HAL Id: jpa-00209433
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Submitted on 1 Jan 1982
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Transition de phase ferroélastique de Hg2Cl2 Etude par diffusion des neutrons ; mode mou et pic central
J.P. Benoit, G. Hauret, J. Lefebvre
To cite this version:
J.P. Benoit, G. Hauret, J. Lefebvre. Transition de phase ferroélastique de Hg2Cl2 Etude par dif- fusion des neutrons ; mode mou et pic central. Journal de Physique, 1982, 43 (4), pp.641-649.
�10.1051/jphys:01982004304064100�. �jpa-00209433�
Transition de phase ferroélastique de Hg2Cl2
Etude par diffusion des neutrons ; mode
mou etpic central
J. P. Benoit, G. Hauret
(*)
Laboratoire de Physique Cristalline, ERA 13, Université Paris-Sud, 91405 Orsay Cedex, France
et J. Lefebvre
(**)
Institut Laue-Langevin, BP 156, 38042 Grenoble, France
(Reçu le I S octobre 1981, accepti le 4 dgcembre 1981)
Résumé. 2014 L’étude de la transition ferroélastique de Hg2Cl2 par diffusion des neutrons a montré la présence dans
la phase haute température d’un mode transverse acoustique qui se condense au point X de la zone de Brillouin.
Ce résultat, associé à ceux obtenus par diffusion élastique, confirme que la transition se produit bien entre la phase quadratique
D174h
et la phase orthorhombiqueD172h.
Le mode qui se condense apparaît presque toujours sous-amortiet constitue à notre connaissance le meilleur exemple avec SrTiO3 pour l’étude des caractéristiques du mode mou et du pic central qui apparaît au voisinage de Tc. La fréquence du mode mou suit la loi prédite par la théorie du champ
moyen 03C92 = A(T 2014 Tc) sur un grand domaine de température. La validité du résultat près de Tc est discutée.
Le coefficient d’amortissement du mode augmente lorsqu’on s’approche de Tc. Il est montré que le pic central est en majeure partie d’origine extrinsèque ; il semble lié aux déformations statiques qui existent dans le cristal.
Abstract. 2014 A neutron scattering study of Hg2Cl2 has revealed in the high temperature phase the existence of a
transverse acoustic mode which softens at the X point of the zone boundary. This result, and those obtained by
elastic scattering show that the transition occurs between the quadratic phase
D174h
and the orthorhombic phaseD172h.
The soft mode appears underdamped over a large range of temperature and is probably the best example with SrTiO3 for the study of characteristics of the soft mode and of the central peak which appears near Tc. The soft mode frequency obeys the law 03C92 = A(T 2014 Tc) except near Tc where the validity of the results are discussed.The damping coefficient 0393 is assumed to be temperature
dependent.
It is shown that the central peak is of extrinsicorigin and is probably due to the static strains of the crystal.
Classification
Physics Abstracts
64.70K
1. Introduction. - A
temperature
ordinaire, legroupe
d’espace
du chlorure mercureux estD4h [1].
La maille 616mentaire de ce cristal contient deux molecules lin6aires
Hg-Cl-Cl-Hg situ6es
sur deuxrang6es parall6les
a 1’axe(001);
l’unepasse
par l’ori-gine
des coordonn6es et 1’autre par lepoint (1/2, 1/2, 1/2).
Le chlorure ,mercureux
possede
de nombreusespropri6t6s
int6ressantes. Sabirefringence [2]
(ne -
no =0,65)
est tresgrande
et surtout la vitesse depropagation
du son dans la direction(110)
esttres faible, de 1’ordre de 340
m/s [3, 4] lorsque
levecteur
elongation
est transversal. Cecisuggere
der6aliser avec ce materiau des
lignes acoustiques
àretard. Malheureusement
Hg2Cl2
se clivefacilement ;
de
plus
il n’est pasparfaitement
stablechimiquement
au cours du temps. 11 en r6sulte que finalement ce cristal ne
possede
pasd’applications pratiques
int6-ressantes.
