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L'absorption des solutions d'érythrosine au niveau et à distance du maximum

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Academic year: 2022

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(1)

HAL Id: jpa-00205308

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00205308

Submitted on 1 Jan 1927

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L’absorption des solutions d’érythrosine au niveau et à distance du maximum

P. Vaillant

To cite this version:

P. Vaillant. L’absorption des solutions d’érythrosine au niveau et à distance du maximum. J. Phys.

Radium, 1927, 8 (10), pp.391-396. �10.1051/jphysrad:01927008010039100�. �jpa-00205308�

(2)

L’ABSORPTION DES SOLUTIONS D’ÉRYTHROSINE

AU NIVEAU ET A DISTANCE DU MAXIMUM par M. P. VAILLANT.

Sommaire. 2014 L’étude de l’absorption de l’érythrosine dans différents solvants montre que :

1° La règle de Kùndt doit être précisée et complétée : le déplacement des bandes d’absorption par changement de solvant est la différence de deux termes, proportionnels l’un à la variation d’indice, l’autre à la variation de densité.

2° Le déplacement garde

une

valeur constante

sur

toute la largeur de la bande d’absorption;

3° De part et d’autre de celle-ci, il diminue progressivement de façon à garder

une

valeur

encore

appréciable à grande distance du maximum, dans des régions l’absorp- tion est devenue très petite par rapport à celui-ci.

Ce déplacement à grande distance des bandes doit être pris

en

considération dans les essais d’interprétation de la constitution des solutions basés

sur

l’étude de leur spectre

d’absorption.

1. La règle de Kùndt. - En comme conclusion d’un long travail expérimenta1.

Kùndt (’) formulait la règle empirique :

«

E’tant donnés deux solvants incolores, dont 1‘u-n

est plus réfringent ou plus dispersif que l’autre, les bandes d’absorption d’un mèlne corps coloré dissous se déplacent vers le rouge lorsqu’on passe du second solvant au premier

».

Des déterminations très nombreuses dont on trouvera la bibliographie dans le tome 111 du Traité de Sl)ectroscol)ie de Kayser ont montré que cette règle corn’porte de nombreuses exceptions. C’est ainsi que sur 524 corps examinés, Formànek (’) n’en trouve que 28t pour

lesquels elle se vérifie,. Il y a lieu toutefois de distinguer les substances pour lesquelles le changement de solvant s’accompagne d’une altération manifeste du spectre, déplacements

considérables de certaines bandes, ou variations dans l’intensité ou le nombre de celles-ci, de celles pour lesquelles le phénomène se réduit à un léger déplacement. Pour les premières,

on peut admettre avec Kayser (1) qu’il y a altération chimique des molécules colorées ou

modification de leur massue sous l’influence du solvant. Mais, même en se limitant aux

substances de la seconde catégorie, il arrive fréquemment que les déplacements-observés

sont sans relation apparente avec l’indice ou le pouvoir dispersif de la solution dans la

région d’absorption. Il reste d’ailleurs à décider lequel des deux facteurs, réfringence ou dispersion, intervient pour conditionner le phénomène. Dans les essais d’interprétation de celui-ci , alors que Schuster (4-) conclut à l’infhience exclusive de la dispersion, ce qui parait

avoir été également l’idée de Kùndt ,;)), Knoblauch (°), puis Donnan 1’), assimilant les molé- cules colorées à des résonateurs électromagnétiques, établissent que le déplacement doit

rester proportionnel à la variation d’indice. A cette seconde manière de voir se rattache une

théorie plus récente de Lénard (8) sur la phosphorescence, théorie dont la conclusion, vérifiée [Sitzber. Bayer. Akad., t. 7 (1811), p. 234:.

-

Wied. Ann., t. 4 (1818), p. 3’~].

[Z1s. f.

u.

Textll.Chemie, t. ’i (1902)J.

p.

() KÂYER ey eco.’co/?, t. 3. p. So].

(4) ScursTER (Rep. Brit. Assoc., t, 12 (’1882), p. 1-2t)i.

,

(b) KuND-r Ann., Jubelband, p. G151.

j’i) KNOBL.BUCH Ann., t. 54 (l80J), p.

(7) DONNAN t. 54 (1896), p.

..

(~) LËNARD der Pjtys., t. 31 (1910), p. 6’r11.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01927008010039100

(3)

392

par Schmidt (1), est que les correspondant aux maxima d’excitation de phosphorescence

doivent varier comme la racine carrée de la constante diélectrique du diluant.

