www.rebent.org Institut Universitaire Européen de la Mer – Université de Bretagne Occidentale Laboratoire des sciences de l’Environnement MARin
Grall, J.
RST/IFREMER/DYNECO/AG/07-17//REBENT
Coordination
Résultats de la surveillance du Benthos Région Bretagne
Suivi stationnel du maërl
Edition 2007
Photo LEMAR
Le REseau de surveillance BENThique, le REBENT, a pour objectifs d’acquérir une connaissance pertinente et cohérente des habitats benthiques côtiers, et de constituer un système de veille pour détecter les évolutions de ces habitats, à moyen et long termes, notamment pour ce qui concerne la diversité biologique. Ce réseau devrait s’étendre à terme sur l’ensemble du littoral métropolitain.
La Bretagne constitue la région Pilote. Sur cette région, après une phase d’avant-projet (2001- 2002), la stratégie opérationnelle mise en œuvre depuis 2003 englobe un inventaire régional d’habitats, des cartographies des habitats sur des secteurs de référence, le suivi de la dynamique spatiale du couvert végétal et le suivi de la diversité végétale et animale.
Coordonné par Ifremer, ce réseau associe sur la région Bretagne de nombreux partenaires scientifiques et techniques : l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) de Brest, le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), station de Concarneau, la Station Biologique de Roscoff, le Laboratoire de Géomorphologie (EPHE/CNRS) de Dinard, le Centre d'Etudes et de Valorisation des Algues (CEVA) de Pleubian), les départements DYNECO et LER d’IFREMER.
Le REBENT Bretagne bénéficie d’un financement exceptionnel décidé en CIADT, du soutien financier de la Région Bretagne dans le cadre du CPER et d’un financement de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne pour les prélèvements concernant l’application de la Directive Cadre Eau (DCE).
Les suivis de la biodiversité ont été mis en place sur une sélection d’habitats comprenant des habitats remarquables et des habitats largement représentés : dans la zone de balancement des marées, ils concernent en particulier les sédiments fins, les herbiers et certains types de zones rocheuses ; dans les petits fonds, il s’agit des sables fins, des bancs de maërl et de certains types de fonds rocheux suivis en plongée.
Chaque habitat est placé sous la responsabilité thématique d’un laboratoire, il est échantillonné régulièrement, selon un protocole adapté dans des lieux de surveillance répartis le long du littoral. A partir de 2007, la stratégie d’échantillonnage retenue tient compte des contraintes définies pour le contrôle de surveillance DCE.
Les informations produites se présentent sous la forme de fiches techniques, précisant les protocoles mis en œuvre, de fiches descriptives pour les lieux de surveillance, d’un bulletin, visant à communiquer annuellement les résultats sous une forme graphique facile à lire, de données (stockées sous une forme intermédiaire en attendant le développement en cours de la base Quadrige²). Les premiers bulletins établis sur la région Bretagne (édition 2005) ont été présentés dans le cadre des journées REBENT 2006.
Cette nouvelle édition (décembre 2007) complète dans l’espace et dans le temps les séries temporelles déjà entamées et permet de mieux appréhender la variabilité à l’échelle régionale.
Vous retrouvez sur le site du réseau REBENT (http://www.rebent.org/), l’ensemble des documents mis en forme. Ces informations peuvent être librement téléchargées et utilisées, sous réserve de citation.
