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Remettre la bibliothèque au centre de l'école : évaluer les besoins des usagers du centre de documentation du Collège et Ecole de commerce Nicolas-Bouvier

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Remettre la bibliothèque au centre de l’école : évaluer les besoins des usagers du centre de documentation du Collège et École de commerce

Nicolas-Bouvier

Travail de Bachelor réalisé en vue de l’obtention du Bachelor HES par :

Alessandra ROTA

Conseiller au travail de Bachelor :

Michel GORIN, chargé d’enseignement HES

Thônex, 16 juillet 2012

Haute École de Gestion de Genève (HEG-GE)

Information documentaire

(2)

Déclaration

Ce travail de Bachelor est réalisé dans le cadre de l’examen final de la Haute école de gestion de Genève, en vue de l’obtention du titre de spécialiste en information documentaire. L’étudiant accepte, le cas échéant, la clause de confidentialité.

L'utilisation des conclusions et recommandations formulées dans le travail de Bachelor, sans préjuger de leur valeur, n'engage ni la responsabilité de l'auteur, ni celle du conseiller au travail de Bachelor, du juré et de la HEG.

« J’atteste avoir réalisé seule le présent travail, sans avoir utilisé des sources autres que celles citées dans la bibliographie. »

Fait à Thônex, le 16 juillet 2012

Alessandra Rota

(3)

Remerciements

Je souhaite tout d’abord remercier chaleureusement mes mandants, l’équipe du CEDOC Nicolas-Bouvier, pour leur disponibilité et leur aide tout au long du travail.

Je remercie M. Gorin, mon conseiller, qui m’a encouragée et m’a rassurée dans les moments de panique.

Je remercie aussi M. Moeschler pour sa relecture attentive des questionnaires et ses bons conseils.

Un remerciement tout particulier à Mme Jaenchen qui m’a aidée. Grâce à ses conseils je me suis sentie « mieux armée » pour analyser les nombreuses réponses obtenues.

Enfin un merci tout particulier à ma famille et mes amis qui m’ont soutenue, ont relu et

corrigé mon travail. Merci !

(4)

Résumé

Bientôt, le Collège et Ecole de commerce Nicolas-Bouvier, à Genève, ne sera plus un collège. Tout un pan de la formation va donc cesser d’être offert dans cet établissement. Le centre de documentation est, depuis l’annonce du changement, soucieux de la satisfaction de ses usagers et de leurs attentes. Les bibliothécaires voudraient être certains de répondre correctement à leurs besoins et de préparer le changement. Si les attentes ne sont pas comblées, les bibliothécaires souhaiteraient repenser le fonctionnement du centre et améliorer ses services.

Dans le but de cerner les usagers et leurs besoins, l’équipe du centre de documentation a mandaté une enquête afin de sonder son public. Deux questionnaires, un pour les professeurs, un pour les élèves, ont été distribués à un échantillonnage de volontaires. Les élèves ont été beaucoup plus nombreux à répondre que les professeurs. Les réponses ont été analysées par variable. Enfin, les résultats sont présentés en quatre catégories : les aspects sociodémographiques, le rapport entre les participants et le centre de documentation, l’usage qu’ils font de la collection et des services proposés, ainsi que leur degré de satisfaction.

Les résultats montrent que le centre de documentation est plutôt bien adapté à la demande du public. Néanmoins, il y a peu d’emprunts de la part des élèves qui préfèrent étudier sur place. Les ordinateurs que met à disposition la bibliothèque sont source de désaccord chez les élèves, car ils sont jugés trop peu nombreux et obsolètes. Enfin, les professeurs ne prennent pas tous le temps d’emmener les classes à la bibliothèque, ainsi certains enseignants n’y sont jamais allés.

La dernière partie du travail consiste en quelques pistes d’amélioration. Les premières

abordent la place de la bibliothèque scolaire dans un établissement et son importance

dans le cursus de formation. Les autres sont en lien avec les problèmes spécifiques au

centre de documentation de Nicolas-Bouvier. Ainsi, des pistes sont proposées pour

répondre au problème des ordinateurs, pour rendre plus visible la bibliothèque,

augmenter les visites et modifier l’image de la bibliothèque auprès du public.

(5)

Table des matières

Déclaration... i

Remerciements ... ii

Résumé ... iii

Table des matières ... iv

Liste des Tableaux ... vi

Liste des Figures ... vi

Introduction ... 1

1. Contexte ... 3

1.1 Présentation de l’école ... 3

1.2 Missions de l’école ... 4

1.3 Présentation du centre de documentation ... 4

2. Méthodologie ... 6

2.1 Préparation de l’enquête ... 6

2.1.1 Analyse de l’existant ... 6

2.1.1.1 Statistiques de fréquentation ... 6

2.1.1.2 Le nombre de prêts ... 10

2.1.1.3 La collection ... 11

2.1.1.4 Les besoins des usagers... 11

2.2 Choix de la méthode d’enquête ... 12

2.2.1 Echantillon ... 12

2.2.2 Distribution et déroulement de l’enquête ... 14

2.3 Elaboration des questionnaires ... 15

2.3.1 Type de questions ... 15

2.3.2 Phase de test ... 16

2.3.3 Préparation d’un document des codes et saisie des données ... 17

2.3.4 Critiques du questionnaire ... 17

3. Résultats ... 20

3.1 Aspects sociodémographiques ... 20

3.1.1 Les élèves ... 20

3.1.2 Les professeurs ... 22

3.2 Les participants et le CEDOC ... 22

3.3 Les usages du CEDOC ... 24

3.4 Satisfaction ... 28

3.4.1 Le lieu ... 29

3.4.2 Les bibliothécaires ... 31

3.4.3 Les questions relatives aux études et à l’enseignement ... 33

3.4.4 Les remarques ... 36

3.5 Synthèse des résultats ... 37

3.5.1 Le matériel informatique ... 37

(6)

3.5.2 Les visites de classe ... 38

3.5.3 Le taux faible d’emprunts chez les élèves ... 39

4. Pistes d’amélioration ... 41

4.1 La bibliothèque au centre de l’école ... 41

4.2 La bibliothèque 3

ème

lieu ... 43

4.3 La bibliothèque formatrice ... 44

4.4 La bibliothèque technologique ... 46

4.5 La bibliothèque omniprésente ... 48

Conclusion ... 51

Bibliographie ... 53

Annexe 1 Graphiques ... 55

Annexe 2 Questionnaire élèves ... 75

Annexe 3 Questionnaire professeurs ... 80

(7)

Liste des Tableaux

Tableau 1 Acquisitions de 2003 à 2007 au CEDOC du CEC Nicolas-Bouvier ...11

Liste des Figures Figure 1 Nombre total d’entrées mensuelles au CEDOC en 2010-2011 ... 7

Figure 2 Nombre total d’entrées mensuelles au CEDOC en 2011-2012 ... 8

Figure 3 Moyennes des visites journalières au CEDOC ... 9

Figure 4 Prêts 2010 et 2011 ...10

Figure 5 Prêts par genre en 2010 et 2011 ...10

Figure 6 Degré d’études des participants ...21

Figure 7 Découverte du CEDOC par les élèves ...23

Figure 8 Découverte du CEDOC par les professeurs ...24

Figure 9 Emprunts chez les élèves ...25

Figure 10 Utilisation des ordinateurs chez les élèves ...26

Figure 11 Visites de classes avec un professeur ...27

Figure 12 Utilisation du catalogue FLORA par les élèves ...28

Figure 13 L’appréciation de la signalétique par les élèves ...29

Figure 14 Le nombre de places de travail ...30

Figure 15 Le nombre d’ordinateurs est suffisant ...31

Figure 16 L’accueil des bibliothécaires selon les élèves ...32

Figure 17 Les bibliothécaires sont de bon conseil selon les élèves ...33

Figure 18 Le conseil des bibliothécaires selon les professeurs ...33

Figure 19 La maison comme lieu d’étude ...34

Figure 20 Le CEDOC comme lieu d’étude ...35

(8)

