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EVALUATION DU SYSTEME DE PREVENTION DES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS DANS LE CENTRE DE SANTE COMMUNAL DE ZE AU BENIN

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(1)

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY CALAVI CENTRE AUTONOME DE PERFECTIONNEMENT OPTION : BIO-HYGIENE ET SECURITE SANITAIRE (BSS)

RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DE DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE

THEME

Réalisé et présenté par :

Sika Françoise Fernande BABADJIHOU Sous la direction de :

Année Académique : 2017-2018 1ère promotion

EVALUATION DU SYSTEME DE PREVENTION DES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS DANS LE CENTRE DE SANTE COMMUNAL DE ZE AU BENIN

Tutrice

Dr Josiane Carole AZE Médecin Chef de ZE

Superviseur

Dr Comlan Cyriaque DEGBEY

Maître Assistant de Microbiologie et d’Hygiène Hospitalière _IRSP _UAC _ Bénin

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Réalisé et soutenu par BABADJIHOU S. Françoise Fernande Page I

LISTE DES ENSEIGNANTS

Nom Prénoms Matières enseignées

1 AKOWANOU Christian D. Physique

2 KOUNASSO Gabriel Informatique médicale

3 AHOYO Théodora Angèle Microbiologie médicale/ Santé publique et Hygiène hospitalière

4 AKPOVI D. Casimir Biochimie métabolique/Enzymologie

5 ALITONOU Guy Alain Chimie Générale / Chimie Organique

6 SEGBO Julien A. Gaétan Biochimie Structurale / Biologie Moléculaire

7 ATCHADE Pascal Parasitologie générale

8 BANKOLE Honoré Sourou Bactériologie médicale

9 DESSOUASSI D. Noël Biophysique des solutions

10 DOUGNON Victorien Tamègnon Infections et Hygiène du milieu / Méthodologie de recherche

11 HOUNNON Hippolyte Mathématiques

12 ALAMOU Eric Bio statistique

13 LOZES Evelyne Immunologie

14 FAH Lauris Histologie Générale

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Réalisé et soutenu par BABADJIHOU S. Françoise Fernande Page II 15 YOVO Kokou Paulin Pharmacologie générale / Toxicologie générale

16 AYELO Paul Physiologie, Psychologie et Ergonomie du travail

17 DEGBEY Comlan Cyriaque Infections Associées aux Soins (IAS)/Lutte contre les germes multi-résistants/Epidémiologie

18 KLOTOE Jean Robert Equipements biomédicaux

19 BABA MOUSSA Lami Typage moléculaire des bactéries

20 YEHOUENOU Boniface Microbiologie générale

21 MEDEHOUENOU Thierry C. Marc Introduction à l'évaluation et à la maîtrise du risque

22 TCHOBO Fidèle Paul Chimie minérale

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Je dédie cette œuvre :

A ma feue mère BABADJIHOU Marie-Thérèse née ESSOU HOUGNINOU ;

DEDICACE

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Mes remerciements à toutes les personnes qui m’ont aidée et soutenue de quelque manière que ce soit, à l’accomplissement de cette œuvre et en particulier :

A tous les membres de l’administration de l’Ecole Polytechnique d’Abomey- Calavi (EPAC)

A mon Directeur de mémoire Docteur Cyriaque DEGBEY pour ses conseils et sa disponibilité

A tout le corps professoral de l’EPAC et plus spécialement les enseignants de cette première promotion

Aux honorables membres du jury pour avoir accepté d’apprécier notre travail A mon cher époux GOMEZ Charles Ludovic Adéoyé

A tous ceux qui me sont chers et qui prient pour mon avenir.

A tout le personnel du centre de santé de Zè

A mon frère BABADJIHOU Léon et mes sœurs pour les différentes aides apportées

A mon neveu BABADJIHOU Ricardo pour son assistance

A mes collègues de promotion spécialement NOUAGOVI Firmine, ASSOGBA Sandrine, SEGUE Viviane, FANDE Elisabeth, BOCO Prisca, membres de notre groupe d’étude

REMERCIEMENTS

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Tableau I : Effectif ayant participé à l’enquête

Tableau II: Résultats de l’entretien avec le personnel soignant

Tableau III: Evaluation des connaissances du personnel sur les infections associées aux soins

Tableau IV: Evaluation des connaissances des gardes malades face aux risques d’infections associées aux soins

Tableau V: Résultats de l’hygiène des mains

Tableau VI: Résultats de la désinfection et stérilisation du dispositif médical Tableau VII : Résultats de l’observation du bio-nettoyage des locaux

Tableau VIII: Résultats de l’observation des gardes malades en salle d’hospitalisation

LISTE DES TABLEAUX

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INTRODUCTION I-PROBLEMATIQUE

II-SYNTHESE DE LA LITTERATURE III-CADRE ET METHODES

IV-RESULTATS V-COMMENTAIRE CONCLUSION SUGGESTIONS

TABLE DES MATIERES ANNEXES

SOMMAIRE

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Les infections associées aux soins représentent un véritable problème de santé publique avec des conséquences considérables tant sur le plan individuel que sur le plan économique (2). Elles requièrent, de plus en plus, une prise de conscience de tous les acteurs de la chaine de soins et constituent de ce fait un problème de sécurité majeur pour le patient et le personnel. La multiplicité des causes rend la prévention délicate. Si tous les facteurs liés à la situation médicale des patients ne sont pas maitrisables, la qualité des soins et la sécurité de l’environnement dans lequel ils sont prodigués doivent faire l’objet d’une vigilance renforcée et d’actions de prévention. Le risque infectieux est fonction de plusieurs axes principaux qui interagissent: personnes (patient, soignant et visiteur), processus (ensemble d’activités liées à l’organisation du travail) et environnement physique (locaux, équipements, dispositifs médicaux et technologies). Les établissements de santé sont les premiers responsables de la prévention et du contrôle des infections associées aux soins puisque c’est à eux qu’il revient d’offrir des soins et des services de qualité et sécuritaires à leurs usagers (3). La prévention des infections associée aux soins est devenue, au cours de ces dernières décennies, un élément essentiel de tout programme de lutte contre ces infections.

Au Bénin, les investigations dans les établissements sanitaires ont révélé plusieurs études sur les infections associées aux soins mais une faible connaissance sur la situation par les acteurs de soins. Les cibles les plus vulnérables sont les malades immunodéprimés, les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. Une diminution du risque infectieux passe obligatoirement par l’amélioration des connaissances et des attitudes du personnel, des patients et des gardes malades en matière de prévention des infections à transmission intra hospitalière (3).

INTRODUCTION

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Dans ce cadre, une évaluation du système de prévention des infections associées aux soins devient une nécessité pour envisager des actions de changement de comportement de tous les acteurs. C’est l’objet de notre étude au centre de santé communale de Zè au Bénin.

