7ème Promotion
Année académique : 2013-2014
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université d’Abomey-Calavi École Polytechnique d’Abomey-Calavi Département de Production et Santé Animales
Rapport de fin de formation pour l’obtention du diplôme de Licence Professionnelle en Production et Santé Animales
Thème
Présenté et soutenu par
Mickael G. GANFON et Kévin M. TANKPINOU
Superviseur Jury
Dr. Jacques T. DOUGNON
DVM, Maître de Conférences des Universités (CAMES), Enseignant-Chercheur à l’École Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC)
Président : Prof. Benoît KOUTINHOUN Membres :
Prof. Jacques T. DOUGNON Dr. Yao AKPO
E f f e t s d e l a s u b s t i t u t i o n d u t o u r t e a u d e s o j a p a r l a p o u d r e d e T r i d a x p r o c u m b e n s s u r l e s p e r f o r m a n c e s d e r e p r o d u c t i o n d e s p o u l e s p o n d e us e s I S A - B r o w n
UAC/EPAC/PSA /2014 Kévin TANPKINOU & Mickaël G. GANFON 1
Dédicaces Dédicace 1
Nous dédions modestement ce travail :
A la source omniprésente et omniscientifique du savoir et de la connaissance telle qu’elle est perçue par tous. Elle qui a inspiré et guidé par sa force subtile le présent travail.
A nos parents Gilbert TANKPINOU et Jeanne VANNON.
A nos sœurs Fiacre, Inesse, Nina, Edwige, Fatoum, et à notre frère Olivier.
Dédicace 2
Nous dédions ce travail:
A notre feu père Maoutonnougbo GANFON.
Papa, c’est l’heure pour nous de vous apporter notre gratitude pour nous avoir fait connaître ce qu’est le travail et nous avoir donné l’éducation, l’amour, le courage et le soutien nécessaires pour suivre cette formation. Que Dieu le père Tout-Puissant vous accorde le repos éternel.
A notre mère Béatrice DA-ALLADA.
Chère maman, nous vous apportons notre profonde gratitude pour vos conseils, pour l’éducation que vous nous avez donné et votre soutien moral à notre égard.
A nos frères et sœurs, en particulier notre grand-frère Gbaguidi Jocelyn et sa femme ; notre oncle Apollinaire Gbaguidi et notre tante GANFON Cathérine qui s’efforcent quotidiennement, afin que nous franchissions le marché du savoir.
Hommages
A notre Superviseur de Mémoire, le Professeur Jacques T. DOUGNON, DVM, Maître de Conférences (CAMES), Enseignant-Chercheur à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) ; Chef du Département de Production et Santé Animales (D/PSA) pour avoir bien voulu accepter de diriger ce Mémoire malgré vos multiples occupations. Votre cordialité, votre simplicité et votre rigueur pour le travail bien fait nous ont toujours inspirés.
Puissiez-vous recevoir ici nos hommages distingués.
Au Professeur Issaka A. K. YOUSSAO, Professeur Titulaire (CAMES), Enseignant-Chercheur au Département de Production et Santé Animales de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi qui se montre endurant en toutes circonstances et qui n’a cessé de nous encourager tous les jours.
Recevez nos profondes considérations et que Dieu le créateur vous comble de bonheur.
Au Professeur Benoît G. KOUTINHOUIN, DVM, Maître de Conférences au (CAMES), Enseignant-Chercheur au Département de Production et Santé Animales de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi.
Recevez nos sincères hommages.
Au président et aux Membres du Jury pour avoir accepté de faire partie de notre Jury et de juger ce document malgré vos agendas chargés.
A tous les enseignants du Département de Production et Santé Animales (D/PSA) pour avoir supporté nos caprices durant notre formation et pour vos multiples conseils au cours de la formation.
Que la grâce divine vous soit propice.
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Remerciements
Ce travail a connu le concours de plusieurs personnes qui méritent d’être remerciées sincèrement. A ce sujet, nous tenons à témoigner notre profonde gratitude à l’endroit :
Du Professeur DOUGNON Jacques, DVM, Maître de Conférences (CAMES), pour son appui indéfectible et sa disponibilité le long du stage,
De Monsieur Yaya KOUDOROU pour sa gentillesse et son sacrifice,
Des Sieurs Jédirfort HOUESSIONON et Pascal KIKI pour l’expression de leur altruisme sans pareil,
De tous nos amis Jacques ADOUKO, Golé COWIYOU, Fréjus ATCHADE, Amandine AKOUEGNINOU, Laurette KOUCHIKA, pour leur assistance,
De tous nos camarades de la 7ème promotion pour l’ambiance qui a régné entre nous tout au long de notre formation,
De nos parents pour les efforts et sacrifices consentis pour l’évolution de notre étude,
De tous ceux qui de près ou de loin nous ont soutenu d’une manière ou d’une autre durant notre formation.
Table des matières
Dédicaces... 1
Hommages ... 2
Remerciements ... 3
Table des matières ... 4
Liste des sigles et abréviations ... 8
Liste des tableaux ... 9
Liste des figures ... 10
Résumé ... 11
Abstract ... 12
Introduction ... 13
Première partie: Généralités ... 15
1.1. Contexte du stage ... 16
1.2. Présentation de la ferme "Adjakè" ... 17
1.2.1. Situation géographique et description de la ferme "Adjakè" ... 17
1.2.2. Missions de la ferme ... 18
1.2.3. Secteurs d’activités de la ferme ... 18
1.2.3.1. Secteur avicole ... 18
1.2.3.2. Secteur porcicole ... 19
1.2.3.3. Secteur cunicole ... 19
1.2.3.4. Secteur piscicole ... 20
1.2.3.5. Secteur de la production végétale ... 20
1.2.3.6. Centre commercial ... 20
1.2.4. Forces, opportunités et faiblesses de la ferme ... 20
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1.2.4.1. Forces et opportunités ... 20
1.2.4.2. Faiblesses ... 21
1.3. Généralités sur l’élevage de poules pondeuses ... 22
1.3.1. Infrastructures et matériel d’élevage... 22
1.3.2. Différentes phases d’élevage de poules pondeuses ... 23
1.3.2.1. La préparation du poulailler ... 23
1.3.2.2. Les équipements ... 25
1.3.2.3. La phase poussin ... 25
1.3.2.4. Phase poulette ... 26
1.3.2.5. La phase ponte ... 27
1.3.3. Plan de prophylaxie en élevage des poules pondeuses. ... 28
1.3.3.1. La prophylaxie sanitaire ... 28
1.3.3.2. La prophylaxie médicale. ... 28
1.3.4. Généralités sur Tridax procumbens ... 29
1.3.4.1. Description Botanique et écologie de Tridax procumbens ... 29
1.3.4.2. Distribution géographique et mode de reproduction de Tridax procumbens ... 29
1.3.4.3. Composition chimique de T. procumbens ... 30
1.3.4.4 Usage traditionnel et activités biologiques de T. procumbens ... 30
Deuxième partie: Activités menées, difficultés rencontrées et solutions envisagées ... 31
2.1. Activités menées ... 32
2.1.1. Activités menées au niveau de la section avicole... 32
2.1.1.1. Préparation des poussinières ... 32
2.1.1.2. La prise de poids des poulets ... 32
2.1.1.3. Suivi technique quotidien des poulaillers ... 32
2.1.2. Activités menées dans les autres secteurs ... 33
2.2. Difficultés rencontrées et solutions envisagées ... 33
2.2.1. Difficultés rencontrées ... 33
2.2.2. Solutions envisagées ... 34
Troisième partie: Effets de la substitution du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens sur les performances de reproductiondes poules pondeuses ISA Brown ... 35
