Concepts fondamentaux de la mécanique de la rupture
Master Matériaux-Mécanique- Structures-Procédés
Prof. Abderrahim Zeghloul, Université de Lorraine
2016-2017
SOMMAIRE
Chapitre 1 : Introduction
Chapitre 2 : Equations fondamentales de la MLR Chapitre 3 : Concentration des contraintes près des
entailles
Chapitre 4 : Intensification des contraintes près des fissures – Concept de FIC et énergie de propagation Chapitre 5 : Applications de la MLR en fatigue des
matériaux
Chapitre 6 : MNLR
1. Introduction
• Phénomène de rupture
- Existera aussi longtemps que l’on construira des structures - Est de plus en plus crucial avec le progrès technologique - Représente en pertes 3 à 4% du PIB des Pays Industrialisés
• Deux catégories de rupture
- Négligence dans la conception et l’utilisation des concepts (peut être évitée avec une bonne utilisation des concepts)
- Utilisation de nouveaux matériaux et/ou procédés (plus délicat à maîtriser)
• Exemple des bateaux de la liberté - Nouveau procédé de construction
(soudage et non rivetage)
- Procédé trois fois plus rapide et moins cher Développement de fissures dans les joints de soudure
×××××××× ×××× ××××
- Depuis, amélioration du procédé de soudage
- Et utilisation d’aciers de ténacité plus élevée
• Autre exemple : utilisation des polymères
(Constitue un avantage par rapport aux matériaux métalliques) - Conduite de gaz en polyéthylène
- Opérations de maintenance facilitées (par pinçage des conduites pour intervention) Développement de fissures dans les parties pincées
- Depuis, utilisation de nouvelles nuances de polymères
- Avec une plus faible densité
• Catastrophes dues à la rupture (1)
- Accident ferroviaire de Meudon le 8 mai 1842 (1
èrecatastrophe de l’histoire ferroviaire)
L'accident avait pour origine la rupture d'un des essieux de la locomotive accidentée.
William Rankine (1820-1872) en examinant les faciès de rupture des essieux brisés lors de l'accident, a montré que c’était une rupture par fatigue.
• Catastrophes dues à la rupture (2)
- Rupture du pont de la Basse-Chaîne a Angers (1850) (Rupture due au phénomène de résonnance)
Pont en pierre en 1856
• Catastrophes dues à la rupture (3)
- Rupture du Takoma Narrow Bridge San Francisco 1940 (Rupture due au phénomène de résonnance)
Le vent constant de 42 miles par heure (environ 68 km/h) a suffi à générer et à entretenir les vibrations du pont à la fréquence de résonance. Après une
heure de vibrations en torsion, le pont a fini par s’écrouler.
• Catastrophes dues à la rupture (4)
- Accident du DC10 – Vol 232 United Airlines le 19-7-89 (Rupture due au phénomène de fatigue)
Rupture due à une crique de fatigue dans le métal d'une des aubes de la turbine et non détectée lors de la dernière inspection. L'origine de cette crique
provient d'un défaut de fabrication de l'alliage composant l'aube.
• Histoire de la rupture
- L’histoire montre que l’homme a toujours essayé d’éviter la rupture - Les structures anciennes étaient sollicitées en compression
(Pyramides, Ponts romains ...)
- Pierre, brique, mortier … (matériaux fragiles en traction) - Avant la révolution industrielle, chargements de compression
- Après, chargements en traction avec l’utilisation de l’acier...
