Quitte à décevoir quelques uns d'entre vous, je ne donnerais pas de modèle- type de CV.
Je pense, en effet, qu'il n'en existe pas.
Un CV doit résumer en une page environ votre parcours, personnel et professionnel : c'est votre carte de visite. Il doit vous ressembler et donner envie de vous rencontrer. Il sert à décrocher un entretien.
Dans la mesure où il n'existe ni demandeur-type, ni recruteur-type, je ne peux honnêtement vous proposer de modèle qui atteigne à tout coup cet objectif.
C'est à vous de donner la touche qui fera la personnalité de votre CV, tout en gardant en tête son objectif premier : vous présenter rapidement, à quelqu'un qui ignore tout de vous, et, bien sûr, sous votre meilleur jour.
Méthode de travail :
Afin de vous aider dans l'élaboration de votre CV, nous avons choisi de vous donner quelques conseils de présentation et des recommandations pour optimiser son contenu, quelques usages et principes à respecter pour construire au mieux ce document essentiel.
Conseils
Voici quelques serveurs qui peuvent également vous aider à rédiger votre CV. Leur liste n'est pas du tout exhaustive, mais leurs conseils me semblent intéressants.
• Cadres-on-line (http://www.cadresonline.com/) avec la partie intitulée Un CV qui marque. Consulter, à toutes fins utiles, les Erreurs à éviter...
• Hobsons (http://www.hobsons.fr/), rubrique Conseils pratiques, CV.
• Guide Baden CV (http://100cv.com/), des conseils pour rédiger votre CV-papier et la possibilité de télécharger 110 modèles !
La présentation du CV
Compte-tenu du nombre de candidatures reçues chaque jour dans les entreprises, un recruteur ne consacre en moyenne que 30 secondes à la première lecture d'un CV.
C'est dire l'importance de la présentation de celui-ci.
Son contenu est certes essentiel mais on peut très bien ne pas avoir envie de le lire parce qu'il est confus, mal structuré ou trop long. Dans ce cas, il a toutes les chances de finir au panier ! Vous avez donc tout intérêt à en faciliter la lecture pour celui qui le recevra.
Quelques conseils :
• utilisez un papier blanc A4, non ligné.
• marquez bien les différentes rubriques, aérez, faites bon usage des différentes polices de votre traitement de texte mais sans excès !
• n'abusez pas du souligné, des capitales et du gras : à trop vouloir bien faire, on arrive quelquefois à l'inverse de ce que l'on souhaite.
• faites court : paragraphes concis, style télégraphique, plus lisible rapidement. Il est généralement admis qu'un CV de jeune diplômé ne dépasse pas une page. Ne soyez pas trop fixé sur cette règle. Tout dépend de votre profil : si vous avez de nombreuses expériences intéressantes à mentionner, vous pouvez aller jusqu'à une page et demie. A vous de juger : est-il préférable de privilégier la clarté de votre document même s'il devient un peu plus long ou d'envoyer une page illisible à force d'être condensée ?
• ne soyez pas original à tout prix : ce n'est pas parce qu'il sera imprimé sur du papier jaune citron ou sous forme de dépliant que votre CV passera mieux. Il peut amuser...mais aussi choquer ! Mettez-vous à la place du recruteur qui le recevra : feriez-vous confiance à quelqu'un qui vous paraît totalement extravagant ? Ceci dit, l'originalité est quelquefois de mise dans certaines professions. Faites preuve de bon sens et adaptez-vous au milieu que vous contactez.
Conseils
On arrive rarement à la bonne présentation du premier coup.
Faites lire votre CV à plusieurs personnes, pas obligatoirement à vos amis mais aussi à des personnes plus âgées, des connaissances d'autres milieux…
On est souvent surpris de certaines réactions. Vous avez toutes les chances d'apprendre beaucoup, tant sur sa présentation et la manière dont il est compris. Et vous modifierez votre CV en conséquence !
© Vincent-Pierre Cointault Page 2 sur 24 Août 2007
Le contenu du CV
Tout CV doit contenir les rubriques suivantes :
• Etat-civil
• Formation
• Langues vivantes
• Expérience professionnelle (ou stages)
• Divers (loisirs, activités extra-professionnelles, ...)
• Eventuellement, une accroche
Si certaines d'entre elles sont assez simples à remplir, d'autres, en revanche, nécessitent d'avoir réfléchi auparavant à un certain nombre de données.
Je vous conseille donc, avant d'écrire votre CV, de réfléchir sérieusement à ce que vous savez faire, à ce que vous connaissez, à votre personnalité. Faire ce travail sur soi, ce bilan personnel, vous aidera ensuite à construire votre projet professionnel.
Conseils
• Inutile de mentionner en haut de votre page : Curriculum-Vitae. On voit sans ce titre de quel document il s'agit !
• On vous demande vos prétentions ? L'Expansion publie chaque année les tendances de salaires par type de formation. Attention, ces chiffres concernent la région parisienne. Pour une information plus proche de notre réalité provinciale, consultez aussi les offres de l'ANPE et de l'APEC de votre région.
Etat-civil
C'est la première rubrique du CV, indispensable.
Elle se place en haut de la page, à gauche ou au milieu : pensez toutefois à laisser de la place pour votre photo, le cas échéant.
Même si elle vous paraît simple à remplir, soyez vigilant : il convient d'être aussi précis et informatif que possible.
Doivent y figurer :
• Prénom NOM
• Adresse
• Téléphone
• E-mail éventuel
• Age
• Situation de famille
• Nationalité
Téléphone : Généralement, les recruteurs téléphonent pour vous fixer un rendez-vous et confirment ensuite les « date et lieu » d’entretien par écrit.
Rien de plus désagréable pour eux que d'appeler plusieurs fois de suite et ne trouver personne ! Ils passeront vite au candidat suivant. Interrogez-vous donc sur la manière la plus sûre pour vous contacter rapidement ?
La généralisation des téléphones portables et des adresses électroniques permet de rationnaliser la prise de contact. Si vous n'avez ni l'un ni l'autre, vous avez toujours la possibilité d'utiliser un répondeur.
Mais précisez quel est le meilleur moyen de vous joindre dans votre CV. Il faut que le recruteur sache à quoi s'attendre.