3.1. Matériel et Méthodes ... 36
3.1.1. Milieu d’étude ... 36
3.1.2. Matériel ... 36
3.1.2.1. Matériel animal ... 36
3.1.2.2. Aliments utilisés ... 36
3.1.2.3. Matériel d’élevage et de mesures ... 37
3.1.2.4. Produits vétérinaires ... 38
3.1.3. Méthodes ... 38
3.1.3.1. Collecte et réduction en poudre des plantes de Tridax procumbens ... 38
3.1.3.2. Screening phytochimique de la poudre de Tridax procumbens ... 39
3.1.3.3. Constitution des lots de poules pondeuses ... 39
3.1.3.4. Evaluation des performances de reproductiond’œufs ... 39
3.1.4. Analyses Statistiques ... 40
3.2. Résultats ... 41
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3.2.1. Principaux métabolites secondaires présents dans la poudre de Tridax procumbens ... 41 3.2.2. Performances de reproductiondes poules pondeuses ISA-Brown ... 42 3.3. Discussion ... 44 3.3.1. Métabolites secondaires présents dans la poudre de Tridax procumbens 44 3.3.2. Performances de reproductiond’œufs des poules pondeuses nourries à la poudre de Tridax procumbens ... 44 Conclusion et suggestions ... 46 Références bibliographiques ... 47 Annexes
Liste des sigles et abréviations
CAMES : Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur CMV: Concentré minéraux-vitaminiques
D/PSA : Département de Production et Santé Animales DEAT: Diplôme d’Etudes d’Agriculture Tropicale DVM : Docteur en Médecine Vétérinaire
EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi GMQ : Gain Moyen Quotidien
INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique LARBA : Laboratoire de Recherche en Biologie Appliquée
LERCA : Laboratoire d’Etude et de Recherche en Chimie Appliquée LMD : Licence-Master-Doctorat
MAEP: Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche
MS: Matière sèche
REESAO : Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest
UAC : Université d’Abomey-Calavi
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Liste des tableaux
Tableau 1: Durée d’éclairage des poules pondeuses en fonction de l’âge .... 24
Tableau 2: Normes de température pendant les quatre premières semaines après la réception des poussins ... 25
Tableau 3: Plan de prophylaxie ... 28
Tableau 4: Composition centésimale des différents aliments utilisés ... 37
Tableau 5: Produits vétérinaires employés ... 38
Tableau 6: Performances de reproductioncalculés ... 40
Tableau 7: Principaux métabolites secondaires présents dans la poudre de Tridax procumbens ... 41
Tableau 8: Performances de reproductiondes poules pondeuses ISA-Brown ... 43
Liste de figure
Figure 1: Plantes de Tridax procumbens... 30
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Résumé
Le présent stage effectué du 12 mai 2014 au 12 août 2014 à la ferme "Adjakè"
nous a permis de renforcer nos compétences dans le domaine de la Production et Santé Animales ; principalement en aviculture. Par ailleurs, au cours de ce stage, nous avons conduit une expérimentation qui nous a permis d’évaluer les performances de ponte des poules pondeuses ISA-Brown nourries avec la poudre de Tridax procumbens. Cette étude avait pour but de rechercher une autre source de protéines moins chère et accessible pour remplacer le tourteau de soja qui devient de plus en plus rare et cher. A cet effet, des données sur la production d’œufs ont été collectées chez les poules pondeuses ayant été nourries avec différents taux de substitution du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens. Il s’agissait des aliments suivants T0 (aliment témoin)
; T10 (aliment avec 10% de taux de substitution du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens), T20 (aliment avec 20% de taux de substitution du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens). Les différents paramètres mesurés sur les œufs indiquent que le poids, la longueur et la largeur des œufs de même que le taux de ponte ont significativement varié chez les poules pondeuses ISA-Brown. Les œufs du lot T20 ont présenté une longueur, un poids et une largeur moyenne plus élevés que ceux des autres lots. Le taux de ponte a été de 37,76 ± 24,46% ; 43,21 ± 25,86% et 52,08 ± 29,79 % respectivement pour les lots T0, T10 et T20. Les poules du lot T20 sont entrées en ponte à 128 j d’âge, celles du lot T10 à 131 j d’âge et enfin celles du lot T0 à 134 j d’âge. Il ressort que la substitution du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens a modifié favorablement les performances de reproduction des poules pondeuses ISA Brown.
Mots clé : Tridax procumbens ; tourteau de soja ; performances de reproduction; poules pondeuses ISA Brown
Abstract
The present practicum done from May 12, 2014 to August 12, 2014 in the firm "Adjakè" allowed us to reinforce our expertise mainly in the domain of the Production and Health Animal in the poultry raising. Otherwise, during this practicum, we drove an experimentation that allowed us to value the performances of punter of the hens ISA-Brown fed with the powder of Tridax procumbens. This survey had for goal to search for another source of proteins less dear and accessible to replace the oilcake of soy that becomes more and more rare and dear. To this effect, data on the production of eggs have been collected at the hens having been fed since the stage chick with different rates of substitution of the soy oilcake by the powder of Tridax procumbens. It was about food T0 next one (food witness); T10 (food with 10% of rate of substitution of the soy oilcake by the powder of Tridax procumbens), T20 (food with 20% of rate of substitution of the soy oilcake by the powder of Tridax procumbens). The different parameters measured on the eggs indicate that the weight, the length and the width of the eggs as well as the rate of punter varied meaningfully among the hens ISA-Brown. The eggs of the T20 share presented a length, a weight and a width more elevated means than those of the other shares. The rate of punter was of 37, 76 ± 24,46%; 43,21 ± 25,86% and 52,08 ± 29,79 % respectively for the T0 shares, T10 and T20.
The hens of the T20 share entered in punter to 128 days of age, those of the T10 share to 131 days of age and finally those of the T0 share to 134 days of age. He/it comes out again that the substitution of the soy oilcake by the powder of Tridax procumbens modified the parameters of production of the hens favorably ISA Brown.
Words key: Tridax procumbens; oilcake of soy, parameters of production, hens ISA Brown?
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Introduction
La sécurité alimentaire constitue l’un des défis majeurs que les pays en développement ont à relever. Le rôle de l’agriculture dans cette dynamique est capital. Elle représente en Afrique de l’Ouest et en particulier au Bénin, la deuxième composante de l’économie et contribue pour 36% à la formation du Produit Intérieur Brut du Bénin après les activités de service (INSAE, 2008).