-Problème de fissuration par fatigue ... avec rupture pourσ<σE -Surdimensionnement, mais problème du poids
Développement de la mécanique de la rupture
- Premiers essais de Léonard de Vinci (15esiècle)
- La résistance à la traction variait inversement avec la longueur
- Les défauts contrôlent la résistance fil plus long : probabilité de rupture +
• Théorie de Griffith
-Interprétation qualitative des résultats de L. de Vinci précisée en 1920
- Griffith établit une relation directe entre la taille du défaut etσR -Théorie de la rupture (Inglis, 1er principe de la thermodynamique)
- Rupture lorsque ∆∆∆∆Wliée à la propagation d’une fissure atteint l’énergie spécifiqueγγγγSdu matériau
- Théorie valable pour les matériaux fragiles - Pour les matériaux ductiles, outreγSintervient aussi γP - En 1948, Irwin proposa une modification de cette théorie en
introduisant γγγγPdans le bilan énergétique
-En 1956, Irwin développa le concept de taux de restitution d’énergie G - En 1957, concept de FIC K (Westergaard, Mushkhélishvili) pour décrire les
champs de contrainte et de déformation à l’extrémité d’une fissure - K et G, deux concepts de la MLR liés entre eux
- Depuis, utilisation des nouveaux concepts de la MR - Fatigue : courbes d’endurance courbes de propagation
- Intensification des recherches entre 1960 et 1980 - Affrontement de deux écoles
- Les tenants de l’approche MLR utilisant le FIC K
(correction de ZP)
Champ asymptotique Champ réel
σyy K
r
I
2π
σ∞∞∞∞ r Zone où la singularité domine
rE
rP σy
σE
r Répartition
élastique
Répartition élasto plastique
- Ceux qui s’intéressent à la plastification à fond de fissure
(CTOD, J)
- Depuis les années 1980, les recherches s’intéressent : - au comportement viscoplastique
(matériaux ductiles à haute température, fluage, fatigue-fluage) - au comportement viscoélastique
(matériaux polymères) - au comportement des composites (délaminage, effets des impacts…)
- De nouvelles approches plus récentes tentent de relier
le comportement microscopique local au comportement macroscopique global
(modèles micro-macro)
• Utilisation de la mécanique de la rupture pour la conception des structures
Contrainte appliquée
Limite d’élasticité
Taille du défaut
Ténacité Contrainte
appliquée
- Approche MLR (à 3 paramètres)
• Dimensionnement de la structure pour que K<KC
(ou G<GC) -Approche classique
(à 2 paramètres)
• Dimensionnement de la structure pour que σa<σE
• Critère d’énergie
(Griffith pour les matériaux fragiles, Irwin - Orowan pour les ductiles) - Propagation d’une fissure si l’énergie fournie est suffisante pour
vaincre la résistance du matériau(γγγγS, γγγγP...)
- Energie de Griffith G définie par la variation d’énergie - par unité de surface fissurée - associée à la propagation d’une fissure dans un
matériau linéaire élastique
- Critère : rupture lorsque G atteint une valeur critique GC
- GCest une mesure de la ténacité du matériau, c’est à dire sa capacité à résister à la propagation d’un défaut de type fissure
