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Texte intégral

(1)

Nature CUB

PENSER

le PRojEt NatuRE

par ses BoRDS

de la CuB

Cahier de site

Bois de Gelès - TaNaïs

‘‘Valorisation des grands territoires de nature’’

ÉqUipe aGeNCe TeR

Blezat Consulting // BRL Ingénierie // Flint Architectes // Franck Boutté Consultants //

AGENCE TER H. Bava - M. Hössler - O. Philippe

[ ]

Version 1 - juin 2014

(2)

B

oisde

G

elès

Château de la dame blanche Terre Noire

Lande du Boucau Lande du Boucau

l

avalléemaraîchère

T

anaïs

Le TaiLLan-médoc

(3)

Château Breillan

Château Dillon

Château Gilamon

La forteresse

Ecoparc

l

e

P

arc

m

ajolan

BLanqueforT

(4)

agence Ter - Urbaniste paysagiste

Henri Bava

Marie-Jeanne Charrier Namgyel Hubert Annelies De Nijs

Blezat Consulting - développement des territoires ruraux

Julie Seegers

Marie Mallebay

BRl ingénierie - ingénierie Hydraulique

Carole Cornille

Flint architectes

Véronique Tastet Adrien Clairet

Franck Boutté Consultants - stratégie développement durable

Mohamed Benzerzour

Elsa Hucault

Res publica - stratégie et ingénierie de la concertation

Sophie Guillain

Rivière environnement - ingénierie environnementale

Françoise Gross

David Brient

Le groupement

É quipe A gence T er

C ommunauté u rbaine de b ordeaux

direction de la nature

(5)
(6)

Sommaire

Introduction

Méthodologie d’approche

appRoCHe eT diaGNosTiC

Démarche des ateliers

Synthèse du diagnostic partagé

le pRojeT TeRRiToRial de Gelès - TaNaïs

Un développement qui oublie la nature Les bases spatiales du projet territorial Les lisières ville - nature

Mise en réseau des bords : la boucle nature Habiter entre champ et forêt

aGiR sUR les BoRds

Agir sur les bords de la boucle nature Agir sur les bords

Agir sur les bords de forêt Agir sur les bords agricoles Agir sur les bords

p.8 p.10

p.38 p.40 p.44 p.48 p.56 p.24 p.26 p.28 p.30 p.34 p.14 p.16

III

II I

(7)
(8)

Introduction

Le site laboratoire de Gelès sur la commune du Taillan-Médoc a été choisi avec la CUB et les acteurs du territoire pour réfléchir à la valorisation des grands territoires de nature sur l’agglomération bordelaise. Le bois de Gelès-Tanaïs fait partie de la lisière de la grande forêt landaise et représente une porte d’entrée vers ce grand territoire de nature. L’identité paysagère et urbaine du Taillan-Médoc est construite autour de cette lisière landaise, dans une alternance entre champs et forêts. Pour autant ce facteur d’attractivité est aujourd’hui menacé par une urbanisation peu maîtrisée et compromet la viabilité du territoire de la CUB dans son ensemble:

- le mitage urbain conduit à un étranglement des continuités essentielles au patrimoine immatériel de la CUB;

- l’entretien inégal des parcelles mitées favorise le développement des friches et augmente le risque d’incendie du territoire;

- la perturbation du réseau hydraulique (destruction des zones humides, canalisation des cours d’eau, imperméabilisation du territoire) conduit à une aggravation des risques d’inondation en aval de la commune (dans la vallée des jalles, potager de la CUB).

- l’imperméabilisation du sol engendre une perturbation des qualités physico-chimiques de l’eau (pollution des nappes phréatiques: Cf. zones de captage)

Le mitage urbain, grandissant sur cette commune, menace la qualité de vie du territoire du Taillan Médoc et cette proximité avec les espaces naturels et agricoles. Il est donc essentiel de trouver une stratégie pour protéger le cadre de vie des habitants mais également pour éviter que la commune devienne une cité dortoir sans charme et sans activités.

L’analyse des entités de nature et de leur rapport aux espaces bâtis à l’échelle de la CUB, réalisée dans le cadre de la présente étude (stratégie générale), montre que les principaux lieux de fragilité des entités de

nature se situent dans les espaces de rencontre entre la ville et la nature:

les bords. La stratégie du groupement Agence Ter est donc de prioriser l’intervention sur ces sites d’urgence.

La première analyse des éléments de diagnostic, réalisée durant les ateliers de travail avec les acteurs, a révélé le potentiel du territoire de Gelès dans sa potentialité à offrir un cadre de vie particulièrement attractif pour la communauté urbaine. Les grands espaces agricoles, sylvicoles et naturels jouent un rôle fondamental dans l’équilibre de nos territoires. Celui de Gelès-Tanaïs participe à rendre de grands services aux populations de par le réservoir de matériaux et de biodiversité qu’il représente, de par les services éco-systémiques (zones humides, corridor écologique...) qu’il fournit, de par le cadre de vie et l’attractivité résidentielle qu’il représente mais aussi pour les activités (agricoles et loisirs) dont il est porteur. La tenue de ces grands espaces en tant qu’étendue et système forestier est importante dans la construction de la métropole bordelaise.

Ici la recherche d’opérationnalité a donné lieu à la création de deux outils spécifiques à ce territoire mais qui peuvent aisément être repris pour d’autres territoires connaissant la même configuration :

- le plan des bords de la boucle nature qui vise à organiser les relations entre les espaces résidentiels et les espaces agricoles, sylvicoles et naturels tout en offrant une perspective sur les activités qui peuvent s’y implanter

- la stratégie de structuration du mitage urbain qui vise à proposer une nouvelle vision de l’urbanisation d’une partie du territoire afin de protéger la lisière forestière et agricole tout en laissant des possibilités d’intensification contrôlée de la ville. Cette stratégie pose également les bases d’une mise en place d’activités agricoles et loisirs invitant à associer des pratiques rurales avec des pratiques plus urbaines.

U n site laboratoire de valorisation des grands territoires de natUre

(9)
(10)

Méthodologie d’approche

La compréhension des grandes entités de nature renvoie à une démarche multi-scalaire où chaque échelle vient jouer un rôle dans la structuration des politiques nature de la CUB.