Dans le système de production du secteur agricole, l’élevage occupe une place capitale et se place à la deuxième position après la production végétale en termes de devises convertissables. Le besoin en protéines d’origine animale des pays en voie de développement devra passer à cent milliards de tonnes de viandes d’ici à 2020 (Faye et Alary, 2001). Ainsi pour assurer la sécurité alimentaire des populations, les nouveaux programmes de développement de l’élevage optent pour la promotion de la production des espèces à cycle court en général et la volaille en particulier. Le secteur avicole représente l’une des voies sur lesquelles les pays de l’Afrique de l’Ouest, en particulier le Bénin s’engagent pour accroître leur production en protéines animales (Leroy et Lebailly, 1999). Ce secteur contribue pour 2,4 % au chiffre d’affaires agricoles, dont 1,4 % pour le sous-secteur production d’œufs de consommation (Onibon et Sodegla, 2006).
Malgré cet important rôle joué par l’aviculture au Bénin, le sous-secteur se trouve confronté à d’énormes contraintes. En effet la production d’œuf de poule pondeuse est secouée par la rareté et le prix toujours galopant du tourteau de soja ; principale source protéinique végétale pour obtenir les œufs en quantité et en qualité. Face à cela, la recherche d’alternatives endogènes s’avère indispensable. Dans cette optique, la politique d’usage des produits naturels et disponibles tels que les plantes riches en flavonoïdes est opportune.
La plante de Tridax procumbens est réputée pour sa richesse nutritionnelle (39% de carbohydrates et 26% de protéines) (Bhalerao, S.A. et Kelkar, T.S.
2012). Les propriétés nutritionnelles de Tridax procumbens peuvent faire de cette plante un alicament dans la promotion de l’élevage des poules pondeuses.
C’est ce qui justifie, au cours de notre stage de fin de formation en Licence Professionnelle, le choix du présent thème intitulé «Effets de la substitution du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens sur les performances de reproduction des poules pondeuses ISA Brown ».
L’objectif général de cette étude est d’évaluer les effets liés à la substitution du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens sur la production d’œuf chez les poules ISA-Brown. De façon spécifique, il s’agira de :
Déterminer le poids, la longueur ainsi que la largeur des œufs des poules ISA-Brown expérimentales.
Calculer le taux de ponte et l’indice de conversion chez les poules.
Le présent rapport est subdivisé en trois parties :
La première portera sur les généralités.
La deuxième présentera les activités menées au cours du stage, les difficultés rencontrées et approches de solutions.
La troisième partie sera consacrée à la méthodologie, aux résultats et à la discussion.
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Première partie: Généralités
1.1. Contexte du stage
L’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) de l’Université d’Abomey- Calavi est créée par décret N°- 2002-551 du 16 décembre 2002, modifié par le décret N°-2005-078 du 25 février 2005 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de l’EPAC. C’est un Etablissement public d’enseignement supérieur, de formation technique et professionnelle, à caractère de grande école dotée d’une autonomie financière et d’un règlement pédagogique par Arrêté Rectoral n°81-10/UAC/SG/VR-AAIP/SEOU du 31 décembre 2010. Les domaines de compétences de l’EPAC couvrent dix (10) départements d’enseignement organisés en deux secteurs clés : le secteur industriel et le secteur biologique. Tout comme le secteur industriel, le secteur biologique est composé de cinq départements dont celui de la Production et Santé Animales (PSA).
Dans le cadre de la professionnalisation de l’Enseignement Supérieur, les formations en Licence Professionnelle et en Master Professionnel ont été instaurées dans le secteur biologique de l’EPAC depuis l’année académique 2005-2006. Ces formations se renforcent aujourd’hui avec les réformes en cours dans le système Licence-Master-Doctorat (LMD) au sein du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest (REESAO) dans lequel l’EPAC joue un rôle primordial. Aujourd’hui, les curricula de formation ont été revus grâce à la contribution du Programme Néerlandais de Renforcement des Capacités Post-Secondaires (NPT/BEN/146). L’année a été subdivisée en semestres, les cours réorganisés en Unités d’Enseignement (UE). Chaque Unité d’Enseignement se compose de plusieurs éléments appelés Eléments Constitutifs de l’Unité d’
Enseignement (ECUE).
La formation en Licence Professionnelle est répartie en six semestres dont cinq sont destinés aux cours théoriques et aux travaux pratiques ; le dernier est réservé aux stages en entreprise et aux travaux de fin de formation. Le
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stage s’offre comme une période d’exercice effectif des notions théoriques acquises ainsi que de mise en œuvre d’observations empiriques qui auraient marqué l’apprenant et qui lui auraient permis une prouesse dans la science.
C’est dans ce contexte que nous avons identifié la ferme "Adjakè" pour notre stage de fin de formation en Licence Professionnelle en Production et Santé Animales.
1.2. Présentation de la ferme "Adjakè"
1.2.1. Situation géographique et description de la ferme "Adjakè"
La ferme qui nous a accueilli pour notre stage est située dans la Commune d’Abomey-Calavi. Elle est située dans la partie Sud de la République du Bénin et au Sud du Département de l’Atlantique. Elle est limitée au Nord par la Commune de Zè, au Sud par le Littoral, à l’Est par la Commune de Sô-ava et de Cotonou et à l’Ouest par les Communes de Tori Bossito et de Ouidah.
Cette Commune regroupe 9 arrondissements et 70 villages et quartiers de ville ; son relief est peu accidenté avec un climat de type sub-équatorial, marqué par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches ; son réseau hydraulique est constitué essentiellement de deux plans d’eau que sont le lac Nokoué et la lagune côtière. Les principales activités économiques de la zone sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, le commerce, l’artisanat et le tourisme.
L’industrie y est très peu développée.
La ferme "Adjakè" est localisée dans le quartier "Adjakè", non loin du carrefour Bidossessi à 150 m de la route inter-états Cotonou - Niamey. Elle couvre une superficie d’un demi-hectare et est la propriété de Mr Dossou- Yovo Louis. La ferme a été créée en 1995. Elle a débuté par les activités de la pisciculture. L’aviculture a été mise en route en 1998 et la porciculture en 1999, puis la cuniculture en 2000.
1.2.2. Missions de la ferme
La ferme "Adjakè" s’est assignée plusieurs missions, parmi lesquelles on peut citer :
La participation à la compensation des besoins protéiniques de la population par la production et la commercialisation des œufs de table, de la viande et du poisson dans la Commune d’Abomey- Calavi.
La production et la commercialisation des produits maraîchers dans la Commune d’Abomey-Calavi.
Le service du tourisme dans une moindre mesure en raison de la présence de crocodiles sur la ferme.
Le service de formation des jeunes déscolarisés.
Le service de centre d’accueil pour les étudiants en fin de formation.
1.2.3. Secteurs d’activités de la ferme
La ferme dispose d’une diversité de spéculations telles que la porciculture, l’aviculture, la cuniculture et la pisciculture. En dehors de ces spéculations, elle s’investit aussi dans la production végétale. La ferme dispose également d’un point de vente des différents produits.