Age : Date de naissance ou âge, peu importe : il suffit que ce renseignement figure dans votre C.V. Il n'est cependant pas obligatoire de l'indiquer. Mais, de toute façon, il y a de fortes chances pour qu'il transparaisse au travers de votre expérience.
Situation de famille et nationalité : Ce sont des mentions facultatives.
Conseils
On a beaucoup évoqué, fin 2004, le "CV anonyme" qui devait ne préciser ni le nom, ni le sexe, ni l'âge, ni la nationalité du demandeur d'emploi, afin d'éviter tout risque de discrimination.
Les députés ont finalement renoncé à l'imposer aux grandes entreprises. Jean-Louis Borloo a affirmé que « le gouvernement soutenait la voie des CV anonymes », mais le sujet devait à ce stade être étudié par « une commission technique ».
© Vincent-Pierre Cointault Page 4 sur 24 Août 2007
Expérience professionnelle
Comment présenter ses expériences ?
Par ordre chronologique si vous voulez surtout montrer l’évolution de votre parcours professionnel.
Vous donnez la liste de vos emplois successifs dans l’ordre, du plus ancien au plus récent.
Si vous avez une expérience encore courte, vous pouvez utiliser ce type de C.V.
Par ordre anti-chronologique, c’est-à-dire de la dernière expérience à la plus ancienne, si vous voulez un emploi dans le dernier secteur où vous avez travaillé, si vous avez changé de secteur...
Votre dernière expérience, présentée en premier, sera davantage mise en valeur.
Classement fonctionnel ou thématique, si vous avez intérêt à valoriser de nombreuses compétences différentes.
Vous présentez les différentes fonctions occupées, et pour chacune d’elles, le détail de vos activités et les savoir-faire acquis. Ce type de C.V. peut être intéressant si vous avez eu de nombreux emplois semblables, de courte durée, (ex. : en intérim), ou des fonctions semblables mais dans des secteurs d’activité différents, etc.
C.V. mixte :
Comme dans le C.V. fonctionnel, vous présentez vos domaines de compétences en détaillant vos activités.
Puis, vous indiquez brièvement les entreprises et les dates de vos emplois.
Les « jobs » alimentaires de début de carrière ne sont pas forcément à indiquer, sauf pour un débutant. Inutile de préciser la nature du contrat (CDD, CES, CIE ...) sauf pour expliquer la brièveté de l’emploi.
Quelques règles simples :
La règle maintenant est de l'indiquer de façon anti-chronologique, en commençant par l'emploi le plus récent et en remontant. C'est votre dernière fonction ou celle que vous occupez encore qui est la plus significative.
Important: situez aussi votre dernière entreprise en quelques points clés: son nom, sa localisation, son secteur d'activités, ses clients, sa taille, le CA réalisé, le groupe éventuel auquel elle appartient, et une phrase ou deux sur ses produits ou services et son positionnement. Cela donnera de la cohérence à votre CV en permettant au recruteur de mieux situer votre contexte de travail, surtout s'il s'agit d'une PME/PMI pas ou peu connue.
Indiquez la fonction que vous y occupez ou y avez dernièrement occupée, et un résumé synthétique de vos responsabilités. Ne vous perdez pas dans les détails ou dans la liste fastidieuse des tâches réalisées, mais donnez envie d'en savoir plus: suggérez par du concret en affichant vos résultats plus qu'en décrivant comment vous-y êtes parvenu.
Si vous avez travaillé pour des sociétés prestigieuses ou connues, dites-le ! Cela rehaussera d'autant votre crédibilité.
Pour les commerciaux et managers, parlez chiffres: évolution du CA, de la marge, nombre de personnes encadrées, etc.
Pour les techniciens et ingénieurs, parlez "mots-clés": langages, environnements techniques maîtrisés, matériels, etc ...
sans toutefois être trop hermétique. Si vos interventions ou réalisations ont été "pointues", situez leurs contextes en termes non techniques. Gardez à l'esprit que vous ne vous adressez pas qu'à vos pairs. Le recruteur n'est peut-être pas un grand spécialiste de votre domaine.
Bien entendu, en tant que jeun ou jeune diplômé(e), vous n'avez pas une expérience professionnelle suivie. Vous allez donc parler de vos stages, de vos jobs d'été, de vos activités associatives.
Efforcez-vous, dans un premier temps, de classer ces activités en deux catégories :
• celles qui ont un rapport avec l'emploi que vous visez
• et les autres
Il ne s'agit pas de raisonner en termes de durée ou de qualité de l'expérience. Les petits jobs alimentaires que vous avez eu pendant vos études peuvent s'avérer tout aussi intéressant qu'un stage.
Exemples :
Si vous cherchez un travail de commercial, votre job de serveur vous a permis de bien connaître tel ou tel circuit commercial.
De même si vous visez un poste de communication d'entreprise : en ayant organisé une manifestation étudiante, vous pouvez avoir découvert le mécénat d'entreprise...
C'est, bien entendu, les expériences ayant un rapport avec l'activité recherchée qui figureront en bonne place dans cette rubrique.
Comment présenter chacune de ses expériences ?
• Écrivez l'année de votre expérience et le temps passé à celle-ci.
• Puis mentionnez la fonction que vous avez occupée, si elle était bien définie N'hésitez pas à employer une autre appellation que celle figurant sur votre convention de stage ou votre contrat, si vous jugez qu'elle ne reflète pas la réalité de votre mission. Vous pouvez vous faire conseiller, si vous hésitez, par des services spécialisés. Mais, ne mentez pas car, inévitablement, votre interlocuteur s'en apercevra en entretien.
• Citez ensuite l'entreprise, sa localité, son secteur d'activité, son effectif.
• Parlez enfin de votre travail : tâches les plus importantes, réalisations (chiffrez si vous pouvez), résultats obtenus (cela permettra à votre lecteur de juger vos compétences).
Ce n'est pas toujours facile de parler de résultats ou de chiffrer ses réalisations. Efforcez-vous pourtant de le faire : c'est ce qui fera l'intérêt de votre CV par rapport à un autre.
Dans quel ordre ?
On retrouve, là aussi, l'ordre chronologique (de l'emploi le plus ancien au plus récent) ou anti-chronologique (chez les jeunes diplômé(e)s, c'est souvent le stage le plus récent qui a été le plus intéressant).
Encore une fois, à vous de vous interroger : quelle expérience avez-vous intérêt à citer en priorité ?
