• Aucun résultat trouvé

Méthode des petits pas

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Méthode des petits pas"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

DÉVELOPPEMENTS POUR L’AGRÉGATION EXTERNE

Méthode des petits pas

Leçons : 224

[Rom], partie 8.5.4 Théorème

Soit f :]−1, 1[→ Rune fonction continue, et admettant un développement limité en 0 de la forme : f(x) =x−αxp+1+βx2p+1+o x2p+1

, avecα>0,βRet p>0.

Sous de bonnes conditions initiales, la suite définie parxn+1 = f(xn)vérifie :

xn= 1

p

pnα− γ

p2α2p

lnn n√p

n+o

lnn

n√p n

, quandγ:= (1+p)α2

2 −β6=0.

Démonstration :

Étape 1 : On peut écriref(x) =xg(x)etxf(x) =αxp+1h(x), avecg(x)eth(x)qui tendent vers 1 quand xtend vers 0.

Ainsi,η>0,x∈[−η,η],g(x)>0 eth(x)>0.

En particulier,x∈]0,η], 0< f(x)<x6η.

]0,η]est stable par f donc six0∈]0,η],(xn)est bien définie et à valeurs dans]0,η]. Étape 2 : De plus,nN, 0<xn+1<xn, donc(xn)est décroissante et minorée par 0.

Donc elle converge vers un point fixelde f, car f est continue, avecl∈[0,η]. De l’inégalitéf(x)<xvalable sur]0,η], on déduitl=0.

Étape 3 : SoitλR; on noteyn=xλn+1xλn. Dès lors : yn=xλn

1αxnp+βx2pn +o x2pn

λ

1

=xλn

λαxnp+λβx2pn +λ(λ1) 2

αxnp

2

+o x2pn

=−λαxλ+pn +

λβ+λ(λ1 2 α2

x2pn +o x2pn

Cette relation ne nous intéresse vraiment que pourλ=−p: yn= +

+−p(−p1)

2 α2

xnp+o xnp

=+p p+1

2 α2β

| {z }

xnp+o xnp

−→

n→

(Remarquons qu’on a ici utilisé le fait quexn −→

n→0 etp>0.)

Par téléscopage, et par le lemme de Cesàro (qui sera démontré par la suite) : 1

n

x−pnx0−p

= 1 n

n−1

k=0

yk −→

n→ Il s’ensuit alors facilement : 1

nx−pn −→

n→pα, d’oùxn

n→

1

p

npα.

Étape 4 : On suppose désormaisγ6=0 ; commeyn= +pγxnp(1+o(1)), on a :

n−1

k=0

yk =npα+

n−1

k=0

xkp(1+o(1)).

On noteSn =

n−1

k=0

yknpα

, de sorte queSn=

n−1

k=0

xkp(1+o(1)). Maisxnp

n→

1 npα

n→

1

(n+1), et comme

n>0

1

n+1 diverge, on a : Sn

n→

1

n−1

k=0

1 k+1

n→

1

n−1

k=0

ln

1+ 1 k+1

n→

1 ln

n−1

k=0

k+2 k+1

!

n→

1

ln(n+1) ∼

n→

lnn

Florian LEMONNIER 1

Diffusion à titre gratuit uniquement. ENS Rennes – Université Rennes 1

(2)

DÉVELOPPEMENTS POUR L’AGRÉGATION EXTERNE

D’où

n−1

k=0

yk=npα+γ

αlnn(1+o(1)). Puisx−pn =npα+γ

αlnn+o(lnn). Enfinxn = (npα)1p

1+γ

α lnn

n +o lnn

n 1p

= 1

p

npα

1γ p2α2

lnn n +o

lnn n

. Ce qui revient à conclure :xn= 1

p

pnαγ p2α2p

lnn np

n +o lnn

np n

. Lemme (Cesàro)

Soit(an)∈CN, une suite qui converge versl∈C.

Alors lim

n

1 n

n k=1

ak =l.

Démonstration :

Soitε>0 ;NN,n>N,|anl|<ε.

Alors, pourn>N:

n k=1

aknl

6

N k=1

akNl

| {z }

=:K

+

n k=N+1

ak−(nN)l

6K+

n k=N+1

|akl|6K+ (nN)ε6K+

Puisn> N, 1 n

n k=1

akl

6 K n +ε.

Or,N1>N,n>N1,K

n <εet alorsn>N1, 1 n

n k=1

akl

62ε.

Références

[Rom] J.-E. ROMBALDI –Éléments d’analyse réelle : CAPES et agrégation de mathématiques, EDP Sciences, 2004.

Florian LEMONNIER 2

Diffusion à titre gratuit uniquement. ENS Rennes – Université Rennes 1

Références

Documents relatifs

Les auteurs décrivent, pour la recherche des spores d’Emmonsia crescens dans le poumon des petits mammifères, une amélioration de la technique de digestion des

Ne pas exprimer la procédure pratique sous cette forme, aurait exigé de la part de l'utilisateur de réaliser, pour chaque estimation, les di- vers calculs d'intégration que

École de Chauffayer Lorsque notre maîtresse n9us a parlé de peindre une fresque pour le parc national des Ecrins, nous avons tous été d'accord.. Mais certains

La phase 2, dite &#34;Handi- cap, santé des ménages&#34; (HSM) a été réalisée par enquêteur auprès des personnes sélectionnées dans l’échantillon des répondants à

Il est commode de définir un vecteur 2mtX = tenseur de Levi-Civita. D’après la propriété = 0 on

Je souhaite que Belle et bien dans son âge devienne votre guide quotidien pour profiter de votre âge à tous les âges, qu’il vous permette de trouver toutes les réponses à

Quels sont les problèmes posés par la mise en œuvre numérique de la

Dans ce cas, la courbe de capacité du bâtiment représenté par la relation force-déplacement du système à un seul degré de liberté équivalente et la courbe de