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Transition de phase ferroélastique de Hg2Cl2 Etude par diffusion des neutrons ; mode mou et pic central

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00209433

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00209433

Submitted on 1 Jan 1982

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Transition de phase ferroélastique de Hg2Cl2 Etude par diffusion des neutrons ; mode mou et pic central

J.P. Benoit, G. Hauret, J. Lefebvre

To cite this version:

J.P. Benoit, G. Hauret, J. Lefebvre. Transition de phase ferroélastique de Hg2Cl2 Etude par dif- fusion des neutrons ; mode mou et pic central. Journal de Physique, 1982, 43 (4), pp.641-649.

�10.1051/jphys:01982004304064100�. �jpa-00209433�

(2)

Transition de phase ferroélastique de Hg2Cl2

Etude par diffusion des neutrons ; mode

mou et

pic central

J. P. Benoit, G. Hauret

(*)

Laboratoire de Physique Cristalline, ERA 13, Université Paris-Sud, 91405 Orsay Cedex, France

et J. Lefebvre

(**)

Institut Laue-Langevin, BP 156, 38042 Grenoble, France

(Reçu le I S octobre 1981, accepti le 4 dgcembre 1981)

Résumé. 2014 L’étude de la transition ferroélastique de Hg2Cl2 par diffusion des neutrons a montré la présence dans

la phase haute température d’un mode transverse acoustique qui se condense au point X de la zone de Brillouin.

Ce résultat, associé à ceux obtenus par diffusion élastique, confirme que la transition se produit bien entre la phase quadratique

D174h

et la phase orthorhombique

D172h.

Le mode qui se condense apparaît presque toujours sous-amorti

et constitue à notre connaissance le meilleur exemple avec SrTiO3 pour l’étude des caractéristiques du mode mou et du pic central qui apparaît au voisinage de Tc. La fréquence du mode mou suit la loi prédite par la théorie du champ

moyen 03C92 = A(T 2014 Tc) sur un grand domaine de température. La validité du résultat près de Tc est discutée.

Le coefficient d’amortissement du mode augmente lorsqu’on s’approche de Tc. Il est montré que le pic central est en majeure partie d’origine extrinsèque ; il semble lié aux déformations statiques qui existent dans le cristal.

Abstract. 2014 A neutron scattering study of Hg2Cl2 has revealed in the high temperature phase the existence of a

transverse acoustic mode which softens at the X point of the zone boundary. This result, and those obtained by

elastic scattering show that the transition occurs between the quadratic phase

D174h

and the orthorhombic phase

D172h.

The soft mode appears underdamped over a large range of temperature and is probably the best example with SrTiO3 for the study of characteristics of the soft mode and of the central peak which appears near Tc. The soft mode frequency obeys the law 03C92 = A(T 2014 Tc) except near Tc where the validity of the results are discussed.

The damping coefficient 0393 is assumed to be temperature

dependent.

It is shown that the central peak is of extrinsic

origin and is probably due to the static strains of the crystal.

Classification

Physics Abstracts

64.70K

1. Introduction. - A

temperature

ordinaire, le

groupe

d’espace

du chlorure mercureux est

D4h [1].

La maille 616mentaire de ce cristal contient deux molecules lin6aires

Hg-Cl-Cl-Hg situ6es

sur deux

rang6es parall6les

a 1’axe

(001);

l’une

passe

par l’ori-

gine

des coordonn6es et 1’autre par le

point (1/2, 1/2, 1/2).

Le chlorure ,mercureux

possede

de nombreuses

propri6t6s

int6ressantes. Sa

birefringence [2]

(ne -

no =

0,65)

est tres

grande

et surtout la vitesse de

propagation

du son dans la direction

(110)

est

tres faible, de 1’ordre de 340

m/s [3, 4] lorsque

le

vecteur

elongation

est transversal. Ceci

suggere

de

r6aliser avec ce materiau des

lignes acoustiques

à

retard. Malheureusement

Hg2Cl2

se clive

facilement ;

de

plus

il n’est pas

parfaitement

stable

chimiquement

au cours du temps. 11 en r6sulte que finalement ce cristal ne

possede

pas

d’applications pratiques

int6-

ressantes.

Le chlorure mercureux subit une transition de

phase

continue purement

ferro6lastique

a 185 K.