Brigitte Guillaumont
Coordination REBENT-Bretagne
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maerl – Edition 2007
SOMMAIRE
SOMMAIRE ... 1
1 Présentation des acteurs ... 2
2 Présentation générale des bancs de maerl et de la stratégie de suivi... 3
3 Résultats de la surveillance ... 4
3.1 Documentation des figures... 4
3.1.1 Granulométrie et taux de matière organique des sédiments... 4
3.1.2 Histogrammes de richesse spécifique et d’abondance ... 5
3.1.3 Groupes écologiques (histogramme) et coefficient benthique (courbe) ... 7
3.1.4 Groupes trophiques (histogramme) ... 9
3.2 Analyse sédimentaire ... 11
3.3 Richesse spécifique et abondance ... 12
3.4 Structure écologique – exemple du site de Belle-Île... 14
3.5 Structure trophique – exemple du site de Belle-Île ... 15
Références bibiographiques ... 156
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maerl– Edition 2007
1 Présentation des acteurs
Brigitte GUILLAUMONT (IFREMER/DYNECO/VIGIES) Coordination Bretagne, édition
Jacques GRALL (LEMAR) Responsabilité scientifique Prélèvements terrain, expertise taxonomique, rédaction
Marion MAGUER (LEMAR)
Benjamin GUYONNET (LEMAR)
Michel LE DUFF (LEMAR)
Prélèvements terrain, analyse en laboratoire, Bancarisation
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
2 Présentation générale des bancs de maërl et de la stratégie de suivi
Les sites de suivi sélectionnés sont, du Nord au Sud : la Baie de Saint-Brieuc (Paimpol), Baie de Morlaix (Banc de Guerheon), Molène (banc des Pourceaux), La rade de Brest (Rozegat), Camaret, l’archipel de Glénan, Trévignon, Belle-Île et la presqu’île de Rhuys/chenal du Crouesty.
Carte des sites choisis pour le suivi des bancs de maërl
Méthodologie
Pour chaque site suivi (voir la carte précédente), 3 points, répartis sur l'ensemble du site, font l'objet de prélèvements.
Sur chaque point, 3 prélèvements de macrofaune de 0,1m² chacun sont réalisés à la benne Smith, puis tamisés sur maille carrée de 1mm, puis formolés en attendant leur analyse en laboratoire. Ils y sont triés, puis la faune est identifiée, le plus souvent possible jusqu’à l’espèce.
Une analyse des sédiments est également effectuée pour chaque point. Une partie du prélèvement, analysée sur colonne de tamis AFNOR, donne le profil granulométrique des sédiments, la seconde partie sert à l’estimation du taux de matière organique (par perte au feu à 450°C).
Deux saisons sont échantillonnées : fin de l’Hiver, fin de l’Eté. Pour plus de détails, consulter la fiche technique FT02-2006-01.doc, Grall, J., Hily, C., 2006 « Suivis stationnel des bancs de maërl sur le site web Rebent (http://www.rebent.org/).
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
3 Résultats de la surveillance
3.1 Documentation des figures
3.1.1 Granulométrie et taux de matière organique des sédiments
Les prélèvements de sédiments sont séparés en quatre : une partie sert à l'analyse granulométrique, les autres parties servent à la mesure du taux de matière organique présente dans le sédiment.
Pour l'analyse granulométrique, les sédiments sont passés sur une colonne de tamis, et chaque fraction granulométrique ainsi obtenue est pesée. Pour chaque fraction, le résultat est conservé sous forme de pourcentage par rapport à la masse totale de sédiment analysée.
Chaque fraction correspond à une gamme de taille de grain : par exemple, la fraction de 80µm à 100µm. La taille de grain retenue pour le graphique (axe des abscisses) correspond à la borne inférieure de la classe de particules (ex : 80 pour la fraction de 80µm à 100µm).
Pour la mesure du taux de matière organique (mesure de la quantité de carbone organique total), les sédiments sont passés au four à 450°C pendant 12h (perte au feu). Les résidus sont pesés, et le résultat est exprimé en pourcentage par rapport au poids de sédiments analysé.
Trois mesures sont effectuées, afin d'obtenir un taux de matière organique moyen et son écart- type.
Les résultats sont présentés sous forme de courbes 1
Baie du Mont Saint-Michel
Automne Automne 2004
2003
Printemps 2004
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 0,5 1 1,5 2 2,5
Perte au feu (%)
5
2 4
3
1 Titre : nom du site concerné (1 graphique / site)
2 Axe principal des ordonnées: pourcentage cumulé de chaque fraction Analyse granulométrique Taux de Matière Organique 3 Axe principal des abscisses : taille des grains de sédiment en µm
4 Axe secondaire des ordonnées : taux de matière organique en % 5 Ecart-type sur les taux de matière organique
La légende des graphes est indiquée en bas de chaque page:
Automne 20 0 3Printem ps 20 0 4Autom ne 20 0 4Autom ne 20 0 50 ,
0010
0 ,
0110 0 0
0
Taille des grains (µ m )
-19
Taux de Matière Organique (%) Automne 2003 Printemps 2004
Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
3.1.2 Histogrammes de richesse spécifique et d’abondance
La macrofaune endogée est prélevée à l’aide d’un carottier (3 carottes par prélèvement). Les carottes sont tamisées sur maille carrée d’1mm, puis formolées en attendant leur analyse en laboratoire.
