Directeur : Antoine TU R M O Adresse : V I9 Union Régionale C. N. T.
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N 69 28 avril 1963 Prix : 0,40 F
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SOIXANTE DIX-SEPT
P R E M I E R MA I
ET LA LUnE CONTINUE
LLE ne continué évidemment pas pour tout le monde. Elle
^. a cessé pour tous ceux qui sont parvenus à faire du Premie*
Mai la date des grands déíilés militaires, comme, l’U.R.S.S.
et tous les pays communistes; à faire du Premier Mai la Fète du muguet, ou encore, la fète de Saint Joseph Travallleur, pour l’Es- pagne.
Mais la lutte continué pour tous ceux qui savent ce que le Premier Mai signifie dans l’histoire du proletariat. Pour ceux qui, dans le monde entier, font face, à la guerre, à la dictature.
II y aura des manifestations; on écoutera des discours, oü seront rabàchés les mèmes slogans, oü seront brandis les mèmes clichés. Mais il y aura des endroits oü la date conservera, dans le. cceur des hom ires libres, des exploitcs qui savent et qui se sou- viennent, tout son prestige révolutionnaire. II y aura des pays oü des prolétaires rivés à la chaïne de l’exploitation se rappelleront du jour oü, pour avoir demandé la journée de huit heures, cinq homme,s furent pendus.
Les noms de ces cinq hommes on ne les connaït mème pas.
Parsons, Spies, Ling, Schwab, Engel, Fischer, Fielden et Neebe furent pourtant arrétés après le célèbre me.eting de Hyde Market, à Chicago. Parmi les orateurs, la pólice choisit cinq coupables _ Parsons, Spies, Ling, Engel et Fischer — et en fit cinq martyrs.
Cinq martyrs qui sont des inconnus pour la plupart des ouvriers qui fèteront le Premier Mai.
Us ne le sont pourtant pas pour ceux qui connaissent l’histoire des luttes ouvrières et qui donnent encore aujourd’hui tout son sens au Premier Mai. Parsons, Spies, Ling, Engel, Schwab, Fischer, Fielden, Neebe, representent la príse de conscience réelle du monde du travail; ils furent les pionniers héroïques d’un effort de libé- ration qui continué et ne s’achèvera pas, tant qu’il y aura des exploités et des exploitants.
Us étaient arrivés en Amérique du Nord, venant de divers pays.
Us étaient d’origine anglaise, allemande, hollandaise. C’étaient des hommes épris de justice; c’étaient des citoyens de la Cité Idéale, la Cité du Droit et de la Liberté. Us furent immolés, car le capitalisme américain voulait donner une, impitoyable leçon aux révoltés.
Le temps passe; les années se succédent; Ies hommes aussi.
Des injustices et des inégalités, il y en a toujours. II y a toujours des révoltés aussi, parce qu’aucune leçon ne saurait arréter la révolte devant l’injustice, les protestations devant les abus de la forcé et du Pouvoir.
Ces protestations sont d’autant plus violentes, que les systémes polítiques qui gouvernent un peuple sont durs et brutaux. Des facteurs de dignité et de solidarité agissent alors et poussent les hommes à l’action.
Nous pensons, en ce moment, à l’Espagne, particuliérement, sans oublier pour autant les autres pays oü d’autres dictateurs et d’autres dictatures pretendent étouffer l’esprit humain et la révolte des dépossédés.
Les arrestations, les procés continuent et s ’intensifient e.n Espagne. Chaqué jour la presí.% internationale doit se référer aux
« travaux » des Conseils de guerre. et des Tribunaux qui condamnent des hommes, pour la plupart jeunes, à des peines sans aucun rapport avec le « délit » qu’on prétend leur attribuer. Des jeunes catholi- ques, syndicalistes, libertaires, communistes... Huit, douze, vingt, trente ans de prison pour réorganisation clandestine de tel ou tel parti, de telle ou telle organisation syndicale, de tel ou tel groupement.
Comment s’étonner si, dans le coeur des jeunes étudiants, des jeunes ouvriers, d’Espagne ou d’ailleurs, fermentent des idées de violencc! La terreur engendre la terrean.
On parle de nouvelles arrestations, dont celles de jeunes liber
taires français emprisonnés à Madrid on ne sait pas trés bien pourquoi. La seule chose que nous sachions, en ce qui concerne cette affaire, a été publiée dans la presse française; une note de la
« Dirección Ge.neral de Seguridad » de Madrid a aussi été insérée par la presse espagnole.
Mais un rapprochement s’impose, entre cette action de jeunes ' —. Français ou non — en Espagne et la persístance. du régime íranquiste. Si ce régime n’exaspérait pas la conscience humaine par tout ce qui a fait et constitue sa raison d’étre; s’il n ’était pas un anachronisme insupportable et un défi à ce qui est aujour
d’hui l’esprit social et politíque de l’Europe et du monde libre, par les procédés de ses gouvernants et la violence de. ses méthodes, l'Espagne n’attirerait pas l’attention de tous ceux qui cherchent à établir le droit et la justice.
Soixante-dix-sept ans après le meeting tragique de Hyde Market, la lutte continué. Elle continué dans le monde entier; elle se fait plus ápre et plus impitoyable, la oü la violence engendre la violence, la oü l’absence de droits exaspére le sens de la justice.
Et la lutte continuera — en Espagne et ailleurs, « urbi ‘et orbi » — tant que le prolétariat en particulier et l’humanité en général, n’auront pas accédé à une forme de vie vraiment civilisée.
QPu d e cilhi Aljinglen
L E C O N G R E S S E D E B A T
DANS LES IUUSI0NS VETUSTES
Impasse dans les relations entre Kennedy et le Congrés.. Le légis- latif et l’exécutif sont à couteaux tirés et c’cst le Président qui recale.