2. Le déplacement du maximum dans les solutions d’érythrosine. - L’érythrosine en solution présente dans le spectre visible une unique bande d’absorptianlarge

de 350 angstrüms environ et localisée aux limites du vert dans une région de bonne sensi- bilité photométrique. Elle a été personnellement l’objet de nombreuses déterminations assez

discordantes et qui paraissent, comme la plupart de celles qui se rapportent au déplacement

de Kùndt, avoir été limitées au repérage en position du maximum d’absorption dans divers solvants.

Grâce à l’appareil Yvon dont les fonds Pasteur ont doté notre Laboratoire, j’ai pu faire

une étude spec~rophotométrique complète non seulement de la bande, mais aussi de régions

assez étendues situées de part et d’autre de celle-ci. Ce sont les résultats de ces mesures que

je donne ici.

Dan. l’appareil Yvon où l’affaiblissement du faisceau de comparaison est réalisé par croisement de nicols, le coefficient ~ de la formule d’absorption

.

est tiré de la relation

dans laquelle x est l’angle des sections principales des deux nicols correspondant à l’équilibre photométrique, et h30 , un terme où interviennent à la fois l’instrument et la cuve d’absorption employée. A condition d’opérer sur la même cuve et dans les mêmes conditions de concen-

tration, on peut admettre que pour un Î, donné, le terme n’est pas affecté par le change-

ment de solvant (1). Comme par ailleurs la connaissance de ~o est sans intérêt pour l’objet poursuivi, on pourra caractériser l’absorption pour chaque ), par la valeur correspondante

de colog. sin a..

L’étude a porté sur six solutions obtenues en diluant au vingtième une même solution

alcoolique d’érythrosine avec : 1° de l’eau : une solution de sucre de canne de titre 0,55;

3° de l’eau à 70 pour 100 de glycérine; de l’alcool éthylique; 5° de l’alcool à 70 pour 100 d’essence minérale; 6° de l’alcool à 70 pour 100 de benzine (3).

Le liquide était placé dans une cuve cylindrique de 5 centimètres d’épaisseur, fermée

-

par des glaces, et l’absorption mesurée pour 9 radiations équidistantes de l’inter-

valle 5 100-5 500 éi : Les valeurs moyennes des colog. sin ce sont rassemblées dans le tableau suivant dont les données ont servi à la construction des courbes figurées.

J. enÁ.... 5 100 5 150 5 200 5 250 5 300 5 350 5 400 5 450 5 500 1.... 0,6~3 ~0,8~9 0,994 ~,0~~ 0,890 0,6~~ 0,365 0,156 0,036

2.... 0,490 0,641 0, 8~5 1,006 1, 037 0,869 0,606 0,353 0,163

3.... 0,433 0,588 0,781 0, 97~ 1, 036 0, 9?6 0,650 0,377 0,183

4.... 0,40G U;313 O.7~8 0,95t 1,073 1,018 0,813 0,548 0,~96

’ 11 .... 0,3~0 0,412 0,616 O,8i8 1,015 1,033 0,88~ 0,6i6 0,343

6.... 0,270 0,330 0.474 0,668 0,875 1,02~ 0,996 0,727 0,4~~

L’examen du tableau et des courbes fait d’abord ressortir un léger relèvement du inaximum dans l’alcool et l’essence, trop considérable pour être attribué à des erreurs de

mesure. Il a d’ailleurs été retrouvé, au moins pour les solutions alcooliques, sur des solu-

tions neuves et paraît être proportionnel au pourcentage d’alcool. Si l’on en fait abstraction, (1) SCHMIDT [Ann. der Phys., t 64 (19211, p. ’J13l-

(2 En fait, varie

avec

le pouvoir réflecteur

au

passage du

verre

de la

cuve

dans la solution, mais

sous

l’incidence normale la variations reste très inférieure

aux erreurs

de

mesure.

(3) L’érvtlirosine est insoluble dans la benzine et l’essence minérale pures D’autre part, celles-ci

ne

donnent

avec

l’alcool de mélanges homogènes que si la proportion d’alcool dépasse

une

certaine limite.

(4)

393 le phénomène se réduit à un glissement-de la bande vers le rouge, qui va s’accentuant de la solution 1 à la solution 6.

Chacune des courbes présente ]de part et d’autre du maximum une partie rectiligne

assez étendue qui, au degré de précision des mesures, conserve son inclinaison dans le glis-

sement. Au facteur ~10~~ près, les coefficients angulaires des branches montantes sont

respectivement

. 1

.

et ceux des branches descendantes

Comme le repérage direct du maximum comporte un certain arbitraire (1), on a trouvé

préférable de définir la position de celui-ci par l’abscisse )’m du point d’intersection des

deux parties rectilignes. L’erreur qui en résulte peut être considérée comme étant la même

(t) L’absorption reste pratiquement constante

sur un

intervalle de plusieurs dizaines d’angstroms

au

voisinage du maxiinum.