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1-1 Enoncé du problème

Les infections associées aux soins constituent un problème de sécurité majeur pour le patient et le personnel en milieu hospitalier. La multiplicité des causes de ces infections rend la prévention délicate. Dans les pays développés, 5 à 10% des patients hospitalisés contractent une ou plusieurs infections. Une enquête sur la qualité des soins dans 55 hôpitaux de 14 pays européens, de l’Asie du Sud-est, de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidentale a montré qu’en moyenne 8,7% des hospitalisés étaient touchés par les infections associées aux soins. Dans les pays sous-développés, le risque de contracter ces infections est 2 à 20 fois plus élevé. Les études menées ont révélé que les taux des infections liées aux soins étaient plus élevés. Ce taux est respectivement de 18,9% au Mali ; 14,8% en Tanzanie et 9,8% en Algérie…

Il est alors du devoir de tout soignant d’éviter tout acte préjudiciable à la santé et à la sécurité du patient(3).

En Afrique, et au Bénin en particulier, l’environnement hospitalier est souvent prédisposé à une insécurité en matière de prestation de soins hospitaliers. Le patient peut être infecté par ces propres germes ainsi que par les germes provenant d’autres patients, du personnel soignant, ou des instruments. L’incapacité à faire face aux frais des soins expose certains indigents aux infections associées aux soins pendant un séjour d’hospitalisation prolongé. La routine observée par le personnel soignant dans l’administration des soins fait que celui–ci ne prend pas suffisamment de mesures de prévention.

Aussi le personnel de santé n’évalue pas assez le risque professionnel auquel il est exposé. La gestion adéquate des déchets biomédicaux dans une formation sanitaire

I- PROBLEMATIQUE

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est d’importance vitale pour assurer une meilleure aération environnementale et une sécurité sanitaire pour les populations. Force est de constater que dans la pratique, la plupart des structures sanitaires négligent parfois les étapes les plus élémentaires du traitement de ces déchets biomédicaux. Une politique sécuritaire des soins de santé vise à rendre ceux-ci plus sûrs aussi bien pour les patients que pour le personnel.

En effet, dans le processus de prévention et de promotion de la santé, la contribution des bio-hygiénistes dans la lutte contre les infections et les infections associées aux soins en particulier serait un atout considérable. Ensemble avec le personnel en charge des soins, les bio hygiénistes contribueront à améliorer les bonnes qualités des services et le bien-être individuel et collectif des usagers de l’hôpital.

C’est dans le but d’apporter notre contribution à la réduction des risques liés aux infections associées aux soins que nous avons choisi de réaliser la présente étude en vue de proposer les solutions d’amélioration et de prévention dans ce centre.

1-2 Hypothèse de recherche

Une faible connaissance des infections associées aux soins et l’inobservance des règles d’hygiène dans les centres de santé favorisent la survenue des infections associées aux soins.

1-3 OBJECTIFS

1-3-1 Objectif Général

Evaluer le système de prévention des infections associées aux soins dans le centre de santé communal de Zè au BENIN

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1-3-2 Objectifs spécifiques

- Déterminer le niveau de connaissance du personnel soignant et des garde- malades face à la prévention des infections associées aux soins ;

- Décrire les attitudes du personnel soignant et des gardes malades dans la prévention des infections associées aux soins ;

- Proposer des mesures pour la réduction des infections associées aux soins dans le centre de santé communal de Zè.

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2-1 Définition des concepts a- Evaluation

Selon Michel Vial, l'évaluation est le rapport que l'on entretient avec la valeur. Plus généralement, l'évaluation est un processus mental de l'agir humain. L'action est adossée à des processus d'évaluation qui sont tantôt des vérifications de la conformité de nos actes, tantôt de l'auto questionnement (12)

b- Prévention

La prévention est une attitude ou l'ensemble des mesures à prendre pour éviter qu'une situation (sanitaire, sociale, environnementale ou économique…) ne se dégrade, ou qu'un accident, une épidémie ou une maladie ne survienne.

En milieu hospitalier selon le dictionnaire de français Larousse, elle est l’ensemble de moyens médicaux et médico-sociaux mis en œuvre pour empêcher l'apparition, l'aggravation ou l'extension des maladies, ou leurs conséquences à long terme(11).

c- Système de prévention

C’est l’ensemble abstrait dont les éléments sont coordonnés par une loi, une théorie. Il est aussi l’ensemble de pratiques organisées en fonction d'un but.

d- Risques infectieux

Le risque infectieux peut se définir comme causes potentielles liées à une contamination microbiologique qui peuvent entrainer des conséquences infectieuses. A l’hôpital, le risque infectieux est omniprésent, cependant il ne survient pas de façon mathématique. Ce risque est variable. En effet, plusieurs

II- SYNTHESE DE LA LITTERATURE

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éléments doivent être réunis pour sa survenue : L’agent infectieux, l’hôte, et éventuellement l’environnement(5).

e- Infection associée aux soins

Une infection acquise dans le cadre de l’administration de soins ou associée aux soins est une infection acquise à l’hôpital ou dans un milieu de soins par un patient qui a été admis ou soigné pour une autre raison que cette infection. Elle n’est pas présente ni en incubation à l’admission. Elle est diagnostiquée 48h après l’admission. Elle est contractée à l’hôpital et apparaît, soit en cours d’hospitalisation, soit lorsque le malade a quitté l’hôpital (5).

f- Population hospitalière

La population hospitalière est l’ensemble des prestataires, des malades et des gardes malades qui interagissent autour d’un évènement de santé au sein d’une structure hospitalière (3).

g- Déchets

Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau ou produit, ou plus généralement, tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon (6).

h- Déchets médicaux

Les déchets médicaux comprennent tous les déchets produits lors d’activités de soins ou de diagnostic. 75 à 90% de ces déchets sont comparables aux déchets domestiques ou déchets urbains et ne représentent pas de danger particulier. Ces déchets peuvent suivre la même filière de recyclage, de ramassage et de traitement que les déchets urbains de la communauté. Les autres 10 à 25% sont appelés déchets médicaux dangereux ou déchets spéciaux. Ces déchets représentent des risques pour la santé (6).

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i- Comportement à risque

C’est toute manière d’agir ensemble, collectif ou individuel. Il s’agit des conduites conscientes et inconscientes d’un sujet pouvant l’induire dans une situation de danger plus ou moins prévisible(3).

j- Attitude

C’est la manière de faire d’un individu. Son sentiment vis-à-vis d’une situation ou ce qu’il pense faire face à une situation donnée. L’élaboration de la Politique Nationale de l’hygiène hospitalière est un atout majeur pour la prise en compte de la sécurité des patients(3).

k- Indigence

Le Décret 2006/28 du 18 mai 2006 portant règlementation des secours nationaux définit l’indigent comme « toute personne se trouvant dans un état d’extrême pauvreté, dépourvue de ressources vitales, en difficulté au plan social et économique et ayant besoin de l’aide de l’Etat, des collectivités locales et de la société pour sa survie en raison de son état physique, mental et social ».

