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Problemes poses par la preparation du sol pour la culture de la betterave a sucre en Champagne
Gwendal Monnier, J. Defalque
To cite this version:
Gwendal Monnier, J. Defalque. Problemes poses par la preparation du sol pour la culture de la
betterave a sucre en Champagne. Comptes Rendus des Séances de l’Académie d’Agriculture de France,
Académie d’agriculture de France, 1963, 10, pp.1008-1017. �hal-02729756�
ACADÉMIE D'AGRIC ULTURE DE FRANCE
Extrait du procès-verbal de la Séance du 9 Octobre 1963 pr) 1008 à 1017
PROBLÈMES POSÉS PAR LA PRÉPARATION DU SOL POUR LA CULTURE DE LA BETTERAVE A SUCRE
EN CHAMPAGNE
par G. Monnier (*) et J. Defalque (**)
(Vole présentée par S. Hénin)
La prepai ation du sol pour la culture de la betterave à sucre est particulièrement délicate car les techniques retenues doivent permettre de faire face à des impératifs
houvent contradictoires dictés par les exigences propres de cette culture à ses différents stades de développement et par sa place dans la rotation :
— Tête de rotation. la betterave reçoit le plus souvent une importante fumure organique et son enfouissement implique déjà que 1 - on prenne en considération toute une série de pro- blèmes qui s'y rattachent.
— C'est une culture de printemps et un choix s'impose donc au planteur : labour d'hiver ou labour de printemps.
— La levée de la betterave est délicate et exige des carac- téristiques très étudiées du lit de semences.
— C'est une culture à racine pivotante et son enracinement est très important. pour deux raisons .
La première est, évidemment que c'est le pivot lui-même qui constitue la récolte.
La deuxième est que c'est au cours des mois d'été durant lesquels le déficit en eau est généralement maximum, que la croissance et l'accumulation des réserves dans le pivot se pro- duisent; l'enracinement doit donc être capable d assurer la plus large exploitation possible des réserves en eau du sol.
5 Laboratoire d'Etude des Techniques Culturales (I.N.R.A.).
C.E.T.A. de Romillv-sur-Seine (Aube).
— 1009 —
• Dans. -la plupart. des cas, les agriculteurs cherchent à résoudre Je problème de la façon suivante :
Le labour a lieu dans le courant de l'hiver; il permet ainsi d'enfouir le fumier à l'avance et de bénéficier de l'action du gel pour amorcer la division de la terre. De plus, les labours d'hiver ont la réputation de donner au printemps une terre moins sèche autorisant mie meilleure réussite des semis.
La préparation du lit de semence tend n affiner le sol au maximum et à le tasser énergiquement, ie tout pour assurer le meilleur contact possible entre la terre et la graine qui pourra ainsi s'imbiber d'eau et germer.
A. — OBSERV,ATIONS SUR LES TECHNIQUES TRADITIONNELLES
DE
PRÉPARATION
DU SOLNous avons cherché, dans le cadre du programme de travail du sol du C.E.T.A. de Romilly-sur-Seine, à analyser cet ensemble de techniques •appliquées dans une région betteravière parti- culière. : la Champagne et plus spécialement sur les terres blan- ches de l'Aube et de la Marne. Ces sols qui contiennent de 50 à 80 p. 100 de 'calcaire, principalement répartis dans la fraction inférieure à 2011 et dans les sables grossiers, sont peu profonds (15 à 20 cm) et reposent sur une craie tendre, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une souche plus ou moins épaisse de tuf ,) de prop iétés physiques très défavorables. Ces sols portent fréquemment des récoltes .de betteraves dont un pour- centage élevé sont mal formées, fourchues ou en forme de navet, caractéristiques attribuées souvent à la - faible épaisseur du sol.
La méthode dite du profil cultural nous a permis, par un nombre suffisant d'observations échelonnées au long de la p.-iode de végétation, de dégager certaines -caractéristiques de l'état physique du sol qui pou.- aient être reliées aux tech- niques de travail du sol utilisées et qui expliqueraient le compor- tement des racines de betteraves.
