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CHAPITRE IV RICHESSE ET PAUVRETÉ

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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ICHESSEET PAUVRETÉ DANSLEMONDE AUJOURD

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Corrections d’activités :

Correction des activités pages 222 à 225 sur les inégalités à l’échelle mondiale

Correction des activités pages 228-229 et 232-233 sur les inégalités régionales et locales

Docu ments

 Tableau synthétique et définition

 Planisphères

 Fiche de révision Hatier

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Correction des activités pages 222 à 225

Activité pages 222-223 : les inégalités de développement dans le monde

1 – L’IDH, Indice de Développement Humain, est un chiffre, compris entre 0 et 1, calculé pour chaque État du monde, en fonction des conditions de vie, d’hygiène, de santé et d’éducation, et qui représente approximativement le niveau de richesse.

2 – Les plages de couleur représente l’IDH des États du monde selon 4 niveaux : faible, moyen, élevé, très élevé.

3 – Les régions du monde où l’IDH est très élevé sont principalement l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. On peut aussi observer que l’IDH est très élevé en Argentine, Australie et aux Émirats Arabes Unis.

4 – Au Brésil, en Algérie, en Russie, en Chine, l’IDH est élevé. En Inde, il est moyen.

5 – La région du monde qui regroupe le plus de pays avec un IDH faible est l’Afrique.

6 – En Asie, il y a de fortes inégalités régionales de richesse (ou développement) : tous les niveaux d’IDH sont représentés, des plus élevés (Singapour, E.A.U.) au plus faible (Pakistan, Birmanie) en passant par « élevé » (Iran, Thaïlande) et moyen (Indonésie).

7 – La limite entre pays pauvres et pays riches passe approximativement le long du tropique du Cancer : on dit souvent pays du Nord = pays riches / pays du Sud = pays pauvres.

Mais cette observation est très imprécise et rudimentaire, car il y a aussi des pays pauvres au Nord et des pays riches au Sud.

Activité pages 224-225 : riches et pauvres dans le monde

1 – Sur ce planisphère par anamorphose, le PIB de chaque État est représenté par un rectangle de taille proportionnelle au PIB. Les couleurs représentent le PIB par habitant, c’est- à-dire le PIB moyen par personne.

2 – Les États les plus riches du monde (= les plus grands rectangles) sont les États-Unis d’Amérique, l’Europe, la Chine et le Japon. Les plus pauvres sont en Afrique.

3 – Le planisphère 2 représente l’espérance de vie moyenne dans chaque pays et le planisphère 3 représente le taux de scolarisation selon les pays.

4 – L’espérance de vie est plus faible dans les pays d’Afrique au sud du Sahara, parce que ces pays sont plus pauvres : les conditions de vie sont plus pénibles, l’alimentation est moins abondante, l’hygiène est parfois insuffisante, les soins médicaux sont rares. On meurt parfois pour peu de chose en Afrique. Enfin, il y a plus de guerres en Afrique.

5 – On observe que le taux de scolarisation est d’autant plus élevé que le pays est plus riche : dans les pays riches, une part des richesses est utilisée pour construire des écoles et payer des enseignants. Dans les pays pauvres, les gouvernements ont trop peu de moyens pour construire suffisamment d’école et engager des enseignants. De plus, dans un pays où la population est très scolarisée, les emplois sont plus qualifiés donc mieux payés : la population s’enrichit plus vite !

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Correction des activités pages 228-229 à 232-233

Activité pages 228-229 :

1 – Les régions les plus riches de Turquie sont à l’Ouest du pays, près de la grande ville, Istanbul (autrefois Constantinople). Les régions les plus pauvres sont à l’Est.

2 – En Italie, les inégalités de revenus opposent les régions du Nord et les régions du Sud.

3 – A Marseille, les quartiers Nord sont nettement plus pauvres que les quartiers Sud : c’est pourquoi on parle d’une fracture nord/sud dans cette ville.