L’indigence est donc l’état de grande pauvreté et de dépendance quasi-totale(3).

l- Hygiène hospitalière

Au sens strict, l’hygiène a pour objet la prévention des infections hospitalière, dites associées aux soins causées par des agents microbiens, appelés également micro- organismes (5). Ces micro-organismes peuvent être des bactéries, des virus, des champignons, des parasites…

Au sens large, outre la prévention des infections, l’hygiène hospitalière a pour objet la prévention de toutes les nuisances hospitalières, par exemple, la prévention du bruit des accidents de travail, des risques causés par les radiations, des risques causés par des agents cytotoxiques (chimio thérapie anticancéreuse)….

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m- Stérilisation

C’est le procédé visant l’élimination de toute vie microbienne. Elle assure la destruction de tous les microorganismes y compris les endospores bactériennes.

Les micro-organismes sont les bactéries, virus, parasites et champignons qui sont à la base de la souillure du matériel (4).

n- Désinfection :

C’est le processus qui consiste à éliminer la plupart des micro-organismes pathogènes sur les objets inertes, à l’exception des spores. Elle se fait, en général, en utilisant un désinfectant liquide (4).

o- Information, Education et Communication(IEC) pour un changement de comportement :

Plusieurs établissements de santé en Afrique, et au Bénin en particulier, ont rédigé des procédures, des dépliants, des affiches et autres documents sans nécessairement chercher les progrès dans ce domaine ou ailleurs dans le reste du monde. Dans ce domaine à contenu scientifique et technique comme les infections associées aux soins, l’on aurait avantage à tirer profit des efforts et de la créativité des autres (3).

2-2 Revue de la littérature

2-2-1 Infections associées aux soins.

Les milieux de soins sont les lieux à risques infectieux. Ces risques restent encore méconnus de la plupart des usagers.

Les infections associées aux soins sont un problème de santé publique. Cette problématique est inégalement abordée à travers le monde. Une revue systématique de 2011, a montré que seulement 5% des publications sur le sujet concernent l’Afrique où les données sur la question étaient peu disponibles. D’autres

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publications recommandent d’entreprendre la recherche sur les infections associées aux soins afin d’établir des protocoles pour leur surveillance et leur détection qui permettront de valider les définitions(3).

2-2-2 Prévalence des infections associées aux soins

Les rares données disponibles sur la question dans les pays sous-développés montrent des prévalences des infections associées aux soins de 15,5% patients, doublant celles des européens et de 34,2% patients dans les unités de soins intensifs, triplant celles des USA. Cependant lorsque les informations sont disponibles, elles proviennent d’équipes pédiatriques ou chirurgicales. Dans une étude réalisée en 2010 en Tunisie, Hamza a montré des taux de prévalence de 6,6%

de patients infectés (3).

Au Bénin, une étude sur 193 patients dans 5 services du Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou publiée par International Journal of Biological and chemical sciences a révélé que la fréquence des patients infectés était de 9,84% (14).

2-2-3 La source de contamination

La source de contamination des infections liées aux soins peut être : - endogène à partir de la flore du patient (germes commensaux).

L’origine de ces germes est soit : cutanée, respiratoire, intestinale, etc.

- exogène à partir des germes provenant de l’espace hospitalier.

L’origine de ces germes se situe soit chez le personnel soignant, les garde- malades, les visiteurs ou chez un autre patient.

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Les réservoirs possibles de contamination peuvent être :

- l’eau : l’eau dans un bol ouvert par exemple peut être souillée et constitue une source potentielle de maladie ;

- l’air : pollué, l’air est un canal de transport de beaucoup de germes ; - présence humaine : provenance cutanée ou rhino-pharyngée

- matériel médical infecté : tout matériel mal entretenu ou mal géré ; - linge souillé : lingerie mal suivie et mal gérée ;

- déchets : mauvaise gestion des déchets bio-médicaux 2-2-4 Modes et mécanismes de transmission

2-2-4-1 Les modes de transmission

- Les mains du personnel, des patients, des gardes malades ou visiteurs - Des actes invasifs (45% des infections associées aux soins)

- l’air

- les aliments

- les produits biologiques

- les objets (mobilier, vaisselle)

-Les vecteurs mécaniques (cafards par exemple)

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2-2-4-2Les mécanismes de transmission a) Transmission par contact direct :

La plus fréquente des transmissions associées aux soins.

- Par la surface corporelle du patient (se passe par le transfert des germes)

- Les manœuvres de percutions ou de palpation etc.

b) Transmission par contact indirect

- L’interposition des différents objets entre la source et le récepteur - Le contact avec des objets contaminés : Aiguilles, seringues, gants etc.

- Transmission aérienne par gouttelettes de sécrétion lors d’un effort de toux ou d’éternuement.

2-2-5 Conséquences des infections associées aux soins 2-2-5-1 Médicales

- Morbidité et comorbidité, décès 2-2-5-2 Economiques

- Coût élevé : actes diagnostiques et thérapeutiques - Prolongement de la durée d’hospitalisation

- Perte de jours de travail

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3-1 Cadre d’étude

Le cadre d’étude est le centre de santé de Zè.

3-1-1Présentation de la commune de Zè 3-1-1-1 Présentation géographique

Zè est une commune du département de l’Atlantique en République du Bénin.

D’une superficie totale de 653km² pour une population de 19514 habitants, il est limité :

- au Nord par les communes de Toffo et de Zogbodomey

-au Sud par les communes d’Abomey-Calavi et de Tori-Bossito -à l’Est par les communes d’Adjohoun et de Bonou

-à L’Ouest par la commune d’Allada.

La commune de Zè est caractérisée par un climat subéquatorial alterné de deux saisons de pluie et de deux saisons sèches. La grande saison de pluie s’étend de mars à juillet et la petite, de septembre à novembre. La moyenne pluviométrique annuelle est de 1200 millimètres. Les températures varient entre un minimum de 22°C et un maximum de 35°C. L’humidité relative s’établit à 69% en saison sèche (novembre à mars) et à 90% en saison pluvieuse. Une influence significative de l’harmattan balaie la zone entre décembre et janvier.

Le réseau hydrographique n’est pas dense et reste très localisé. En effet, seul la zone nord de la commune est irriguée par les affluents du fleuve Ouémé telle que la Sô. Néanmoins, plusieurs bas-fonds parsèment le territoire de la commune.

III-CADRE ET METHODES

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Au plan administratif, on note un Conseil Communal de 17membres dont une seule femme. Les autres subdivisions administratives permettent de dénombrer 11arrondissements et 101 villages. Sept centres de santé d’arrondissement et un centre de santé communal pour desservir la population de Zè.