Si vous avez eu plusieurs petites expériences dans des domaines très variés, regroupez-les par thème plutôt que d'établir une longue liste (avec succession de dates et répétitions d'intitulés) que personne n'aura envie de lire jusqu'au bout.
Votre CV peut y gagner en clarté et en pertinence.
Conseils
Trop de personnes se contentent de lister toutes leurs expériences plus ou moins professionnelles, sans chercher à les hiérarchiser ou à préciser un tant soit peu leur teneur.
On ne vous demande pas d'établir le catalogue de ce que vous savez faire, mais de donner envie à une personne de vous rencontrer !
Soyez clair, concis et adoptez le langage de l’entreprise : chiffres, vocabulaire professionnel, résultats…
© Vincent-Pierre Cointault Page 6 sur 24 Août 2007
Formation
Soyez concis. Indiquez le dernier diplôme obtenu en évitant les diplômes intermédiaires, implicites. Par exemple, si vous avez un Bac + 2 ou plus, inutile de préciser que vous avez le Bac, sauf si vous l'avez eu avec mention Bien ou Très Bien dans un lycée prestigieux. Dans ce cas, c'est effectivement un "plus" qui va vous différencier. Indiquez également les formations techniques acquises en cours d'emploi, et les séminaires de formation continue significatifs auxquels vous avez participé.
Pour les moins de 30 ans, la formation prime généralement sur l'expérience professionnelle. C'est donc la rubrique qui arrivera juste après votre état-civil.
Comment rédiger cette rubrique ?
• Indiquez les diplômes obtenus. Soyez précis. Il faut trouver pour chacun d'eux :
-
la date d'obtention-
l'intitulé exact du diplôme-
le centre de formation et sa localisation.Attention aux sigles : vous savez certainement ce qu'est un « DESS DGRH de l'IAE, … », mais le lecteur de votre C.V.
peut se creuser la tête pendant un moment avant de comprendre qu'il s'agit d'un Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées, niveau bac+5, en Direction et Gestion des Ressources Humaines, préparé à l'Institut d'Administration des Entreprises !
• Vous pouvez adopter un ordre chronologique (du diplôme le plus ancien au plus récent) ou anti- chronologique.
• je pense qu'il est mieux d'adopter un ordre anti-chronologique, le diplôme le plus récent étant généralement le plus important.
• Si vous avez suivi un cursus universitaire classique (par exemple : DEUG, licence puis maîtrise d'une même filière), inutile de faire figurer tous les diplômes obtenus pendant votre scolarité. Tout le monde sait que pour obtenir votre maîtrise, vous avez dû auparavant franchir le barrage du DEUG, puis de la licence ! Une exception cependant : si vous avez obtenu une mention "Bien" à l'un de ces diplômes intermédiaires, ce serait dommage de le passer sous silence. Dans ce cas, mentionnez-le.
C'est un défaut courant dans les CV des jeunes diplômés : ils "meublent" en écrivant toute la liste des diplômes obtenus, du BEPC au plus récent ...
Partez du baccalauréat. C'est un diplôme incontournable, parce qu'il situe bien le profil du candidat. Précisez à côté de sa dénomination alphabétique son orientation générale.(Ex.: bac ES (économique et social). Cela ne peut qu'aider le recruteur qui doit suivre les changements d'appellations de ce diplôme au fil des années... Quand on ne travaille pas dans le milieu éducatif, on ne retient pas systématiquement, que le bac ES a remplacé le bac B !
• Vous trouvez que votre rubrique formation paraît vide ? Pourquoi ne pas utiliser les 2 ou 3 lignes récupérées pour décrire quelques savoir-faire acquis au cours de votre formation ? Évidemment, ce n'est pas toujours facile à mettre en pratique. Guidez-vous en vous posant toujours la même question :
" Qu'est-ce qui, dans ma formation, va pouvoir être directement utilisable dans l'entreprise" ou "Qu'est-ce que je sais faire concrètement ?"
Un truc : retrouvez-vous à 4 ou 5 de la même formation et mettez vos idées en commun. Ce sera plus facile !
• Attention, parcours atypique ! Certaines personnes ont commencé par une filière technologique (DUT ou BTS, par exemple) et continuent ensuite à l'Université. Dans ce cas, indiquez aussi votre diplôme technique puisqu'il concerne un domaine différent et bien souvent complémentaire.
• Vous pouvez aussi dans une sous-rubrique "Formation complémentaire" mentionner des stages de formation continue, parler des langues vivantes que vous pratiquez et des logiciels informatiques que vous utilisez.
Conseils
Faîtes une expérience : lisez rapidement plusieurs CV différents à la suite.
Sur quoi votre attention se fixe-t-elle en priorité ?
Sur l'information qui figure directement sous chaque tête de rubrique.
Arrangez-vous donc pour indiquer, à cet endroit, l'expérience ou la formation qui vous paraît essentielle dans votre cursus.
© Vincent-Pierre Cointault Page 8 sur 24 Août 2007
Langues et langages
Est-il indispensable de créer une rubrique Langues et Informatique ou Langues et Langages dans votre CV ? Tout dépend de votre niveau dans ces disciplines, ou des exigences du poste.
• Oui, s'il s'agit d'un de vos points forts.
Il est évident, par exemple, que si vous cherchez à travailler dans l'international ou dans un service export, vous devez bien maîtriser une ou plusieurs langues.
Il est donc important de les mettre en exergue, donc de créer une rubrique spécifique.
C'est valable également pour l'informatique si vous recherchez un poste où c'est un outil essentiel.
• Mais si votre niveau linguistique ou informatique est tout à fait moyen, il est inutile de mettre particulièrement ces points en évidence.
Vous pouvez très bien à ce moment-là les insérer dans votre rubrique formation, par exemple sous un titre Formations complémentaires.
Autre solution : les indiquer dans la partie Divers. Mais n'est-ce pas un peu réducteur de les mettre au même niveau que les sports ou les loisirs ?
Loin de nous, pourtant, l'idée de vous imposer le paragraphe où vous souhaitez affirmer que vous êtes polyglotte ou informaticien dans l'âme !... Une fois encore, il s'agit de votre CV, donc de votre image et c'est à vous de juger ce qui vous correspond le mieux. Mais quoi qu'il en soit, efforcez-vous, là encore, d'être précis et de rendre compte correctement de votre niveau de connaissances.