Introduction

L’école est un milieu en perpétuelle mutation. Les horaires changent, les élèves changent, les matières changent. Le Collège et Ecole de commerce Nicolas-Bouvier, à Genève, va lui aussi bientôt connaître un changement, puisque la formation gymnasiale ne sera plus dispensée dans l’établissement. C’est dans ce contexte que l’équipe du centre de documentation de l’école souhaite mieux connaître les usagers, leurs besoins et leur satisfaction. Afin de continuer à répondre au mieux à la demande des usagers et voir si le centre de documentation est adapté au futur changement que va connaître l’école, une enquête a été mandatée. Cette enquête porte sur l’utilisation par les usagers de la bibliothèque, sur leur satisfaction et leurs besoins en information, ainsi que sur les divers services qui leurs sont proposés. L’enquête touche deux publics bien différents, les enseignants d’une part, et les élèves de l’autre. Au travers de cette enquête, les bibliothécaires aimeraient aussi voir s’il y a beaucoup de non usagers et qui ils sont.

Les objectifs de l’enquête sont donc de connaître le public cible du centre de documentation, envisager ses besoins et ses attentes, mais aussi connaître les points négatifs, s’il y en a, de la bibliothèque, afin de proposer des solutions, dans le but d’améliorer ses services.

L’enquête menée dans le cadre de ce travail de bachelor concerne en premier lieu le centre de documentation de l’école Nicolas-Bouvier. Néanmoins, les réflexions sur la place de la bibliothèque dans l’école secondaire sont plus générales. Elles insistent sur l’importance d’un centre de documentation reconnu par tous les membres d’un établissement, car son rôle est utile et primordial dans l’apprentissage et le développement des élèves. De plus, la bibliothèque scolaire permet aussi l’ouverture vers la lecture plaisir au sein d’une école qui, elle, a pour vocation première de former et dès lors, propose le livre comme outil d’information, de formation et d’apprentissage.

L’organisation de ce travail s’articule autour de quatre chapitres principaux. Tout

d’abord, un contexte qui permet de situer le centre de documentation dans son

environnement. Puis, une méthodologie qui explique l’enquête, en présentant sa

préparation et sa construction, puis son déroulement. Ensuite, un chapitre consacré à

l’analyse des questionnaires récoltés. Ce chapitre présente les résultats de l’enquête et

se termine par une synthèse qui met en exergue les points plus problématiques

(9)

révélés par l’enquête. Enfin, le dernier chapitre aborde quelques pistes d’améliorations

susceptibles de rendre le centre de documentation plus performant.

(10)

1. Contexte

Le centre de documentation du Collège et Ecole de commerce (CEC) Nicolas-Bouvier s’inscrit dans le milieu scolaire. Il a pour but de répondre aux besoins d’informations que peuvent avoir les professeurs, les élèves et les membres de l’administration de l’école.

1.1 Présentation de l’école

Le CEC Nicolas-Bouvier a ouvert ses portes en 1964 dans le quartier de Saint-Jean à Genève. Il accueille chaque jour près de 1300 élèves et 200 enseignants. L’école a aussi une enceinte annexe à la rue Lissignol. Pendant dix ans, il y avait un petit centre de documentation dans l’annexe de Lissignol, mais aujourd’hui il ne reste que la bibliothèque de Nicolas-Bouvier.

L’école secondaire propose huit formations différentes

1

:

 Certificat Fédéral de capacité (CFC) d'employé de commerce intégré

(apprentissage en école à plein temps- CFCi)

 CFC d'employé de commerce - Profil E (apprentissage en mode dual,

entreprise et école)

 Maturité professionnelle commerciale (MPC) et maturité professionnelle

commerciale bilingue-anglais

 Maturité post-CFC

 CFC d'Agent en Information Documentaire (AID)

 Formation commerciale pour porteurs de maturité (FCPM)

 Maturité gymnasiale (3èmes et 4èmes années)

 Classe de transition

Néanmoins dès la rentrée 2012, la formation gymnasiale ne sera plus dispensée à Nicolas-Bouvier. L’école sera désormais centrée sur les formations de commerce et l’apprentissage des agents en information documentaire.

1 CEC NICOLAS-BOUVIER. Site du Collège et Ecole de commerce Nicolas-Bouvier. [en ligne].

http://icp.ge.ch/po/nicolas-bouvier (consulté le 27.02. 2012)

(11)

1.2 Missions de l’école

Le CEC Nicolas-Bouvier offre une formation post-obligatoire. Du fait du nombre de formations différentes proposées, il a plusieurs missions. D’une part, former des collégiens dans les disciplines générales, telles que les langues et les sciences en vue d’une formation ultérieure à l’Université ou dans une Haute Ecole, et d’autre part, offrir aux élèves une formation professionnelle dans les domaines du commerce et de l’information documentaire. Les futurs employés de commerce reçoivent une formation leur permettant de travailler dans les domaines de la vente et de l’entreprise. Les enseignants du CEC Nicolas-Bouvier forment des apprentis qui peuvent ensuite exercer un métier ou continuer leurs études et se spécialiser, par exemple, dans une Haute Ecole.

1.3 Présentation du centre de documentation

Le centre de documentation (CEDOC) du Collège et école de commerce Nicolas- Bouvier se situe au deuxième sous-sol de l’établissement de Saint-Jean. L’équipe est composée de Marianne Bionda, la responsable, Christophe Uldry et Mathieu Wyss les bibliothécaires et Nathalie Benoist, apprentie en information documentaire.

Le CEDOC est ouvert du lundi au vendredi de 7h45 à 17h15, le mercredi il ferme à 15h. Son fonds est composé de monographies, de documents multimédias, de périodiques, de bandes dessinées et d’ouvrages de référence. Le classement est fait grâce à la classification décimale universelle. Le CEDOC propose aussi des dossiers documentaires et des archives de périodiques.

Le CEDOC dispose de quelques vitrines dans l’établissement scolaire, dans lesquelles les bibliothécaires exposent des informations et des documents selon l’actualité. La bibliothèque reste néanmoins peu visible, car son emplacement est éloigné du centre de l’école.

La bibliothèque met aussi à disposition une dizaine d’ordinateurs, une imprimante et

une photocopieuse. L’école n’ayant pas de salle informatique destinée aux élèves, ces

derniers doivent utiliser les ordinateurs du CEDOC. Leur utilisation est réglementée, ils

doivent principalement être utilisés pour l’étude et l’usage documentaire. De plus, trois

salles sont à disposition des élèves et des enseignants pour travailler, organiser des

réunions ou des cours.

(12)

Enfin, le CEDOC propose des formulaires papier et en ligne sur le site web, pour que les usagers puissent suggérer des achats aux bibliothécaires. Cependant, rares sont ceux qui proposent des documents.

Les élèves sont inscrits d’office au centre de documentation. Lors de leur première

visite, ils doivent présenter leur carte d’étudiant et un bibliothécaire y colle un code

barre qui servira pour le prêt. Les professeurs, eux, ont la carte du Service écoles-

médias de Genève (SEM) qui leur permet d’emprunter dans ce service et au centre de

documentation de l’établissement dans lequel ils enseignent. En effet, le SEM et le

CEDOC partagent le même logiciel de gestion : FLORA. Il a été installé en 2007 dans

toutes les écoles secondaires du canton (cycle d’orientation et post-obligatoire).