1.2.3.1. Secteur avicole
La souche ISA-Brown est l’unique souche de poules pondeuses élevées sur la ferme "Adjakè" pour la production des œufs de table. Il s’agit d’une souche très rustique et qui peut produire jusqu’à 280 œufs (par cycle de production) de très bonne qualité. La section avicole est dotée de trois bâtiments d’élevage construits sur des poteaux en béton armé au-dessus des étangs piscicoles.
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1.2.3.2. Secteur porcicole
Le Large White ou Yorkshire est la race porcine élevée sur la ferme "Adjakè".
C’est un monogastrique omnivore qui transforme une gamme très variée des produits et sous-produits agricoles non consommables par l’homme en produits de meilleure qualité qui est la viande. C’est un porc blanc, très robuste, d’origine anglaise et à l’oreille dressée. Il est adapté au milieu tropical avec une bonne qualité maternelle : 10 à 13 porcelets à la naissance et 9 à 10 porcelets au sevrage. Ceux-ci pèsent 150 à 250 kg à l’âge adulte. C’est ce qui a motivé le choix de cette espèce par le promoteur. Ladite ferme dispose d’une porcherie abritant un effectif de 35 porcins dont 5 truies, 1 verrat et 29 porcelets. Les loges sont au nombre de 14 et mesurent 4 m de côté. Elles sont disposées en deux rangées de 7 loges séparées par une allée d’un mètre et demi. La ration alimentaire est composée de tourteaux de palmiste, de son de blé, de drêche de brasserie et est complétée par le reste de cuisine. La morbidité et les mortalités ne sont pas trop fréquentes car les animaux font l’objet d’un suivi sanitaire rigoureux par le technicien.
1.2.3.3. Secteur cunicole
On fait dans cette spéculation l’élevage des lapins (Oryctolagus cuniculus) qui sont logés dans des clapiers hors-sol. On y compte 96 cages de 0,7 m × 0,6 m × 0,4 m. Les cages mères sont au nombre 24 avec 4 mâles pour les accouplements. Les lapereaux sont au nombre de 154 à l’engraissement. Ces lapins sont soumis à une alimentation à base de fourrages tels que : Panicum maximum C1, Gliricidia sepum, Tridax procumbens, Elaeis guineensis (sa branche), Moringa oléifera. Celle-ci est complétée par la provende granulée qui est un aliment commercialisé par le Groupe Véto Service. L’abreuvement est assuré par un système de tétines fixées à un tuyau par cage. L’ensemble est relié à un réservoir d’eau qui l’alimente. Les mangeoires sont en béton et
sont disposées dans chaque cage. Les animaux font l’objet d’un bon suivi sanitaire ; gage de la bonne santé qui prévaut au sein de ceux-ci.
1.2.3.4. Secteur piscicole
A ce niveau, on note l’élevage des Tilapias (Oreochromis niloticus) dans les bassins de 6 m de large et de 20 m de long. Ces bassins sont au nombre de 12 et l’eau y est renouvelée tous les 6 mois. Ils sont nourris à base de provende granulée et des restes de nourriture. Les récoltes s’y font au besoin à un poids de 200 à 350 g environ.
1.2.3.5. Secteur de la production végétale
La ferme dispose aussi d’un potager de 1500 m² où sont produits : la carotte, la grande morelle, la laitue, le vernonia, le chou, la basilique, le piment et bien d’autres légumes. Le fumier qui provient de l’élevage sert de fumure aux plantes.
1.2.3.6. Centre commercial
Il y est implanté pour favoriser l’écoulement des produits. On y dispose les œufs de table, la liste des catégories d’animaux prêts pour la vente. Les différents produits qui sortent de la ferme et entrent dans le circuit commercial d’Abomey-Calavi présentent l’avantage de participer dans une certaine mesure aux recettes agricoles de celui-ci, ce qui justifie la raison d’être de la ferme.
1.2.4. Forces, opportunités et faiblesses de la ferme 1.2.4.1. Forces et opportunités
1.2.4.1.1. Forces
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La ferme est située en zone périurbaine et bénéficie d’un espace plus ou moins satisfaisant, d’un sol riche et favorable à l’agriculture. Ses infrastructures (bâtiments d’élevage, bassins) et les équipements sont en nombre suffisant. Le personnel compte un technicien en production animale.
Il est titulaire d’un DEAT. Il est appuyé par deux ouvriers. Grâce à l’intégration de la production animale et de la production végétale, les déjections animales servent à la fertilisation du sol. La clientèle est servie sur place, ce qui constitue un avantage qui réduit le coût du transport ferme- marché et la contamination des produits agricoles ou animaux. La ferme appuie la formation et le stage des étudiants. Ce qui rehausse son image de marque en matière de solutions aux problèmes de l’élevage par les jeunes.
1.2.4.1.2. Les opportunités
L’environnement immédiat offre certains avantages qui méritent d’être soulignés. La présence d’un couvoir à 400 mètres profite à l’approvisionnement en poussins d’un jour. L’implantation à 900 mètres de Business Promotion Center (une structure de promotion d’entreprise) constitue aussi une opportunité pour la ferme. Les limites de la ferme sont à la lisière du lac Nokoué. Cette situation peut favoriser la pêche de poisson et renforcer le chiffre d’affaires de la ferme.
1.2.4.2. Faiblesses et menace 1.2.4.2.1. faiblesses
Nombreux sont les avantages que présente la ferme. Néanmoins, elle souffre de quelques faiblesses dont la vétusté de certaines infrastructures comme la toiture de certains bâtiments d’élevage. On note aussi des inondations temporaires en période de grande crue. Les poulets, surtout à l’étape poussin
sont tués par les musaraignes. Ceci est dû au fait que les bâtiments avicoles présentent des fissures par lesquelles ces animaux nuisibles pénètrent.
1.2.4.2.2. Menace
La proximité de la route est un facteur de stress en raison des bruits de la circulation des engins et véhicules.
1.3. Généralités sur l’élevage de poules pondeuses 1.3.1. Infrastructures et matériel d’élevage.
Le bâtiment d’élevage en milieu tropical est de type californien, entièrement grillagé avec un muret de 40 cm de hauteur et orienté perpendiculairement aux vents dominants. Un bon poulailler doit permettre la protection des animaux contre les intempéries (vents, pluies, chaleur, fraîcheur) et contre les prédateurs; un nettoyage facile et une bonne aération. Les dimensions sont déterminées en fonction de la densité. En élevage de poules pondeuses, la densité au démarrage est de 30 à 50 sujets/m² puis de 10 sujets/m2 au stade finition. Il convient de veiller à ce que le bâtiment ne soit pas trop large (10 m au maximum) afin de garantir une bonne aération (Dayon et Arbelot, 1997).
La toiture doit être formée d’une double pente de 30 à 40% et munie d’un lanterneau. Des auvents d’un mètre et demi doivent être prévus afin de limiter les entrées de pluie et de rayons solaires. Le matériel utilisé peut être en feuilles de tôle ; en tuile ou en chaume. Le sol doit être de préférence cimenté pour un nettoyage et une désinfection faciles. Une légère pente vers les côtés du bâtiment pourra permettre une évacuation aisée des eaux de lavage. Le sol doit être recouvert de copeaux de bois secs d’une épaisseur de 15 cm. Le matériel d’élevage est constitué de mangeoires et d’abreuvoirs. Il convient de noter que ces équipements doivent être en nombre suffisant pour permettre une bonne production.