Le centre de santé communale qui fait l’objet de notre étude est créé en 1975. Il a connu par la suite d’évolution d’où en plus des services de maternité, dispensaire nous pouvons dénombrer le service de laboratoire, de banque de sang, la nutrition, un bloc administratif, un service de comptabilité , de prise en charge des PV-VIH, du service d’hygiène et d’assainissement. Ce dernier est dirigé par le médecin-chef Docteur Josiane Carole AZE qui dessert tous les centres de santé des arrondissements de Zè

3-1-1-2 Missions et Objectifs

Le centre de santé communal de Zè a pour mission de :

- faire des investigations et examens concourant à un diagnostic - traiter les malades après consultation.

3-2 Méthode d’étude

3-2-1 Type et période d’étude

Il s’agit d’une étude transversale, descriptive sur les connaissances et attitudes du personnel du centre de santé communal, des garde-malades face aux infections associées aux soins. L’enquête s’est déroulée de juin à septembre 2018, soit une période de trois mois.

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3-2-2 Population cible

La population cible de notre enquête est constituée du personnel du centre et des gardes malades.

3-2-3 Critères d’inclusion et de non inclusion 3-2-3-1 Critères d’inclusion

- Etre personnel soignant (Infirmier, Sage-femme, Aide-soignant, Médecin)

- Etre hospitalisé dans le service au cours de la période de l’étude - Accepter de répondre aux questions

3-2-3-2 Critères de non inclusion - Refus de répondre aux questions

- Personnel absent au moment de l’enquête

- Personnes externes qui ne sont pas de garde malade 3-2-4 Echantillonnage

3-2-4-1 Méthode d’échantillonnage

Nous avons utilisé pour notre enquête la méthode non probabiliste.

3-2-4-2 Technique d’échantillonnage Comme technique nous avons fait un choix raisonné

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3-2-4-3 Taille de l’échantillon

Deux catégories de cibles ont été visées au cours de notre enquête, il s’agit du personnel du centre de santé communal de Zè et des garde-malades.

Vingt-six (26) agents parmi le personnel répartis comme l’indique le tableau suivant et trente-deux (32) gardes malades ont accepté de participer à notre enquête.

Au total cinquante-huit sujets ont été enquêtés. Chaque personne a été soumise à un questionnaire.

Tableau I : Effectif ayant participé à l’enquête

Cibles Effectifs

Médecin 01

Sage-femme 01

Techniciens de laboratoire 02

ides- soignants 09

Agents d’hygiène 02

Secrétaire 01

Infirmiers 04

Agents d’entretiens de santé 02

Comptable 01

Caissière 01

Auxiliaires en pharmacie 02

Garde-malades 32

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3-2-5 Collecte des données

3-2-5-1 Technique de collecte Trois (03) techniques ont été utilisées à savoir :

- L’observation directe (annexe)

- L’enquête par questionnaire (Voir annexe)

- La revue documentaire (bibliothèques de FSS et de l’EPAC de l’UAC)

3-2-5-2 Outils de collecte

Dans le cadre de cette étude, nous avons utilisé une méthodologie axée sur les entretiens et les observations qui ont portées sur :

- L’hygiène des mains

- Le processus de désinfection et de stérilisation du dispositif médical - Le bio nettoyage des locaux

- La gestion des déchets

Pour la collecte des données nous avons utilisé comme outils : - la grille d’observation

- Le questionnaire

- La fiche de dépouillement 3-2-6 Variables de l’étude

3-2-6-1 Composante principale de l’étude

La composante principale est le système de prévention des infections associées aux soins

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3-2-6-2 Variables explicatives

a) Variables explicatives liées aux conditions et méthodes de travail - Réalisation des soins dans les conditions d’asepsie

- Existences de séances de séminaires sur les règles d’asepsie - Précautions d’asepsie dans la réalisation des soins

- L’utilisation de drap propre pour le lit du patient

- L’observation de la présence d’un grand nombre de visiteur autour d’ un malade

- L’utilité du lavage des mains

- L’utilité de la protection individuelle

- La nécessité du nettoyage régulier des salles - La gestion des déchets biomédicaux

- La présence d’incinérateur dans le centre (voir photo 2 en annexe) b) Variable explicatives liées à la connaissance du personnel sur les infections associées aux soins

- Définition de l’infection associée aux soins

- Mesures de lutte contre les infections associées aux soins - L’existence d’un infirmier bio-hygiéniste

- Contact avec les malades ou leurs parents

- Exposition aux risques d’infections associées aux soins - Mesures de préventions des infections associées aux soins

- Connaissance de la politique de lutte contre les infections associées aux soins

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- Connaissance du CLIN et CCLIN

- Connaissance de la stérilisation et de ses étapes

c) Variables explicatives liées aux attitudes et constats vis-à-vis des malades en hospitalisation

-L’usage de couverture propre sur le lit

-Nombre de gardes malades près d’un malade

-Nombre de malades en hospitalisation dans une salle - Présence des effets encombrants autour du malade

-Acquisition d’infections associées aux soins au cours de l’hospitalisation -Nombre de visiteurs au cours de l’hospitalisation

-Recouvrance facile des frais au cours de l’hospitalisation -Elimination des déchets produits par les malades

-Information sur les comportements à adopter à l’hôpital -L’usage du lavage des mains

3-2-7 Aspects éthiques

J’ai reçu l’autorisation de L’EPAC (l’Ecole Polytechnique d’Abomey Calavi) sise dans l’enceinte du campus de l’université Abomey Calavi, et aussi celle du médecin chef de la commune. Toutefois j’ai reçu le consentement éclairé et oral du personnel et des garde-malades avant l’administration du questionnaire.

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3-2-8 Difficultés rencontrées

Les difficultés rencontrées au cours de l’enquête sont :

- La non disponibilité de certains agents de santé du centre pour répondre à nos questions.

-Certains garde- malades refusent de participer à l’enquête

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4-1 Résultats des entretiens

4-1-1 Entretien avec le personnel

De l’entretien avec le personnel, il ressort que 13/26 soit 50% du personnel estiment que les soins sont réalisés dans de bonnes conditions d’asepsie par le respect de l’hygiène des mains, le port de matériel de protection individuel et d’utilisation de matériels stériles. 15/26 soit 57% du personnel reconnait l’existence de formations sur les règles d’hygiène, toutefois les moyens mis à disposition ne sont toujours pas adaptés (Savon liquide, inexistence de solution hydro-alcoolique draps propres pour les malades, problème d’ergonomie).

Notons que le personnel déplore la présence d’un grand nombre autour des malades. Le nettoyage se fait une fois par jour dans le centre.

18/26 connaissent le circuit de la gestion des déchets biomédicaux depuis leur production.

Le personnel, bien conscient des infections associées aux soins et de leur contact étroit avec le malade, on note 12/26 soit 46% qui prennent des mesures pour lutter contre.