Langues
Ne vous y trompez pas ! Bien maîtriser une langue est un solide avantage et peut faire la différence avec un autre candidat.
Comment, alors, définir au mieux vos compétences ?
Le traditionnel lu, écrit, parlé n'est pas toujours interprété de manière positive par le lecteur qui préfère que le candidat s'auto-évalue plus précisément.
Evoquez votre niveau en compréhension ou expression écrite ou orale. Ainsi, on pourra mieux cerner vos compétences linguistiques réelles.
• Vous êtes capable de soutenir une conversation en anglais sans problèmes ? Ecrivez anglais oral courant, mais attention, les recruteurs testent volontiers le niveau des candidats...
• Si vous n'avez pas continué l'espagnol après votre bac, parlez plutôt de niveau moyen, rapidement perfectible ou à réactiver.
• Lors d'un stage dans un service export, vous avez eu l'occasion d'utiliser l'allemand commercial ou technique ? Ecrivez allemand des affaires (pratique professionnelle dans l'entreprise Untel : négociations, rédaction de contrats..) ou pratique de l'allemand technique dans le secteur électronique (relations de travail quotidiennes avec l'entreprise allemande X).
• Et si vous vous êtes initié au russe à la fac, parlez modestement de notions !
Dans la mesure du possible, illustrez votre niveau : c'est le moment de signaler vos séjours à l'étranger s'ils sont suffisamment longs pour être significatifs.
Conseils
Indiquez la ou les langues étrangères que vous maîtrisez bien, en précisant comment vous y êtes parvenu : un séjour de 6 mois aux États-Unis pour l'anglais, par exemple. Si vous êtes parfaitement à l'aise dans la langue, voire bilingue, remontez cette information au niveau du titre. Exemple: "Cadre Commercial export - Bilingue Anglais". C'est là un
"plus" qu'il convient de mettre en valeur dès le titre.
Évaluez votre niveau en langues
Pour auto-évaluer votre niveau dans une ou plusieurs langues étrangères, surlignez ce que vous estimez acquis, ou complétez les cases à cocher selon le cas.
LANGUE A LANGUE B
Compréhension écrite
Lecture et compréhension
Documents généraux Documents
commerciaux Presse
Lecture et compréhension
Documents généraux Documents
commerciaux Presse
Traduction
Documents généraux Documents
commerciaux Presse
Traduction
Documents généraux Documents
commerciaux Presse
Expression écrite Rédaction
Documents courants Documents
commerciaux Notes de synthèse Compte rendu
Rédaction
Documents courants Documents
commerciaux Notes de synthèse Compte rendu Compréhension orale
Conversations courantes Conversations courantes Conversations téléphoniques Conversations téléphoniques
Discours Discours
Expression orale
Conversations courantes Conversations courantes Instructions professionnelles Instructions professionnelles
Téléphone Téléphone
Vocabulaire spécifique
(à lister) Ex Isabelle : vocabulaire architectural
Connaissance
Culture Culture
Vie économique Vie économique
Société Société
Voyages (nombre, durée,
objectifs)
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Informatique
Là aussi, faites preuve de bon sens : il n'y a pas de quoi monter en épingle votre connaissance d'un traitement de texte.
Tout le monde ou presque en utilise un.
En revanche, si vous maîtrisez des logiciels bien particuliers, exigés dans votre future profession, ou si vous avez de bonnes bases en programmation, votre lecteur peut être très intéressé. Faites en sorte qu'il s'en aperçoive immédiatement en lisant votre CV !
Indiquez également sur quel type de matériel vous avez l'habitude de travailler.
Conseils
Voici quelques conseils pour vous aider à évaluer votre niveau en langues. Remarquez la projection dans la situation professionnelle.
Bilingue
Peut utiliser l'anglais dans toutes les situations professionnelles. Compréhension totale de conversations complexes
Prononciation, intonation et rapidité comme un autochtone
Courant Peut participer à des négociations et des réunions et donner des instructions dans son propre domaine professionnel.
Est capable de rédiger une lettre d'affaires correcte.
Lu, écrit,
parlé Peut donner des informations concrètes ou des instructions dans le milieu professionnel.
Peut comprendre une conversation téléphonique en faisant parfois répéter.
Scolaire
Peut donner des instructions simples sans discussions ni commentaires.
Ne peut pas être impliqué de manière autonome dans des situations professionnelles en anglais.
Peut difficilement suivre une conversation téléphonique.
Expression écrite plus claire que l'expression orale.
Notions Ne peut pas être impliqué de manière autonome dans des situations professionnelles en anglais.
Comprend le contenu de questions simples.
Divers
Cette rubrique peut s'intituler également Autres centres d'intérêt, Loisirs, Activités extra-professionnelles ou prendre toute autre appellation plus originale qui vous paraît correspondre à son contenu : Pour en savoir plus, Mais encore…
En fait, évitez le terme Divers, trop fourre-tout !!!!!
Faut-il y mentionner tous ses hobbies, ses activités sportives ou culturelles ? Deux tendances se dessinent.
• Ou vous ne parlez que des informations qui peuvent donner une valeur ajoutée au profil que vous avez construit dans votre CV : activité associative qui indique une ouverture ou du dynamisme, sport de compétition qui montre des qualités de persévérance...
• Ou vous considérez que cette rubrique vous permet de parler de vos goûts personnels et de montrer le côté sympathique de votre personnalité. Vous pouvez alors citer tout ce qui vous tient particulièrement à cœur.
Cette partie n'est, de toutes façons, pas obligatoire, mais pensez que, lors d'un entretien, elle peut être à l'origine d'une conversation sympathique avec votre interlocuteur et contribuer à vous mettre à l'aise. Ce n'est pas négligeable…
Attention, n'en faites pas trop ! Inutile, en tout cas, de signaler les activités banales ou occasionnelles. Indiquez en revanche toute occupation originale ou intense, même si elle n'est pas actuelle, montrant un trait de caractère ou des compétences qui peuvent être transposées à la vie professionnelle.
Par exemple, faire de la spéléologie peut indiquer un certain goût du risque, donc des capacités à relever certains défis. Cela peut aussi dénoter une aptitude à travailler en équipe car c'est un sport qui se pratique en groupe pour raisons de sécurité.