L’intervention de l’équipe se veut itérative, c’est à dire dans un processus d’aller-retour continu entre l’échelle métropolitaine, ses enjeux et ses orientations et les situations particulières rencontrées dans les sites laboratoires avec leurs difficultés spécifiques et enjeux locaux.

Pour que les attentes en matière d’opérationnalité des outils, posées par le marché, puissent être satisfaites, la position du groupement de l’Agence Ter est de répondre simultanément à plusieurs échelles, chacune faisant l’objet d’une orientation spécifique.

Chaque proposition développée dans le présent cahier est raccordée aux services éco-systémiques et urbains qu’elle renforce:

Échelle métropolitaine : Correspondante au périmètre de la CUB, c’est à ce niveau que doivent être portées les grandes orientations structurantes en matière de gestion de l’eau et du risque d’inondation pour que celles-ci puissent trouver une traduction cohérente sur les sites de projet. L’échelle métropolitaine est celle de la mise en cohérence des politiques.

A cette échelle, l’équipe Agence Ter décline une stratégie de gouvernance nature pour associer la diversité d’acteurs concernée par la nature.

Cette démarche crée une solidarité financière entre le développement urbain et la valorisation du patrimoine naturel. Enfin, identifié comme politique stratégique déterminante dans la gestion des zones humides et inondables et la préservation de l’agriculture de proximité, l’équipe propose des orientations métropolitaines.

Échelle du site laboratoire : Un outil ne peut trouver d’opérationnalité s’il n’est pas contextualisé et intégré dans un processus de production. Dans le cas présent, il s’agit d’un processus de production d’un territoire durable qui concilie développement urbain, économique, environnemental... Pour chaque site laboratoire, l’Agence Ter propose un projet territorial. Celui-ci découle du plan directeur des bords, sorte de schéma directeur territorial dont la structuration est déterminée par la nature des bords présents sur chaque site laboratoire. Le projet territorial permet d’identifier, de cibler les bords et les sites d’intervention stratégiques. Ensuite, au travers du plan des bords, le projet décline les orientations en matière de mobilité, de valorisation des espaces naturels, de développement économique. Il permet d’initier une structuration des usages à l’échelle du site.

Échelle du bord : Les bords constituent les lieux d’intervention prioritaires.

Chaque site est constitué de bords différents (bords d’eau, bords forestiers...) et appelle ainsi à des orientations de projet distinctes mais complémentaires. C’est sur les bords que sont développées des orientations d’aménagement intégrant la nature dans le projet urbain.

Amélioration de la santé publique Création d’îlots de fraîcheur

Augmentation de la biodiversité

Mobilités douces

Terrain de sports

Observatoire nature

Recyclage des déchets urbains (eaux pluviales - eaux usées)

Randonnée

Aire de jeu

Lutte contre le réchauffement climatique / amélioration de la qualité de l’air

Point de vue/belvédère

Création de lien social Guinguette/food truck/ ...

Protection de la qualité de l’eau / lutte contre les inondations / lutte contre l’érosion / alimentation des nappes

L a démarche de travaiL pour construire un projet LocaL et gLobaL

(11)

L a démarche de travaiL pour construire un projet LocaL et gLobaL

Carte des bords ville/nature

D

éclinaisonDespolitiquestransversales

A

limentAtiondelAvisionglobAledelA

CUb

pArlAréAlisAtiondesprojetsloCAUx

Plan directeur des

bords Plan du bord Zoom du bord Fiche action

Priorisation spatiale

des enjeux ville nature Guide au projet territorial

Précision des

propositions de projet Articulation des

intentions Opérationnalité

(12)

AppRoChE

ET dIAGNosTIC

(13)
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Démarche des ateliers

travailler ensemble et préparer un projet de territoire à co - construire

Aborder les questions de nature, et en particulier la valorisation des grands territoires de nature, soulève des questions transversales et concerne une grande diversité d’acteurs, dont les usages et besoins ne sont pas toujours convergents. Une gouvernance spécifique qui implique ces acteurs est incontournable pour construire des réflexions et des solutions partagées et opérationnelles.

Pour associer les acteurs à l’élaboration du diagnostic, à l’identification et à la hiérarchisation des enjeux mais aussi à la définition d’un projet de territoire et de ses outils associés, l’équipe de l’Agence Ter a fait le choix, dès le dialogue compétitif de s’inscrire dans une démarche de concertation.

Ce positionnement tient à l’évolution des attentes des administrés en matière de décision publique mais de façon plus pragmatique tient de notre volonté de maximiser l’appropriation des solutions élaborées par le plus grand nombre possible d’acteurs.

Notre démarche a été d’identifier dans un premier temps les parties prenantes du site laboratoire et d’identifier leur positionnement. Ce travail a été réalisé à partir d’entretiens ciblés (directions de la CUB, acteurs clés du territoire...)

A l’issu de cette cartographie des acteurs, trois ateliers de site ont été proposés:

1. Atelier diagnostic : construire un diagnostic partagé des problématiques et des enjeux.

L’équipe a soumis à discussion les éléments de diagnostics et les enjeux qu’elle a identifiés puis a sollicité les acteurs pour qu’ils apportent validation ou non et leurs compléments. Les premiers échanges sur le diagnostic ont permis de cerner les priorités de chacun.

2. Atelier enjeux et perspectives : hiérarchiser et prioriser les enjeux.

L’objectif était d’identifier les priorités et les éléments permettant d’enclencher une dynamique en faveur d’une démarche générale.

Une première esquisse du projet territorial a été présentée.

3. Atelier présentation des outils : donner une esquisse des outils opérationnels envisagés.

Au-delà de la dynamique portée par les projets territoriaux, cet atelier a permis de soumettre à discussion des outils opérationnels envisagés pour répondre aux problématiques locales et spécifiques.

4. Pour discuter plus spécifiquement de l’opérationnalité des outils, un atelier ciblé a été réalisé avec les futurs usagers (directions de la CUB concernées, la FAB, la Chambre d’agriculture de Gironde, ...). Cette étape s’est avérée indispensable pour ajuster les outils aux besoins et définir plus précisément les attentes des acteurs en matière d’opérationnalité.