De même 10/26 soit (38%) sont informés sur la politique de lutte contre les infections associées aux soins mais 3/26soit(1%) seulement ont une connaissance sur le comité de lutte contre les infections associées aux soins ainsi que le centre de comité de lutte contre les infections associées aux soins. 22/26 soit (84%) connaissent la stérilisation et les différentes étapes d’une bonne stérilisation.

IV RESULTATS

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Enfin, plusieurs mesures préventives de lutte contre les infections associées aux soins ont été proposées :

- Lavage systématique des mains à l’eau et au savon ou une solution Hydro- alcoolique des mains avant et après chaque soin

- Le port de gants lors des soins

- Le nettoyage des salles, des lits et accessoires

- La limitation du nombre de visiteurs et de gardes malades - Le maintien des locaux dans un état de propreté.

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Tableau II : Connaissance des barrières en matière d’hygiène hospitalière du personnel du CS Zè

Paramètres Proportion de répondant

OUI NON Pas de réponse Réalisation des soins dans des conditions d’asepsie 13 13 0 Existence de formation sur les règles d’hygiènes 15 11 0 Connaissance sur les précautions d’asepsie à

prendre dans la réalisation des soins

16 10 0

Disponibilité de drap propre pour chaque malade à l’admission

06 18 2

Présence d’un grand nombre de visiteurs autour des malades hospitalisés

16 9 1

Connaissance sur les moments propices de l’hygiène des mains

19 7 0

Protection systématique à chaque soin 12 14 0

Bio-nettoyage des salles des soins et d’hospitalisation

Une fois /jour Deux fois /jour Trois ou plus/jour Une fois/semaine

16 5 5 0

0 0

Connaissance du circuit de la gestion des déchets biomédicaux depuis la production

18 7 1

Présence d’un incinérateur dans le centre 26 0 0

(31)

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Tableau III : Evaluation des connaissances du personnel sur les infections associées aux soins

Paramètres Proportion de répondant

OUI NON Pas de

réponse Connaissance d’une infection associée aux

soins

25 0 1

Mesure prise pour lutter contre une infection associée aux soins dans le centre

21 2 3

Existence d’une infirmière bio-hygiéniste dans le centre de santé

0 25 1

Contact entre le personnel soignant et les garde-malades et malades

25 0 1

Connaissance sur leur exposition aux infections associées aux soins

23 3 0

Connaissance sur le risque de transmettre une infection associée aux soins aux malades

22 3 1

Connaissance sur les mesures de prévention des infections associées aux soins

23 2 1

Connaissance sur le rôle que joue le lavage des mains

22 4 0

Connaissance de la politique de lutte contre les infections associées aux soins

10 14 2

Connaissance du CLIN et du CCLIN 3 0 23

Connaissance de la stérilisation 22 3 1

Connaissance sur les étapes d’une bonne stérilisation

22 3 1

(32)

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4-1-2 Entretien avec les garde-malades

Il ressort du tableau 3 que 14/32 soit (43%) dorment avec leur malade sur le même lit sans un drap propre 11/32 (43%) connaissent qu’on peut avoir des infections associées aux soins en cours d’hospitalisation. 32/32 soit (100%) disposent des effets encombrants sous leur lit. 12/32 soit (37%) savent que ses effets peuvent être source d’infections associées aux soins. 19/32 soit (59%) notent la présence de beaucoup de visiteurs. Signalons que 9/32 soit (28%)sont arrivés à supporter leur frais sans difficulté 21/32 (65%) éliminent bien les déchets qu’ils produisent. Seul, 2/32 soit (0.6%) reconnaissent le passage des gens qui sensibilisent sur les comportements à adopter à l’hôpital. 25/32 soit (78%) ont de difficulté pour couvrir les soins et l’hospitalisation.

(33)

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Tableau IV: Evaluation des connaissances des garde-malades face aux risques d’infections associées aux soins

Paramètres Proportion de répondant

OUI NON PAS DE

REPONSE Connaissance de l’existence de drap propre pour

couvrir le lit

0 32 0

Connaissance sur l’acquisition d’une autre infection au cours de l’hospitalisation

11 21

Les effets encombrants sous le lit peuvent être source de contamination ?

12 20

Couverture facile des frais d’hospitalisation 7 25 Connaissance sur la bonne élimination des

déchets produits par les malades

21 11

Passage des gens qui sensibilisent sur les comportements à adopter à l’hôpital

2 30

Connaissance de l’hygiène des mains 29 3

Connaissance de la situation professionnelle du patient ou du garde malade

Fonctionnaire Revendeuse

Cultivateur/Cultivatrice Sans emploi

7 16

9 0

(34)

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4-2 Résultats des Observations

4-2-1 Observation au niveau du personnel

Les observations au niveau du personnel ont porté sur le lavage des mains, la désinfection et stérilisation du dispositif médical et enfin le bio-nettoyage des locaux. Les résultats sont consignés dans les tableaux ci-après :

Tableau V : Observation de certaines étapes de la pratique d’hygiène des mains(10)

Tab leau

VI:

Obs erva tion

du proc essu s de

la dési nfec tion

et stéri lisation du dispositif médical

Paramètres OUI NON

Se mouiller les mains 0 8

Appliquer le savon liquide 8 0

Se frotter les paumes des mains 8 0

Frotter la paume de chaque main avec le côté extérieur de l’autre main

4 4

Frotter les faces des doigts de façon entrecroisée

8 0

Frotter soigneusement le côté extérieur des doigts avec la paume de l’autre main

8 0

Frotter chaque pouce 3 5

Frotter les ongles 8 0

Rincer correctement les mains avec de l’eau

8 0

Laisser sécher les mains avant tout contact

8 0

(35)

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Paramètres de la désinfection et de la stérilisation du dispositif médical

OUI NON

Existence du dispositif médical + Dispositif médical utilisable + Dispositif médical non réutilisable +

Décontamination +

Lavage +

Rinçage +

Séchage +

Conditionnement +

Stérilisation +

Stockage +

Légende

+ --- Oui

Le dispositif médical réutilisable suit le processus de décontamination, lavage, rinçage, séchage, conditionnement, stérilisation, stockage tandis que le dispositif non réutilisable est directement éliminé dans la poubelle.

Le bio-nettoyage ne respecte pas le principe de base.

Par exemple, le nettoyage du sol se fait une fois par jour par les aides-soignants.

Ces derniers à peine protégés (gants) font un balayage à sec suivi d’un récurage à l’eau et au savon plus un rinçage à l’eau javellisée.

(36)

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Tableau VII: Observation du protocole du bio-nettoyage des surfaces et locaux par les agents d’entretien

Paramètre du bio-nettoyage des agents d’entretien OUI NON Du plus propre au plus sale

Du plus haut vers le plus bas De l’arrière vers l’avant

Avec un chiffon par pièce au minimum

Ne jamais retremper la chiffon dans la solution

+

+

-

- - Légende

+ --- Oui - --- Non

Les produits utilisés : - Eau de javel

- Aniosurf prémium ® - Wipanios

Tenue et équipements de protection : - Tablier UU

- Gant manchette longue - Masque de soin

- Lunettes visière

A ce niveau, le principe de base n’est pas respecté et il reste d’effort à faire dans l’efficacité du bio nettoyage, en plus la tenue et l’équipement de protection restent à améliorer. Seuls de l’eau de javel et du savon liquide sont utilisés.

