Coordination
Institut Universitaire Européen de la Mer – Université de Bretagne Occidentale
Laboratoire d’Ecophysiologie et de Biotechnologie des Halophytes et des Algues marines
Ar Gall, E. Le Duff, M.,
RST/IFREMER/DYNECO/AG/09-12/REBENT
Résultats de la surveillance du Benthos Région Bretagne
Suivi stationnel des roches intertidales (Flore) 2006-2007
Sites de Saint Briac, Roscoff, Delleg et Quiberon
Edition 2008
Avant propos
Le REseau de surveillance BENThique (REBENT), a été créé en réponse aux besoins croissants de connaissance et de suivi de la biodiversité marine côtière pour évaluer l’impact des activités humaines ou du changement climatique, et contribuer aux mesures de gestion ou de protection des milieux naturels. Il a pour objectifs d’acquérir une connaissance pertinente et cohérente des habitats marins benthiques côtiers, et de constituer un système de veille pour détecter les évolutions de ces habitats, à moyen et long termes, notamment pour ce qui concerne la diversité biologique. Ce réseau se propose aujourd’hui d’encadrer au niveau national les actions de surveillance déclinées régionalement notamment la DCE.
La Bretagne constitue la région Pilote. Sur cette région, après une phase d’avant-projet (2001- 2002), la stratégie opérationnelle mise en œuvre depuis 2003 englobe un inventaire régional d’habitats, des cartographies des habitats sur des secteurs de référence, le suivi de la dynamique spatiale du couvert végétal et le suivi de la diversité végétale et animale.
Coordonné par Ifremer, ce réseau associe sur la région Bretagne de nombreux partenaires scientifiques et techniques : l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) de Brest, le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), la station de Concarneau, la Station Biologique de Roscoff, le Laboratoire de Géomorphologie (EPHE/CNRS) de Dinard, le Centre d'Etudes et de Valorisation des Algues (CEVA) de Pleubian), les départements DYNECO et LER d’IFREMER.
Le Rebent Bretagne a bénéficié d’un financement exceptionnel décidé en CIADT, du soutien financier de la Région Bretagne qui s’inscrit à partir de l’année 2007 dans le cadre du CPER ainsi que d’un financement de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne pour les prélèvements concernant l’application de la Directive Cadre Eau (DCE).
Les suivis de la biodiversité ont été mis en place sur une sélection d’habitats comprenant des habitats remarquables et des habitats largement représentés : dans la zone de balancement des marées, ils concernent en particulier les sédiments fins, les herbiers et certains types de zones rocheuses ; dans les petits fonds, il s’agit des sables fins, des bancs de maërl et de certains types de fonds rocheux suivis en plongée. Chaque habitat est placé sous la responsabilité thématique d’un laboratoire ; il est échantillonné régulièrement, selon un protocole adapté dans des lieux de surveillance répartis le long du littoral. A partir de 2007, la stratégie d’échantillonnage retenue tient compte des contraintes définies pour le contrôle de surveillance DCE.
Les informations produites se présentent sous la forme de fiches techniques, précisant les protocoles mis en œuvre, de fiches descriptives pour les lieux de surveillance, de bulletins, visant à communiquer annuellement les résultats sous une forme graphique facile à lire, de rapports d’études pour la cartographie sectorielle et de données (stockées sous une forme intermédiaire en attendant la saisie directe dans la base Quadrige², aujourd’hui opérationnelle). Les premiers bulletins établis sur la région Bretagne (édition 2005) ont été présentés dans le cadre des journées Rebent 2006. Cette nouvelle édition complète dans l’espace et dans le temps les séries temporelles déjà entamées et permet de mieux appréhender la variabilité à l’échelle régionale.
Pour plus d’information, vous retrouvez sur le site du réseau Rebent (http://www.rebent.org/), l’ensemble des documents mis en forme. Ces informations peuvent être librement téléchargées et utilisées, sous réserve de citation.
Touria Bajjouk
Coordination Rebent-Bretagne
SOMMAIRE
1. Présentation des acteurs ... 1
2. Présentation générale des roches intertidales (flore) et de la stratégie de suivi.. 2
3. Les sites d’étude ... 6
4. Travail de terrain et d’analyse ... 19
4.1. Déroulement des missions 2006-2007... 19
4.2. Traitement des données... 20
5. Résultats et Discussions ... 24
5.1. Diversité spécifique globale par site et par saison ... 24
5.2. Recouvrement ... 56
6. Annexes... 62
1. Présentation des acteurs
Touria BAJJOUK (IFREMER/DYNECO/AG) Coordination REBENT-Bretagne, édition
Erwann AR GALL (LEBHAM) Responsabilité scientifique, expertise taxonomique, rédaction
Michel LE DUFF (LEBHAM) Prélèvements terrain, analyse en laboratoire, Traitement des données, rédaction
2. Présentation générale des roches intertidales (flore) et de la stratégie de suivi
Les objectifs de cette l’étude réalisée sur les roches intertidales (flore) sont les suivants :
• Actualiser l'inventaire de la flore végétale marine de l'intertidal et du haut subtidal rocheux et étudier la structuration des peuplements de macroalgues correspondants.
• Etablir les principales caractéristiques floristiques et phyto-sociologiques des habitats des estrans rocheux dominés par les macroalgues.
• Mettre en évidence les changements à court, moyen et long termes au niveau de la macroflore benthique.
• Contribuer à identifier les influences respectives des perturbations climatiques et anthropiques sur l'évolution des écosystèmes marins benthiques.
La sélection des sites d'échantillonnage tient compte des critères suivants : répartition géographique équilibrée (Nord-Bretagne, Pointe de Bretagne, Sud-Bretagne) tenant compte des différences de masses d'eau, coïncidence avec les secteurs Rebent et les masses d’eaux côtières de la DCE, présence de ceintures algales du haut en bas de l'estran (quatre à six selon les sites), sites de référence pour la Phycologie (facultatif). A ces critères s'ajoutent les limitations liées à la faisabilité des missions de terrain, notamment en terme de nombre de marées à forts coefficients (> 90), d'accessibilité aux sites, de disponibilité d’opérateurs qualifiés.