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1.3.2. Différentes phases d’élevage de poules pondeuses
Elle comporte trois phases : la phase poussin, la phase poulette et la phase ponte qui sont précédées par la préparation du poulailler et des équipements.
1.3.2.1. La préparation du poulailler
Elle commence par le nettoyage du poulailler à l’eau et au savon. Ce dernier est ensuite laissé au repos pendant au moins une semaine. On procède ensuite à la mise en place de la litière à la veille de la réception des poussins. La litière joue un rôle important d’isolant thermique en évitant le contact direct des oiseaux avec le sol difficile à réchauffer et permet également l’absorption des déjections et de l’eau qui peut se verser momentanément dans le poulailler au cours des travaux de routine. C’est pourquoi il faut couvrir le sol des bâtiments d’élevage de copeaux. Son épaisseur doit être de 5 cm avec un niveau régulier. Le copeau est sec et propre avant son installation dans le bâtiment d’élevage (Pineau, 2009). Un préchauffage se fait avant l’installation des poussins. Ce chauffage continue pendant les quatre semaines qui suivent.
La température interne du poulailler à l’arrivée des poussins est de 28°C. Le pré-chauffage s’effectue en ventilant faiblement, pour éviter une concentration de CO et de CO2 néfaste. Les résidus de produit de désinfection sont éliminés (Couvreur et al. 2007). Lorsque le chauffage est en excès, les animaux fuient l’éleveuse ; lorsque le chauffage, est faible, les animaux s’agglutinent autour de l’éleveuse. Un bon emplumage des oiseaux est le résultat d’un bon chauffage (ISA, 2009). La lumière étant un stimulateur physiologique ; boire, manger, se déplacer sont facilités lorsque les normes sont respectées. La lumière accélère la maturation sexuelle pour la poule pondeuse: Il faut éviter une augmentation de la durée d’éclairage pour éviter une entrée en ponte précoce des oiseaux (MAEP, 2006). Lorsqu’on constate des oiseaux faibles en poids parmi le lot, et un problème de sous- consommation ; on sépare les faibles du lot et on prolonge à leur niveau la
durée de l’éclairage, ce qui leur permettra de mieux s’alimenter. La durée d’éclairage et de température varie en fonction de l’âge de l’animal. Les normes adéquates sont mentionnées dans les tableaux 1 et 2.
Tableau 1: Durée d’éclairage des poules pondeuses en fonction de l’âge
Age Durée d’éclairage (heure/jour).
1ère semaine 23 h/j
Fin 1ère semaine 22 h/j
2ème semaine 20 h/j
3ème semaine 19,5 h/j
4ème semaine 19 h/j
5ème semaine 18,5 h /j
6ème semaine 18 h/j
7ème semaine 17,5 h/j
8ème semaine 17 h/j
9ème semaine 16 ,5 h/j
10ème semaine 16 h/j
11ème semaine 15,5 h/j
12ème semaine 15 h/J
13ème semaine 14 ,5 h/j
14ème semaine 14 h/j
15ème semaine 13,5 h/j
16ème semaine 13 h/j
17ème semaine Lumière naturelle
18ème semaine Lumière naturelle
19ème semaine Lumière naturelle
20ème semaine 13 h/j
21ème semaine 13 h/j
Après 21 semaines 4 h de lumière artificielle par jour Source : (ISA, 2009),
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Tableau 2: Normes de température pendant les quatre premières semaines après la réception des poussins
Age Température dans la zone
de l’éleveuse (°C)
Température au niveau du bâtiment (°C)
1ère semaine 35- 37°C 24-27°C
Fin 1ère semaine 32-34°C 23-26°C
2ème semaine 29-31°C 22-25°C
3ème semaine 26-28°C 21-24°C
4ème semaine 23-25°C 20-23°C
Source : (ISA. 2009)
1.3.2.2. Les équipements
Ce sont entre autres les mangeoires et abreuvoirs. Ces équipements sont très importants en aviculture. Ils doivent être solides, faciles à nettoyer et bien stables pour éviter d’être renversés. Les mangeoires sont suspendues avec une bonne hauteur et une profondeur acceptable à partir de la troisième semaine d’âge pour empêcher les oiseaux de répandre la nourriture sur le sol. Il faut augmenter le nombre de points d’abreuvement et d’alimentation, afin d’éviter le pica ou le renversement de l’aliment et de l’eau par terre. Il faut adapter la hauteur des mangeoires et abreuvoirs à la taille des animaux.
1.3.2.3. La phase poussin
Elle commence par la réception des poussins. Il faut procéder au comptage des boîtes et du nombre de poussin. L’évaluation visuelle et physique puis du taux de mortalité des poussins sont mis en œuvre. Le duvet des poussins doit être sec, soyeux et homogène. Les pattes des poussins doivent être chaudes ; il ne doit pas avoir de poussins à bec ouvert. L’ombilic doit être bien cicatrisé ; les poussins doivent avoir l’œil vif ; ils doivent être vigoureux, avec un bon aplomb. La pesée individuelle de 50 poussins au hasard est effectuée pour
connaître le poids des poussins à leur arrivée. De façon globale, les poussins, sous le coup du transport sont arrivés fatigués. Il faudrait donc leur distribuer de l’eau sucrée et s’assurer que chaque poussin a réellement bu. Au démarrage, la température ambiante au niveau de la poussinière est de 35°C et les courants d’air sont évités par la mise en place de bâche. Le poulailler doit être correctement aéré sans entrée d’air. Par contre les poules en phase de finition ont besoin de fraîcheur. Il est primordial de gérer correctement la fraîcheur par des systèmes de régulation efficace. On observe alors la norme d’éclairage et de température exigée à cette phase d’élevage (Couvreur et al.
2007). Le premier élément primordial est l’eau, qui représente 70% de la composition corporelle de l’oiseau. La propreté de l’eau servie chaque jour est garantie par le lavage des abreuvoirs et l’usage d’eau potable. Le matériel est en fonction de la croissance des animaux. L’alimentation représente 60 à 70
% des coûts de production de volaille ; il y a donc intérêt à gérer minutieusement la nutrition des poules durant les phases de démarrage, croissance et finition. L’adaptation permanente du matériel à la croissance des animaux a permis d’éviter le gaspillage. Attention à la production pendant les premiers jours de vie, l’aliment est distribué ad libitum et la distribution se fait trois fois par jour. Les chaînes alimentaires sont vidées tous les jours pour empêcher le tri et un déséquilibre alimentaire, source potentielle d’hétérogénéité.