Comme pour les autres points du CV, à vous de juger ce qui mérite d'être souligné.
Soyez, comme toujours, exact(e) et précis(e) : plutôt que "voyages", dire " voyages : notamment quatre dans différents pays d'Amérique du Sud, dont la culture me passionne".
A exclure : les activités politiques et syndicales.
Expérience extra-professionnelle, Centres d’intérêt
Si vous êtes ceinture noire de judo, marathonien, ou sportif accompli, il faut le dire ! Les recruteurs aiment bien en général les sportifs, parce que le sport, qu'il soit d'endurance ou de compétition, est un challenge comparable à celui de la vie professionnelle. Plus qu'un long discours, cela prouvera implicitement que vous êtes une personne énergique et dynamique.
Idem pour des responsabilités associatives, indiquez-les. Elles peuvent être parfois très proches de celles que l'on vous demande au travail. Elles vous valoriseront.
Mobilité et disponibilité
Importante voire obligatoire pour toutes les activités de prestations de services, surtout si votre activité est très orientée vers la réalisation de missions successives. Serez-vous disponible à temps, et accepterez-vous de vous déplacer chez ce client, à 100 kms de votre domicile ? Telles sont les premières questions que se pose le recruteur qui travaille pour ce type de sociétés.
Conseils
Préparez un entretien éventuel en examinant toutes les rubriques de votre CV, y compris celle-ci.
Réfléchissez à ce que vous pourrez dire si on vous demande des précisions sur tel ou tel point. Rien ne doit vous prendre au dépourvu.
Accroche
Une accroche permet au recruteur de gagner du temps et de vendre vos points forts (langue, maîtrise de l’informatique, de matériels spécialisés ou la connaissance d’un secteur particulier]. Précisez le poste que vous visez.
Il s'agit d'un encadré, mettant en évidence votre objectif professionnel ou un point spécifique de votre profil, pour attirer l'attention du recruteur.
Elle n'est pas obligatoire. Si vous décidez d'en mettre une dans votre CV, il convient de l'écrire directement après l'Etat- Civil.
Une accroche "objectif professionnel" peut être rédigée de deux façons :
• Vous indiquez le poste souhaité ou votre objectif professionnel dans une phrase courte.
• Vous parlez en termes de tâches à accomplir uniquement, sans préciser quoi que soit d'autre.
Dans les deux cas, prenez bien le temps de réfléchir et n'écrivez pas n'importe quoi.
N'oubliez pas que l'accroche est ce que votre lecteur verra en premier et que c'est donc un élément déterminant.
Si votre objectif est trop vague, il ne servira à rien. S'il est trop précis, il restreindra vos possibilités de réponses et d'entretiens.
Conseils
Un truc : si vous répondez à une annonce, vous pouvez reprendre les termes précis de cette annonce, en y ajoutant par exemple un élément qui vous distingue des candidats qui ont le même profil que vous.
© Vincent-Pierre Cointault Page 12 sur 24 Août 2007
Faire un bilan personnel
Les personnes que je rencontre ne voient pas toujours l'utilité de faire un bilan.
Trouvant que c'est un travail plutôt long et contraignant, elles se demandent souvent si le jeu en vaut vraiment la chandelle et si elles ne peuvent pas plutôt y réfléchir au fur et à mesure de leurs besoins.
Tout en étant conscients de la difficulté de la tâche, nous pensons pour notre part que c'est une excellente préparation pour :
1) Construire des outils (lettres, CV) efficaces, logiques et bien argumentés
2)
Ne pas être déstabilisé(e) en entretien par des questions que vous appellerez des questions-pièges, c'est-à-dire des questions auxquelles vous ne pourrez apporter de réponse faute d'y avoir suffisamment réfléchi.3) Pouvoir élaborer un, voire des projet(s) professionnel(s) qui vous permettra (ont) de cibler avec pertinence des entreprises, des secteurs d'activité susceptibles de vous embaucher ou de vous prendre en stage ou des fonctions où vous aurez le maximum de chances de réussir.
4)
Construire un argumentaire qui vous permettra de vendre sur le marché le produit que vous représentez.Ainsi, avoir fait un bilan facilitera grandement votre recherche.
On connaît bien ses points forts, ses goûts et ses envies.
On connaît aussi les domaines où l'on n'est pas bon, les secteurs où l'on peut éventuellement s'améliorer et ceux où ce n'est même pas la peine d'essayer. Vous ne serez jamais informaticien si vous n'êtes pas logique, même si les jeux vidéo ou Internet vous fascinent !
Et surtout, on peut parler de soi clairement, avec recul, ce qui donne une image de crédibilité et de maturité, irremplaçable pour qu'on vous fasse confiance dans une entreprise !...
Mais comment procéder ?
Vous allez vous auto-évaluer en ce qui concerne :
Vos savoirs , acquis pendant ou en dehors de votre scolarité. L'essentiel est de pouvoir répondre à la question : « Que sais-je ? »
Et, en allant plus loin, en vous projetant dans un environnement différent de celui qui vous entoure :
« A quoi peuvent me servir ces savoirs dans le monde professionnel ? ». On pourra alors parler de compétences ou d'utilisation possible des savoirs sur le terrain professionnel.
Votre savoir-être
Qui êtes-vous ? Quelle sont vos traits de personnalité ? Votre manière de faire ? Quel est votre système de valeurs (qui influencera obligatoirement vos choix) ?
Vos savoir-faire
Prenez conscience de ce que vous avez déjà réalisé concrètement dans des jobs, au cours d'un stage ou lors d'expériences associatives ou culturelles. Qu'y avez-vous appris ? Et, en allant plus loin, est-ce que ces savoir-faire sont transposables dans un autre environnement et comment ? Existe-t-il une ligne directrice, des points communs entre vos différentes activités et vos études ?
Cette dernière réflexion devrait vous permettre de faire la transition avec l'étape n° 2, concernant l'élaboration d'un projet professionnel. Car, à quoi bon établir un bilan si on ne se projette pas ensuite dans le futur ? On s'imagine exerçant un métier, dans un lieu de travail particulier, avec une certaine façon de vivre...
On construit alors son projet professionnel.
