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The DART-Europe E-theses Portal

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Academic year: 2022

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HAL Id: tel-02560993

https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-02560993

Submitted on 2 May 2020

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

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Emad Yacoub

To cite this version:

Emad Yacoub. Suivi cardio-respiratoire des nourrissons a risque. Sciences du Vivant [q-bio]. Nor-

mandie Université, Université de Rouen, 2011. Français. �tel-02560993�

(2)

THESE

présentée

ALAFACULTEDESSCIENCESDEL'UNIVERSITE DEROUEN

envuedel'obtentionduDotorat(NouveauRégime)

Disipline:Physique

Spéialité:IngénierieBiomédiale

par

EmadYaoub

SUIVI CARDIO-RESPIRATOIRE DES

NOURRISSONS À RISQUE

soutenuele28Novembre2011.

Membresdujury

LuisA.Aguirre,Professeurdel'UniversitéFédéraleduMinasGerais,BeloHorizonte Président dujury

Ubiratan Santos Freitas,IngénieurdeReherhe,ADIRAssoiation o-enadrant

Laurent Larger,Professeurdel'UniversitédeBesançon Rapporteur

Christophe Letellier,Professeurdel'UniversitédeRouen Direteurdethèse

FrançoisLusseyran,ChargédeReherheauLIMSI,Orsay Rapporteur

Eri Mallet,Professeurdel'UniversitédeRouenPratiienHospitalierduCHUdeRouen Examinateur

Sylvain Mangiarotti,ChargédeReherheCesBIO(Toulouse) Examinateur

ValérieMessager,Maîtredeonférenedel'UniversitédeRouen Examinateur

Christian Terlaud,PratiienHospitalierdel'HpitaldeSaint-Junien Examinateur

(3)
(4)

Remeriements

Ce travail de thèse a été eetué au sein de l'UMR 6614 CORIA à l'université de Rouen en

ollaborationave le Servie de Pédiatrie Médiale du Centre Hospitalier Universitairede Rouen

d'Otobre 2008 àDéembre 2011 sousla diretion du Professeur ChristopheLETELLIER. Je les

remeriepourleuraueil.

Jetienstoutd'abordàremeriermondireteurdethèse,leProfesseurChristopheLETELLIER

etmono-enadrant,leDoteurUbiratanSantosFREITAS,quim'ontguidéetenadréavebeau-

oupd'impliationtout aulongdemathèse.

J'exprimemagratitude àMonsieurle ProfesseurEri MALLET,anienhef duserviede Pé-

diatrie Médialedu Centre Hospitalier Universitairede Rouenpoursonintérêt, sesonseils et ses

enouragements,ainsiqu'àtouslesmédeinset inrmièresdeeservie.

Jesouhaiteégalementremeriertouteslesinrmièresduserviedesoinsintensifsetdusoinàdo-

miiledepédiatriepourleurgentillesseetpourtouteslesaidesdemiseenplaedesenregistrements

surlesnourrissons,enpartiulierMadameSylvieLEFESYquim'aaideràorganiseretréalisermes

enregistrementsàl'hpital.

JevoudraisaussiremerierlenouveauhefdedépartementdePédiatrieMédialeduCentreHos-

pitalierUniversitairedeRouen,leProfesseurChristopheMARGUET,poursonintérêtetsesonseils.

JeremerieégalementMadameValérieMESSAGER,poursonaidetout aulongdelathèse.

J'adressemesremeriements àMessieursLaurent LARGER, Professeur,et François LUSSEY-

RAN, hargédereherhe,qui m'ontfaitl'honneurderapporterettethèse.

Je remerie Messieurs les Professeur Luis A. AGUIRRE et Eri MALLET, Messieurs Sylvain

MANGIAROTTIetChristianTERLAUD,etMadameValérieMESSAGERd'avoiraeptédefaire

partiedujury.

Jetiensaussiàexprimermagratitudeàmesparents,mafemmeetmafamillequim'ontdonnéla

hanedefairemesétudesetquim'ontsoutenumoralementetnanièrementdurantmonparours.

JeremerielafondationAnais Dunoisquiaassurélenanementdeette thèse.

EnnjetiensàadressermesplussinèresremeriementsàtouteslespersonnesduLaboratoire

CORIA, surtoutmon groupede reherhequi m'aaidé et enouragé durantla période de thèse :

DouniaBOUNOIARE,RoomilaNAECK,EliseROULIN,AnnePEREL,MartinROSALIE,Emeline

FRESNEL,SaidIDLAHCEN,YannMESLEM,CatherineGRUSELLE,ZakariaBOUALI,Memdouh

BELHI,OuissemBENNASR.

(5)
(6)

1 Le syndrome de mortsubite hez lenourrisson 9

1.1 Introdution. . . 9

1.2 Dénition etinidene . . . 9

1.3 Coneptionatuelle. . . 10

1.4 Rle dusommeil danslesyndromedelamortsubite . . . 14

1.4.1 Développementdesétatsdevigilaneetdesrythmesiradiens . . . 14

1.4.2 Mise enplaedesméanismesderégulationdesétatsdeveilleet desommeil . . . 26

1.4.3 Sommeiletmaturationérébrale . . . 28

1.4.4 Sommeiletfontionrespiratoire . . . 30

1.4.5 Sommeiletréexed'éveil . . . 35

1.4.6 Sommeiletfontionardio-vasulaire . . . 42

1.4.7 Thermorégulationdunourrissonauoursdusommeil . . . 48

1.5 Autresméanismespotentiels . . . 51

1.6 Conlusion . . . 55

2 Evaluationd'un systèmede surveillane ardio-respiratoire 77 2.1 Introdution. . . 77

2.2 Tehniquesdesurveillaneardio-respiratoire . . . 78

2.2.1 Fontionnementdessystèmesdesurveillaneardio-respiratoire. . . 79

2.2.2 Evaluation delanéessitéd'unsuiviardio-respiratoire . . . 82

2.2.3 Lemonitorageàdomiile . . . 83

2.2.4 Systèmedesurveillaneemployélorsdel'étude . . . 84

2.3 Suivisdesnourrissonsparleserviedepédiatrie . . . 85

2.4 Double systèmed'aquisitionduprotoole . . . 90

2.5 Suiviardio-respiratoiredenourrissonshospitalisés . . . 91

2.6 Signauxlassiquesversussignauxaoustiques . . . 93

2.6.1 FiabilitédumoniteurMP70 . . . 93

2.6.2 ExtrationdesintervallesRRàpartird'ECG . . . 93

2.6.3 Bruitdel'ativitéardiaqueetdudébit ventilatoire . . . 98

2.6.4 Synhronisationdessignauxlassiquesetaoustiques . . . 101

2.6.5 Fiabilitédel'amplitudedubruit del'ativitéardiaque . . . 104

2.6.6 Tahogrammesàpartirdubruitardiaque. . . 108

2.6.7 Qualitédeladétetiondesbattementsardiaques . . . 110

2.6.8 Cylesventilatoiresàpartirdusignalaoustique . . . 111

2.7 Conlusion . . . 113

3 Analyse de dynamiques ardiaques de nourrissons à risque 119 3.1 Cohortedesnourrissonssuivis. . . 119

3.2 Analysenonlinéairedel'ativitéardiaque . . . 122

3.2.1 VariationdesintervallesRRet arythmies . . . 122

(7)

3.2.2 Étudedesarythmies:dynamiqueàtroissymboles . . . 124

3.2.3 Struturedesappliationsdepremierretour. . . 129

3.2.4 Analysedelarégulationsinusalepardynamiqueàquatresymboles . . . 137

3.2.5 Amplitude delavariabilitésinusale. . . 144

3.3 Étude dansledomainetemporel . . . 148

3.3.1 AnalysedesintervallesRR . . . 148

3.3.2 Analysedesfréquenesmaximales . . . 152

3.4 Disussion etonlusion . . . 153

3.5 Intérêtsdeladynamiquenonlinéaire. . . 154

A Le systèmenerveux autonome 161 A.1 Introdution. . . 161

A.2 Organisationdusystèmenerveuxautonome . . . 162

A.2.1 Leseérenesdusystèmenerveuxautonome . . . 163

A.2.2 Lesaérenesdusystème nerveuxautonome . . . 163

A.3 Contrledusystèmenerveuxautonome . . . 165

A.4 Le systèmeendorinien. . . 166

B Appliations de 1 er

retour des nourrissons 171

(8)

Si le syndrome de mort subite du nourrisson n'est plus aussi présent depuis la ampagne de

ouhagesur ledosdesannées 1990, il resteenoreàl'origined'untierdes déèsdes nourrissons,

e qui le laisse parmi les préoupations des pédiatres. A ela s'ajoute que le aratère soudain

et imprévisibleonduit àunhopsyhologique dévastateur pourles parentset lafratrie dontles

impliationsnonnégligeablespersistentdesannéesdurant,sien'estdurantlerestedelavie.C'est

poures raisonsque lesuivi ardio-respiratoiredesnourrissonsàrisque ouissus de fratrie àmort

subite(pourdesraisonspsyhologiquesdansedernieras)onstitueenoreunenjeud'importane.

L'unedesraisonsmajeuresjustiantunenouvelleétudedestehniquesdesuiviardio-respiratoire

résidedans letauxtropimportantde faussesalarmes quionduisent, dansle meilleurdes as,les

famillesàneplusutiliseresappareils;autrementesmoniteurssontunesoureindéniabledestress

et d'angoisse pour l'entourage du nourrisson dont l'impat sur le développement des nourrissons

appareillésn'ajamaisvraimentétéétudié.Dansleadredetravail,nousallonsommener(hapitre

1) par revisiterle syndromede mort subitedu nourrissonde manièreàdégager e qui en fait ses

spéiités; nous verrons ainsi que len÷ud entral de e syndromeréside dans lamaturation du

systèmeardio-respiratoireet laapaitédunourrissonàs'éveillerdansdessituationsritiques.