1.3.2.4. Phase poulette
La phase poulette est comprise entre la 9ème et la 18ème semaine d’âge. Le poids moyen individuel doit respecter la norme de la souche et l’homogénéité des poulets. Ces critères sont contrôlés par la pesée individuelle d’un échantillon du lot. Les poulettes sont déparasitées et vaccinées contre les maladies majeures telles que : le Newcastle, la typhose. L’aliment distribué est pesé pour mesurer la consommation des poulettes. A partir de la sixième
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semaine, la distribution d’aliment est contrôlée en fonction du poids des poulettes. Un engraissement excessif de la poulette est préjudiciable à la ponte. Le problème le plus fréquent est un poids insuffisant des poulettes à l’entrée en ponte. Afin de stimuler la croissance des animaux, l’aliment est distribué une première fois le matin de bonne heure et la deuxième fois dans l’après-midi.
1.3.2.5. La phase ponte
L’étape ponte va de la 18ème à la 73ème semaine d’âge. L’objectif est la production d’œufs à partir d’une poulette prête à pondre à l’âge de 18 semaines (EMVT, 1997). C’est une période très cruciale pour cet élevage qui nécessite la vérification de certains paramètres tels que le poids à l’entrée en ponte, la mise en place d’un programme lumineux à l’entrée en ponte et la qualité d’aliment distribué. Les poules doivent d’une part couvrir leurs besoins en croissance qui s’achèvent vers 30 semaines et d’autre part leurs besoins de production débutant vers 18-20 semaines. La consommation alimentaire doit être bien contrôlée à cette étape. Au pic de ponte, la consommation alimentaire de la poule élevée au sol est pratiquement de 115 à 125 g/jour pour une poule. Les pondeuses doivent être préparées pendant la phase poulette pour la consommation de telles quantités d’aliment. Un bon suivi technique permet d’obtenir un pic de ponte de 90-95%. Trois critères permettent de voir si les poulettes sont correctement alimentées. Il s’agit du poids de la poulette, du pourcentage de ponte et du poids de l’œuf (EMVT, 1997). Ainsi pendant cette phase, la collecte des œufs occupe une place capitale ; elle se fait trois fois par jour. Pour mieux suivre l’élevage, un cahier de charge est établi afin d’y inscrire tous les éléments de gestion de l’élevage : la date du démarrage, le nombre d’animaux au démarrage, le nombre de mort par jour, les dépenses financières, la quantité d’aliment servie par jour, la quantité d’aliment consommée, la quantité d’eau servie, les vaccinations, les
observations éventuelles, les ventes de poulet, le nombre de plateaux d’œufs obtenus.
1.3.3. Plan de prophylaxie en élevage des poules pondeuses.
Ce plan de prophylaxie regroupe la prophylaxie sanitaire et celle médicale.
1.3.3.1. La prophylaxie sanitaire
C’est une série de précautions ou d’actions visant à éliminer l’agent pathogène et à éviter la contamination des sujets sains. Il existe des mesures générales de prophylaxie sanitaire s’appliquant à divers éléments au sein de l’élevage (ISA, 2009).
1.3.3.2. La prophylaxie médicale.
Elle fait appel à une série de vaccinations en fonction des prévalences pathologiques de la zone ou de la région d’installation. Elle vise aussi la lutte contre les helminthes et les coccidies Il est admis un calendrier minimum contre les pathologies dominantes en matière d’élevage de poules au Benin.
Le programme de prophylaxie appliqué est consigné dans le tableau 3.
Tableau 3: Plan de prophylaxie
Période Prophylaxie réalisée 1er jour de réception Eau sucrée.
2ème jour Maladie Gumboro (Avi IBD inter) rappel à 21 jours d’âge.
4ème jour Maladie de Newcastle (Avi NDHB), rappel 25ème jour d’âge.
21ème jour (3
semaines) Coccidiose (amprolium), rappel chaque 45 jours.
28ème jour Bronchite infectieuse (Bioral H120), rappel au 70ème jour d’âge.
1 mois d’âge Déparasitage interne (Citrate pipérazine), rappel deux semaines après.
91ème jour Diftosec (variole aviaire)
4 mois d’âge Déparasitage externe (Carbalap), rappel chaque 4 mois
18ème semaine New Castle, chute de ponte, syndrome des œufs mous et bronchite infectieuse
Source (ISA, 2009)
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1.3.4. Généralités sur la plante de Tridax procumbens
1.3.4.1. Description botanique et écologie de Tridax procumbens
Tridax procumbens est une herbe à ramification faible et rampante d’une taille de 30 cm et appartenant à la famille des Astéracées. Ces feuilles simples et opposées, grossièrement dentelées sont aigues au sommet, cunéiformes à la base et rugueuses au toucher. Les fleurs liguées blanches crémées et trilobées peuvent être tubulées et jaunes (Okezie et Agyakwa, 1989) ; son fruit est akène dur recouvert de poils raides et comportant une aigrette blanche plumeuse, fausse à une extrémité. La plante est envahissante en partie parce qu’elle produit donc beaucoup de ces akènes, jusqu’à mille cinq-cents (1500) par plante et chaque akène peut capter le vent dans son pappus et être transporté à quelque distance. Tridax procumbens est une mauvaise herbe répandue dans les champs cultivés ; elle est essentiellement héliophile (Hutchinson et Dalziel, 1963). Le pourcentage en MAT de 22,10 % fait de cette plante un fourrage bien apprécié par les lapins Bénin (Kpodékon et al., 2007).
1.3.4.2. Distribution géographique et mode de reproduction de Tridax procumbens
La multiplication se fait surtout par les akènes mais la reproduction végétative peut aussi se faire puisque les tiges couchées au sol s’enracinent aux nœuds.
Du point de vue répartition, la plante se rencontre au Ghana, au Sénégal, en Siéra Léone, au Niger, au Nigéria et au Bénin où on la rencontre depuis la mer jusqu’au Nord (Boco, 1991). En général cette mauvaise herbe se trouve dans les champs, prairies, terres arables, zones perturbées, pelouses et bords de route dans les régions tropicales ou semi-tropicales.
1.3.4.3. Composition chimique de T. procumbens
Le screening phytochimique de Tridax procumbens révèle la présence des carbohydrates, des alcaloïdes, des caroténoïdes, des flavonoïdes, des saponosides et des tannins, (Edeoga et al., 2005). Le calcium, le magnésium, le potassium, le sodium et le sélénium sont les minéraux retrouvés dans la plante lors de divers travaux (Chen et al., 2008). Les feuilles de Tridax procumbens contiennent principalement des protéines brutes (jusqu’à 26%), 17% de fibres brutes, 39% de carbohydrates solubles, 5% d’oxyde de calcium.
1.3.4.4. Usage traditionnel et activités biologiques de T. procumbens
Tridax procumbens est une plante largement utilisée en médecine traditionnelle dans le traitement de diverses maladies. C’est ainsi qu’elle est utilisée dans le traitement de la dysenterie, des diarrhées, des pertes de cheveux.et de la jaunisse (Sara et al., 2003). En Afrique de l’Ouest, les feuilles de cette plante sont utilisées dans le traitement de la conjonctivite, la fièvre typhoïde et le paludisme (Mann et al., 2003 ; Nia et al, 2003).
Figure 1: de Tridax procumbens
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Deuxième partie: Activités menées, difficultés rencontrées et solutions
envisagées
2.1. Activités menées
Les activités menées au cours du stage sont principalement relatives à l’élevage de poules pondeuses. D’autres concernent les secteurs porcicole, cunicole et piscicole.
