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Avertissement général sur l’évaluation des risques
Les informations sur les bio-agresseurs qui sont données dans ce bulletin correspondent à des observations réalisées dans quelques parcelles seulement. Elles ne peuvent en aucun cas remplacer les observations de chaque producteur dans ses cultures.
Le risque annoncé correspond au risque potentiel connu des rédacteurs, sans tenir compte de la façon dont les problèmes peuvent être gérés par les producteurs dans les abris ou les parcelles.
En culture sous abri plus encore que dans d’autres types de cultures, chaque parcelle est une entité spécifique, plus ou moins isolée de l’extérieur. L’arrivée et l’évolution des problèmes sanitaires dans ces parcelles, même si elles sont influencées par les conditions extérieures (pression des ravageurs, environnement, climat…), dépendent aussi beaucoup du type d’abri, des équipements, des techniques culturales et surtout de la stratégie mise en œuvre par le producteur.
Cultures Tomate sous abri page 2
Aubergine sous abri page 6 Fraise sous abri page 8
Melon sous abri page 10
Melon plein champ page 12
Courgette sous abri page 13 Salade plein champ page 15
Carotte page 16
Autres cultures : chou, poireau page 18
Fréquence de parution :
La parution du bulletin a lieu tous les 15 jours, sauf piégeage ou information particulière.
Bulletin n°94
30 avril 2015
TOMATE SOUS ABRI
Culture en hors sol : 4 parcelles en cours
Plantation Nb de parcelles Stade moyen
Début Août 1 R27
Octobre 1 R11
Novembre 1 R7
Décembre 1 R3
Culture en sol : 5 parcelles en cours
Plantation Nb de parcelles Stade moyen
Février 1 F6
Mars 3 F2-F4
Avril 1 reprise
Informations sanitaires d’après des observations réalisées du 17 au 30 avril 2015
PunaisesLa présence de Nesidiocoris (Cyrtopeltis) tenuis est signalée dans une parcelle HS depuis un mois (pression moyenne) et augmente rapidement jusqu’à prendre le dessus sur les Macrolophus installés. Des anneaux en tête de plante sont visibles.
Cette punaise miride à la fois auxiliaire naturel et ravageur doit être gérée en fonction de son niveau dans la culture et de l’installation des Macrolophus :
- A un niveau faible, elle peut aider à lutter contre les aleurodes.
- A un niveau moyen, les piqûres de nutrition en tête de plantes deviennent gênantes et l’évolution des populations doit être surveillée de près.
- A un niveau élevé, les anneaux en tête provoquent un affaiblissement des plantes et pénalisent la production. Lorsqu’il est en trop grand nombre, le Cyrtopeltis compromet la lutte intégrée installée car il prend la place de Macrolophus qui finit par disparaître.
Aleurodes HORS-SOLBemisia tabaci n’est toujours pas observée sur les parcelles suivies. Par contre, Trialeurodes vaporariorum est maintenant généralisée dans toutes les cultures et montre un développement très rapide, que les stratégies de protection les plus solides n’arrivent pas à contenir. Les dégâts s’annoncent importants.
Les aleurodes occupent de 30 à 100% des plantes selon les parcelles. Miellat et fumagine apparaissent dans toutes les parcelles notamment sur les foyers. L’augmentation des effectifs d’adultes et de larves est significative, tout comme l’extension des foyers.
Et la PBI ? Face à un développement aussi rapide des ravageurs, les Macrolophus lâchés depuis 3 mois en général se développent toujours plus lentement que l’aleurode. Malgré une installation jugée bonne dans la plupart des cas, ils se trouvent actuellement en effectifs « moyens » et sont malheureusement insuffisants. L’action des parasitoïdes Encarsia est très rarement visible
(pupes noires). Des lâchers d’Eretmocerus eremicus sont aussi effectués pour freiner l’augmentation des larves.
