Nous avons vu que les évangélistes nous racontent des évènements de la vie de Jésus, mais pouvons- nous leur faire confiance ? Ce qu’ils disent est-il exact ou bien est-ce le produit de leur imagination ? Pour le savoir, confrontons ces premières sources à ce que disent les historiens…
Les historiens
Nous possédons également des documents écrits par des personnes qui ont vécu à la même époque que Jésus ou peu de temps après. Ils nous rapportent des échos sur Jésus et sur ceux qui ont cru en lui : les Chrétiens. Ces rédacteurs sont très différents : certains sont Chrétiens, d’autres pas.
Leurs témoignages d’historiens nous éclairent et nous donnent l’assurance que Jésus a réellement existé comme homme et qu’il a marqué ses contemporains de Palestine :
Flavius Josèphe (37-100), historien juif, écrit :
« Vers le même temps vint Jésus, homme sage, si toutefois il faut l'appeler un homme. Car il était un faiseur de miracles et le maître des hommes qui reçoivent avec joie la vérité. Et il attira à lui beaucoup de Juifs et beaucoup de Grecs. C'était le Christ. Et lorsque sur la dénonciation de nos premiers citoyens, Pilate l'eut condamné à la crucifixion, ceux qui l'avaient d'abord chéri ne cessèrent pas de le faire, car il leur apparut trois jours après ressuscité, alors que les prophètes divins avaient annoncé cela et mille autres merveilles à son sujet. Et le groupe appelé d'après lui, celui des Chrétiens, n'a pas encore disparu. »
Celse (110), écrivain romain, célèbre pour ses attaques contre les Chrétiens :
« Ceux-ci adorent un dieu qui fut crucifié entre deux assassins… »
Pline le jeune (112), Gouverneur romain de la province de Bithynie (Asie Mineure) écrivait à l’Empereur Trajan, son ami, pour lui expliquer ses problèmes :
« Beaucoup de temples sont désertés, on n’achète plus d’animaux pour les sacrifices, d’où les éleveurs sont fâchés. Tout cela est la faute de gens appelés Chrétiens qui forment une société secrète et qui manquent de loyalisme puisqu’ils refusent d’offrir des sacrifices au dieu-empereur.
C’est une superstition pernicieuse et extravagante ! Par mes enquêtes, je connais leurs habitudes : ils se réunissent à jour fixe, avant l’aube, pour chanter des hymnes à Christ comme à un dieu, ils s’engagent par serment à ne pas commettre de vol, de violence, d’adultère … ils mangent ensemble après avoir chanté. »
Tacite (115), autre écrivain romain, écrit dans son histoire de Rome :
« Il avait fallu trouver quelque chose pour faire taire les rumeurs selon lesquelles Néron avait ordonné l’incendie de Rome (vers 66) : on trouva un bouc émissaire : les Chrétiens ! Ils étaient en général méprisés par la populace à cause de leurs habitudes. Aussi furent-ils arrêtés, mis à mort après des tortures si raffinées que le mépris public commença de se transformer en sympathie ! Leur fondateur, Jésus, avait été un criminel exécuté par Ponce Pilate, gouverneur de Judée, quelque trente années avant les événements. Malheureusement, l’exécrable superstition s’était propagée malgré la mort du chef de la bande… »