NO VEMBRE 20 18
Observatoire de la formation
ÉLÉMENTS DE C ONNAISS ANCES SOCIODÉMOGRAPHIQUES
198
epromotion de surveillants pénitentiaires
À retenir
789 élèves entrés en formation le 15 octobre 2018 pour une durée de 6 mois 777 répondants, soit un taux de retour de 98,5%
29% de femmes et 71% d’hommes 29 ans de moyenne d’âge
30% des élèves sont issus de la DISP de la Mission Outre-Mer
36% de la promotion a eu au moins une expérience dans un métier de la sécurité 63% des élèves possèdent au moins le baccalauréat
Leur première perspective professionnelle est de monter en grade vers des fonctions d’encadre- ment
Graphique 1 : Connaissance du concours de surveillant – Proportions (plusieurs réponses possibles)
À l’instar des promotions précédentes, les élèves de la 198e contextes professionnel et scolaire sont très peu propices à
Motivations & perspectives professionnelles
Contexte personnel Contexte professionnel ou scolaire
1%
8%
8%
14%
49%
59%
2%
3%
4%
4%
6%
Associaons Bureau de reconversion de l'armée ou de la police Université, études, formaon Pôle emploi, APEC (bilan de compétences) Cadre professionnel (emploi, stage...) Forum méer, salon Autre Revue, journal, magazine Spot télévisé Internet Proche (famille, amis...)
Graphique 3 : Aviez-vous déjà passé le concours de surveillant ? – Proportions
La sécurité de l’emploi se replace largement en tête des pre- mières motivations à devenir surveillant pénitentiaire, avec 29%
de répondants. Suivent l’intérêt pour le métier de surveillant (19%) et les perspectives professionnelles dans l’administration pénitentiaire (17%), qui perdent respectivement 1 et 9 points
par rapport à la 197e promotion. La tendance redevenant la même que celle observée habituellement, cela nous confirme le comportement singulier des élèves de la 197e, qui n’ont pas considéré la sécurité de l’emploi comme critère principal dans leurs motivations professionnelles.
Graphique 2 : Première motivation à devenir surveillant pénitentiaire – Proportions
Pour la majorité des élèves de la 198e promotion (59%), leur pre- mière tentative au concours de surveillant leur a permis d’accé- der à la formation. Cette proportion est légèrement inférieure à celle relevée pour la 197e promotion (63%). 23% des élèves inter- rogés tentaient le concours pour la deuxième fois et 18% pour la troisième fois au moins.
Par ailleurs, le concours de surveillant était la première perspec- tive professionnelle de 65% des élèves et la deuxième pour 28%.
Aussi, 40% des élèves surveillants ont passé au moins un autre concours au cours de l’année précédant leur entrée à l’Énap. À l’instar de la promotion précédente, les élèves ont le plus sou- vent tenté les concours de la police (47%), de la gendarmerie (33%) et de la douane (27%).
1%
1%
2%
1%
17%
29%
4%
4%
8%
14%
19%
Le salaire Par hasard Incita on familiale L'accessibilité du concours L'aspect rela onnel du mé er Le port de l'uniforme Contribuer à la réinser on des personnes détenues Contribuer au main en de l'ordre public Les perspec ves professionnelles dans l'administra on péniten aire L'intérêt pour le mé er de surveillant La sécurité de l'emploi
Motivations utilitaires Motivations professionnelles Autres motivations
Oui, trois fois Oui, une fois Oui, deux fois 9%
59%
23% Non, c’est la première fois
Oui, quatre fois ou plus 7% 2%
Graphique 5 : Expériences professionnelles dans une force de sécurité – Proportions (plusieurs réponses possibles)
Graphique 4 : Représentations sur l’évolution entre le précédent emploi et le métier de surveillant pénitentiaire – Proportions
Par rapport à la 197e promotion, rentrée un mois plus tôt en for- mation, les élèves de la 198e ont une conception plus positive du métier de surveillant : ils sont, pour la plupart des items propo- sés, plus nombreux à les juger mieux qu’au sein de leur emploi précédent.