Sites pouvant vous aider à construire votre projet professionnel en vous informant sur les métiers et les formations
• Info-metiers.org (http://www.euro-france.net/info_metiers/) : Premier site Internet d'information vidéo sur les métiers qui recrutent aujourd'hui et recruteront demain (en collaboration avec l'ANPE). Description d'autres métiers et témoignages
• Net-Guidance (http://www.net-guidance.com/) : Elaboré par le cabinet Etudes-Formations & Développement, ce site met une base de données européennes à la disposition de tous ceux qui veulent trouver des écoles, des universités ou des centres de formation professionnelle utiles à leur projet de carrière. Présentation de différents métiers par secteur d'activité, puis liste d'établissements préparant à ce métier.
• Studya.com (http://www.studya.com/) : Importante base de données de fiches-métiers du site. Ce site est également un outil d'orientation sur la formation (alternance, temps-plein, tous niveaux) et propose des offres de stages.
Conseils
Pour un(e) jeune diplômé(e), vous allez davantage vous attacher à recenser vos connaissances et vos traits de personnalité, c'est-à-dire les points 1 et 2 dans votre bilan. Il est bien évident, sauf cas exceptionnel, que ce ne sont pas vos savoir-faire concrets qui vous permettront de mettre en valeur votre candidature par rapport à des professionnels confirmés qui, eux s'attacheront justement à développer d'abord ceux-ci.
A chacun sa méthode…
Vos savoirs
Pour recenser vos connaissances, prenez tout d'abord conscience qu'elles sont de 2 sortes : Celles que vous avez acquises au cours de toute votre scolarité, non seulement au cours de vos études supérieures, mais tout au long de votre cursus : droit, langue étrangère, dessin etc.
Celles qui proviennent de vos environnements sociaux ou culturels : par exemple, par votre mère qui travaille dans une grande surface, vous connaissez peu ou prou le secteur de la grande distribution, ses contraintes, ses métiers, ses impératifs...Ou, par l'intermédiaire des randonnées pédestres que vous pratiquez pendant vos loisirs, vous vous êtes intéressé à la flore de votre région…
Lors d'un bilan "classique", vous devriez recenser toutes vos connaissances dans ces deux catégories !
Nous sommes d'accord : c'est un travail considérable… Pour éviter que vous ne vous découragiez dès le début de l'exercice, nous vous proposons de travailler différemment, moins précisément, mais en pensant déjà à leur utilité en entreprise.
1) Listez d'abord tous les diplômes que vous avez obtenus, en formation initiale ou continue
Laissez de côté BEPC ou autres diplômes du secondaire pour le moment ... et commencez au bac mais n'oubliez pas l'informatique, le sport...
Vous récapitulerez ensuite, en fonction de chacun de ces diplômes, non pas toutes les matières que vous avez étudiées, mais celles qui vous paraissent (à présent en fin de cursus, avec du recul... ) les plus importantes : importantes parce qu'incontournables pour avoir une bonne formation de base dans votre domaine de compétence, ou importantes parce qu'elles vous ont particulièrement plu, ou pour toute autre raison.
N'oubliez pas, le cas échéant, les travaux ou mémoires réalisés.
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2) Pensez ensuite aux personnes liées à votre environnement social et culturel : famille proche, amis, partenaires de loisirs, et réfléchissez à ce qu'elles vous ont appris sur leurs secteurs de travail, leurs professions ou certains produits ou marchés. On est souvent assez surpris de l'étendue des informations recueillies.
3) Imaginez ensuite, pour chacune de ces connaissances, une utilisation possible dans le monde du travail, donc traduisez-les en termes de compétences.
Votre savoir-être
« Parlez-moi de vous… »
« Citez-moi 3 de vos qualités et 3 de vos défauts… »
« Que pensez-vous pouvoir nous apporter de plus qu’un autre candidat ? »
Trois questions, parmi d'autres, que l'on vous posera certainement au cours d'un entretien.
Un recruteur cherchera à cerner votre personnalité et vos motivations, essaiera de voir si vous convenez au poste qu'il propose, ou tout simplement de savoir si vous pourrez vous entendre avec vos collègues de travail.
Une des raisons de réfléchir à ce savoir-être (terme consacré pour regrouper tout à la fois qualités, défauts, points forts et faibles et motivation) est de ne pas être pris au dépourvu, ou le moins possible.
Une autre raison serait de ne pas vous tromper d'objectif professionnel. Inutile par exemple de vous enfermer dans une structure rigide si vous êtes plutôt indépendant.
Enfin, cette introspection vous permettra aussi de réfléchir à la façon de vous présenter objectivement, sans vous sous- ou surévaluer, ce qui n'est pas si simple lorsqu'on parle de ses caractéristiques personnelles.
Deux étapes dans notre méthodologie : 1) Cerner les éléments de votre personnalité 2) Cerner vos motivations
Conseils
Prenez conscience que chaque caractéristique de votre personnalité peut avoir un côté positif et un côté négatif.
Cela vous permettra de mieux comprendre comment présenter qualités et défauts.
Pour ne pas passer pour de la vantardise, une qualité a besoin d'être illustrée.
Et pour atténuer la portée d'un défaut, rien de mieux que de souligner les avantages qui peuvent en découler…
On cite souvent le perfectionnisme qui peut entraîner, soit une maniaquerie insupportable, soit l'assurance d'un travail bien fait.
A méditer…
Savoir-être : personnalité
Nous avons tous des qualités et des défauts.
Encore faut-il être bien au clair sur ceux-ci et ceux-là avant de développer un projet.
Vous ne pourrez pratiquer ni l'escalade ni le parachutisme si vous avez le vertige.
De même, vous ne pourrez jamais réussir dans la diplomatie si vous n'avez pas de grandes capacités d'expression.
Dans cet exercice, nous vous proposons de vous placer face à vous-même devant une grille d'auto-évaluation.
Vous essaierez d'évaluer objectivement si chacune des capacités mentionnées est pour vous un point fort ou un point faible.
Il s'agit d'obtenir de vous une photo aussi ressemblante que possible.
Vous imprimerez ensuite 2 autres exemplaires de cette grille que vous ferez remplir à des proches : un membre de votre famille et un camarade par exemple. Elles constitueront une sorte de retour d'image, histoire de vérifier si la perception de votre entourage est la même que la vôtre ou si elle est différente…
Nous ne mettons pas en doute votre sincérité mais il est toujours intéressant de voir si l'on est bien perçu comme l'on s'imagine l'être.