(13)

2. Méthodologie

2.1 Préparation de l’enquête

Cerner les besoins du public d’une bibliothèque n’est pas chose aisée ; il s’agit pourtant d’une information importante pour le travail des bibliothécaires. Divers moyens sont à la disposition des professionnels. L’un d’eux, l’enquête, a semblé dès le départ la solution à adopter dans ce projet. Néanmoins, il existe plusieurs types d’enquêtes et avant de faire un choix, il a fallu connaître les particularités des méthodes de ces dernières. Préalablement, il était aussi important d’analyser l’existant et de connaître le public.

2.1.1 Analyse de l’existant

Toute enquête doit être précédée par une phase d’analyse de l’existant afin de connaître le terrain. En effet, comme le conseille Claude Poissenot dans un chapitre du livre de Christophe Evans, il est utile et important de consulter les données internes des bibliothèques, elles fournissent des informations pertinentes et importantes pour établir la base de l’enquête.

« Avant même d’envisager la réalisation d’une enquête, les bibliothèques disposent elles-mêmes d’une multitude d’informations dont l’exploitation permet de fournir une connaissance riche et parfois unique des usagers et des usages

dont elles font l’objet. » (Evans, 2011, p.47)

C’est pourquoi j’ai demandé les statistiques de prêt et de fréquentation à l’équipe du centre de documentation de Nicolas-Bouvier. Les données ne sont pas toutes complètes et à jour, mais elles permettent cependant d’avoir une vision globale de l’utilisation du service. Les statistiques plus anciennes datent de 2007, date à laquelle a été installé le nouveau logiciel de gestion Flora.

2.1.1.1 Statistiques de fréquentation

Les premières données que j’ai obtenues sont les statistiques d’entrées. La première

fonction d’un centre de documentation scolaire est d’accueillir les professeurs et les

élèves de l’établissement afin de leur fournir des documents pour leur formation, mais

aussi pour leurs loisirs. Dès lors, connaître le nombre de visites du CEDOC de Nicolas-

Bouvier semble pertinent.

(14)

Figure 1

Nombre total d’entrées mensuelles au CEDOC en 2010-2011

En moyenne, il y a eu 3878,40 entrées mensuelles pendant l’année scolaire 2010- 2011. La moyenne 2011-2012, est en baisse. Si on compte le mois d’avril incomplet la moyenne est de 3499,38 entrées. En revanche, si on calcule la moyenne des entrées sans le mois d’avril, uniquement en comptabilisant les mois complets, la moyenne augmente, elle atteint 3911,21.

Dans la première figure, on constate que le nombre de visites n’est pas stable, il

fluctue significativement d’un mois à l’autre. Les mois de mars et de mai sont

nettement plus fréquentés que les autres. En effet, avec le mois de novembre, il s’agit

des trois mois avec le plus de jours ouvrables, en l’occurrence 20 ou 20,5. De plus, les

mois de mars et mai marquent le début de périodes d’épreuves, tout comme

novembre. Une des explications possibles de ces trois pics de fréquentation est

certainement l’approche des examens et par conséquent, un besoin d’informations et

d’études pour les étudiants. Décembre et juin étant les deux mois d’examens très

importants, les fréquentations plus importantes des mois qui les précèdent corroborent

cette idée d’une utilisation du centre de documentation pour réviser.

(15)

Figure 2

Nombre total d’entrées mensuelles au CEDOC en 2011-2012

Pour l’année 2011-2012, le pic de novembre est moins important, alors que celui de mars est toujours le plus haut. L’année n’étant pas terminée, les statistiques s’arrêtent au mois d’avril, il est difficile de prévoir la suite, bien qu’il soit probable que les deux figures se ressemblent au final.

En ce qui concerne les moyennes des visites journalières, on remarque sur la figure 3 ci-dessous que les visites journalières ont baissé en une année.

Tout d’abord on peut voir que pendant l’année scolaire 2010-2011, septembre a une moyenne basse. Dès le mois d’octobre la moyenne est de 247 entrées journalières, soit au-dessus de la moyenne générale qui est de 237. Au contraire, cette année, les visites se font plus progressives. En effet, sur la courbe 2011-2012, on remarque bien que pendant les trois premiers mois, les visites journalières augmentent au fur et à mesure. Dès le mois de décembre 2011, le nombre de visites est proche, et légèrement supérieur, à celui des mois de l’année scolaire précédente. Puis les rôles s’inversent : les visites sont plus nombreuses du mois de janvier au mois de février.

Ces moyennes supérieures correspondent au nombre d’entrées élevé pour ces mois

aussi.

(16)

Figure 3

Moyennes des visites journalières au CEDOC

Enfin, lorsqu’on observe les données journalières, la moyenne générale est proche, mais elle montre tout de même une baisse depuis l’année dernière. En effet, pendant l’année scolaire 2010-2011, la moyenne avoisinait 238 visites journalières, alors que cette année, jusqu’en avril, la moyenne est à 203. Néanmoins, la moyenne est biaisée par le fait que l’année scolaire est en cours et par conséquent les données sont incomplètes. Toutefois, en calculant la moyenne de septembre à avril pour l’année 2010-2011, les visites journalières sont toujours en moyenne plus hautes, soit 231.

En comparant les moyennes des visites journalières et le nombre de professeurs et

d’élèves, avoisinant les 1500 personnes, on remarque qu’un faible pourcentage du

public cible se rend chaque jour à la bibliothèque.

(17)

2.1.1.2 Le nombre de prêts

Lorsqu’on rassemble les données concernant le prêt, on observe la chose suivante : le prêt a augmenté significativement en l’espace d’une année, passant de 1736 prêts en 2010 à 2086 prêts en 2011.

Figure 4 Prêts 2010 et 2011

De plus, les statistiques proposent une distinction par genre ; ainsi, on remarque que les femmes empruntent plus que les hommes.

Figure 5

Prêts par genre en 2010 et 2011

(18)

2.1.1.3 La collection

Le centre de documentation du CEC Nicolas-Bouvier propose une large collection de documents. En plus de mettre à disposition des documents en lien avec les formations scolaires, l’équipe du CEDOC offre des documents multimédias et des ouvrages de fiction pour un usage plus ludique. Ainsi les collections de DVD, de bandes dessinées ou de romans complètent le fonds d’ouvrages de référence et les documentaires.

Tableau 1

Acquisitions de 2003 à 2007 au CEDOC du CEC Nicolas-Bouvier

2003 2004 2005 2006 2007

Autres documents 265 278 308 364 350

Cassettes audio 10 19 13 11 5

Cassettes vidéo 4 5 1 7 0

CD-ROM 3 4 1 6 1

Diapositives 0 0 0 0 0

Disques 0 0 0 0 0

Disques compacts 15 8 40 7 12

DVD 2 18 10 64 46

Partitions musicales 0 0 0 0 0

Volumes (livres,

brochures…)

548 766 804 724 639

Dons 0 0 33 36 23

Total 847 1123 1210 1219 1076

Bien que les rapports soient incomplets, ce tableau montre les types de documents qui ont été les plus renouvelés pendant ces années. On remarque surtout un développement des DVD et des volumes.