Rappelons que cette méthode consiste à observer, sur une
tranchée ouverte dans le sol pour les différentes couches : la
rorme des éléments structairaux, leur compacité, l'état et la
répartition des matières organiques enfouies (fumier, engrais
verts, pailles, mauvaises herbes l'activité de la faune du sol
et ses résultats (galeries de vers. déjections, fragmentation
des matières organiques, et, éventuellement, les accidents
pédologiques: parmi ceux-ci on cherche particulièrement à mettre en évidence, s'il en existe. les phénomènes rédutLeurs (gley). Parallèlement à ces observations portant sur le sol, on dégage le système radiculaire et on note ses réactions (abon- dance, localisation, forme et état sanitaire apparent des racines) au milieu dans lequel il est installé.
Dans ces observations systématiques, il ressort deux grandes séries de caractères du profil cultural :
10 Mauvais mélange des matières organiques. — Ces dernières sont fréquemment localisées sur le fond du labour formant un lit presque continu. Une telle disposition peut entrainer deux sortes d'inconvénients. Au cours des périodes humides, et en sol tassé, il apparaît des phénomènes réducteurs. En période sèche ces couches de matières organiques constituent des obstacles à la descente des racines, diminuant ainsi la réserve accessible en eau du sol. Ce dernier accident est particulièrement net après un enfouissement défectueux de pailles de céréales.
20 Présence d'un horizon compact. — Précisons tout de suite que cet horizon ne correspond pas au fond du labour. On cons- tate très fréquemment que sous une courle meuble - de à 10 centimètres d'épaisseur, formée par des mottes de petite taille, le sol est compact jusqu'au fond du labour. La structure y est continue à l'exception de rares fissures où sont localisées les racines qui n'exploitent pas la masse du sol. Lorsque les pivots rencontrent cette coivhe, ils se courbent ou « fourchent » et- courent à la surface supérieure de la couche, jusqu'à ce qu'ils trou\ ent une fissure par où ils s'enfoncent. Lorsque le pis . ot parvient à pénétrer sans présenter ces déformations, il ne grossit pas et. Ion obtient une betterave en torme de navet, tenant peu en terre et pourvue d'un chevelu radiculaire important exploitant les quelques centimètres superficiels du sol.
La main aise répartition de la matière organique semble principalement imputable à un labour unique et peu profond, donc très retourné, qui place les débris en profondeur et donc hors de portée des cultivateurs canadiens ordinaires couram- ment utilisés pour la reprise des terres au printemps.
A. l'origine de la couche compacte on peut trouver, suivant les cas, un phénomène naturel se produisant au cours des hivers doux et pluvieux, un tassement. excessif du sol, au cours de la préparation de printemps, ou le plus souvent les deux à la fois.
2
B. —
EXPÉRIMENTATION DE TECHNIQUES NOUVELLES DE PRÉPARATIONPour usayer d'éliminer ces caractères défavorables du profil cultur,, l, nous avons. au cours des années 1960, 61 et 62, pro- cédé à la mise en plF ce d'un certain nombre d'essais culturaux sur les exploitations du C.E.T..-1.•
10 L es ess ais de « ». -- Cette opération qui consiste en un labour peu profond précédent le labour proprement dit, nous paraissait propre à assurer une meilleure répartition de la matière organique et à freiner les phénomènes de prise en masse du labour définitif en provoquant, par l'intermédiaire des &bris organiques mélangés, des discontinuités dans la - masse du sol.
Un seul des essais entrepris (A.ulnay aux . planches 1961) a fourni des indications significatives sur le rendement. Il compor- tait l'enfouissement d'une -vesce semée comme engrais vert.
soit par un prélabour d'hiver suivi par un labour de printemps, soit directement par un labour de printemps Au cours de la végétation, l'examen du sol a montré, dans le premier .as une meilleure répartition de la matière organique t'ehaurne et engrais vert). Parallèlement, on ne notait, toujours sur « prélabour qu'une vigueur légèrement supérieure des betteraves.
la récolte les éléments du rendement s'établissaient ain .4 moyenne des 3 répétitions).