Danslehapitre2,unetehniquedemesuredel'ativitéardio-respiratoireparapteursaous-

tiquesest testée.Pourela,undoublesystème d'aquisitionestmisenplaede manièreànepaas

modierlespratiquesderoutineet,deplus,àpermettrelavalidationdelatehniqueproposée.Lors

delavalidationdesmesuresparapteursaoustiquesàl'aidedessignauxaquispardeséletrodes

etunmoniteurourant,nousavonsonstatéquelessystèmesquotidiennementutilisésdanslesser-

vies pédiatriques n'oraientpasnéessairementlaabilité espérée.Malheureusementlesapteurs

aoustiquesneserévèlentpasmeilleursetmêmepluttmoins ables.

Danslehapitre3,leséletroardiogrammesenregistrésavelesystèmederoutinesontutilisés

pour onstruire des tahogrammes (séries temporelles des intervalles RR) permettant l'étude des

dynamiquesardiaquesdenourrissonsayantfaitdesmalaisesoudesbronhiolitesetmonitorésàe

titre auserviede pédiatrie duCHU deRouen. Ceionstitue une base dedonnéesassezrare,au

moinssil'on enjugelepeud'artilespubliéssurladynamiqueardiaquedenourrissons.

(9)
(10)

Le syndrome de mort subite hez le

nourrisson

1.1 Introdution

Pendantlongtemps,lesyndromedemortsubitedunourrisson,aratériséparledéèsbrutaletinexpliqué

d'unenfantapparemmentenbonnesanté,aété perçuomme l'unedes pathologieslesplusmarquantes dela

médeine.Auoursdesdernièresannéesdesavanéesmajeuresdanslaompréhensiondesméanismesreliantle

sommeiletl'homéostasie 1

ontétéréalisées:itonslamiseenévidenedesfateursderisquesenvironnementaux

et génétiques,ouladéouverted'anomaliesbiohimiqueset moléulaireshezles nourrissonsdéédés demort

subite,eipermettantnotammentd'en anerladénitionet defailiterlesreherhesdanse domaine[1℄.

Ladiminutiondunombrededéèsparsyndromedemortsubiterésulted'uneaméliorationdelaprévention

du risque de mort subite hez le nourrisson par une modiation de la position de ouhage des nouveau-

nés : il a en eet été démontré qu'une position de ouhage en déubitus ventral 2

augmentait le risque de

mortsubitedemanièresigniative[2, 3℄.Suiteàettedéouverte,desampagnesdepréventionnationaleset

internationalesontétélanéesaudébutdesannées

1990

,préonisantleouhagedesnouveau-nésenpositionde déubitusdorsal

3

,assoiéesàquelquesmesurespréventivesomplémentaires.Cettesimplemesureaentraînéune

rédutiondutauxdedéèsparmortsubitedeplusde

50%

[2,4,5,6℄.Cependant,malgrèsesreommandations préventives,lamortsubitedunourrisonrestelatroisième ausedemortalitéinfantiledanslemonde[7℄.

1.2 Dénition et inidene

LapremièredénitionformelleduSyndrome deMortSubiteduNourrisson 4

remonte à1969[8℄et s'énon-

çaitomme le déès soudain, durant son sommeil, d'unnourrisson oud'un jeuneenfant de moinsd'un an,

inattendude par sonhistoire, dont la ausedemeure inexpliquée malgrès lesexamens réalisés après ledéès.

Uneanalysedétailléedesironstanesenvironnementales,unhistoriquedesantéédentsmédiauxainsiqu'une

autopsieomplètedesnourrissonsvitimesd'unsyndromedemortsubiteestindispensablepourdiérenierles

mortssubitesexpliables (l'étudedesironstanesentourantle déèsoul'autopsie permettent dedéterminer

laausedudéèstelquelasuoationdansunenvironnementdeouhageinadapté[9,10℄)desmortssubites

inexpliquées(auune auseévidenten'estretrouvée).Bienquelamortsubitedunourrissonsoitdénieomme

unsyndrome,'est-à-direrésultantpotentiellementdeplusd'unemaladie,ellen'enrestepasmoinsregardée

1. L'homéostasiedésigne laapaité duorps àmaintenirunestabilité relativementonstante du milieuinterne malgrèsles

utuationsdumilieuexterne(environnement).Ils'agitenfaitd'unétatd'équilibredynamiquedanslequellesonditionsinternes

varientmaistoujours dansdeslimitesrelativementétroites. Lesréponseshoméostasiquesdu orpssontréguléespar lesystème

nerveuxetlesystèmeendorineagissantensynergieouindependamment

2. déubitusventral:allongésurleventre.

3. déubitusdorsal:allongésurledos.

4. SMSNorrespondàl'aronymeanglaisSIDSpourSuddenInfantDeathSyndrome.

(11)

ommeuneentitésingulièredufait deesaratéristiquesdistintives, parmilesquelles sontmisesen reliefla

prévalened'unpid'inideneentreledeuxièmeetlequatrièmemoisdevie,uneprédominanemasuline,une

prématuritéetsasurvenueauours dusommeil.

Parlasuite,desmodiationsontétéapportéesàettepremièredénition,restreignantainsisonappliation

auxnourrissonâgésdemoinsd'un an[11℄, inluantl'étudedelasènedudéèsainsiquelanéessitéd'établir

lelien entreledéèsetune périodedesommeil (périodeauoursdelaquellesurviennentlamajoritédesdéès

[12℄).Toutefois,lemomentexatauquelseproduitledéès,àsavoirauoursd'unephasedesommeiloudurant

l'unedesmultiples transitionssommeil-éveilqui jalonnentlesnuits,restetoujoursindéterminé,auunélément

nepermettantdel'identierdefaçonertaine.Seule larelationentre ledéèset unepériodede sommeilpeut

êtreétabliedefaçonlaire.

Danslespaysindustrialisés,lamortsubitedunourrissonrestelaausedemortalitéinfantilelaplusfréquente

auours de lapériodepost-natale de landu premier mois, nde lapremièreannée. Une étuderéente du

tauxdedéèsparmortsubiterelevésdans13paysindustrialisés[13℄révèleunenettediminutiondeelui-iau

ours de lapériode 1990-2005qui fait suiteaux ampagnesde préventions parmodiation despratiques de

ouhage.Parmies pays,leJapon présente le tauxdemortalité parmortsubite leplus faibleave

0, 09

as

/1000

nourrissons,tandisqueletauxleplusélevéestatteintenNouvelle-Zélandeaveuntauxde

0, 8/1000

[6℄.

LaFrane,quantàelle,présenteuntauxdedéèsdûàesyndromede

0, 32/1000

,soitundéèssurdixequi

resteenoretrèsélevé[14℄.Ilestànoterependant,quelesdiérenesentrelestauxdemortalitéimputablesau

syndromedemortsubitedunourrissonpeuventêtresubstantiellementdépendantesdefateurstelsquelepays

oulavilledanslequelledéès aeu lieu,ainsique desméthodesd'investigationutiliséespourdiagnostiquerle

déès,méthodesdépendantesdeladénitiondusyndromedemortsubitedunourrissonadmiseparlepratiien

liniqueayanteetuélediagnostique[15℄.

Même s'il existe une population à risque, la mort subite peut frapper n'importe quel nourrisson, né à

terme ou prématuré, présentant une pathologie ou non. Son retentissement sur la famille s'apparente à un

traumatismeviolentet durable.La priseenhargepsyhologiquede es famillesnéessite uneompréhension

et une expliation dela maladie.C'est pourquoi, même side grandsprogrès ont étéenregistrés es dernières

annéesgrâe,notamment, auxampagnesdeprévention,lesyndromedemortsubite dunourrissononstitue,

aujourd'huienore,unproblèmedesantépublique.

1.3 Coneption atuelle

Laprinipalethéorieémergeantdesdonnéespluridisiplinairesreueillies, tendàonevoirlesyndromede

mort subite du nourrisson omme l'aboutissement d'un proessus multi-fatoriel. La mort ne résulterait pas

d'uneauseunique,maisdelaonjugaisondemultiplesfateurs,isolésouassoiés,entraînantledéèspardes

méanismesvariés[16,17,18℄.Surettebase,FilianoetKinneyontproposéen1994unmodèleditdutriple

risque [16℄ (Fig. 1.1)selon lequel,le syndrome nesurvient quelorsque trois fateurs prinipaux de risques

sontprésentssimultanément:

1. unevulnérabilitésous-jaentedunourrisson;

2. unepériodededéveloppementritique;

3. desfateursd'agressionexternesdansleontrledel'homéostasie.