L’arrivée de Cyrtopeltis dans les serres avec un développement rapide fragilise encore l’action des Macrolophus. Il manque cruellement de solutions complémentaires efficaces pour accompagner la PBI et passer le cap de l’arrivée massive des aleurodes au printemps.
Illustration des suivis d’effectifs d’aleurodes sur deux parcelles du réseau utilisant la PBI avec Macrolophus dans des créneaux différents :
Plantation d’été :
A un stade proche de l’étêtage, la pression s’atténue et passe d’élevée à moyenne au vu de la réduction progressive des effectifs d’aleurodes adultes qu’on observe depuis 2 mois. Les effectifs moyens sont inférieurs à 10/plante excepté un foyer. Cette situation montre une action efficace des Macrolophus dont les populations sont très élevées. Même si les larves sont encore bien présentes, la situation est encourageante. Dans cette serre, le Cyrtopeltis ne s’est pas installé.
Plantation d’automne :
Dans la parcelle d’automne initialement la plus touchée, la pression en aleurodes est toujours élevée avec présence d’adultes sur 100 % des plantes. La PBI avec Macrolophus et parasitoïdes larvaires est bien installée et il semble que la pression aleurode diminue depuis 15 jours. Les effectifs de larves diminuent légèrement laissant espérer que l’action des auxiliaires finisse par contrôler le ravageur.
La parcelle est confrontée au problème du Cyrtopeltis qui s’installe plus vite que Macrolophus et risque d’anéantir ses populations, laissant un risque de dégât important du Cyrtopeltis sur les cultures.
En SOL, sur les 4 parcelles en cours à un stade très jeune (F1 à F3), les premiers aleurodes sont détectés.
AcariensCe ravageur est présent sur une parcelle en HS depuis plus d’un mois sur 10% des plantes et n’évolue pas.
Acariose bronzéeUne parcelle en hors-sol est déjà concernée depuis plus d’un mois. La pression reste faible.
PuceronsDes individus ailés ont été observés dans une parcelle en sol mais le risque de développement est jugé faible.
Tuta absolutaLes effectifs d’adultes piégés restent à moins de 5 papillons/jour sauf dans la parcelle hors-sol précoce qui montre un pic de piégeage à 18 papillons/jour. Les plantes sont toujours quasiment indemnes de galeries : deux parcelles en hors-sol présentent 10 à 20% des plantes avec galerie (pression faible).
Selon le stade de culture, ce niveau d’attaque n’implique pas le même risque : des mesures de protection doivent être prises pour les cultures très jeunes en sol qui présentent déjà des galeries.
OïdiumUne parcelle HS est touchée avec dominance de l’oïdium « blanc » (Oïdium lycopersici). L’attaque est jugée moyenne (90% des plantes sont contaminées) mais le problème persiste depuis 1 mois et demi et le contrôle est difficile.
BotrytisLe botrytis est signalé sur deux parcelles en hors-sol et une parcelle en sol à un niveau faible (10% des plantes). L’assèchement du climat réduit le risque de développement mais tant qu’il y a de la condensation liée à des écarts importants entre les températures jour/nuit, la contamination peut avoir lieu.
CladosporioseUne parcelle du réseau en hors-sol signale la présence de cladosporiose avec une attaque moyenne sur la variété cerise jaune Summer sun. Cette maladie s’exprime particulièrement sur des variétés de possédant pas de résistance génétique.
Symptômes de Cladosporiose sous les feuilles (taches huileuses marron) et sur les feuilles (taches jaunes)
VirusToCV : Ce virus est signalé sur deux parcelles suivies en HS avec une pression faible à moyenne.
Les symptômes peuvent s’accentuer avec les chaleurs et des plantes plus faibles.
Pepino : Visible sur feuilles et fruits dans une parcelle HS, ce virus de contact est facilement transmissible de plante à plante. On voit apparaître des symptômes de décoloration qui dégradent la qualité des fruits. Les symptômes sur feuilles peuvent être très différents selon les souches de Pepino présentes.