POIDS
POPUI.A- MOYEN REN- TRAITEINIENT T'ON T' &R D'UNE • DEMENT
DENSITE HECTARE RACINE BRUT
(g) (t /ha)
Prélabour hiver -I- la- . .
bour printemps . . 76 787 589,2 45,254 8.16 Labour direct prin-
temps 77 674 540,4 41,915 8.23
-
La différence entre les rendements bruts, soit 3,3 t, était significative au seuil P = 0.05.
Dans deux autres essais, l'enfouissement de l'engrais vert
a été effectué à la même époque, soit directement, soit par
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l'intermédiaire d'un prélabour. lis ont été conduits, l'un en 1961 à Faux-Fresnay, l'autre en 1962 à Aulnay-aux-Planches, à nouveau. Bien que non significatifs, ils ont permis de faire apparaître des différences de 3 à 4 tonnes sur le rendement brut en faveur du prélabour. De plus, dans le premier de ces essais, on a pu noter que la profondeur monne à laquelle apparaissent les premières racines latérales, caractéristique liée à la compacité du sol, était significativement (P = 0.05) plus élevée sur prélabour (9,2 cm) que sur labour direct (6,5 cm).
Sans toujours être significatif, en raison - de l'imprécision des essais, l'effet du prélabour est donc apparu conforme à ce que l'on pouvait en attendre; les deux caractéristiques, principales du profil cultural obtenu par les méthodes traditionnelles(répar- ti Lion de matière organique, compacité de la coucl:e arable ont été modifiées dans un sens favorable.
20 Les essais « mode de 'r'eprise du sol » — Dans cette série d'essais, nous avons étudié les techniques de préparation du sol avant semis susceptibles d'aboutir à un profil cultural aussi conforme que possible aux exigences de la betterave. Nous rendrons compte des résultats obtenus dans deux types d'essais.
Nous avons en premier lieu, expérimenté l'action des façons préparatoires intéressant la totalité de la couche arable.
Dans le premier essai. mis en place en 1961 à Champ Fleury (Aube), nous o ons comparé la reprise au printemps d'un labour d'hiver par trois appareils :
— un cultivateur canadien ordinaire;
--- un eultàateur canadien de type « Fonrescar .);
une charrue à disque réversible,
travaillant à grande profondeur, suivi dans les 3 cas d'un coup de bel se et de cultipacker a‘ ont semis
Les observations, au moment de la préparation du sol et
tout au long de la végétation, on fait apparaître, dans les par-
celles reprises au canadien ordinaire, les défauts du sol et des
betteraves rencontrés couramment dans la région et que nous
axons décrits au début de cette note. Par contre, les parcelles
reprises au Fonrescar, bien que comportant quelques mottes
dans le fond du labour et surtout les parcelles reprises à la
charrue à disque, présentaient sur 20 centimètres, c'est-à-dire
sur la totalité de la couche arable, une structure fine rendant
le sol très meuble. Parallèlement, les betteraves y étaient pivo-
tantes, lisses, et bien déx eloppées. L'étude de la morphologie
des racines à la récolte a permis de les classer en 3 grandes
catégories. Le tableau ci-dessous présente la répartition dans
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les différente.' cluses en fonction du mode de préparation du sol, ainsi que de la longueur moyenne des racines récoltées.
Classe 1: Betteraves à long pivot ne présentant que peu ou pas de racines latérales.
Classe 2: Betteraves bien formées, mais courtes (pivot étranglé ou se terminant par un bouquet de racines secondaires).
Classe 3: Betteraves « navets » ou fourchues plus ou moins complètement déformées.
MORPHOLOGIE DES RACINES
TRAITEMENT
LONGUEUR MOYENNE
(Cm)
CLASSE I ( %)
CLASSE II ( %)
CASSE III ( %)
Canadien ordinaire . . Canadien .Fonresear . . Charrue it disque . . .