L'ensembledesétudesépidémiologiques,physiologiquesetneuropathologiquesmettentenavantl'hypothèse

d'unevulnérabilitésous-jaentedunourrissonommefateurommunàtouslesdéèsimputablesausyndrome

demortsubite.Desanomaliesauniveau desfontionsneurologiques[19,20,21,22,23℄,duontrleautonome

[24,25,26,27,28,29℄,del'organisationdesstadesdesommeilet desfontionsrespiratoires[30℄ontégalement

étéretrouvéeshezlesvitimes.Cesdéouvertesneuropathologiquesrévèlentundéitsigniatifdesstrutures

neuralesdansleortexérébraletdanslessitesrelativementprohesdesstruturesérébralestellesquel'olive

inférieure 5

etlasurfaeventraledelam÷lle[24,25,26,27,28,29℄. Cesstruturesneuronalessontimpliquées

5. L'oliveinférieureestunnoyauolivairefaisantpartiedubulberahidien.Lesnoyauxdubulberahidienrégissentlerythme

respiratoire,lapressionartérielle,lafréqueneardiaque.Lesnoyauxolivairesetd'autresentressontresponsablesdelatoux,de

(12)

Syndrome de mort subite du nourrisson −Troubles de l’eveil

−Defaillance respiratoire

−Defaillance du systeme nerveux autonome Vulnerabilite du nourrisson

− Prematurite − Tabagisme maternel − Predisposition genetique −Sexe

Environnement − Position ventrale

− Temperature ambiante elevee − Visage couvert

− Privation de sommeil − Tabagisme

− Literie inadaptee − Infections − Medications

entre 2 et 6 mois Periode de developpement critique

Figure 1.1Modèletriplerisquedusyndromedemortsubitedunourrisson

danslarégulationdelapressionsanguineetdesréexesd'éveil[31℄.Uneauto-inhibitionexessivedesneurones

sérotonergiques 6

aégalementétéidentiéeommefateurderisqueavepouronséqueneunedérégulationdu

ontrle autonome, un méanisme potentiellement impliqué dans l'altérationde l'homéostasiesérotonergique

identiéhezlesnourrissonsayantsuombésàesyndrome[32℄.Lepolymorphismedesgènesimpliquédansles

fontionsautonomes,laneuro-transmission,lemétabolismeénergétique,etlaréponseauxinfetionsaégalement

été identiéeomme fateur de risque hezles nourrissonsdéédés [1, 33℄. La présene de e polymorphisme

des gènes est supposée les rendre plus vulnérablesau syndrome de mort subite, ette vulnérabilité devenant

évidente lorsqueesnourrissonssontonfrontésàunenvironnementpotentiellementdangereux[6℄.

L'exposition prénatale au tabagisme maternel représente également un fateur de risque important qui

augmente la vulnérabilité du nourrisson [23℄. Plusieurs études ont examiné l'inuene que pourrait avoir le

tabagismematernelsurlesyndromedemortsubite.Ilendéoulequ'uneexpositionprénataledunouveau-néau

tabaaugmentelerisquedemortsubited'unfateuromprisentre0,7et4,85[34℄,lerisqueétantdiretement

proportionnel aunombrede igarettesonsomméesparlamèreauoursdesagrossesse[34,35℄. Ilaainsi été

suggéréque letabagismematernel pouvait altérerle développementduontrle autonome,augmentantdee

faitlavulnérabilitédunourrisson,eteid'autantplus,siefateurderisqueestassoiéàd'autresfateursde

risquesmajeurstelsqu'unpetitpoidsdenaissane,uneprématuritéet/ouunretardderoissaneintra-utérin

[36,37℄.Lepartagedulitparental,notammentaveunemèrefumeuse,aroîtenorelerisquedemortsubite

[38,39℄.

Enn, laprématurité,unpetit poidsde naissane,uneanémiematernelle,l'usagededroguesilliitestelles

quelaoaïne oul'opiumdurantlagrossesse,aroissenttouslavulnérabilitédunourrissonet donlerisque

de mortsubite lié àun environnement intra-utérin inadéquat [40, 41, 42, 43℄. Un retardde roissane intra-

utérin,laprématuritéinduisentunretarddematurationdusystèmenerveuxautonome,notammentdel'ativité

parasympathiqueauprotde l'ativitésympathique,l'une et l'autreétantimpliquéesdansle ontrleardio-

vasulairedont l'instabilitéauours dusommeil[44℄ augmente lerisque[41, 43℄.Prisesonjointement, toutes

es étudesmettent enévidene une vulnérabilitédu nourrissonqui, assoiée àune période dedéveloppement

ritiqueetexposéàunenvironnementpotentiellementdangereux,peutpréipiterlesévènementsversuneissue

fatale.

Plusde

90%

desdéèsdiagnostiquésommesyndromedemortsubitesurviennentdanslessixpremiersmois devie,aveunpid'inidene omprisentre2et4mois[6,45℄. C'estauours dessixpremiersmois aprèsla

naissanequed'importantshangementsphysiologiquessurviennentaompagnésd'unerapidematurationdu

6. Lesneuronessérotonergiquessontliésàl'éoreérébrale,ausystèmelimbiqueetàuneséried'autresentresérébrauxqui

ontunefontionderégulation auniveausensoriel, moteur et assoiatif.Pour bienintégrer l'assoiationdediérentes fontions

tellesquelelanguage,phénomènequiassoielesaspetsauditifs(entendre),visuels(lireenvoyantleslettres)etmoteurs(ontrle

desmuslesdularynx),leerveaudisposed'une sériedepointsdeliaisonappelésrelais.La sérotonineauneet inhibiteur

surles relaissensorielset exitantsur lesrelais moteurs.Ilsemble que lasérotonine aitunpuissanteet homéostatiquesur la

(13)

erveau,dusystèmeardio-respiratoireetdel'organisationdesstadesdesommeil[46℄.Enpartiulier,lesyles

veille-sommeilsemettentenplae rapidementlorsde l'apparitiondes premiersfuseauxde sommeilentre2et

4mois[47,48℄,témoindelamaturationérébralesigniativesurvenantdurantettepériode.C'estégalement

au ours des six premiers mois de vie que s'opère une maturation importante du ontrle ardio-vasulaire

dunourrisson.Unnourrissonprésentantdéjàuneertainevulnérabilitédurantettepériodededéveloppement

ritiquepeutainsiavoirertainesdiultésd'adaptationsphysiologiquesnéessairesaumaintiendesonéquilibre

homéostasique.

LedernierfateurdumodèletriplerisqueproposéparFilianoet Kinney[16℄,pourraitjouerunrleruial

danslasuessiondes évènementssuseptibles deonduireàundéèssoudain hezunnourrissonvulnérable.

Divers fateurs de risques environnementaux ommuns aux vitimes de e syndrome ont ainsi été identiés

parmis lesquels sont mentionnés le ouhage en position ventrale, la privation de sommeil, une literie trop

souple, un environnement surhaué, le partage du lit, des pyjamas reouvrant le visage [2, 4, 49, 50℄. Par

ailleurs, lamoitié des déès surviennent lorsdu partage du lit ou d'un anapé ave une autre personne [49℄.

Des agressions extérieures telles qu'une infetion, de la èvre, une maladie respiratoireou gastro-intestinale

mineuresuseptibledeperturberl'homéostasiedunourrisson,surviennentfréquementdans lesjours,voireles

semainespréédantledéès[40,51℄.Lesfateursderisquesonnustelsqu'uneprivationdesommeil,unoupde

haleur,uneinfetioninduisentdeshangementsdansleontrledusystèmenerveuxautonomearatériséspar

une diminution de l'ativité parasympathique et/ou une augmentation de l'ativité sympathique dusystème

nerveux autonome (f. Annexe A) [52, 53, 54, 55℄. La position de ouhage sur le ventre, identiée omme

fateur de risque majeur [57℄, favoriseraitune température orporelle entrale et périphérique du nourrisson

plusélevée,omparéeàlapositiondorsale[58℄.Cettepositionventraledeouhagefavoriseraitlaré-inhalation

desgazexhalésparlenourrissonlorsqueelui-iestàplatventre,pouvantalorsonduireàuneasphyxie,àune

hypoperfusion duerveauet,paronséquent,àunediminutionde laréativitédusystèmenerveuxautonome

[1℄.

Al'imagedel'identiationdesfateursderisquesdusyndromedemortsubite,unertainnombredefateurs

proteteurstelsquel'allaitement,l'usagedelatétineetl'emmaillotementontétéidentiés.L'allaitementsemble

réduirelerisquedemortsubited'environ

50%

, toutâgeonfondu [59℄.Lesétudesphysiologiquesréaliséessur desnourrissonsnésàtermesetenbonnesantémontrentque,durantlapériodededéveloppementritique,soit

entre

2

et

4

mois, les nourrissons allaités se réveillentplus failement d'un stade de sommeil agité que eux alimentés ave des formules latés [60℄, indiquant par là que l'allaitement pourrait avoirun eet proteteur.

L'usagede la tétine semble également être un fateur de protetion ontre e syndrome, peu de nourrissons

déédés de mortsubite en ayanteu l'usage omparés auxnourrissonsde référene [61℄. Son usage semblerait

favoriserleréveil,unedéfaillanedesméanismesd'éveilpouvantêtrel'undesproessusonduisantàlamort

subite.

L'expliationdusyndromes'orienteraitdonplusversunepathologiedefontionpluttqued'organe,im-

pliquant des anomalies au niveau des méanismes de régulation de l'homéostase. La première année de vie

d'unnouveau-néest aratériséepardeshangementsmultiples et ontinus,notammentene quionernela

maturation dusystème de ontrle ardio-respiratoire,lamise en plae des rythmes de veille et de sommeil,

l'alimentation,lesrelationspsyho-aetivesavel'environnement,lesméanismesdedéfense ontrelesinfe-

tions, ainsi que les inuenes respetives des systèmes sympathique et parasympathique intervenant dans le

ontrledesgrandesfontionsphysiologiques[16℄. Selonlemodèletriplerisque, seulunnourrissonprésentant

une anomalie sous-jaente,soumis simultanémentà es trois fateurs de risques(Tab. 1.1), serait suseptible

d'être vitime de mort subite. Il faut ependanttenir ompte dufait que des nourrissons parfaitement sains

peuventégalementsuomberàesyndromes'ilssontsoumisàdessituationsàrisquesauxquellesilssontdans

l'inapaitéd'éhapperdeparleurâge,situationstellesquel'asphyxieparunoreilleroulorsdupartagedulit

[62℄.Ainsi,laonsignedeouhagedesnouveau-nésendéubitusdorsalepermetd'éliminereprinipalfateur

derisque,quelquesoit l'étatdesantédunourrisson.Uneétuderéenteamontréquesur

209

déèssoudainde

nourrissonsrépertoriés,

85%

étaientassoiésàdesironstanesohérentesaveuneasphyxie,equiinluaitla

position endéubitus ventral etle partagedulit, suggérantunrlemajeur del'asphyxiedanslapathogénie 7

dusyndrome de mort subite du nourrissondans saglobalité [63℄. Une analyse métiuleuse des ironstanes

(14)

entourant les déès soudain de nourrissons a montré qu'environ

13%

d'entre eux pouvaient être attribués à

une suoation aidentelle ou intentionnelle [64℄. Cependant, le diagnostique de l'asphyxieomme ause du

déèsrestetrèssubjetif, lamesuredesniveauxdegazdusangétanttotalementinaessible.Lepartagedulit

renontretoutefoisertainsargumentsensafaveur,puisqu'ilontribueaubien-êtredunouveau-néenfailitant

l'allaitementmaternelleet lastruturationdesliensaetifsmère-enfant[65℄,indispensableaubien-êtreet au

bondéveloppementdunourrisson.

