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Récurrence au sens de Harris des <span class="mathjax-formula">$GI/G/Q$</span>

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Texte intégral

(1)

DE L ’U NIVERSITÉ DE C LERMONT -F ERRAND 2 Série Mathématiques

M. G HIDOUCHE

Récurrence au sens de Harris des GI/G/Q

Annales scientifiques de l’Université de Clermont-Ferrand 2, tome 61, série Mathéma- tiques, n

o

14 (1976), p. 29-36

<http://www.numdam.org/item?id=ASCFM_1976__61_14_29_0>

© Université de Clermont-Ferrand 2, 1976, tous droits réservés.

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(2)

RECURRENCE AU SENS DE HARRIS DES GI/G/Q

M. GHIDOUCHE,

,

UNIVERSITE DE ROUEN

0. Introduction.

Le texte

qui

suit est un résumé de l’article

[1J,

d’ailleurs diffusé à l’Ecole d’Eté de St-Flour 1976.

Le but de cet article est de démontrer la récurrence au sens de Harris des

"temps d’attente"

des

GI/G/q lorsque qE(An),

B étant le

temps

n n n

de service du

(n-1)-ième

client et A l’interarrivée entre le

(n-1)-ième

n

client et le n-ième. En effet seule la convergence en loi de ces

temps

d’at-

tentes était connue

([6J

ou le cours de J. NEVEU de St-Flour

1976) quand

E(Bn) qE(An)

1 et la récurrence en 0

quand P(Bn A ) 1

&#x3E; 0

E81.

n n n n

Seule la démonstration du lemme 2-4 est

indiquée,

parce que bien

qu’asse simple,

elle décrit la structure

probabiliste

de la chaine de Markov des

temps

d’attentes et la mesure

qui

rendra cette chaine de Markov récurrente

au sens de Harris. Elle

permettra

aussi d’obtenir toutes sortes de théorèmes limites

E2].

Les autres

démonstrations, plus techniques,

sont d’un intérêt moindre.

Les notaitons et les résultats pour les chaines de Markov sont ceux

de Revuz

[7].

1. Notations et modèles

On considère une file de clients

qui

arrivent dans une enceinte illi- mitée et

qui

subissent un certain service dans l’un des q

guichets.

Les

clients sont servis dans leur ordre d’arrivée.

Pour n k 2, soit

An

le

temps

écoulé entre l’arrivée du

(n-1)-ième

client et celle du n-ième.

T1 - A1 désigne

l’instant d’arrivée du

premier

i=n

/

client, T =

1

A. est l’instant d’arrivée du n-ième client. Par convention,

n

i=1 i

T = 0.

o

Pour n z 2,

Bn

est le

temps

de service du

(n-1)-ième

client.

(3)

La famille des

(An, Bmo

n é

1,

m &#x3E;

2)

est une famille de variables

n m

aléatoires

indépendantes (v.a.i.),

la

famille (An,

n z

1)

étant

équidistri-

n

buée de v.a.

parente

A de loi a, la famille

(Bmj

m z

2)

étant

équidistri-

o m

buée de v.a.

parente Bo

de loi

e.

q est un

entier,représentant

le nombre

de guichets.

On notera

Pour tout élément x

de[Rq,

on note :

Pour tout

couple (x,y) deLRq

on note :

Pour tout élément x

de IRq,

on note

Pour tout élément x

detRq, on

note

R(x)

la fonction

qui

"ordonne les coor-

données de

x",

c’est à dire telle que :

On se propose d’étudier

1,e

processus

(W ,

n z

0)

où W =

n n n n

n z

1,

W

représente

la suite ordonnée des

temps

de tra-

n n

vail des q serveurs

quand

arrive le n-ième

client ;

en

particulier,

p ,W

W1

n

représente

le

temps

d’attente effectif du n-ième clien-t ; J

Wo représente

la

suite ordonnée des travaux que doivent effectuer les serveurs à l’instant

(4)

d’origine.

Les

(Wn,

n k

0)

sont liés par la relation de récurrence :

n

En

effet, (W1, W2, W3,

1

wn)

est la suite ordonnée des

temps

de

n n n n n

travail

qui

restent à faire au moment où arrive le n-ième client. Le n-ième client ira au

premier guichet vide,

soit celui dont le

temps

de travail est

W1.

Les

temps

de travail à effectuer sont alors

W1 + B , W2,

...

Wq .

n n n+1 n n

Lorsqu’arrive

le

(n+1)-ième client,

les

temps qui

restent à faire sont

1 2 q n

donc :

W1 n

+

B n+1 -

A

w2 - n

A

n+ 1’...’ Wq - n

A

n+l"

, et la suite ordonnée de

ces

temps

nous donne

Wn+1,

d’où le résultat.

A étant un espace

topologique,

on

notera ou.

la

Q-algèbre

des boré-

liens de A. On

note N* = {1,2,3,...,n,...l

la suite des entiers stricte- ment

positifs.

Pour

on pose

l’opérateur

translation :

0 n est

le n-ième itéré de cet

opérateur.

n est alors la

cralgêbre

engen- drée par

{A,B. 1 i n } , âo = Q} .

i i 0

On définit les

W n

par récurrence :

(5)

Il est clair que pour tout entier n, W

(5,.1

est

Éli

mesurable.

n n

On note encore :

Lemme 1.1.

a)

Pour tout entier n et pour

tout w de 0

la fonction de S dans S :

s + est croissante.

n

b)

Pour tout entier n, pour

tout w de Q

et pour tout

couple (s,t)

d’éléments de S :

Théorème 1.2.