Initialement ce sont les

propri6t6s acoustiques

de

H92C’2 qui

ont conduit a supposer que cette transition 6tait due a la condensation d’un mode

acoustique

transversal en un des

points

X, ou

X2

de la

premiere

zone de Brillouin

[5] (Fig. 1).

Dans le cadre d’une telle

hypothese

le groupe

d’espace

de la

phase

basse

temperature

devient

D"

la maille 616mentaire est

doubl6e et il peut

apparaitre

deux domaines ferro-

61astiques

distincts selon que 1’extr6mit6 du vecteur d’onde

qui

se condense coincide avec le

point Xi

ou

X2

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01982004304064100

(3)

642

Fig. 1. - A) Maille élémentaire de H92CI2 dans la phase

haute temperature

(D").

B) Zone de Brillouin.

[A) Elementary cell of H92CI2 in the high temperature phase. B) Brillouin zone.]

Fig. 2. - A) Mécanisme de la transition

D - DZh (pro-

jection des déplacements atomiques Qo sur Ie plan

(001)).

B) Les deux types de mailles orthorhombiques possibles.

[A)

Mechanism of the transition

D§[ - D2h

(the atomic displacements Qo are projected on the (001)

planes).

B) The

two possible orthorhombic

cells.]

de la zone de Brillouin

(Fig. 2). L’6nergie

libre associ6e a un tel m6canisme de transition permet de rendre compte de nombreuses

propri6t6s physiques,

en

parti-

culier des discontinuit6s des constantes

elastiques

au

point

de transition

[4, 6].

Cependant,

1’6tude aux rayons X de la

poudre

de

H92CI2

et celle du spectre Raman d’un monocristal

a conduit G. J. Rosasco et al.

[7]

a faire une autre

hypothese :

la transition serait due a la condensation d’un mode au

point

Z de la zone de Brillouin et la

phase

basse

temperature

serait

monoclinique.

Les spectres Raman a

temperature

ordinaire sont

expli- ques

par

I’hypoth6se

d’un certain d6sordre dans cette

phase quadratique.

Des

experiences preliminaires [8, 9]

de diffusion

in6lastique

des neutrons nous ont conduits a montrer

qu’il

y a bien condensation d’un mode en un

point XI

ou

X2

de la zone de Brillouin et que seule la pre- mi6re

hypothese

est

justifiée [5].

Dans ce

qui

suit,

nous nous bornerons a

signaler

incidemment les faits

qui

infirment

1’hypothese

de G. J. Rosasco.

Une etude

plus

d6taill6e de la diffusion des neutrons nous a semble n6cessaire pour la raison suivante :

au

voisinage

de la transition

apparait

un

pic

central

qui

se

s6pare

tres bien du spectre du aux

phonons.

Ceci est du au fait que le mode mou demeure sous-

amorti, meme

lorsqu’on

est assez

pres

du

point

de

transition. L’intensite de ce

pic

central peut alors etre 6tudi6e dans un

large

intervalle de

temperature

et

l’on doit

pouvoir

decider si le

pic

central est de nature

extrinseque

ou

intrinseque.

2. Details

experimentaux.

- Toutes les

experiences

de diffusion

élastique

ou

in6lastique

des neutrons

ont ete effectuées sur le

spectrometre

IN3 a l’lnstitut

Laue-Langevin (ILL)

de Grenoble. Ce

spectrometre

a trois axes est alimenté par un faisceau de neutrons

thermiques.

Lors de nos

experiences

nous avons

essentiellement utilise des neutrons incidents

d’6nergie

4,4 meV

(K;

= 1,45

A-1)

afin d’obtenir une bonne resolution et d’éliminer au maximum la contamina- tion par la diffusion des ordres

supérieurs (A/2).

Nous avons pour cela

place

sur le faisceau incident

un filtre de

beryllium

refroidi, associ6 a un filtre de

graphite pyrolytique qui pr6sente

un spectre

d’absorp-

10tion

sup6rieur

a

90 %

et tres 6troit autour de

Ki

= 2,90 A - 1. Nous avons vérifié que dans ces

conditions, le 2e ordre n’est

plus

décelable

(inferieur

au bruit de

fond).

11 nous a alors 6t6

possible

d’utiliser

un monochromateur et un

analyseur

en

graphite pyrolytique.