Acteurs associés à la démarche 55 000 hectares pour la nature sur le site laboratoire de Gelès-Tanaïs:

• La CUB : direction de la nature, direction de l’urbanisme, stratégie foncière,

• L’A’Urba de Bordeaux,

• La mairie du Taillan Médoc et son pôle urbanisme, environnement et cadre de vie,

• La mairie de Blanquefort et sa mission Agenda 21,

• Le Conseil Général 33,

• La Chambre d’Agriculture.

(15)
(16)

Synthèse du diagnostic partagé

N 0 200 1000m

D éveloppement urbain

Le développement urbain entre les communes du Taillan-Médoc et Blanquefort s’est opéré au coeur des espaces agricoles et forestiers.

Si certaines portions urbaines sont relativement contenues dans leur consommation d’espace, d’autres développent une tendance de mitage urbain qui déconstruit la structure agricole, écologique et paysagère. Ce territoire profite de sa position en lisière de la forêt des landes entre champs et forêts ce qui participe grandement à son attractivité résidentielle. On

remarque également qu’un certain nombre d’infrastructures routières importantes séparent les unités écologiques. Un travail doit donc être fait sur les bords, sur les zones de contact entre ville et nature pour associer des approches qui jusqu’à présent étaient antagonistes et qui conduisaient à un destruction des atouts du territoire (imperméabilisation des sols) et de l’autre (dégradation du cadre de vie).

Un développement urbain à contenir

Secteur d’anticipation des mutations urbaines Identité urbaine et paysagère à préserver Alerte

Projets en cours / à venir Ligne de tram-train à venir Bords à traiter

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N 0 200 1000m blanquefort

Le TaiLLan Médoc

O rganisatiOn spatiale des activités

Qu’elles soient de loisirs ou agricoles, le territoire de Gelès-Tanaïs accueille des activités qui participent à rendre les lieux vivants et productifs mais qui manquent de visibilité et de structuration. Pour autant le site présente un

réel potentiel de mise en réseau des activités et ce en faisant le lien avec le Parc des jalles en construction.

des activités exploitant le capital nature encore peu nombreuses

Alerte

Projets en cours / à venir

Limite communale Point de captage d’eau PPEANP des Jalles

(18)

Synthèse du diagnostic partagé

N 0 200 1000m

Alerte

Projet en cours/ à venir

Étranglement Corridor écologique

C ontinuités naturelles

La lisière forestière de la lande, entre champs et boisements, n’est pas seulement intéressante pour ses paysages mais aussi pour le rôle écologique qu’elle joue à grande et petite échelle. Les milieux de lisière sont en écologie les plus riches et les plus fragiles. Les plus riches car ils associent des milieux différents pour créer une zone de transition (rencontre de deux écosystèmes: écotone), et fragiles car ils sont soumis à plus de phénomènes à risques. La lisière de la forêt landaise constitue un corridor important vers les milieux naturels des jalles (potager de la CUB

situé en zone inondable), des marais et de la Garonne. Les phénomènes à risque sont ici liés à l’urbanisation qui étrangle par endroits les dernières continuités naturelles entre ces deux grandes entités. Plusieurs étranglements existent sur la commune du Taillan-Médoc, et risquent d’impacter l’ensemble du territoire de la CUB: la continuité encore existante entre la forêt des landes et la vallée maraîchère est composée de zones humides dont l’urbanisation engendreraient une dérégulation du réseau hydraulique (Cf. illustration page 26) .

Une urbanisation qui étrangle les continuités naturelles

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Étranglement Corridor écologique

C arte synthèse

N 0 200 1000m

Secteur d’anticipation des mutations urbaines Identité urbaine et paysagère à préserver Ligne de tram-train à venir

Limite communale Point de captage d’eau PPEANP des Jalles

C

ontinuitésnaturelles

O

rganisatiOnspatialedesactivités

D

éveloppementurbain

(20)

LE pRojET

TERRIToRIAL dE

GELès - TANAïs

(21)
(22)

lamosaïquepaysagèrede

g

elès

- T

anaïs

(23)
(24)

Un développement qui oublie la nature

e

nTrelaforêTdeslandeseTlesPalus

L a nécessité d un changement

Espaces boisés Forêt des Landes

Lisière du Forêt des Landes Terrasse des Jalles

Vallée de la Jalle de Blanquefort Périmètre de réflexion

Le territoire de Gelès-Tanaïs est un élément majeur de l’identité métropolitaine. Il est au point de transition entre deux grandes entités de nature et de paysage, la forêt des Landes et la vallée de la Garonne.

Symboliquement, c’est un patrimoine important. Écologiquement c’est un espace fondamental pour l’écosystème de l’agglomération bordelaise.

Identité métropolitaine: la lisière de la forêt des landes

A proximité du site se trouvent des milieux naturels reconnus pour leur qualités écologiques et leurs espèces rares et protégées (vallée maraîchère, ZNIEFF, Réserve de Bruges...). Sur le territoire de Gelès-Tanaïs aucun périmètre de protection des espèces naturelles n’est recensé conduisant les environnementalistes à qualifier la biodiversité du site de «nature ordinaire». Pourtant cette dernière joue un rôle fondamental dans la pollinisation des espèces végétales (Cf. agriculture de proximité)

et la vitalité de la forêt (capacité de régénérescence) mais aussi dans le maintien de continuités naturelles fondamentales aux territoires d’intérêt écologique supérieurs (lieux de reproduction, espaces de nidification....) Enfin, la nature ordinaire est celle de notre quotidien, de notre environnement immédiat celle des odeurs et des repères, celle qui donne son empreinte au territoire.

Une politique urbaine qui ne mesure pas les bénéfices de la nature

Des milieux naturels reconnus en périphérie du site

Jusqu’à présent, la stratégie urbaine du Taillan-Médoc ne semblait pas prendre mesure de l’importance et de la fragilité du cadre environnemental dans lequel elle évolue. Les questions de nature et d’agriculture n’ont pas toujours été au centre des préoccupations induisant un phénomène de mitage du tissu agricole et une destruction progressive du cadre de vie.

La gestion du risque d’inondation à l’échelle du bassin versant, la prise

en compte des risques d’incendies, la surveillance de la qualité physico- chimique de l’eau, la nécessité de réduire les distances entre producteurs et consommateurs... soulignent les limites du modèle de développement urbain actuel. Face à ces enjeux essentiels à la durabilité du territoire bordelais, la réponse réside dans l’intégration réfléchie des services écosystémiques rendus par la nature dans la conception urbaine et non pas dans une opposition simpliste entre ville et nature.