Par conséquent, los Etats-Unis, pour le moment, sont incapables de prendre les initiatives néces- saires pour s'entendre avec l’Eu- rope, ou avec l’U.R.S.S. ou avec un nouveau. bloc composé principa- lement du Commonwealth blanc, de l’hémisphére occidental et de la Scandinavie, bloc n’ayant comme but que de livrer battaille á la Franco mais qui serait plutót com
me un póle magnétique pour l’Eu- rope en luí offrant l’attrait de S o
lutions autres que celles proposées par de Gaulle.
Mais tous ces projets demandent de la souplesse, et aussi de la vo- lonté de revoir chaqué aspect dé la politique américaine. Le Con
grés ne veut pas entreprendre une telle tàche. Pas tout le Congrés, bien entendu.
AVEC INTELLIGENCE ' Les sénateurs et les representants élus par la majorité urbaine des Etats-Unis veulent voir leur pays manceuvrer avec intelligence. Mais les libéraux, au sein du législatif, n’ont pas le pouvoir d’imposer leurs opinions. lis représentent les deux tiers de la population mais, au Congrés, ils ont moins de la moitié des votes.
La majorité appartient aux- con- servateurs qui représent'-ht, en grande partie, des secteurs péri- més de la vie américaine. E t c’est précisement parce que ces secteurs sont périmés et moribonds qu’ils se montrent si tétus.
Leur monde est en train de dis- paraitre et cela les terrifie. Les íermiers, par exemple, qui élisent généralement des conservateurs, se voient xnenacés par la perte de leur marché européen. La seule fa- çon d’éviter cette perte serait de proposer aux Européens une vé- ritable réduction reciproque des droits douaniers su r. les produits agrícoles.
PAS D'EGAL A EGAL Les Américains se plaignent du protectionnisme agricole européen mais ne • eulent pas abolir le pro-
tectionnisme agricole américain.
Ils ne veulent pas traiter d'égal à égal. C'est peut-étre naturel mais cela n’impressionne pas de Gaulle.
La réaction des conservateurs américains est d’accuser l'Europe
par M. P. DEAN
d’íngratitude, de íaire des discours sur la ii bonté » américaine au temps du plan Marshall.
lies conceptions de moralité per- sonnelle sont ainsi introduites dans la discussion et elles la faussent parce que la moralité personnelle n’a ríen à voir avec les affaires interna tionales.
De toutes façons la bonté améri
caine n’a jamais été complétement puré. Malheureusemnt, elle a tou
jours été présentée comme trés, trés puré aux américains.
PAS SOLVENT LA V’ERITE Les Américains ne se disent pas souvent la vérité. Elevés dans le
cuite du « American way of Ufe », ils s’attribuent toutes les vertus.
Ils son convaincus que les Etats- Unis est l’exemple à ímiter par toute l'humanité et c’est enseigné dans les écoles parce que les élé- ments conservateurs ont autorité sur le systéme scolaire.
Done, les conservateurs ont une tendance naturelle à croire que leur pays est la victime de l'ingrati- tude, de complots ténébreux, de trahisons à l’intérieur comme à l’extérieur. Pour la masse des élec- teurs conservateurs américains, il semble étre plus facile d'attribuer toutes les difficultés aux défauts des autres plutót qu’aux défauts d ’une quelconque politique amé
ricaine.
LES ILLUSIONS
Ainsi le systéme scolaire, con
trolé par des éléments traditionna- listes qui intimident les institu- teurs, sert à perpétuer les illusions américaines. De méme, la pressei
(Suite en page 3.)
S I M P L E S A P E R C U S
ETRE SOI. — L’esprit libéré, l’humanité maitresse de sa con
science, ce bienfait n’est pas pour aprés la Révolution ; il constitue sa condition nécessaire, il en sera le puissant levier; cela seul, au mo
ment précis, peut mettre la fouitr en situation de se faire l’arbitre, le bon arbitre de son sort. Etre soi, voilà, résumée en deux mots, la doctrine anarchiste. Etre soi, c’est déjá étre meilleur. Quand l’Anarchie, par surcroit, aura mis fin aux antagonismes économiques, qu’est-ce qui pourrait bien em- pécher l’homme d ’étre tout à fait bon ? L’homme est-ce que le mi- lieu le fait ?
A cette vue, on objecte l’héré- dité, l’atavisme, phétiESménes de répercussion; ils la confirmeraient plutót. L’atavisme n’est que l’in- fiuence prolongée, persistante d’un milieu antérieur.
D’autres docteurs, médecins trai- tants du corps social : gouver-
Pour devenir une vedette de sacrifices!
la Télévision, il fant faire des
nants, dirigeants, possédants. toute la politique, toute la réligion, tout ce qui, par la richesse et l'habi- leté, se superpose aux peuples — comme un fardeau — rejettent, d’un • air scandalisé, parfois avec colére, notre théorie, et préconi- sent et appliquent la multiplicité de leurs remédes. Thérapeutiquei suspecte : il est douteux que des gens vivant de la maladie ou qui aspirent à en vivre, désirent bien sincérement la guérison du malade.
E t la Société-façade derriére la- quelle il n’est que désordre et contradiction, la Société fonctionne tant bien que mal : bien, si Ton veut, pour quelques-uns, qui en retirent les avantages et que ne préoccupe guére le sort des au
tres; mal pour ceux-ci, pour le plus grand nombre, dont les char- ges y dépassent les profits. L ’in- solidarité sera cause de sa fin, j ’en- tends de sa transformation un peu brusque — inevitable par cela.
EGOISME. — A premiére vue, ce mot resume l’état critique que j achéve d ’indiquer. L’explication est bien un peu sommaire, toute- fois, et, en un certain sens, elle nous condamnerait à la désespé- rance. Car l ’égoisme n’est pas pré3 de disparaxtre de ce monde. Par lili, en chaqué étre vivant, se ma
nifesté, s ’affirme l’ins-tinct de la conservation, cette loi de l’exis- tence. Mais il y a égoisme et égo- isme, il y a les modalités. Pour l ’espéce humaine, chez laquelle est un peu plus développée la faculté de comparer, de choisir,, de réfléchir avec intelligence.