Le choix et le repérage des sites se sont déroulé en 2003. Les sites de suivi sélectionnés sont, du Nord au Sud : Saint Briac (Ille et Vilaine), l’île de Bréhat (Côtes d’Armor), Sept-Iles (site d'étude de la Ligue de Protection des Oiseaux, Côtes d’Armor), Roscoff (Finistère), Porsall-Pointe de Penvir (Finistère), l’île de Molène (Finistère), Le Dellec (Goulet de Brest, Finistère), Le Caro (Rade de Brest, Finistère), L’île de l’Aber (Baie de Douarnenez, Finistère), Trégunc-Pointe de la Jument (Baie de Concarneau (Finistère), Quiberon (Morbihan), Baie de Saint Goustan (Pays de Loire).
Les points et fiches descriptives des lieux de surveillance figurent dans le document « Lieux de surveillance des roches intertidales (flore) » et sont également accessibles via des cartes interactives sur le site web Rebent (http://www.rebent.org/).
Figure 1 : Cartographie des sites de surveillance des roches intertidales (flore)
Méthodologie
Le protocole d'échantillonnage pour le suivi de la biodiversité et de la structuration des peuplements de macroalgues découle des travaux de thèse de S. Connan (Connan, 2004), des travaux de l’Avant- Projet, et a été précisé au cours de missions au Delleg en 2003 et en septembre 2004. Il a abouti à l'élaboration d'une fiche technique :FT11-2004-01.doc, Ar Gall, E., Connan, S., 2004
« Echantillonnage des macroalgues, Intertidal – substrats durs » accessible sur le site web du Rebent.
Le protocole d’échantillonnage s'appuie sur la détermination de trois points par ceinture pour chaque site, repérés à l'aide d'un système GPS et de photographies de terrain et matérialisés lors des missions par un cadre mobile. Ce dernier est éventuellement positionné sur la roche grace à la présence de trous préalablement forés, notamment dans les hauts niveaux de l'estran.
L'échantillonnage est globalement non destructif et passe par la détermination in situ de la plupart des espèces présentes dans trois cadrats déterminés aléatoirement dans chaque point à chaque sortie.
La surface retenue par ceinture (0.9 m2) est compatible avec les contraintes de temps et tient compte de travaux précédents sur les aires minimales. Il faut signaler ici la faiblesse de la littérature scientifique portant sur l'échantillonnage de la diversité des peuplements de macroalgues. Les variables étudiées sont la diversité spécifique des macrophytes et les taux respectifs de recouvrement de la totalité des espèces identifiées.
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Des photographies des points de suivi, sont également réalisées afin d’en visualiser les possibles évolutions au cours du temps.
La fréquence d'échantillonnage a été fixée à quatre relevés par année pour chaque site de suivi, soit un par saison. Certaines espèces se développent en effet essentiellement en hiver dans nos eaux (ex.
Alaria esculenta), quand d'autres disparaissent presque complètement en cette saison (Saccorhiza polyschides, Nemalion helminthoides ou la Cyanobactérie coloniale Rivularia). En automne et au printemps, la taille moyenne d’Himanthalia elongata change de telle façon que la stratification des peuplements de bas niveau s'en trouve fortement affectée. Ce sont quelques-uns des éléments qui ont amenés à maintenir cette fréquence de suivi saisonnier. Par ailleurs, compte-tenu du type d'échantillonnage (deux journées par site et par saison) et des contraintes liées à la marée (au mieux une quinzaine de sorties terrain par saison), il n'eut pas été possible de multiplier les stations au cours d'une seule saison ou même au cours d'une période de six mois, sauf à multiplier en parallèle les équipes d'échantillonneurs.
La phase opérationnelle proprement dite a débuté en Septembre 2004 et se déroule sur un cycle de 3 ans (figure 2) :
Figure 2 : Stratégie de surveillance des roches intertidales (flore) , les numéros indiquent les années de suivi.
- La première année, de septembre 2004 à la fin août 2005, quatre sites ont été échantillonnés aux quatre saisons : Bréhat, Portsall, l'Ile de l'Aber et Trégunc (cf. Ar Gall, E et Le Duff, M., Résultat de la surveillance du benthos, région Bretagne, Suivi stationnel des roches intertidales (flore), édition 2005).
- La deuxième année de suivi, qui fait l’objet de ce document, a débuté en septembre 2005 et s'est achevée en septembre 2006, avec les sites de St Briac, de Roscoff, du Delleg et de Quiberon.
La troisième année se déroulera de septembre 2006 à août 2007 aux Sept-Iles, à Molène, au Caro et à la Baie de Saint Goustan.
Suite à l’analyse des besoins DCE, un nouveau site sera recherché dans le golfe du Morbihan.
Une liste des espèces d’algues rencontrées sur les côtes de Bretagne a été établie. Elle tient compte des flores locales préexistantes (Alguier des frères Crouan, 1852 ; Flore de Roscoff, 1956), de documents à portée plus large en cours de publication (Dizerbo et Herpé) et des réactualisations disponibles sur le site http://www.seaweed.ie (base de données algaebase). La liste figurant dans le document « Données de la surveillance des roches intertidales, édition 2005 » précise pour chaque espèce sa position taxonomique, ainsi que la (ou les) strate (s) à laquelle (auxquelles) elle appartient et le groupe morpho-anatomique correspondant.
3. Les sites d’étude
Des douze sites bretons retenus dans le cadre du REBENT pour les macroalgues intertidales au niveau stationnel (Fig. 3), il restait à suivre lors de cette troisième année de suivi ceux de Malban (Sept-Iles), du Caro (rade de Brest), de Molène et du Croisic. Ils viennent en remplacement des sites de Saint-Briac, Roscoff, Dellec et Quiberon, qui ont été étudiés en 2005-2006.
Figure 3 : Les sites d’étude REBENT du suivi stationnel des macroalgues.
A A
A A
A
A A
A
A
A
A A
A A
A
A A
A
A
A A
Sept-Iles
Malban (archipel des Sept-Iles/Jentilez)
Malban est une des îles qui constituent l’archipel des Sept-Iles, ensemble d’îlots inhabités situés au large de Ploumanac’h dans les côtes d’Armor (Fig. 4). Cet archipel est une réserve gérée par la LPO et c’est en accord avec cet organisme que l’île de Malban a été choisie comme site d’échantillonnage REBENT.
Figure 4 : Position du site d’étude de Malban
.
