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Submitted on 1 Jan 1886
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Sur deux espèces nouvelles de radiophones
M. Mercadier
To cite this version:
M. Mercadier. Sur deux espèces nouvelles de radiophones. J. Phys. Theor. Appl., 1886, 5 (1), pp.215-218. �10.1051/jphystap:018860050021501�. �jpa-00238628�
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Plusieurs essais ont été faits avec ces machines pour la conden- sation des fumées de
plomb
desfoyers d’affinage
dans les carneauxde
dépôt
et ont donné,paraît-il,
des résultats assez satisfaisants pourqu’on
ait songé àentreprendre,
dans ce hut, la construction de machinesspéciales.
La machine décrite est destinée à
l’électrothérapie, application
pour
laquelle
elle offre, entre autres avantages, celui d’avoir deuxp.ôles parfaitement
définis par descharges
de mêmesigne,
tandisque les machines
généralement
admises pour cet usage ont defréquents
renversements depolarités.
Nous avons cru devoir attirer l’attention sur cette machine dont la
théorie, malgré
seslacunes, présente
ungrand
intérêt etqui,
destinée à un fonctionnement continu de
plusieurs
heures parjour,
devait être construite d’une manière tout autre que les ma- chines similairesqu’on
rencontregénéralement
dans les labora- toires.Le
dispositif
a été étudié et exécuté dans les ateliers de la m aisonBréguet.
SUR DEUX ESPÈCES NOUVELLES DE RADIOPHONES;
PAR M. MERCADIER.
On peut diviser les
radiophones
connus en deux classes :1 ° Ceux dans
lesquels
la transformationd’énergie
radiante enénergie mécanique,
sous forme sonore, s’effectue directenlent. Ilsse divisent eux-mêmes en trois genres : les thern10phones) où les
radiations
thermiques
sontprincipalement
enjeu;
tels sont laplupart
des gaz et des vapeurs enfermés dans uneenveloppe
trans-parente ; en second
lieu,
lesphotophones,
comme la vapeur d’iodeet le
peroxyde
d’azote, dont les vibrations sont surtout excitées par les radiations lumineuses ; enfin, lesactinophones) qui
seraientexcités par les radiations
actiniques
ultra-violettes, mais dont onne connaît encore aucun
exemple.
2° Les
radiophones qu’on
petitappeler
inclirects, danslesquels
la transformation finale
d’énergie
radiante enénergie
sonoreexige
une ou
plusieurs
transformations intermédiaires. On n’en connais- saitqu’un
seul genre,appelé photophone
par M. G. Bell, dansArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018860050021501
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lequel
des radiations intermittentesagissent
sur une couche de sélénium,d’alliages
de sélénium et tellure ou de noir de fuméc,placée
dans un circuit renfermant unepile
et untéléphone.
Ence cas, on sait que ce sont les radiations lUl1lineuses
qui agissent principalement, produisant
dans le circuit des variationsd’énergie électrique,
d’oii résultent des sons dans letéléphone récepteur.
Ces
appareils
constituent donc en réalité desradiophonies
indi-rects
photo-électriques
ou desjJhoto-électFophones.
J’ai réalisé deux
espèces
nouvelles deradiophones
indirects dugenre
thermique,
c’est-’à-dire provenant des transformations d’uneénergie
radiantethermique
initiale.Premièrement, j ai
constatéqu’un microphone
est sensible aFaction de radiations intermittentes. Il suffit de
prendre
un instru-ment de ce genre, où les supports des charbons sont filés une
lame ou
diaphragme
mince desapin
verni et reliés à untéléphone récepteur
avec ou sans bobine d’induction dans le circuit de lapile.
En exposant le
diaphragme
à l’action de radiations intenses,rcndues Intermittentes, par
exemple
à l’aide d’une roue percée d’ouvertures, semblable à celle quej’ai
décrite antérieurement,(1),
on entend dans le
téléphone
des sons dont la hauteur varie d’une manière continue avec la vitesse de la roue, le nombre des vibra- tionscorrespondant
étantégal
à celui des intermittences.En second lieu, un
téléphones
transmetteurquelconque
est éga-lement sensible à la même action
produite
sur lediaphragme
enfer : on entend dans un
récepteur
des sonsanalogues
auxprécé-
dents.
Dans les deux cas, le
diaphragme
ensapin
ou en fer nonpoli
doit nécessairement vibrer en absorbant
superficiellement
les ra-d iations
thermatiques,
et constituant ce quej’ai appelé
un thernlo-I)hone)
ainsi dlieje
l’ai montré il y acinq
ans(2).
Mais, en outre, il résulte de ses vibrations une seconde transformationd’énergie.