L’analyse commence par un tri des organismes (séparation de la faune et des particules sédimentaires). Les organismes sont ensuite identifiés jusqu’à l’espèce (si possible), sous loupe binoculaire, voire au microscope pour les plus petits spécimens.
Les données obtenues à chaque saison sont présentées sous la forme d’une matrice d’abondance (Tableau 1).
Tableau 1 : Matrice d'abondance obtenue après analyse des prélèvements de macrofaune.
Site X
Point1 Point2 Point3
Espèces 1 2 3 1 2 3 1 2 3 Espèce 1
Espèce 2
… Espèce i
… Espèce S Abondance totale
(nb.ind.) N11 N12 N13 N21 N22 N23 N31 N32 N33
Prélèvements
Les paramètres calculés à partir de cette matrice sont :
• La Richesse spécifique S : elle est représentée par le nombre total ou moyen d’espèces recensées par unité de surface [1] (S = nombre d’espèces de la zone d’étude)
• L’abondance totale N des individus dans chaque prélèvement
Ces paramètres sont ensuite moyennés sur l’ensemble des prélèvements d’un site.
La richesse spécifique moyenne (en nombre d’espèces par échantillon = nb. sp. / éch.) est représentée sur un même graphique pour tous les sites.
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
Variabilité de la richesse spécifique moyenne (nb.sp./éch)
0 5 10 15 20 25 30 35
Baie du Mont Saint-Michel
Saint-Briac* Baie de Saint- Brieuc
L'Arcouest Callot oulven Baie des
Anges**
Sainte- Marguerite
Rade de Brest Plage de l'Aber Mousterlin Erdeven Gâvres Arzon Kerjouanno***
Nombreces
1
4 Automne 2003 Printemps 2004 Automne 2004
5
d'espè
2
3 G
1 Titre du graphique : la richesse spécifique moyenne est exprimée en nombre d’espèces par échantillon = nb.
Sp./éch.
2 Nombre moyen d’espèces dans les prélèvements 3 Nom des sites classés du nord au sud
4 Légende : 1 série d’histogramme par saison 5 Ecart-type sur la richesse spécifique moyenne
L’abondance totale (nombre total d’individus) des prélèvements est également moyennée sur l’ensemble du site, et ramenée au m². L’abondance totale moyenne est présentée pour l’ensemble des sites sur un même graphique.
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
Variabilité de l'abondance totale (nb.ind.m-²)
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000 9000 10000
Baie du Mont Saint-Michel
Saint-Briac* Baie de Saint- Brieuc
L'Arcouest Callot Goulven Baie des
Anges**
Sainte- Marguerite
Rade de Brest Plage de l'Aber Mousterlin Erdeven Gâvres Arzon Kerjouanno***
Nombvidus
4 Automne 2003 Printemps 2004 Automne 2004
5
re d'indi
2
1 Titre du graphique : l’abondance totale moyenne est exprimée en nombre d’individus par mètre carré = nb.ind.m-²
3
2 Nombre moyen d’individus dans les prélèvements 3 Nom des sites classés du nord au sud
4 Légende : 1 série d’histogramme par saison 5 Ecart-type sur l’abondance totale moyenne
3.1.3 Groupes écologiques (histogramme) et coefficient benthique (courbe) Selon Grall & Coic (2005) [1] :
« L’indice biotique constitue une approche de la structure des peuplements benthiques en fonction du niveau de perturbation largement reprise par d’autres indices. Il repose sur l’utilisation de 5 groupes écologiques de polluosensibilités différentes, identifiés par Hily (1984) ».