Qu'elle s’v essaie et la simple ré- flexion, aidée d’un peu de bon ne foi. lui apportera cette vérité de puré évidence : convenu qu’il soit que l’on vit socialement, il est con- tradictoire, abusif de conserver à l’égoisme un caractére anti-social.
Considération de peu de poids au
jourd’hui : ce n’est que le langage de 1 ’honnéteté. E t pourtant, le moment vient oú les événements
— qui ne sont que la logique des choses — l’imposeront à l’atten- tion des peuples avec la rigueur d ’une question de vie ou de mort...
Je reprends la pensée dont s’ins- pirent ces queques pages : Mettrd
(Suite en page 2.)
C O M M E N T A I R E S
DIA TRAS DIA M a r g in a le s
PAZ EN LA TIERRA El rato iconoclasta de Samblaocat
L
AS campanas de Pascua han sido lanzadas al vuelo L’RBI ET ORBI:El Papa Juan XXIII ha firmado una encíclica destinada a marcan la actitud de la Iglesia frente a los problemas de la paz y de la guerra y que aspira a tener tanta resonancia como la ya famosa «Mater et ma-
gistra». ,
Deliberadamente hemos escrito «ha firmado» porque, para nadie es un secreto* que la elaboración de las encíclicas papales es la obra de un*
conjunto, que, después de estudio profundo de los problemas actuales, procura fijar la posición de la Iglesia de la manera más hábil e inteligente posible.
Como a cada época los intereses de la Iglesia están vinculados a este o estotro aspecto de las cuestiones internacionales, de ahi que la línea*
de la más antigua institución del mundo sea muy oscilante y contradic
toria. Ello no puede ser atribuible al espíritu y a las ideas de tal o cual Papa, sino a las conclusiones que los colaboradores y consejeros de los papas de turno extraen del momento porque la Iglesia — atenta a las
cosas del mundo — atraviesa. ^
No cabe, pues, engañarse, atribuyendo a Juan X XIII posiciones pacifistas y liberales y a. Pió XI y Pió XII actitudes fascislizantcs. Si hoy viviese Pió XII y fuese Pupa, él hubiera firmado la encíclica «Pacem in terris». Si, por el contrario, Juan XXIII hubiese sido Papa bajo Musso- üni, él hubiera firmado el tratado de Letrán y hubiera bendecido la Cruzada española.
Lo que cabe os estudiar, on bloque, la actual actitud de la Iglesia ante realidades que se han impuesto: la necesidad de evitar la guerra*
atómica, anhelo sentidb por el 90 por ciento de los pobladores del mundo;
la necesidad de no divorciarse de las masas populares, del universo prole
tario, que cada díu va adquiriendo más fuerza e importancia, incluso de disputarle la hegemonia al comunismo, al socialismo y al sindicalismo revolucionario. Para ello, la Iglesia no puede encerrarse en los viejosi tópicos de la caridad y la resignación cristianas; no puede hablar el misino lenguaje utilizando en la encíclica «Syllabus», ni aún en la «Rc-rum Novarum». Los tiempos han cambiado mucho, desde Pió IX y León XIII a esta fecha. V la Iglesia tiene conciencia clara de que, o marcha con los*
tiempos nuevos, o va a ser desbordada por otra Iglesia tan poderosamente organizada como la iglesia de Roma, aunque le falte la tradición y la experiencia; nos referimos al comunismo.
La lucha, pues, es, sobre todo, entre las dos formas del imperialismo moderno: político y religioso. Y los cardenales que rodean a Juan XXIII y que le preparan los textos y le aconsejan, han calibrado profundamente todo los aspectos del problema. La paloma de la paz ha dle ser, sobre todo,' arrancada al Kremlin y lanzada al mundo desde el Vaticano...
Stn embargo, mientras el orbe celebra con grandes elogios la última encíclica Papal, pacifista y democratizante, en Inglaterra ha empezado la lucha contra los llamados «espias de la Paz», abriendo procesos en que se verán envueltos cuantos, por los cargos que ocupan, pueden haber faci
litado los datos que hoy sirven para la campaña pacifista iniciada en Gran Bretaña. Donde, pese a su tradicional respeto a las opiniones, se interrumpen las marchas pacifistas y se desaloja a los manifestantes utilizando la fuerza bruta personificada en los fornidos «policemens», adiestrados en todos los secretos del judo y del catch.
Hasta la prensa española glosa, a grandes titulares, las frases más salientes de la encíclica. Y resulta pintoresco leer en «ABC», o en «Arriba», o en «Pueblo», o en «La Vanguardia», en letras enormes, «S.S. Juan XXIII dice que «una sociedad es conforme a la dignidad humana cuando se funda en- la verdad y en la justicia y se desarrolla en un clima de li
bertad».
¡Condiciones que están ¡qué duda cabe! todas reunidas en la sociedad franquista!
Tampoco el régimen fascista de España tiene razones de darse poií aludido cuando glosa con fruición otra bella frase de la encíclica que co
menta nms: «Los poderes públicos deben evitar que el predominio de ciertos individuos o grupos creen dentro de la nación situaciones de privilegio».
Como tampoco se sienten aludidos cuando la encíclica dice: «Por esta razón, aquellos magistrados que no reconozcan los derechos del hombre o los atropellen, no solo faltan ellos mismos a su deber, sino que carece de obligatoriedad lo que ellos prescriban». Lo que, tomado al pie de la letra, podria ser considerado la legitimación del derecho insurrecional contra el atropello de los derechos del hombre, ejercido por toda dictadura.
¿Quiere esto decir que la Iglesia incite a las posiciones extremas y que, arrastrados por su demagogia, los autores de la Encíclica lleven las conclusiones demasiado lejos? ¡Oh, no! La Iglesia tiene siempre la habi
lidad de insinuar, y de recoger allá, lo que aqui ha soltado.
En todo caso, para los hombres de la libertad, la nueva actitud del*
Vaticano ha de demostrarles que nunca las posibilidades libertarias hanl sido tan grandes, cuando Roma procura situarse encuadrándose en el marco fijado pr lo qjie son tendencias generales de la especie.
