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SP´ECIALE MP* : DEVOIR LIBRE ´EQUATIONS DIFF´ERENTIELLES DU TYPE DE FUCHS

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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SP´ECIALE MP* : DEVOIR LIBRE

EQUATIONS DIFF´´ ERENTIELLES DU TYPE DE FUCHS Les trois parties de ce probl`eme sont ind´ependantes

Partie I

Sia et b sont deux nombres r´eels, on s’int´eresse `a l’´equation diff´erentielle :

(E) x2d2y

dx2 +axdy

dx +by= 0

I.1. a. Rappeler pourquoi l’ensemble des solutions de (E) sur ]0,+∞[ est un sous-espace de dimension 2 de l’espace vectoriel des fonctions r´eelles de classe C2 sur ]0,+∞[.

b. On rappelle qu’une application Φ de ]0,+∞[ dansCest une solution complexe de (E) ssi les fonctions r´eelles ℜΦ et ℑΦ sont des solutions de (E).

Montrer que l’ensemble des solutions complexes de (E) sur ]0,+∞[ est un espace vectoriel complexe de dimension 2.

I.2. A quelle condition l’´equation (E) admet-elle des solutions polynomiales ? Pr´eciser alors ces solutions.

I.3. En effectuant le changement de variable x=et, r´esoudre l’´equation (E) ; pr´eciser la forme g´en´erale des solutions r´eelles sur ]0,+∞[.

Partie II

Soient a(x) = + P n=0

anxn et b(x) = + P n=0

bnxn les sommes de deux s´eries enti`eres `a coefficients r´eels dont les rayons de convergence sont sup´erieurs ou ´egaux `a R >0.

On s’int´eresse dans cette partie `a l’´equation diff´erentielle (F) sur l’intervalle ]0,+R[ :

(F) x2d2y

dx2 +a(x)xdy

dx +b(x)y= 0

On rappelle que, si x est un r´eel strictement positif et k un nombre complexe, la notation xk est mise `a la place de exp(klnx).

II.1. Soient k un nombre complexe et c(x) =

+P n=0

cnxn la somme d’une s´erie enti`ere complexe de rayon de convergence diff´erent de 0. On suppose que c0 = 1.

a. Montrer que, si la fonction y = c(x)xk est une solution complexe de (F) sur un intervalle ]0, R[, le nombre complexe k est racine d’une ´equation du second degr´e que l’on ´ecrira.

b. Montrer que, sous cette hypoth`ese, les nombres cn v´erifient une suite de relations que l’on pr´ecisera et que l’on appellera (P).

II.2. Soit k une racine de l’´equation (C) :

(C) k2 + (a0−1)k+b0 = 0

a. On suppose que ∆ = (a0−1)2−4b0 n’est pas le carr´e d’un nombre entier non nul.

Montrer qu’il existe une suite de nombres complexes et une seule v´erifiant : c0 = 1

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2 SP ´ECIALE MP* : DEVOIR LIBRE

ainsi que les relations de r´ecurrence (P) ´etablies en II . 1˚b.

b. Si ∆ =p2 o`u p∈N, donner une C.N.S. pour qu’il existe une suite (cn) v´erifiant (P) associ´ee `a k o`uk est la plus petite racine r´eelle de l’´equation (C).

Montrer que, de toutes fa¸cons, on peut trouver une suite (cn) v´erifiant (P).

II.3. a. Soit (cn) une des suites construites `a la question pr´ec´edente. On d´esigne par dn le module du nombre cn ; montrer que la suite des nombres r´eels positifs (dn) v´erifie les in´egalit´es :

n|n+ 2k+a0−1|dn6

n−1X

m=0

dm(|bn−m|+|k+m|.|an−m|) pour tout entier sup´erieur ou ´egal `a 1.

b. Montrer que, pour tout nombre positif δ < R, il existe un entiern0 tel que, pour tout n >n0, on ait :

dnδn6 sup

m[0,n1]

(dmδm).

II.4. a. Montrer qu’il existe un nombre complexe k et une s´erie enti`ere complexe de rayon de convergence sup´erieur ou ´egal `a R, de somme c(x), tels que la fonction y = c(x)xk soit solution de (F) sur ]0, R[.

b. Pr´eciser alors la forme de toutes les solutions de (F) au voisinage de 0 selon les cas rencontr´es.

Partie III

Soient a1, . . . , ap, pnombres r´eels tous diff´erents et P le polynˆome d´efini par : P(x) =

Yp

i=1

(x−ai).

Soient Q etR deux polynˆomes `a coefficients r´eels.

On s’int´eresse ici `a l’´equation diff´erentielle (Φ) :

(Φ) [P(x)]2d2y

dx2 +P(x)Q(x)dy

dx+R(x)y = 0 III.1. Soit ai l’un des nombres a1, . . . , ap.

a. Montrer que y est une solution de (Φ) sur ]ai, ai+ε[ ssi la fonction d´efinie par z(t) = y(t+ai) est solution sur l’intervalle ]0, ε[ de l’´equation diff´erentielle (Fi) :

(Fi) t2.d2z

dt2 +t.Ai(t).dz

dt +Bi(t).z = 0 o`u Ai etBi sont des fractions rationnelles que l’on pr´ecisera.

b. Montrer qu’il existe un r´eel strictement positif Ri tel que les fonctions Ai etBi soient d´eveloppables en s´erie enti`ere sur ]−Ri,+Ri[.

c. On appelle valeurs caract´eristiques en ai de l’´equation (Φ) les deux racines de l’´equation du second degr´e :

k2 + (a0−1)k+b0 = 0 o`u a0 =Ai(0) et b0 =Bi(0).

Exprimer la somme des deux valeurs caract´eristiques en ai `a l’aide des polynˆomes P et Q.

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SP ´ECIALE MP* : DEVOIR LIBRE 3

III.2. a. Montrer que yest solution de (Φ) sur ]S,+∞[ o`uS = max(0,max(ai)) ssi la fonction z d´efinie parz(t) =y(1/t) est solution sur l’intervalle ]0,1/S[ (]0,+∞[ siS = 0) d’une

´equation diff´erentielle ( ˜Φ) :

( ˜Φ) t2.d2z

dt2 + ˜A(t).t.dz

dt + ˜B(t).z = 0 o`u ˜A et ˜B sont des fractions rationnelles.

b. Trouver une condition n´ecessaire et suffisante sur les degr´es de P, Q et R pour que les fonctions ˜A et ˜B soient d´eveloppables en s´erie enti`ere au voisinage de 0.

c. Cette condition ´etant remplie, on appelle valeur caract´eristique `a l’infini de l’´equation (Φ) les valeurs caract´eristiques en 0 de l’´equation ( ˜Φ).

Quelle est leur somme ?

III.3. Quelle est la somme de toutes les valeurs caract´eristiques de l’´equation diff´erentielle (Φ) en tous les points ai et `a l’infini ?

III.4. On consid`ere le polynˆome P(x) =x(x−1).

D´eterminer des polynˆomes Q et R tels que les valeurs caract´eristiques de l’´equation diff´erentielle (Φ) correspondante soient respectivement :

• 0 et 0 au point 0,

• 0 et 0 au point 1,

• 1/2 et 1/2 `a l’infini.

III.5. Soit (Φ) l’´equation diff´erentielle obtenue en 4˚. En trouver une solution d´eveloppable en s´erie enti`ere au voisinage de 1 (i.e. y= +

P n=0

an(x−1)n).

Existe-t-il une solution (non nulle !) de (Φ) d´efinie sur ]0,+∞[ ?

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