Table1.1 Fateursderisquesdans lesyndromede mortsubitedunourrisson. Cesfateurs derisquessont

extraitsdedoumentsprovenantduCentre deontrle desmaladiesetde laprévention(2007)[66℄,Byardet

Krous(2003)[67℄ etdediversesétudesonduitesparlelaboratoiredeKinney[21,22,19℄.

Fateurs de risques Rle supposé dans lapathogénèse

Fateurs environnementaux

Couhagesurleventre asphyxie par ré-inhalation des gaz exhalés, perte de haleur réduite;

onsolidationaruedusommeiletdiminutiondeséveils

Surfaede ouhage molle asphyxieparré-inhalationdesgazexhalés,pertedehaleurréduite

Coupde haleur Prolongation des réexes ardiaque et respiratoire inhibiteurs; halète-

mentréduit

Hiver Tendaneàl'augmentationdesinfetionsdesvoiesaériennessupérieures

etprobablementhauageexessif

Fateurs maternels

Tabagisme Augmentation de la densité des réepteurs GABA; augmentation de

l'ativitéinhibitrie;diminutiondesréexesd'éveil

Partagedulit asphyxieparré-inhalationdesgazexhalés,pertedehaleurréduite

Aloolisme sévère Augmentation de la densité des réepteurs GABA; augmentation de

l'ativitéinhibitrie

Fateurs prénataux

Prématuréounéaveunpetit

poids de naissane

Retarddansledéveloppementetpersistanedesréponsesréexesf÷tales

SexeMasulin Diminutionplusimportantedesréepteursdelasérotonine

Ageomprisentre

2

et

4

mois Persistanedesréponsesréexesf÷talesavantl'émergenedesréponses

exitatriesnéonatales

Déienesdesréepteursdes

neurotransmetteurs

Rédutiondesréexesexitateursardiaqueetrespiratoire

Sommeil Rédution des réexes exitateurs et augmentation des réexes inhibi-

teursardiaqueet respiratoire

Fateursgénétiques Instabilitésdesfontionsautonomesetardiaque;disfontionnementdes

neurotransmetteurset redutiondesréponsesexitatries

Paradoxalement,

10%

des as de mort subite surviennenthezdes nouveaux-nés ouhés sur le dos, dans leur proprelit et le visagedéouvert [5℄. Cette onstatationvient renforer l'idée que es fateurs de risques

extrinsèquesne sontpasles seulsresponsablesdu syndrome demortsubite, et queelui-i est bien d'origine

multifatorielle. Plusieurs hypothèses ont été avanées onernant les méanismes potentiels onduisant au

déès soudainet inexpliqué d'unnourrissonapparemmenten bonnesanté.Parmi elles-i, une défaillanedu

ontrle ardio-respiratoireau ours d'une période de sommeil, une défaillanedes méanismesd'éveil fae à

unesituation potentiellement dangereusepourlenouveau-né,une persistanedesréexes f÷tauxauours de

la période néonatale,ou enore un stress exessif sont lesplus onordantes ave les études réalisées.Quelle

(15)

demortsubite. Ilsembledonindispensabledeomprendrelesommeildunouveau-né,sondéveloppement,sa

struturation,ainsi que l'inuenequ'il peut avoirsur lesgrandes fontionsphysiologiquesidentiées omme

défaillantes, an de pouvoir appréhender la omplexité de l'intriation des méanismes supposée aboutir au

déès.

1.4 Rle du sommeil dans le syndrome de la mort subite

Lamajoritédesdéèssoudainsetinexpliquésdenourrissonssurvientdurantunepériodededéveloppement

àrisque se situant entre le deuxième mois et le sixième mois d'âge post-natal,période qui s'aompagne de

hangementssigniatifsdansl'organisationetlastruturationdusommeil,desommandesardio-respiratoire

etimmunologiques.

Les diverses études menées pour tenter de omprendre et d'expliquer le ou les méanismes sous-jaents

mettent en évidene une défaillanedu ontrle ardio-respiratoiredunouveau-né au ours d'une période de

sommeil.Cependant,auunindienepermet dedéterminerl'instantpréisdudéès.Ainsi,laquestionsepose

de savoir si la mort survient au ours d'une phase de sommeil, lors d'une transition sommeil-éveil ou éveil-

sommeil,ouenorelorsdelatransitionentredeuxstades desommeil.Surette base,ertainesétudessesont

intéresséesàlapossibilitéd'unedéfaillanedesméanismesd'éveil[68,69℄,d'uneanomalieoud'uneimmaturité

del'organisationdusommeil[70℄.Bienqu'enlui-même,lesommeiln'ensoitpaslaause,ilestlairementétabli

aujourd'huiqueledéèssoudainetinexpliqué d'unnourrissonrésulte enpartied'unedéfaillanedesfontions

sousontrledu systèmenerveuxautonome et moteur,dontl'évolutionet ledéveloppementsont intimement

liésaudéveloppementetàl'organisationdesstadesdusommeil[71,72℄. Lesgrandesfontionsphysiologiques

que sontles fontions ventilatoire,ardio-vasulaire,endorinienne, digestive et thermo-régulatrie s'exerent

eneet aussibien pendantlesphasesde sommeil alme quedurantlesphasesde sommeilagité, àdes degrés

inférieurs,égauxousupérieursàeuxdesphasesd'éveil.

L'évaluation de l'inuene de es stades de sommeil sur es grandes fontions vitales est néessaire pour

appréierlalimiteentrenormalitéet défaillaneennéonatalogie.Ilestdonindispensabled'avoiruneonnais-

sanepréisedudéveloppementet del'organisationdesétatsdevigilanedunourrissonaratérisés pardeux

étatsdesommeil et deux étatsd'éveil, et deleurs évolutionsenfontion del'âge dunouveau-né.Ilsera alors

possible d'évaluerlesmodiationsdesfontions neuro-végétativeset motriesselonles stadesde sommeil et

l'âgedu nouveau-né,et d'estimer ainsil'impat des fateursde risquessur l'organisationdu sommeil et leurs

réperussions sur le ontrle de ertaines fontionsvitales, dont les défaillanessont mises en auses dans le

syndromedemortsubitedunourrisson.

1.4.1 Développement des états de vigilane et des rythmes iradiens

L'apparitionet l'organisationdesdiérentsétatsdeveilleet desommeil, ainsiquedesrythmesiradiens,

résultentd'unlongproessusdedéveloppementetdematurationquidébutedèslapériodef÷tale.L'émergene

de es diérentsétats omportementauxest l'un des aspets les plus signiatifs de la onstrution et de la

maturationérébralef÷talepuisnéonatale[73℄.Ces étatsdevigilanesontaratérisésparunertainnombre

deritèresspéiquesàhaqueétat,apparaissantdemanièreohérenteauoursdutemps[74℄.Pourpermettre

unelassiationdeesétatsdontlesaratéristiquespréisesontétédéniesparMonoden1965[75℄,Dreyfus-

Brisaen1968[76℄,puisPrehtlen1974[77℄,unertaindegrédematuritéérébraleestnéessaire.

Laplupart desétudesonernantlesétatsdeveilleet desommeil dunouveau-né ontété réaliséesàpartir

dedonnéespolygraphiques[75, 77, 78,79℄. Le odagedes stadesde sommeilhezlenouveau-né,ommehez

l'adulte,reposesurl'enregistrementdenombreusesvariablesphysiologiquespendantlesommeil,regroupéessous

ladésignation depolysomnographie(Tab.1.2) [71℄regroupantl'enregistrementd'unéletro-enéphalogramme

(EEG),d'unéletro-oulogramme(EOG), d'unéletro-myogramme(EMG);et desparamètresvégétatifsas-

soiés de type ardio-respiratoire et musulaire [80, 81℄. Un enregistrement vidéo simultané vient ompléter

les données reueillies. En pratique linique, l'analyse des ativités ortiale, oulaire, et musulaire sefait

visuellement,onsistanten uneappréiation graduelle,dépendantduomportement dunouveau-né et de son

(16)

Table1.2Caratéristiquesdesstadesdesommeil hezlenouveau-néàterme etprématuré.D'après[71℄