Cuando Juan X XIII y la Iglesia católica, apostólica y romana so hacen campeones de la paz y la libertad, es que hacia ellas se inclina la marcha de la historia.
De lo que se trata, ahora, es de que la libertad ne se frustre y la1 marcha no se interrumpa, mediante las hábiles maniobras en que la Iglesia de Roma es maestra.
Federica MONTSENY.
S I M P L E S A P E R Ç U S
(Suite de la page I.) l ’homme en pleine possession de lui-mème, de tous ses moyens, lui restituer tous les attributs dont il s ’est dépouillé, et le munir de coñ- naissances, au nioins somniaires, d ’économie sociale, avant de le lancer à la conquéte de son ave
nir. Programme à exécuter de point en point, si l’on veut, d’un cceur sincére, que la masse, jusqu’ici dupe et victime, réalise vraiment son émancipation.
L ’A X E D E L A M O RALE Í)É- PLA CÉ. — Prisonnier d’un passé d'ignorance et de préjugés soigneu- sememt entretenus, l ’homme n ’a pas fait l ’accord entre l ’étre et ses fins propres. to u t cela, il lo
subordonne à ses entités méta- physiques, Dieu, Patrie, par exemple, se créant vis-á-vis de ces abstractions, des devoirs qu’il n ’a qu’envers lui-rnéme.
Les suites : désordre moral et matériel. Les actes odieux sont réputés méritoires; le bien ne se mesure pas à l’avantage que l'homme en retire, à son progréa daos les deux ordres, à Tamélio- ration de ses rapports avec son semblable, mais à la volonté pro- clamée — par des jongleurs — de telle ou telle divinité malfaisante,' au nom de laquelle on réclame de lui et ses soins et son sang-pis en
core, quand on le rend meurtrierj Fourbe et cruel, ainsi qu’en té-
Harto sabido está que no todos los que escriben lo hacen porque tengan «algo que decir»; por una necesidad vital de exteriorizar las razones vibrando en su fuero inter
no. Bastantes son tos que llenan cuartilas por prurito de «decir al
go». Otros cumplen la rutina de escribir, sino al dictado, por lo me
nos atentos al guión que tienen fijado de antemano; consignas de partido o normas de inspiración gu
bernamental, modalidad esta última en uso ya no solamente en regíme
nes de totalitarismo comunista o fascista, sino inclusive en países que de liberales tienen crédito.
Tener ALGO QUE DECIR, y poner en ello acendrada pasión, a expensas de la propia tranquilidad;
desafiando el peligro material, y la solapada insidia que alienta en la sombra, es una modalidad de con
ducta que no se nota sea muy fre
cuente entre aquellos que del arte de escribir hicieron profesión. De ahi que resultara duro impacto a nuestra sensiIMdad la triste noti
cia de que una de esas plumas ex
cepcionales dejó ya para siempre de escribir.
¿Cómo no decir algo, al margen de lo dicho por los demás, al res
pecto de Angel Samblancat? No puede uno dejar de evocar, siquie
ra como simple expresión de agra
decimiento — ahora que ya no puede parecer tono de halago, fa
llecido quien podía recibirlo — el estilo, el impulso de periodista, de escritor iconoclasta que destacó con firme y señera personalidad a lo largo de toda la vida de Samblan
cat. Esa vida de combate; esa pro
pensión de luchador, tenaz e inteli
gente, que fué su pecidiar caracte
rística. ¡Agradecimiento de elloPSí, porque ya en esos años de la ado
lescencia, cuando se tiende a dar temple al sentir, a la voluntad pro
pia, a la formación del carácter, el ejemplo viril de su combate coti
diano, en las columnas de la Pren
sa, nos servían de estímulo.
Han pasado ya bastantes años.
Representaba en la Prensa el cri
terio más liberal de entonces el diario «El Diluvio», que veía la luz pública en iBarcelona. Angel Sam
blancat era uno de sus redactores.
¡Arremetia contra tirios y troyanos, niagnifico franco-tirador en el pe
riodismo hispano! Sus crónicas, bre
ves y de tono, contundente, eran leídas con delectación por cuantos, en el ambiente social, se conside
raban refractarios a todas las nor
mas de imperativo oficial. Tenía
«El Diluvio» una acusada trayec
toria anticlerical. Habida cuenta de la profunda huella, de la honda influencia de la Iglesia en España, es de comprender la importancia de un órgano de expresión perio
dística en lucha abierta contra el clero, aferrado como un cáncer en la entraña del país.
De ahí que, por parte de los re
dactores y colaboradores de «El Diluvio» la trayectoria anticlerical y antireligiosa tuviera prioridad.
Samblancat pegaba duro; arremetía con frases que parecían golpes de rebenque o trallazos, contra lo que, en forma abierta o velada, estaba influenciado por la Iglesia. Pero,
moigneat guerres, autodafés et d’autres excés d’horreur, le mys- ticisme, chaqué fois qu’il l ’emporte sur la raison, fait de la terre un lieu de désolation, « pour la plus grande gloire de l ’Idole »; fana- tique, il va plus loin : L ’absence de bas calculs ne rend pas l ’esprit de systéme moins dangereüx. Je dis cela dé tous les fanatismes. II est vrai, notre époque est peu en
cime à ce facheux cóté de l’al- truistne : faire le bonheur des* gens malgré eux. Non, presque tou- jours, sous le geste et la faconde, couve quelque desseitt inavoué, le petit bénéfíce personnel — de va- nité ou d’argent — cela ne change ríen au fait. Edouard LAPEYRE.
asi como casi todos los demás que escribían en el diario se limitaban a la obra anticlerical, él iniciaba campañas contra todas las arbitra
riedades gubernamentales; contra el brutal egoísmo del gran capitalismo catalán, capitaneado, a la sazón, por el nefasto Cambó; contra la mezquindad de la pequeña bur
guesía, siempre del lado de los po
derosos; contra la plaga, ya casi ancestral en Eso ‘ño, del caciquis
mo¡ contra las marrullerías de los políticos de todo pelaje que esta
ban en el candelero..