AdventicesEn sol, le Cyperus (ou souchet) fait son apparition dans les cultures de tomate dans des parcelles hors du réseau dans les Alpes-Maritimes. Le
Cyperus transperce le paillage et peut envahir les jeunes cultures. Cet adventice devient invasif et peu de solutions efficaces existent pour l’éradiquer. C’est un problème à ne pas négliger sur les parcelles cultivées car il a un développement très rapide. Les cultures d’artichaut en Pyrénées-Orientales et de carottes en Normandie sont déjà confrontées au problème depuis quelques années. Les cultures maraîchères sous abri peuvent l’être également.
Cyperus en culture de tomate
*
SYNTHESE des niveaux de pression observésFAIBLE MOYEN ELEVE
Tuta Acariens
Acariose bronzée
Cyrtopeltis Virus TocV Virus Pepino
Aleurodes
Pucerons Oïdium Botrytis Cladosporiose
Adventice (Cyperus)
AUBERGINE SOUS ABRI
Culture en sol : 4 parcelles en cours
Plantation Nb de parcelles Stade moyen
12 Mars 1 Début nouaison
20 Mars 1 Floraison
mi Avril 2 1res fleurs
Informations sanitaires d’après des observations réalisées du 17 au 30 avril 2015
AleurodesLa présence d’adultes d’aleurodes Trialeurodes vaporariorum est signalée dans deux jeunes cultures avec des effectifs faibles à moyen.
PuceronsLes pucerons sont observés dans 2 parcelles avec une présence sur 20 à 30 % des plantes. La pression est jugée faible à moyenne. Il est également signalé dans plusieurs parcelles flottantes et dans de nombreuses autres cultures maraîchères (poivron, melon, concombre…). Cette année, les populations sont présentes très tôt. Il s’agit en général du puceron Macrosiphum Euphorbiae (photo). Outre le développement de fumagine, des dégâts directs peuvent être observés sur fruit correspondant à des piqûres de nutrition qui apparaissent au grossissement du fruit (photo).
Puceron Macrosiphum Euphorbiae Auxiliaires naturels (larves d’Aphidoletes et momie
d’Aphidius)
Dégâts des piqûres de pucerons sur fruits
La présence d’auxiliaires naturels est fréquemment observée et peut être renforcée par des lâchers d’Aphidius (A.colemani ou A.ervi selon l’espèce de puceron) ou des prédateurs (chrysopes, coccinelles).
ThripsCe ravageur est très rapidement présent dans les cultures. Il est observé dans trois parcelles références sur quatre : deux avec un niveau faible et une avec un niveau moyen ainsi que dans plusieurs parcelles flottantes. Les lâchers d’auxiliaires Amblyseius swirskii sont en général prévus et permettent de bien contrôler les populations sur le long terme. Le principal risque de développement concerne les dégâts sur fruits (voir photo).
Thrips sur feuille d’aubergine Dégâts de thrips sur fruits
PunaisesLes premières punaises Lygus sont déjà signalées dans une parcelle ! Habituellement visibles à partir de juin, elles sont donc présentes très tôt cette année, ce qui va rendre difficile la préservation des auxiliaires de PBI.
Aucun traitement compatible n’est possible.
Punaise Lygus
AdventicesLe Cyperus (ou souchet) est signalé sur plusieurs parcelles hors réseau dans les Alpes-Maritimes à des niveaux déjà élevés sur de jeunes cultures de 3
semaines. Le Cyperus transperce le paillage et peut envahir la culture (photo). Cet adventice devient invasif et peu de solutions efficaces existent pour l’éradiquer.
C’est un problème à ne pas négliger sur les parcelles cultivées car il a un développement très rapide. Les cultures d’artichaut en Pyrénées-Orientales et de carottes en Normandie sont déjà confrontées au problème depuis quelques années. Les cultures maraîchères sous abri peuvent l’être également.
Cyperus en culture d’aubergine
AutresDes forficules (perce-oreilles) sont signalés dans une parcelle.