Paramètres Stades Prématuré A terme

EEG Sommeilagité Ondes

δ

ou

δ + θ

Ondes

δ

ou

δ + θ

ontinu traéalternant

Sommeilalme disontinu traéalternant

MOR (REM's) Sommeilagité oui oui

Sommeilalme non non

Autres paramètresphysiologiques

Mouvementsorporels Sommeilagité ++++ +++

Sommeilalme ++ +

Paramètres respiratoires

Fréqueneventilatoire Sommeilagité élevée élevée

Sommeilalme lente lente

Pausesrespiratoires Sommeilagité ++++ ++

Sommeilalme ++ +

Paramètres ardiaques

Fréqueneardiaque Sommeilagité Plusrapide Plus rapide

Sommeilalme Pluslente Plus lente

Variabilitéardiaquehautefréquene Sommeilagité Plusbasse Plus basse

Sommeilalme Plushaute Plus haute

Variabilité ardiaquebassefréquene Sommeilagité Plushaute Plus haute

Sommeilalme Plusbasse Plus basse

Les partiularités dessignaux EEG (Fig. 1.2) dunouveau-né [82℄ (Tab. 1.2), orréléesà lasuession ex-

trêmementrapidedesmodiationsdesfontionsautonomesetmotriesenfontiondesstadesdesommeilau

ours des premiersmois de vie, ont amenéles auteurs françaisàproposerune terminologiedistintede elle

del'adulte pour désigner lesétatsde vigilanede lapetiteenfane[75℄.Ainsi, lesdiérents étatsdesommeil

du nouveau-né sont désignés sous les termes de sommeil alme et de sommeil agité, tandis que les

termes d'éveilalme et d'éveil agité fontréférenes auxétatsde veille [76℄. Lespériodes desommeil

nerépondantpasauxritèresdel'unou del'autrede esdeuxétatsdesommeil sontregroupéssousleterme

de sommeil indiérenié, indéterminé ou transitionnel [83℄. Une autre désignation de es états, proposée par

Prehtl,déomposel'étatdeveilleentroisstades[84℄

stadeiii (éveilalme),

stadeiv (éveilagité),

stadev (éveilave pleursetris);

etl'étatdesommeilendeuxstades

stadei (sommeilalme),

stadeii (sommeilagité).

Chez lenourrisson,l'éveilalme (stadeiii)searatériseparune réeptivitésensorielle ativedesonenvi-

ronnement.Lesyeuxsontatifsetattentifs,letonusmusulaireestprésent,assoiéàdesmouvementsorporels.

Lesrythmesrespiratoireet ardiaquesontrapideset irréguliers.Cet étatd'éveilest peuprésentdans lespre-

(17)

Figure1.2EEGdesstadesdeveilleetdesommeildunourrisson.D'après[85℄

Figure1.3 Ativitémoyenned'un EEGlorsd'unéveilalme d'unnouveau-né de41 semainesd'âgegesta-

tionneletbienportant.Etalonnage :temps1s,amplitude

100 µ

V. D'après[82℄

(18)

Table1.3CaratéristiquesEEGdesstadesdeveilleet desommeil.D'après[82℄

Ativité Amplitude Durée Fréquenes Etat

Mixte Faible

20 − 30 µ

V Continu

1 − 8

Hz Sommeilagité1

Ondes

δ > 100 µ

V

2 − 4

Hz

Alternante

50 − 200 µ

V

3 − 8

s

0, 5 − 3

Hz Sommeilalme

25 − 50 µ

V

4 − 8

set

< 20

s

1 − 7

Hz

Lenteontinue

50 − 150 µ

V

< 20

s

0, 5 − 4

Hz Sommeilalme

Moyenne

25 − 50 µ

V

< 20

s

1 − 7

s Veille

Moyenne

25 − 50 µ

V

< 20

s

4 − 7

s Sommeilagité2

ndupremiermois,puispresque2honséutivesversletroisièmemois[86℄.L'ativitéEEGreprésentativede

etétatest moyenne(Fig. 1.3),aratérisée paruneativitéontinueirrégulièrede fréquene

θ

(de4à7Hz)

auxquellespeuvents'assoierdesfréquenespluslentes

δ

(de1à3Hz)[82℄.

L'éveilagité(stadeiv)estaratérisé,omparativementàl'éveilalme,parunreplisurlui-mêmedunouveau-

né.Les fréquenesardiaque et respiratoiresont,làenore,rapideset irrégulières, aompagnéestrès souvent

depleurs et deris.Cet étatd'éveilprédomine dans lespremiersjours devieavantde éderprogressivement

laplaeàedernier,jusqu'àquasimentdisparaîtreversletroisièmemois[86℄.L'ativitéEEGest,ommepour

l'éveilalmeet lesommeilagité,moyenne(Fig. 1.3)[82℄.

Lesommeilagité(stadeii)dunouveau-né,aratérisépardesmouvementsoulairesrapidesettrèsfréquents

[84℄,est prohedusommeilparadoxaldel'adulte[75℄,et représente

50

à

60%

dunyhtémère8. Ladensitédes

mouvementsoulairesrapidesdeesommeilparadoxalaugmenteavel'âge.Lesmouvementsorporelssonttrès

fréquentset périodiques,assoiésàunemotriitépluspartielle:mouvementsnsdesextrémités,mouvements

segmentairesdesmembres,multiplesexpressionsfaiales[87℄.L'ativitéEMG dumentonest nulle, etletonus

musulaireextrêmement basomparé au sommeil alme. Lerythme respiratoireest irrégulier et plus rapide,

entre 30 et 60 mouvements parminute, assoié àde brèvespausesrespiratoires inférieuresà 12s. Le rythme

ardiaqueest égalementirrégulieretpluttrapide,puisqu'entre120et 150battementsparminute.

Lesommeilagité(Fig.1.4)peutsedéomposerendeuxphases:lesommeilagité1etlesommeilagité2,tous

deuxétantsaratériséspardesativitésEEGdiérentes[82,88℄.Lesommeilagité1suitlaveilleetpréédele

sommeilalme,tandisquelesommeilagité2suitlesommeilalme.Pendantlesommeilagité1,l'EEGprésente

uneativitéontinue,omportantdavantagesd'ondeslentes(de2à4Hz)degrandesamplitudes(100

µ

V)[75℄.

Lesommeil agité2,l'éveilalme et l'éveil agitéprésententuneativitéEEG identiquedésignée sousleterme

d'ativitémoyenne.Ilest ànoter quees diérentsétatsayantune signature EEGsimilaire, il est aiséde les

onfondre.

Lesommeilalme(stadei)dunouveau-né,sansmouvementoulaire,s'apparenteausommeillentdel'adulte

etreprésente

40%

dunyhtéméré[75℄.Lesativitésoulaires(EOG)etorporelles(EMG)sontabsentes,hormis

quelquesbrefs sursautset quelquesmouvementsde suions périodiques et très réguliers. Paradoxalement,le

tonusmusulaireestimportant.Larespirationestlenteetrégulière,généralementpeuample,omportantentre

30et 40 yles parminute, une fréqueneinférieure àelle dusommeil agité.Rarement peuvent survenir des

soupirs,suivisdepausesrespiratoiresdontladuréeestpluslonguequ'ensommeilagité,sanstoutefoisdépasser

15seondes.Lerythmeardiaqueestlui-aussilentetrégulier,auxalentoursde90à140battementsparminute,

equirestelàenore,inférieuràlafréqueneardiaqueensommeilagité.

Endessousde36semainesd'âgepost-oneptionnel,lesommeilalme estaratériséparuneativitéEEG

disontinue,pontuéeépisodiquementpardesbouéesd'ondes

δ

.A 37semainesd'âgepost-oneptionnel,que le nouveau-né soit prématuré ou à terme, e traé EEG disontinu laisse plae àun traé alternant ou lent

8. nyhtémère : dugre nukthêmeron(nuktos nuit et hëmera jour). Termeutilisé enphysiologie pour désigner une

(19)

Figure1.4EEGdusommeilagité.

ontinu.Letraéalternantestonstituéd'unfondd'ondes

θ

(de4à7Hz)defaibleamplitude(de25à50

µ

V),

pontuédebouéesd'ondeslentes(de1à3Hz)degrandesamplitudes(50à200

µ

V)d'uneduréevariantentre

3et 8seondes[82,88℄.Après44semainesd'âgepost-oneptionnel, soitenviron5mois,seulpersisteletraé

lent ontinu (Fig. 1.5),onstitué d'ondes lentes defréquenes dominantesde 1à3Hz et d'amplitude variant

entre 50et150

µ

V.

Figure 1.5 Ativité alternante d'un EEG durant lesommeil alme d'un nouveau-né de 40 semaines d'âge

gestationnel.Alternanedebouéeset d'intervalle.D'après[82℄

L'apparitiondespremiersfuseauxdesommeil(Fig.1.6) 9

(entre12et 16Hz),indiateursdelamaturation

érébraledesvoiesthalamoortiales 10

,sefaitversl'âgede8semaines,dénissantparlàlestade2dusommeil

lent.Lesommeilalme ave fuseauxdesommeil etlestade3dusommeillentprofond,beauoupplusriheen

ondes

δ

,sedistinguentversletroisièmemoisde vie.Enn,entre 6mois et 1an, lesstades3et 4dusommeil lent profondde l'adulte deviennentreonnaissables.Le rledes fuseauxdusommeil sembleêtre depermettre

ausujet des'isolerd'unenvironnementbruyantandepréserversonsommeil.

Lesommeiltransitionnelouindiérenié,orrespondaupassagedusommeilagitéverslesommeilalmequi

dureenmoyenneinqminuteetvingtseonde,ainsiqu'aupassagedusommeilalmeverslesommeilagitédont

laduréemoyenne estde quatreminuteet vingtseonde [82℄. Cetétatde sommeil représenteenviron

10%

du

sommeiltotal.Au oursdeesommeil, lesdiérentsparamètressemodientprogressivementdesortequeles

9. Lesfuseauxdusommeilrésultentd'unsystèmeosillantgabaergiqueuniquesituéauniveaudunoyaurétiuléduthalamus

permettantunesynhronisationdesiruitsneuronaux.Larégulation delaprodution deesfuseauxsefaitàtraverslesboules

thalamo-ortio-thalamiques.Leurfontionestenorehypothétiquemaisunrleproteteursurlesommeilestleplusprobable(en

inhibantlavoied'ativationdesstimulisensoriel).