Avec les collimations utilis6es, la resolu-

tion mesur6e sur la diffusion incoh6rente du vanadium était de 0,017 THz pour

K;

= 1,45

A-1.

Les monocristaux de

H92C’2

ont ete obtenus par transport en

phase

vapeur ; certains avaient un volume de 15 cm3. Ils

poss6daient

en

general

une forte mosaï-

cite, dont

l’importance

variait

beaucoup

d’un cristal a l’autre, et

qui,

pour un meme 6chantillon,

d6pendait

de 1’element de volume examine. Tous les essais de

(4)

Fig. 3. - A) Zones de Brillouin adjacentes. B) Plan de diffusion 1 = 0; · noeuds de surstructure correspondant au vecteur

d’onde k1 ; Â noeuds de surstructure correspondant au vecteur d’onde k2.

[A) Two adjacent Brillouin zones. B) Scattering plane = 0; 0, A surstructure nodes according to k, or k, wave vectors.]

dopage

de

Hg2Cl2

ont 6t6 infructueux, a

1’exception

d’une

experience

r6ussie avec le brome.

La

principale

difficult6

exp6rimentale provient

du

fait que la section efficace

d’absorption

du mercure

est considerable

(Ca

= 210

pour A

=

1,08’A).

11 en

r6sulte que 1’6tude des courbes de

dispersion

necessite

1’emploi

d’un 6chantillon de

grande

surface. Nous

avons pu atteindre ce but et r6aliser une

plaquette

de 24 cm2 en associant

vingt

elements

parallélépipédi-

ques taill6s dans divers monocristaux. Pour

chaque

element, quatre faces 6taient

paralleles

aux

plans

de

clivage [110]

ou

[110].

11 est ainsi

possible

d’obtenir

une

plaquette

dont la

grande

surface est

parallele

au

plan [110]

et sur

laquelle

la direction

(001)

est bien

matérialisée. Nous avons

place

cette direction perpen- diculairement au

plan

de diffusion.

Pour indexer les taches observ6es nous avons utilise,

au-dessus et au-dessous du

point

de transition, le

meme reseau

r6ciproque,

celui de la

phase quadrati-

que prototype

qui

est

rapport6

a des axes OX, OY, OZ

paralleles

aux aretes a, b et c de la maille 616men- taire

(a temperature

ambiante a = b = 4,48

A,

c = 10,89

A).

La maille 616mentaire de la

phase

qua-

dratique

n’6tant pas une maille

primitive,

dans le

plan

de diffusion

[001]

on ne pourra observer que les taches de Bragg satisfaisant à la condition h + k = 2 n, 1 = 0. Dans la

phase

basse

temperature,

avec ce choix

de

systeme

d’axes, certaines taches seront caract6ri- s6es par des indices demi-entiers. La

figure

3

repre-

sente l’intersection par le

plan

de diffusion 1 = 0 de deux zones de Brillouin

adjacentes;

y sont

6gale-

ment

indiqu6es

les taches de

Bragg

observables dans

les deux

phases,

en

distinguant

pour la

phase

basse temperature les deux types de domaines.

Pour determiner la courbure de la nappe de

disper-

sion autour du

point

X, selon la direction XP nous avons fait une rotation de la

plaquette

autour de la

direction

(110).

Pour 1’6tude du

pic

central, l’intensité

pres

de

Tc

tant du

phonon

que du

pic

central, 6tant

plus impor-

tante, nous avons pu utiliser des monocristaux de 3 cm’ de surface utile et

pr6sentant

une mosaicit6

moindre.

3. Diffusion

klastique.

- Des nouvelles taches de

Bragg, dites de surstructure, doivent

apparaitre

en-

dessous du

point

de transition. Dans le cadre de

I’hypoth6se indiqu6e

en

[5],

elles sont dues au fait

que les atomes

subissent

de

16gers deplacements paralleles

aux directions

(l10)

ou

(110)

selon que

1’extr6mit6 du vecteur d’onde du mode

qui

se condense

se trouve en

X,

ou

X2.