’
Le chlorure mercureux subit une transition de
phase
continue purementferro6lastique
a 185 K.Initialement ce sont les
propri6t6s acoustiques
deH92C’2 qui
ont conduit a supposer que cette transition 6tait due a la condensation d’un modeacoustique
transversal en un des
points
X, ouX2
de lapremiere
zone de Brillouin
[5] (Fig. 1).
Dans le cadre d’une tellehypothese
le grouped’espace
de laphase
bassetemperature
devientD"
la maille 616mentaire estdoubl6e et il peut
apparaitre
deux domaines ferro-61astiques
distincts selon que 1’extr6mit6 du vecteur d’ondequi
se condense coincide avec lepoint Xi
ouX2
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01982004304064100
642
Fig. 1. - A) Maille élémentaire de H92CI2 dans la phase
haute temperature
(D").
B) Zone de Brillouin.[A) Elementary cell of H92CI2 in the high temperature phase. B) Brillouin zone.]
Fig. 2. - A) Mécanisme de la transition
D - DZh (pro-
jection des déplacements atomiques Qo sur Ie plan(001)).
B) Les deux types de mailles orthorhombiques possibles.
[A)
Mechanism of the transitionD§[ - D2h
(the atomic displacements Qo are projected on the (001)planes).
B) Thetwo possible orthorhombic
cells.]
de la zone de Brillouin
(Fig. 2). L’6nergie
libre associ6e a un tel m6canisme de transition permet de rendre compte de nombreusespropri6t6s physiques,
enparti-
culier des discontinuit6s des constantes
elastiques
au
point
de transition[4, 6].
Cependant,
1’6tude aux rayons X de lapoudre
deH92CI2
et celle du spectre Raman d’un monocristala conduit G. J. Rosasco et al.
[7]
a faire une autrehypothese :
la transition serait due a la condensation d’un mode aupoint
Z de la zone de Brillouin et laphase
bassetemperature
seraitmonoclinique.
Les spectres Raman atemperature
ordinaire sontexpli- ques
parI’hypoth6se
d’un certain d6sordre dans cettephase quadratique.
Des
experiences preliminaires [8, 9]
de diffusionin6lastique
des neutrons nous ont conduits a montrerqu’il
y a bien condensation d’un mode en unpoint XI
ouX2
de la zone de Brillouin et que seule la pre- mi6rehypothese
estjustifiée [5].
Dans cequi
suit,nous nous bornerons a
signaler
incidemment les faitsqui
infirment1’hypothese
de G. J. Rosasco.Une etude
plus
d6taill6e de la diffusion des neutrons nous a semble n6cessaire pour la raison suivante :au
voisinage
de la transitionapparait
unpic
centralqui
ses6pare
tres bien du spectre du auxphonons.
Ceci est du au fait que le mode mou demeure sous-
amorti, meme
lorsqu’on
est assezpres
dupoint
detransition. L’intensite de ce
pic
central peut alors etre 6tudi6e dans unlarge
intervalle detemperature
etl’on doit
pouvoir
decider si lepic
central est de natureextrinseque
ouintrinseque.
2. Details
experimentaux.
- Toutes lesexperiences
de diffusion
élastique
ouin6lastique
des neutronsont ete effectuées sur le
spectrometre
IN3 a l’lnstitutLaue-Langevin (ILL)
de Grenoble. Cespectrometre
a trois axes est alimenté par un faisceau de neutrons
thermiques.
Lors de nosexperiences
nous avonsessentiellement utilise des neutrons incidents
d’6nergie
4,4 meV(K;
= 1,45A-1)
afin d’obtenir une bonne resolution et d’éliminer au maximum la contamina- tion par la diffusion des ordressupérieurs (A/2).
Nous avons pour cela
place
sur le faisceau incidentun filtre de
beryllium
refroidi, associ6 a un filtre degraphite pyrolytique qui pr6sente
un spectred’absorp-
10tion
sup6rieur
a90 %
et tres 6troit autour deKi
= 2,90 A - 1. Nous avons vérifié que dans cesconditions, le 2e ordre n’est
plus
décelable(inferieur
au bruit de
fond).
11 nous a alors 6t6possible
d’utiliserun monochromateur et un
analyseur
engraphite pyrolytique.