Groupes écologiques de polluosensibilités différentes (d’après Hily, 1984)
Groupe Type d’espèces Caractéristiques Groupes trophiques
___ I sensibles à une hypertrophisation
- largement dominantes en conditions normales - disparaissent les premières lors de l’enrichissement du milieu.
- dernières à se réinstaller
- suspensivores, carnivores sélectifs, quelques déposivores tubicoles de subsurface
___ II Indifférentes à une hypertrophisation
- espèces peu influencées par une augmentation de la quantité de MO
- carnivores et nécrophages peu sélectifs
___ III Tolérantes à une hypertrophisation
- naturellement présentes dans les vases, mais, leur prolifération étant stimulée par l’enrichissement du milieu, elles sont le signe d’un déséquilibre du système
- déposivores tubicoles de surface profitant du film superficiel de chargé de MO
___ IV Opportunistes de second ordre
- cycle de vie court (<1 an) proliférant dans les
sédiments réduits - déposivores de subsurface
___ V Opportunistes de premier ordre
- prolifèrent dans les sédiments réduits sur
l’ensemble de leur épaisseur jusqu’à la surface - déposivores
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
Un groupe a été attribué à chaque espèce [1], selon le référentiel AMBI [3] :
« Basé sur le modèle de l’IB, le Coefficient Benthique (CB ou AMBI) a été créé pour le programme AZTI le long de la côte basque par Borja et al. (2000). Il consiste à pondérer le pourcentage de chaque groupe écologique présent par le poids de sa contribution dans la représentation du niveau de perturbation :
( ) ( ) ( ) ( ) ( )
{
0 %GI 1,5 %GII 3 %GIII 4,5 %GIV 6 %GV}
100CB = × + × + × + × + × ».
Borja et al. recommandent de calculer cet indice pour chaque prélèvement, puis de moyenner sur l'ensemble du site.
L’abondance totale de chaque groupe écologique pour chaque site est calculée (moyenne sur tous les prélèvements du site), ainsi que le coefficient benthique correspondant (calculé pour chaque prélèvement, puis moyenné sur le site). Les abondances des groupes sont représentées sous forme d’histogrammes sur 100% (% d’abondance de chaque groupe par rapport à l’abondance totale), et le coefficient benthique sous forme de points reliés.
Baie du Mont Saint-Michel
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Automne 2003 Printemps 2004 Automne 2004
% d'abondance
0 1 2 3 4 5 6
Coefficient Benthique
1
5
2 4
3
1 Titre du graphique : nom du site concerné (1 graphique / site)
2 Axe principal des ordonnées: pourcentage d’abondance des différents groupes écologiques 3 Axe des abscisses : nom des campagnes
4 Axe secondaire des ordonnées : coefficient benthique 5 Ecart-type sur le coefficient benthique
La légende n’est pas reprise sur chaque graphique, mais indiquée en bas de chaque page pour ne pas surcharger les graphs :
Les chiffres romains correspondent aux groupes écologiques, BC au coefficient benthique.
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
3.1.4 Groupes trophiques (histogramme)
« Les organismes benthiques sont capables de trouver leur source de nourriture dans trois principaux types d’environnement : i) dans le sédiment, ii) à l’interface eau-sédiment, iii) dans la colonne d’eau au-dessus du sédiment. D’autre part, il est possible de discriminer les espèces en considérant la nourriture qu’elles ingèrent, qu’elle soit d’origine animale ou végétale, l’état de l’alimentation (vivante ou en décomposition), ou encore, le rapport de taille entre l’espèce et les particules qu’elles ingèrent :
Description sommaire des modes d’alimentation des groupes trophiques (classement retenu pour les espèces de macrofaune des bancs de maërl).
Environnement Nature Etat Rapport de taille C Carnivores Indifférent Animal Vivant Macrophage N Nécrophages Indifférent Animal Mort Macrophage H Herbivores Interface Végétal Vivant Macrophage DT Détritivores Interface Végétal Mort Macrophage S Suspensivores Colonne d’eau Mixte Mixte Microphage DS Déposivores sélectifs Interface Mixte Mixte Microphage DNS Déposivores non
sélectifs Sédiment Mixte Mixte Microphage µB Microbrouteurs Interface Mixte Vivant Microphage
La classification présentée est adaptée de Hily et Bouteille (1999), elle a été utilisée dans le cas de la rade de Brest et du golfe du Morbihan (Grall et Glémarec, 1997 b ; Afli et Glémarec, 2000) (…). »
Après avoir attribué un groupe à chaque espèce, l’abondance totale de chaque groupe au sein de chaque prélèvement est calculée. Elle est ensuite moyennée sur l’ensemble du site, puis représentée en pourcentage par rapport à l’abondance totale.