2.1.1.4 Les besoins des usagers

L’école Nicolas-Bouvier va abandonner la filière gymnasiale à la rentrée 2012. Aussi le

centre de documentation veut pouvoir prévenir ce changement en connaissant les

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besoins de ses usagers. Il y a une réelle volonté de proposer un service dynamique et adapté aux besoins en information des élèves et du corps professoral. Comme l’écrit Gaudet « très souvent la démarche part d’un désir – louable – de mieux connaître les publics actuels afin d’ajuster l’offre […]. » (Evans, 2011, p.16). Il faut alors toujours cerner le pourquoi d’une démarche d’évaluation.

Il est important pour l’équipe du CEDOC de connaître ses usagers mais aussi ses non usagers. C’est pourquoi les questionnaires se concentrent sur les documents utilisés par le public et les services parallèles comme les ordinateurs. En effet les mandants veulent déterminer les services qui sont utilisés et ceux qui sont considérés comme importants pour le public.

2.2 Choix de la méthode d’enquête

Après l’analyse de l’existant, il faut déterminer le meilleur moyen de répondre à la problématique et donc choisir la méthode d’enquête. Deux possibilités existent. La méthode qualitative et la méthode quantitative. Cette dernière s’est naturellement imposée comme la méthode à appliquer. Elle présente d’ailleurs des avantages qui ont déterminé mon choix pour cette méthode. Dans son ouvrage sur l’évaluation des bibliothèques, Crawford détaille les avantages de la méthode quantitative comme suit:

« The questionnaire can report on the views of many thousands of people and give breadth of data not available to qualitative methods. It adopts a highly structured approach and because it uses statistical methods and produces numerical data its outcomes are perceived to be ‘scientific’ and therefore

objectively correct » (Crawford, 2000, p. 29).

L’approche quantitative est mieux connue et répandue et, puisque le but de l’enquête est de collecter des informations sur les besoins et la satisfaction des usagers du CEDOC, cette méthode est parfaitement adaptée. La population de Nicolas-Bouvier est grande. L’étape suivante consiste donc à établir un échantillon pour avoir un panel représentatif des usagers et non usagers du centre de documentation.

2.2.1 Echantillon

L’école est composée de plus de 1300 élèves et plus de 200 professeurs. Il est

évidemment impossible de questionner tout le monde, en raison du temps à

disposition. Il existe cependant une solution qui permet de toucher un large panel de

personnes. Il s’agit de l’échantillonnage. « L’échantillonnage correspond à la nécessité

de sélectionner une part de population, aussi représentative que possible de la

population globale, que l’on va interroger. » (Poissenot, 2005, p. 98).

(20)

Deux types d’échantillonnage sont largement répandus : l’échantillonnage aléatoire et la méthode par quotas.

La première méthode est basée sur le hasard. Avec ce type d’échantillonnage

« chaque individu a autant de chances d’être sélectionné qu’un autre » (Poissenot, 2005, p.100). L’échantillon peut se faire à partir d’un tirage au sort, ou en interrogeant une personne sur cinq par exemple.

La méthode par quotas, quant à elle, est basée sur la connaissance du panel à interroger. Il faut pour cela avoir des données sur les personnes, par exemple l’âge, le sexe, la profession, et ensuite composer des quotas des différents profils qu’on souhaite interroger pendant l’enquête.

Il est évidemment possible de combiner les deux méthodes. Dans mon cas, j’ai finalement appliqué une méthode aléatoire. Ripon écrit en effet que la méthode par quotas n’est pas pertinente pour une enquête cherchant à « connaître les profils des usagers et leurs opinions, même si l’on dispose d’enquêtes préalables, car cela supposerait que la structure de la population considérée n’évolue pas au cours du temps. » (Evans, 2011, p. 67). Or, le public d’une école change d’une année à l’autre.

Voulant toucher un maximum d’élèves et d’enseignants, il a fallu, en effet, réfléchir à la méthode la plus adaptée pour les questionner. L’échantillonnage aléatoire permet, comme expliqué précédemment, de prendre un large panel dans la population à enquêter, par conséquent, c’est la méthode que j’ai choisie. Je ne pouvais pas me rendre dans chaque classe de l’école en raison du temps que cela aurait pris. Donc, afin d’obtenir un échantillon grand et varié, il a été convenu de passer par les professeurs.

En raison de l’impossibilité d’obtenir les mails des professeurs et surtout des élèves,

les questionnaires étaient en version papier et l’échantillon a été composé de la

manière suivante : je me suis rendue pendant deux pauses, un jeudi, à Nicolas-Bouvier

afin de présenter l’enquête aux professeurs présents dans la salle des maîtres. Je leur

ai demandé s’ils voulaient participer et le cas échéant, je leur ai proposé de prendre

des questionnaires pour leurs élèves. Ainsi, les professeurs intéressés prenaient cinq

minutes pendant leur cours pour faire passer les questionnaires à leurs élèves. Il leur a

été évidemment précisé qu’il ne fallait pas distribuer de questionnaires aux élèves

ayant déjà répondu. J’ai ensuite laissé des questionnaires pour les enseignants et les

élèves dans la salle des maîtres. Ainsi l’échantillon est composé des professeurs qui

ont accepté de participer et des élèves qui ont reçu un questionnaire en classe.

(21)

Au final, près de 500 questionnaires ont été distribués et d’autres ont été laissés en libre-service à la salle des maîtres et à la bibliothèque. En tout, 205 élèves et 32 professeurs ont répondu. Par rapport à la population complète (1300 élèves et 200 professeurs) on obtient donc un échantillon représentant 16 % pour les deux types de public.

2.2.2 Distribution et déroulement de l’enquête

Une fois la méthode d’enquête choisie, il fallait établir un calendrier avec les dates à respecter autant que possible.

La première période à programmer était celle de la distribution des questionnaires et du temps à disposition accordé aux professeurs et élèves pour y répondre. De plus, l’enquête devait démarrer avant le mois de mai, car il s’agit, selon le plan d’étude, d’une période chargée en examens. La distribution a été faite le 29 mars 2012, soit une semaine après la date préalablement notée sur le calendrier. Après quelques recherches et réflexions, j’ai décidé de laisser trois semaines pour répondre. Le 16 avril, je suis retournée sur place afin de distribuer d’autres questionnaires et ainsi rappeler l’enquête aux professeurs.

Avant de commencer l’enquête, il fallait aussi en informer le directeur de l’établissement qui a voulu voir les questionnaires avant de me donner l’autorisation de les distribuer. Après son accord, il a fallu informer les professeurs de l’enquête à venir.

En effet, selon Ripon :

« Informer sur la tenue prochaine d’une enquête est un acte de communication qui est loin d’être anodin dans le contexte d’une bibliothèque ou d’une médiathèque. Sans entrer dans un luxe de détails, l’annonce permet de poser quelques jalons sur les problématiques ou les projets sur lesquels est sollicité l’avis des interrogés […]. » (Evans, 2011, p. 72)

Le mail aurait été le moyen le plus simple et direct de contacter et d’informer tous les professeurs de l’école. Cependant, faute d’avoir reçu la liste des emails demandée, il a été convenu d’informer les enseignants une semaine avant le début de l’enquête par un flyer. Pour ce faire, les bibliothécaires ont affiché dans la salle des maîtres un message de présentation que j’avais préalablement écrit. Pourtant, quand je me suis rendue sur les lieux, peu de professeurs avaient vu ou lu les flyers.

Les questionnaires étaient collectés au fur et à mesure, les données ont ainsi pu être

progressivement entrées dans les bases de données. Le dernier jour à disposition pour

répondre et rendre les questionnaires était le 26 avril. Ce jour-là, j’ai relevé les derniers

(22)

questionnaires en retour, puis quelques jours de saisie des données ont suivi. Ensuite, l’analyse a débuté.