Figure 5 : Le site REBENT de Malban
Le site d’échantillonnage se situe dans la partie ouest de l’île de Malban. C’est un site difficile d’accès où le débarquement se fait sur les pointes rocheuses qui découvrent à marée basse. C’est un
site en mode plutôt battu où la ceinture à Ascophyllum nodosum est remplacée par une ceinture à Fucus vesiculosus exclusivement, ce qui en fait un cas exceptionnel en Bretagne.
La bande supralittorale est constituée d’un chaos de blocs de grande taille. Au-dessous les ceintures à Pelvetia canaliculata et à Fucus spiralis se développent sur de la roche en place mais présentent un recouvrement très discontinu. Sur les trois points étudiés dans chacune de ces ceintures, le recouvrement est inférieur à 50%. De gros blocs roulés par les tempêtes sont également présents dans cette partie de l’estran. Ils sont nus sur leur face exposée aux vagues, mais présentent des croûtes développées de Verrucaria mucosa sur leur face abritée.
Figure 6 : Verrucaria mucosa sur bloc au niveau à Fucus spiralis
La ceinture à Fucus vesiculosus présente également un recouvrement irrégulier, dû sans doute à une exposition aux vagues qui diffère selon les endroits. Dans les points choisis, ce recouvrement se situe entre 25 et 75%. Plus bas, la ceinture à Fucus serratus présente les mêmes caractéristiques.
Le recouvrement est maximum dans les secteurs protégés de la houle et des vagues ; il est assuré par Fucus serratus (25 à 75%) mais également par les algues rouges dressées (5 à 25%).
En bas d’estran, les himanthales et les laminaires se développent sur de la roche en place et des blocs entourés de sable (Fig. 7). Sur les points d’étude de la ceinture à Himanthalia elongata, la couverture algale est assurée par les Himanthales (25-50%) et par des algues rouges dressées (25- 50%). Dans la ceinture à Laminaria digitata, de grandes Laminaires forment une canopée sous laquelle se développent des algues rouges dressées.
Figure 7 : La ceinture à Himanthalia elongata
Molène
Figure 8 : Localisation du site de Molène
Figure 9 : Le site REBENT de Molène
Le site d’échantillonnage se situe dans le sud de l’île de Molène, dans la crique à l’ouest de la pointe de Beg Melen (Fig. 8). C’est un site sur roche en place pour les quatre premières ceintures (Pelvetia canaliculata, Fucus spiralis, Ascophyllum nodosum, Fucus serratus) et sur blocs pour les deux ceintures du bas d’estran (Himanthalia elongata, Laminaria digitata) (Fig. 9).
La couverture algale est discontinue au niveau de Pelvetia canaliculata et de Fucus spiralis. A l’inverse, Ascophyllum nodosum et Fucus serratus forment des canopées denses qui recouvrent entièrement la roche (Fig. 10 et 11). Au-dessous, peu d’espèces dressées se développent et la roche est surtout colonisée par l’algue rouge encroûtante Lithothamnion lenormandii (fig. 12).
Figure 10 : La ceinture à Ascophyllum nodosum
Figure 11 : La ceinture à Fucus serratus
En bas d’estran, les Himanthales et les Laminaires se développent sur des blocs de taille moyenne qui reposent sur du sable. La pente étant très faible, les deux ceintures sont plus ou moins imbriquées l’une dans l’autre : on trouve sur un même bloc des Himanthales sur le haut et des Laminaires à la base des côtés. Il faut atteindre la limite extrême de l’estran pour observer un peuplement dominé exclusivement par les Laminaires et qui se prolonge dans le subtidal.
Caro/Karo (rade de Brest)
Figure 13 : Localisation du site du Caro
Le site d’échantillonnage du Caro se situe dans le bassin nord de la rade de Brest sur la commune de Plougastel-Daoulas (Fig. 13). Il est situé en face de la zone portuaire brestoise et se trouve dans l’alignement du goulet qui ouvre la rade sur l’extérieur. De fait, il est soumis aux houles d’ouest et correspond à un site en mode battu. C’est un site d’étude discontinu : les premières ceintures (Pelvetia canaliculata et Fucus spiralis) sont présentes à l’ouest de la grève du Caro sur un platier de schiste tendre (Fig. 14). La ceinture à Fucus vesiculosus se développe sur des petits blocs présents sur cette même grève et elle est suivie d’une bande de blocs qui portent des Fucus serratus.
Plus bas, l’estran est sablo-vaseux et la ceinture à Himanthalia elongata est absente. Par contre, elle est présente beaucoup à l’ouest vers la pointe du Caro et c’est là que nous l’avons échantillonnée en même temps que la ceinture à Fucus serratus qui présente, à cet endroit, l’avantage d’être sur de la roche en place (Fig. 15).
Les ceintures à Pelvetia canaliculata et à Fucus spiralis ne sont développées que sur une centaine de m2 de roche, protégés des vagues et de la houle. A cet endroit, le recouvrement par les Fucales se situe ente 50 et 75%. A l’est comme à l’ouest de cette petite zone, le recouvrement par les algues brunes est nul, ce qui montre bien le caractère battu du site.
La ceinture à Fucus vesiculosus n’existe qu’au niveau de la grève du Caro. Plus loin, vers l’ouest, elle est remplacée par des peuplements de balanes ou de moules. Elle ne fait que quelques mètres de large et les algues se développent sur de petits blocs, parfois des galets. La couverture par les Fucales est très variable et plutôt modeste. Dans nos trois points d’étude, Fucus vesiculosus présente un recouvrement compris entre 5 et 25%.
La ceinture à Fucus serratus est plus développée que les trois premières ceintures et se rencontre en de nombreux points depuis la grève du Caro jusqu’à la pointe du Corbeau. Elle se met
en place sous la moulière et présente un recouvrement maximum par les Fucales dans les secteurs protégés des vagues et de la houle. Dans nos points d’étude, ce recouvrement se situe entre 25 et 75%.
Figure 14 : Les ceintures à Pelvetiacanaliculata et à Fucusspiralis
Figure 15 : La ceinture à Fucus serratus
s’arrête brusquement en bas d’estran par un petit tombant. Plus bas apparaît une zone sableuse subtidale.
Figure 16 : La ceinture à Himanthaliaelongata.
Le Croisic
Figure 17 : Localisation du site du Croisic
Figure 18 : Le site REBENT du Croisic
Le site REBENT du Croisic se situe au niveau de la pointe de Saint-Goustan (Fig. 17). C’est un vaste estran de roche en place (Fig. 18). Le haut de l’estran est constitué d’une plage de sable et la ceinture à Pelvetia canaliculata n’est visible qu’en de rares endroits. Plus bas, la ceinture à Fucus spiralis est plus étendue, aussi bien en longueur qu’en largeur. Le recouvrement par les Fucales y est souvent important.