(37)

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4-2-2 Observation au niveau des garde-malades en salle d’hospitalisation :

- Les salles d’hospitalisation contiennent plus de lits qu’il le faut - Les salles d’hospitalisation ne sont pas bien aérées

- Manque d’hygiène dans les salles -Manque de draps propres

Les garde-malades utilisent leur propre pagne pour couvrir le lit du malade -Certains garde-malades se couchent à même le sol

- Certains garde-malades se partagent les lits avec les malades et même s’échangent des effets entre eux.

L’observation directe nous a permis d’apprécier les différents comportements des garde-malades et des visiteurs face aux hospitalisés. Les garde-malades occupent les salles à longueur de la journée et y restent même lors de l’administration des soins par les agents de santé.

Ils font une mauvaise utilisation des poubelles, laissant trainer des ordures à même le sol (Emballage - d’akassa ….) faisant polluer l’environnement des malades.

Dans les salles, le dessous des lits est encombré par des objets divers (bassine, marmite, assiette, pagne, pot, etc…).Les garde-malades et visiteurs constituent sans aucun doute une source d’infection associée aux soins.

(38)

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Tableau VIII: Observation des garde- malades en salle d’hospitalisation Paramètres de l’observation des gardes

malades en salle d’hospitalisation

OUI NON

Existence de drap propre pour couvrir le lit 0 32 Nombre de garde malade dans la salle

d’hospitalisation par malade 1

2et plus

5 27 Nombre de malade hospitalisé dans la salle d’hospitalisation :

Dispensaire : Maternité :

19 13

Dormir sur le lit avec le malade hospitalisé 14 18

Existence d’effets encombrants sous le lit du malade

32 0

Présence de beaucoup de visiteurs pendant l’hospitalisation

19 13

Couverture facile des frais d’hospitalisation 7 25 Bonne élimination des déchets produits par

les malades

21 11

Passage des gens qui sensibilisent sur les comportements à adopter à l’hôpital

2 30

(39)

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L’état de propreté des salles et des hospitalisations

Le nettoyage du sol se fait une fois par jour. C’est un balayage à sec suivi d’un récurage à l’eau et au savon plus un rinçage à l’eau javellisée. Soulignons que le sol redevient sale quelques instants après.

4-3 Caractéristiques des enfants hospitalisés dans le centre

Dix neufs(19) enfants ont été hospitalisés dans le centre et leurs âges sont compris entre trois mois et dix ans (3 mois et 10ans)

4-4 Caractéristiques des femmes hospitalisées à la maternité du centre

Dix femmes sont hospitalisées à la maternité du centre dont les âges sont compris entre seize ans (16 ans) et quarante ans (40 ans). Parmi ses dix femmes on dénombre deux femmes enceintes et 8 accouchées.

(40)

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Les bactéries et virus responsables des infections associées aux soins se propagent généralement entre les mains des patients et le matériel de soins. Cette transmission croisée des agents pathogènes par les mains du personnel soignant est l’une des principales causes des infections acquises au cours des soins ainsi que la propagation de germes résistants aux antibiotiques. Ces germes peuvent vivre pendant des mois en dehors de l’organisme et sur l’équipement ainsi que dans l’environnement hospitalier du malade à savoir les salles d’hospitalisation, les tables de lit, les draps ou pagnes servant de couverture pour le lit des patients, ou autres objets.

Evaluer le comportement du personnel de soins, des malades et gardes malades face aux risques associées aux soins et la gravité de ces infections est une nécessité pour un service qui souhaite améliorer la qualité des soins aux patients. Dans le cadre de notre étude, plusieurs facteurs comportementaux concourent aux risques d’infections associées aux soins au centre de santé de Zè. De même, un accent a été mis sur certaines barrières en matière d’hygiène hospitalière et facteurs favorisants les infections associées aux soins (Hygiène des mains, utilisation du matériel médico-technique, encombrement des salles par les gardes malades, encombrement du dessous des lits par des effets et la gestion des déchets biomédicaux).

Les mêmes constats ont été faits par Akagbo et al. dans son étude au Ghana en 2017 (13).

V- COMMENTAIRE

(41)

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Niveau de connaissances et attitudes du personnel de santé

Dans notre étude, les entretiens que nous avons eus avec le personnel du centre de santé de Zè, montrent que 96% des professionnels de santé reconnaissent les infections associées aux soins. Mais seulement 28% connaissent la définition exacte des infections associées aux soins. Ces résultats sont en accord avec ceux de Hien et al dans leur étude sur les Connaissances et pratiques des professionnels de santé sur le risque infectieux associé aux soins au Burkina Faso en 2013.

De ce point de vu, il urge de mettre en place un système de mesures pouvant éviter ou réduire la transmission des infections associées aux soins. Notre étude a montré que l’hygiène des mains observée chez presque tout le personnel lors des soins est le moyen le plus efficace pour ralentir la propagation des germes.

Des mesures préventives sont prises par le personnel telles que le port systématique de blouse, coiffe, le port de gant, le lavage des mains entre deux patients sont bien connus par le personnel du centre en ce que ces derniers réduisent bien les infections associées aux soins mais ne sont pas systématiques.

Notre étude montre que très peu connaissent la politique de lutte contre les infections associées aux soins. Alors que les établissements de soins sont les premiers responsables de la prévention et du contrôle des infections associées aux soins car ce sont eux qui offrent des services sécuritaires et de qualité aux usagers.

Ce rôle doit passer par les responsables et sa surveillance constitue l’élément essentiel du programme de prévention des infections mis en œuvre par un comité de lutte.

Niveau de connaissances et attitudes des garde-malades

Les patients, les garde-malades, les visiteurs ont tous un rôle à jouer dans la prévention des infections associées aux soins. Les résultats de l’observation directe (de grand nombre des garde-malades, de visiteurs, présence d’objets encombrants….) ont été confirmés par les données recueillies au niveau du centre

(42)

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de santé. Le nombre de visiteurs et de garde-malades sans oublier leurs comportements pourraient ainsi entrainer des risques supplémentaires de contamination dans le centre de santé car ces derniers, poussés par le désir de vite voir le parent libéré et en bonne santé, ne respectent plus les règles liées à ce risque de contamination par leur acte. Certains pourtant savent de façon vague les risques mais n’arrivent pas à observer les mesures quand ils se retrouvent dans les conditions.