Por contra; exaltaba con entusias
mo las gestas reivíndicativas de los trabajadores; alentaba la resisten
cia, el coraje de quienes, por su acción rebelde, revolucionaria, su
frían condenas en cárceles o presi
dios, o, perseguid t*f andaban a salto de mata por la Península.
Sabía Samblancat lo que era el abyecto régimen carcelario porque, no pocas veces, había franqueado el umbral de la cárcel, debido a las denuncias y procesos que llovían sobre sus artículos. Unas veces obedecían a sus arremetidas contra cualquier «poncio» o gobernador local; otras al ataque, con frases de desprecio, a los que tienen «de plomo la calavera», o sea la Guar
dia civil. En otras ocasiones la de
nuncia provenia de haber zaran
deado, con expresión lapidaria, a cualquier figurem de la política; por ejenip'lo a un vulgar La Cierva, haciendo resaltar y poniendo en solfa desde sus pantalones a cua
dros hasta su chabacana mollera de asfalto. Cuando los capitostes de la Iglesia, en España, buscando pro
bar fortuna, en ¡dan de emular al fantástico negocio de Lourdes, pusieron en danza al Santo Cristo de Limpias, la imagen que sudaba, o sangraba por las sienes, al decir de los ensotanados, SanMancat arremetió contra la nueva farsa clerical, hasta soliviantar, con sus sarcasmos, a la alta curia, que se amañaron para procesarle, por in
jurias a lo sagrado y consagrado...
Todo lo fabo, todo lo mezquino, todo lo criminal y abyecto, tenía en Samblancat un enemigo decidido, tenaz, incorruptible.
Como en todo idealista, o sea el que lucha sin ánimo de hacerse una situación, sin ir obsesionado por apetencias nmteriales, en Sam
blancat las adversidades afianzaban su convicción. Sabia que defendía la verdad; y el amor propio, la dignidad, encrespaban sus energías para inducirle a bregar con más ahinco. ¡Y esto era lo que admirá
bamos entonces — etapa de Tragor social — incluso no compartiendo alguna vez que otra tal o cual apre
ciación suya, que, por otra parte, no alteraba su esencial comporta
miento de iconoclasta! Es lo que hemos estimado en él, a través de los años, hasta que la Muerte se nos lo ha llevado.
Periodistas de criterio indepen
diente, de temple rebelde, de idea
lidad justiciera, los ha habido en España. Los hay, dispersos por ahi, en exilio. Queda alguno que otro en nuestro país, con la pluma quie
ta, manteniendo la esperanza de volver a “Escribir con dignidad.
Contemporáneos de Samblancat, en lucha también contra el ambiente reaccionario del país, había, entre otros pocos los: Nakens, Bonafoux, Eugenio Noel, Estévanez, Calderón, Pero el amigo, el compañero que hemos perdido, sin adjetivarse de anarquista, nos quería y estaba con nosotros. En vida suya, propuso Fe
rrer publicar, como prueba de ca
riño a quien tanto lo tenía con respecto a nosotros, un volumen con una selección de artículos su- ! yos. ¡Ojalá la idea tome auge, y lo j que no se hizo entonces se baga, ¡ tras de su fallecimiento!
De su simpatía, de su afecto a las ideas, al ambiente anarquista, como botón de muestra, citaré un I detalle: Fué en uno de sus breves | y enjundiosos artículos que apare
cían en el citado periódico barce
lonés.
Dirigiendo una compañía de tea
tro llegó a Madrid Alberto Ghiral- do, el que bastantes años antes i
había sido inspirado poeta del Anarquismo en la América latina.
Versos los suyos que destacaban con ímpetu de redención en todas las publicaciones anárquicas de len
gua castellana. Ahora Ghiraldo era ya un hombre canoso, enfermucho.
Falleció pocos años después. No, evidentemente, aquel hombre ya gastado que había cruzado el mar, desde la Argentina, al frente de una compañía teatral, no se parecía al bardo de magníficas estrofas in
flamadas como llama revoluciona
ria, que un día escribiera «Triunfos Nuevos».
La compaña teatral llevaba, de tierras del Plata, un marcado abo
lengo oficial. En Madrid se le pro
digaron agasajos por .parte del mundillo representativo de la ca
pital. Hubo recepciones, con todo el Sonsiguiente repertorio de adu
laciones y engoladas frases de lison
ja. Relució lo de «la Madre Patria», i<los lazos de sangre de la hispani
dad» y demás repertorio propio de esos casos. Samblancat, desde «El Diluvio», saludó a Alberto Ghiral
do. Pero su saludo en frases de entrañable afecto, iban al Ghiraldo de antes. Al poeta anarquista de
«La Protesta». Al romántico crea
dor de símbolos de redención. Evo
cando el pasado, Samblancat se condolía del hombre ya caduco y enfermo. Y con un dejo de amar
gura, casi con acento de piedad para el caído, finalizaba su articulo, lamentando que todo un poeta, y vor añadidura anarquista, hubiese llegado hasta el extremo de sopor
tar, eiu«recepción de alta sociedad», el alternar con gentes tan distan
ciadas del anarquismo. A Alberto Ghirado el trabajo de Samblancat debió punzarle en la parte más íntima, más delicada de su sensi
bilidad...
Hemos referido al Samblancat de hace ya bastantes años; uno más que ha sido consecuente con su trayectoria de hombre rebelde, ini
ciada en su juventud. Mucho se puede decir en torno al hombre y al escritor. Mas, parece — tan re
ciente está su fallecimiento —. que proseguimos aún leyendo su copio
sa colaboración en la prensa liber
taria. Sus artículos que le retra
taban de cuerpo entero.
FONTAURA
B usca,
Buscando
Veamos otra metáfora. Tomamos un tren. La locomotora es la efica
cia; la moral, el freno; su acción es opuesta. Para muchos hay que dejar en libertad la máquina, pero es imprescindible tener siempre a punto los frenos, a fin de evitar que, en una bajada, vayamos a la ca
tástrofe.