2.3 Elaboration des questionnaires

Une des grandes étapes de ce travail était évidemment l’élaboration et la construction des deux questionnaires. Ils devaient sonder les besoins en informations, mais aussi permettre aux usagers d’exprimer leur satisfaction concernant les services du CEDOC.

Deux questionnaires étaient nécessaires parce que les professeurs et les élèves sont deux publics bien différents. Ils n’ont pas les mêmes attentes par rapport au centre de documentation. L’hypothèse de départ est que les élèves ont besoin du CEDOC pour trouver des documents d’étude et y travailler. Alors que les professeurs l’utilisent pour donner des cours quand ils ont besoin de documentation.

Le questionnaire des professeurs est composé de 25 questions. Il est centré sur les usages et la satisfaction des usagers des services proposés. Il contient aussi une question sur les besoins informatifs liés à leur fonction d’enseignant.

Le questionnaire des élèves contient, lui, 30 questions. Il vise à obtenir le même type d’informations que celui des professeurs, mais aborde aussi des questions sur la façon d’étudier des élèves et leurs besoins pour les études.

Les deux questionnaires commencent évidemment par des questions plus sociodémographiques de type âge, sexe ou filière de formation. Ils se terminent enfin par une question ouverte qui permet au répondant de donner son opinion sur le centre de documentation.

2.3.1 Type de questions

Les deux questionnaires sont composés de différents types de questions. Tout d’abord, toutes les questions sont des questions fermées, sauf la dernière qui permet aux participants de laisser un commentaire personnel sur le centre de documentation.

Les deux questionnaires sont en annexes 2 et 3.

Les questionnaires ont des questions de type qualitatif. Il s’agit de questions

demandant, par exemple, le sexe, ou le type de documents empruntés. Dans le

questionnaire destiné aux élèves de l’école, il y a 11 questions de type qualitatif. Dans

le questionnaire destiné aux professeurs, elles sont 15.

(23)

Ce type de questions, comme on peut le voir dans les questionnaires en annexe, s’intéresse aux usages du centre de documentation ; elles cherchent à comprendre si les services qu’il propose sont utilisés par les usagers et comment. Elles sont surtout centrées sur les documents et le matériel informatique. Elles abordent aussi les visites, si les participants en ont fait et pourquoi.

Les deux questionnaires comportent aussi deux questions quantitatives. Chez les élèves, on trouve la question 2 « Quelle est votre année de naissance? ». Et chez les professeurs il y a la question suivante : « Depuis quelle année enseignez-vous à Nicolas-Bouvier ? » (question 2). Ces deux questions permettent de connaître l’âge des élèves et le nombre d’années d’enseignement au sein du CEC Nicolas-Bouvier.

Elles sont quantitatives, car la réponse suppose une date, une durée ou une quantité.

Enfin, le dernier type de question est composé d’une échelle ordinale. Il s’agit de questions avec des options de réponse pour lesquelles l’ordre a son importance. Ainsi, on retrouve la question du nombre d’emprunts ou les questions de satisfaction. Dans ce genre de questions, l’ordre des réponses a son importance, il est croissant ou décroissant

2

et permet aux répondants de donner une appréciation. Dans les questionnaires, on retrouve par exemple la question du degré d’étude, qui va de la 1

ère

année à la 4

ème

, ou les questions de satisfaction au sujet de la signalétique ou du nombre d’ordinateurs et des lieux d’études.

2.3.2 Phase de test

Les questionnaires ont été relus et corrigés par quatre personnes. Le directeur du Collège et Ecole de commerce Nicolas-Bouvier les a, quant à lui, lus. Une phase de test auprès de six personnes a eu lieu, dont un ancien élève de Nicolas-Bouvier. Les six personnes ont trouvé les questions claires et compréhensibles. Néanmoins, à la distribution des questionnaires, des erreurs et des oublis ont été remarqués par les enseignants et certains élèves. Nous aborderons ces erreurs plus loin, dans la partie consacrée à la critique du questionnaire.

2 MICHIGAN STATE. CENTER FOR COMMUNITY AND ECONOMIC DEVELOPMENT.

Understanding the different types of questions [en ligne].

https://www.msu.edu/~cua/PUBS%20Jan%20June%202000/understanding_the_differe nt_type%20app%20M%20N.htm (consulté le 24.06.2012)

(24)

2.3.3 Préparation d’un document des codes et saisie des données

Lorsqu’il faut analyser les résultats d’une enquête, il est important de préparer un document répertoriant les codes de réponses, appelé un codebook. Ce dernier sert à donner des codes aux réponses afin de les reporter ensuite dans le logiciel d’analyse.

Dans ce cas précis, il y a deux codebooks, un pour chaque questionnaire. Chaque option de réponse possède un code numérique correspondant. Quand une question laisse la possibilité de donner plusieurs réponses, et propose une option « autres », il faut attribuer un nouveau code à chaque nouvelle réponse. Ainsi, pour certaines questions, on obtient des réponses avoisinant, voire dépassant, les 100 possibilités.

Enfin, le code 99 correspond à la réponse « je ne sais pas » ou à une absence de réponses. Cependant, pour mon travail et au vu du nombre de réponses reçues, 99 est devenu 999.

Pour rassembler les données et analyser les réponses, il faut un logiciel facile d’utilisation et performant. Finalement, le choix s’est porté sur Excel qui permet une bonne analyse dans le cas d’une enquête de petite ou moyenne envergure

3

. Deux masques de saisie ont été créés. Un pour les professeurs et un pour les élèves. Puis, toutes les données ont été reportées dans les masques correspondants au fur et à mesure de la collecte des questionnaires. Les masques sont sous forme de tableaux, avec des colonnes reprenant les questions, et des lignes représentant les questionnaires reçus. Chaque case est remplie avec le code correspondant à la réponse donnée par un élève ou un professeur.

2.3.4 Critiques du questionnaire

Au fur et à mesure de la saisie des réponses dans Excel, je me suis rendu compte d’incohérences dans les réponses, d’erreurs et de lacunes dans les questions.

Tout d’abord, il manquait une option de réponse dans le choix des filières à disposition.

En effet, lorsque je me suis renseignée sur le site de l’école, je n’ai pas vu l’option transition. Il s’agit en fait d’une classe préparatoire pour entrer ensuite dans une des autres formations. Les élèves et les professeurs qui sont dans cette filière l’ont ajoutée dans leurs réponses. Ainsi, au moment de la saisie, la classe transition a été insérée comme si c’était une réponse à l’option « autres ».

3 CRAWFORD, John. Evaluation of Library and Information services. London: Aslib, 2000. p.45

(25)

Les questions 7 et 9 des deux questionnaires ont aussi posé quelques difficultés. Il s’agit de deux questions traitant, l’une de la fréquence des visites et l’autre de la quantité d’emprunts. Pour les deux questions, il était compliqué de trouver des options de réponses claires et compréhensibles, tout en ne proposant pas trop d’options. Il fallait donc faire des fourchettes. Cependant, ce n’est pas chose aisée que de proposer des fourchettes cohérentes. Les personnes qui ont lu les questionnaires avant la distribution ont relevé cette difficulté, de ce fait, j’ai plusieurs fois modifié les réponses possibles à ces questions. Elles restent néanmoins imparfaites.

Les questions avec une échelle ordinale de réponses allant de « tout à fait » à « pas du tout » proposent deux options intermédiaires qui peuvent sembler ambiguës, car très proches. En effet, « moyennement » et « un peu » semblent signifier la même chose.