15,9 17.9 22,5
29 32 61
32 . 56 28
46 12 8
Quant au rendement il a. également réagi à ces traitements par un gain de 4 tonnes par hectare pour les parcelles reprises à la charrue à disque et de 2 tonnes par hectare pour les par- celles traitées au Fonrescar, sans que l'on puisse attribuer une signification statistique à ces résultats. Nous avons également noté une densité de peuplement sensiblement plus faible sur charrue à disque et Fonrescar; cet inconvénient était, dû à l'inadaptation des semoirs utilisés au semis en terre très meuble et a, depuis, pu être supprimé comme on ln verra dans l'essai suivant.
Celui-ci réalisé en 1962 à Marcilly-le-Haver (Aube) a confirmé largement les résultats en faveur de la reprise profonde des sols avant semis.
Voici les résultats de cet essai installé après enfOuissement par
un labour d'hiver, pour 3 traitements, de paille et de 35 tonnes
de fumier, le quatrième traitement comportant l'enfouissement
direct par la charrue à disque.
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ESSAI DE likaciLLy-LE-Hwyr:n 1962
DEN- SITE
POPU- LATION (pieds
;ha) POIDS MOYEN D'UNE RACINE
(g)
.„ riEN- DEMENT
BRUT (t /ha)
TARE ( %) (terre et déchets)
REN- DEMENT
r4ET (t /ha) .
9,15 9,15 9,3
9,17
95 000 93 000 92 100
90 750 560 590 625
645 53,3 54,85 57,75
58,65 17,8 16,4 15,3
13,5 43,8 45,85 49.1
50,75
TRAITEMENT
Canadien ordinaire sur labour d'hiver Canadien Fonrescar
sur labour d'hiver Charrue à disque sur
labour d'hiver . Labour unique à la
charrue à disque avant semis . . .
Plus petite différence significative au seuil 5 (),,j, 5,08 t /ha (rendement brut).
Ces rendements donnent d'ailleurs, nous semble-t-il, une idée pessimiste des résultats qu'on peut, attendre d'une telle technique. En .effet. tant en 1961 qu'en 1962, certains agricul- teurs ayant repris à la charrue à disque la Moitié d'un champ, I autre moitié étant préparée de façon traditionnelle, les diffé- rences de rendements, évaluées par pesées géométriques, ont atteint une dizaine de tonnes en faveur de la première technique.
Il faut également remarquer que les gains doivent être plus importants en année sèche qu'en année normale et
1101Sessais n'ont été conduits que sur des années où en Champagne la pluviométrie n'a pas été défavorable à la betterave.
D'autre part, les betteraves ont, dans tous les cas, présenté une meilleure conformation et l'on a pu voir sur le tableau précédent (essai de Marci14-le-Hayer) que, corrélativement, la « tare » (terre -I- déchets radiculaires) diminuait sensiblement dans les parcelles à sol meuble. Enfin, dans ces dernières, les opérations de décolletage ont été facilitées les racines tenant mzéux en terre.
Dans un deuxième type d'essai, nous avons cherché à limiter au maximum les interventions au printemps, de façon à ce qu'à la sortie d'un hiver froid où la terre s'était bien t, faite » au gel ; la compaction au sol ne soit pas provoquée par les facons de préparation elle-même (croskill) ou les nombreux passages de roues de tracteurs.
Dans un dispositif implanté, en 1962 à Faux-Fresnay Àubel,
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nous avons comparé des façons dites « rapides » (grosse herse, rouleau plat) à des façons dites « poussées » (grosse herse, herse, croskill, croskillette) traditionnelles, sur labour d 'hiver ou de printemps.
Les résultats sont rassemblés dans le tableau ci -dessous :
PoP li- LATION
POIDS MOYEN
D' UNE RACI ea,
REN- DEMENT
BRUT
D EN- SITÉ (g) (t /ha)
Labour d'hier façons poussées . . . 68 250 549 87,59 9,5 Labour d'hiver façons rapides . . . 66 000 628 41,45 9,5 Labour de. printemps façons poussées 68 250 572 39,00 9,5 Labours de printemps façons rapides 68 750 563 38,70 9,5
On constate que les différences entre traitements sont faibles.