Dans le cas du
microphone
il seproduit
en effet des variations dansl’énergic électrique
du circuit : les sons entendus dans letéléphone
récepteur peuvent donc êtrequalifiés
de thermo-électro- (1) Journal Ele Physique, ire série, c,. X, p. 5t).(2) Ibid.
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phoniques, et l’appareil lui-même
est unthermo-électrophone (1).
Dans le cas de
téléphonie,
c’estl’énergie magnétique
duchamp
de l’aimant
qui
varie : les sons durécepteur
peuvent donc êtreappelés thern10-nlag’nétophoniq lies)
etl’appareil
ainsiemployé
constitue un
thermo-magnétophone (2).
L’intensité des effets ainsi
produits,
toutes clioseségales
d’ail- leurs, peut être augmentée deplusieurs
manières :i° En enfumant la surface des
diaphragmes
en bois ou en fer,moyen de renforcement que
j’ai déjà indiqué
pour tous les effetsthermophoniques
directs ;2° En
rnultipliant
enquelque
sorte l’effet de la surface absor- bante enfuniée par celle d’une couche d’air, inise ainsi en vibration dans une cavité ferrmée par une lame dc verre ou de mica, et d is-posée
en avant dudiaphragme;
3° En augmentant l’intensité de la source radiante. Faibles avec
la lunlière
oxyhydrique,
les effets sont assez intenses avec la lumièreélectrique
etplus
encore avec la lumière solaire(2).
On peut, dans un
appareil simple, condenser,
pour ainsi dire,deux effets
therrnophoniques
directs, et l’effet indirect thermo-Inagnétophonique.
Onprend
untéléphone quelconque à
dia-phragme
enfumé : on le recouvre d’uncylindre
formant unechambre à air fermée par une laine de verre et percée, en avant
du
diaphragme,
d’une ouverture latérale àlaquelle
onadapte
untuyau
acoustique ;
un second tuyau est fixé à une ouvertureprati- quée
dans la monture dutéléphone,
en arrière dudiaphragme :
enfin on relie les bouts de l’hélice à un
téléphone
récepteur. Enapprochant
de l’oreille les deux tuyaux et le récepteur, on entend,par le premier
tube, les sonsthermophoniques
de l’air en ava n t d u(1) 11 va sans dire que dans ces dénofiiinatiuiis on ne tieot pas COl1lp e des transformations d’énergie qui se produisent comme d’habitude dans le tccepLem’
téléphonique; ear il n’est considéré et employé ici que comme un moyen de mettre
en évidence des mouvements vibratoires infiniment petits.
(2) Je pcnse qu’il sera possible, avec unc radiation solaire intense, de reproduire
avec ces appareils la parole articulée, en employant la méthode qui ni°a déjà
réussi pour les thermophones à air et noir de fumée (voir Journal de Physiquc;
il" série, t. X, 1881, p. 234); mais je suis forcé d’attendre pour cela un temps favorable.
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diaphragme ;
par le secondtube,
les sonsthermophoniques
del’air intérieur de l’instrumcnt; par le
récepteur,
les sons thermo-magnétophoiiiques.
Comme cela doit être, on observe que cesderniers, résultant de
plusieurs
transformationsd’énergie,
sontmoins intenses que les deux autres.
EXPÉRIENCES D’INDUCTION PAR MOUVEMENT;
PAR M. E. COLARDEAU.
Lorsqu’un
circuit traversé par un courant estplacé
dans unchamp magnétique,
il tend à subir undéplacement régi
par larègle d’Ampére.
Inversement, un circuit fermé mis en mouvementdans un
champ magnétique
se trouve parcouru par des courants d’induction. On vélifiegénéralement
ces deuxphénoménes
in-verses, en
employant
des solides conducteursplacés
dans lechamp magnétique;
mais rien nes’oppose
évidemment àremploi
deliquides
conducteurs.C’est
précisément
sur cetemploi qu’est
basé legalvanomètre
àmercure de M.
Lippmann, qui
donne undéplacement
du mercuredans le
champ magnétique lorsque
celiquide
est traversé par uncourant. Mais on sait que M.
Lippmann
a montré aussi que cet instramenu est réversible, et que, si l’on metmécaniquement
lemercure en mouvement, il se
produit
undéveloppement
d’électri-cité.
Les courants
qui
résultent de cette induction dans le mercuredoivent être
régis
par la loi deLenz,
c’est-à-dire être distribués detelle sorte que, par leur réaction
électromagnétique,
ilss’opposent
au mouvement
qui
leur donne naissance, enproduisant
le mêmeeffet résultant
qu’une
sorte de frottement dans lechamp magné- tique.
On peut se
proposer
dedisposer l’expérience spécialement
dansle but de mettre en évidence cet effet
particulier.
1. Dans la
figure ci-jointe,
Areprésente
l’une des bobines d’ unélectro-aimant en fer à