(25)

?

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Habitat à améliorer Habitat à fort enjeux écologiques ZNIEFF 1 ZNIEFF 2 N 2000 Réserve Naturelle Nationale

d

esesPacesnaTurelseTaGricolesPeureconnusaucoeurdusecTeurd

éTude

u

nTissuurBainquicomPorTeuneParTimPorTanTedemiTaGeurBain

blanquefort blanquefort

Le TaiLLan Médoc Le TaiLLan Médoc

N 0 500 1000 1500m

(26)

A ssocier l ArmAture urbAine et l ArmAture nAture

Les bases spatiales du projet territorial

Ce territoire est déjà ponctué d’un grand nombre de petites polarités nature qui peuvent jouer un rôle important dans la structuration générale du territoire. Celles qui sont situées dans la vallée maraîchère et les palus sont déjà partiellement reconnues et aménagées. En revanche, le bois de Gelès- Tanaïs et le lieu d’implantation du projet de parc forestier sont relativement méconnus et isolés. A partir d’une armature nature affirmée, l’armature urbaine peut évoluer vers une cohabitation plus intense avec la nature. Une dynamique économique, écologique et sociale pourrait être créée autour de la mise en réseau des polarités nature. Cette mise en réseau serait une façon d’assurer des parcours et des circuits patrimoniaux et de loisirs tout en renforçant les continuités naturelles. Les polarités, constituent les éléments d’attractivité principaux mais ils doivent également intégrer

l’ensemble de la mosaïque paysagère de champs et de boisements qui constitue le paysage principal de ce territoire.

Ce positionnement n’est pas anecdotique ou idéaliste. A l’heure où les continuités naturelles sont reconnues pour leur utilité écologiques, les acteurs du territoires peinent à les mettre en place face aux pressions exercées par la fabrique de la ville. Il apparaît de ce point de vue, indispensable et stratégique d’adosser aux trames vertes et bleues des fonctions urbaines pour les intégrer pleinement dans l’équation urbaine.

Sont en jeu le fonctionnement optimal du réseau hydraulique naturel de la commune et de la CUB et la capacité du territoire à préserver les continuités naturelles structurantes.

La constitution d’un réseau nature intercommunal et pérenne permettrait de constituer une infrastructure écologique, agronomique et paysagère forte sur laquelle la ville pourrait s’appuyer. Elle pourrait guider le l’évolution future des tissus résidentiels mités. Elles pourrait également servir la qualité des opérations urbaines projetées sur le territoire en leur offrant un cadre de vie de qualité de proximité immédiate.

Travailler à renforcer les qualités nature de ce territoire, c’est prendre des dispositions pour protéger les espaces mais aussi pour les intégrer dans la structure urbaine afin de les rendre utiles et durables. Les routes et les

voies de circulations douces jouent un rôle important sur la façon dont on aborde et découvre son environnement du quotidien. Il faut y porter une attention particulière en particulier au niveau des connections et des intersections. Ce travail s’effectue principalement à partir des lisières urbaines: sur les bords.

En tournant la ville vers son paysage, les communes prendraient pleinement conscience que la qualité de leur cadre environnemental conditionne leur attractivité résidentielle.

Armature nature: associer les polarités nature en intégrant la mosaïque paysagère et sa géographie

Armature urbaine : Saisir les limites urbaines pour tourner la ville vers son paysage

Présence de zones humides en réseau sur le bassin versant : Absence de zones humides en réseau sur le bassin versant :

Connexions hydrauliques entre les zones humides

Restitution de l'eau en période sèche Alimentation des champs en aval

Pas d'alimentation en eau par les zones humides en période sèche :

difficultés agricoles Ruissellement important lors des

pluies : glissements de terrains et formation de torrents temporaires

Retenue de l'eau en amont Protection des inondations

en aval Manque de retenue de l'eau en

amont : inondations en aval

(27)

1

2

3

4 5

1. Les étangs de Blanquefort 2. Le bois de Gelès - Tanaïs 3. Le futur agro-parc 4. Le parc Majolan

6. La jalle de Blanquefort 5. La forteresse

7. La terrasse des jalles 8. La forêt des Landes

1. Futur éco-quartier 2. Futur quartier La Landotte 3. Projet du centre du Taillan - Médoc 4. Périmètre de réflexion 50.000 logements 5. ZAC centre Blanquefort

Elements nature Parc des Jalles Agriculture Zone Humide

a

rmaTure

n

aTure

a

rmaTure

u

rBaine

1

1

2

2

3 3

4

4 5

5

6

7 8

Bord urbain Projets urbains en cours

N 0 500 1000 1500m

N 0 500 1000 1500m

(28)

L e pLan directeur des bords

Les lisières ville-nature

Bord de forêt Bord agricole

Bord interne - prairie peu utilisée au Taillan Médoc Bord d’eau - Futur lieu d’implantation de la «plage urbaine»

Les interfaces entre la ville et son environnement sont prioritaires dans le travail sur le rapport ville/nature. Elles sont un appui important pour établir de nouvelles continuités entre les entités de nature. Chaque interface, chaque bord peut être caractérisé et identifié. La carte ci-contre présente les différents types de bords que l’on peut répertorier sur le secteur Gelès- Tanaïs. Cette carte aide à définir les grandes lignes de la structure nature qui pourrait être mise en place sur le territoire. Elle permet une reconnaissance des interfaces existantes et une différenciation de traitement en fonction de leurs spécificités.

les bords forestiers : Le principal bord étant celui-ci, il conditionne une part importante du cadre de vie des habitants. Le principe de «Vivre au bord de la forêt» confère des qualités indéniables à ces lieux et doit être mis en valeur, préservé et accentué par un travail fin sur la lisière du bois de Gelès-Tanaïs et sur le mitage urbain.

les bords agricoles : ils sont également très présents et participent à

la perception de la mosaïque paysagère des deux communes. «Vivre au bord des champs» constitue la deuxième principale configuration de l’habitat du Taillan-Médoc et de Blanquefort. Un travail doit être réalisé sur la limite entre les exploitations et les habitations afin d’assurer plus de perméabilité entre ces deux espaces. Un autre travail important doit être fait sur les activités agricoles afin d’assurer leur survie. Les parcellaires émiettés et la pression foncière rendent chaque jour l’activité agricole plus complexe. Il s’agit de se doter une stratégie foncière en conséquence (Cf.