La ceinture à Ascophyllum nodosum est plus discontinue du fait de la présence d’un banc d’huîtres japonaises au même niveau. Lorsque les algues sont présentes, le recouvrement est alors important et atteint souvent 75 à 100% (Fig. 19). Il est assuré principalement par Ascophyllum nodosum dont les frondes atteignent parfois des longueurs supérieures au mètre, mais également par Fucus vesiculosus et Fucus serratus. Dans les endroits ou les ascophylles manquent, les thalles de Fucus vesiculosus sont plus nombreux et ils assurent à eux seuls 50 à 75% du recouvrement algal.
La ceinture à Fucus serratus présente une canopée dense et le recouvrement par cette espèce atteint 75 à 100% dans les trois points étudiés.
Plus bas sur l’estran, les ceintures à Bifurcaria bifurcata et à Laminaires (ici Laminaria saccharina) se développent sur un platier partiellement ensablé qui s’avance en plusieurs petites pointes vers le bas de l’estran (Fig. 20). Ce platier est ensuite remplacé par une zone sableuse qui se prolonge dans l’étage subtidal. Au niveau de la ceinture à Bifurcaria bifurcata, le recouvrement de la roche est assuré par Bifurcaria, mais aussi par les algues rouges dressées. Au niveau des Laminaires, le recouvrement est important (souvent supérieur à 75%), mais il est hétérogène et dépend des espèces présentes : Laminaria saccharina, Sargassum muticum, algues rouges dressées. Parmi ces dernières, on peut citer Gracilaria multipartita et Gracilaria verrucosa, deux espèces typiques des milieux ensablés.
Pour finir la présentation de ce site, il faut noter que c’est un endroit où existe une pêche à pied importante (pêche aux huîtres sur la roche, mais également aux palourdes et aux praires dans les secteurs sableux voisins).
Figure 19 : La ceinture à Ascophyllum nodosum.
Figure 20 : Le bas de l’estran sur le site du Croisic.
4. Travail de terrain et d’analyse
4.1. Déroulement des missions 2006-2007
Les missions sur le terrain ont débuté à l’automne 2006 et se sont déroulées jusqu’à la fin de l’été 2007. Elles ont été réalisées, pour la plupart, lors des marées de vives-eaux. Néanmoins, les missions d’hiver et de printemps sur l’archipel des Sept-Iles ont dù être plusieurs fois annulées et reportées en raison des mauvaises conditions météorologiques et de l’état de la mer qui ne permettaient pas le passage du zodiac vers les îles. Elles ont été effectuées plus tard par mortes- eaux. Il en est de même pour la mission hivernale sur Molène.
Les missions à Malban (archipel des Sept-Iles)
Date Coefficient de marée
Ceintures
échantillonnées Remarques
6-7/11/06 105-98 Pc, Fspi, Fves, Fser, He, Ld
Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
29/03/07 55 Pc, Fspi, Fves, Fser Ceintures à Himanthales et à Laminaires non accessibles.
31/05/07 72 Pc, Fspi, Fves, Fser Ceintures à Himanthales et à Laminaires non accessibles.
13/08 et
30/08/07 89 et 107 Pc, Fspi, Fves, Fser, He, Ld
Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
Les missions à Molène
Date Coefficient
de marée Ceintures échantillonnées Remarques 8-9/10/06 114-107 Pc, Fspi, Fves, Fser, He,
Ld
Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
2-3/04/07 86-87 Pc, Fspi, Fves, Fser, He Ceinture à Laminaires non accessible.
14-15/06/07 87-89 Pc, Fspi, Fves, Fser, He Ceinture à Laminaires non accessible.
26-27/09/07 102-110 Pc, Fspi, Fves, Fser, He, Ld
Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
Les missions au Caro/Karo
Date Coefficient
de marée Ceintures échantillonnées Remarques 10/10 et
8/11/06 94 et 87 Pc, Fspi, Fves, Fser, He Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
22-23/01/07 95 et 90 Pc, Fspi, Fves, Fser, He Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
16-19/04/07 102 et 107 Pc, Fspi, Fves, Fser, He Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
16/07 et
28/09/07 87 et 112 Pc, Fspi, Fves, Fser, He Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
Les missions au Croisic
Date Coefficient
de marée Ceintures échantillonnées Remarques 6-7/10/06 98 et 110 Pc, Fspi, Fves, Fser, He,
Ld
Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
19-20/02/07 110 et 108 Pc, Fspi, Fves, Fser, He, Ld
Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
17-18/04/07 111 et 112 Pc, Fspi, Fves, Fser, He, Ld
Toutes les ceintures ont été échantillonnées.
28-29/08/07 95 et 103 Pc, Fspi, Fves, Fser, He Ceinture à Laminaires non accessible.
4.2. Traitement des données
4.2.1. Exploitation des sorties et traitement des données
Les résultats obtenus sur le terrain et au laboratoire sont présentés sous plusieurs formes complémentaires :
• La richesse spécifique se traduit par une liste des espèces identifiées sur le site au cours de l'échantillonnage, accompagnée de plusieurs éléments de caractérisation. Ces éléments
comprennent le groupe morpho-anatomique (GMA), l'appartenance à une classe taxonomique (Classe) et à une strate du peuplement, groupes définis dans les tableaux ci-dessous.
• La structuration des peuplements est abordée par les pourcentages ou indices de
recouvrement des divers groupes. La répartition des espèces exprimée en effectifs pour les groupes morpho-anatomiques permet d’estimer leur importance relative pour un site ou pour un peuplement (ceinture, habitat) donné.
4.2.2. Tableaux présentant les divers indices et groupes d’organismes utilisés dans le traitement.
Classes ou Phylums : Rhodophyceae / Algues Rouges (r), Chlorophyceae / Algues Vertes sensu largo (v), Phaeophyceae / Algues Brunes (b), Cyanobactéries (c), Lichens (l).