Avec les conventions d’axes utilis6es les nouvelles taches de surstructures

qui

peuvent

apparaitre

auront toutes des indices demi- entiers. C’est bien ce que l’on constate

exp6rimentale-

ment. A titre

d’exemple,

nous

indiquons figure

4A les

variations en fonction de la

temperature

de l’intensit6

élastique

au

point X, (0,5 ;

1,5 ;

0)

et celle de la tache fondamentale (1, 1,

0) qui

dans ce modele doit exister dans les deux

phases.

La

comparaison

des intensit6s de ces deux taches permet, par le calcul des facteurs de structure, d’ob- tenir un ordre de

grandeur

des

deplacements

ato-

miques.

On rend compte du rapport des intensit6s

(5)

644

Fig. 4. - A) Variation en fonction de la temperature de l’intensit6 élastique aux points Xi(0,5; 1,5; 0) et (1, 1, 0).

B) Spectres de diffusion inelastique a T = 185,5 K (0) et

185 K (-- x --).

[A)

Temperature variation of elastic intensity at X,(0.5, 1.5, 0) and (1,1,0) reciprocal points. B) Inelastic scattering spec- tra at T = 185.5 K (0) and 185 K (-- x

--).]

Fig. 5. - Spectres de diffusion élastique. A) Autour du point (0, 2, 0) dans la direction «(00). B) Autour du point (1, 1, 0) dans la direction (CCO). C) Variations du parametre de maille a de la phase quadratique et a*

= a’/j2

et

b* =

b’ /j2

de la phase orthorhombique - o : r6sultats

de Boilo [10].

[Elastic scattering spectra. A) Around (0, 2, 0) point in the (COO) direction. B) Around (1, 1, 0) in the «((0) direction.

C) Variation with temperature of the a crystallographic parameter and of a* =

a’/j2

and b* =

b’l,

in the ortho- rhombic phase - o : results of Boilo [10].]

1(0,5 ; 1,5;

0)/1(1,1,

0) = 0,05 a

T,: -

30 K, en suppo- sant que les

deplacements atomiques

sont 2 à

3 x 10- 3 x a. Ceci

explique

la difficult6

qu’il

y a à obtenir la structure de la

phase

basse

temperature

à

1’aide des rayons X.

On constate que l’intensit6 diffus6e au

point X,

n’est pas nulle

lorsqu’on

se trouve

légèrement

au-

dessus de la

temperature

de transition Tc. Cela pro- vient de 1’existence d’un

pic

central

qui empeche

la determination

precise

de

T,.

11 n’en est

plus

de

meme

lorsqu’on

etudie la diffusion

in6lastique :

le mode mou suramorti

disparait brusquement

a Tc

(Fig. 4B).

Cette

propri6t6

permet de determiner

Tc

a mieux que 0,5 K.

On doit s’attendre a ce

qu’une plaquette

constituee

par un

assemblage

de monocristaux contienne les deux orientations de domaines

precisees figure

2A.

C’est bien ce que l’on observe

lorsqu’on

effectue un

balayage

de

1’espace reciproque parallelement

a la

direction

(COO)

au

voisinage

du

point (020) (Fig.

5A)

et

parallelement

a la direction

(CCO)

au

voisinage

du

point (110) (Fig. 5B)

dans la

phase orthorhombique.

Nous avons pu determiner les variations en fonction de la

temperature

du

parametre a

de la maille

quadra- tique

et celles des

parametres a’

et b’ de la maille

orthorhombique

en-dessous de

Tc’

Ces dernieres

valeurs sont en bon accord avec celles

qui

ont ete

mesur6es aux rayons X

[10] (Fig. 5C).

4. Diffusion

in6lastique.

Courbe de

dispersion :

risultats non déconvolués. -

Indiquons

brievement

ici un r6sultat de diffusion

in6lastique

obtenu dans la

phase

basse

temperature.

Sur la

plaquette poly-

domaine on peut en un m8me

point (0,5 ;

1,5 ;

0)

du

reseau

reciproque

se trouver en un

point X,

ou

X2

de la zone de Brillouin

(rotation

de 900 des

axes).

11 s’ensuit que l’on peut s’attendre a observer deux modes de

frequences

distinctes : l’un est le mode

qui

Fig. 6. - A) Spectre de diffusion inelastique au point (0,5 ; 1,5 ; 0) dans la phase orthorhombique polydomaine.

B) Comparaison des frequences mesurees en Raman [8] x,

et aux neutrons 0.