Stratégie métropolitaine).

les bords internes au tissu urbain : Une structure plus fine apparaît également. Les bords entre friches, petites parcelles agricoles et bosquets diffus dans le tissu résidentiel mité. Ces bords internes au tissu urbain constitue une armature intéressante pour guider l’implantation de nouvelles habitations ou opérations urbaines plus importantes. «Vivre au bord de la mosaïque paysagère» peut devenir un axe de structuration urbaine porteuse.

Structurer le territoire par ses bords

(29)

N 0 500 1000 1500m

Bord de forêt Bord agricole Bord d’eau

Plan directeur des bords du site laboratoire de Gelès-Tanaïs

Bord interne au tissu urbain

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Mise en réseau des bords : la boucle nature

C réer une infrastruCture nature multifonCtionnelle

Sylvo-pastoralisme:

foresterie et élevage avicole Agro-foresterie:

maraîchage sous boisement de noyers Sylvo-pastoralisme:

production fruitière et élevage ovin

Mettre les bords en réseau pour construire une boucle nature

Démultiplier les services rendus par les espaces agricoles et sylvicoles des bords

Le secteur de Gelès-Tanaïs est constitué de plusieurs bords, de plusieurs ambiances. Les mettre en réseau, les rattacher les uns aux autres c’est fabriquer une grande infrastructure nature pleinement constitutive du paysage et de l’aménagement de ce territoire. Les continuités naturelles peuvent être protégées en reliant la forêt landaise aux zones basses de la vallée de la Garonne. C’est la multifonctionnalité (écologique, économique et sociale) de ce réseau qui en garantira le succès.

Cette infrastructure s’appuie sur les continuités d’espaces boisés et agricoles existantes et peut en créer de nouvelles. L’idée est de proposer la mise en place d’une grande promenade nature (piéton, cycle, équestre) qui permette de traverser les différentes ambiances de ces paysages tout en reliant ses polarités (plage urbaine, bois de Gelès-Tanaïs, futur parc forestier du Taillan-Médoc, parc Majolan, forteresse ...). Ce circuit apporte un lien indispensable entre toutes les qualités de ce territoire pour

permettre d’en faire un cadre de vie réellement qualitatif, vécu et actif. C’est une structure nature-urbaine qui connecte et collecte différents usages et usagers.

La boucle nature est également une stratégie spatiale nature. Elle permet d’organiser une accessibilité maîtrisée à des espaces naturels et agricoles mais également d’en exclure certains pour les sanctuariser ou les protéger.

Elle garantit également la tenue d’espaces ouverts au sein ou à proximité des quartiers résidentiels. C’est une manière de protéger les espaces agricoles de la spéculation en les classant d’utilité publique et non constructibles dans les documents d’urbanisme.

La boucle nature est aussi un outil de stratégie urbaine. Elle rend possible l’établissement de liens entre les nouvelles opérations urbaines de la commune et leur offre un cadre et des équipements de qualité.

Les bords du secteur de Gelès-Tanaïs ne sont pas seulement un cadre de vie mais avant tout des espaces de productions agricoles et sylvicoles menacés par la spéculation foncière. En effet, un nombre important de parcelles agricoles sont aujourd’hui occupées par le pâturage équin. Outre la concurrence «déloyale» vis à vis de l’agriculture (distorsion importante entre location à vocation agricole et location à vocation équestre), il apparaît indispensable de porter une attention particulière à ce phénomène. Bien que le pâturage équin présente l’avantage d’assurer un entretien minimal de l’espace, il constitue ce que nous nommons une «spéculation maline» : le pâturage équin invite au déclassement de la vocation agricole et constitue la porte d’entrée à une urbanisation non maîtrisée génératrice d’un sur-développement des réseaux et des infrastructures.

Il est primordial de protéger les espaces agricoles et sylvicoles par les documents d’urbanisme et d’assurer une cohérence dans le temps de ces derniers afin de garantir la pérennité des exploitations et de donner aux exploitants les moyens de s’assurer de perspectives stables.

La proximité vis-à-vis des quartiers est également une chance pour diversifier les activités notamment par des circuits de commercialisation plus courts.

Enfin, l’agriculture et la sylviculture peuvent s’associer pour pérenniser la production sur ce secteur. Des possibilités existent en ce qui concerne l’agro-foresterie, associant boisements et culture, ou encore sylvo- pastoralisme, associant boisements et élevage. Ces techniques agricoles conviennent particulièrement dans les espaces de lisière forestière où les boisements font déjà partie de la culture de production. Elles ont également de nombreux avantages quant à l’élevage en apportant ombre et alimentation supplémentaire. Cela n’est qu’un exemple, mais l’objectif est de faciliter l’implantation de nouvelles exploitations afin de faire vivre la campagne de ce territoire, préserver ses paysages et créer de l’emploi durable sur la commune.

(31)

m

eTTreenréseaulesBordseT connecTerles

3

GrandesenTiTésdenaTure

Les étangs

Le bois de Gelès - Tanaïs Laforêtdes Landes

Le parc agro-urbain

agriculture

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vignes bois

Le parc de Majolan

La base de loisirs LaterrassedesjaLLes

La forteresse LavaLLéemaraîchère

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(32)

Mise en réseau des bords : la boucle nature

FuTuR ÉCo-quARTIER

PRoJET uRBAIN LA LANDoTTE

PRoJET uRBAIN Du CENTRE

Le Bois de Gelès La forêt des Landes

LE CoEuR Du BoIS

LES PELouSES SPoRTIFS

LA GuINGuETTE Du PARC uRBAIN

LA BELVÉDèRE DE LA VALLÉE

Le TaiLLan-Médoc

promenade de la Boucle Na ture

LE CENTRE VITICoLE

LE PARC MAJoLAN

C onstruire un CirCuit nature d attraCtivité métropolitaine

(33)