Aquellos que parece que están en el Limbo aseguran que únicamente unas manos puras tendrían el dere
cho de proteger y salvar Europa.
Solamente una causa perfecta me
recería que se luchara por ella. Y esta causa perfecta, que nadie co
noce, es la buena excusa para el quietismo.
L a historia no conoce causas per
fectas, ni situaciones que opongan absolutamente lo blanco a lo negro.
E l totalitarismo es lo negro. Vivir y morir por una causa es un lujo muy raro.
Ya en 1 9 4 3, en plena guerra, Koestler escribía que «en esta gue
rra combatimos contra una mentira total, en nombre de una verdad a medias».
Y ahora, ante el totalitarismo, nos encontramos en la misma posición.
Preguntad a todos los refugiados es
capados de países totalitarios si encuentran diferencia entre lo negro que han dejado y lo gris que en
cuentran.
Ellos lo saben. S. ROIG.
R E P O R T A G E S
Im ágenes del Canadá
España, Franco
y su régimen en revista
Hoy, domingo, día 10 de nuirzo, hemos visto en la televisión la se
gunda y última parte del programa Twenty Century, realiado por la compañía de Aseguranzas Pruden
cial' Insurance of América.
Este programa, dedicado a Es
paña, Franco y su régimen, ha sido realizado a base de intervius con personas adictas y enemigas del régimen, de dentro y fuera de Es
paña. El mismo dictador ha con
testado personalmente a las múlti
ples preguntas que se le han for
mulado. Estas han debido presen
társele por antelación .para previo estudio; pues el general en cues
tión debe tener muy poca memoria porque rehúsa rotundamente toda entrevista improvisada.
Sin embargo, el conjunto no ha dejado de ser una comedia típica
mente americana, pues después de habernos puesto de relieve los grandes defectos del régimen fran
quista, la manera en que las dere
chas se lanzaron a la cruzada con la ayuda de Italia y Alemania, el carácter despótico y dictatorial del franquismo, y, en fin, la miseria en que se desenvuelve el pueblo es
pañol, tienen el cinismo, acto se
guido, de ensalzarles de tal manera, que, escuchando al comentador, nos hemos preguntado si de repente había perdido la memoria, se había vuelto demente, o, lo que es más fácil, habría sido pagado por Washington, para tratar de camu
flar sus pecados. Pecados de monta, cometidos bajo la influencia del miedo, que no solamente han cos
tado sendos millones de dólares a los mascadores de goma, sino que Ivasta les han hecho perder la poca dignidad y prestigio que les que
daba. Y esto sí que es verdadera
mente grave para quienes intentan presentarse siempre en sinceros de
fensores de la justicia; para quienes pretenden obrar, inspirando sus ac
ciones en la ética más pura; para quienes, en fin, se creen con los divinos derechos de intervenir en los problemas y asuntos de los de
más, como si tuviesen la virtud de poseer todas las soluciones en la bocamanga.
Hay un sabio proverbio inglés que dice: «en esta vida todas las fechorías se pagan»; este proverbio es ley, ley tan potente e intangible como la misma ley de gravedad.
En castellano también decimos: que cuando llegan las desgracias no vie
nen solas; así qué los señores tjan- kis, para quienes los reveses ya han empezado, deben prepararse a pur
gar sus repugnantes granujadas.
Deben de tener presente, los je- rifaltes americanos, que el pueblo español no ha olvidado jamás el embargo de armas que su país puso en vigor en contra de la República, embargo que ha pasado a la his
toria, como la traición más fría e infame de los tiempos modernos.
Pero por si esto no bastaba y para que la traición sea doble, ahora han tenido que ir en ayuda del régimen que subyuga España, pre
cisamente en los momentos críticos, cuando el sistema estaba a punto de declararse en bancarrota.
Estas no son historias inventadas por nosotros, estas son afirmaciones hechas en el programa Twenty Centpry, en el que también nos han dicho, que desde el año 1954 los Estados Unidos han dado en dinero a España un billón (1) de dólares, 20 barcos de guerra, 200 aciones de caza a reacción y la suficiente cantidad de armas, ropa y calzado para equipar veinte divi
siones.
Pero esto no ha sido lo más im
portante que hemos aprendido del programa en cuestión. Por boca de Franco mismo, sabemos dhora que su régimen no es dictatorial, como tratan de calificarle la sociedad internacional de juristas y las per
sonas mal intencionadas. Con insó
lito cinismo, el dictador ha afir
mado que las dictaduras son prác
ticamente imposibles en nuestra época. Ha debido olvidar aquella declaración suya de julio 1937, cuando prometió solemnemente a
sus protectores, seguir la estructura de los regímenes totalitarios por ellos establecidos en Italia y Ale
mania.
Eduardo Mórela, cuyo cargo en el gobierno debe estar relacionado con la economía, nos ha explicado las nuevas leyes votadas última
mente, las cuales dan plena libertad a los capitalistas extranjeros a esta
blecerse en España, sin que el Estado nacional deba intervenir ni poseer obligatoriamente el 50 % de acciones, como sucedía en el pa
sado. Nos ha dicho, que durante el reinado de Paco se han cons
truido 25 saltos de agua, dando un aumento del potencial eléctrico y del regadío fantástico. Considera que el nmyor problema con que tropieza España en la actualidad, es con el de la readaptación de los campesinos a la industria; ¡mes pa
rece ser que en los ocho últimos años más de un millón de éstos han abandonado los arados. Por otra parte, 400.000 obreros, la ma
yoría especializados, han emigrado a Francia, Alemania y demás na
ciones de Europa.
Un obrero, del que sólo han de
jado percibir la silueta, presentado con el simple nombre de luán y que podríamos tomar como proto
tipo del. actual trabajador español, ha relatado en breves y elocuentes palabras, no solamente las priva
ciones por las que atraviesa su fa
milia, sino hasta el luimbre que deben de sufrir su mujer y sus niños con el magro jornal de 30 pesetas que él cobra por día.