[A)

Inelastic scattering spectra in the orthorhombic multi- domains phase. B) Raman frequencies [8] x and neutrons

measurements

0.]

(6)

s’est condense au centre de zone et

qui

a ete observe

.en diffusion Raman; l’autre

correspond

au mode de

bord de zone

qui

ne s’est pas condense. La

figure

6

nous montre ces deux modes dans la

phase

ortho-

rhombique.

Nous allons d6sormais limiter notre etude a la

phase

prototype

quadratique.

Nous avons determine les courbes de

dispersion

de certaines branches

acoustiques compatibles

avec

la

géométrie

de diffusion

(Fig. 3).

Nous

repr6sentons

ici les courbes de

dispersion

obtenues en mesurant la

frequence

(J)exp du maximum du spectre de diffusion.

Comme le

phonon apparait

presque

toujours

sous-

amorti la difference entre la

frequence

mesur6e et la

frequence qui

serait obtenue par d6convolution est

faible ainsi que nous le montrerons ultérieurement.

a)

Direction FX

(Fig. 7A).

- Le vecteur d’onde q 6tant presque

orthogonal

au moment de transfert

Q

nous mesurons le mode transverse

acoustique.

A

1’origine

la pente de la courbe de

dispersion

obtenue

par diffusion Brillouin

[6]

est tout a fait

compatible

avec le

point

le

plus proche

du centre de zone

(point A)

obtenu par diffusion des neutrons.

Au

point

X la

frequence

(J)exp du mode diminue fortement avec la

temperature.

La loi de variation de

co 2

est lin6aire en fonction de la

temperature

dans

tout 1’intervalle de

temperature

ou l’on peut

appr6cier

sans difficulty la

position

du sommet de la courbe de diffusion. Ceci est vrai entre

T,

+ 10 K et T ambiant

(Fig. 9).

Si on convient de

repr6senter

la courbe de

dispersion

au

voisinage

du

point

X par la loi

ou q,

repr6sente la;

composante de q mesur6e a

partir

de X, on obtie’nt. comme valeur

exp6rimentale

de la

courbure

principale A, -- 8 (meV)2

A2.

Une etude

plus

d6taill6e en ce

point particulier

sera

presentee apres

discussion de la m6thode de d6convolution.

b)

Direction XEZ

(Fig. 7B).

- Dans cette direction

la courbure

principale A2 au voisinage

du

point

X

est consid6rablement

plus grande

que

Å.l.

On obtient

A2 -

255

(meV)2

A2. Cette valeur

experimentale

est

certainement entachée d’erreur ainsi

qu’il apparaitra

ultérieurement.

Au

point

Z, cette

geometrie

de diffusion permet de

mesurer le mode transverse

acoustique

se propageant selon la direction

(001)

et

polarise

selon

(110)

(-- #Q).

Dans

I’hypoth6se

d’une structure

monoclinique

dans

la

phase

basse

temperature,

ce mode doit se condenser

a

T c [7].

La

figure

7B infirme une telle

hypoth6se

car la

frequence

de ce mode ne varie pas avec la

temperature.

c)

Direction XWP

(Fig. 7C).

- Cette direction ne

constitue pas une direction

de sym6trie particuliere

mais est

indispensable

pour obtenir la forme de la nappe de

dispersion

au

voisinage

du

point

X. Dans

cette direction la courbure de la nappe de

dispersion

Fig. 7. - A, B, C) Courbes de dispersion a dinercntes temperatures selon les directions rx, XZ et XP.

[A, B, C)

Dispersion

curves at different temperatures along FX, XZ and XP directions.]

(7)

646

est du meme ordre de

grandeur

que dans la direction TX. On obtient

3

18

(meV)2

A2.

Indiquons

que dans ces trois directions

principales

les courbures - a la

precision

des mesures

pres

-

ne semblent pas varier avec la

temperature

au voi-

sinage

du

point

X, du moins

lorsque

T >

Tr

+ 10 K.

d)

Direction AZ. - Dans cette direction la

géomé-

trie de diffusion devrait permettre d’observer le mode transverse

acoustique (q#’010 polarise 100)

dont la

vitesse de

propagation VTA

a

forigine

est donn6e par

pV2

=

C66

et le mode.

longitudinal (qOlO pola-

rise

010)

de vitesse

VLA

donn6e par

pYLA

=

CII.