Ces insectes en faibles quantités ne causent pas de problèmes particuliers et peuvent même participer à la prédation de ravageurs comme le puceron. En grand nombre, ils peuvent dégrader les jeunes plantes au niveau du collet, des feuilles ou de l‘apex. Avec une activité nocturne, ils sont difficiles à voir en journée et se cachent dans les jeunes feuilles.
Forficule sur aubergine
*
SYNTHESE des niveaux de pression observésFAIBLE MOYEN ELEVE
Forficule Aleurodes Lygus
Pucerons Thrips
Adventices (cyperus)
FRAISE SOUS ABRI
Type de culture
Nbre de parcelles en
cours d’observations
Département Stade
Serre chauffée
4 13, 84 Fin de récolte du 1er jet Serre
froide
8 06, 13, 83, 84
Grossissement, récolte
Le réseau d’observation est réalisé actuellement sur les variétés de printemps sur un total de 12 parcelles :
Drosophila suzukii : premiers dégâtsOn signale les premiers dégâts de Drosophila suzukii sur fruits dans le Vaucluse et surtout dans les Alpes-Maritimes, avec de fortes attaques.
Les larves se développent dans le fruit et détruisent la chair. La vigilance s’impose partout.
Dégâts de Drosophile sur fruit
PuceronsOn observe la présence de pucerons dans 8 parcelles d’observation, avec 7 à 33 % de plantes touchées et des niveaux d’attaque faible à moyen. Hors parcelle d’observation, on observe parfois la présence de pucerons dans plusieurs cultures.
Pucerons sur fraisier
AcariensOn observe la présence d’acariens dans 5 parcelles d’observation, avec 7 à 80 % de plantes touchées et des niveaux d’attaque faible à moyen.
AleurodesOn observe la présence d’aleurodes dans 2 parcelles d’observation, avec 4 % de plantes touchées et un niveau d’attaque faible.
ThripsOn observe la présence de thrips dans 5 parcelles d’observation, avec 8 à 100 % de plantes touchées des niveaux d’attaque faible à élevé. Dans une parcelle très touchée, on observe la présence de fruits couleur cuivre, caractéristique des dégâts de piqûres de thrips sur fruits.
Hors parcelle d’observation, on signale aussi plusieurs cas de présence de thrips.
Dégâts de thrips sur fruit
OïdiumOn observe la présence d’oïdium dans 3 parcelles d’observation avec 4 à 20% de plantes touchées et des niveaux d’attaque faible à moyen. Il s’agit d’oïdium sur feuilles, sur fruits et sur hampes.
Dégâts d’oïdium sur fruit
BotrytisHors parcelle d’observation on signale des dégâts de Botrytis sur feuilles et sur fruits, jusqu’à 30 % de plantes atteintes avec des niveaux d’attaques élevés.
Dégâts de Botrytis sur fruit
MELON SOUS ABRIS
Culture sous abris : 8 parcelles fixes en cours d’observation Date de
plantation
Nb de
parcelles Stade Zone
25 février 2 Grossissement des fruits
Bouches-du- Rhône &
Vaucluse
5-10 mars 2 Nouaison Vaucluse
15-25 mars 2 Floraison femelle Bouches-du- Rhône 1er-10 avril 2 Développement
végétatif Vaucluse
Nématodes à gallesDégâts de nématodes sur culture de melon
Les nématodes sont toujours présents : hors parcelles d’observation, une parcelle au stade floraison mâle présente une attaque moyenne de nématodes avec 10% des plantes atteintes.
PuceronsLa présence de pucerons se généralise avec des foyers d’intensité faible à moyenne : sur deux parcelles au stade floraison femelle à nouaison, on observe 10% de plantes présentant soit 1 à 5 pucerons, soit plus de 20 pucerons par plante.
Sur une parcelle, on observe également la présence de parasitoïdes.
Pucerons sur feuilles
AcariensAcariens sur feuilles Dégâts d’acariens
On observe les premiers acariens sur les cultures sous grand tunnel chauffé : 1 parcelle au stade pré-récolte présente une attaque faible d’acariens, avec 10% de plantes touchées.
