Etude des relations entre
uneracine
et les rejets de la souche chez Castanea sativa Mill.
M.
AYMARD,
J.-J. FREDONLaboratoire de Biologie végétale Laboratoire de Biologie végétale
U.E.R. des Scie»ce3., F 87000 Limoge5’
Résumé
Le rôle de la souche, pour des arbres traités en taillis, est encore imparfaitement
connu, surtout en ce
qui
concerne larépartition
des nutrimentspuisés
dans lesol,
entre lesdifférents
rejets.
L’application d’unphytocide
(amitrole) sur une racine d’unecépée
dechâtaignier
provoque ledépérissement
de certainsrejets
et permet ainsi de mettre en évidence les voies de transport utilisées. L’intensité desdégâts provoqués
est modulée parl’application
de doses
plus
ou moinsimportantes
de traceur. Deux séries d’expériences ont été réalisées, l’une auprintemps,
l’autre en automne sur des cépées de 1 et 4 ans. Lorsquel’apport
dephytocide
estfaible,
seuls lesrejets
situés àproximité
de la racine donneuse sont atteints.Dans le cas d’un apport plus
important,
lesdégâts
peuvent se manifester sur tous lesrejets
d’une sous-unité de la souche et même parfois s’étendre à la quasi totalité de la cépée.
L’application
du marqueur, àl’automne,
provoque desdégâts
limités avant l’arrêt de lavégétation.
Le phytocide stocké durant la période hivernale est ensuitelargement
distribuéau
printemps
suivant, dans toute lacépée
pour le taillis d’un an, dans la sous-unité alimentée par la racine donneuse pour les taillis de 4 ans.On met donc en évidence une voie de transport
préférentielle
en direction desrejets
situés à proximité de la racine donneuse, mais les tissus de la souche
jouent
un rôle dansla distribution des substances apportées par les racines. La
migration
du marqueurparaît,
d’autre part, beaucoup plus étendue dans le cas des
cépées
d’un an que dans celles de quatre ans.Mots clés : Châtaignier, racine, Youche, taillis, sectorisation.
1. Introduction
Les souches de
châtaignier
constituent des ensemblespersistants qui garantissent
la survie du taillis. Elles assurent des liens entre les
rejets
aériens et lesystème
racinaire. Au cours des rotations
successives,
leurmorphologie
évolue par la formation de tissus nouveaux et la nécrose desparties
anciennes. D’abordcompactes,
les souchesse dissocient et des groupes de
rejets, qui
constituent dessous-unités,
s’individualisent.Apparemment indépendantes,
ellespeuvent cependant
être unies enprofondeur
par des tissus vivants. C’est sur les bases destiges coupées
ou « chicots» qu’apparaissent
les nouveaux
rejets.
Onpeut
se demander si les tissus du collet et de la souchejouent
un rôle dans la
répartition
des élémentspuisés
dans lesol,
s’ils assurent une distri-bution latérale des nutriments entre les divers
rejets
ou au contraire s’ils mettenten relation directe une racine ou un groupe de racines avec un
rejet
ou un groupe derejets.
Chez le
chêne-liège (Fagacées),
DESTREMEAU & RODERBOUIZG(1968)
estimentque les
rejets
ont une vie autonome, la souche ne constituantqu’un support mécanique.
Par contre, BEDENEAU & PAGES(1984 b)
ont montré que chez le bouleau(Bétulacées),
lesrejets
d’une souche conserventpendant quelque temps
des relationstrophiques,
l’individualisation des brins se faisantprogressivement. Ainsi,
deuxespèces appartenant
à des familles voisines semblent avoir des comportements différents. Onpeut
donc se demanderquel type
de relation s’établit entre les racines et lesrejets
d’une souche dechâtaignier,
d’autant que BEOENEAU & PAGES(1984 a)
ont montré que des différences
profondes
se manifestent entre cette dernièreessence et le
bouleau,
dans la croissance et ledéveloppement
dusystème
racinaire de la souche.2. Matériel et méthodes
Nous avons utilisé des
cépées
dont lesrejets
ont 1 et 4 ans.L’âge
des souchesest inconnu. Elles sont constituées de sous-unités
déjà individualisées,
mais restentencore peu dissociées. Leur
partie
centrale estoccupée
par des tissus morts. Les restes desrejets
de la rotationprécédente
constituent des chicots de diamètre variable. Ils avaient 20 ans au moment del’abattage.