Avec les collimations utilis6es, la resolu-tion mesur6e sur la diffusion incoh6rente du vanadium était de 0,017 THz pour
K;
= 1,45A-1.
Les monocristaux de
H92C’2
ont ete obtenus par transport enphase
vapeur ; certains avaient un volume de 15 cm3. Ilsposs6daient
engeneral
une forte mosaï-cite, dont
l’importance
variaitbeaucoup
d’un cristal a l’autre, etqui,
pour un meme 6chantillon,d6pendait
de 1’element de volume examine. Tous les essais de
Fig. 3. - A) Zones de Brillouin adjacentes. B) Plan de diffusion 1 = 0; · noeuds de surstructure correspondant au vecteur
d’onde k1 ; Â noeuds de surstructure correspondant au vecteur d’onde k2.
[A) Two adjacent Brillouin zones. B) Scattering plane = 0; 0, A surstructure nodes according to k, or k, wave vectors.]
dopage
deHg2Cl2
ont 6t6 infructueux, a1’exception
d’une
experience
r6ussie avec le brome.La
principale
difficult6exp6rimentale provient
dufait que la section efficace
d’absorption
du mercureest considerable
(Ca
= 210pour A
=1,08’A).
11 enr6sulte que 1’6tude des courbes de
dispersion
necessite1’emploi
d’un 6chantillon degrande
surface. Nousavons pu atteindre ce but et r6aliser une
plaquette
de 24 cm2 en associant
vingt
elementsparallélépipédi-
ques taill6s dans divers monocristaux. Pour
chaque
element, quatre faces 6taientparalleles
auxplans
declivage [110]
ou[110].
11 est ainsipossible
d’obtenirune
plaquette
dont lagrande
surface estparallele
auplan [110]
et surlaquelle
la direction(001)
est bienmatérialisée. Nous avons
place
cette direction perpen- diculairement auplan
de diffusion.Pour indexer les taches observ6es nous avons utilise,
au-dessus et au-dessous du
point
de transition, lememe reseau
r6ciproque,
celui de laphase quadrati-
que prototype
qui
estrapport6
a des axes OX, OY, OZparalleles
aux aretes a, b et c de la maille 616men- taire(a temperature
ambiante a = b = 4,48A,
c = 10,89
A).
La maille 616mentaire de laphase
qua-dratique
n’6tant pas une mailleprimitive,
dans leplan
de diffusion[001]
on ne pourra observer que les taches de Bragg satisfaisant à la condition h + k = 2 n, 1 = 0. Dans laphase
bassetemperature,
avec ce choixde
systeme
d’axes, certaines taches seront caract6ri- s6es par des indices demi-entiers. Lafigure
3repre-
sente l’intersection par le
plan
de diffusion 1 = 0 de deux zones de Brillouinadjacentes;
y sont6gale-
ment
indiqu6es
les taches deBragg
observables dansles deux
phases,
endistinguant
pour laphase
basse temperature les deux types de domaines.Pour determiner la courbure de la nappe de
disper-
sion autour du
point
X, selon la direction XP nous avons fait une rotation de laplaquette
autour de ladirection
(110).
Pour 1’6tude du
pic
central, l’intensitépres
deTc
tant du
phonon
que dupic
central, 6tantplus impor-
tante, nous avons pu utiliser des monocristaux de 3 cm’ de surface utile et
pr6sentant
une mosaicit6moindre.
3. Diffusion
klastique.
- Des nouvelles taches deBragg, dites de surstructure, doivent
apparaitre
en-dessous du
point
de transition. Dans le cadre deI’hypoth6se indiqu6e
en[5],
elles sont dues au faitque les atomes
subissent
de16gers deplacements paralleles
aux directions(l10)
ou(110)
selon que1’extr6mit6 du vecteur d’onde du mode
qui
se condensese trouve en
X,
ouX2.
Avec les conventions d’axes utilis6es les nouvelles taches de surstructuresqui
peuvent
apparaitre
auront toutes des indices demi- entiers. C’est bien ce que l’on constateexp6rimentale-
ment. A titre
d’exemple,
nousindiquons figure
4A lesvariations en fonction de la
temperature
de l’intensit6élastique
aupoint X, (0,5 ;
1,5 ;0)
et celle de la tache fondamentale (1, 1,0) qui
dans ce modele doit exister dans les deuxphases.