CloportesCloporte commun Dégâts de colporte Cloporte commun
Le cloporte commun est un petit crustacé terrestre qui vit en groupes. La couleur de sa carapace va du presque transparent au presque noir. Il déteste la lumière et préfère sortir la nuit, il vit dans des endroits sombres et humides et s’alimente de préférence de matière végétale morte en décomposition. Mais il peut aussi s’attaquer aux végétaux vivants comme sur cette photo (au
centre), où de nombreux cloportes d’une taille de 5 à 7 mm de long grignotent le collet des plantes et contribuent donc à les affaiblir.
Hors parcelles d’observation, la présence de cloportes est signalée sur une culture au stade « grossissement des fruits » dans les Bouches-du-Rhône, avec une attaque d’intensité élevée de cloportes qui grignotent l’écorce des fruits.
ThripsSur les 8 parcelles observées, 1 parcelle présente une attaque moyenne de thrips avec 20% de plantes touchées.
AleurodesSur les 8 parcelles observées, 1 parcelle présente une attaque très faible d’aleurodes avec 20%
de plantes touchées.
MELON DE PLEIN CHAMP
Culture en plein champ : 2 parcelles en cours d’observation Date de
plantation
Nb de
parcelles Stade Zone
30 mars 1 Développement
végétatif Vaucluse
16 avril 1 Reprise Vaucluse
PuceronsSur une parcelle, on observe la présence de foyers de pucerons d’intensité faible, avec 10% de plantes présentant 1 à 5 pucerons par plante.
Mildiou – Niveau de risque au 28 avrilNiveau de risque Stations météo Exposition
vers le 1er avril
Exposition vers le 15 avril
Exposition vers le 1er mai
Exposition vers le 15 mai 13 St Martin de Crau -9
Tarascon -8
84
Carpentras -8
Piolenc -9
Villelaure -9
Quelle date d’exposition prendre pour vos parcelles ?
Parcelle plein champ non couvert date début d’exposition = date plantation
Parcelle plein champ sous chenille date début d’exposition = date débâchage Parcelle plein champ sous bâche date début d’exposition = date plantation
Interprétation Faible
-14 à -9
Pas de franchissement de seuil de tolérance, sauf cas exceptionnel : problèmes liés à des défauts d’irrigation à surveiller (fuites).
Moyen -9 à -4
Surveiller les prévisions météorologiques pour retarder les interventions éventuelles, franchissement du seuil de dégâts possible çà et là au cours de la prochaine pluie.
Elevé -4 à 0
Surveiller les prévisions météorologiques pour retarder les interventions éventuelles, franchissement du seuil de dégâts possible au cours de la prochaine pluie.
Très élevé
0 à +4 Franchissement généralisé du seuil de risque en toute situation
Simulation issue du modèle melon mildiou Milmel - DGAL/Inoki®
Acquisition des données météo Cirame et CAPL.
COURGETTE SOUS ABRI
Parcelles fixes du réseau : Date de
plantation
Nbre de
parcelles Stade Zone
mi-février 1 récolte Sud 13
mi-mars 1 récolte Sud 13
OïdiumLa présence d’oïdium progresse légèrement sur une parcelle.
Deux espèces de champignons sont responsables de la maladie : Podosphaera xanthi et Golovinomyces cichoracearum. Ils peuvent se développer avec des températures comprises dans une plage assez large et ne nécessitent pas des conditions d’hygrométrie très élevées pour germer (même si les conditions optimales à leur développement restent des conditions d’hygrométrie plutôt élevées surtout pour Podosphaera xanthi).
Golovinomyces cichoracearum peut s’attaquer à une gamme d’hôtes importante, plus de 200 espèces.
Oïdium sur courgette
Le champignon se développe généralement d’abord sur les feuilles basses des plantes, soit les plus vieilles feuilles.