(HF: Principe de similitude - GCindépendante de la géométrie) - Pour exprimer l’énergie G, on considère une plaque comportant une
fissure de petite dimension
(la plaque est un milieu infini lorsqu’on se place à l’échelle de la fissure)
2a σ∞∞∞∞
G a
==== E
∞
∞∞
π σ
c h
∞ 2σ∞∞∞∞ σR
G a
C E
====πσR2
a EG
C
==== C
∞∞
∞∞
π σ
c h
2Longueur de fissure Contrainte
à rupture
Zone de non rupture
σ∞∞∞∞====σE
σ α∞∞∞∞ 1 a
a0
• Concept d’intensité des contraintes
Ce concept est caractérisé par le FIC K - un paramètre unique pour décrire σ
RS
uT
σxx
σyy τxy
x y
r θ
σ π
θ θ θ
σ π
θ θ θ
τ π
θ θ θ
xx I
yy I
xy I
K r K
r K
r
====
F
−−−−HG I
KJ
====
F
++++HG I
KJ
====
2 2 1
2 3
2
2 2 1
2 3
2
2 2 2
3 2
cos sin sin
cos sin sin
cos sin cos
2a σ∞∞∞∞
KI ====σ∞∞∞∞ πa ⇒⇒⇒⇒ ==== ====
==== ====
R S ||
T |
|
∞∞∞
∞
G a
E
K E
G a
E K
E
I
C
R Ic
π σ πσ
c h
2 22 2
• Concept de tolérance au dommage
Le FIC K est utilisé pour décrire la propagation des fissures
Temps
Contrainte
rP σy
σE
r K 2πr
da
dN ====C
b g
∆K m (Loi de Paris) Cacul de la durée de vie→→→→ N =z
a0CC( K)da m a∆ -Concept de tolérance au dommage
• On dimensionne les structures en tenant compte de la présence des fissures
• Et en tolérant leur propagation de la taille initiale à une taille admissible
Temps Taille du
défaut
Durée de vie en service
Rupture brutale
a0
aadm aC
Concept de tolérance au dommage
• Classification des concepts de la Mécanique de la Rupture en fonction de la nature des matériaux auxquels ils s’appliquent
- MLR (Matériaux fragiles,
plasticité confinée)
• Alliages Alu à précipitation
durcissante
• Aciers à haute σσσσE
• Céramiques monolithique ou
composite
- MNLR ou MEPR (Matériaux ductiles,
plastification importante)
• Aciers à basse et moyenne σσσσE
• Aciers austénitiques
- MDR (Matériaux sollicités à
grande vitesse de déformation)
- MVER (Matériaux polymères)
- MVPR (Métaux et céramiques
à haute température)
M N L R
• Objectifs et conséquences de la Mécanique de la rupture
- la détermination du champ des contraintes et des déformations au voisinage d'une entaille ou d'une fissure ;
- la détermination de la capacité de résistance d'un matériau à la croissance d'un défaut, au moyen d'essais normalisés valides au plan international ;
- la mise au point de nouvelles méthodes de calcul des structures, et de procédures de contrôle et de maintenance fiables et plus économiques permettant une exploitation optimale ;
- la prévention de la durée de vie des structures comportant des défauts de dimensions connues.
Les structures en service sont généralement soumises à des sollicitations cycliques d’origines mécanique et/ou thermique. Ces sollicitations, bien qu’inférieures à la limite d’élasticité des matériaux, peuvent conduire à la rupture : c’est le processus d’endommagement par fatigue.
Cet endommagement comporte deux étapes. Dans un premier temps, une microfissure s’amorce près d’une zone de concentration des contraintes ; cet amorçage est suivi d’une propagation de fissure à l’échelle microscopique, invisible à l’œil nu. Dans un second temps, la fissure se propage à l’échelle macroscopique jusqu’à rupture.