Strates phytosociologiques des macroalgues (d'après L'Hardy-Halos et al., 1973)
strate code dimensions
encroûtante (+ endophytes et épiphytes coalescents
ras) E encroûtantes
micro-méiobiotique Mi 0,5-30 cm
macrobiotique Ma 30-100 cm
mégabiotique Me > 100 cm
Groupes morpho-anatomiques (d'après Littler & Littler, 1984 ; Steneck & Dethier, 1984 ; Orfanidis et al., 2001)
NB : la répartition en GMA a été précisée, voire légèrement modifiée en 2006, tant au niveau de la définition des groupes qu’au niveau des exemples de taxons.
groupe morpho-anatomique code
GMA exemples
cellules isolées, colonies, sporulations 1 Cyanobacteria (Rivularia, Lyngbya), Diatomées, sporulations vertes
algues filamenteuses unisériées (une seule file de cellules ou d’articles) + endophytes
2
Aglaothamnion, Callithamnion, Antithamnion(ella), Audouinella (Rhodothamniella), Halurus, Falkenbergia (Asparagopsis), Ectocarpales, Cladophora,
Chaetomorpha, Spongomorpha, Rhizoclonium (Lola), Ulothricales
algues filamenteuses polysériées (plusieurs files de cellules) + algues faiblement cortiquées et/ou à médulla lacunaire
2,5
Polysiphonia, Ceramium, Spyridia, Chondria, Lomentaria, Champia Chylocladia, Gastroclonium, Gloiosiphonia, Scinaia, Bornetia, Dumontia,
Dudresnaya, Plumaria, Bostrychia, Bonnemaisonia, Dasyaceae, Griffithsia, Asparagopsis, Striaria Bryopsis, Codium, Halopteris, Desmarestia, Sphacelariales, Mesogloia
algues en lames fines (une ou deux couches de cellules) + algues tubuleuses fines
3 Porphyra, Monostroma, Ulva, Enteromorpha, Blidingia, Bangia
algues en lames à plus de 2 couches cellulaires ou à nervures, tubes, sphères
3,5
Cryptopleura, Delesseria, Hypoglossum, Apoglossum, Palmaria Dilsea, Rhodophyllis, Callophyllis,
Halarachnion, Grateloupia turuturu, Dictyota, Padina, Scytosiphon, Colpomenia, Asperococcus,
médulla et cortex développés 4
Chondrus, Mastocarpus, Gigartina, Chondracanthus, Furcellaria, Polyides, Gracilaria, Osmundea
(Laurencia), Gelidiales, Plocamium, Sphaerococcus, Calliblepharis, Cystoclonium, Rytiphlaea, Phyllophora, Catenella
Cladostephus, Sporochnus, Chorda
thalle complexe, fortement différencié 5 Laminariales (- Chorda), Fucus, Sargassum, Cystoseira algues calcaires articulées 6 Corallina, Jania,, Haliptilon, Halimeda
algues encroûtantes + maerl 7 Lithothamnion (Phymatolithon), Lithophyllum, Mesophyllum, Peyssonnelia, Hildenbrandia, Ralfsia
phanérogames 8 Zostera, Salicornia
Pourcentages de recouvrement du substratum, indices équivalents et mode de calcul
% recouvrement indice % retenu pour le calcul
absent 0 0
0-5 1 2.5 5-25 2 12.5 25-50 3 37.5 50-75 4 62.5 75-100 5 87.5 Lors de la saisie des données de recouvrement, les valeurs sont exprimées en indices équivalents aux intervalles de pourcentages décrits ci-dessus. Ces mêmes indices seront produits en fin de calcul car ils permettent une présentation plus aisée des résultats et parce qu’ils évitent de donner des pourcentages précis qui n’ont pas de réalité sur le terrain.
Par contre, lors de la sommation des pourcentages par quadrat pour obtenir des valeurs globales pour un point ou une ceinture, les pourcentages retenus sont ceux correspondant à la médiane de chaque intervalle équivalent à un indice. Par exemple, l’espèce A ayant été observée sur le terrain avec des indices 1, 2, 0, 1, 3, 1, 0, 0, 1 dans les 9 quadrats, son recouvrement moyen pour la ceinture considérée sera (2.5 + 12.5 + 0 + 2.5 + 37.5 + 2.5 + 0 + 0 + 2.5) / 9 = 60 / 9 = 6.67 %. Ce pourcentage sera ensuite sommé avec ceux obtenus pour des espèces appartenant au même taxon, à la même strate ou au même GMA afin d’obtenir un pourcentage de recouvrement global pour chaque groupe. A ce moment seulement, ces pourcentages seront à nouveau traduits en indices de recouvrement globaux en vue d’une représentation graphique. Si un pourcentage résultant d’une sommation atteint la limite supérieure de l’intervalle, l’indice retenu sera l’indice supérieur (par exemple, si l’on atteint 75 %, l’indice retenu est 5). Si le pourcentage obtenu dépasse 100 %, l’indice retenu sera également 5.
La représentation des taux de recouvrement ne peut se faire sur l’ensemble d’un site, les ceintures ayant par définition des structurations différentes. Cette représentation ne peut se faire davantage à l’aide de graphiques de type « camembert », car chaque strate peut atteindre en théorie un taux de recouvrement de 75 à 100 %, soit un indice 5.
Ce type de processus permet de concilier les aspects pratiques de l’échantillonnage (durée limitée, subjectivité, difficulté de l’évaluation du recouvrement et donc précision limitée) avec la nécessité d’éviter des approximations cumulées dans le calcul et donc des erreurs incompatibles avec la réalité du terrain. Il permet également l’analyse statistique des données.
5. Résultats et Discussions
5.1. Diversité spécifique globale par site et par saison
5.1.1. Malban
Automne 2006
Cette mission d’échantillonnage s’est déroulée durant le mois de novembre 2006. Les six ceintures algales ont été étudiées et 49 espèces ont été identifiées (Fig. 21). Elles se répartissent de la façon suivante : 33 Rhodophycées, 6 Chlorophycées, 8 Phéophycées et 2 Lichens. La liste de ces espèces et leur répartition sur l’estran se retrouvent en annexe de ce document.
Huit espèces ont été trouvées dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (1 Rhodophycée, 4 Chlorophycées, 2 Phéophycées et un Lichen). Ce nombre d’espèces passe à 12 dans la ceinture à Fucus spiralis (5 Rhodophycées, 4 Chlorophycées, 1 Phéophycée et 2 Lichens) ; il monte à 17 espèces dans la ceinture à Fucus vesiculosus (12 Rhodophycées, 3 Chlorophycées, 1 Phéophycée et 1 Lichen), à 23 espèces dans la ceinture à Fucus serratus (14 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 4 Phéophycées) et à 27 espèces dans la ceinture à Himanthalia elongata (19 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 3 Phéophycées). Il retombe à 25 espèces dans la ceinture à Laminaria digitata (21 Rhodophycées, 1 Chlorophycée et 3 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Malban. Novembre 2006. Six ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Malban . Novembre 2006. Six ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Malban. Novembre 2006. Six ceintures.