Pour limiter le développement de la maladie :
- Assurer une élimination manuelle des premières feuilles atteintes. Les sortir des abris et les détruire (en utilisant un sac plastique, on limite la dispersion des spores du champignon dans la serre).
- Aérer suffisamment les abris pour éviter d’avoir des hygrométries trop élevées.
- Gérer la fertilisation azotée pour éviter tout excès et consommation de luxe des plantes qui les rendent sensibles à la maladie.
- Choisir des variétés plus tolérantes à l’oïdium.
PuceronsHors réseau, on observe une bonne efficacité de la lutte intégrée (action des parasitoïdes et des coccinelles). Sur une parcelle la présence de pucerons a diminué et la population est stable.
Pour lutter contre les pucerons avec la lutte intégrée, on introduit dans les abris des parasitoïdes de pucerons par des apports en vrac et/ou par l’utilisation de plantes relais porteuses de momies de parasitoïdes (Aphidius colemani). L’auxiliaire à utiliser dépend de l’espèce de puceron présent sur les plantes. Différentes espèces de pucerons peuvent être observées sur courgette, des pucerons noirs Aphis gossypii les plus fréquents, des pucerons verts Myzus persicae, Macrosiphum euphorbiae, Aulacorthum solani.
AleurodesUne parcelle présente toujours des aleurodes en légère augmentation car les larves présentes sur les feuilles commencent à éclore. La population reste peu importante mais l’augmentation des températures est favorable à la multiplication des aleurodes, il faut rester vigilant.
ThripsUne parcelle présente des thrips depuis la plantation. Ces quinze derniers jours, la population semble diminuer. Le ravageur est peu préoccupant sur la culture mais peut être porteur de virus (notamment TSWV) et peut présenter un risque de contamination pour les tomates et poivrons des alentours.
Cicadelles vertesDes cicadelles vertes sont toujours observées sur une parcelle sans dégât associé.
Cochenille farineuseDes cochenilles farineuses sont dénombrées en très faible nombre sur une parcelle.
Ce ravageur se développe le plus souvent sur culture de tomate. Les cochenilles affaiblissent les plantes par des piqûres de nutrition et l’excrétion de miellat sur lequel se développe de la fumagine. Elles sont peu préoccupantes sur culture de courgette.
Rhizoctonia (Thanatephorus cucumeris)Hors réseau, un cas de rhizoctonia sur culture de courgette est signalé. Ce champignon du sol altère les racines et peut créer des lésions sur le collet.
On le retrouve le plus souvent sur les plants en pépinière et lorsqu’il se développe en culture les attaques sont généralement moins importantes.
Même s’il est peu exigeant sur les conditions de température et d’hygrométrie, il se développe plus facilement sur les sols humides et avec des températures douces.
Sur sols infectés, la solarisation est efficace contre ce champignon. Veiller à nettoyer les outils après utilisation sur des parcelles contaminées. Eviter les excès d’eau. Pratiquer des rotations avec des graminées fourragères ou des oignons.
SALADE DE PLEIN CHAMP
Parcelles fixes du réseau : Date de
plantation
Nbre de
parcelles Stade Zone Mi-mars 1 14-18 feuilles Sud 13
Fin mars 1 7-9 feuilles Alpes-
Maritimes Mi-avril 1 7-9 feuilles Vaucluse
PuceronsIls sont présents sur deux des trois parcelles du réseau, dont une parcelle en agriculture biologique avec une présence en augmentation et élevée.
Pucerons sur salade
Limaces et escargotsIls sont présents sur deux parcelles en cours d’observation. Leur présence a tendance à augmenter sur une parcelle.
SclérotiniaQuelques plantes touchées ont été observées sur une parcelle. Les plantes atteintes doivent être retirées de la parcelle.