Parmi les méthodespermettant
d’étudier les relations entre lesrejets
et lesystème racinaire,
certaines utilisent des éléments radioactifs(D ESTREMAU
&R ODERHOURG , 1968),
d’autres desphytocides (B
EDENEAU
&PAGES,
1984b).
Nous avons choisid’employer
unphytocide qui
donne immédiatement une vue de l’ensemble desrejets
atteints pour toute lacépée.
Ilpermet
en outre d’observerl’évolution,
dans letemps,
du mode de distribution.Cependant,
une évaluation de laqualité
deproduit
distribué est difficile etimpré-
cise. Le
phytocide
utilisé ici est l’amitrole(3
amino 1,2,
4triazole), transporté
aussi bien par le
phloème
que par lexylène (C RAFTS , 1959 ;
LEONARD etal., 1966).
Il provoque, en
période
de croissanceactive,
unjaunissement
très visible desfeuilles,
dont l’évolution et l’intensité
permettent d’apprécier l’importance
dutransport.
Deux séries
d’expériences
ont été réalisées : l’une auprintemps (début :
4 mai1984),
l’autre en automne(début :
4septembre 1984).
Pourchaque
classed’âge,
nous avonstraité 6
cépées
auprintemps
et 5cépées
en automne, soit un total de 22cépées.
Danstous les cas, le marqueur a été
appliqué
sur une seule racine. Celle-ci a été choisieen fonction de sa
position
parrapport
aux chicots : soit à la verticale de l’und’eux,
soit entre deux chicots unis à leur base par des tissus vivants. ll
s’agissait toujours
de racines
périphériques
mesurant 2 à 3 cm de diamètre à 25 cm de lasouche, point d’application
du marqueur. Ces deuxpériodes
detraitement,
l’une au momentde la
reprise
devégétation,
l’autre à lafin,
ont été choisies defaçon
à déceler d’éven- tuelles modifications dans les relationsracines-rejets,
en fonction de la saison.Au
printemps,
pour suivre laprogression
de l’activité duphytocide, l’apport
a étéfait en
plusieurs
fois avec des concentrations croissantes(fig. 1).
Surcinq
des sixcépées traitées,
on entoure d’un manchon de ouate decellulose,
une racine dontles tissus subérifiés sont
grattés
sur environ 5 cm de hauteur. Le tampon estimprégné
de 10 ml d’une solution d’amitrole à 10
g/1
etprotégé
par une feuille deplastique.
L’apport
est de0,1
g de substance active. Quinzejours plus tard, l’opération
estrenouvelée avec une solution à 20
g/1. L’apport
est de0,2
g. Quatre semainesaprès
le début del’expérience,
sur deuxsouches,
la racine traitée est sectionnée etplongée
dans un sac enplastique
contenant 3 litres d’une solution d’amitrole à 1g,&dquo;,.
L’apport
est de 3 g. Pour vérifier que ce dernier traitement ne modifie pasprofon-
dément le mode de distribution du
phytocide,
il est d’emblée utilisé sur la sixième souche. Les visites hebdomadaires desplacettes d’expérience,
ontpermis
de noter,pour
chaque rejet,
la dated’apparition
despremiers
effets duphytocide (tabi.
1 et2).
Au début de
septembre,
nous avons relevé l’intensité de la réaction etdistingué cinq
degrés
selon lagravité
desdégâts (fig. II).
A l’automne où la
rapidité
de laréponse
a étérecherchée,
seule la méthode par section et immersion de la racine a été utilisée. Les observations ont été alors réaliséessur
cinq cépées
danschaque
classed’âge (fig. 1).
Au cours des visitespériodiques (tabl. 1),
nous avons noté la dated’apparition
des nécroses dues auphytocide
maisle
jaunissement
naturel des feuilles en octobre ne nous a paspermis
d’évaluerl’intensité de la réaction.
3. Résultats
3.1. Taillis d’un an
3.11.