La tendance qui se dessine en défaveur des façons traditionnelles n' est pas significath e. Ce résultat n ' a d 'ailleurs pas surpris les expérimentateurs, car les conditions d ' humidité du sol au moment du tra\ ail de printemps étaient si défavorables que même le système de préparation le plus sommaire avait abouti à une certaine Compaction du sol.
Dans cet essai et dans quelques autres réalisés dans le dépar- tement [observations confirmées en 196) deux conditions importantes d ' une bonne réussite ont été misèa en évidence :
— L ' emploi au printemps d 'une charrue à disque qui assure un meilleur ameublissement que la charrue à soc.
-- 1_ ne date de labour très rapprochée (2 ou 3 jours) de ;;elle du semis. Un labour de printemps effectué quinze jouis ou un mois à l' avance a en effet tendance è dui cir en séchant, ce qui nécessite de multiples laçons culturales pour la préparation du semis, l' avantage escompté étant ainsi annulé.
D ' une façon générale, l ' emploi d' un système simplifié de préparation du sol n ' a pas entraîné de baisses de rendemént.
Dans les cas les moins favorables, il a assuré le maintien du rendement ce qui, notons -le, reste à l ' avantage de la technique simplifiée en raison du moindre prix de revient et de la plus grande rapidité d ' exécution des opérations.
Nous pouvons tirer de ces quelques années d 'expérimentation un certain nombre de conclusions de trois ordres différents :
— Tout d ' abord la correction effective, par le choix de tech-
1.0Ë; —
niques appropriées de caractéristiques défavorables du profil cultural (mair - ais mélange des matières organiques enfouies, présence d'une zone compacte au milieu de la couche arable) a permis dans la quasi totalité des essais d'obtenir des bette- raves beaucoup mieux conformées, explorant une plus grande épaisseur de sol, plus faciles à décolleter et présentant lors de la récolte une a tare » moins élevée. Cette amélioration de la morphologie des racines et de leurs qualités technologiques s'est souvent accompagnée d'une augmentation significative des rendements, surtout en année, à pluviométrie inférieure à la normale; en aucun cas, il n'y a eu de baisse de rendement à la suite d'une simplification raisonnée des opérations de pré- paration du sol. Toutefois, des problèmes nouveaux se sont parfois posés tel, par exemple, celui du contrôle de la profon- deur de semis qui a d'ailleurs trouvé une solution mécanique simple.
— Il s'est, d'autre part, nettement confirmé qu'en matière de travail du sol, énumérer une succession de passages d'outils ne suffit pas à définir un traitement appliqué au sol. Le résultat est, en effet, sous la dépendance étroite de l'état de di\ ision et d'humidité du terrain à chaque stade. Aussi, nous semble-t-il préférable de chercher à définir l'état du sol le plus favorable à une bonne récolte et de choisir dans chaque cas les outils devant permettre de parvenir le plus économiquement possib!e à cet état. Seul l'examen du sol, avant et au cours de la pré- paration, paraît susceptible de faire ce choix.
— Il ressort du bilan de ces observations et de ces essais que le rendement brut ne rend compte que d'un aspect du bénéfice retiré d'une préparation du sol judicieuse. La diminu- tion de la tare (betteraves racineuses) et des « restes en terre » (betteraves fourchues'', une plus grande facilité de décolletage et d'arrachage, constituent fréquemment des conséquences non négligeables d'une meilleure préparation. Par ailleurs.
sans que ce point ait pu être indiscutablement établi, faute d'une année très sèche au cours de notre expérimentation, nous avons pu noter une tendance à la régularisation des rendements d'une année sur l'autre Si une telle tendance se confirmait, elle repré- senterait un élément fort intéressant pour les planteurs. Enfin, la diminution des prix de revient des opérations de printemps, la plus grande rapidité d'exécution, une certaine souplesse dans l'organisation des chantiers. viennent s'ajouter aux avan- tages déjà mentionnés.
Nous soulignerons en terminant qu'il ne semble pas possible
de généraliser ces résultats tels quels à d'autres régions que
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