(5)

394

pour les six solutions, en sorte qu’elle n’intervient pas dans l’évaluation des déplacrments(1).

Cela posé, dans le tableau qui suit, on a rapproché des ~.~, ainsi définis les deilsités d à 20D des six solutions, leurs indices moyens à la même température dans I«inter- valle 5 100-5 300 l, et les mTaleurs 3 n de la dispersion correspondant à cet intervalle.

Aucune des trois grandeurs envisagées ne varie dans le même sens que 1,~ pour l’ensemble des six solutions. Toutefois, si l’on compare 2 et 3, ou encore 4 et 5, dont les

indices sont peu différents, on constate qu’à égalité d’indice, est d’autant plus grand que la ~densité est plus faible. On peut alors se demander s’il ne serait pas possible de mettre les résultats expérimentaux d’accord avec les théories de hnoblauch et de Lénard en faisant

intervenir, à côté du déplacement de Kùndt, un déplacement de sens inverse résultant de

l’augmentation de densité. En fait, si l’on calcule, pour les six solutions examinées, le A corres- pondant au maximum d’absorption par la formule

on trouve la série de valeurs

Pour les cinq premières solutions il y a accord complet avec les valeurs expérimen-

tales. Par contre, pour la solution alcool-benzine, l’écart dépasse de beaucoup les erreurs possibles. Il semble qu’en ce qui concerne cette dernière solution intervienne un nouveau

phénomène, que j’ai d’ailleurs retrouvé beaucoup plus prononcé sur les solutions d’éosine et

sur lequel je me propose de revenir plus tard, phénomène qui est le suivant. Lorsqu’fun fluorogène cesse d’être fluorescent par changement de solvant, l’absorption au niveau des

maxima d’excitation tombe brusquement à une valeur beaucoup plus faible, et en même temps, les ~, correspondants rétrogradent du côté du violet.

L’érythrosine est faiblement fluorescente en solution alcoolique ou aqueuse; cette fluo-

rescence tend à disparaître lorsque à l’alcool on ajoute une quantité croissante de benzine.

En même temps la bande d’absorption sélective s’affaiblit et rétrograde.

C’est ce qui résulte, en particulier, de l’examen de quatre solutions dont les solvants étaient obtenus en additionnant d’une quantité variable d’alcool un mélange d’essence et de benzine de même densité que celui-ci. L’indice devait, dans ce cas, intervenir seul pour pro- voquer le déplacement. Or on constate qu’à mesure que diminue la proportion d’alcool et par conséquent qu’augmente l’indice, l’m m7a d’abord en croissant, passe par un maximum, puis diminue. En même temps, la bande d’absorption s’affaiblit.

(1) Si, des ?,n~ da tableau,

on

rapproche

ceux

qu’on calcule

en

attribuant

aux

six branches rectilignes,

soit montantes, soit descendantes,

un

même coefficient t angulaire, moyenne de

ceux

que fournissent les mesures, et déterminant d’après cela la droite moyenne qui passe par les points expérimentaux

5243 5289 3302 5323 5346 :;311 1

on

note des différences de l’ordre de celles qu’on pouvait prévoir cl’après le degré de précision des

mesures

photométriques. Inversement,

on en

peut conclure que les branches rectilignes restent bien parallèles à

elles-mêmes dans le déplacement.

(6)

395 Pour les trois premières solutions, il y a accord entre le )’m mesuré et celui qu’on calcule

par la formule (1). Les maxima, notés directement sur les courbes, sont d’autre part sensi- blement égaux. Pour la quatrième solution, le Àm mesuré est nettement inférieur au ),~,

calculé et le maximum d’absorption nettement plus faible que pour les autres solutions.

Si l’on fait abstraction de ce nouveau phénomène, il semble que la règle de Kùndt puisse

être précisée et complétée sous la forme suivante :

«

donnés deux solvants incolores,

le déj)lacement des barcdes d’absorption d’un corlgs coloré passage d’un solvant à l’autre est la résultante de deux autres, l’un propor/ionnel (i lEa variation d’indice, l’autre à la varia- tion de densité. Une auglnentation d’indice déplace les bar2des vers le rouge, accl’oisse- rnent de densité les fait rétrograde?’ ert sens inverse ».

L’intervention de la densité dans le phénomène rend immédiatement compte de l’ano-

malie signalée par Kundt et souvent observée depuis, à savoir que si l’on classe les solvants par ordre de déplacements croissants, l’ordre de succession dépend, dans une certaine

mesure, de la nature du corps coloré dissous. Les interversions, qui sont d’ailleurs toujours

limitées à un petit nombre de termes, peuvent ètre attribuées à ce que l’importance relative

des deux effets qui se superposent pour produire le déplacement varie avec la nature du

corps absorbant.