Por un joven editor de Barcelona, que ha hablado sin taparse la cara, nos hemos informado de que el porcentaje de libros rechazados por la censura se eleva al 65 %. A este respecto, un censor, al ser inquirido sobre su misión, ha contestado con todo cinismo, que ella se limita a destruir todo lo pornográfico.
El obispo de Málaga ha explicado el papel tan importante que des
empeña la Iglesia en un régimen de democracia cristiana, como es el de España. Y el profesor López Ruedo ha hecho la apologia del Opus Dei, organización de indivi
duos cristianos, que, sin ser un orden católico, trabaja y vela para que las masas sigan los preceptos de la santa biblia.
Mariano Robles, líder antifran
quista, ha abogado por el retorno de las libertades civiles y políti
cas de los españoles, para que la resistencia a Franco, hoy clandes
tina, pase a hacerse de manera legal.
Antes de terminar, han aparecido en la pantalla los mineros de Astu
rias abandonando el trabajo. El co
mentador ha señalado que las rei
vindicaciones de los ínismos eran justas, ya que sólo ganaban de 50 a 75 céntimos de dólar; mas el mismo individuo, continuando en sus trapisonderas piruetas, ha fina
lizado la revista haciendo inusita
dos elogios a España, Franco y su régimen.
Aerado ORRANTIA (1) Aquí el billón tiene mil mi
llones.
FESTIVAL DE S.I.A.
E l domingo, 19 de mayo, por la tarae, tercera manifestación artís
tica de la temporada, a beneficio de S .I.A ., consistiendo en un esco
gido programa de Variedades, re
presentado por el elenco artístico del propio Grupo, con sus huevas adquisiciones.
Acompañamiento al piano: Prof.
Mme Ramis.
Empezará el espectáculo a las 3 horas y media, en el local social del Grupo «Terra Lliure»,, 48, rué de la République, Toulouse.
Velada que, tanto por su valor artístico, como por el carácter so
lidario a qué está destinada, me
rece ser secundada con la asis
tencia de todos.
Ante la eventual revisión o prórroga del tratado firmado en Septiembre 1953
entre los E.E.U.U. y el gobierno del general Franco
Este texto obra en nuestro poder desde hace unas semanas. El exceso de original y el considerar que la exhumación de datos poniendo de manifiesto la1 complicidad de Franco con Hitler y Mussolini, facili
tados también por el Servicio de Información de la C.N.T., era interesante y conveniente, han sido causa de que no lo diéramos a la imprenta hasta hoy. Consi
deramos que no puede retardarse más la publicación de este informe, objetivo y documentado, que ilustrará a nuestros lectores y a cuantos preocupan los pro
blemas de España y de las relaciones internacionales.
A ellos dejamos la misión y la facultad de extraer las conclusiones que se imponen. — N. de la R. — . EXPLICACION
Nos hallamos en vísperas de que el tratado firmado en septiembre de 1953 entre los EE.UU. y el go
bierno de Franco sea revisado, o simplemente, prorrogado, por acuer
do tácito de las partes interesadas.
Ante la eventualidad de que una de esas dos cosas se convierta en realidad, dando continuidad a la gravísima falta cometida por el go
bierno de EE, UU. en 1953, que tanto daño ha causado al pueblo español, nos ha parécido oportuno redactar esta especie de Memorán
dum con destino a los sectores de opinión libre y democrática, orga
nizaciones sindicales, partidos y or
ganismos oficiales más o menos afectados por este problema. En él nos proponemos dejar registrados los hechos y actitudes más'salientes, que evidencian los verdaderos orí
genes y el real carácter del régi
men franquista, así como también las actitudes y los actos que jalonan la evolución de la política interna
cional con relación al régimen de Franco. Ello nos proporcionará, al menos, la tranquilidad de espíritu que supone el haber rememorado los hechos ante quienes tienen fa
cultad determinativa sobre este problema y el saber que si estos persisten en el error, por acción u omisión, lo hacen consciente
mente, con pleno conocimiento de causa.
ANTECEDENTES
No descubrimos ningún secreto si decimos que el régimen de Fran
co es hijo de una sublevación mi
litar contra el régimen legalmente constituido en España en 1936, su
blevación militar que triunfó gracias al apoyo militar y de todo orden que le prestaron Hitler y Mussolini.
Es este un hecho incuestionable, que ya ha registrado la historia, sobre cuya veracidad son testimonio vivo todos los seres que pueblan el mundo que en aquella época tenían uso de razón.
Pero si alguna duda pudiera ca
ber a . alguien acerca de lg que an
tecede, las declaraciones del pro
pio Franco bastarán para desvane
cerla. He aquí algunas de ellas:
En el mes de febrero de 1937, en plena guerra civil española, el gene
ral Franco dirigió a Hitler el si
guiente telegrama: «Me sumo de
« todo corazón al anhelo de que el
« gran imperio alemán pueda lo-
« grar el objetivo de sus inmortales
« destinos, bajo el glorioso signo de
« la cruz gamada y bajo vuestra :< genial dirección. ¡Heil Hitler! » El 17 de junio de 1941, quinto aniversario del «alzamiento», decla
raba Franco: «E l Eje es ahora
« triángulo, pues comprende Ale-
« mania, Italia y España. La de-
« mocracia y el liberalismo son ex-
« presiones trasnochadas en nuestra
« época. El triunfo del nazismo es
« algo evidente para todos. El ab-
« surdo resultante de la declaración
« de guerra hecha por Inglaterra
« y Francia, ha llegado a su resul-
« tado lógico. Los aliados tienen la
« guerra completamente perdida. » El reconocimiento a Hitler y Mussolini, por la ayuda que le pres
taron durante la «cruzada», y la
Fumar es un vicio del que no nos privamos. La solidaridad, por el contrario, es una virtud que con frecuencia olvidamos.
adhesión del Caudillo a los sistemas por ellos representados queda per
fectamente reflejada en las declara
ciones anteriormente transcritas.