De deux choses l'une : ou les questionnaires concordent, ou ils ne concordent pas.
Dans le premier cas, bravo pour votre lucidité !
Dans le second cas, réfléchissez, demandez des explications. Vous seriez-vous trompé sur votre propre compte ? Interrogez-vous aussi sur l'image que vous pouvez donner.
Attention, un timide peut passer pour quelqu'un de hautain. Vous pouvez vous imaginer très communicatif et être perçu comme un bavard insupportable !
Déterminez ainsi quelques traits de caractère dominants.
Argumentez chacun de vos principaux points forts par un exemple tiré de votre vie : scolarité, jobs, stages, activités de loisirs…
Et cherchez systématiquement la contrepartie positive de vos défauts.
Ecrivez les résultats, apprenez-les par cœur, persuadez-vous du bien fondé de ce que vous avez écrit ! Vous serez plus spontané(e) et détendu(e) en entretien.
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grille d'auto-évaluation
Pour chacune des capacités citées, cochez la colonne point fort ou point faible.
Aucune interprétation n'est prévue pour cette grille. Son objectif est essentiellement de vous faire réfléchir sur vos qualités et vos défauts.
Capacité Point fort Point faible Capacité Point fort Point faible
Capacité à animer Esprit d'organisation
Capacité à convaincre Esprit de décision
Fiabilité Esprit d'équipe
Capacité à prévoir Capacité à travailler en équipe
Capacité d'organisation Esprit de synthèse
Capacité de concentration Esprit d'analyse
Sens des priorités Persévérance
Sens de l'initiative Logique
Goût de l'écoute Curiosité
Goût de la communication Créativité
Goût des contacts Habileté manuelle
Sens esthétique Rigueur
Sens de la hiérarchie Rapidité
Sens pratique Intuition
Mémoire Confiance en soi
Autorité Souplesse
Maîtrise de soi Autonomie
Adaptabilité Anxiété
Ouverture d'esprit Ambition
Patience Capacité à diriger
Sens critique Diplomatie
Bien sûr, je ne cite ici que des qualités. A vous de trouver les défauts qui correspondent. Ainsi, quelqu'un chez qui : - la capacité d'organisation
- la confiance en soi
- la capacité de concentration ne sont pas des points forts, sera de fait :
- brouillon, - peu assuré, - distrait.
Attention, cette grille ne prétend en aucune façon avoir une valeur scientifique. Pour approfondir votre recherche, je vous encourage vivement à passer des tests de personnalité auprès de professionnels confirmés.
Conseils
Il existe beaucoup d'autres questionnaires de personnalité. Citons notamment : 16PF, EPI, Guilford-Zimmermann…
Ce sont des tests scientifiques, bien différents de ceux trouvés couramment dans les magazines. Ils répondent à des exigences et objectifs précis. Ils sont testés sur des échantillons importants de personnes et l'on a vérifié leur fiabilité.
Vous pouvez, en fonction de votre problématique, les passer avec des psychologues ou des conseillers d'orientation psychologues, formés à leur pratique et surtout à leur interprétation.
Savoir-Être : Motivations
Se connaître, c'est aussi connaître ses motivations.
Comment vous imaginez-vous dans 5 ou 10 ans ? Quelles sont vos priorités dans la vie ?
Dans le travail ?
Peut-on encore s'offrir le luxe d'être motivé dans le contexte socio-économique actuel ?
Les étudiants que nous rencontrons sourient d'un air entendu lorsque nous évoquons leurs motivations.
" Nous prendrons le travail qui se présentera, même si celui-ci n'est pas très motivant. Aujourd'hui, on " fait avec ", en attendant mieux ! "
" On n'est pas enseignant par vocation mais pour la stabilité de l'emploi... "
" Un employeur qui vous demande si vous êtes motivé, essaie en fait de savoir quelle est votre capacité à vous investir et à faire des heures supplémentaires ! "
Pas dupes ? Réalistes ? Peut-être...
En attendant, en quoi cela peut-il nuire de réfléchir aux valeurs qui comptent le plus dans votre vie, ou d'être conscient (e) que gagner de l'argent est le moteur le plus important pour vous ?
Vous ne pourrez peut-être pas, dans un premier temps, vous accorder le luxe de choisir un métier en accord avec vos motivations. Mais nous sommes convaincus que, tôt ou tard, y avoir réfléchi vous servira et vous évitera peut-être bien des déconvenues
Nous vous proposons deux façons d'appréhender vos motivations.
1) Réfléchissez à vos priorités dans la vie, puis dans le travail, en les classant de 1 à 7 par ordre d'intérêt et en expliquant en deux mots les raisons de votre choix.
Mes priorités dans la vie
• Vie familiale
• Vie professionnelle
• Loisirs
• Vie sociale
• Amis et relations
• Evolution de carrière Mes priorités dans le travail
• Contenu du travail
• Salaire
• Niveau de responsabilité
• Degré d'autonomie et d'initiative
• Possibilité de promotion et de mobilité professionnelle
• Possibilité de formation
• Qualité des relations avec les collègues
• Ambiance de l'entreprise
• Sécurité du travail
• Considération dans le travail
2) Vous préférez un exercice différent ? Faites ce petit test ludique, qui n'a aucune prétention scientifique, mais qui donnera néanmoins quelques pistes de réflexion.
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Votre savoir-faire
Nous sommes bien d'accord : ce ne sont pas, sauf exception, les savoir-faire qui représentent les meilleurs arguments d'un jeune diplômé.
Nous avons vu dans les pages précédentes que, pour éveiller l'intérêt d'un recruteur, il est peut-être plus habile de valoriser ses connaissances en imaginant quelles utilités elles peuvent avoir dans le monde du travail, plutôt que d'essayer de rivaliser sur le terrain des compétences avec des professionnels confirmés.
Il est important en revanche que vous répertoriez celles que vous avez pu acquérir au cours d’expériences diverses, aussi réduites soient-elles : stages, jobs alimentaires, construction de projets ; pas uniquement dans le travail, mais aussi dans des associations, du bénévolat…
Il n'est pas difficile de vous souvenir de ces expériences. Encore faut-il, pour chacune d'entre elles, " mettre de la viande autour de l'os ", c'est-à-dire réfléchir à ce qu'elles vous ont apporté : savoir-faire, réalisations, découvertes sans omettre échecs, frustrations et enseignements divers...