4 – Les inégalités de richesses au Caire sont particulièrement nettes sur ces deux photogra- phies, pourtant prises dans le même quartier : d’un côté, une petite Égyptienne vit dans un bidonville, au milieu des gravas et des déchets, dans un logement probablement précaire et peu solide, sans eau courante ni électricité – mais elle va à l’école. De l’autre, un milliardaire réside dans un immense appartement, entouré d’œuvres d’art et de tout le confort moderne.

Activité pages 232-233

1 – Les États américains (sous-entendu : des États-Unis d’Amérique = États-Unis) des Caraïbes les plus riches sont le Texas et la Louisiane. Les plus pauvres sont le Mississippi, l’Alabama et la Floride.

2 – Les régions les plus développées du Mexique se situent au Nord du pays, près de la frontière avec les États-Unis, ainsi que dans la péninsule de Yucatán (grâce au tourisme). Les régions les moins développées du Mexique sont au Sud du pays.

3 – Les signes de la richesse urbaine dans cet immeuble de Miami sont d’une part le confort extravagant dont bénéficient les habitants de la Porsche Design Tower, d’autre part le gaspillage, notamment de l’espace (appartements de 1000 m² !). Un signe de la pauvreté rurale au Nicaragua est l’absence d’eau courante.

4 – Sur la photographie de Santa Fe, à Mexico, on voit à droite un quartier chic et très bien entretenu , les façades des immeubles sont impeccables, les pelouses sont tondues, les rues sont parfaitement recouvertes, les voitures sont bien garées.

De l’autre côté du mur, les immeubles sont gris, les rues encombrées, les toits des immeubles parfois en tôle : tout semble précaire. Cette photo du quartier de Santa Fe ressemble à l’image ci-contre de la favela de Paraisopolis à Sao Paulo (Brésil).

5 – A Caracas, comme dans la plupart des grandes villes d’Amérique du Sud, il existe de très fortes inégalités de richesses, entre les quartiers de classe moyennes, parsemés de

« quartiers fermés chics » (= ghettos des riches) et les quartiers populaires où ont été construits la plupart des « logements sociaux » (= H.L.M.).

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pays riches pays émergents pays pauvres PIB/hab > 30.000 $/an entre 6.000 et 30.000 $/an < 6.000 $/an espérance de vie > 75 ans entre 64 et 75 ans < 64 ans taux de scolarisation > 90 % entre 70 et 90 % < 70 %

IDH > 0,8 entre 0,55 et 0,8 < 0,55

……… : nombre de décès d'enfants de moins de un an.

……… : mauvaise alimentation, par excès ou manque de certains aliments, qui entraîne des carences physiologiques, favorise les maladies, conduit parfois au décès.

……… : personne qui ne sait pas lire ni écrire, qui ignore l'alphabet.

……… : fréquentation régulière de l'école. Favorise l'alphabétisation, l'instruction, la diffusion de la culture savante, la curiosité intellectuelle et la socialisation.

……… : durée de vie moyenne dans un pays.

……… : chiffre calculé pour chaque État en fonction des conditions de vie, d'hygiène, de santé, d'éducation. Il est compris entre 0 et 1.

……… : ensemble des richesses, matérielles ou immatérielles, produites en un an dans un État et évaluées en dollars. On dit « par habitant » si on divise le PIB par le nombre d'habitants d'un État.

pays riches pays émergents pays pauvres

PIB/hab > 30.000 $/an entre 6.000 et 30.000 $/an < 6.000 $/an espérance de vie > 75 ans entre 64 et 75 ans < 64 ans taux de scolarisation > 90 % entre 70 et 90 % < 70 %

IDH > 0,8 entre 0,55 et 0,8 < 0,55

……… : nombre de décès d'enfants de moins de un an.

……… : mauvaise alimentation, par excès ou manque de certains aliments, qui entraîne des carences physiologiques, favorise les maladies, conduit parfois au décès.