La
comparaison
des intensit6s de ces deux taches permet, par le calcul des facteurs de structure, d’ob- tenir un ordre degrandeur
desdeplacements
ato-miques.
On rend compte du rapport des intensit6s644
Fig. 4. - A) Variation en fonction de la temperature de l’intensit6 élastique aux points Xi(0,5; 1,5; 0) et (1, 1, 0).
B) Spectres de diffusion inelastique a T = 185,5 K (0) et
185 K (-- x --).
[A)
Temperature variation of elastic intensity at X,(0.5, 1.5, 0) and (1,1,0) reciprocal points. B) Inelastic scattering spec- tra at T = 185.5 K (0) and 185 K (-- x--).]
Fig. 5. - Spectres de diffusion élastique. A) Autour du point (0, 2, 0) dans la direction «(00). B) Autour du point (1, 1, 0) dans la direction (CCO). C) Variations du parametre de maille a de la phase quadratique et a*
= a’/j2
etb* =
b’ /j2
de la phase orthorhombique - o : r6sultatsde Boilo [10].
[Elastic scattering spectra. A) Around (0, 2, 0) point in the (COO) direction. B) Around (1, 1, 0) in the «((0) direction.
C) Variation with temperature of the a crystallographic parameter and of a* =
a’/j2
and b* =b’l,
in the ortho- rhombic phase - o : results of Boilo [10].]1(0,5 ; 1,5;
0)/1(1,1,
0) = 0,05 aT,: -
30 K, en suppo- sant que lesdeplacements atomiques
sont 2 à3 x 10- 3 x a. Ceci
explique
la difficult6qu’il
y a à obtenir la structure de laphase
bassetemperature
à1’aide des rayons X.
On constate que l’intensit6 diffus6e au
point X,
n’est pas nulle
lorsqu’on
se trouvelégèrement
au-dessus de la
temperature
de transition Tc. Cela pro- vient de 1’existence d’unpic
centralqui empeche
la determination
precise
deT,.
11 n’en estplus
dememe
lorsqu’on
etudie la diffusionin6lastique :
le mode mou suramorti
disparait brusquement
a Tc(Fig. 4B).
Cettepropri6t6
permet de determinerTc
a mieux que 0,5 K.
On doit s’attendre a ce
qu’une plaquette
constitueepar un
assemblage
de monocristaux contienne les deux orientations de domainesprecisees figure
2A.C’est bien ce que l’on observe
lorsqu’on
effectue unbalayage
de1’espace reciproque parallelement
a ladirection
(COO)
auvoisinage
dupoint (020) (Fig.
5A)et
parallelement
a la direction(CCO)
auvoisinage
dupoint (110) (Fig. 5B)
dans laphase orthorhombique.
Nous avons pu determiner les variations en fonction de la
temperature
duparametre a
de la maillequadra- tique
et celles desparametres a’
et b’ de la mailleorthorhombique
en-dessous deTc’
Ces dernieresvaleurs sont en bon accord avec celles
qui
ont etemesur6es aux rayons X
[10] (Fig. 5C).
4. Diffusion
in6lastique.
Courbe dedispersion :
risultats non déconvolués. -
Indiquons
brievementici un r6sultat de diffusion
in6lastique
obtenu dans laphase
bassetemperature.
Sur laplaquette poly-
domaine on peut en un m8me
point (0,5 ;
1,5 ;0)
dureseau
reciproque
se trouver en unpoint X,
ouX2
de la zone de Brillouin
(rotation
de 900 desaxes).
11 s’ensuit que l’on peut s’attendre a observer deux modes de
frequences
distinctes : l’un est le modequi
Fig. 6. - A) Spectre de diffusion inelastique au point (0,5 ; 1,5 ; 0) dans la phase orthorhombique polydomaine.
B) Comparaison des frequences mesurees en Raman [8] x,
et aux neutrons 0.
