

Un pulsarradio estuneétoile àneutron, résidu laissépar l'explosionensupernova

onsé- utiveàl'eondrementd'uneétoilemassive(8-20

M

(40)

Fig. 1.6 Spe tre modéliséde lalumière émiseet réé hieparune planète (Crédit : Observatoire

deParis/ASM).

formation, les pulsarssont lesiège de hampmagnétiquestrès importantseten rotationtrès

rapide sur eux-mêmes.Ce sont par là même de puissants émetteurs radio. Leur émissionest

fo alisée dans un ne étroit, orienté selon l'axe du diple magnétiqueéquivalent au hamp

magnétiqueglobal.La diéren ed'orientationde etaxeave l'axederotationentraîne,pour

un observateur orre tement positionné, l'impression de déte ter un phare dans le domaine

radio (pulses), ave une période égale à la période de rotation, de l'ordre de lase onde à la

millise onde pour les pulsarsles plusrapides.

La très grande régularité de ette période de rotation, et don des pulses émis, permet

d'interpréterun hangementdepériodedespulsesobservés ommeétantdûàl'existen ed'un

ompagnon(eetDoppler-Fizeauae tant esignalpériodique).Le hangementéquivalentde

fréquen e observée s'exprime suivant :

∆ν

ν

=

V

c

r

.Lesradiotéles opespermettent desmesures

de

∆ν/ν

ave une pré ision de

10

−11

. Des planètes de type terrestre, dont l'inuen e sur

l'étoile primaire estde l'ordredu ms

−1

(l'eet en vitesseradiale de la présen ede la Terre

surle Soleilestde 8 ms

−1

) sontdon déte tables par etteméthode.

Les premières planètes déte tées (telluriques!) l'ont été ave ette méthode, autour du

pulsar PSR 1257 (Wolsz zan & Frail 1992) ave un système d'au moins deux planètes de

masses 2.8et 3.4

M

. La formation d'unpulsar est un pro essus violent qui ne devrait pas

permettre à un système planétaire de subsister. Vraisemblablement, le système observé est

don un systèmedese onde génération, formé à partir desrésidusde l'explosionsupernova.

1.3.4 L'imagerie dire te

Cette te hnique est la plus naturelle pour déte ter un ompagnon autour d'une étoile :

elle onsiste à prendre une image du système. Elle est aussi une des plus prometteuses, ar

elle peutdonnera èsàdenombreuses ara téristiques, tellesqueatmosphère(densité,

om-position), surfa e ( ouleur, morphologie d'éventuels o éans et ontinents), satellites ...Mais

pour que déte tion il y ait, il faut pouvoir distinguer la lumière provenant de l'étoile-hte

de elle provenant du ompagnon. On peut distinguer l'émission thermique du ompagnon,

maximaledansl'infrarougeetrésultant d'unéquilibre entreénergiereçuede l'étoileetpertes

(41)

Fig. 1.7 Image omposite en fausses ouleurs de la nainebrune 2MASSW J1207334-393254(en

bleu)etdeson ompagnondemasseplanétaire(enrouge).D'aprèsChauvinet al.2004.

ee tuerdesobservations à haut ontrasteethauterésolution angulaire.

Contraste

Dansledomainevisible, lerapportdeuxentrelalumière émiseparl'étoileetlalumière

réé hie par la planète est de l'ordre de

10

9

. Ce rapport est beau oup plus favorable dans

le domaine infrarouge :

∼ 10

6

. C'est pourquoi les observations sont souvent onduites dans

ette gamme de longueurs d'onde (il existe même des observations dans le domaine radio

dé amétrique,tirantprotdufaitquelesplanètesgéantesémettentdavantagequeleur

étoile-htedans edomaine).Deplus,onutilisesouventun oronographe danslevisibleetlepro he

infrarouge, pour limiter les eetsde l'important uxde lumière enprovenan e de l'étoile, et

pouvoiraugmenterlestempsdeposesanspourautantsaturervoireendommagerledéte teur.

Il existe un autre mode d'observation permettant d'amoindrir le ux provenant de l'étoile,

a tuellement à l'étude : l'extin tion interférométrique (ou nulling), qui onsiste à utiliser

un interféromètre réglé pour que la lumière provenant de l'étoile subisse des interféren es

destru tives;lalumièreprovenantd'un ompagnonauraitunedire tionlégèrementdiérente,

etnesubirait don pas( omplètement) esinterféren es destru tives.