Mas, por si fuera poco, Franco pone broche final con la siguiente decla
ración al Embajador alemán en Ma
drid, hecha durante el curso de la última guerra mundial:
« Tengo por cierto y me doy cla-
« ramente cuenta de! hecho que la
« victoria de Alemania hará posible
« que siga existiendo nuestro régi-
« men. Una victoria de los anglo-
« sajones, a pesar de todas las de-
« claraciones pacificadoras que nos
« hacen de tiempo en tiempo a este
« respecto los ingleses y los ameri-
« canos, significaría nuestro aniqui-
« lamiento. En consecuencia, espero
« de todo corazón la victoria de
« Alemania, y sólo deseo que esta
« victoria se produzca lo más pron-
« to posible. »
Al expresar ese pensamiento y
(Suite de la page 1.) provinciale, lúe par baucoup plus de gens que la presse des grands centres, est conservatrice. A chaqué réunion de l’Association des édi- teurs de journaux, on a une nouvelle preuve que la majorité de ces hom- mes sont des conservateurs, méme des ultra-conservateurs.
II y a toute une mythologie ro- mantique autour du petit Journal américain. C ’est la chronique bienveillante de la communauté, qui suit la vie de chaqué citoyen pas à pas, de l’école, à 1’égiise, puís au bureau. Les rédacteurs de ces petits journaux, et les patrons, sont trés souvent des joumalistes’
qui n ’ont pas pu s ’établir dans le g-and journalisme métropolitain.
CONTRE L’ENNUI
•
Pour rendre la vie supportable, car ils s’ennuient à mort dans leurs bourgades, ces joumalistes ont creé tout un folklore autour des soi- disant qualités de la petite ville.
Pour se donner de l’importance, ils doivent se dire et crier inces- camment que leürs petites bour
gades sont des paradis terrestres, qu’elles contiennent la créme del la crémé, que leurs citoyens sont plus intelligents et plus vertueux que ceux des grandes villes.
Tous ces reporters métropoli- tains manques qui rédigent les milliers de petits journaux amé- ricains finissent par croire au fol
klore dont ils se íont les propa
gandistes, tous les jours. Surtout que la répétition est l ’ingrédient principal de leur succés.
Ils vendent leurs journaux en flattant, non en critiquant. Ils ven-, dent des annonces aux marchands conservateurs en se gardant bien de les choquer par des idées nou- velles.
LA VERTU
Tout préche la supériorité de la vertu américaine, les écoles, les journaux, la radio... Comment changer une vieille politique qui est la personnification de la vertu ? Ne serait-ce pas faire des conces
sions enervs le mal incamé qui est l ’adversaíre ? (L ’adversaire est tou- tours le mal incarné, naturelle- m ent).
esos deseos, Franco razonaba çpn lógica elemental, tenida cuenta de las solemnes promesas hechas por los aliados en el curso de la última guerra mundial. Franco se equivocó, pese a que no debiera haberse equi
vocado, si la lógica, la razón y la palabra dada hubieran servido para a'go. He aquí algunos extractos de las declaraciones v de las promesas hechas por los aliados:
En la famosa Carta del Atlántico, declaración suscrita por Roosevelt y Churchill el 14 de agosto del 1941, poco después de que Franco cali
ficara a la democracia y al libera
lismo de «expresiones trasnochadas»
y profetizara que «los aliados tenían la guerra completamente perdida», se dice entre otras cosas: «El Pre-
« sidente de los Estados Unidos de
« América y el Primer Ministro en
« representación del Gobierno de
« Su Majestad del Reino Unido, res-
« petarán el derecho de todos los
« pueblos del mundo para elegir la
« forma de gobierno bajo la cual
« desean vivir y desean ver resta-
« blecidos los derechos de soberanía
« y autonomía en aquellos países
« en los que, por la fuerza, han
« sido privados de los mismos. » En la llamada declaración de Te
herán, Roosevelt, Churchill y Stalin, afirmaron:
« Al salir de estas amistosas con-
« ferencias, esperamos con confian-
« za el día en que todos los pueb'os (Suite en page 6.)
Est-ce que les membres du Con
grés pensent de façon aussi sim- pliste ? Plusieurs des conservateurs, oui. lis sont tres vieux, trés riches, trés convaincus de leur propre vertu.
lis sont également bons politiciens.
Ils se sont fait réélire à chaqué coup en utilisant la bonne vieille formule' de conservateur : flattez les électeurs. Le résultat devient la justitication des moyens employés : les braves électeurs ont raison de m’élire car je suis supérieur k tout autre candidat, done les raisons pour lesquelles ils m’ élisent doi
vent étre les bonnes raisons.
PAS PAPABLES
Les Etats-Unis d’ailleurs sont le pays le plus riche au monde, le plus fort au monde. II y a des taudis mais ce sont surtout des taudis négres et les vieux brahmanes du Congrés sont souvent des sudistes.
Ce. ne sont pas eux qui diront la vérité au públic. II n’ en sont pas capables et, de plus, ils ne la re- connaissent pas, cette vérité.
Ils ne vont certainement pas faire l’ effort de se transformer quand ils se sentent menacés politiquementj Le conservatisme est en danger au Congrés. Sa forcé est le monopole des présidences des Commissions.
On arrive à ces présidences par l ’an- cienneté. Les présidents sont trés, trés vieux et sont sudistes, en grande partie. Mais en 1968, il y a tout un groupe de libéraux qui arriveront à la présidence, par an- cienneté.
Pous les conservateurs, l’avéne- ment des libéraux à la présidence des commissions ast une catastro- phe. Done, les vieux qui détiennent le pouvoir déclarent que, tant qu’ils sont lá, il est de leur devoir de retarder, autant possible, les « ré- formes néfastes » qu’institueront les libéraux.
Ils sont convaincus aussi qu’ils doivent renseigner le public pour le prevenir des mançeuvres libé
rales, L a vérité reste au fond dtí puits.
Le Président, naturellement, pour- rait diré la vérité. De temps en temps, il le fait. Mais il ne joue pas à fond son role d’instituteur
national.