La vallée maraîchère

La terrasse des jalles

LA BASE DE LoISIRS LES PLAGES uRBAINES

JALLE

DE BLANquEFoRT LA FoRTERESSE

blanquefort

N

0 500 1000 1500m

(34)

V iVre à la lisière des l andes

Habiter entre champ et forêt

Les Petites Boucles Nature parc des jalles

Les vergers linéaires

Habiter la forêt Parc forestier du Taillan

Habiter les vergers le TaillaN-MÉdoC

Forêt des Landes

Jalle de Blanquefort Centre ville

(35)

La Boucle Nature

Habiter les champs

Habiter les champs

BlaNqUeFoRT

Bois de Gelès Tanaïs

Centre Équestre

Château Breillan Stades

Couveuse maraîchère

(36)

AGIR suR LEs BoRds

(37)
(38)

Agir sur les bords de la boucle nature

C onstruire la bouCle nature autour de pratiques natures et urbaines

Enrichir les bords par les pratiques urbaines

L’établissement de la boucle nature nécessite de sortir de la logique uniquement productive des espaces agricoles et forestiers, en y associant des pratiques plus sociales et plus urbaines. On peut imaginer une série d’activités et d’espaces publics qui ponctuent le linéaire de la boucle que ça soit entre deux champs ou au coeur du bois de Gelès. Il est important d’y rattacher les activités existantes comme le centre équestre, la couveuse maraîchère ou encore les activités plus ponctuelles et événementielles qu’accueille parfois le bois de Gelès. De nouveaux projets pourront s’y greffer, comme celui du parc forestier de la Landotte mais aussi d’autres qui peuvent se construire au grés des initiatives privées ou communales.

Mises en réseaux, ces activités se placent ensemble comme un point attractif à l’échelle de la CUB : la boucle constitue un axe programmatique nature intercommunal.

La boucle nature est donc un lieu de production (forestière et agricole) mais également un espace qui participe pleinement à la vie de la commune en offrant aux habitants la possibilité de parcourir les paysages qui les entourent et d’y pratiquer leurs activités favorites. Habiter la forêt, habiter les champs, les vignes ou les vergers prend ici un nouveau sens, celui d’une qualité environnementale, sociale et productive.

Images conceptuelles pour la boucle nature - Une ambiance entre bois et clairières

(39)

promenade de

parc Majolan parc agro-urbain

la boucle nature

projet de loisirs - sports

projet éducatif-loisirs

projet d’espace

naturel projet

d’écoducte

projet d’agro- loisirs

CENTRE ÉquESTRE

CENTRE CuLTuREL LA BERGERIE LA CouVEuSE MARAîCHèRE

Bois de Gelès

Le taiLLan - Médoc

Jalle de Blanquefort

Vallée maraîchère PRoJET uRBAIN

LA LANDoTTE

PRoJET uRBAIN Du CENTRE BouRG FuTuR ÉCo-quARTIER

N 0 100 500m

aCTiviTÉs TypoloGie d’espaCes

MoBiliTÉ / aCCessiBiliTÉ Espaces verts de la boucle Vergers

Agriculture

Agriculture en proximité de la boucle

Boisements

Projets urbains

Aménagements loisirs/ nature

Aire de jeux Chasse Terrain de sports Point de vue

Aire de pique-nique Guinguette festive Espace naturel Sentier cyclable

Sentier équestre Parking / Abri vélos Sentier piéton

La promenade de la boucle Promenades traversantes

P

roPosiTionsdeProGrammaTioneTdesPaTialisaTiondelaBouclenaTure

(40)

S tructurer l urbaniSation par SeS bordS interneS

Agir sur les bords

Contrôler le mitage urbain par la structuration des bords internes

Le mitage urbain, spécificité des communes périphériques telles que celle du Taillan-Médoc est la résultante d’une considération non limitée de l’espace disponible. Ces territoires sont attractifs en raison de leur proximité avec les espaces ouverts. Pourtant, au fur et à mesure du grignotage, cette qualité de vie espérée est elle même de plus en plus compromise.

Les tissus urbains mités sont caractérisés par une quantité importante de petites parcelles et d’espaces ouverts. Souvent en friche ils sont trop petits pour pouvoir être fonctionnels d’un point de vue agricole et trop grands pour être un jardin entretenu. La spéculation foncière des petits propriétaires en est la principale cause.

Les espaces ouverts peuvent être de nature très différentes : ancien verger, ancienne prairie, zone humide difficilement constructible, bosquets...

participent au cadre nature de ces quartiers. Ils assurent un grand nombre de services éco-systémiques (refuge pour la faune, réserve pour la flore, services vis-à-vis de la gestion et de la qualité de l’eau...) et représentent des terrains potentiels pour l’implantation de micro-activités agricoles éventuellement tournées vers l’agro-loisir.

La méthode des bords propose de s’appuyer sur ces espaces pour constituer des infrastructures nature linéaires et continues qui servent de guide à la restructuration progressive de ces quartiers par leur intensification contrôlée et mesurée. Ces armatures jouent le rôle de continuités naturelles, d’espaces de production, d’espaces publics et de voies de mobilité douces.

Bord de forêt Bord agricole Zone de mitage

urbain étudiée Bord interne au

tissu urbain

(41)

l

es

Z

ones

h

umidesdu

T

aillan

- m

édoc

f

oncierPuBlic CuB

Commune

Département de Gironde Conseil Régional État + Port Maritime Habitat Social Zone Humide

Zone de mitage urbain étudiée

N 0 500 1000 1500m

Dans le tissu urbain mité entre le Taillan-Médoc et Blanquefort, deux principaux appuis existent pour créer ces armatures natures :

Les zones humides : elles sont relativement nombreuses dans le secteur et contraignent la construction (Cf. obligations de compensation). De plus, elles jouent un rôle important dans la qualité de l’eau, pour l’agriculture en période de sécheresse et dans la gestion du risque d’inondations (Cf.

Référentiel Zones Humides). Intégrer les zones humides à la formation d’une armature nature est une façon de préserver les services éco-

systémiques mais également de prioriser la construction sur des parcelles plus adaptées.

Le foncier public : il est relativement faible et morcelé, néanmoins il constitue une aide précieuse pour la mise en place des armatures nature.

Des échanges de parcelles peuvent être faits pour permettre la maîtrise d’une continuité plus importante.