(20)

Figure 1.6Fuseauxdesommeilauoursdusommeildunourrisson.

paramètresdesdeuxétatsdesommeilsnissentparoexister.Enn, ladisparitiondesmouvementsoulaires

estlepremiersignedelatransitionsommeilagitésommeilalme;lesmouvementsoulairessontlesderniers

àapparaîtrelorsdupassagesommeilalmesommeilagité.

Le réexe d'éveil du sommeil peut être déni en utilisant au moins quatre ritères basés sur les stades

de sommeil standards. Du point de vue du traé életro-enéphalographique, l'amplitude du signal déroît

et sa fréquene augmente, tandis qu'une rédution de l'ativité des ondes

δ

et/ ou des fuseaux de sommeil

est observée.Le rythmeardiaque s'aélèreet s'aompagned'uneaugmentationde lavariabilité durythme

ardiaque. La variabilité de lafréquene respiratoire augmente elle-aussi; il en est de même pour les pauses

respiratoiresquipeuventinluredessoupirs.Enn,desmouvementsorporelssontprésentsd'uneduréevariant

entre3seondesetuneminute.Lesmouvementsorporelssurvenantsurunepériodedetempspluslongueque

laminutearatérisentunréveil.

Le sommeil de l'enfanta largement étéétudié, mais laprinipale diulté à omparerlesrésultats réside

danslagrandevariabilitédesparamètresretenusparlesauteurs pourleursinterprétations,ainsiquelagrande

variabilitéinter-individuelle.Lesétudessontégalementréaliséessurdespériodesetdesduréesdiérentesallant

de l'étude polygraphique de ourte duréeau ours de lajournée [89, 90℄ ou de lanuit [91, 92℄, à des études

sur

24

heures [93℄. Un autre obstale à la synthèse des résultats obtenus onerne le mode d'interprétation desdonnées. Laplupart des auteurs traduisentleurs donnéesen terme de stade d'éveil, de sommeil alme et

desommeilagité.Certainsintroduisentlanotiondesommeilindiérenié pouraratériser latransition entre

deux stades de sommeil [94, 91℄. Enn, quelques-uns hoisissent d'évaluer le sommeil du nouveau-né et du

nourrissonselonlesritèresdusommeildel'adulteétablisparRehtshaenetKales[80℄,etadaptéàl'enfant

parGuilleminaultet Souquet[95℄enequi onernelesondeslentes(

100 µ

V),andedistinguerlesstades

1

,

2

, et

3 − 4

(sommeillentprofonddel'adulte) dusommeilalme dunourrisson.Cependant,d'unpointde vue

(21)

qualitatif,lesdiversesinterprétationss'aordentsurlamaturationdesprinipauxétatsdevigilanearatérisés

paruneaugmentationdelaproportiond'éveilet desommeilalme enfontiondel'âge,assoiésdanslemême

tempsàunediminutiondusommeilagité.Lesommeil,ommedenombreuxautresparamètersphysiologiques,

apparaîtdèslavief÷tale.Auoursdeettepériodeommeneladistintionentrelesdiérentsétatsdesommeil

etleursproportionsrespetivesévoluantauoursdutemps,et e,longtempsaprèslanaissane.

L'existene d'unsommeil f÷talhumainaété miseen évidenepourlapremièrefoisen 1978,enanalysant

les mouvements orporels et ardiaques f÷taux, enregistrés au moyen de apteurs positionnés sur la paroi

abdominalematernelle [78℄.La visualisationéhographiquedes mouvementsoulaireset orporels(Fig.1.7),

omplétéeparunenregistrementontinudelavariabilitédurythmeardiaquef÷tal,paramètresreprésentatifs

d'unephasedesommeiloud'éveil,apermisdedéniravepréisionlapérioded'apparitiondesdiérentsétats

devigilane,ainsiquel'ontogenèse 11

desprinipauxparamètresbiophysiquesutiliséspourlesdénir[96℄.

Figure1.7F÷tusde

19

semaines.

Ces paramètresapparaissenttrès ttau oursdudéveloppementf÷tal.Lespremiersmouvementsf÷taux,

orrespondant à de ns mouvements vibratoires, apparaissent entre la septième et la huitième semaine de

gestation[97℄. Au fur et àmesuredudéveloppementdusystème nerveux, l'ativitéf÷tale devientdeplus en

plusomplexe.Ainsi,dèslavingtièmesemainedegestation,touslesmouvementsorporels,etpresquestoutes

les variables physiologiques du sommeil (présene ou non de mouvements orporels et oulaires, fréquene

respiratoire,fréqueneardiaque)sontprésents(Tab1.4)[97,98℄.

Table1.4Ontogénèsedesvariablesphysiologiquesdesommeilhezlef÷tushumain.D'après[99℄

Battementsardiaques 6-9semaines

Mouvementsdutron (sursauts) 8semaines

Mouvementsisolésdesmembres 9-13semaines

Mouvementsrespiratoires 9-12semaines

Mouvementsdesuion 15semaines

Mouvementsoordonnésdes

4

membres 16semaines

Mouvementsoulaireslents 16semaines

Mouvementsoulairesrapides 19semaines

Mouvementsnsdesdoigtset despaupières 20semaines

11. Ontogénèse :siene qui étudiela roissane et le développement d'unindividuà partirde l'÷uf (ovule féondé par un

(22)

C'est également au ours de ette vingtième semaine que se met en plae une alternane d'ativité et

d'immobilité f÷tale àlaquellesont diretementliées lesmouvementsf÷taux,et dont lapériodiité,omprise

entre 50et60minutes,estsemblableaufuturyledesommeildunouveau-né.Ae stade,iln'estpasenore

possible de aratériser et état d'immobilité par du sommeil dans le sens strit duterme, mais plutt

ommeune sortedesommeilindiérenié danslequellef÷tuspasse lamajeurepartiedesontemps.

L'apparitionprogressivedesdiérentsstades desommeilsurvientégalementpendantlapériodef÷tale. Le

sommeil agitéommene àsedistingueren premierverslavingt-huitième semainede gestation, puisvient le

sommeilalme,auxalentoursdelatrentièmesemaine,esdeuxphasesdesommeilapparaissantépisodiquement

auseind'unsommeilindiéreniéprépondérant.Cen'estqu'auxenvironsdelatrente-deuxièmesemainedeges-

tationquelesépisodesdesommeilalmeetdesommeilagitésediérenientlairementdusommeilindiérenié

[100,101℄.L'enregistrementdesétatsomportementauxduf÷tusenregistréssurdeuxheuresonséutivesentre

la trente-deuxième et la quarantième semainede gestation révèle une augmentation signiative dusommeil

alme aompagnéed'une diminutiondu sommeil indiérenié,sans toutefois noter demodiationspartiu-

lièresdelaquantitédesommeilagité[100℄.Enn,'estauxalentoursdelatrente-sixièmesemainedegestation

que semet en plae une alternane régulièreentre sommeil alme et sommeil agité, entreoupée de sommeil

indiérenié.Unrythmepseudo-iradiensemetenplaeauoursdelapériodef÷tale,souventàontre-temps

deeluidelamère[102,103℄.Ilestvraisemblablementd'originematernelle,induitpardesvariationsmaternelles

dutauxdegluosesanguinet delasérétionduortisol,puisqu'il disparaîtàlanaissane[104℄.

La surveillane du rythme ardiaque f÷tal pendant l'aouhement est systématique dans la plupart des

maternitésfrançaises depuis1975 environ.Ilest égalementpossible,lorsque laposition dubébé s'y prête, de

réaliser un enregistrement EEG au moyen d'életrode-ventouses posées diretement sur le uir hevelu. Plu-

sieursétudesbaséessurl'analysed'életro-enéphalogrammesenregistréspendantl'aouhementontainsiété

eetuées entre 1970 et 1980 aux Etats-Unis et en Frane. L'analysede es enregistrementsEEG onjointe-

mentauxenregistrementssimultanésdurythme ardiaque,ontpermisd'armer qu'unf÷tus enbonnesanté

dort pendant l'aouhement et ne se réveille qu'au moment des ontrations utérines les plus fortes et de

l'expulsion.LestraésEEGprésentaientdes modulationsidentiquesàelles desdeuxétatsde sommeilalme

etagitéreueillisjuste aprèslanaissanehezlesnouveau-nésàtermesouprématurés [105℄. Ces donnéesont

misenlumière l'inuenenéfaste del'administration desédatifs àlamèrependant l'aouhementavepour

onséqueneunedépressionrapidedusystèmenerveuxdufuturnouveau-néaratériséepardesmodiations

évidentes del'életro-enéphalogramme.

Lespremièresétudesdusommeilhezlenouveau-néprématuréfurentréaliséesparl'équipeduDrDreyfus-

Brisaàl'HpitaldePort-RoyalàParis[106,107℄.Lesobservationsréaliséesmontrèrentquel'ativitééletrique

duerveauetledéveloppementdusommeilnedépendaientquedel'âgeoneptionnel[108℄.Ainsi,unnouveau-

néprématurédontledéveloppementsefaitnormalement,voitsonsommeilsedévelopperetévoluerdelamême

manièrequesiilétaitrestéin-utero.Laaratérisationdesétatsdevigilanedunouveau-néprématurénéessite

une observation omportementaledirete, assoiéeàun életro-enéphalogramme(possiblesur lesplus petits

prématurésviablesde24semaines,soit 5moisdegrossesse),etunenregistrementpolygraphiquequilui,n'est

possiblequ'àpartirdelatrente-deuxièmesemaine,lorsqueleprématuréestmoinsfragile.Parailleurs,lesdurées

d'enregistrementetlesparamètresretenusselonlesétudesétanttrèsdiérents,enpartiulierpourlesdonnées

quantitatives[109,110,77℄,laomparaisondesrésultatsrestetrèsdiilemaiss'aordentglobalementsurles

modiationsqualitatives[109,110,77℄.