Nos mesures ne sont pas a!8ez

pr6cises

pour

s6parer

ces deux modes aux faibles valeurs

de q (,

et pour

I q

I > 0,3 a* seul le mode TA est visible. La

precision

ne permet pas de confirnaer ranomalie de la constante

C66

observee par diffusion Brillouin au

voisinage

de

r. [6].

5. M6thode de d6convolution.

Caract6ristiques

du

mode mou au

point

X. - Le spectre de diffusion

enregistré

r6sulte du

produit

de convolution de la section efficace de diffusion par la fonction de resolu- tion de

l’appareil.

Nous avons utilise un programme de

convolution

couramment

employ6

et dont la

m6thode

g6n6rale

est d6crite dans l’article de

Shapiro

et al.

[11].

Nous

rappelons

que la section efficace de diffusion est donn6e par

l’expression :

avec

of

- Woo

représente

la

frequence quasi-harmonique

du

phonon;

elle

depend de q

et de T ;

2013 f

repr6sente

le coefficient d’amortissement que

nous supposerons

dependre

de T;

- Wo est la

frequence quasi-harmonique

renor-

malisée telle que

col

=

w 2 62

T

- b2 est une

grandeur qui

est

proportionnelle

à

l’intensit6 du

pic

central de

largeur

y tres faible devant la resolution

(y

est

suppose constant).

Les autres

parametres qui

interviennent dans la convolution sont :

- le facteur de normalisation N,

qui

permet

d’ajuster

le r6sultat du calcul au r6sultat

exp6rirnen-

tal - il doit etre

pratiquement

constant;

- le bruit de fond,

qui

est tres faible dans notre cas ;

- les collimations des fentes de Sollers et la mosaï- que des monochromateur et

analyseur.

On les mesure

correctement ;

- les courbures

principales Ai

de la nappe de

dispersion

au

voisinage

du

point

X. Ce

point

est

fondamental

et influe de fagon

primordiale

sur les

r6sultats.

Les valeurs «

experimentales »

de ces courbures sont

celles

indiquées pr6c6demment

pour la loi de

disper-

sion

ou q,, q2, q3 sont les composantes

de q

sur les axes xr, XZ, XP mesur6es a

partir

du

point

X.

Il est n6cessaire de travailler par it6ration : la mesure

de ces courbures r6sulte de la convolution; pour effectuer la convolution nous avons besoin de ces

courbures. 11 s’ensuit que la valeur «

experimentale »

de ces courbures peut etre assez fausse. Nous avons donc dans une

premiere etape

test6 les valeurs de

ces courbures sur les spectres de diffusion

enregistr6s

loin de T c . Avec les valeurs

«expérimentales»

des

À¡

on peut rendre compte de la forme des courbes de diffusion si la mosaique du cristal est forte mais pas

lorsqu’elle

est faible. Afin

d’expliquer

dans tous les

cas la

dissymetrie

du

phonon

du cote des

grandes energies

(en valeur

absolue)

nous avons ete conduits à

prendre

dans nos calculs des valeurs differentes pour certaines de ces courbures. Nous utilisons

À1

= 8,

A2

= 1 000,

À3

= 36

(meV)2

A2.

Pour effectuer le calcul de convolution en

presence

de

pic

central nous

op6rons

de la meme faqon que

Shapiro

et al.

[1].

Nous

s6parons

le

phonon

du

pic

central, traitons d’abord le

phonon

a 1’aide de

1’expres-

sion

(1), puis, lorsque

Woo est obtenu nous traitons le

pic

central. Seule cette fagon

d’op6rer

nous semble

Fig. 8. - &, 0, + spectres de diffusion in6lastique a 3 tem- p6ratures - le pic central a 6t6 divise par 20. En trait plein

les spectres calcul6s selon le modele decrit dans le texte.

[A, 0, + inelastic scattering spectra at 3 temperatures.

Central peak has been divided by 20. Full line represent the calculated spectra according to the damped oscillatoi model, see text.]

(8)

correcte car rintensit6 du

pic

central

pres

de

T, depend

fortement de

woo«(xw)

et la valeur de 6’

n’a de sens que si l’incertitude sur co. est faible. C’est la raison pour

laquelle

nous pensons que la valeur de 6’

obtenue

lorsque

le

phonon

est suramorti ne

possede gu6re

de sens

[12,13].