[A)
Inelastic scattering spectra in the orthorhombic multi- domains phase. B) Raman frequencies [8] x and neutronsmeasurements
0.]
s’est condense au centre de zone et
qui
a ete observe.en diffusion Raman; l’autre
correspond
au mode debord de zone
qui
ne s’est pas condense. Lafigure
6nous montre ces deux modes dans la
phase
ortho-rhombique.
Nous allons d6sormais limiter notre etude a la
phase
prototypequadratique.
Nous avons determine les courbes de
dispersion
de certaines branches
acoustiques compatibles
avecla
géométrie
de diffusion(Fig. 3).
Nousrepr6sentons
ici les courbes de
dispersion
obtenues en mesurant lafrequence
(J)exp du maximum du spectre de diffusion.Comme le
phonon apparait
presquetoujours
sous-amorti la difference entre la
frequence
mesur6e et lafrequence qui
serait obtenue par d6convolution estfaible ainsi que nous le montrerons ultérieurement.
a)
Direction FX(Fig. 7A).
- Le vecteur d’onde q 6tant presqueorthogonal
au moment de transfertQ
nous mesurons le mode transverse
acoustique.
A1’origine
la pente de la courbe dedispersion
obtenuepar diffusion Brillouin
[6]
est tout a faitcompatible
avec le
point
leplus proche
du centre de zone(point A)
obtenu par diffusion des neutrons.
Au
point
X lafrequence
(J)exp du mode diminue fortement avec latemperature.
La loi de variation deco 2
est lin6aire en fonction de latemperature
danstout 1’intervalle de
temperature
ou l’on peutappr6cier
sans difficulty la
position
du sommet de la courbe de diffusion. Ceci est vrai entreT,
+ 10 K et T ambiant(Fig. 9).
Si on convient derepr6senter
la courbe dedispersion
auvoisinage
dupoint
X par la loiou q,
repr6sente la;
composante de q mesur6e apartir
de X, on obtie’nt. comme valeur
exp6rimentale
de lacourbure
principale A, -- 8 (meV)2
A2.Une etude
plus
d6taill6e en cepoint particulier
sera
presentee apres
discussion de la m6thode de d6convolution.b)
Direction XEZ(Fig. 7B).
- Dans cette directionla courbure
principale A2 au voisinage
dupoint
Xest consid6rablement
plus grande
queÅ.l.
On obtientA2 -
255(meV)2
A2. Cette valeurexperimentale
estcertainement entachée d’erreur ainsi
qu’il apparaitra
ultérieurement.
Au
point
Z, cettegeometrie
de diffusion permet demesurer le mode transverse
acoustique
se propageant selon la direction(001)
etpolarise
selon(110)
(-- #Q).Dans
I’hypoth6se
d’une structuremonoclinique
dansla
phase
bassetemperature,
ce mode doit se condensera
T c [7].
Lafigure
7B infirme une tellehypoth6se
car lafrequence
de ce mode ne varie pas avec latemperature.
c)
Direction XWP(Fig. 7C).
- Cette direction neconstitue pas une direction
de sym6trie particuliere
mais est
indispensable
pour obtenir la forme de la nappe dedispersion
auvoisinage
dupoint
X. Danscette direction la courbure de la nappe de
dispersion
Fig. 7. - A, B, C) Courbes de dispersion a dinercntes temperatures selon les directions rx, XZ et XP.
[A, B, C)
Dispersion
curves at different temperatures along FX, XZ and XP directions.]646
est du meme ordre de
grandeur
que dans la direction TX. On obtient3
18(meV)2
A2.Indiquons
que dans ces trois directionsprincipales
les courbures - a la
precision
des mesurespres
-ne semblent pas varier avec la
temperature
au voi-sinage
dupoint
X, du moinslorsque
T >Tr
+ 10 K.d)
Direction AZ. - Dans cette direction lagéomé-
trie de diffusion devrait permettre d’observer le mode transverse
acoustique (q#’010 polarise 100)
dont lavitesse de
propagation VTA
aforigine
est donn6e parpV2
=C66
et le mode.longitudinal (qOlO pola-
rise
010)
de vitesseVLA
donn6e parpYLA
=CII.