Résolution angulaire

Par ailleurs, en terme de résolution angulaire, déte ter un Jupiter en se trouvant à une

distan ede 10 p duSoleil requiert un instrument apablede résoudreune séparation

angu-lairede0,5se onded'ar (

′′

).Cetterésolution estlargement a essibleenne onsidérant que

lalimitede dira tiondutéles ope(danslevisibleetpouruntéles opetelque euxduVLT,

ette limite est de 1,22

λ/D ≈ 0.017

, ave

λ ≈

550 nm et D

8.1 m ), mais ne l'est plus si

onprenden ompte laturbulen eatmosphérique:leseeing estjustement del'ordrede 0,5

′′

(42)

Cas des étoiles jeunes

Lesre her hesré entessesontpla éesdansle asleplusfavorableentermederapportde

ux,enétudiantl'environnementpro hed'objetsjeunes(âgésdequelquesmillionsd'années).

En supposant que es objets et leurs éventuels ompagnons planétaires se sont formés à

une même époque, es planètes en ore jeunes sont bien plus haudes (température ee tive

de l'ordre de 2000 K) qu'après vieillissement, et émettent par onséquent beau oup plus de

lumière.Lepremier ompagnondemasseplanétaire(

M

p

= 5±1M

Jup

,séparationde

41±5

UA)

déte té en imagerie aainsipour objet-hteune naine bruneappartenant à unamas stellaire

jeune, 2M1207b (Chauvin etal. 2005). Un autre andidat planétaire a étédéte té autour de

GQ Lup (Neuhauser et al. 2005), une étoile de type TTauri âgée de

2 millions d'années,

mais sa masse est très in ertaine (

M

p

= 21, 5 ± 20, 5M

Jup

, séparation de

103 ± 37

UA) et

pourrait être prohibitive pour en faire une planète. Enn, un ompagnon à la limite entre

planète et naine brune, de masse

M

p

= 13, 5 ± 0, 5M

Jup

, a été déte té autour de l'étoile

ABPi , à uneséparation signi ativement plusgrande(275UA).

Denombreux projets sont en ours de développement, tel que SPHERE sur l'un des

té-les opes de8 mdu VLTau Chili(2010, Beuzit etal. 2006), ouen ore desprojets spatiaux :

leJWST(JamesWeb Spa eTeles ope,su esseurdeHubble, 2011)quiin lurait unimageur

dansl'infrarougemoyen,leTPF-C(NASA,2014)quiseraituntéles opeéquipéd'un

orono-graphe pour déte ter lalumière réé hie par des planètes dans le visible, ou en ore Darwin

(ESO, 2015) et le TPF-I (NASA, 2020) qui seraient des interféromètres onstitués de 3 à 6

téles opesde typiquement 3 m de diamètre et distants de quelquesdizaines à quelques

en-tainesde mètres pour déte ter l'émissionthermique dansl'infrarouge. Ces 3derniers projets

ont aussipour ambition de déte terdes biosignaturesspe trales.

1.3.5 La photométrie : transits

Siune planète passe surla ligne de visée étoile / observateur, alors le ux provenant de

l'étoile subit une baisse pendant la durée de e transit. Des mesures photométriques

per-mettent d'enregistrer ette baissetransitoireduux,et l'ajustementd'unmodèleàla ourbe

de luminosité en fon tion dutemps donne a ès à 4 grandeurs. Combinées à desmesures de

(43)

Paramètres du modèle d'ajustement

Contraste: omme leuxestproportionnel àlasurfa e projetée(au premier ordre),la

baisse

∆f

duuxfprovenant del'étoileestaupremierordrelerapportdessurfa esprojetées

delaplanète

R

p

etde l'étoile

R

,siletransit est entral :

∆f

f

=

πR

2

− (πR

2

− πR

2

p

)

πR

2

=

R

2

p

R

2

ave

R

pouvantêtre ontraintsiondisposedes ourbesdeluminositédansdiérentesbandes

delongueurs d'onde. Onaalors a ès dire tement à

R

p

.

La baissedeluminosité estainsidel'ordre de1%dansle asd'unsystèmeJupiter-Soleil,

soit

0.01 mag. De façon générale, puisque R

p

 1, 5M

Jup

pour la majorité des planètes

géanteset naines brunes, la baissede luminosité est supérieureà 1%pour les étoiles dont le

rayon est inférieur à typiquement 1,5 R

. La pré ision atteinte par les instruments a tuels

permetunetelledéte tion.Cependant,le asd'étoilesAestmoinsfavorablepuisquepour es

dernières,

R

≥ 1, 5R

:labaissede luminositéserait alors plutt del'ordre de0,5%.

Durée du transit : pour un ouple étoile/ planète donné, on observe ee tivement un

transitsi ledemi-grand axeprojeté estsusamment petit :

a cos i ≤ R

p

+ R

.

Dans e as etpour un transit entral, ladurée du transit est la durée pendant laquelle

laséparation projetéeest susamment petite :

r cos i ≤ (R

p

+ R

)

:

τ

transit

=

2P

arcsin

p(R

p

+ R

)

2

− a

2

cos

2

i

a

P

π

arcsin

s

R

a

2

cos

2

i ≤

P R

πa

etdansle asd'untransitnon entral,Deegetal.(1998)montrent queladuréedutransit

s'é rit,si

δ

estlalatitude du transitsurledisque stellaire:

τ

transit

=

P

π

(

R

cos δ+R

p

a

)

.