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Baie du Mont Saint-Michel
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Autom ne 2003 Printem ps 2004 Autom ne 2004
% d'abondance deupes trophiquess gro
2
3
1 Titre du graphique : nom du site concerné (1 graphique / site) 2 Pourcentage d’abondance des différents groupes trophiques 3 Nom des campagnes
La légende figure une seule fois en bas de chaque page afin de ne pas surcharger les graphes :
Les lettres correspondent aux codes des groupes (voir tableau précédent). Le groupe "NoR"
correspond aux espèces dont le groupe trophique n'est pas renseigné à ce jour, en raison de l'état des connaissances scientifiques actuelles.
Il faut d'ailleurs être prudent sur l'interprétation des structures trophiques des sites : l'attribution des espèces à un groupe trophique doit faire l'objet de multiples expertises par les spécialistes. Cette validation aura lieu lors de l'implémentation de la base de données QUADRIGE².
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
3.2 Analyse sédimentaire
Saint-Brieuc
Automne 2004 Printemps 2005 0,00
10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00 80,00 90,00 100,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5 6 7
Perte au feu (%)
Morlaix
Printemps 2004 A utomne 2004 Printemps 2005 A utomne 2005 0,00
10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00 80,00 90,00 100,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5 6 7
Perte au feu (%)
Molène
Automne 2005 Printemps 2005
Automne 2004 Printemps 2004
0,00 10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00 80,00 90,00 100,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5 6 7
Perte au feu (%)
Brest
A utomne 2005 Printemps 2005
A utomne 2004 0,00
10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00 80,00 90,00 100,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5 6 7
Perte au feu (%)
Camaret
A utomne 2004 Printemps 2005 A utomne 2005 0,00
10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00 80,00 90,00 100,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5 6 7
Perte au feu (%)
Trévignon
Automne 2005 Printemps 2005
Automne 2004 0,00
10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00 80,00 90,00 100,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5 6 7
Perte au feu (%)
AuPrintomneAutoAtem ps 2utom ne 2 20 0 3m ne 20 0 40 0 40 0 5 0 ,
0010
0 ,
0110 0 0
0
Taille des grains (µ m )
-19
Taux de Matière Organique (%) Automne 2003 Printemps 2004
Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005
Glénan
80,00 90,00 100,00
6 7
Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005 0,00
10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5
Perte au feu (%)
Belle-île
80,00 90,00 100,00
Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005 0,00
10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5 6 7
Perte au feu (%)
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007 11
AuPrintomne 2AutoA0 ,tem ps 2utom nm ne 20 0 30 0 4e 20 0 50 0 4
0010
0 ,
0110 0 0
0
Taille des grains (µ m )
-19
Taux de Matière Organique (%) Automne 2003 Printemps 2004
Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005
Rhuys
Printemps 2005 Automne 2004
0,00 10,00 20,00 30,00 40,00 50,00 60,00 70,00 80,00 90,00 100,00
1 10 100 1000 10000
Taille des grains (µm)
% cumulé
0 1 2 3 4 5 6 7
Perte au feu (%)
3.3 Richesse spécifique et abondance
Les richesses spécifiques les plus basses (<35 espèces par échantillons) sont observées à Saint-Brieuc. Trois sites ont des richesses spécifiques moyennes supérieure à 70 : Brest, Belle-Île et Glénan.