Nos mesures ne sont pas a!8ez
pr6cises
pours6parer
ces deux modes aux faibles valeurs
de q (,
et pourI q
I > 0,3 a* seul le mode TA est visible. Laprecision
ne permet pas de confirnaer ranomalie de la constante
C66
observee par diffusion Brillouin auvoisinage
der. [6].
5. M6thode de d6convolution.
Caract6ristiques
dumode mou au
point
X. - Le spectre de diffusionenregistré
r6sulte duproduit
de convolution de la section efficace de diffusion par la fonction de resolu- tion del’appareil.
Nous avons utilise un programme deconvolution
courammentemploy6
et dont lam6thode
g6n6rale
est d6crite dans l’article deShapiro
et al.
[11].
Nousrappelons
que la section efficace de diffusion est donn6e parl’expression :
avec
of
- Woo
représente
lafrequence quasi-harmonique
du
phonon;
elledepend de q
et de T ;2013 f
repr6sente
le coefficient d’amortissement quenous supposerons
dependre
de T;- Wo est la
frequence quasi-harmonique
renor-malisée telle que
col
=w 2 62
T- b2 est une
grandeur qui
estproportionnelle
àl’intensit6 du
pic
central delargeur
y tres faible devant la resolution(y
estsuppose constant).
Les autres
parametres qui
interviennent dans la convolution sont :- le facteur de normalisation N,
qui
permetd’ajuster
le r6sultat du calcul au r6sultatexp6rirnen-
tal - il doit etre
pratiquement
constant;- le bruit de fond,
qui
est tres faible dans notre cas ;- les collimations des fentes de Sollers et la mosaï- que des monochromateur et
analyseur.
On les mesurecorrectement ;
- les courbures
principales Ai
de la nappe dedispersion
auvoisinage
dupoint
X. Cepoint
estfondamental
et influe de fagonprimordiale
sur lesr6sultats.
Les valeurs «
experimentales »
de ces courbures sontcelles
indiquées pr6c6demment
pour la loi dedisper-
sion
ou q,, q2, q3 sont les composantes
de q
sur les axes xr, XZ, XP mesur6es apartir
dupoint
X.Il est n6cessaire de travailler par it6ration : la mesure
de ces courbures r6sulte de la convolution; pour effectuer la convolution nous avons besoin de ces
courbures. 11 s’ensuit que la valeur «
experimentale »
de ces courbures peut etre assez fausse. Nous avons donc dans une
premiere etape
test6 les valeurs deces courbures sur les spectres de diffusion
enregistr6s
loin de T c . Avec les valeurs
«expérimentales»
desÀ¡
on peut rendre compte de la forme des courbes de diffusion si la mosaique du cristal est forte mais paslorsqu’elle
est faible. Afind’expliquer
dans tous lescas la
dissymetrie
duphonon
du cote desgrandes energies
(en valeurabsolue)
nous avons ete conduits àprendre
dans nos calculs des valeurs differentes pour certaines de ces courbures. Nous utilisonsÀ1
= 8,A2
= 1 000,À3
= 36(meV)2
A2.Pour effectuer le calcul de convolution en
presence
de
pic
central nousop6rons
de la meme faqon queShapiro
et al.[1].
Nouss6parons
lephonon
dupic
central, traitons d’abord lephonon
a 1’aide de1’expres-
sion
(1), puis, lorsque
Woo est obtenu nous traitons lepic
central. Seule cette fagond’op6rer
nous sembleFig. 8. - &, 0, + spectres de diffusion in6lastique a 3 tem- p6ratures - le pic central a 6t6 divise par 20. En trait plein
les spectres calcul6s selon le modele decrit dans le texte.
[A, 0, + inelastic scattering spectra at 3 temperatures.
Central peak has been divided by 20. Full line represent the calculated spectra according to the damped oscillatoi model, see text.]
correcte car rintensit6 du
pic
centralpres
deT, depend
fortement dewoo«(xw)
et la valeur de 6’n’a de sens que si l’incertitude sur co. est faible. C’est la raison pour
laquelle
nous pensons que la valeur de 6’obtenue
lorsque
lephonon
est suramorti nepossede gu6re
de sens[12,13].