SiP =4j et

M

=1 resp. 2

M

(a =0,05resp. 0,06 UA),alors

τ

transit

3resp. 5 h.

Paramètred'impa t:ildonnele ara tère entralourasantdutransit,etpermetd'avoir

a èsà l'in linaison

i

duplanorbital par rapportauplan du iel.

Assombrissement entre-bord : suite à des eets de proje tion, le ux provenant de

l'étoiledé roîtdu entrede l'étoileverssonbord. Ceteetpeutêtre estimésion disposedes

ourbesde luminosité dansdiérentesbandes delongueurs d'onde.

Probabilité de transit

Les han es d'observer une planète é lipsant son étoile, à un moment donné, sont en

général très faibles. La probabilitéde transit se déduit de la ondition

a cos i ≤ R

p

+ R

en

supposant unedistribution isotropede l'orientation desplansorbitaux dansl'espa e :

p

transit

=

R

π/2

arccos(

Rp+R⋆

a

)

sin(i)di

R

0

R

π/2

0

sin(i)di

R

0

=

1

Z

Rp+R⋆

a

0

dcos(i).2π =

R

p

+ R

a

R

a

(44)

Fig. 1.8Gau he : Vitessesradiales ELODIE,CORALIE et HIRES/Ke k1 phasées,obtenuespar

Mazehet al. (2000)pourl'étoile HD 209458.Droite :Mesures photométriquesmettant enéviden e

letransit,obtenuesparCharbonneauetal.(2000)et lemodèleajustéàla ourbedelumière.

La probabilitéqueseproduiseun transitestdon d'autantplus élevée quele ompagnonest

pro he del'étoile-hte etquel'étoile estmassive (

R

∝ M

au premier ordre).Onpeutainsi

atteindre des probabilités non négligeables : si P = 4j (

a = 0, 05

UA) et

M

= 1M

, alors

p

transit

= 10%

;si

M

= 2M

,laprobabilité passeà 20 %dans etexemple.

Cette méthode au su ès a priori peu probable a sus ité un grand intérêt des

astrophy-si iens après les premièresdéte tions d'exoplanètes. Quand une planète estdéte tée par une

autre méthode, on peut prédire la date du transit et il devient peu oûteux en temps de

téles ope de vérier ette possibilité. Ainsi, une planète à très ourte période a étédéte tée

autour de HD209458 ave la méthode des vitesses radiales. Son suivi photométrique a mis

en éviden el'existen e d'untransit(Fig. 1.8,Charbonneau et al. 2000,Henry etal.2000). Il

s'agit de la première déte tion par une méthode indépendante de elle desvitesses radiales,

apportant une onrmation de lanature planétaire de la plupart des andidats exoplanètes

déte tés ave ette méthode spe tros opique, la plupart seulement ar l'in linaison du plan

orbitalpeutêtretelleque ertainesappartiennent au domainedesnainesbrunes (

sin i

petit).

Laméthodedestransits permetde onnaîtrel'in linaison

i

duplanorbitalsurleplandu

iel; ombinée à laméthode desvitessesradiales, ellepermet ainside onnaître lamasse

M

p

du ompagnonetpasseulementunelimiteinférieure.C'estle asdes9planètesdontletransit

apuêtreobservéàl'heurea tuelle(Kona ki etal. 2003,Bou hyetal.2004,Pont etal.2004,

Alonso etal.2004,Bou hyetal.2005a,Satoetal.2005). Deplus, sil'étoileestbrillante,une

analysedela omposition himique del'atmosphèredelaplanèteestpossibledepuis l'espa e,

en omparant lespe trede l'étoilependant ethorstransit.Ainsi, quelques onstituantsde la

planète HD209458b ont été ara térisés (Charbonneau etal.2002,Vidal-Madjar etal. 2004)

etl'é happement de sonatmosphère aété mis enéviden e (Vidal-Madjaretal. 2003).

Le téles ope spatial de 30 m de diamètre CoRoT (Conve tion, Rotation et Transits),

lan é ette année, en 2006, doit notamment re her her des transits planétaires autour de

Figure

Fig. 1.2  Caratérisation d'une orbite : Gauhe : dans le plan orbital. Droite : dans l'espae.
Fig. 1.4  Vitesses radiales de l'étoile 51 Peg en phase ave une période de 4,2 jours. 51 Peg b est la
Fig. 1.8  Gauhe : Vitesses radiales ELODIE, CORALIE et HIRES/Kek1 phasées, obtenues par
Fig. 1.10  Distribution des masses des ompagnons d'étoiles de type solaire, selon une éhelle
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