Expérience
duprintemps
Les
jeunes rejets
sontimplantés
sur les bases deschicots,
à lapériphérie
de lasouche et
principalement
dans leprolongement
des racines.- Le marqueur est
appliqué
par des tamponsimprégnés
d’amitrole(fig.
lll,1, 2, 3).
Lespremières
traces dejaunissement
foliaireapparaissent
deux semainesaprès l’application
duphytocide. L’attaque
est alors localisée auxrejets proches
de laracine donneuse.
L’augmentation
de la concentration duphytocide
neproduit
que des effets lents et faibles.Après
6 à 8semaines,
le nombre derejets
atteints est peuimportant (tabl. 1).
Situés latéralement parrapport
à la racine traitée(fig. III, 2, 3),
ils restent localisés dans le même secteur de lasouche,
sur lapartie
externe de celle-ci et à la base du même chicot. Laprésence
de racines àproximité
desrejets atteints,
ne lesempêche
pas de recevoir lephytocide
issu d’une racineplus éloignée.
L’intensité de la réaction
observée
en find’expérience
est maximale(degré
4) dansles
premiers rejets atteints, proches
de la racine donneuse. L’évolution de cette intensitépendant la
durée del’expérience
n’a pas été notée cartrop
difficile à évaluer avec la méthodeemployée.
- Le marqueur est
appliqué
par destampons
durant 4semaines, puis
par trem- page de la racine dans la solution(fig. III, 4, 5).
Letrempage
de la racine déclencheaprès
3 ou 4 semaines unjaunissement
des feuilles dans de nombreuxrejets
situésde
part
et d’autre de la racine donneuse. Les bases de deux chicots sontatteintes,
unrejet
situé au centre de la souche est lui-même faiblement touché :degré
1. Cetransport
latéral reste faible et lent.- La racine est
trempée
directement dans la solution dephytocide (fig. III, 6).
Le nombre des
rejets
atteints estimportant (tabl. 1).
Au bout de deuxsemaines,
13rejets appartenant
à trois chicots différents sontjaunis.
Al’aplomb
de la racinedonneuse,
lesrejets
du centre de la souche sont eux aussi atteints. Au bout de troissemaines,
une autre sous-unité est touchée bienqu’elle
n’ait pas de relation visibleavec la racine donneuse.
Après
sixsemaines,
la moitié desrejets
de lacépée
sontatteints,
un seul chicot est totalementépargné.
Lesrejets qui appartiennent
à lasous-unité la
plus proche
de la racine donneuse sont lespremiers
et lesplus
forte-ment nécrosés.
- Au
printemps suivant,
nous n’avons pas noté denouvelles
traces de nécrose parrapport
à l’automne. Les brins morts n’ont pas donné derejets
et les moinsatteints
(stades 1,
2,3)
ontrepoussé.
Quant à ceuxmoyennement
atteints(stade 4),
ils ont émis des feuilles totalementdépourvues
dechlorophylle.
3.12.
Expérience
d’automneAu bout de deux
semaines,
lesrejets
touchés sont encore peu nombreux. Ilspeuvent appartenir
au sous-ensemble de la racine donneuse(fig. IV,
7-10) ou mêmeaux sous-unités voisines
(fig. IV, 9-11)
et êtreimplantés
aussi bien du côté interne que du côté externe des chicots. Au bout dequatre semaines,
le nombre desrejets
atteints
augmente
peu(fig. IV, 7, 8, 9, 10, 11).
Une visite effectuée lors du débourrement au
printemps
suivant montre que dans toutes lescépées
traitées enseptembre,
lephytocide
a atteint laquasi
totalitédes
rejets.
Ceuxqui
avaient été touchés en automne sont morts, les autrespré-
sentent des chloroses d’autant
plus
fortesqu’ils
sontplus proches
de la racinedonneuse.
3.2. Taillis de
quatre
ansAu
printemps (fig. V, 12, 13, 14, 15, 16, 17), l’application
detampons
imbibés de marqueur n’aprovoqué qu’un
faiblejaunissement (degré
2 ou1),
apparu tardive-ment et
toujours
àproximité
immédiate de la racine donneuse. Letrempage
de la racine dans la solutionaugmente
l’intensité de la réaction(degré 3)
sans modifi-cation dans la
répartition
desrejets atteints, qui
sonttoujours disposés
à lapartie
externe de la souche et sur les chicots de la sous-unité à
laquelle appartient
laracine donneuse. Les
rejets
atteints sont peu nombreux(tabl. 2).