La durée de vie en fatigue est donc tout naturellement décomposée en période d’amorçage et période de propagation. Pour des raisons pratiques, la propagation à l’échelle microscopique, c'est-à-dire la fissuration sur une longueur de quelques grains, est incluse dans la période d’amorçage.
1 J.A. Ewing and J.C.W Humfrey, The fracture of metals under repeated alternations of stress, Phil. Trans. Roy. Soc., A200, pp. 241-250, 1903
Un exemple des différentes phases du processus d’endommagement par fatigue est indiqué sur la figure 3.
Figure 3. Différentes étapes de l’endommagement par fatigue.
Glissement cyclique
Amorçage d’une microfissure
Propagation de la microfissure
Propagation de la macro fissure
Rupture finale
Période d’amorçage Période de propagation
Equations fondamentales de la mécanique linéaire de la rupture
CFMR - Chapitre 2
A. Zeghloul
2016-2017
SOMMAIRE
Rappels d’élasticité plane
Fonction d’Airy en variables complexes
Représentation des déplacements et des contraintes
Expression du torseur des efforts
Rappels d’élasticité
Equations de comportement Equations d’équilibre Equations de compatibilité
Solutions vérifiant les CL
Equations de comportement (loi de Hooke)
ε= +1 υ σ υ− σ
E E(trace )I σ =2µε λ+ (traceε)I σ
RS
εT
T
f
µ λ
= +
= + −
R S ||
T ||
E v
Ev
v v
2 1
1 1 2
b g
b gb g
v
E
v E
= +
= +
+
R S ||
T ||
⇒ = +λ λ µ
µ λ µ
λ µ
λ
µ λ µ
2
3 2 2 3 2
b g
b g
Etats plans
0
: 0
0 0 0
x xy
xy y
σ σ
σ σ σ
0
: 0
0 0
x xy
xy y
z
ε ε
ε ε ε
ε
⇓
0
: 0
0 0
x xy
xy y
z
σ σ
σ σ σ
σ
⇓
0
: 0
0 0 0
x xy
xy y
ε ε
ε ε ε
εεεε µµµµ σσσσ λλλλ
λλλλ µµµµ σσσσ σσσσ
εεεε µµµµ σσσσ λλλλ
λλλλ µµµµ σσσσ σσσσ
εεεε µµµµσσσσ
x x x y
y y x y
xy xy
= −
+ +
L
N MM O
Q PP
= −
+ +
L
N MM O
Q PP
=
R S
|| |||
T
|| ||
|
1
2 2
1
2 2
1 2
*
*
*
*
c h d i
c h d i
λ λ
λ λ µ
λ µ
*
*
=
= +
en déformations planes en contraintes planes 2
2
x y
Résolution par la méthode d’Airy - Equations d’équilibre
divσσσσ+ =f 0 f X Y 0
F H GG I
K JJ
f = −grad V où V =V x y( , ) XY VVxy
= − ∂
∂
= − ∂
∂
F H GG G
I K JJ J
σσσσ σσσσ σσσσ σσσσ
σσσσ σσσσ
σσσσ σσσσ
x x xy y
xy x y y
x x xy y
xy x y y
X Y
V V
, ,
, ,
, ,
, ,
+ + =
+ + =
RS T|
⇒− + =
+ − =
R S|
T|
0 0
0 0
b g
d i
σσσσ σσσσ σσσσ
x yy
y xx
xy xy
V A
V A
A
− =
− =
= −
R S|
T|
, , ,
εεεεij kl, +εεεεkl ij, −εεεεil jk, −εεεε jk il, =0
- Equations de compatibilité
(ijkl)=(1212), (1213)+PC
ETATS PLANS
→ + =
= = =
RS T
εεεεεεεεz xx,x yy, εεεεεεεεz yy,y xx, εεεεz xyεεεε, xy xy,2 0
∆ ∆ Α
b g
+ 2+ ∆ =2 0
µµµµ λλλλ µµµµ V
A fonction d' Airy
* Forces de volume = forces de la pesanteur
f g g y
→ → →
=ρρρρ = −ρρρρ x
y
V x y( , )=V y( )=ρρρρ gy+V0
∆ ∆ Α
b g
=0∆ ∆ Α
b g
+ ∆+ =
2
2 0
µµµµ λλλλ µµµµ V
Solution d’un problème d’élasticité plane
Fonction biharmonique A
* Forces de volume négligées
avec ∆ ∆ Α
b g
= 0σσσσ σσσσ σσσσ
x yy
y xx
xy xy
=
=
= − Α Α
Α
, ,
TD1 : Etude d’un barrage poids
A B
y
x α H
Sol O