Or j’ai choisi ces termes après avoir consulté différentes enquêtes

4

. Les enquêtes consultées n’utilisent pas ces termes précisément, mais après réflexion, j’ai décidé de les utiliser. Selon ma compréhension, « moyennement » penche vers le positif, alors que le « un peu » du côté négatif. Néanmoins, il aurait peut-être été plus clair de suivre l’exemple des enquêtes déjà faites.

Enfin, le dernier problème découle d’un choix de ma part. En effet, pour certaines questions, il est permis de cocher plusieurs réponses. Ainsi, la question 29 « Quels types de documents utilisez-vous pour vos études? » propose 15 options de réponses.

Elle implique donc une multitude de réponses possibles. Malheureusement, ce vaste choix crée un nombre considérable de réponses différentes et donc de codes différents dans le codebook. Ainsi, il a fallu changer le code 99 en 999, car les réponses dépassaient la centaine. Evidemment quand 200 personnes ont la possibilité de combiner des réponses, les probabilités d’avoir toujours la même combinaison sont minces. Par conséquent, cette variété pose des problèmes pour l’analyse, car il n’y a pas de réponses claires qui se détachent des autres. Il a fallu analyser chaque combinaison de réponses pour voir quel type de document était le plus cité.

Ainsi, il fallait trouver une solution pour analyser les données, sans devoir comptabiliser chaque option de réponses tout en ne biaisant pas les résultats. Le problème a été résolu en regroupant les options de réponses sous un seul code. Par exemple pour la question 29, les combinaisons de réponses données seulement par

4 SAVOIR SPHERE. Enquête sur les usagers, les usages et les attentes des usagers des bibliothèques médicales de l'UPMC. In : Ressources en ligne de l’ENSSIB [en ligne].

2010. http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/document-48939 (consulté le 27 février 2012)

(26)

une ou deux personnes sont regroupées sous l’option 67 « un peu de tout ». Le

tableau de fréquence est plus logique et les réponses sont détaillées par des exemples

dans l’analyse. Le problème s’est présenté pour quelques autres questions dans les

deux questionnaires. Il a toujours été corrigé de la même manière.

(27)

3. Résultats

Quand toutes les réponses ont été entrées dans les masques de saisie Excel, chaque variable a été analysée grâce à un tableau de fréquence et des graphiques. Les résultats sont présentés ci-dessous, mais certains des graphiques sont en annexe. Il a semblé plus judicieux de ne pas mettre tous les graphiques dans le texte. Les graphiques présentés ci-dessous sont ceux qui répondent à des questions centrales, ou pour lesquelles les graphiques sont clairs et ne montrent pas de pics disproportionnés à cause des combinaisons de réponses.

3.1 Aspects sociodémographiques

La distribution des hommes et des femmes parmi les répondants est proche dans les deux publics interrogés. Chez les enseignants, plus de femmes ont répondu, alors que chez les élèves les hommes sont plus nombreux (annexe 1, figure 21).

3.1.1 Les élèves

Les résultats de l’enquête montrent que la majorité des élèves ayant répondu sont nés entre 1994 et 1995 et ont donc entre 17 et 18 ans. L’élève le plus âgé est né en 1962 et suit une formation d’agent en information documentaire (annexe 1, figure 22).

L’enquête a touché des élèves assez différents, bien que la majorité soit composée

d’adolescents. On remarque que l’école possède un éventail varié d’étudiants. Des

jeunes adolescents continuant leur cursus de formation habituel, mais aussi des

adultes reprenant leurs études plus tardivement.

(28)

Figure 6

Degré d’études des élèves participants

Question 4 : Quel est votre degré d’étude ?

Les élèves ayant le plus répondu (45%), sont ceux débutant leurs études à Nicolas- Bouvier, comme le prouve la figure 6. Les élèves de première année sont particulièrement intéressants dans le cadre de cette enquête, parce qu’ils représentent la part d’élèves qui continue sa formation à Nicolas-Bouvier, ils seront donc témoins directs du changement que va subir l’école. L’évolution de l’école et celle du centre de documentation va les toucher directement, contrairement aux élèves de 4

ème

qui ne seront plus là l’année prochaine.

En ce qui concerne les filières représentées dans l’enquête, il faut préciser que l’option maturité gymnasiale était dans le questionnaire. Néanmoins, si des étudiants avaient coché cette réponse, leur questionnaire n’était pas gardé. Ceci explique le fait que le nombre de répondants de la filière maturité que l’on observe sur la figure 23 en annexe est zéro.

Au sujet des autres filières, 66 élèves ayant répondu sont en train de faire le certificat fédéral de capacité (CFC), ils suivent donc une filière de commerce au sein de l’école.

49 élèves complètent leur CFC avec une maturité professionnelle bilingue. Le

troisième pic important est représenté par les agents en information documentaire qui

sont 31 à avoir répondu. Ces derniers suivent d’ailleurs leurs cours dans une salle du

CEDOC. Certains élèves ont combiné différentes réponses et d’autres ont ajouté

l’option transition. Comme expliqué plus haut au paragraphe 2.3.4 « Critique du

(29)

questionnaire », suite à une erreur de ma part, la filière transition n’a pas été proposée dans les questionnaires. Néanmoins, certains élèves et professeurs ont pallié cette lacune en ajoutant l’option sous la question de la filière ou de l’année d’étude. Une fois encore, on remarque que l’enquête a touché des élèves aux profils assez différents, ce qui permet d’avoir un échantillon de participants plutôt représentatif de l’école.

3.1.2 Les professeurs

La date de naissance n’a pas été demandée aux enseignants, en revanche le questionnaire comportait la question « Depuis quelle année enseignez-vous à Nicolas- Bouvier? ». La majorité des professeurs enseigne dans cette école depuis environ dix ans. Douze professeurs sont arrivés il y a seulement trois ans. De plus, on constate que cinq participants n’ont pas souhaité donner cette information (annexe 1, figure 39).

Les professeurs enseignent pour la plupart dans différentes filières que propose l’école. La figure 40, en annexe, montre bien les différentes combinaisons. Celles qui n’ont été données qu’une fois, ont été regroupées dans la catégorie « autres ». Dans ces 18 réponses, on retrouve, par exemple, un enseignant qui n’exerce que dans la filière CFC, un autre uniquement pour les classes de maturité gymnasiale, un seul enseigne uniquement aux classes de maturité post CFC et un aux classes de formation commerciale pour porteurs de maturité. Tous les autres enseignent dans plusieurs filières.

Le même constat est fait pour les matières enseignées. En effet, les enseignants sont, là aussi, plutôt polyvalents puisque 12 n’enseignent qu’une seule matière, alors que les 14 autres combinent plusieurs matières (figure 41).

3.2 Les participants et le CEDOC

Parmi les participants à l’enquête, il y a peu de non usagers. En effet, 96 % des élèves

et 94 % des professeurs sont déjà allés au CEDOC (annexe 1, figure 24 et 42). Les

non usagers ont néanmoins des profils différents. Tout d’abord chez les élèves, il faut

différencier les deux non usagers déclarés, des sept personnes n’ayant juste pas

répondu à la question « Êtes-vous déjà allé au CEDOC ? » (question 6). Les deux non

usagers sont des femmes et elles préfèrent étudier, pour l’une à la maison, et pour

l’autre sur son lieu de travail. Les sept n’ayant pas répondu sont quatre hommes et

trois femmes. Parmi eux, une personne fréquente le CEDOC, car elle a répondu aux

questions suivantes. Elle y va d’ailleurs une fois par semaine ou plus, principalement

pour des cours sur place, elle fait même partie des personnes qui empruntent

(30)

régulièrement des documents. Au contraire, les six autres ne fréquentent pas la bibliothèque et déclarent ne pas la connaître.