De manière globale, lenouveau-né prématuré de moins de 24 semainesprésente un EEG totalement plat

aveépisodiquementquelquesbouéesintermittantes d'ativités.Aestade dudéveloppement,lamaturation

dusystème nerveuxentral estenoreloin d'être susante pourpermettreune quelonque manifestationdes

aratéristiquesomportementales et physiologiques dusommeil [77℄. L'aspet de l'életro-enéphalogramme,

lesmouvementsoulaireset orporelsaratérisés parl'életro-oulogrammeet l'életro-myogramme(EOG

etEMG), lesrythmesardiaqueet respiratoireneprésententpasenoredeyliiténi desynhronisation.La

respiration est irrégulière et souvent insusante, néessitant la plupart du temps une assistane ventilatoire

artiielleenraisondel'immaturitédusystèmerespiratoire.Entre24et27semaines,latraeEEGprésentedes

bouées d'ativitésde plusen pluslongues [111℄ et,même sitoutes lesaratéristiquesdusommeil sont déjà

présentes, ledegré de maturité du système érébraln'est toujours pas susant pour distinguer les diérents

(23)

Figure1.8 TraéEEGd'unnourrissonde25semainesd'âgeoneptionnel.D'après[111℄

Verslavingt-huitièmesemaine,ommehezlef÷tus,lespremiersépisodesdesommeilagitéommenentà

apparaîtreetl'ativitééletriqueérébrale,quiprésentaitjusque-làuneativitédisontinue,devientpermanente

pendant les périodes de sommeil agité. Les premiers épisodes de sommeil alme font leur apparition vers la

trentièmesemaine.A e stade, ledéveloppementdusommeil duprématuré est identiqueàeluidu f÷tusin-

utero, tout dumoins qualitativement.Jusqu'à la trente-deuxième semaine d'âge oneptionnel, le prématuré

passe la majeure partie de sontemps dans unétat de sommeil indéterminé, entreoupé de brefs épisodes de

sommeil alme ou agité. A partir de la trente-deuxième semaine, lepourentage de sommeil agité augmente

rapidement ave l'âge oneptionnel pour représenter entre

45%

et

65%

dutemps de sommeil total entre la

trente-deuxièmeetlatrente-sixièmesemaines,tandisquelepourentagedesommeilalmeévoluepluslentement

passantde10à

35%

entrelatrente-et-unième etautourdelatrente-septièmesemaine[109,110,77℄(Figs. 1.9 et 1.10).Ilestànoter quependantlesdernièressemainesavantleterme théorique, laproportiondesommeil

agitéest plusimportantequehezlef÷tusdemêmeâgeoneptionnel.

Parallèlement, l'ativité életrique ortiale se stabilise, devenant permanente et ontinue, mais restant

toutefoispeuativedanslesraresmomentsd'éveil.Ce n'estqu'auxalentoursdelatrente-sixièmesemaineque

lesEEG révèlent une ativité életrique érébraleontinue au ours des périodes d'éveils. Les étatsde veille

du nouveau-né prématuré représentent seulement

10%

des états. Les enregistrements EEG de es nouveau- nésprématurés,une fois arrivéàl'âgeduterme,présententune organisationdu sommeilsimilaire àelle des

nouveau-nés àterme[79, 112,113℄.

Cetteévolutiondanslamiseenplaedesétatsdevigilanehezleprématuré,observableauldessemaines,

(24)

Figure 1.9 Evolution de l'EEG d'un nourrisson prématuré lorsdu sommeil alme entre la trentième et la

quarantièmesemained'âgeoneptionnel.D'après[114℄

Figure 1.10 Evolution de l'EEG d'un nourrisson prématuré entre la trentième et laquarantième semaine

d'âgeoneptionnellorsdusommeil agité.D'après[114℄

(25)

surtout,qui lesrelientauerveauprofond 12

. Elleest le reet delaonstrutionérébrale dunouveau-né.La

naissaneprématuréenesemblepas,ensoit,modierleoursdeedéveloppement,equisuggèreunméanisme

érébralendogène.Laomparaisondel'ativitééletro-enéphalographiquedurantlesommeil denouveau-nés

prématurésetàtermes,montrentunegrandesimilitudeentreladistributiondesondesEEG,onrmantainsique

lamaturationéletro-enéphalographiqueestlargementdépendantedutempséoulédepuislaoneption[114℄.

L'identiationdedéviationsneurologiquesdanslapériodenéonataleetdel'enfanepréoepeutdonsefaire

parl'observationderetardspersistantsdesétatsspéiquesdesommeil[115℄. L'observationdudéveloppement

desétatsdevigilane donneainsiune mesuredudéveloppement etde lamaturationérébrale dunouveau-né

[73,116℄.

Le sommeil du nouveau-né est sensiblement le même que elui du f÷tus qu'il était avantsa naissane, à

l'exeptiondedeuxmodiationsmajeures:

l'apparition d'éveils plus nombreux par

24

h, dont la présene est probablement induite par le besoin inhabitueldesenourir. Toutefois,ei nesemblepasêtre leseulfateur déterminant,puisque es éveils

sontégalementprésentshezlesnouveau-nésalimentésparvoieintra-veineuse[117℄.

ladisparitiontemporairedupseudoyleiradienf÷talquiommeneàréapparaitreonfusémentvers

landupremiermoisdevie.

Auoursdeepremiermoisdevie,lenouveau-nédortenmoyenne16hsur24,avedefortesvariationsinter-

individus.Lesommeildeettepériodedébutepresquetoujoursensommeilagité,ontrairementausommeilde

l'adultequi ommeneparunsommeil lent. Ce sommeilest frationnéen ylesultradiens 13

de3à4heures,

dejourommedenuit,lenouveau-néétantindiérentàsonenvironnementlumineux.Globalement,lesommeil

dunouveau-néestassezsemblableàeluidel'adulte,maisilendièrefortementdansl'organisationetladurée

(Tab.1.5).

Table1.5Comparaisondel'organisationdusommeildel'adulteetdunouveau-né.D'après[99℄

Adulte Nouveau-né

Duréedesommeilquotidienne 8h 16h

Organisationdesétatsdevigilane Ciradienne Ultradienne

monophasique polyphasique

noturne diurneetnoturne

Endormissement Sommeillent Sommeilagité

Duréeduyledesommeil Sommeilslentetparadoxal Sommeilsagitéetalme

90à100min 50à60min

4

à

6

yles

18

à

20

ylespar

24

h

9

à

10

ylesnoturnes

RapportCalme/Agité 20à25% 50à60%

Quatrestadesdesommeillent Un seul stade de sommeil

alme

Organisationnyhtémérale Les stades iii et iv prédominent le

premiertiersdelanuitetlesommeil

paradoxalprédominelederniertiers

delanuit

Pasde diérene entre la

première et la deuxième

partiedelanuit

12. Leerveau profond orrespond aux impératifs biologiques élémentaires del'instint, duréexe, et assuretoute l'ativité

automatiqueetimpulsif(mouvementetposture)duomportement.

13. Cyleultradien:rythmebiologiqueseprésentantaveunefréquenesupérieureaurythmeiradiende

24

h.

(26)

Lesylesdesommeilsontourts,entre

50

et

60

minutesenmoyenne,ommelesylesativité-immobilité observéshezlef÷tusin-utero,etonstituésd'unephasedesommeilagité,suivied'unephasedesommeilalme.

Lesommeilagité,périodedeonstrutionérébralemajeure[118,119℄, représente

50

à

60%

dusommeil total,

soit

8

à

10

hparjourhezlenouveau-néàterme.Lesommeilalmereprésente

40%

environdusommeiltotal,

tandisquelesommeilindiérenié estenoreprésentà

10%

[82,81℄. L'enhaînementdeesylesdesommeil est très variable d'un nouveau-né àun autre. Ainsi,

2

ou

4

yles onséutifs permettent unsommeil de

2

à

4

heures onséutives, rarementplus, au ours dupremier mois. Le sommeil setrouvedon frationné en 18 à20ylesde sommeilpar24 heures,inégalementrépartis enphasesdesommeil plusoumoins longues,sans

périodiitédiurne ounoturne. Enn, auours des enregistrementsprolongés,les étatsde veille représentent

environ

10%

dutempsd'enregistrement,maisl'étatdeveillealme,quiestleseulétatdeveilleoulenouveau-né estonsient de sonenvironnementet peutl'appréhender, nedépasse pas

4%

[120℄. De manièreanalogue

ausommeil, lesétatsdeveilledunouveau-né seproduisentindiéremmentdejourommedenuit.

Durantlapremièreannéedevie,lesommeildunouveau-néévoluerapidementverslesomposantesaraté-

ristiquesdusommeildel'adulte,'est-à-direversunealternanejour-nuit,unematurationéletro-enéphalogra-

phiquedesondesde sommeil 14

, l'apparitiondesrythmesiradiens 15

delatempérature,des rythmesardio-

respiratoireetdessérétionshormonales[86℄.L'apparitiond'unepériodiitéjour-nuitsemanifestespontanément

verslandupremiermois,aratériséeparunallongementdespériodesdesommeilauoursdelanuit,pouvant

atteindre

6

h onséutives,ainsi que des périodes d'éveilségalementplus longues au ours de la journéedues prinipalementàunediminutiond'environ

35%

dutempsdesommeildiurneentre

3

et

6

mois.Cettetendane

s'armeaufuretàmesuredudéveloppementdunourrissonetdondelamaturationduerveau,passantd'un

sommeilnoturned'uneduréemoyennede

9

h versl'âge detroismois, àune duréede

12

hen moyenneentre

sixmoisetunan,aveiienoredegrandesvariabilitésinter-individuelles[86℄.