La possibilité d’évoluer (92% la jugent meilleure au sein de l’ad- ministration pénitentiaire), le sentiment d’être utile (74%), le sa- laire (71%) et l’encadrement du supérieur (64%) sont les quatre
items les mieux perçus par les élèves. Une fois encore, les ho- raires et la proximité avec la famille sont des aspects du métier de surveillant pour lesquels les élèves émettent davantage de réserves (respectivement 27% et 51% des élèves considèrent ces aspects comme moins bien par rapport à leur ancien emploi).
Au sein de la 198e promotion, 36% des élèves ont déjà eu une expérience professionnelle dans une force de sécurité, soit une proportion inférieure à celle de la 197e promotion, qui en
Comme dans les promotions précédentes, les élèves ont le plus fréquemment exercé en tant qu’agent de sécurité ou vigile (16%) et militaire (14%). Selon la spécialité, les élèves ont travaillé dans 18%
33%
55%
64%
71%
74%
92%
31%
40%
33%
33%
18%
25%
7%
51%
27%
12%
3%
11%
1%
1%
La proximité avec la famille Les horaires Le nombre de congés L'encadrement du supérieur Le salaire Le senment d'être ule La possibilité d'évoluer
Mieux Égales Moins bien
0,1%
1%
4%
4%
7%
14%
16%
Douanier Policier municipal Gendarme Sapeur-pompier Policier naonal / gardien de la paix Militaire Agent de sécurité / vigile
2,6 2,8
6,2 3,7
3,8 4,2
Durée moyenne en années
Graphique 6 : Première perspective professionnelle envisagée en début de formation – Proportions
La grande majorité des élèves (94%) ont, dès leur entrée en formation, une idée de leur future carrière. Ils souhaitent principalement monter en grade vers des fonctions d’enca- drement (28%), se spécialiser comme agent d’escorte (17%), monter en grade vers des fonctions de commandement (12%), ou encore se spécialiser comme ERIS (12%).
Lorsque l’on s’intéresse aux perspectives professionnelles des élèves ayant une expérience dans un métier de la sécurité, nous remarquons que les spécialisations en tant qu’agent d’escorte ou ERIS sont bien plus prisées par ces derniers que par les autres répondants (23% contre 14% pour agent d’es- corte et 18% contre 9% pour agent ERIS). La tendance est in- verse pour la perspective de monter en grade vers des fonc- tions de commandement, qui attire davantage les élèves n’ayant aucune expérience dans le domaine de la sécurité (15% contre 7%).
2%
2%
3%
3%
4%
5%
6%
6%
12%
12%
17%
28%
Autre Monter en grade vers des foncons de direcon Passer d'autres concours de la Foncon publique Vous spécialiser comme formateur Vous spécialiser comme moniteur de sport Passer le concours de CPIP Ne sait pas Rester dans le grade de surveillant Vous spécialiser comme ERIS Monter en grade vers des foncons de commandement Vous spécialiser comme agent d'escorte Monter en grade vers des foncons d'encadrement
1%
3%
3%
3%
5%
6%
7%
6%
9%
15%
14%
28%
2%
1%
3%
3%
3%
3%
4%
7%
18%
7%
23%
26%
Méers de la sécurité Autres
Graphique 8 : Expérience professionnelle dans l’administration pénitentiaire – Proportions
La proportion des élèves de la 198e promotion de sur- veillants ayant déjà travaillé au sein de l’administra- tion pénitentiaire est encore plus faible que dans la 197e promotion, avec seulement 8% d’élèves concer- nés.
La plupart des élèves ont connu cette administration dans le cadre professionnel (6%), et quelques-uns par le biais d’un stage ou d’une activité associative (1%
pour chacun de ces vecteurs de connaissance).