Comment y parvenir ?
Nous vous proposons, comme lorsqu'il s'agissait de vos connaissances, d'agir en plusieurs temps : 1) Récapitulez toutes vos expériences, d'abord professionnelles, puis extra-professionnelles.
Soyez exhaustif et citez même celles qui vous paraissent d'un moindre intérêt. Nous verrons à travers certains exemples qu'elles peuvent être néanmoins riches d'enseignements.
2) Pour chacune d'elles, vous allez à présent remplir un tableau-bilan qui vous donnera une vision précise de vos acquis.
Sans cette méthode rationnelle, vous risquez d’oublier ou de sous-estimer des savoir-faire intéressants.
Grâce à cet exercice, vous serez obligés de procéder par étapes pour analyser, trier les faits et les mettre enfin par écrit pour vous obliger à aller à l'essentiel, sans pour autant être trop succinct.
Dur, dur ? Certainement, mais pour vous encourager, songez aux personnes qui travaillent depuis 20 ans et font le même exercice lors d'un bilan de compétences ! Vous verrez, qu'au fond, pour un jeune diplômé, c'est moindre mal…
• tableau-bilan d'une expérience professionnelle
• tableau-bilan d'une autre activité
3) Une fois ce travail terminé, vous mettrez ensuite de l'ordre dans ces savoir-faire, pour obtenir un tableau final, synthèse de toutes vos réflexions.
Prêt(e) ? On y va !
Tableau-bilan d'une expérience professionnelle
Expérience professionnelle n°
Intitulé du poste Entreprise Période ou durée du travail
Mes motivations pour cette activité
Mon travail consiste à :
Les points positifs Ce qui me gêne Ce que j'ai appris
-
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Tableau-bilan d'une autre activité
Activité extra-professionnelle n°
Type d'activité
(indiquez où vous la pratiquiez et sa durée)
Associative Sportive Artistique Culturelle Voyage Autre
Ma pratique Ce que j'ai appris
TABLEU FINAL : Récapitulons !
Il s'agit à présent de répertorier tous vos savoir-faire, mentionnés dans la rubrique Ce que j'ai appris de tous les tableaux que vous avez remplis.
Vous devrez les classer en 2 catégories :
• les techniques générales qui peuvent être utiles dans tous les métiers
• les habiletés qui vous sont propres, innées ou acquises lors d'expériences
Vous pourrez ainsi puiser dans ce tableau récapitulatif chaque fois que vous en aurez besoin, pour répondre à une petite annonce, pour argumenter votre candidature lors d'un entretien etc. Il constitue une sorte de base de données que vous pourrez enrichir au fur et à mesure.
CATÉGORIE 1
Parmi les habiletés générales énumérées ci-dessous, indiquez celles que vous pensez avoir, même partiellement, et expliquez brièvement pourquoi.
Savoir-faire généraux - informatique
- recherche d'informations - analyse de données
- pratique de langue(s) étrangère(s) - expression écrite
- expression orale - classement - autres
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CATÉGORIE 2
Voici une liste de verbes d'activité. Ils sont regroupés en familles, appartenant chacune à un verbe dominant inscrit en capitales. Chaque famille compte 7 verbes. Cochez les cases qui correspondent à vos savoir-faire, ceux que vous avez mentionnés dans les tableaux précédents dans la rubrique Ce que j'ai acquis, puis totalisez le nombre de points obtenus
par catégorie et inscrivez-le en face de chaque verbe générique.
Vous trouverez ainsi vos pôles dominants.
• Si vous obtenez 3 points et plus = pôle majeur, essentiel pour vous
• Si vous obtenez moins de 3 points = pôle mineur, ce ne sont pas les habiletés qui vous caractérisent le mieux.
N'en tenez pas compte dans votre synthèse finale.
Aptitudes personnelles
ORGANISER FORMER COMMUNIQUER CREER
- anticiper
- prévoir
- coordonner
- distribuer
- planifier
- préparer
- répartir
- animer
- éduquer
- entraîner
- éveiller
- sensibiliser
- expliquer
- instruire
- écouter
- informer
- dialoguer
- interviewer
- renseigner
- rédiger
- transmettre
- adapter
- concevoir
- imaginer
- innover
- transformer
- renouveler
- trouver des solutions
NEGOCIER CONSEILLER CHERCHER DECIDER
- approvisionner
- argumenter
- convaincre
- démontrer
- persuader
- proposer
- vendre
- aider
- clarifier
- éclairer
- guider
- orienter
- proposer
- recommander
- analyser
- consulter
- enquêter
- étudier
- expérimenter
- observer
- rechercher
- arrêter
- choisir
- éliminer
- juger
- régler
- réagir
- trancher
GERER ADMINISTRER DIRIGER DEVELOPPER
- amortir
- budgéter
- comptabiliser
- économiser
- équilibrer
- investir
- exploiter
- classer
- compter
- enregistrer
- gérer
- recenser
- ranger
- établir
- animer
- commander
- déléguer
- réagir
- anticiper
- manager
- assumer la
responsabilité
- améliorer
- augmenter
- étendre
- implanter
- progresser
- promouvoir
- conquérir
PRODUIRE CONTROLER AUTRES
- effectuer
- exécuter
- réaliser
- faire
- appliquer
- écrire
- établir
- apprécier
- évaluer
- expérimenter
- mesurer
- prouver
- surveiller
- vérifier
SYNTHÈSE
Hiérarchisez à présent vos données : Notez les 3 aptitudes que vous préférez.
Notez les 3 aptitudes que votre entourage juge vous correspondre le mieux.
Quelles sont celles que vous aimeriez développer ? Pourquoi ?
Enfin, réfléchissez à la façon dont vous pourriez associer vos connaissances (savoirs), vos qualités (savoir-être) et ces aptitudes (savoir-faire). Quels sont les métiers qui pourraient correspondre à votre profil ?
En partant de quelques idées, approfondissez votre information : lisez des descriptifs de métiers, les petites annonces, interviewez des professionnels et comparez les résultats obtenus à votre bilan personnel.
Mais...stop ! Nous entrons déjà dans la deuxième étape de notre parcours initial. Vous vous souvenez ? Le jeu de l'oie...
Il s'agit à présent d'élaborer votre projet professionnel.
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