0 2 4 6 8 10 12
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 21 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site de Malban en novembre 2006.
Hiver 2007
Plusieurs fois reportée pour cause de mauvais temps, cette mission s’est finalement déroulée à la fin mars 2007. Les petits coefficients de marée n’ont pas permis d’accéder aux ceintures à Himanthalia elongata et à Laminaria digitata. Dans les quatre autres ceintures, nous avons identifié 35 espèces qui se répartissent de la façon suivante : 20 Rhodophycées, 5 Chlorophycées, 8 Phéophycées et 2 Lichens (Fig. 22). La liste de ces espèces et leur répartition sur l’estran se retrouve en annexe de ce document.
Dans la ceinture à Pelvetia canaliculata, il y avait 5 espèces (2 Rhodophycées, 1 Chlorophycée, 1 Phéophycée et 1 Lichen). Le total d’espèces atteignait 7 espèces dans la ceinture à Fucus spiralis (2 Rhodophycées, 2 Chlorophycées, 1 Phéophycée et 2 Lichens), 19 espèces dans la ceinture à Fucus vesiculosus (10 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 5 Phéophycées) et 24 espèces dans la ceinture à Fucus serratus (16 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 3 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Malban. Mars 2007. Quatre ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Malban. Mars 2007. Quatre ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Malban. Mars 2007. Quatre ceintures.
0 2 4 6 8 10
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 22 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site de Malban en hiver 2007
Printemps 2007
Comme pendant la saison hivernale, les mauvaises conditions météorologiques nous ont empêché de rejoindre Malban en zodiac pendant les grandes marées printanières. C’est donc par marée de mortes-eaux, au cours du mois de mai, que nous avons dû y aller. De fait, cette fois encore, seules les quatre premières ceintures ont pu être échantillonnées.
Au total, nous avons identifié 45 espèces qui se répartissent de la façon suivante : 27 Rhodophycées, 7 Chlorophycées, 10 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 23). La liste de ces espèces et leur répartition sur l’estran se retrouvent en annexe de ce document.
Dans la ceinture à Pelvetia canaliculata, nous avons identifié 7 espèces (2 Rhodophycées, 2 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Lichen). Il y avait 11 espèces dans la ceinture à Fucus spiralis (4 Rhodophycées, 5 Chlorophycées, 1 Phéophycée et 1 Lichen), 28 espèces dans la ceinture à Fucus vesiculosus (18 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 5 Phéophycées) et 30 dans celle à Fucus serratus (20 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 5 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens dans la ceinture à Fucus serratus . Malban. Mai 2007.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales dans la ceinture à Fucus serratus . Malban. Mai 2007.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques dans la ceinture à Fucus serratus . Malban. Mai 2007.
0 1 2 3 4 5 6 7 8
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 23 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site de Malban au printemps 2007
Eté 2007
La mission d’été s’est déroulée lors de la grande marée du mois d’août. Ceci nous a permis d’échantillonner les six ceintures algales existantes. Au total, nous avons identifié 67 espèces qui se répartissent de la façon suivante : 44 Rhodophycées, 11 Chlorophycées, 11 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 24). La liste de ces espèces et leur répartition sur l’estran se retrouvent en annexe de ce document.
S’il n’y avait que 6 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (1 Rhodophycée, 2 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Lichen), ce nombre atteignait 10 espèces dans la ceinture à Fucus spiralis (3 Rhodophycées, 5 Chlorophycées, 1 Phéophycée et 1 Lichen), 26 dans la ceinture à Fucus vesiculosus (17 Rhodophycées, 6 Chlorophycées et 3 Phéophycées) et 33 dans la ceinture à Fucus serratus (22 Rhodophycées, 6 Chlorophycées et 5 Phéophycées). Ce nombre augmentait encore dans la ceinture à Himanthalia elongata où il passait à 34 espèces (24 Rhodophycées, 7 Chlorophycées et 3 Phéophycées), et il culminait dans la ceinture à Laminaria digitata avec 37 espèces (27 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 5 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Malban. Août 2007. Six ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Malban. Août 2007. Six ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatom iques.
Malban. Août 2007. Six ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14 16
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 24 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site de Malban durant l’été 2007
5.1.2. Molène
Automne 2006
La mission s’est déroulée lors des marées de vives-eaux du mois d’octobre. Les grands coefficients de marée nous ont permis d’échantillonner les six ceintures algales présentes.
Au total, nous avons identifié 39 espèces qui se répartissent de la façon suivante : 24 Rhodophycées, 4 Chlorophycées, 10 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 25). La liste de ces espèces et leur répartition sur l’estran sont données en Annexe.
Il y avait 6 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (2 Rhodophycées, 1 Chlorophycée, 2 Phéophycées et 1 Lichen), 7 espèces dans la ceinture à Fucus spiralis (3 Rhodophycées, 2 Chlorophycées, 1 Phéophycée et 1 Lichen), 12 espèces dans la ceinture à Ascophyllum nodosum (6 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 3 Phéophycées), 5 espèces seulement dans la ceinture à Fucus serratus (2 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 1 Phéophycée), 24 espèces dans la ceinture à Himanthalia elongata (16 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 6 Phéophycées) et 21 espèces dans la ceinture à Laminaria digitata (15 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 3 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Molène. Octobre 2006. Six ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Molène. Octobre 2006. Six ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Molène. Octobre 2006. Six ceintures.
0 2 4 6 8 10
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 25 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site de Molène en automne 2006
Hiver 2007
La mission d’échantillonnage s’est déroulée pendant les grandes marées de vives-eaux du mois d’avril. Un vent contraire n’a pas permis à la mer de descendre suffisamment pour que nous ayons accès à la ceinture à Laminaires. Dans les cinq autres ceintures nous avons identifié 33 espèces qui se répartissent de la façon suivante : 20 Rhodophycées, 4 Chlorophycées, 8 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 26).