La moitié des élèves surveillants exerçaient une activité profes- sionnelle au moment du concours, depuis moins de 5 ans pour la majorité d’entre eux (77%). Ils étaient principalement en CDD (37%) ou en CDI (35%). Les autres élèves travaillaient en intérim (14%) ou, plus rarement (moins de 3% pour chaque catégorie), ils étaient fonctionnaires, stagiaires, vacataires ou encore indé- pendants / autoentrepreneurs.
Par ailleurs, 38% des élèves étaient en recherche d’emploi, de- puis moins de 6 mois pour 34% d’entre eux et plus d’un an pour 40%.
Enfin, 7% des élèves étaient en formation au moment du concours et 2% étaient inactifs.
Graphique 7 : Situation professionnelle au moment du concours – Proportions
Les expériences professionnelles
2%
2%
7%
38%
51%
Inacf(ve) Autre En formaon En recherche d'emploi / chômage En acvité professionnelle
16%
24%
26%
34%
2 ans et plus 1 an à moins de 2 ans 6 mois à moins d'un an Moins de 6 mois
2%
4%
17%
77%
15 ans et plus 10 à 14 ans 5 à 9 ans Moins de 5 ans
Aucune
Dans le cadre d’un stage Dans le cadre professionnnel 1%
92%
Dans le cadre d’une acvité associave 6%
1%
La 198e promotion de surveillants compte 29% de femmes, ce Depuis la 188e promotion, une tendance à la féminisation des
Graphique 9 : Évolution de la part de femmes entre 2000 et 2018 – Proportions
9%
24%
18%
31%
46%
38%
43%
39%35%
33%
38%34%
24%
36%32%
27%
26%
12% 12%
17%
37%
21%
37%
16%
34%
15% 14%
28%
17% 14%
31%
59%
14% 14%
56%
15%
32%
12%
52%
17%
40%
16% 13%
23% 25%
16%
30%
23%
45%
18%
46%
25%
29%
146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Le profil sociodémographique
Graphique 11 : Diplôme le plus élevé obtenu – Proportions
Les élèves de la 198e promotion sont 37% à ne pas avoir le bac- calauréat : 2% n’ont aucun diplôme, 7% ont validé le brevet des collèges, et 28% sont titulaires d’un CAP ou d’un BEP. La part de ceux n’étant titulaires que du baccalauréat est similaire à celle relevée au sein de la promotion précédente, avec 51% de concernés (contre 50% pour la 197e). Enfin, 12% sont titulaires d’un diplôme du supérieur.
Nous relevons ainsi une augmentation du nombre de non-di- plômés par rapport aux promotions précédentes, mais égale-
ment la plus faible proportion de diplômés du supérieur jamais observée au sein des promotions de surveillants.
À l’instar des promotions précédentes, les trois domaines d’études les plus fréquents sont :
> Le commerce, l’économie, la gestion, la comptabilité (25%)
> L’industrie, le BTP, l’agriculture (19%)
> La défense publique, la sécurité (7%) Les élèves de la 198e promotion ont sensiblement le même âge
que ceux de la 197e : ils sont âgés en moyenne de 29 ans, contre 28,9 ans pour la promotion précédente. Cependant, les écarts
d’âge entre les femmes et les hommes sont plus réduits. Les élèves de 20 à 24 ans sont toujours les plus nombreux (32%).
Graphique 10 : Évolution de l’âge moyen des élèves entre 2000 et 2018
146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 26,9
26,5 26,6
25,9 26,8
27,6 27,427
27,2 29
28,5 27,9
29,2
28,5 29,9
28,4 29,5
29 30,1
28,2 29,8
28 28,8
28,1 30,3
27,5 28,7
29,2
26,5 28
28 28,3
26,9 27,828,3
27,1 29
28
27 28,3
29,1
27,8 28 28,8
30,3
28,5 30,2
28,8 30,3
29 30,9
28,9 29,0
2%
7%
28%
51%
7%
3% 1% 1%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
diplômeSans BEPC / Brevet des
collèges
CAP/BEP Bac Bac+2 Bac+3 Bac+4 Bac+5
Graphique 13 : Répartition par DISP d’origine – Proportions
> 2002 – 2007 : durant cette phase, la part des diplômés du supérieur augmente puis se stabilise à un niveau assez élevé (en passant de 15% pour la 156e promotion à 35% pour la 165e), et se positionne au-dessus de celle des non-diplômés qui, à l’inverse, est en baisse. La proportion de diplômés du baccalau- réat est quant à elle plutôt stable.