2.1.1. Activités menées au niveau de la section avicole
A ce niveau, nous avons mené plusieurs activités qui se présentent comme suit :
2.1.1.1. Préparation des poussinières
Elle a consisté à la mise en place des bâches. Les bâches ont été fixées sur les différentes faces du bâtiment d’élevage au cours de la préparation de la poussinière. L’objectif est de protéger les poussins contre le courant d’air tout en assurant l’oxygénation du local. Les bâches sont enlevées un mois après, à la fin de la période de chauffage.
2.1.1.2. La prise de poids des poulets
La prise de poids des sujets se faisait toutes les fins de semaine à l’aide d’une balance électronique. Le poids est un paramètre de production qui permet d’évaluer la croissance des animaux grâce à la détermination du gain moyen quotidien et la productivité grâce à l’indice de consommation.
2.1.1.3. Suivi technique quotidien des poulaillers
Cette activité est faite tous les jours à partir de 6 heures 30 minutes. Elle consiste à observer le comportement des animaux, à évaluer la consommation par rapport au rejet d’aliment et à observer avec attention les excréments qui sont de grands indicateurs de santé en élevage de volailles. Une fois après avoir réalisé l’inspection du poulailler, nous procédions au lavage des abreuvoirs à 6 heures. Les animaux étaient nourris deux fois par jour, le matin
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à 6 heures et l’après-midi à 16 heures. L’allumage des lampes venait achever la journée à 19 heures.
2.1.2. Activités menées dans les autres secteurs
Notons qu’à part nos activités d’élevage de poules pondeuses, nous avions travaillé en porciculture, cuniculture, pisciculture et en production végétale.
Tous les matins toutes les loges de la porcherie étaient lavées à jet d’eau.
L’aliment est pesé, mouillé et servi. Un deuxième tour se faisait le soir. L’eau était servie également le matin et au besoin le soir. Les accouplements étaient réalisés en cas de chaleur chez la truie. Le lavage corporel des porcs se faisait au besoin.
Au niveau du secteur de la cuniculture, les animaux étaient nourris après nettoyage des mangeoires le matin. Les réservoirs d’eau étaient vidés, lavés et l’eau renouvelée. Les allées étaient balayées. Les lapins étaient nourris avec du fourrage complémenté avec de la provende granulée. Les accouplements se faisaient en cas de chaleur chez la femelle.
Dans le secteur de la pisciculture, le service alimentaire se faisait le matin et le soir. L’aliment était à base de résidus de nourriture complétés par la provende granulée.
2.2. Difficultés rencontrées et solutions envisagées 2.2.1. Difficultés rencontrées
L’envahissement régulier des poulaillers par des musaraignes, véritables vecteurs de pathologies, constitue une source permanente de risques pour la propagation d’éventuels germes microbiens. L’approvisionnement en tourteau de soja, véritable source de protéines végétales a été difficile à cause de la rareté et de la cherté de cette matière première.
2.2.2. Solutions envisagées
Face à ces problèmes, la fermeture des brèches au niveau du poulailler, ainsi que l’usage des produits chimiques avaient contribué à supprimer la menace que constituaient les musaraignes pour l’élevage. La recherche d’une autre source protéinique moins coûteuse nous a permis de proposer la poudre de Tridax procumbens, une plante très riche en protéines, en substitution au tourteau de soja pour alimenter les poules pondeuses ISA-Brown.
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Troisième partie: Effets de la substitution du
tourteau de soja par la poudre de Tridax
procumbens sur les performances de
production des poules pondeuses ISA Brown
3.1. Matériel et Méthodes 3.1.1. Milieu d’étude
Les expérimentations ont été effectuées dans le poulailler de la ferme
"Adjakè". Les pondeuses ont été élevées sur une litière de copeaux de bois dans des enclos grillagés de 2 m × 2,5 m. Ceux-ci sont équipés de 4 mangeoires et de 4 abreuvoirs chacun.
3.1.2. Matériel
3.1.2.1. Matériel animal
Il est constitué de 120 poussins pontes de poids moyen 30,84 ± 0,03 g au départ. A l’étape ponte, à cause des mortalités, cet effectif est réduit à 114 poules à l’étape ponte.
3.1.2.2. Aliments utilisés
Trois types d’aliment à différents taux de substitution du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens ont été utilisés. Le premier est l’aliment témoin (T0), le second a un taux de substitution de 10% (T10) et le troisième a un taux de substitution de 20% (T20). Différentes matières premières ont été utilisées pour cette composition. Il s’agit du maïs, du son de blé, du tourteau de soja, de la farine de soja, de la poudre de T. procumbens, de la coquille d’huître, des concentrés minéraux-vitaminés (CMV) et du sel. La provende a été fabriquée à la provenderie "la Confiance" suivant la formulation présentée dans le tableau 4. Cette formulation a été utilisée pour l’ensemble des phases de la production. Toutefois à l’étape ponte, le concentré chair a été remplacé par le concentré ponte.
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Tableau 4: Composition centésimale des différents aliments utilisés
Matières
Phase poussin Phase poulette Phase ponte
T0 10 % 20 % T0 10 % 20 % T0 10 % 20 %
Mais (%) 60,72 60,72 60,72 47,72 47,72 47,72 60,72 60,72 60,72
Son de blé (%) 7 7 7 20 20 20 7 7 7
Tourteau de soja
(%) 18 16,2 14,4 18 16,2 14,4 18 16,2 14,4
Tridax (%) 0 1,8 3,6 0 1,8 3,6 0 1,8 3,6
Farine de poisson
(%) 8 8 8 8 8 8 8 8 8
Coquille d’huître
(%) 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Concentré (%) 5 5 5 5 5 5 5 5 5
sel (%) 0,32 0,32 0,32 0,32 0,32 0,32 0,32 0,32 0,32
3.1.2.3. Matériel d’élevage et de mesures Le matériel de mesures est constitué de:
une balance électronique de marque WEIHENG® de portée 7 Kg et de sensibilité 1g qui a servi aux pesées des animaux, de l’aliment distribué au quotidien et des œufs produits ;
Un pied à coulisse de marque VERNIER CALIPER® pour la mesure de la longueur et de la largeur des œufs produits.
Le matériel d’élevage est constitué d’abreuvoirs et de mangeoires en plastique.
3.1.2.4. Produits vétérinaires
Ces produits ont été utilisés pour la prophylaxie médicale au cours de notre étude. Les produits vétérinaires utilisés sont présentés dans le tableau 5.