A
l’automne,
aucune trace dejaunissement provoqué
n’a pu être observéeavant la chute des feuilles.
... - -. -. -.!! !. -
-!!!.._-__
Comme pour le taillis d’un an, nous avons effectué une visite lors du débourre-
ment au
printemps
suivant. Lesrejets
insérés àproximité
immédiate de la racine donneuse sont morts. Chezquelques-uns,
onpeut cependant
voir desbourgeons
sedévelopper
sur leurbase,
et donner des feuilles chlorosées. Lephytocide
peutatteindre,
maisplus faiblement,
les autresrejets
de la sous-unité concernée.4. Discussion - Conclusion
Les
cépées
se dissociant en sous-unitésplus
ou moinsindépendantes,
il est intéres-sant de considérer la distribution des substances
tranportées
par ]cs racines au sein d’une sous-unité aussi bien que dans lacépée
toute entière.L’application
de faiblesquantités
dephytocide
met en évidence une voie detransport préférentielle
vers lesrejets
lesplus proches
de la racine donneuse.Les
rejets
situés au-dessus de la racine traitée sont lespremiers
atteints.Lorsque
la
quantité
dephytocide transporté
augmente, lesdégâts
s’étendent auxrejets
latérauxde la sous-unité et
plus
tardivement à ceuxqui
s’insèrent sur la face interne des chicots. Quelles que soient les modalités dutraitement,
lesrejets
lesplus proches
de la racine donneuseprésentent
donctoujours
lespremières
et lesplus
graves atteintes.Le
phytocide
est ensuite distribuélatéralement,
d’autantplus
vite quel’apport
estplus important.
Son effet s’atténue avecl’éloignement
de la racine donneuse.Cependant,
les relationsprivilégiées
existant entre une racine et lesrejets
lesplus proches
n’excluent pas lapossibilité d’apports
àpartir
d’autres racines. Eneffet,
même
lorsque
la réaction auphytocide
est peuétendue,
certains desrejets
atteints sontplus proches
d’une racine intacte que de la racine donneuse. En casd’apport plus important,
le marqueurpeut
atteindre desrejets
trèséloignés
de la racine donneuse(souche
n°6, fig. III).
Durant la
période hivernale,
on assiste à unstockage
duphytocide
absorbé àl’automne. Il sera très
largement
distribué auprintemps
suivant : dans toute lacépée
pour le taillis d’un an, dans la sous-unité concernée pour le taillis de
quatre
ans.De toute
évidence,
les tissus de la souchejouent
un rôle dans larépartition
des substances
apportées
par lesracines,
entre les différentsrejets
et on ne peut pas,comme l’ont fait DESTREMEAU &
R ODERBOURG ,
pour lechêne-liège,
considérer la souchecomme un
simple support auquel
aboutissent des racinesqui
alimentent unrejet particulier.
Comme l’ont montré BEDENEAU & PAGES chez lebouleau,
onpeut
mettreen
évidence,
dans lacépée
dechâtaignier
des relationsprivilégiées qui s’établissent,
suivant un critère de
proximité,
entre une racine etquelques rejets.
Cependant,
les tissus de la souchepermettent
untransport
lent vers les autresrejets appartenant
à la sous-unité alimentée par la racine donneuse. Untransport
àplus grande
distance a pu êtreégalement
observé. Il révèle alors des relationscomplexes qui
n’obéissentplus
au seul critère deproximité.
Cephénomène
a étéégalement
mis en évidence chez le bouleau.On note, d’autre
part,
des modifications du modèle de distribution du traceur en fonction del’âge
desrejets
de lacépée,
sarépartition
étantgénéralement beaucoup plus
étenduelorsque
les pousses ont un an quelorsqu’elles
ontquatre
ans. La dilutionplus importante
duphytocide
en raison del’augmentation
du volume des brinsparaît
insuffisante pourexpliquer
lephénomène.