(42)

1. Nouvelles structures nature

T

ravailler

/

éTirerlesBords

2. Habiter le bord de forêt

3. Habiter les bords des vergers

4. Habiter la mosaïque paysagère

ESPACE AGRICoLE

ESPACE MITÉ

ESPACE AGRICoLE LA BouCLE NATuRE

Structurer le territoire mité

La stratégie de structuration des espaces mités propose de s’appuyer sur les bords identifiés sur le plan directeur des bords (Cf. page 29).

Il s’agit d’étirer les bords de forêt et les bords de champ au sein des quartiers afin de déterminer des espaces à conserver et des espaces à construire. La nouvelle armature nature qui se déploie entre les habitations pourrait accueillir des espaces de vergers. Ils constituent à la fois une source de production, un vecteur de qualité paysagère, de lien social et cohabite avec des espaces publics.

Étirer les bords c’est donner un sens aux nouvelles constructions en se positionnant par rapport à un environnement : habiter le bord de forêt, habiter le bord des champs, habiter le bord des vergers...

C’est également se positionner par rapport à un bien commun aux habitants: leur cadre de vie.

Cela nécessite de déployer des alternatives aux constructions usuelles sur ce territoire. Il est nécessaire d’économiser le foncier et de proposer des parcelles plus rassemblées, plus économes en taille. Cette stratégie permet d’accueillir de nouveaux habitants tout en conservant l’attractivité actuelle et en renforçant le cadre de vie.

S tructurer l urbaniSation par SeS bordS interneS

Agir sur les bords

(43)

N 0 100 200 300 400 500m

s

TraTéGiesPaTialePourrésoudrelemiTaGeurBain Boucle nature/ verger linéaire

Foncier public espaces verts Agriculture

Zone Humide

Limite de zone de mitage urbain

Zones d’intensification urbaine Zone de mosaïque paysage Zone d’habiter le forêt

Foncier public espaces à densifier

(44)

É tirer la forêt pour structurer l urbanisation

Agir sur les bords de forêt

s

chémaTisaTiondel

éTaTacTuel

é

TirerlaforêTdansleTissu Bois de Gelès

logements collectifs

route logements individuels

La Boucle Nature

i

nTensificaTionauBorddeforêT

(

loGemenTscollecTifs

)

i

nTensificaTionduPavillonnaire

(

maisonsindividuelles

) Habiter le bord de forêt

Étirer le bord de forêt pour structurer l’urbanisation à venir : - étirer la canopée au sein du quartier existant;

- proposer un pré-verdissement de ces parcelles afin de préparer les terrains dans le temps;

- penser la forêt comme un espace faisant cohabiter espaces publics et gestion forestière;

- éviter les coupures par voie routière entre la forêt et le quartier (accès direct et sécurisé, continuité naturelle respectée);

penser les logements en correspondance avec leur environnement :

- organiser les logements en bénéficiant des avantages offerts par la forêt de proximité (confort climatique, ombre, cadre de vie original, production de bois et de biomasse...);

- disposer les logements collectifs au plus proche de la forêt pour profiter des espaces collectifs sous la canopée;

- disposer les logements individuels plus en retrait dans une logique de redivision des parcelles existantes (projet BIMBY : Build in my back yard ou division des propriétés).

(45)

Bois de Gelès Route entre forêt et ville

Habitat résidentiel existant

Bois de Gelès

Forêt dans le tissu

Logements collectifs

Logements individuels

Tissu existant

Promenade du forêt

Parcellaire restructuré Circulation

restructurée

Espace public Sports, loisirs, ...

Espace public Aire de jeux, ...

Promenade du bois de Gelès

e

TaTacTuel

s

TraTéGies

(46)

h

aBiTerleBorddeforêT

É tirer la forêt pour structurer l urbanisation

Agir sur les bords de forêt

(47)

forêt dans le tissu existant Bois de Gelès

logements jardin privé logements

vue vers la forêt

vue vers la forêt

jardin

privé jardin

collectif

parking route forêt + promenade public

é

TirerlaforêT

h

aBiTerleBorddeforêT

Vents dominants (ouest)

d

isTanceforêT

-

BâTimenTs

d

esBâTimenTsassociésàleurenvironnemenT

> 25 m distance de sécurité pour les bâtiments

Situation des coupes

(48)

D es vergers linéaires comme infrastructure nature

Agir sur les bords agricoles

s

chémaTisaTiondel

éTaTacTuel

v

erGerlinéaire

i

nTensificaTionauBordduverGer

(

loGemenTscollecTifseTindividuels

)

i

nTensificaTionduPavillonnaire

(

maisonsindividuelles

)

Foncier public

Verger + promenade

Logements

Route interne Route interne

Maisons

Habiter le bord des vergers

Étirer les bords des champs au coeur du tissu urbain mité pour le restructurer :

• s’appuyer sur les parcelles non construites, de priorité en zone humide et de maîtrise publique pour mettre en place une continuité de vergers linéaires;

• appuyer ces vergers linéaires par un chapelet d’espaces publics donnant la capacité à ces tissus urbains mités d’avoir des espaces fédérateurs de proximité;

• associer à cette démarche des activités productives professionnelles si possible et amateurs (jardins familiaux en fonction des besoins);

• faire des vergers linéaires un espace et une construction de quartier en y associant les écoles et les associations dans la plantation mais aussi dans l’organisation d’événements (fête de la confiture...).

(49)

Maisons

Habitat existant

Champs existants

Bois de Gelès Parcelle peu exploitée

ou parcelle en friche Foncier public

(50)

Sentier Verger

Vergers Parking

Zone humide Place des Vergers

Espace public Aire de jeux, sports, ...

Promenade des Vergers

Jardins partagés

Agir sur les bords agricoles

Habiter le bord des vergers

structurer l’urbanisation autour des vergers linéaires :

• organiser l’urbanisation des parcelles attenantes aux vergers;

• orienter les constructions pour bénéficier des aménagements des vergers;

• mutualiser les équipements (parkings, locaux techniques...) des nouvelles constructions afin de gagner en place et en investissements;

• organiser des sentiers donnant un accès privilégié aux vergers depuis les nouvelles habitations et par extension à celles existantes;

• privilégier un processus de redivision du parcellaire existant afin de densifier sans étendre l’enveloppe urbaine;

• privilégier le rassemblement des habitations et la vie de quartier plutôt que la dispersion et l’étalement.