CAROTTE
Parcelles fixes du réseau : Date de
semis
Nombre de
parcelles Zone
Début mars 1 Bollène
Mi décembre 1 Loriol du
Comtat
Mouche de la carotte (Psilea rosae)La mouche (Psilea rosae) est présente dans notre région essentiellement au printemps et à l’automne dans les cultures de carotte. Elle peut aussi attaquer les cultures de céleri-rave, céleri-branche, persil, fenouil, panais … Psilea rosae pond ses œufs au collet des plantes, le temps d’incubation de l’œuf est de 5 à 15 jours. La larve se développe dans la racine de carotte, elle est de couleur jaune blanchâtre brillant et mesure en fin de développement entre 8 et 10 mm. Il y a trois stades larvaires, la durée de développement est de 4 semaines en moyenne.
Les larves forment des galeries dans les racines et provoquent d’importants dégâts.
Piégeage des mouchesIl y a généralement deux vols de mouches dans notre région, un au printemps et un à l’automne.
Le piégeage des mouches de la carotte s’effectue grâce à des panneaux jaunes englués posés sur des supports. Cinq pièges sont utilisés par parcelle. Les pièges sont disposés le long de la parcelle, si possible proches d’une haie et face au vent. Le piégeage a pour but de cibler la période de présence des mouches adultes sur les parcelles.
Pièges à mouches sur une parcelle de carotte
Sur deux sites de piégeage, un à Loriol du Comtat et un à Bollène dans le Vaucluse, il n’y a pas de mouche capturée depuis la mise en place des pièges.
*
Tableaux récapitulatifs des dates de relevé : Résultats des relevés de piégeage sur une parcelle à Loriol du Comtat :Date de relevé Nombre de mouches piégées
8 avril 0
16 avril 0
22 avril 0
30 avril 0
Résultats des relevés de piégeage sur une parcelle à Bollène :
Date de relevé Nombre de mouches piégées
31 mars 0
7 avril 0
14 avril 0
20 avril 0
28 avril 0
Modèle swatPour le modèle swat de modélisation des vols de mouche de la carotte avec les données météorologiques de Carpentras et de Bollène, la présence des mouches adultes tend à diminuer après un pic de vol atteint autour du 18-19 avril. Il n’y a pas encore eu de piégeage mais il peut y avoir un décalage de quelques jours entre les résultats du modèle et le piégeage effectif sur les parcelles.
Résultats du modèle Swat à Carpentras : courbe de vol
Résultats du modèle Swat à Bollène : courbe de vol
CHOU
Mouche du chou (Delia radicum)On observe des dégâts de mouches du chou, sur culture de choux au stade développement végétatif dans les Alpes-Maritimes. Le niveau de présence est de l’ordre de 5% de plantes touchées.
Les émergences de mouches du chou ont lieu en fonction du réchauffement, de fin mars à début mai. Des arrêts de développement sont observés en été (températures supérieures à 22°C) et en hiver septembre-octobre avec la baisse des températures. Les larves se nourrissent des racines sur des légumes racines (radis, navet) ou des légumes feuilles (chou, colza) de la famille des crucifères. Les dégâts sont très préjudiciables sur navet.
POIREAU
Mouche de l’oignonLa présence de dégâts de mouches sur une jeune culture de poireaux est signalée dans les Alpes-Maritimes. Les attaques sont moyennes de l’ordre de 5% de plantes touchées. Elles sont probablement dues à Delia antiqua (mouche de l’oignon) qui attaque les oignons, poireaux et échalotes. La larve consomme les feuilles ou le bulbe.
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Les abeilles butinent, protégeons les ! Respectez la réglementation « abeilles » et lisez attentivement la note nationale BSV 2012 sur les abeilles
1. Dans les situations proches de la floraison des arbres fruitiers et des parcelles légumières, lors de la pleine floraison, ou lorsque d'autres plantes sont en fleurs dans les parcelles (semées sous couvert ou adventices), utiliser un insecticide ou acaricide portant la mention « abeille », autorisé
« pendant la floraison mais toujours en dehors de la présence d’abeilles » et intervenir le soir par température <13°C (et jamais le matin) lorsque les ouvrières sont dans la ruche ou
lorsque les conditions climatiques ne sont pas favorables à l'activité des abeilles, ceci afin de les préserver ainsi que les autres auxiliaires des cultures potentiellement exposés.