Dans la ceinture à Pelvetia canaliculata, comme à l’automne, nous avons trouvé 6 espèces (2 Rhodophycées, 1 Chlorophycée, 2 Phéophycées et 1 Lichen). Dans la ceinture à Fucus spiralis il y avait 7 espèces (2 Rhodophycées, 2 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Lichen) alors qu’il y en avait 12 dans les ceintures à Ascophyllum nodosum (5 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 4 Phéophycées) et à Fucus serratus (6 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 2 Phéophycées). Dans la ceinture à Himanthalia elongata, le nombre d’espèces était de 22 (16 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 3 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Molène. Avril 2007. Cinq ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Molène. Avril 2007. Cinq ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Molène. Avril 2007. Cinq ceintures.
0 2 4 6 8 10
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 26 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site de Molène en hiver 2007
Printemps 2007
La mission s’est déroulée lors des grands coefficients de marée du mois de juin. Une fois encore les mauvaises conditions météorologiques ont perturbé notre échantillonnage et la ceinture à Laminaires ainsi que deux des points de la ceinture à Himanthalia elongata sont restés inaccessibles.
Nous n’avons donc identifié que 29 espèces qui se répartissent de la façon suivante : 15 Rhodophycées, 5 Chlorophycées, 8 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 27).
Il y avait 7 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (1 Rhodophycée, 2 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Lichen), 8 espèces dans la ceinture à Fucus spiralis (2 Rhodophycées, 2 Chlorophycées, 3 Phéophycées et 1 Lichen), 11 espèces dans la ceinture à Ascophyllum nodosum (5 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 3 Phéophycées) et 14 espèces dans la ceinture à Fucus serratus (7 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 3 Phéophycées). Sur le seul point de la ceinture à Himanthalia elongata que nous avons échantillonné, nous avons identifié 17 espèces (11 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 2 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Molène. Juin 2007. Cinq ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Molène. Juin 2007. Cinq ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Molène. Juin 2007. Cinq ceintures.
0 2 4 6 8 10
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 27 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site de Molène au printemps 2007
Eté 2007
La mission estivale s’est déroulée au mois de septembre 2007. Les conditions météorologiques, plus clémentes, nous ont permis d’échantillonner les six ceintures algales présentes. Au total, nous avons identifié 44 espèces, dont 25 Rhodophycées, 6 Chlorophycées, 12 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 28).
Dans la ceinture à Pelvetia canaliculata, il y avait 5 espèces (1 Rhodophycée, 1 Chlorophycée, 2 Phéophycées et 1 Lichen). Le nombre d’espèces montait à 10 dans la ceinture à Fucus spiralis (3 Rhodophycées, 2 Chlorophycées, 4 Phéophycées et 1 Lichen) puis à 15 dans celle à Ascophyllum nodosum (7 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 4 Phéophycées). Ce nombre redescendait à 8 espèces pour la ceinture à Fucus serratus (5 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 1 Phéophycée) avant d’atteindre 29 espèces dans la ceinture à Himanthalia elongata (19 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 7 Phéophycées). Il était enfin de 26 espèces dans la ceinture à Laminaria digitata (17 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 5 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Molène. Septembre 2007. Six ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Molène. Septembre 2007. Six ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Molène. Septembre 2007. Six ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 28 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site de Molène pendant l’été 2007
5.1.3. Le Caro/Karo
Automne 2006
La mission d’automne s’est déroulée en deux fois au cours des mois d’octobre et de novembre 2006. Toutes les ceintures algales présentes ont pu être échantillonnées et, au total, nous avons identifié 53 espèces. Elles se répartissent de la façon suivante : 36 Rhodophycées, 5 Chlorophycées, 11 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 29). La liste de ces espèces et leur répartition sur l’estran sont données en Annexe.
Il n’y avait que 5 espèces dans les ceintures à Pelvetia canaliculata (2 Rhodophycées, 1 Chlorophycée, 1 Phéophycée et 1 Lichen) et à Fucus spiralis (2 Rhodophycées, 1 Chlorophycée et 2 Phéophycées). Le nombre d’espèces passait à 19 dans la ceinture à Fucus vesiculosus (12 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 4 Phéophycées) puis à 27 dans celle à Fucus serratus (19 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 4 Phéophycées) et culminait à 33 dans celle à Himanthalia elongata (25 Rhodophycées, 1 Chlorophycée et 7 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Le Caro. Octobre-novembre 2006. Cinq ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Le Caro. Octobre-novembre 2006. Cinq ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Le Caro. Octobre-novembre 2006. Cinq ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 29 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site du Caro en automne 2006
Hiver 2007
Cette mission hivernale s’est déroulée au mois de janvier. Les cinq ceintures algales présentes ont été échantillonnées. Au total, 47 espèces ont été identifiées. Elles se répartissent de la façon suivante : 33 Rhodophycées, 4 Chlorophycées, 9 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 30).
Il y avait 7 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (2 Rhodophycées, 3 Chlorophycées, 1 Phéophycée et 1 Lichen), 5 dans celle à Fucus spiralis (3 Rhodophycées, 1 Chlorophycée et 1 Phéophycée), 12 dans celle à Fucus vesiculosus (7 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 3 Phéophycées). Ce nombre atteignait 22 espèces dans la ceinture à Fucus serratus (18 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 2 Phéophycées) et 28 espèces dans celle à Himanthalia elongata (23 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 3 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Le Caro. Janvier 2007. Cinq ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Le Caro. Janvier 2007. Cinq ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatom iques.
Le Caro. Janvier 2007. Cinq ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 30 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site du Caro en hiver 2007
Printemps 2007
La mission s’est déroulée au cours des grandes marées du mois d’avril. Les grands coefficients de marée nous ont permis d’échantillonner les cinq ceintures algales présentes. Au total, nous avons identifié 55 espèces qui se répartissent de la façon suivante : 38 Rhodophycées, 7 Chlorophycées, 9 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 31).
Il y avait 7 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (2 Rhodophycées, 2 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Lichen) et dans la ceinture à Fucus spiralis (3 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 1 Phéophycée). Le nombre d’espèces était de 13 dans la ceinture à Fucus vesiculosus (8 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 3 Phéophycées), 21 dans la ceinture à Fucus serratus (15 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 1 Phéophycée) et 40 dans celle à Himanthalia elongata (31 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 4 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Le Caro. Avril 2007. Cinq ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Le Caro. Avril 20076. Cinq ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Le Caro. Avril 2007. Cinq ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14 16
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 31 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site du Caro au printemps 2007
Eté 2007
La mission estivale s’est déroulée en deux parties. La première a eu lieu en juillet, la seconde en septembre. Toutes les ceintures algales ont été échantillonnées et au total, 60 espèces ont été identifiées. Elles se répartissent de la façon suivante : 39 Rhodophycées, 8 Chlorophycées, 12 Phéophycées et 1 Lichen (Fig. 32).