D es vergers linéaires comme infrastructure nature

(51)

Sentiers d’accès aux vergers depuis

les quartiers Logements

Logements collectifs

Habitat existant

Parcellaire restructuré Maison

individuelle

Nouvelle circulation verger linéaire + promenade public

verger linéaire + promenade public

jardin privé

jardin privé

vue vers les vergers

logements R+1 max

logements collectifs R+3 max

route tissu pavillonnairemaisons individuelles jardin collectif

jardin collectif logements

collectifs

h

aBiTerleBorddesverGers

h

auTeurdesBâTimenTs

Situation des coupes

(52)

s

chémaTisaTiondel

éTaTacTuel

P

réservaTiondelamosaïque

c

onsTiTuerlalisièreaGricole

i

nTroducTiondesfoncTions

d

ensificaTionPoncTuelleauBord tissu pavillonnaire

épaisseur voie nature

promenade équipements agricole

agro-loisirs

implantation de nouvelles maisons individuelles possible viticulture

agriculture

Habiter la mosaïque paysagère

structurer le bord des champs et bosquets pour organiser les quartiers existants et les constructions à venir :

• matérialiser la limite entre quartiers et espaces agricoles et naturels;

• activer et donner vie à cette limite en tant qu’espace public accueillant des fonctions agricoles et urbaines (espaces de loisirs et sportifs);

• mettre en place une promenade sur le bord permettant aux habitants de parcourir leur environnement aujourd’hui inaccessible;

• stopper la spéculation foncière en établissant un document d’urbanisme soucieux d’un niveau de détail permettant l’opérationnalité,

• favoriser l’implantation de micro-exploitations agricoles sur les espaces ouverts inutilisés;

• intensifier les relations entre habitants et cadre de vie en favorisant l’émergence d’activités agricoles tournées vers le participatif (espaces de cueillette, espaces de jardinage collectif, espaces pédagogiques et productifs en lien avec la nature);

• offrir aux habitants la capacité de s’approprier des espaces de nature, simples et fédérateurs pour la réalisation de projets collectifs par le biais d’associations ou d’initiatives individuelles.

Agir sur les bords agricoles

C onstituer la lisière Comme une interfaCe aCtive ville / nature

(53)

quartier résidentiel Agriculture

(54)

Agro - loisirs Promenade du bord Voie nature

Agir sur les bords agricoles

C onstituer la lisière Comme une interfaCe aCtive ville / nature

(55)

Implantation de potentielle maison individuelle nouvelle Équipement agricole

bord ville - agriculture

ville agriculture

champ champ

tissu pavillonnaire existant

densification maison individuelle

route + promenade

h

aBiTerleBordville

-

aGriculTure

Situation des coupes

(56)

Agir sur les bords

I ntégrer la logIque des bords dans les documents d urbanIsme

UPc UPm

UH N2g

N3 N2h

N2c A3

N1 UE

Préconisations pour retravailler les documents d’urbanisme

UPc : secteur pavillonnaire compact

UPm : secteur pavillonnaire de moyenne densité UDc: secteur d’habitat collectif ou groupé

UE : zone urbaine d’activités économiques diversifiées UH : zone urbaine de hameaux

N2h: secteur partiellement urbanisable (habitat résidentiel) N2c : zone naturelle protégée partiellement urbanisable – habitat résidentiel

N2g : zone naturelle protégée partiellement constructible – secteur agro-sylvicole

N1: zone naturelle d’intérêt particulier

N3: zone naturelle destinée à l’accueil des équipements d’intérêt collectif

A3: zone agricole

Plu

acTuel

:

unedensificaTionToujoursfavoraBleaumiTaGeurBain

80,5%

19,5%

Espaces imperméables Espaces perméables Traduction du PLu actuel sous l’angle de la perméabilité des sols

(pourcentages calculés par rapport à la surface actuelle du PLu)

Le PLU actuel conforte la tendance au mitage urbain déjà en vigueur sur le territoire avec près de 47%

de la surface destinée à une urbanisation de type pavillonnaire de moyenne densité(classé UPm dans le PLU). (Cf. histogramme page ci-contre)

La démonstration suivante vise un double objectif:

- Illustrer la manière dont l’approche par les bords peut avoir une application concrète et participe à la planification urbaine.

- démontrer que la préservation et le développement de la nature n’est pas incompatible avec le développement urbain de la commune

(57)

UPc N3

A3 N2h UDc

N1

UPc : secteur pavillonnaire compact

UPm : secteur pavillonnaire de moyenne densité UDc: secteur d’habitat collectif ou groupé UE : zone urbaine d’activités économiques diversi- fiées

UH : zone urbaine de hameaux

N2h: secteur partiellement urbanisable (habitat résidentiel)

N2c : zone naturelle protégée partiellement urbani- sable – habitat résidentiel

N2g : zone naturelle protégée partiellement constructible – secteur agro-sylvicole N1: zone naturelle d’intérêt particulier

N3: zone naturelle destinée à l’accueil des équipe- ments d’intérêt collectif

A3: zone agricole

P

roPosiTionderévisiondu

Plu

avec

2

Zonesd

inTensificaTionduBâTieT

4

connecTionsnaTure

Espaces imperméables Espaces perméables Traduction du PLu actuel sous l’angle de la perméabilité des sols

(pourcentages calculés par rapport à la surface du PLu préconisé)

La proposition ici formulée permet de visualiser la manière dont le PLU peut permettre un développement urbain soutenable structuré par des espaces ouverts et garantir une préservation des espaces naturels tout en offrant des possibilités d’équiper ces espaces. Ici la classification pavillonnaire de moyenne densité(classé UPm dans le PLU) est supprimée au profit d’un tissu pavillonnaire plus compact mais plus en lien avec les espaces naturels.

PLu Actuel Proposition de

modification

61%

39%

(58)

ÉqUipe aGeNCe TeR

Blezat Consulting // BRL Ingénierie // Flint Architectes // Franck Boutté Consultants //

Res publica // Rivière Environnement AGENCE TER H. Bava - M. Hössler - O. Philippe

[ ]

Version 1 - juin 2014

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