Les spectres de diffusion et les r6sultats du calcul de convolution au

point

X sont

repr6sent6s

sur la

figure

8.

Entre la

temperature

ambiante

et

T, + 10 a 15 K environ Woo ob6it a la loi

Dans ce domaine de

temperature

la valeur de la

frequence

Woo obtenue par le calcul est

identique

à

celle obtenue sans d6convolution (0e.p*

Entre Tc et

Tc

+ 15 K la

frequence

calcul6e est

sup6rieure

a celle

indiqu6e

par cette loi et

s’extrapole

vers 0,20 meV a Tc. Les r6sultats sont sensiblement les m8mes pour tous les cristaux etudies.

Le coefficient d’amortissement r augmente lors- que l’on

s’approche

de

T, (Fig. 9).

6’ caract6rise l’intensité du

pic

central. Pour la

plaquette

nous avons obtenu 6’ -

w

a

T,.

Ce

r6sultat nous semble fortuit ainsi

qu’il apparaitra

dans r6tude

syst6matique

du

pic

central.

Nous discuterons ult6rieurement de la validit6 des r6sultats obtenus par ce calcul de convolution

pr6s

de

T,.

Fig. 9. - R6sultats du calcul de convolution pour les

parametres CJJoo’ r et 6 (cristal C, ).

[Best fit for the parameters co., F and 6 for the C1 crystal.]

6. Etude du

pic

central. - Il est evident que les cristaux pour

lesquels

le

pic

central se

s6pare

bien du

phonon,

comme

Hg2CI2

ou

SrTi03

se

prêtent parti-

culièrement bien a r6tude du

pic

central. Dans

Hg2Cl2

le

phonon

ne devient suramorti que vers

T c

+

3,5 K (r /0000 = J2). Même à T c

+ 1,5 K I’amor-

tissement est faible et on

s6pare

encore correctement les deux contributions.

Nous avons donc fait une etude du

pic

central sur

plusieurs

6chantillons monocristallins de

qualit6s

differentes.

Dans la

plupart

des cristaux la diffusion

in6lastique

des neutrons met en

jeu

tout le volume cristallin

intercept6

par les faisceaux incident et

diffuse ;

on

mesure ainsi un effet de moyenne sur ce volume.

Par contre dans le cas de

H92CI2

la section efficace

d’absorption

est si

grande

que le faisceau de neutrons

penetre

de moins de 1 mm, de sorte que l’on mesure un

effet local et que l’on pourra mettre en evidence des variations a l’int6rieur d’un meme cristal.

Nous avons 6tudi6 4 cristaux :

-

C1 :

Il

s’agit

de la

plaquette

constitu6e par un

assemblage

de nombreux

petits

monocristaux d’ori-

gines

diff6rentes.

-

C2 :

C’est un monocristal de

grande

surface

6tudi6 au

voisinage

de la

périphérie.

Nous avons

mesur6 une mosaique de 50’.

-

C3 :

Il

s’agit

du meme cristal que

C2,

mais cliv6

de fnon a 6tudier une

partie plus

centrale distante de la surface

pr6c6dente

d’environ 7 mm; la mosaique

est de 30’.

-

C4 :

Ce monocristal a 6t6

dope

avec 2

%

de brome

et irradi6

pendant

48 h aux rayons X. Il est devenu noir comme du

graphite;

sa mosaique est de 24’

et nous avons verific

qu’avec

ce taux de

dopage

la

presence

de brome ne

d6place

pas la

temperature

de

transition.

Pour chacun des 6chantillons nous avons determine

T,

avec

precision puis

mesure pour

chaque tempera;

ture :

a)

le spectre de diffusion

in6lastique

comprenant

phonon

et

pic

central au

point

X

(0,5,

1,5,

0);

b)

le

pic

de

Bragg

de la tache fondamentale

(110).

La

comparaison

du

pic

central d’un 6chantillon à

un autre est effectuee de la

faron

suivante :

A)

Sans calculs de déconvolution

Le

pic

central est

s6par6

du

phonon

et on effectue

les rapports suivants :

B)

On diconvolue pour obtenir 6’

61 est calcul6 a 1’aide de

1’expression (2) apres

avoir

obtenu la

frequence

co. du

phonon.

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