MHT 204 — Analyse 1 pour informaticiens Ann´ee 2010/2011
Devoir maison n
o1 — Corrig´ e succinct
Exercice 1. 1. Sn est la somme des termes d’une suite g´eom´etrique de raison 13 et de premier terme 1, on peut l’´ecrire sous la forme :
Sn= 1− 13n+1
1− 13
= 3 2
1− 1 3n+1
Puisque la suite de terme g´en´eral 3n+11 converge vers 0, les op´erations usuelles sur les limites impliquent la convergence de Sn :
Sn −→
n→∞
3 2 2. On a :
Sn+10 =
n+1
X
k=0
k 3k
=
n+1
X
k=1
k 3k
=
n+1
X
k=1
k−1 3k +
n+1
X
k=1
1 3k
= 1 3
Xn+1
k=1
k−1 3k−1 +
n+1
X
k=1
1 3k−1
= 1 3
Xn
l=0
l 3l +
n
X
l=0
1 3l
Ce qui donne :
Sn+10 = Sn0 +Sn
3 (1)
On remarque tout d’abord que les suites Sn et Sn0 sont croissantes. Comme Sn est croissante et convergente, elle est major´ee par sa limite, 32.
Montrons par r´ecurrence que Sn0 est major´ee par 1 : – Initialisation : S00 = 0<1
– H´er´edit´e : Supposons la propri´et´e vraie au rang n : Sn0 < 1. On a donc, en utilisant cette hypoth`ese de r´ecurrence ainsi que la remarque pr´ec´edente :
Sn+Sn0 < 3
2 + 1 = 5 2
La formule (1) donne alors : Sn+10 < 56 <1, ce qu’on voulait.
On vient de montrer que la suite Sn0 est major´ee, on a ´egalement vu qu’elle ´etait croissante, on en d´eduit qu’elle est convergente.
On notella limite deSn0. La formule (1) nous donne alors, apr`es passage `a la limite : l = l+32
3 soit :
l = 3 4
Exercice 2. 1. On va commencer par s’int´eresser `aa(1y) pour y tendant vers +∞ : a(1
y) = E(y)
√y
Commey−1< E(y)≤y,
y−1
√y < a1 y
≤ y
√y.
Les fonctions y−1
√y = √
y − √1y et y
√y = √
y on pour limite +∞ lorsque y tend vers +∞, il en est donc de mˆeme pour a(1y) et pour x = 1y −→
y→+∞0+ on trouve par composition :
a(x) −→
x→0+ +∞.
2. On peut ´ecrireb(x) sous la forme suivante : b(x) = xE
1 x
+x2 xE
1 x
−x2 .
2
On utilise ensuite la mˆeme m´ethode pour montrer que xE
1 x
−→
x→0+ 1. Pour y = x1, y−1< E(y)≤y nous donne :
1− 1
y < E(y) y ≤1.
Cet encadrement prouve que E(y)y −→
y→+∞1 et donc par composition : xE
1 x
−→
x→0+ 1.
On a alors directement xE
1 x
±x2 −→
x→0+ 1 et donc : b(x) −→
x→0+ 1.
3. Soit u(x) = √
x, on a alors c(x) = u
x+ q
x+p x+√
x
−u(x). La fonction u est C1 sur R∗+, sa d´eriv´ee, u0(x) = 1
2√
x, est d´ecroissante. Ainsi, pour tout h ∈
x, x+ q
x+p x+√
x
:
u0
x+ r
x+ q
x+√ x
≤u0(h)≤u0(x). (2) D’apr`es l’´egalit´e des accroissements finis appliqu´ee `a u sur l’intervalle I =
x, x+ q
x+p x+√
x
, il existe a∈I tel que :
u
x+ r
x+ q
x+√ x
−u(x) = r
x+ q
x+√
x·u0(a).
On reconnait c(x) `a gauche. L’in´egalit´e (2) nous donne ´egalement : r
x+ q
x+√
x·u0(x+ r
x+ q
x+√
x) ≤ c(x) ≤ r
x+ q
x+√
x·u0(x) q
x+p x+√
x 2
r x+
q x+p
x+√ x
≤ c(x) ≤
q x+p
x+√ x 2√
x
s 1 +
r
1 x +
√x x2
2 v u u t1 +
s
1 x +
r 1 x3 +
√x x4
≤ c(x) ≤
s 1 +
r
1 x +
√x
x2
2 (3)
3
Les membres de gauche et de droite de l’´equation (3) tendent vers 12 lorsque x tend vers +∞, d’o`u :
c(x) −→
x→+∞
1 2.
4. Nous allons montrer que la fonctiondn’admet pas de limite quandxtend vers +∞.
Consid´erons les suites un =n etvn =n+12 pour tout n ∈N. Elles tendent toutes les deux vers +∞. On observe que d(un) = 1 pour tout n. D’autre part,
d(vn) =
n+ 12n+12
nn
= n+ 1
2 12
n+12n
nn
=
n+ 1 2
12 1 + 1
2n n
(4) Dans l’in´egalit´e (4), le terme de gauche diverge vers +∞ et le terme de droite est minor´e par 1, donc le produit des deux diverge vers +∞.
Ainsi d(un) −→
n→∞ 1 et d(vn) −→
n→∞ +∞, ce qui prouve que la fonction d n’admet pas de limite en +∞.
Exercice 3. Soit λ∈R+.
Soit φ(x) =f(x)−λg(x), on a φ(0) =−λ ≤0 et φ(1) = 1.
Comme f et g sont continues, il en est de mˆeme pour φ et on peut lui appliquer le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires sur [0,1]. Puisque 0 ∈ [f(0), f(1)], il existe donc x∈[0,1] tel que :
φ(x) = 0.
Ce qui est ´equivalent `a :
f(x) =λg(x).
4