Tableau 5: Produits vétérinaires utilisés
Produits vétérinaires Usages
Alfacéryl® Anti-stress
Amprolium ®/Anticox® Anticoccidien
Fluméquine® Salmonellose
Citrate de pipérazine® Déparasitant interne
Hipragomboro® Vaccin contre la maladie de Gumboro
Hipraviar B1® Vaccin contre la maladie de
Newcastle
Bioral H120ND Vaccin contre la bronchite infectieuse
3.1.3. Méthodes
3.1.3.1. Collecte et réduction en poudre des plantes de Tridax procumbens Les plantes de Tridax procumbens utilisées ont été collectées dans un champ expérimental dans la Commune d’Abomey-Calavi. Une fois collectée, les plantes (feuilles + tiges + racines) sont séchées à l’ombre pendant 14 jours à 28°C au laboratoire. Après séchage, les plantes ont été réduites en poudre au Centre Cunicole de Recherche et d’Information (CECURI) de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi au moyen d’un moulin électronique de marque YG-9FQ. Une fois la mouture terminée, la poudre a été acheminée à la provenderie puis mélangée aux autres matières premières pour la
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préparation de la provende. Le mélange a été effectué en fonction du taux de substitution de chaque aliment expérimental.
3.1.3.2. Screening phytochimique de la poudre de Tridax procumbens Un screening phytochimique a été réalisé au Laboratoire d’Etudes et de Recherche en Chimie Appliquée (LERCA) de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC). Ce screening a été effectué afin d’identifier les principaux constituants chimiques de la poudre de Tridax procumbens suivant le protocole présenté en Annexe1.
3.1.3.3. Constitution des lots de poules pondeuses
Trois lots de 40 poussins ponte ont été constitués au départ. A chacun de ces lots, a été assigné au hasard l’un des aliments suivants : T0 ; T10 ; T20 avec : T0 : Aliment témoin sans incorporation de la poudre de Tridax procumbens.
T10 : Aliment contenant un taux de substitution de 10 % du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens.
T20 : Aliment contenant un taux de substitution de 20 % du tourteau de soja par la poudre de Tridax procumbens.
3.1.3.4. Evaluation des performances de reproduction d’œufs
Les données sur la production d’œufs ont été enregistrées dès l’entrée en ponte à 128 jours d’âge et ceci sur une durée de 48 jours. Les paramètres calculés sont présentés dans le tableau 6.
Tableau 6: Performances de reproduction calculés
Paramètres Formules
Le poids moyen des œufs pondus somme des poids individuels des œufs / nombre d’œufs pondus
La longueur moyenne des œufs somme de longueurs individuelles des œufs / nombre d’œuf pondus
La largeur moyenne des œufs somme des largeurs individuelles des œufs / nombre d’œuf obtenus
Indice de conversion (ic) Quantité d’aliment consommée durant toute la période/poids total des œufs
Taux de ponte nombre d’œufs obtenus x 100/
effectif jour
3.1.4. Analyses Statistiques
Le Logiciel SAS (Statistical Analysis System, 2006) a été utilisé pour l'Analyse des données. La source de variation a été le taux de substitution du tourteau de soja par la poudre de T. procumbens. La procédure Proc GLM a été utilisée pour l'Analyse de Variance. Le test de F a été utilisé pour déterminer la significativité. Les moyennes ont été comparées deux à deux par le test de t.
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3.2. Résultats
3.2.1. Principaux métabolites secondaires présents dans la poudre de Tridax procumbens
Les résultats du criblage phytochimique de la poudre de Tridax procumbens sont présentés dans le tableau 7. Ce screening phytochimique révèle la présence des métabolites suivants : alcaloïdes ; polyphénols ; flavonoïdes ; anthocyanes ; leuco-anthocyanes ; composés réducteurs ; tanins (galliques et catéchiques) ; stérols et terpènes ; mucilages ; saponosides ; et les protéines.
Les autres composés tels que les anthraquinones ; les coumarines et les quinones sont absents.
Tableau 7: Résultat du screening phytochimique de la poudre de Tridax procumbens
Métabolites secondaires Tridax procumbens
Alcaloïdes +
Polyphénols +
Flavonoïdes +
Anthocyanes +
Leuco-anthocyanes +
Anthraquinones -
Anthraquinones libres -
Anthraquinones combinés
o-hétérosides -
o-hétérosides à génines réduites
-
c-hétérosides -
Composés réducteurs +
Tanins galliques +
catéchiques +
Stérols et terpènes +
Mucilages +
Saponosides +
Coumarines -
Quinones -
Protéines +
+ : Présence ; - : Absence ; +/- : Traces
3.2.2. Performances de reproduction des poules pondeuses ISA-Brown Les différents paramètres mesurés sur les œufs obtenus au cours de cette expérimentation sont présenté dans le tableau 8. Le poids, la longueur et la largeur des œufs de même que le taux de ponte ont significativement varié d’un lot à un autre. Les poids moyens des œufs obtenus au niveau des lots T10 (48,35 ± 2,54 g) et T0 (47,39 ± 3,02 g) sont similaires. Par contre, celui du lot T20 (48,72 ± 2,55 g) est significativement plus élevé que celui du lot T0 (p<0,05) mais similaire à celui du lot T10. La même tendance a été observée pour la largeur des œufs (qui a varié de 3,62 ± 0,19 g à 3,72 ± 0,18 g respectivement pour les lots T0 et T20) et pour le taux de ponte qui est de 37,76 ± 24,46 % ; 43,21 ± 25,86 % et 52,08 ± 29,79 % respectivement pour T0 ; T10 et T20. Les œufs des poules ayant reçu l’aliment T20 sont plus longs que ceux produits par les lots T10 et T0 (p<0,01). Les poules du lot T20 sont entrées en ponte plus tôt à 128 jours d’âge. Elles sont suivies des poules du lot T10 qui ont commencé par pondre à 131 jours d’âge. Celles du lot témoin sont entrées en ponte un peu plus tard à 134 jours d’âge. La quantité totale d’aliment consommée individuellement était de : 4,96 kg (lot T0) ; 5,23 kg (lot T10) et 5,16 kg (lot T20). Le poids total des œufs était de : 27,77 kg pour T0 ; 36,55 kg pour T10 et 49,74 kg pour le lot T20. Le nombre d’œufs produits durant les 48 premiers jours est 571 œufs pour le lot T0 ; 739 œufs pour le lot T10 et 1000 œufs pour le lot T20. L’indice de conversion a été de 6,44 ; 5,44 et 4,21 respectivement pour les lots T0 ; T10 et T20
UAC/EPAC/PSA /2014 Mickaël G. GANFON & Kévin TANPKINOU 43
Tableau 8: Performances de reproduction des poules pondeuses ISA-Brown
Paramètres
Lots Test
de signification
T0 T10 T20
Poids (g) 47,39 ± 3,02b 48,35 ± 2,54ab 48,72 ± 2,55a * Longueur (cm) 4,82 ± 0,18b 4,87 ± 0,16b 5,67 ± 2,07a **
Largeur (cm) 3,62 ± 0,19b 3,68 ± 0,16ab 3,72 ± 0,18a * Taux de ponte% 37,76 ± 24,46b 43,21 ± 25,86ab 52,08 ± 29,79a *
* p<0,05 **p<0,01; T0 : aliment témoin sans poudre de Tridax procumbens, T10: aliment avec10% de substitution de soja par la poudre de Tridax procumbens ; T20 : aliment avec 20% de substitution du soja par la poudre de Tridax procumbens, les moyennes de la même ligne suivie des lettres différentes, diffèrent significativement au seuil de 5%.