Chez les professeurs, une femme a répondu n’être jamais allée au CEDOC, bien qu’elle le connaisse depuis son engagement en 2011. Une autre enseignante n’a elle pas répondu à la question et elle ne connait pas le centre de documentation. Elle enseigne, elle, depuis 2010 à Nicolas-Bouvier.

Revenons à présent aux usagers effectifs du CEDOC. Comme le montre la figure 7, pour 51 % des élèves, soit 105 personnes, la découverte du CEDOC s’est faite par une visite de classe. Les deux autres moyens les plus cités sont la découverte seul ou grâce à des camarades.

Figure 7

Découverte du CEDOC par les élèves

Question 5 : Comment avez-vous connu le CEDOC ?

Chez les professeurs, 13 personnes ont découvert le CEDOC lors de leur engagement.

Bon nombre d’enseignants ont aussi découvert le centre seuls (11) et la troisième

réponse la plus donnée est « j’ai emmené ma classe le visiter ».

(31)

Figure 8

Découverte du CEDOC par les professeurs

Question 5 : Comment avez-vous connu le CEDOC ?

La fréquentation est assez régulière, 36 % des élèves viennent au moins une fois par mois et 32 % au moins une fois par semaine (annexe 1, figure 25). Les professeurs sont 50 % à venir au moins une fois par mois, l’autre moitié des répondants est moins régulière dans ses visites (annexe 1, figure 43)

Concernant le moment des visites, les professeurs n’ont pas une période particulière, alors que les élèves viennent d’abord quand ils ont un cours sur place. 34 élèves préfèrent venir pendant les pauses et 20 quand ils ont besoin de quelque chose qui se trouve à la bibliothèque ou après les cours (annexe 1, figure 26)

3.3 Les usages du CEDOC

Les professeurs ayant répondu au questionnaire ont, pour 75 % d’entre eux, déjà

emprunté des documents. Comme le démontre la figure 45 en annexe, les professeurs

sont aussi des gros emprunteurs puisque 28% déclarent avoir déjà emprunté plus de

10 livres. Chez les élèves, la donne est bien différente, comme on peut le voir sur la

figure ci-dessous :

(32)

Figure 9

Emprunts chez les élèves

Question 9 : Avez-vous déjà emprunté des documents aux CEDOC ?

En effet, 95 élèves, soit 46%, ont déclaré ne jamais emprunter de documents. Il serait intéressant d’approfondir cette question, car le centre de documentation est aussi là pour permettre aux usagers d’emprunter les documents dont ils ont besoin. Pourquoi sont-ils autant à ne pas emprunter? Que font-ils quand ils viennent à la bibliothèque?

Etant nombreux à venir (96% des questionnés), ils semblent donc utiliser les lieux pour d’autres activités: la consultation des documents, l’étude, l’utilisation des ordinateurs, ou simplement comme lieu de socialisation.

En ce qui concerne les types de documents empruntés et consultés, les répondants professeurs et élèves n’ont coché que rarement un seul type de documents, mais au contraire ils ont choisi plusieurs réponses (annexe 1, figures 27, 28, 46 et 47).

L’hypothèse de départ était que les ouvrages de commerce et économie seraient

beaucoup utilisés. En effet, puisque la majorité des élèves fréquente une filière

économique, ils devraient utiliser ce type d’ouvrage, or ce n’est pas le cas. Les

documents les plus cités sont les dictionnaires et les ouvrages d’histoire, ils reviennent

très souvent dans les combinaisons, surtout chez les élèves. L’histoire est le genre le

plus emprunté, il est donné 34 fois, les dictionnaires suivent avec 28 réponses et les

romans terminent le trio avec 26 réponses. En ce qui concerne les consultations,

l’histoire est une fois encore la réponse la plus donnée et la plus présente dans les

combinaisons, elle apparait 54 fois. Les dictionnaires et les bandes dessinées sont les

(33)

suivants avec 41 et 27 réponses. Les élèves semblent donc d’abord emprunter des documents pour leur formation.

Au contraire, les professeurs empruntent d’abord des DVD (16 réponses), puis des romans (12 réponses). Ces deux types de documents sont plus liés aux loisirs. Ils sont suivis par les manuels scolaires, de langue et les revues et magazines. Ce dernier type de documents est le plus cité parmi les documents consultés (13 réponses) ; il est suivi des dictionnaires (10 réponses), des dossiers documentaires (8 réponses) et des ouvrages d’histoire à égalité avec les DVD (7 réponses). Les professeurs, contrairement aux élèves, semblent utiliser le fonds documentaire du CEDOC aussi à des fins de loisirs.

Concernant l’utilisation des lieux (annexe 1, figure 29), les élèves viennent surtout pour étudier (20 répondants) et utiliser les ordinateurs (28 répondants) ; 16 % des répondants déclarent d’ailleurs venir pour ces deux options (33 répondants). L’autre raison de leur venue est l’utilisation des documents scolaires, pour le reste, les répondants ont surtout combiné les réponses. Les ordinateurs, on le voit, sont très demandés et utilisés.

Figure 10

Utilisation des ordinateurs chez les élèves

Question 18 : La plupart du temps, pourquoi utilisez-vous les ordinateurs ?

Les ordinateurs sont utilisés principalement pour des recherches et un usage

documentaire, comme le rapporte la figure 10. Rappelons que leur utilisation est

(34)

soumise à des règles strictes qui stipulent que les élèves peuvent utiliser les ordinateurs sans limitation de temps, mais avant tout à des fins d’études.

Les professeurs, quant à eux, ont surtout combiné les raisons ; il n’y a donc pas une raison principale qui les pousse à venir au CEDOC. Certains professeurs profitent des moments d’enseignement pour y emmener leurs classes, mais ils sont hélas une minorité à le faire (annexe 1, figure 44).

Figure 11

Visites de classes avec un professeur

Question 13 : Avez-vous emmené votre classe visiter le CEDOC ?

Comme on peut le voir sur la figure 11, seuls 31% des répondants ont déclaré avoir déjà emmené leur classe au CEDOC. Pourtant, il relève aussi de leur rôle de faire découvrir le CEDOC aux élèves et leur montrer l’utilité de cette bibliothèque au sein de l’école. Les 31% qui viennent, disent y donner une leçon et présenter les lieux (figure 48 en annexe).

Enfin, le centre de documentation de Nicolas-Bouvier a un catalogue à disposition des

usagers. Néanmoins, l’enquête démontre que peu des élèves répondants le

consultent. Près de la moitié ne l’utilise pas du tout et 24 % n’ont pas répondu, ou ont

coché l’option « je ne sais pas » (figure 12). Le catalogue du CEDOC se trouve au

bureau de prêt, il est donc visible et accessible.

(35)

Figure 12

Utilisation du catalogue FLORA par les élèves

Question 17 : Je consulte le catalogue Flora.

3.4 Satisfaction

Les questionnaires abordaient différents points liés à la satisfaction. Ces questions

concernaient principalement l’accueil des bibliothécaires, l’orientation dans le centre et

la satisfaction des usagers au sujet des services parallèles au prêt, comme les

ordinateurs ou la photocopieuse. De plus, la dernière question des deux questionnaires

permettait aux répondants de faire une remarque sur tout autre aspect souhaité.