De plus, les garde-malades n’ont pas souvent une bonne connaissance sur le processus d’acquisition des infections associées aux soins, et la plupart n’ont pas toujours les moyens financiers pour honorer les ordonnances médicales prescrites à l’hôpital, notamment les antibiotiques. Ce qui pose le problème de la sensibilisation des familles dès l’entrée du patient au centre de santé. Aussi il faut diffuser l’information par des affiches, panneaux au niveau de l’accueil et les salles d’hospitalisation.

Suite à l’observation du lavage des mains, nous avons constaté que presque tout le personnel ne se mouille pas les mains avant d’appliquer du savon liquide. Le frottement de chaque pouce n’est pas systématique chez tous les agents de santé.

Pour fermer le robinet, le personnel utilise encore la main supposée propre, ce qui pourrait encore occasionner la prise de quelques germes déposés au début de l’hygiène des mains. Selon Vanessa et al. l’hygiène des mains requiert 10 étapes essentielles à observer. Pour laisser sécher les mains avant tout contact, certains utilisent les mouchoirs individuels à usage multiple.

Plusieurs études sur le plan national et régional ont abordé ce sujet et ont abouti aux mêmes constats. C’est d’ailleurs ce qui a conduit l’Association pour la Formation Professionnelle Continue (AFPC) a initié un vaste programme de sensibilisation sur l’hygiène et la prévention des infections associées aux soins.

Nous pouvons dire que le dispositif médical est bien stérilisé au centre de santé de Zè avant l’utilisation par le personnel de santé. La solution de décontamination

(43)

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utilisée dans le centre est l’eau de javel reconstituée suivant sa concentration en degré comme par exemple: Une part d’eau de javel à 18°c plus 9 parts d’eau froide.

Du côté du bio-nettoyage des locaux, les salles sont nettoyées une fois par jour, après un balayage simple. Le matériel utilisé (balai, brosse, serpillère, chiffon) n’est pas propre à chaque salle.

Du coup, le principe de base, la tenue et l’équipement de protection de l’agent d’entretien ne sont pas respectés à part les bavettes et les gants qu’on leur procure.

Au regard de tout ce qui précède, nous pouvons dire que les insuffisances liées à la pratique des règles de prévention des infections associées aux soins , le manque de matériel adéquat et l’inexistence d’une structure comme l’équipe opérationnelle de prévention et de contrôle des infections, constituent un obstacle à la sécurité sanitaire des usagers et des soignants.

(44)

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Les infections associées aux soins constituent effectivement un problème de santé publique. Suite à nos observations et aux résultats des enquêtes que nous avons menées, sans doute les infections et particulièrement les infections associées aux soins ne cesseront de croitre d’un jour à autre. Ainsi le coût augmente suite au prolongement de la durée du séjour d’hospitalisation et des antibiotiques.

L’observance stricte des mesures de surveillance et de prévention primaire (lavage des mains à l’eau et au savon avant et après chaque soin, l’hygiène des salles, l’espacement des lits, le port de tenue correcte) permettra sans crainte la réduction des infections associées aux soins car ce problème est avant tout un problème de cadre de vie hospitalier propre et surtout de comportement.

Suite aux résultats de notre questionnaire d’enquête, notons que malgré la connaissance des agents de santé sur le lavage des mains, celui-ci ne se pratique pas systématiquement. L’inobservance des règles d’hygiène nous amène à proposer dans nos suggestions à l’endroit du personnel pour renforcer leur élan, des gardes malades pour les inciter à l’observance des règles d’hygiènes de base, du service d’hygiène pour le maintien de l’ordre et des comportements sur

l’hygiène dans le centre.

CONCLUSION

(45)

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Au terme de notre étude, nous formulons les suggestions suivantes : 1- Aux autorités administratives du centre de santé de Zè

Sensibiliser l’ensemble du personnel du centre aux différents facteurs de risque infectieux et au respect des règles minimales d’asepsie.

Organiser à l’endroit du personnel médical et paramédical des séminaires de formation et de recyclage en vue d’une meilleure prise en charge des malades dans toutes leurs dimensions.

Installer un comité de lutte contre les infections associées aux soins(CLIN) Mettre en place des mesures pour réglementer le nombre de gardes malades et aussi prévoir de débarras pour libérer les dessous des lits des effets encombrants.

Mettre en place des dispositifs de désinfection systématique des mains dans les salles de soins, salle d’hospitalisation, et au service de la vaccination.

Faire des affiches ou panneaux montrant le processus d’acquisition des infections associées aux soins à l’accueil et à l’hospitalisation

2- A l’endroit du service d’hygiène et d’assainissement Respect des pratiques de base

Une attention particulière doit être portée au respect des pratiques de base notamment pour le :

Lavage des mains : l’hygiène des mains doit être effectuée avant et après l’administration des soins à un patient. Elle doit aussi être effectuée à la suite d’une contamination par des liquides organiques et après le retrait des gants.

SUGGESTIONS

(46)

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L’hygiène des mains doit être effectuée après le retrait de l’équipement de protection

Port des gants : les gants à usage unique doivent être portés lors de tout contact avec le sang et/ou d’autres liquides organiques. Suite au contact, il doit être retiré rapidement afin d’éviter de contaminer l’environnement.

Port de la blouse, du masque et de la protection oculaire : l’équipement de protection personnel doit être porté s’il y a risque d’une contamination ou s’il y a risque d’éclaboussure par le sang ou par d’autres liquides organiques.

Susciter la collaboration avec les masses média pour sensibiliser la population sur le comportement que les garde-malades et les visiteurs doivent avoir à l’hôpital, ceci pour le bien être des malades hospitalisés. Cette sensibilisation passe par la réduction de la sur-occupation des salles et le respect strict des règles d’hygiène.

3- A l’endroit du personnel soignant

Faciliter la pratique optimale de l’hygiène par le lavage systématique de mains avant et après chaque soin ou par friction hydro-alcoolique.

Former et sensibiliser les aides-soignants sur la procédure de nettoyage et de désinfection des salles

Maintenir la salle d’hospitalisation dans un parfait état de propreté, condition essentielle du confort des malades et surtout un moyen très efficace de prévention des infections associées aux soins.

(47)

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RÉFÉRENCES

1. Comité Technique des Infections associée aux soins et des Infections liées.

Définitions des infections associées aux soins l’Organisation des Soins. Paris : Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. Mai 2007

2. Haley RW et D. The efficecy of infections survaillance and contrôl programs in preventing nosocomial infections in US hospitals American journal of epidemiology 1985, 121-182-205.