Globalement,l'instabilitédusommeilagitéquiprédominaitàlanaissane(

50

à

60%

dusommeiltotal)laisse

progressivementla plae àla stabilité du sommeil alme, pour ne plus représenter que

24 ± 4%

dusommeil

totalàsix mois [79, 68, 94, 92℄, e qui est presqueéquivalentà eluidu sommeil dujeune adulte (

23 ± 3%

).

C'estégalementversl'âge desixmois quel'endormissementensommeil alme sesubstitueprogressivementà

l'endormissementensommeilagitéquiaratériselesommeildespremièressemainesdevie.Entreledeuxième

et le troisième mois, le sommeil alme devient transitoirement plus profond ave diminution temporaire des

possibilitésd'éveil.C'est égalementàpartirde etâgeque lenourrissondevientpotentiellement plussensible

au syndrome de mort subite dont l'une des partiularités diagnostiquées est un manque de réation réexe

vis-à-vis de stimuli extérieurs. Cette période transitoire s'allège un peu vers quatre mois, rendant possible

la distintion sur l'EEG de plusieursstades équivalents életriques du sommeil lent léger et lent profond de

l'adulte[70℄. L'évolutiondusommeildunourrissonsur 24heuresetpendantlesparties diurneet noturnedu

nyhtémère,montredesvariationssigniativesenfontiondel'âge(Figs.1.11).

(a)Sur24heures (b)Denuit ()Dejour

Figure 1.11 Evolutionet répartition des stadesde sommeil en fontiondes parties diurne et noturne du

nyhtémèreetenfontiondel'âgedunouveau-né(3,6,9,12, 18et24mois).D'après[129℄

14. Lesondesdel'életro-enéphalogrammesontaratéristiques desdiérentsstadesdesommeil.Lesondes

θ

(entre 3,5Hzet

7,5Hz)sontaratéristiquesdel'endormissement(stade

1

).Lesondeslentesouondes

δ

(

< 3, 5

Hz)sontaratéristiquesdusommeil lentprofond(stade

3 − 4

).LesomplexesKetfuseaux(de12à14Hz)sontaratéristiquesdusommeillentléger(stade2).

15. Lesrythmes iradiens sontdes rythmes biologiquesd'une durée de 24h environ. Ces rythmes sontendogènes. Ils sont

produitspardeshorlogesbiologiquesqualiées,ellesaussideiradiennes.Celles-itournentmêmeenabsenedetoutstimulus

(27)

Ainsi,laquantitédesommeilagitédiminuedefaçonsigniativependantlajournée,maisresterelativement

présentependantlanuit.Aontrario,laquantitédesommeilalmeresterelativementstableenfontiondel'âge,

aveuneproportionplusmarquéelejour.L'âgedunourrissonet l'alternanelumière-obsuritéjouentdonun

rle sur l'évolution desstades de sommeil. Les rythmes qui s'installent sont enorerelativementindépendant

del'environnement.Ilssontpeuinuenésparlerythme,libreounon,del'alimentationetparl'alternanedu

jouretdelanuit,puisqu'ilssurviennentmêmehezlesnourrissonsélevésenélairageonstant[125℄.Cerythme

iradien indépendant de l'environnement est un rythme endogène, inné, régulé par une horloge biologique

interne.

1.4.2 Miseen plaedesméanismesderégulation desétatsdeveilleetdesommeil

Ladénitiondesétatsdeveilleetdesommeilestbaséesurdesvariablesphysiologiquesetomportementales

quisurviennentàdesmomentspartiulierssurunepériodede

24

h.Lesmodèlesatuelsderégulationdesétats

deveille et de sommeil déoulenten grande partie dumodèleà deux proessus proposé parBordèly en 1982

[121,122℄.Lespériodesdesommeiletdeveillesontainsiréguléespardeuxproessus(ouhorloges):

1. unproessusiradien(ProessusC)situédanslenoyausuprahiasmatiquedel'hypothalamusantérieur.

Celui-i est entraîné par leyle lumière-obsurité induisant l'éveil pendant la phaseative duyle et

laissantplaeausommeilpendantlaphaserestanteduyle.

2. unproessushoméostatique(ProessusS)selonlequellebesoindesommeils'aumuledurantlajournée

avantd'être dissipéparunepériodedesommeil [121℄.

Bienqueesdeuxproessussoientdistintsetfontionnentindépendammentl'undel'autre,ilsinuentonjoin-

tementsur lemomentet laduréedusommeil etde laveille. Finalement,unproessus ultradienontrlel'al-

ternane entre sommeil alme et sommeil agitésur une période de sommeil donné [123℄. Ces trois proessus

agissent de onert pour organiser les shémas typiques de veille et de sommeil dans le adre d'un sommeil

adultenormal.Cependant,ommedenombreuxautresparamètresphysiologiquesonernantlenouveau-né,la

miseenplaedeesproessusderégulationdusommeilest intimementliéeàl'âgeetaudegrédematuritédu

nouveau-né.

Le développementdes rythmesiradiens trouvesonorigine au oursde lapériode f÷tale [102, 103℄. Une

horlogebiologiquef÷tale,réativeauxsignauxd'entrainementmaternel,estdéjàosillanteauoursdudernier

trimestredegestation.L'absenederythmiitéiradiennehezunf÷tusanenéphaliqueendépitdelaprésene

deerythmehezlamèreetdeuxautresf÷tusjumeaux,onfortelanotionqueleerveauf÷tal(plusprobable-

mentl'horlogef÷talebiologique)estnéessaireàl'apparitiondeerythmeendogène.Cesobservationsviennent

renforerl'hypothèseselonlaquellelamèreentraîneledeveloppementdurythmeiradiendesonnouveau-néau

rythmelumière-obsurité[124℄.Lesdiversesétudesportantsurl'émergened'unrythmeiradien dusommeil

hezlenouveau-néaboutissentàdesonlusionsdiérentes selonl'originedesdonnées.Ainsi,ensebasantsur

l'interprétationdesagendasdesommeildesnouveau-nés(Fig.1.12),lapériodiitéaratéristiquede

24

hdee

proessusapparaîtauboutd'unesemainedevieseulement[125,126℄,tandisquepourlesétudespolygraphiques

ouatimétriques,etteorganisationiradiennen'apparaîtqu'auxalentours dutroisièmemois[94, 127℄.A et

âge,l'amplitudedurythmeiradienestréduite,mettantenévidenelaprésened'unrythmeultradiende3à

4h.L'augmentationdeetteamplitudeiradienneavel'âge,lemaximumétantatteintàl'âgede12mois,va

entraînerladisparitionprogressivedesrythmesultradiens.

Des hangementsdans l'organisationiradienne des étatsde veilleet de sommeil sont également aom-

pagnés dehangementsdans lastruturation duyle desommeil lui-même. Ainsi, leyle desommeil de la

périodenéonataleommene typiquementparunsommeilagité,et estrépartidemanièreégaleentresommeil

agitéet sommeil almedontl'alternanesefaitaveune périodiitédel'ordrede50à60minutes[128℄. Dans

lespremièressemaines de vie,on onstate une diminutionrapide de laquantité de sommeil agitépendant la

journée, aompagnéed'une forte augmentation de la proportion de sommeil alme pendant la nuit [93, 92℄.

Le temps passé en sommeil alme sur une période de

24

h est remarquablement onstant entre

3

mois et

1

an.Au ontraire,letempspassé ensommeil agitédiminue danslesmêmesproportionsquel'augmentation de

la durée des périodes d'éveil [129℄. En omparant les périodes de sommeil diurne et noturneséparément, il

(28)

Figure1.12Agendadesommeild'unnourrissondelanaissaneàl'âged'unan.Lesblosrougesorrespondent

auxstadesdesommeil. D'après[99℄

relativementonstantependantlanuit(Fig.1.11)[129℄.Enn,entermesdeproportionsrelativesdesstadesde

sommeil,lespériodesdesommeildiurneet noturnesontlairementdiérentesàpartirdel'âgedetrois mois.

L'analysedeladistributiontemporelledesstadesdesommeilalmeet agitéauoursdusommeilnoturne

montre lairementune prédominanedu sommeil alme dans lepremier tier dela nuit, alors que lesommeil

agité prédomine dans le dernier hez les nourrissons âgés de plus de trois mois [92, 129℄. La maturation du

sommeil du nouveau-né et du nourrisson est don fortement inuenée par la mise en plae du proessus

iradien, puisque la plupart des modiations quantitatives dusommeil prennent plae pendant la journée.

L'augmentationde l'amplitude du rythme iradien de sommeil permet,grâe àl'augmentation des épisodes

d'éveil pendantlajournée,l'installationduproessus homéostatique.Ce proessus homéostatiquedusommeil

subitdenombreusesmodiationsauoursdelapériodepostnatale,prinipalementauniveaudelatoléraneà

lapressiondesommeil.Eneet,laproportiond'éveilétanttrèsfaibledurantlapériodepostnatale,lesnouveau-

nés sont inapablesde maintenires phases d'éveil dans la durée,ontrairementàl'adulte. Ainsi, de ourtes

périodesdeprivationdesommeil hezlenouveau-né ontpouronséqueneunaroissementdelapressionde

sommeil qui se traduitpar une augmentation de la duréeou de l'intensité du sommeil réparateur[130, 131℄.

Ceilaisseàpenserquelapressiondesommeils'aumuleàunrythmeplusélevéauoursdelapetiteenfane

qu'à l'âge adulte. Enn, les nouveau-nés répondent à une privation de sommeil partielle ou totale par une

augmentationompensatriedelaquantitédesommeilalme[130,131℄.Iln'yapasdeompensationauniveau

delapertedesommeilagité,orrespondantàlapériodededéveloppementérébral.

Parallèlement à la mise en plae d'un rythme iradien du sommeil, des rythmes iradiens du rythme

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