3. Le déplacement à grande distance du maximum. - Puisque la _bande d’absorption conserve sa forme dans le déplacement, en d’autres termes que ce dernier a une valeur constante sur toute la largeur de la bande, la question se pose naturellement de savoir s’il n’en est pas de même en dehors de celle-ci, dans les régions d’absorption non sélective, plus généralement de savoir suivant quelle loi varie le déplacement de part et d’autre des bandes d’absorption. La réponse à cette question a une grande importance pour les applications qu’on peut être tenté de faire des mesures d’absorption à l’analyse qualita-

tive des solutions.

Dans le cas des solutions d’érythrosine, l’absorption diminue, à partir du maximum

assez lentement du côté du bleu, très rapidement du côté du rouge. Voici, par exemple,

pour la solution notée i (eau à 5 pour 100 d’alcool), les valeurs du coeificient § de la formule

d’absorption

l

dans laquelle 1 représente l’épaisseur traversée (~~.

Pour poursuivre l’étude du phénomène de part et d’autre de la bande, on dut substi- tuer cl’une part à la cuve de 5 centimètres primitivement employée des cuves de même forme, mais ayant respectivement 10, 20 et 30 centimètres, et d’autre part, pour les

mesures effectuées du côté du rouge, aux solutions primitives des solutions 2U fois plus

concentrées en érythrosine, mais dont les solvants avaient exactement même composition.

Les mesures, qui ont porté exclusivement sur les solvants eau, alcool, alcool-essence,

alcool- benzine (2), étaient conduites comme il suit. Ayant réalisé, dans des conditions con-

venablement choisies d’épaisseur et de concentration, et pour la solution aqueuse, l’équilibre photométrique au niveau d’un X déterminé, Ào, et noté la valeur correspondante ao de l’angle des deux nicols, on construisait, les mêmes conditions étant conservées et pour les solutions faites dans les autres solvants, la portion de la courbe en colog. sin a et ), avoisinant

le A considéré, puis on relevait sur la courbe ainsi construite l’abscisse À1 correspondant à

l’ordonnée colog. sin ao (3). L’excès Ai

-

mesurait le glissement vers le rouge, far rapport (~) Les valeurs des coefficients j3

se

déduisent de deux séries de

mesures

faites

sous

deux épaisseurs différentes.

(L) Les solutions sucrée et glycérique sont trop visqueuses pour pouvoir être étudiées

sous une

grande épaisseur.

(3) En fait,

comme

il s’agit surtout de déterminer

un

ordre de grandeur,

on

s’est contenté le plus

souvent de

mesurer

l’absorption correspondant à deux ), encadrant le i.1 considéré et d’en déduire celui-ci

par interpolation linéaire.

(7)

396

à la solution aqueuse, résultant du changement de solvant, au niveau de la radiation ho.

Le tableau ci-dessous résume les résultats obtenus.

L’examen de ce tableau montre tout d’abord qu’il ne saurait être question d’un glisse-

ment uniforme et en masse de tout le spectre d’absorption. Le déplacement atteint sa plus grande valeur au niveau de la bande et s’atténue de part et d’autre de celle-ci. Le fait qu’il

diminue de chaque côté du maximum exclut d’ailleurs la possibilité d’interpréter ses varia-

tions par un changement d’indice avec la longueur d’onde. Mais bien que sélectif, le phéno-

mène intéresse une portion de spectre notablement plus étendue que ne le laissait prévoir

l’étroitesse apparente de la bande d’absorption. Dans ces conditions, étant donné le cas fré-

quent d’un corps coloré dont le spectre d’absorption visible est un spectre continu sans

maximum caractérisé, spectre dont l’étude fait apparaître des modifications par variation de concentration ou changement de solvant, on peut se demander si tout ou partie de ces

modifications ne seraient pas le contre-coup d’un déplacement de Kùndt affectant une bande

d’absorption localisée en dehors du visible, en particulier dans le premier infra rouge. J’ai montré par exemple autrefois (’) que les changements de coloration avec la concentration des solutions de sel de cuivre ne peuvent entièrement s’interpréter par la dissociation élec-

trolytique. J’avais alors fait intervenir l’hypothèse du rôle possible d’une troisième caté- .

gorie de particules absorbantes, soit par dissociation hydrolytique, soit par hydratation.

Il serait intéressant de se rendre compte si les écarts observés ne peuvent s’interpréter

comme un déplacement de Kùndt résultant des variations d’indice et de densité qui accom- pagnent le changement de concentration

(~} P. VAILLAIH [Thèse de doctorcct (décembre 1901); Ann. de Chim. et Phys., (février 1902)~.

_

~

Manuscrit reçu le 24 juin 1°2 i .

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