……… : personne qui ne sait pas lire ni écrire, qui ignore l'alphabet.

……… : fréquentation régulière de l'école. Favorise l'alphabétisation, l'instruction, la diffusion de la culture savante, la curiosité intellectuelle et la socialisation.

……… : durée de vie moyenne dans un pays.

……… : chiffre calculé pour chaque État en fonction des conditions de vie, d'hygiène, de santé, d'éducation. Il est compris entre 0 et 1.

……… : ensemble des richesses, matérielles ou immatérielles, produites en un an dans un État et évaluées en dollars. On dit « par habitant » si on divise le PIB par le nombre d'habitants d'un État.

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COMPLÉMENTS

Les inégalités face à la santé

Depuis le début du XXème siècle, les découvertes scientifiques d'une part, les progrès techniques et économiques d'autre part, ont permis une amélioration considérable de l'alimentation et de la santé de la population mondiale. L'espérance de vie a beaucoup augmenté, le taux de mortalité infantile a été divisé par 2 depuis les années 1970, les grandes épidémies comme la tuberculose ont été maîtrisées. Cependant, il existe des différences très importantes entre les pays développés et les pays pauvres.

Dans les pays développés, les infrastructures (cabinets médicaux, cabinets dentaires, cliniques, hôpitaux, services d'urgences) sont nombreuses et les ressources employées au service de la santé sont très importantes : les dépenses de santé représentent plus de 10 % du PIB (= produit intérieur brut). Toutefois, une part importante de la population est parfois exclue du système de santé (la « sécurité sociale » et la CMU sont une originalité française).

Dans les pays pauvres, l'accès aux soins est difficile car les rares dispensaires sont souvent loin et les médicaments coûtent très cher. L'hygiène est souvent déplorable, les maladies contagieuses se transmettent plus facilement, notamment par l'eau (doc. 2 p. 232). Les guerres civiles, la pauvreté et la malnutrition aggravent la situation. Certains pays ont vu leur espérance de vie reculer depuis 10 ans (épidémie du VIH = sida). Réduire les inégalités de santé nécessite donc de réduire la pauvreté et l'exclusion. C'est le rôle des institutions internationales, comme l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Les inégalités face à l'éducation

Depuis 1980, l'alphabétisation dans le monde a fortement progressé (doc. 1 p. 244).

Cependant, 20 % de la population mondiale environ est encore analphabète. La proportion d'analphabètes est plus grande dans les pays pauvres, elle dépasse même 50 % dans certains pays d'Afrique, où les femmes sont plus souvent analphabètes que les hommes.

Plusieurs raisons permettent d'expliquer ces observations :

 des raisons économiques : construire des écoles et payer des enseignants est souvent trop coûteux pour l’État dans les pays pauvres. Lorsque les écoles sont payantes, elles sont accessibles uniquement aux enfants des riches. Une partie des familles pauvres méprisent l'école car les parents pensent que les enfants sont plus utiles s'ils travaillent.

 des raisons culturelles : parfois, les parents sont réticents à laisser leurs enfants à l'école.

Dans les pays riches, quelques-uns aiment surveiller les enseignants. Dans les pays pauvres, ils craignent que les enfants, surtout les filles, apprennent des choses dangereuses ou contraires aux traditions obscurantistes : une femme instruite est plus difficile à faire obéir qu'une ignorante.

L'analphabétisme, notamment des femmes, est un obstacle au développement. En revanche, lorsque les filles vont à l'école, elles ont plus facilement accès au monde du travail, elles ont moins d'enfants que leur mère, le taux de fécondité a tendance à baisser.

L'alphabétisation est une condition essentielle de l'autonomie des individus et de leur liberté (doc. 3, 4 et 5 p. 245). Pour réduire les inégalités d'accès à l'éducation, les gouvernements, les associations humanitaires, les organisations internationales (Unesco, Unicef) mettent en œuvre des politiques d'éducation.

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