2. Attention, la mention « abeille » sur un insecticide ou acaricide ne signifie pas que le produit est inoffensif pour les abeilles. Cette mention « abeille » rappelle que, appliqué dans certaines conditions, le produit a une toxicité moindre pour les abeilles mais reste potentiellement dangereux.
3. Il est formellement interdit de mélanger pyréthrinoïdes et triazoles ou imidazoles. Si elles sont utilisées, ces familles de matières actives doivent être appliquées à 24 heures d’intervalle en appliquant l’insecticide pyréthrinoïde en premier.
4. N’intervenir sur les cultures que si nécessaire et veiller à respecter scrupuleusement les conditions d’emploi associées à l’usage du produit, qui sont mentionnées sur la brochure technique (ou l’étiquette) livrée avec l’emballage du produit.
5. Lors de la pollinisation (prestation de service), de nombreuses ruches sont en place dans les vergers et les cultures légumières. Les traitements fongicides et insecticides qui sont appliqués sur ces parcelles, mais aussi dans les parcelles voisines ont un effet toxique pour les abeilles. Veiller à informer le voisinage de la présence de ruches.
Pour en savoir plus : téléchargez la plaquette « Les abeilles butinent » et la note nationale BSV « Les abeilles, des alliées pour nos cultures : protégeons-les ! » sur les sites Internet partenaires du réseau d'épidémiosurveillance des cultures ou sur www.itsap.asso.fr
--- Crédit photo : APREL, CETA 13 et 84, Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône, Chambre d’Agriculture de Vaucluse, GDA du Comtat, Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes
LES OBSERVATIONS CONTENUES DANS CE BULLETIN ONT ETE REALISEES PAR LES PARTENAIRES SUIVANTS : Louis Brisson (CETA Saint Anne), Laurent Camoin (Chambre d'Agriculture des Bouches-du-Rhône), Martial Chaix (CETA d’Eyguières), Marcel Caporalino (Terre d’Azur 06), Christine Chiarri (Chambre d’Agriculture de Vaucluse - GDA Sud Luberon), Marion Chauprade (CETA du Soleil), Marianne De Coninck (CETA de Berre), Thierry Corneille (CETA de Châteaurenard), Frédéric Delcassou (CETA d’Eyragues), Jean Luc Delmas (CETA Durance Alpilles), Florian Ducurtil (CETA Saint Anne) ; Henri Ernout (CETA des serristes de Vaucluse), Sara Ferrera (Chambre d’Agriculture de Vaucluse - GDA du Comtat), Emeline Feuvrier (CETA de St-Martin-de-Crau), Isabelle Forest (Chambre d’agriculture du Var), Sylvia Gasq (Chambre d’Agriculture de Vaucluse - GDA du Comtat), Jérôme Lambion (GRAB), Catherine Mazollier (GRAB), Sabine Risso (Chambre d’Agriculture des Alpes Maritimes), François Veyrier (CETA d’Aubagne)
COMITE DE REDACTION DE CE BULLETIN :
Catherine Taussig, APREL 13210 Saint-Rémy-de-Provence, [email protected] Claire Goillon, APREL 13210 Saint-Rémy-de-Provence, [email protected]
Daniel Izard, Chambre d’Agriculture de Vaucluse, [email protected] Isabelle Hallouin, Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône, i.hallouin@bouches-du- rhone.chambagri.fr
N.B. Ce Bulletin est produit à partir d’observations ponctuelles réalisées sur un réseau de parcelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à chacune des parcelles. La Chambre régionale d’Agriculture et l’ensemble des partenaires du BSV dégagent toute responsabilité quant aux décisions prises pour la protection des cultures. La protection des cultures se décide sur la base des observations que chacun réalise sur ses parcelles et s’appuie, le cas échéant, sur les préconisations issues de bulletins techniques.
Action pilotée par le ministère chargé de l’agriculture, avec l’appui financier de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.