Il y avait 6 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (2 Rhodophycées, 1 Chlorophycée, 2 Phéophycées et 1 Lichen), 7 espèces dans la ceinture à Fucus spiralis (2 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 1 Phéophycée) et 18 espèces dans la ceinture à Fucus vesiculosus (11 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 4 Phéophycées). Le nombre d’espèces était de 34 dans la ceinture à Fucus serratus (23 Rhodophycées, 7 Chlorophycées et 4 Phéophycées) et de 39 dans celle à Himanthalia elongata (30 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 5 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Le Caro. Juillet-Septembre 2007. Cinq ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Le Caro. Juillet-Septembre 2007. Cinq ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Le Caro. Juillet-Septembre 2007. Cinq ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14 16
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 32 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site du Caro durant l’été 2007
5.1.4. Le Croisic
Automne 2006
La mission s’est déroulée pendant les grandes marées du mois d’octobre. Les six ceintures algales présentes ont pu être échantillonnées. Au total, nous avons identifié 59 espèces : 38 Rhodophycées, 7 Phéophycées, 13 Phéophycées et 1 Cyanobactérie (Fig. 33). La liste des espèces et leur répartition sur l’estran sont données en Annexe.
Il y avait 5 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (1 Rhodophycée, 1 Chlorophycée, 2 Phéophycées et 1 Cyanobactérie), 13 dans celle à Fucus spiralis (4 Rhodophycées, 5 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Cyanobactérie), 17 dans celle à Ascophyllum nodosum ((9 Rhodophycées, 4 Chlorophycées, et 4 Phéophycées) et 16 dans celle à Fucus serratus (12 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 2 Phéophycées). Le nombre d’espèces était maximal dans la ceinture à Himanthalia elongata et atteignait 39 espèces (28 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 7 Phéophycées), il diminuait à 27 dans la ceinture à Laminaires (20 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 5 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Le Croisic. Octobre 2006. Six ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Le Croisic. Octobre 2006. Six ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Le Croisic. Octobre 2006. Six ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14 16
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 33 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site du Croisic en automne 2006
Hiver 2007
La mission s’est déroulée durant le mois de février 2007. Les six ceintures algales ont pu être échantillonnées et, au total, 57 espèces ont été identifiées. Elles se répartissent de la façon suivante : 37 Rhodophycées, 7 Chlorophycées, 12 Phéophycées et 1 Cyanobactérie (Fig. 34).
Il y avait 8 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (3 Rhodophycées, 2 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Cyanobactérie), 16 espèces dans la ceinture à Fucus spiralis (6 Rhodophycées, 7 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Cyanobactérie) et 17 espèces dans la ceinture à Ascophyllum nodosum (9 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 4 Phéophycées). Le nombre d’espèces n’était que de 14 dans la ceinture à Fucus serratus (10 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 1 Phéophycée), mais atteignait 25 dans la ceinture à Himanthalia elongata (19 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 4 Phéophycées) et 33 dans la ceinture à Laminaires (27 Rhodophycées, 1 Chlorophycée et 5 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Le Croisic. Février 2007. Six ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Le Croisic. Février 2007. Six ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Le Croisic. Février 2007. Six ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 34 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site du Croisic au cours de l’hiver 2007
Printemps 2007
La mission s’est déroulée durant les grandes marées du mois d’avril. Les six ceintures présentes ont pu être échantillonnées. Au total, 65 espèces ont été identifiées. Elles se répartissent de la façon suivante : 42 Rhodophycées, 8 Chlorophycées et 15 Phéophycées (Fig. 35).
Il y avait 7 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (3 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 2 Phéophycées), 16 espèces dans celle à Fucus spiralis (6 Rhodophycées, 6 Chlorophycées et 4 Phéophycées), 18 espèces dans celle à Ascophyllum nodosum (9 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 5 Phéophycées), 12 dans celle à Fucus serratus (10 Rhodophycées, 1 Chlorophycée et 1 Phéophycée) et 31 dans celle à Himanthalia elongata (21 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 7 Phéophycées). Le nombre d’espèce était maximal dans la ceinture à Laminaires, il atteignait 33 espèces (26 Rhodophycées, 3 Chlorophycées et 4 Phéophycées).
Répartition des différents groupes d'algues et lichens.
Le Croisic. Avril 2007. Six ceintures.
Rhodophycées Chlorophycées Phéophycées Cyanophycées Lichens
Répartition des différentes strates algales.
Le Croisic. Avril 2007. Six ceintures.
Encroûtante Micro-Meiobiotique Macrobiotique Mégabiotique
Répartition des différents Groupes Morpho-Anatomiques.
Le Croisic. Avril 2007. Six ceintures.
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
1 2 2,5 3 3,5 4 5 6 7
GMA
Nombre
Figure 35 : Répartition en nombre d’espèces des groupes de macrophytes sur le site du Croisic au cours du printemps 2007
Eté 2007
La mission s’est déroulée pendant le mois d’août 2007. La ceinture à Laminaires est restée submergée et seules les cinq premières ceintures ont été échantillonnées. Au total, nous avons identifié 56 espèces : 33 Rhodophycées, 9 Chlorophycées, 13 Phéophycées et 1 Cyanobactérie (Fig.
36).
Il y avait 6 espèces dans la ceinture à Pelvetia canaliculata (2 Rhodophycées, 1 Chlorophycée, 2 Phéophycées et 1 Cyanobactérie), 14 espèces dans la ceinture à Fucus spiralis (4 Rhodophycées, 4 Chlorophycées, 2 Phéophycées et 1 Cyanobactérie), 17 espèces dans la ceinture à Ascophyllum nodosum (9 Rhodophycées, 4 Chlorophycées et 4 Phéophycées), 16 espèces dans la ceinture à Fucus serratus (12 Rhodophycées, 2 Chlorophycées et 2 Phéophycées) et 36 espèces dans la ceinture à Himanthalia elongata/Bifurcaria bifurcata (24 Rhodophycées, 5 Chlorophycées et 7 Phéophycées).