3. ZOHOUN N. Connaissance et attitude du personnel et des garde-malades face aux risques d’infections associées aux soins dans le service de chirurgie- Pédiatrique du CNHU- HKM de Cotonou [Mémoire de fin de formation pour l’obtention du diplôme d’Etat d’assistant social]. Cotonou : Faculté des Sciences de la Santé ; 2013

4. Lamarque D. Revue de la médecine tropicale, 1972 ;(636) : p634- SAVERY A. Infections associées aux soins, définition. In : maitrise des infections associées aux soins de A à Z. 2004, Editions HEALTH and CO ; p11

5. Degbey C .Cours de licence professionnelle en Bio-hygiène et sécurité en milieu sanitaire 2016-2017,

6. Dougnon v : Cous d’hygiène du milieu et des déchets février 2018

7. Francioli p., Nahimana I., Lausanne, Widmer A. Infections associées aux soins et hygiène hospitalières : aspects actuels. Infections du site chirurgical : Revue Médicales Suisse. 1996 ;3(1) : 56-63

8. Weber DJ, Rutala WA. Environmental issues and nosocomial infections. In : Wenzel RP. Prevention and control of nosocomial infections (3rd ed).

Baltimore: Williams & Wilkins, 1997: 491-514.

9. Normes et textes législatifs et réglementaires : Se reporter à l’adresse http://www.afs.asso.fr/Reglmentation/reglementation.htmlet http://www.sfhh.fr/

(48)

Réalisé et soutenu par BABADJIHOU S. Françoise Fernande Page iv

10. Quotidien Béninois le MATINAL. (Page consultée le 05/12/2018).La Journée mondiale du lavage des mains célébrée ce jour, [en ligne].

http://quotidien-lematinal.info/la-journee-mondiale-du-lavage-des-mains- celebree-ce-jour/

11. Dictionnaire de français Larousse : Définition de la prévention

12.https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89valuation : Définition du mot Evaluation

13. Akagbo S.E, Nortey P, Ackumey M.M. Knowledge of standard precautions and barriers to compliance among healthcare workers in the Lower ManyaKrobo District, GhanaBMC Res Notes 2017;

14. E-M Ouendo, J Saizonou, C Degbey, CG Kakai, Y Glele, M Makoutode

“Gestion du risque infectieux associé aux soins et services au Centre National Hospitalier et Universitaire Hurbert koutoukou Maga de Cotonou (Bénin)” dans International Journal of Biological and Chemical Sciences en 2015.

(49)

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Questionnaire des gardes malades et accompagnants du CSC de Zè Fiche N° . . ……. Date……. N° Dossier………

Date d’admission : Diagnostic d’entré : Age :

Sexe :

Niveau d’étude : Profession : Etat général :

Attitudes et constats vis-à-vis des patients en hospitalisation.

1- En cours d’hospitalisation disposez –vous régulièrement d’une couverture propre sur le lit ? Oui □ Non□

Si oui, Quelle est la provenance ? Hôpital □ Maison□ Autres □ 2-Combien de garde malade se trouve dans la salle avec un malade ? 1 personne □ 2 à3 Personnes□ 4 personnes et plus □ 3-Combien de malade se trouve en hospitalisation dans la salle ? 1 à 2 Personnes□ 3 à 4 personnes □ 5 personnes et plus □ 4-Dormez-vous sur le lit avec votre malade ? Oui□ Non□

ANNEXES

(50)

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5-Savez-vous qu’on peut attraper une infection au cours de l’hospitalisation ? Oui□ Non □

Si oui lesquels ? ………..

6-Avez-vous des effets encombrants sous le lit ou aux alentours du lit de votre malade ? Oui□ Non□

Si oui nature : Effets personnels□ Médicaments□ Nourriture□

7-Pensez-vous que la présence de ces effets peut être source de contamination chez le malade ? Oui □ Non□

8-Avez-vous beaucoup de visiteurs pendant l’hospitalisation de votre malade ? Oui □ Non□ Si oui combien de visiteur par jour ………..

9-Arrivez-vous à supporter facilement les frais d’hospitalisation de votre malade ? Oui□ Non□

Si oui comment ?...

Si non pourquoi ?...

10-Comment éliminez-vous les déchets que vous produisez ?

………..

11-Avez-vous reçu des gens qui vous ont parlé sur les comportements a adopté à l’hôpital ? Oui□ Non□

12-Que savez-vous du lavage des mains ?

(51)

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Questionnaire du personnel de santé du centre de santé communal de Zè Fiche N°……… Date…………

Profession :

A-Appréciation des conditions et méthodes de travail du personnel soignant.

1- Pensez-vous que les soins sont réalisés dans les conditions d’asepsie ? Oui □ Non□

2- Existe-il dans le centre de santé des séminaires sur les règles d’asepsie ? Oui□ Non□

3-Quelles précautions d’asepsie prenez-vous dans la réalisation des soins ?………

4 -Disposez-vous d’un drap propre pour couvrir le lit des patients à chaque admission ? Oui □ Non□

5- Observez-vous souvent la présence d’un grand nombre de visiteurs autour des malades en hospitalisation ? Oui□ Non□

6- A quel moment propice lavez - vous les mains ?

Lavage avant chaque soin □ Lavage après chaque soin□ Lors de tout contact suspect □ Autres (à préciser) □

7- Est-ce que vous vous protégez systématiquement à chaque soin ? Oui□ Non□

Si Oui, par le : Port de gant de gants□ port de blouse□ Port de chapeau □ port de tablier□ Autres (à préciser) □

8- A quelle fréquence les salles sont-elles nettoyées ou balayées 1 fois/jour□ 2 fois/jour□ 3 ou plus/jour□ 1 fois /semaine□

(52)

Réalisé et soutenu par BABADJIHOU S. Françoise Fernande Page viii

9- Quel circuit suit la gestion des déchets biomédicaux depuis la production ?………

10 -Avez-vous un incinérateur dans votre hôpital ? Oui□ Non□ B- Evaluation des connaissances du personnel sur les infections associées aux soins

1- Connaissez-vous ce que c’est qu’une infection associée aux soins ? Oui □ Non□

2- Si Oui, des mesures sont-elles prises pour lutter contre ces infections dans l’hôpital ? Oui□ Non□

Si Oui lesquelles ………

3- Existe-t-il un infirmier(ère) bio hygiéniste dans cet hôpital spécialement en charge de la lutte contre les infections associées aux soins ? Oui □ Non□

4- Etes-vous en contact avec les malades hospitalisés ou leurs parents ? Oui □ Non□

5 -Si Oui, savez-vous que vous êtes exposés à des risques d’infections associées aux soins ? Oui □ Non□

6- Savez-vous que vous pourriez constituer un risque d’infection associée aux soins aux malades ? Oui□ Non□

7- Quelles sont les mesures de préventions des infections associées aux soins que vous connaissez ?………

(53)

Réalisé et soutenu par BABADJIHOU S. Françoise Fernande Page ix

8- Quel rôle joue le lavage des mains………....

9-Avez-vous connaissance de la politique de lutte contre les infectons associées aux soins ? Oui□ Non□

10- Que savez-vous du CLIN et du CCLIN ?---

………

………

10-Qu’est-ce que la stérilisation ?--- --- 11-Quelles sont les étapes d’une bonne stérilisation --- ---

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