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Colorations vitales

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Academic year: 2022

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Post’U (2011) 173-174

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Colorations vitales

Objectifs pédagogiques

– Connaître les différents types de colorations vitales

– Connaître leurs indications – Savoir quelle coloration utiliser

préférentiellement dans chaque indication

Principes

1) Il faut distinguer les 3 étapes du diagnostic endoscopique, même si cela a un côté artificiel.

1re étape = détection : c’est trouver une anomalie tissulaire de relief ou de couleur sur une muqueuse qui présente ou non un certain risque : par exemple : « c’est un polype ».

2e étape = caractérisation : c’est donner la nature de l’anomalie tissu- laire détectée. Par exemple, « c’est un polype adénomateux ».

3e étape = détermination de l’exten- sion (« staging »)

2) Le colorant ne doit jamais être appliqué sans une analyse préalable de la muqueuse, car s’il souligne les anomalies du relief il va masquer les anomalies de couleur qui peuvent être utiles au diagnostic (néovasculari- sation du cancer de l’œsophage ou du petit cancer déprimé colique).

3) Le cathéter spray est indispensable s’il s’agit de répartir le colorant de façon uniforme sur une large surface, comme tout l’œsophage ou tout le côlon.

4) Trois colorants sont indispensables : le Lugol et l’acide acétique qui sont

des colorants vitaux (= pénètrent dans les cellules) et l’indigocarmin, colorant de surface.

Carcinome épidermoïde de l’œsophage

Le lugol (concentration : 2,5 %) est indispensable pour 1) détecter un cancer chez un patient à risque (ATCD de cancer des voies aérodigestives supérieures), 2) déterminer l’extension en surface d’un cancer avant tout traitement car une lésion bien visible en exploration « conventionnelle » peut s’accompagner d’une extension ou être associée à une seconde locali- sation identifiables uniquement après coloration.

Œsophage de Barrett

Le bleu de méthylène est abandonné.

Le seul colorant à utiliser est l’acide acétique (1-1,5 %) qui blanchit les tissus et accentue le relief. Il permet de mieux détecter les larges surfaces de dysplasie de haut grade ou les cancers superficiels. Il est plus efficace si associé à une coloration électro- nique (NBI, FICE, PKi) mais ne rem- place pas les biopsies étagées.

Côlon

Pour la détection, la coloration (indi- gocarmin à 0,2 % plutôt que bleu de méthylène) n’est pas recommandée

chez les patients à risque moyen ou à haut risque du fait d’antécédent(s) personnel(s) ou familial(aux) de cancer colorectal ou de polype(s) adénoma- teux avancé(s). La chromoendoscopie pancolique à l’indigocarmin est en revanche recommandée pour la sur- veillance des patients atteints d’un syndrome de Lynch et en cas d’iden- tification de polype(s) plan(s) du côlon proximal, en particulier de type festonné. Elle est également recom- mandée pour la surveillance des MICI.

Elle peut remplacer les biopsies éta- gées systématiques dans cette indi- cation à condition que l’opérateur ait bénéficié d’une formation spécifique relative à la sémiologie endoscopique de ces lésions. Enfin, l’indigocarmin est aussi utile pour caractériser un polype ou délimiter une lésion avant exérèse par mucosectomie ou dissec- tion sous-muqueuse et pour contrôler la qualité de cette exérèse.

Autres

L’indigocarmin est indispensable dans le bilan et la surveillance des locali- sations duodénales ou rectales des polyposes adénomateuses, ainsi que pour la caractérisation et la délimi- tation d’une lésion gastrique avant exérèse par mucosectomie ou dissec- tion sous-muqueuse.

Thierry Ponchon

T. Ponchon (!)Hôpital Edouard Herriot, Lyon E-mail : [email protected]

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Références

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Références

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