Variabilité de la richesse spécifique moyenne (nb.sp./éch)
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Baie de Saint-Brieuc Maërl Morlaix maërl Molène Maërl Rade de Brest Maërl Camaret Maërl Trévignon Maërl Glénan Maërl Belle-île Maërl Rhuys Maërl
Nombre d'espèces
Printemps 2004 Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
Tableau 2 : Richesse spécifique moyenne par échantillon (en nombre d'espèces par échantillon) (1 éch. = 1 échantillon)
Printemps 2005 (1 éch. = 0,1m²)
Automne 2005 (1 éch. = 0,1m²)
Baie de Saint-Brieuc 32,44 23,67
Morlaix 40,22
Molène 45,67 61,44
Rade de Brest 75,78 77,50
Camaret 39,67 40,57
Trévignon 45,44 47,11
Glénan 70,33
Belle-île 56,22 72,89
Rhuys 67,44
Trois sites présentent des abondance moyenne inférieure à 2000 individus par m² : Saint-Brieuc, Morlaix et Camaret. Notons, pour l’ensemble des bancs de maërl, une grande variabilité intra-site (Ecart-types élevés pour une même date).
Variabilité de l'abondance totale (nb.ind.m-²)
0 2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000 16000 18000
Baie de Saint-Brieuc Morlaix Molène Rade de Brest Camaret Trévignon Glénan Belle-île Rhuys
Nombre d'individus
Printemps 2004 Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005 Printemps 2006 Automne 2006
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007 13
Tableau 3 : Abondance totale moyenne de chaque site (en nombre d'individus par m²).
Printemps 2005 Automne 2005
Baie de Saint-Brieuc 782 1567
Morlaix 1749 0
Molène 5353 8481
Rade de Brest 6080 6355
Camaret 998 1117
Trévignon 4601 4924
Glénan 0 6104
Belle-île 3001 5137
Rhuys 0 3847
3.4 Structure écologique – exemple du site de Belle-Île
Le groupe écologique I est dominant pour ce site, mais sa proportion semble diminuer légèrement à l’automne. Les groupes IV et V sont très peu représentés.
Belle-Île
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005 Printemps 2006 Automne 2006
% d'abondance
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007
Tableau 4 : Pourcentages d'abondance des groupes écologiques.
Belle-Île
I II III IV V
Automne 2004 57,85 14,52 25,36 0,78 1,49 Printemps 2005 62,24 19,33 16,66 1,00 0,78 Automne 2005 50,38 19,66 28,40 1,54 0,02 Printemps 2006 62,31 11,39 24,52 1,73 0,05 Automne 2006 48,16 17,68 32,43 1,64 0,08
3.5 Structure trophique – exemple du site de Belle-Île
Seuls deux groupes trophiques sont peu représentés : les nécrophages et herbivores. La proportion de micro-brouteurs augmente de l’automne 2004 au printemps 2006. La proportion de suspensivores atteint un maximum de 31% au printemps 2005, au détriment des détritivores (35% à l’automne 2004).
Belle-Île
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Automne 2004 Printemps 2005 Automne 2005 Printemps 2006 Automne 2006
% d'abondance des groupes trophiques
Résultats – Suivi stationnel des bancs de maërl – Edition décembre 2007 15
Tableau 5 : Pourcentages d'abondance des groupes trophiques
Belle-Île C N DT S DS DNS uB H NoR Automne 2004 15,57 1,22 35,19 16,33 7,05 4,25 20,17 0,13 0,09 Printemps 2005 20,51 0,37 12,85 31,03 6,55 7,37 20,58 0,63 0,11 Automne 2005 20,38 1,04 21,93 9,37 6,29 11,25 28,21 1,51 0,02 Printemps 2006 12,33 0,94 21,09 8,76 8,42 8,86 38,96 0,64 0,00 Automne 2006 24,15 2,03 25,73 9,74 7,29 7,74 23,07 0,23 0,03 Automne 2004 15,57 1,22 35,19 16,33 7,05 4,25 20,17 0,13 0,09 Printemps 2005 20,51 0,37 12,85 31,03 6,55 7,37 20,58 0,63 0,11
Références bibliographiques
[1] Grall J. & Coic N. 2005. Une synthèse des méthodes d'évaluation de la qualité du macrobenthos en milieu côtier.
[2] Fiche technique REBENT n°10 : Traitement des données stationnelles (faune). J. Grall et C. Hily, 2003.
[3] AZTI Biotic Index (AMBI) : http://www.azti.es/
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