Graphique 12 : Évolution des diplômes des élèves entre 2002 et 2018 – Proportions
La DISP de la Mission Outre-Mer (MOM) est une nouvelle fois très présente chez les élèves surveillants, avec 30% d’entre eux qui en sont issus. Celle de Paris est la deuxième région d’origine des élèves surveillants (13%) et les DISP de Lille et de Strasbourg
sont en troisième et quatrième position (10% des élèves). Ainsi, 33% des élèves de cette promotion proviennent du nord-est de la France.
DISP Fréquence
Mission Outre-Mer 30%
Paris 13%
Lille 10%
Strasbourg 10%
Rennes 9%
Bordeaux 7%
Dijon 6%
Marseille 5%
Toulouse 5%
Lyon 5%
45% 44%
27%
37%
43%
34%
53% 51%
31%
15%
35%
16%
24%
12%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Non diplômés du baccalauréat
Diplômés du baccalauréat uniquement Diplômés du supérieur
25%
L’étude de l’évolution des diplômes des élèves entre 2002 et 2018 permet de faire apparaître l’existence de deux grandes périodes :
Au final, ce graphique laisse transparaitre une tendance à la baisse du niveau de scolarité des surveillants.
> 2008 – 2018 : cette phase marque la chute progressive de la proportion d’élèves diplômés du supérieur, malgré un léger re- gain pour la 186e promotion. La part d’élèves non diplômés du baccalauréat semblait quant à elle se réduire depuis 2008, mais l’on observe une hausse depuis quelques promotions. Enfin, nous observons une légère augmentation de la proportion d’élèves titulaires du baccalauréat uniquement.
Directeur de la publication : Sophie BLEUET - Rédacteur en chef : Paul MBANZOULOU Rédaction : Laurent GRAS, Pauline CASTAING, Cécilia LAGARDE
Conception graphique, mise en page et impression : unité édition (Odette BAIX, Laetitia ELEAUME, Reprographie) OBSERVATOIRE
DE LA FORMATION
NOVEMBRE 2018
198e promotion de surveillants pénitentiaires
POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS : http://www.enap.justice.fr/eleves/index.php Responsable observatoire : [email protected] Chargées d’études : [email protected] [email protected]
Graphique 14 : Répartition par origine géographique avant le concours – Effectifs
Nous retrouvons sur cette carte les DISP d’origine des élèves de la 198e promotion, avec le détail des provenances de 227 élèves de la DISP de la Mission Outre-Mer1 :
> 105 élèves ont passé le concours à Mayotte
> 55 à La Réunion
> 33 en Martinique
> 20 en Guyane
> 14 en Guadeloupe
Les départements de résidence des élèves sont très variés puisque sur les 104 départements (y compris DOM et TOM), 89 sont représentés. Les six départements desquels proviennent le plus d’élèves sont Mayotte (105 élèves), la Réunion (54 élèves), la Martinique (34 élèves), le Nord (33 élèves), l’Essonne (27 élèves) et le Pas-de-Calais (23 élèves)2.
1 Deux élèves n’ont pas précisé dans quel département / territoire d’Outre- Mer ils avaient passé le concours.
2 Le décalage constaté dans les effectifs par DISP et par département s’ex- plique par le fait que les élèves ne passent pas forcément le concours dans la DISP de leur département de résidence.
Paris
Dijon Lyon
Marseille Toulouse
Bordeaux
Strasbourg Lille
Rennes
75
43
Mayotte
Martinique
Guadeloupe La Réunion
Guyane
Nouvelle-Calédonie St-Pierre-et-Miquelon Polynésie Française Wallis-et-Futuna