Les spectres de diffusion et les r6sultats du calcul de convolution au
point
X sontrepr6sent6s
sur lafigure
8.Entre la
temperature
ambianteet
T, + 10 a 15 K environ Woo ob6it a la loiDans ce domaine de
temperature
la valeur de lafrequence
Woo obtenue par le calcul estidentique
àcelle obtenue sans d6convolution (0e.p*
Entre Tc et
Tc
+ 15 K lafrequence
calcul6e estsup6rieure
a celleindiqu6e
par cette loi ets’extrapole
vers 0,20 meV a Tc. Les r6sultats sont sensiblement les m8mes pour tous les cristaux etudies.
Le coefficient d’amortissement r augmente lors- que l’on
s’approche
deT, (Fig. 9).
6’ caract6rise l’intensité du
pic
central. Pour laplaquette
nous avons obtenu 6’ -w
aT,.
Cer6sultat nous semble fortuit ainsi
qu’il apparaitra
dans r6tude
syst6matique
dupic
central.Nous discuterons ult6rieurement de la validit6 des r6sultats obtenus par ce calcul de convolution
pr6s
deT,.
Fig. 9. - R6sultats du calcul de convolution pour les
parametres CJJoo’ r et 6 (cristal C, ).
[Best fit for the parameters co., F and 6 for the C1 crystal.]
6. Etude du
pic
central. - Il est evident que les cristaux pourlesquels
lepic
central ses6pare
bien duphonon,
commeHg2CI2
ouSrTi03
seprêtent parti-
culièrement bien a r6tude du
pic
central. DansHg2Cl2
lephonon
ne devient suramorti que versT c
+3,5 K (r /0000 = J2). Même à T c
+ 1,5 K I’amor-tissement est faible et on
s6pare
encore correctement les deux contributions.Nous avons donc fait une etude du
pic
central surplusieurs
6chantillons monocristallins dequalit6s
differentes.
Dans la
plupart
des cristaux la diffusionin6lastique
des neutrons met en
jeu
tout le volume cristallinintercept6
par les faisceaux incident etdiffuse ;
onmesure ainsi un effet de moyenne sur ce volume.
Par contre dans le cas de
H92CI2
la section efficaced’absorption
est sigrande
que le faisceau de neutronspenetre
de moins de 1 mm, de sorte que l’on mesure uneffet local et que l’on pourra mettre en evidence des variations a l’int6rieur d’un meme cristal.
Nous avons 6tudi6 4 cristaux :
-
C1 :
Ils’agit
de laplaquette
constitu6e par unassemblage
de nombreuxpetits
monocristaux d’ori-gines
diff6rentes.-
C2 :
C’est un monocristal degrande
surface6tudi6 au
voisinage
de lapériphérie.
Nous avonsmesur6 une mosaique de 50’.
-
C3 :
Ils’agit
du meme cristal queC2,
mais cliv6de fnon a 6tudier une
partie plus
centrale distante de la surfacepr6c6dente
d’environ 7 mm; la mosaiqueest de 30’.
-
C4 :
Ce monocristal a 6t6dope
avec 2%
de bromeet irradi6
pendant
48 h aux rayons X. Il est devenu noir comme dugraphite;
sa mosaique est de 24’et nous avons verific
qu’avec
ce taux dedopage
lapresence
de brome ned6place
pas latemperature
detransition.
Pour chacun des 6chantillons nous avons determine
T,
avecprecision puis
mesure pourchaque tempera;
ture :
a)
le spectre de diffusionin6lastique
comprenantphonon
etpic
central aupoint
X(0,5,
1,5,0);
b)
lepic
deBragg
de la tache fondamentale(110).
La
comparaison
dupic
central d’un 6chantillon àun autre est effectuee de la
faron
suivante :A)
Sans calculs de déconvolutionLe
pic
central ests6par6
duphonon
et on effectueles rapports suivants :
B)
On diconvolue pour obtenir 6’61 est calcul6 a 1’aide de
1’expression (2) apres
avoirobtenu la