Pour tout s de

S,

le processus

W s est

une chaine de Markov sur

(Q,a, P)

par

rapport

à la famille

(ev, 0), homogène, de

transition.

et de loi initiale

Es (avec Es(r) =

1 ou 0 selon que s e r ou

sir).

Soit

fl, -

une v. a. de

(Q, )

dans

(Q, L3j’ )

Soit Q’ =

p . é?,)

«e

est

une v.a. ° de

(Q, Ù,)

dans

(Ç2’, A) .

s s

Soit F = IP 0 M

la loi du processus

M . (Q’, A’, IP),

est

l’espace

s s s S S6&#x26;

canonique

des chaines

(WS, s E S).

On notera encore

(Wn ;

n z

0)

les coor-

s n

données de

Q’ 6 quand

il

n’y

aura pas de

risque

de confusion.

2. Etude de la récurrence de la chaine

(W 6

n &#x3E;

0)

pour

E(Bo) _ qE(A ) .

.

n _ o - o

Notons :

a

et j3

sont

supposées

non

concentrées

ni à

l’origine,

ni à

l’infini,

donc :

(6)

Soit J = max

{K E[N,

ka

_ b } - [-b-].

[a]

Comme E ( B )

n -

qE ( A ) ,

n alors sauf le cas trivial

Lemme 2.1.

Quel

que soit s de S et pour tout entier

n é j

L’ensemble

{s

E S / s ~

v}

est absorbant pour W.

Lemme 2.2.

Soit un nombre

6

&#x3E; 0 et

V 6 = (s E S / v 5 s 5 v+6 . g} .

Alors, quel

que soit l’état initial s de la chaine

W,

on atteint

Us

avec

une

probabilité positive,

c’est à dire :

g est le vecteur

dernq

dont les

(q-j) premières

coordonnées sont nulles et les autres

égales

à l’unité

Lemme 2.3.

Soit pour , pour

Posons

T o

est donc le

temps

de

"persistance"

de V ; alors

est récurrente au sens de Harris.

(7)

Démonstration : Soit

T 1

défini par :

et par récurrence pour n ~ 2

r

Par

hypothèse ,

~ toutes ces v.a. sont p.s.

définies,

les v.a. T

p sont

indépendantes de (L up

et les v.a.

(T

p

:

p Z 1) 1

sont

indépendantes

et de

même loi

géométrique

que T

0

du lemme 2.3. On constate par ailleurs que si s E V et T est

indépendant

de s dés que

n ~ j.

La

a

n=T

mesure

y(Al =

E

( 1 (W ))

est alors

indépendante

de s e V. Alors

s A n

le fait que

1 (W ) =

ip s e S est alors

n-O n s

Il 1 .T

une

conséquence

des

hypothèses

et du fait que les v.a.

sont des v.a.

indépendantes

et

équidistribuées.

Remarque :

On

peut

facilement, à l’aide des

S n

et des

Tn

trouver

l’analogue

des

points

de renouvellement

classiques

utilisée dans l’étude des GI/G/1. On

généralise

alors sans difficultés les résultats de W.WHITT

L8] :

cet auteur

utilise une

hypothèse supplémentaire (qui équivaut,

avec nos

notations, à j = 0) qui

lui assure la récurrence en 0. On obtient alors, pour les

GI/G/q,

toutes sortes de théorèmes limites comme, par

exemple,

ceux démon-

trés par IGLHEHART

[4]

pour les

GI/G/1.

C’est ce que nous ferons dans un

prochain

article.

Lemme 2.5.

Dispersion

des serveurs.

Les v.a.

q-1

sont

majorées

par des v.a.

Les v.a..

1

(W - W )

n n =

(q-1JW - .

n 1 W n sont

majorées

par des v.a.

Vn

formant une chaine de Markov récurrente au sens de

Harris, positive

et

apériodique.

(8)

En

particulier :

Remarque :

Ce lemme, avec le lemme 2.4., forme l’outil essentiel pour la démons- tration de la récurrence dans le cas q

E(Ao),

Il est

démontré,

o o

sous une forme un peu moins

générale

dans

[31

et

161.

Mais ces auteurs ne

démontrent pas la

récurrence,

mais seulement la convergence en loi des

(Wn ;

n é

0)

dans le cas

E(B )

q

E(A ) .

n oo

Théorème 2.6.

Si

E (B J 5

q

E(A0),

la chaine 0) est récurrente au sens

oo n

de Harris et

apériodique.

La récurrence est nulle pour

E(B0q E(A )

1

et elle est

positive

pour

E(B0)

1 q E

(Ao) ’

.

Corollaire 2.7.

Si q

E(A )6

on a p.s. pour une infinité de n

Il

En

particulier, (q-j)

serveurs sont libres une infinité de fois.

Corollaire 2.8.

Si

E (B )

q

E(A )6

pour toute fonction mesurable bornée f de S

o o

où p

est

l’unique probabilité

sur

(S, ~~)~

P-invariante. En

particulier,

Wn

converge en loi vers p.

(9)

BIBLIOGRAPHIE

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F.

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Irréductibilité et récurrence au sens de Harris des

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