On doit certainementenvisager
une modification des voies detransport
existant dans la souche à la suite de la destructionprogressive
des ancienschicots,
la formation de tissusjeunes
et, comme l’ont montré BEnENEnu &
PAGES,
laproduction
de nouvelles racines.Cette évolution
permettrait d’envisager
àplus long
terme, dans du taillisâgé,
unmodèle de distribution des substances
apportées
par lesracines, plus proche
decelui
observé
par DFSTaE!tEnu & RODERBOURG chez lechêne-liège.
Eneffet,
lesexpérimentations
menées sur cette essence ont été faites sur descépées portant
seulement 3 à 4rejets âgés
de 10 ans. Il estpossible
que, dans cesconditions, chaque
brin ait alors
acquis
une certaineindépendance.
Si les tissus de la souche
peuvent
doncparticiper
à la distributionplus
oumoins étendue des substances
transportées
par uneracine,
onpeut
se demander dansquelle
mesure lasuppression
desrejets
estcapable
de modifier les voies detransport
établies. Ilserait,
à cesujet,
intéressant d’étudier letrajet
dessubstances
transportées
par une racineaprès
l’élimination desrejets prioritairement
alimentés. Les
expériences
réalisées ici nousplacent partiellement
dans cette situa-tion :
l’application
de fortesquantités
dephytocide
tuantrapidement
lesrejets
situés àproximité
de la racine donneuse.Reçu
!e2 juin
7985.Accepté
le 23 décembre 7985.Remerciements
Cette étude s’est déroulée dans le cadre d’une convention
passée
entre l’Université deLimoges
et le C.E.M.A.G.R.E.F. deNogent-sur-Vernisson.
Nous tenons à remercier cetorganisme
pour l’aide qui nous a été ainsiapportée.
Nos remerciements vont aussi à M&dquo;’° 4GÉRARDINqui
nous a autorisé àexpérimenter
dans sapropriété.
Summary
The
relationship
between a root and Castanea stool shootsThe stools of
coppiced
Castanea are theperennial
part of the tree which maintains the link between the shoots and the root system. The new shoots appear on the remnants of the cut stems. We wondered whether the stool-tissue is involved in the diffusion of nutrient elements drawn from the soil, and whether it isresponsible
for lateraltransfer,
orconversely,
whether there is a direct relationship between a root and a shoot. The results obtained by
D
ESTREMAU and RODEBOURG (1968) with Quercus .suber were very different from those of B
EDENEAU and PA(;ES (1984 b) with l3etuln. Here we propose to study what happens with a
similar variety : Castanea.
A4etliod
A phytocid (aiiiitrol) was
applied
to one root of different Castanea stools. The experiment was carried out on one and four year old bushes. In bothage-categories,
6 clumps of shoots were treated in the spring, and 5 in the autumn. The amitrol application
was made in several stages with ever increasing concentrations. Visits at regular intervals enabled us to note when the first
damage appeard
in each shoot. At the end of theexperiment,
we note how strong the reaction was, and identified 5 levels
according
to whether the damageas more or less serious. The necrosis ranged from
yellowish tinges
on the leaves, to the death of the shoot.Resutts
During
thespring experiment
on the one year oldbushes,
the first resultsappeard
two weeks after the
beginning
of the treatment. When the dose of phytocid wasweak,
thedamaged
shoots were to be found near the treated root : the leaves turnedyellow.
As theamount of phytocid in the plant increased, the damage
spread
to the lateral shoots. The further the root was away, the weaker the reaction. The results were similar for the autumnexperiment.
After a visit made thefollowing spring,
we concluded that thephytocid
storedduring
the winterperiod,
waslargery
distributed in thespring.
The damage is always more serious on the stools with young shoots.Con cl usion
The use of small
quantities
ofphytocid
reveals a method ofpreferential diffusion,
butthe stool-tissue may also
play
a role in the storage and thewidespread
diffusion of the absorbed product. As far as sweet chestnut and birch are concerned(B EDENEAU
&PAGES,
1984), the stool does not merely act as a support, it alsoplays
an active part in the diffusion of substances transported by the roots.Ky words: Chestrzut sweet, root, stool, coppice, segmentation.
Références
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237-242.LEONARD