γγγγe γγγγb
* Calculer le champ de contraintes en fonction de γe , γbet α
* Pour quelles valeurs de α le barrage ne se soulève pas en supposant : a- pas d ’infiltration sous le barrage
b- infiltration sous le barrage
A B
y
x α H
Sol O
Fonction d’Airy en variables complexes
- Fonctions holomorphes (ou analytiques)
z x iy z x iy
= +
RS
= −M(x,y)
T
x y
⇒ = +
= −
R S ||
T ||
x z z y z z i 2 2 ( , )x y ∈Plan →g g x y( , ) ( , )x y → ( , )z z →g g z z( , )
g g ig
g g ig
z x y
z x y
, , ,
, , ,
= −
= +
R S|
T|
1 2 1 2
d i
d i
g g g
g i g g
x z z
y z z
, , ,
, ( , , )
= +
= −
RS T
P P x y Q Q x y
=
RS
=T
( , )( , ) g= +P iQ g est holomorphe si ∂gz∂ =0
g z g
x i g ' ( )= ∂ y
∂ = − ∂
∂ E
* Propriétés des fonctions analytiques
g P iQ dg
dz g
x i g
= + = ∂ y
∂ = − ∂
avec ∂ ∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
P x i Q
x i P
y Q
y
P x
Q y P
y
Q x
+ = − + ⇒
=
= −
R S ||
T ||
∆P = ∆Q=
E
0
Les parties réelle et imaginaire d' une fonction analytique, sont harmoniques
UV W
⇐Inversement, si et
vérifient les conditions de CauchyP x y Q x y est analytique g P iQ
( , ) ( , )
⇒ = +
- Si g est analytique, sa dérivée et son intégrale le sont aussi
- Expressions de la fonction d’Airy
∆ ∆ Α
b g
=0 Si P = ∆A alors ∆P =0 ⇒ est harmoniquePf z P iQ
P x
Q y P y
Q x
b g
= +=
= −
R S ||
T ||
est analytique avec
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
Calcul de Q x y
dQ Q
xdx Q ydy
Q dQ P
ydx P xdy ( , )
= +
= =
F
− +HG I
z z KJ
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
ϕϕϕϕ ∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂
z f z dz p iq P p ∂∂∂∂
x q
b g
= 14z b g
= + est analytique ⇒ =4 =4 y Si p1 = −Α px−qy alors ∆p1=0 ⇒ χχχχ( )z = p1+iq1 est analytiqueA px qy p
z z z
z z z z z z
= + + ⇒ = +
= + + +
R S|
1
T|
12 Α Α
Re ϕϕϕϕ χχχχ ϕϕϕϕ χχχχ ϕϕϕϕ χχχχ
b g b g
b g b g b g b g
Expression des déplacements
2 2
2 2
2 2
2 2
µµµµ εεεε σσσσ λλλλ
λλλλ µµµµ σσσσ σσσσ λλλλ µµµµ
λλλλ µµµµ σσσσ σσσσ σσσσ
µµµµ εεεε σσσσ λλλλ
λλλλ µµµµ σσσσ σσσσ λλλλ µµµµ
λλλλ µµµµ σσσσ σσσσ σσσσ
x x x y x y y
y y x y x y x
= −
+ + = +
+ + −
= −
+ + = +
+ + −
R S ||
T || b gd i b gd i
b gd i b gd i
⇒= +
+ −
= +
+ −
R S ||
T ||
2 2
2
2 2
2 µµµµ εεεε λλλλ µµµµ
λλλλ µµµµ µµµµ εεεε λλλλ µµµµ λλλλ µµµµ
x xx
y yy
b g
b g
∆ Α Α
∆ Α Α
,
,
∆A P p
x q
= =4∂∂∂∂ =4 y
∂∂∂∂
∂∂∂∂
∂∂∂∂ ⇒
= +
+ − +
= +
+ − +
R S ||
T ||
2 2 2
2 2 2
µµµµ λλλλ µµµµ
λλλλ µµµµ αααα µµµµ λλλλ µµµµ
λλλλ µµµµ ββββ
U p y
U q x
x x
y y
b g b g
b g b g
Α
Α
,
,
avec αααα ββββ
y cy d x cx d
b g b g
= − += +RS T
122 2 2
µµµµ λλλλ µµµµ
λλλλ µµµµ
Ux+iUy = + p iq x i y
+ + − +
d i b g d
Α, Α,i
g g igg g ig
z x y
z x y
, , ,
, , ,
= −
= +
R S|
T|
1 2 1 2
d i
d i
⇒ Α,x+iΑ,y = ∂∂A
d i
2 z2 2 2
2 2 2
µµµµ λλλλ µµµµ
λλλλ µµµµ ϕϕϕϕ ∂∂∂∂
∂∂∂∂
λλλλ µµµµ
λλλλ µµµµ ϕϕϕϕ ϕϕϕϕ ϕϕϕϕ ψψψψ
U iU z
z z z z z z
x + y = +
+ − = +
+ − − −
d i b g
Αb g b g
'd i d i
2µµµµ
d
Ux+iUyi
=κκκκ ϕϕϕϕb g
z −zϕϕϕϕ'd i d i
z −ψψψψ zavec (z) = ' (z) ψ
ψψ ψ χχχχ
avec κκκκ λλλλ µµµµ en DP λλλλ µµµµ
= +
+3 = −
3 4v 3
en CP 1
κ ν ν
= − +