(36)

3.4.1 Le lieu

Figure 13

L’appréciation de la signalétique par les élèves

Question 13 : La signalétique est compréhensible.

La signalétique convient « tout à fait » à 31% des élèves questionnés et 33% sont

« moyennement » satisfaits ; ils sont donc en majorité plutôt contents et trouvent facilement leurs repères. Les professeurs, sont 72 % à trouver la signalétique claire (annexe 1, figure 49). L’équipe de la bibliothèque ayant récemment changé la signalétique et créé un plan, elle peut être rassurée, les lecteurs semblent s’y retrouver. Ce constat est encore appuyé par le fait que 61% des élèves trouvent

« moyennement » ou « tout à fait » les documents en rayons. Les professeurs sont, quant à eux, 56 % à n’avoir aucun problème à trouver les documents (annexe 1, figures 32 et 50). Aucune remarque ne traite de la signalétique ou de l’orientation dans le centre.

Les élèves sont contents des places à disposition pour travailler, (voir ci-dessous figure 14). Certaines remarques soulignent néanmoins un manque de calme et de place. Par exemple l’élève 103 écrit que « le silence ne reigne [sic] pas toujours », tandis que l’élève 104 estime qu’il « manque de lieu pour travail de groupe ». Le nombre de places est tout de même jugé satisfaisant par 45 % des élèves et 25 % sont

« moyennement » satisfaits. Ils ont d’ailleurs la possibilité de réserver l’une des trois

salles à disposition pour des travaux de groupes.

(37)

Figure 14

Le nombre de places de travail

Question 16 : Il y a assez de place de travail.

Comme on l’a vu dans la partie traitant des usages de la bibliothèque, les ordinateurs

sont très utilisés par les étudiants. Les ordinateurs du CEDOC sont les seuls à leur

disposition dans l’école et leur nombre semble insuffisant.

(38)

Figure 15

Le nombre d’ordinateurs est suffisant

Question 19 : Il y a assez d’ordinateurs à disposition.

Les avis sur le nombre d’ordinateurs sont en effet assez mitigés, comme l’illustre la figure 15. Seuls 13 % pensent qu’il y en a assez et 45 % pensent, au contraire, qu’il y en a trop peu. Le problème des ordinateurs, trop peu nombreux et trop vieux, est aussi souvent cité dans les remarques des élèves. En voici quelques-unes (l’orthographe des répondants a été respectée) : « Il n’y a pas assez d’ordinateurs car, defois il ya trop de gens » (q29), « Il faut un peu plus d’ordinateur car des fois il n’y a pas de place » (q73), « il n’y pas assez d’ordinateurs pour travailler » (q186) « achetez des ordinateurs, sinon tout va bien » (q188). En tout, 53 élèves ont fait des remarques, dont 12 ont fait une remarque négative concernant les ordinateurs.

Les élèves sont cependant satisfaits de l’imprimante et de la photocopieuse (annexe 1, figures 30 et 31). Le problème concerne vraiment le manque d’ordinateurs. Les professeurs ont des ordinateurs à la salle des maîtres et utilisent donc rarement ceux du CEDOC, c’est pourquoi ils sont, eux, plutôt satisfaits du nombre (annexe 1, figure 52). Cependant, la question leur a été posée pour voir si un service qui, à priori, ne leur est pas destiné, les intéressait et leur convenait.

3.4.2 Les bibliothécaires

Quelques rares remarques d’élèves montrent que l’accueil des bibliothécaires est jugé

parfois désagréable. D’autres, en revanche, estiment que l’accueil est bon, comme par

(39)

exemple l’élève 179 qui écrit : « Endroit très sympathique, bibliothécaires très avenants ! ». En outre, la figure 16 ne montre pas de grande insatisfaction. 38 % des élèves jugent l’accueil satisfaisant et seuls 6 % ne le trouvent pas du tout satisfaisant.

Figure 16

L’accueil des bibliothécaires selon les élèves

Question 22 : Comment jugez-vous l’accueil des bibliothécaires ?

Les professeurs sont eux aussi très satisfaits de l’accueil vu que 63 % le jugent très satisfaisant et 28% satisfaisant (annexe 1, figure 55).

De plus, les usagers sont contents des conseils du personnel du CEDOC. Les

professeurs sont en effet 88% à être entièrement satisfaits des conseils prodigués par

les bibliothécaires. Les remarques négatives ne reflètent donc pas fidèlement les

opinions des participants à l’enquête. Les bibliothécaires doivent parfois faire respecter

les règles pour que le calme règne dans le CEDOC : il suffit souvent d’une seule

remarque pour qu’un usager s’en souvienne et décide de laisser une remarque

négative.

(40)

Figure 17

Les bibliothécaires sont de bon conseil selon les élèves

Question 15 : Les bibliothécaires savent me conseiller.

Figure 18

Le conseil des bibliothécaires selon les professeurs

Question 17 : Les bibliothécaires savent me conseiller.

3.4.3 Les questions relatives aux études et à l’enseignement

Le centre de documentation a pour objectif de fournir des documents pour la formation

des élèves. Dans le questionnaire des élèves, sept questions (questions 23 à 28)

(41)

traitent des lieux d’études. Parmi les lieux proposés, il y a la maison, l’école, le CEDOC, la cafétéria de l’école, chez des amis ou une autre bibliothèque. On découvre que les élèves étudient et révisent principalement à la maison. En effet 69 % déclarent travailler souvent à la maison.

Figure 19

La maison comme lieu d’étude

Question 23 : Dans le cadre de vos études où étudiez-vous ? La maison.

12 % des élèves disent étudier souvent à l’école et 31 % assez souvent. Au contraire,

très peu d’élèves travaillent chez des amis, 47 % ne le font jamais, et seulement 9 % le

fait assez souvent. La cafétéria n’est pas non plus un lieu privilégié pour les études

(annexe 1, figures 33 à 37).

(42)

Figure 20

Le CEDOC comme lieu d’étude

Question 26 : Dans le cadre de vos études où étudiez-vous ? Le CEDOC.

Si on a pu voir précédemment que les élèves vont au CEDOC pour étudier, ils ne sont pourtant que 13 % à déclarer étudier « assez souvent » et que 5% « souvent », au centre de documentation. Ils sont nombreux (38%) à ne jamais le faire. Il semblerait que les élèves aient interprété cette question dans l’idée de révision, ils ne semblent pas avoir tenu compte des devoirs et des travaux à rendre, sinon les réponses auraient, selon moi, dû être plus positives. En effet, la raison principale de leur visite au CEDOC est pour étudier.

Les élèves ne fréquentent pas non plus d’autres bibliothèques pour étudier, ou seulement rarement pour 23 % d’entre eux. En revanche, quelques élèves ont utilisé l’option « autres » pour noter d’autres lieux d’études. Ainsi, certains ont déclaré étudier sur leur lieu de travail, d’autres à l’université, dans un bar ou dehors. Ceux qui ont déclaré étudier à l’université ont distingué la Bibliothèque de Genève, ou le bâtiment de l’UNIMAIL.

La dernière question posée aux élèves aborde leurs besoins documentaires pour leurs

études. Il leur est demandé « Quels types de documents sont utiles pour vos études? »

(question 29 annexe 2, figure 38 annexe 1). Il s’agit de la question avec beaucoup

d’options de réponses et qui laisse le choix entre plusieurs réponses. Ainsi, les

résultats sont surtout des combinaisons de différents documents. Les élèves

paraissent avoir un besoin massif de documents pour leur formation. Comme pour la

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