• Aucun résultat trouvé

PATHOLOGIES SPECIFIQUES AUX ANTILLES 16 NOVEMBRE 2017

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "PATHOLOGIES SPECIFIQUES AUX ANTILLES 16 NOVEMBRE 2017"

Copied!
41
0
0

Texte intégral

(1)

PATHOLOGIES SPECIFIQUES AUX ANTILLES

16 NOVEMBRE 2017

Dr Francis PECOUT Chargé de cours

Médecin Généraliste

Maître de Stage Universitaire

(2)

LE SCOLOPENDRE

Arthropode venimeux vivant dans la terre , sortant lors des inondations ; taille maxi aux Antilles : 15 cm ,

specimens géants décrits de taille maxi 50 cm

Douleur +++++ Erythème , absence de signes généraux , pas de risque vital hormis pour les nourrissons et les

personnes fragilisées

Traitement : désinfection , antalgiques , anti-

histaminiques corticoïdes ; +++++ CONTROLER VAT ++++++

(3)

LE TRIGONOCEPHALE ( BOTHROPS LANCEOLATUS « FER DE LANCE » )

Vivant dans certaines zones en Martnique ( hauteurs de Case-Pilote , de Rivière-Pilote , forêts du Nord-Caraïbes , aux abords des rivières )moins répandu en Guadeloupe ( probable rôle « protecteur » de la Soufrière )

Très dangereux ; il s’ agit d’ un crotale ; venin contenant des substances exfoliatrices , entrainant des lésions

endothéliales et des THROMBOSES ( cérébrales , cardiaques , iliaques , fémorales ) œdème rapidement ascendant avec syndrome de loges pouvant nécessiter des incisions de décharge

(4)

LE TRIGONOCEPHALE

Recherche de 2 traces de crocs éloignées de 1 à plusieurs cm selon la taille du serpent ( pouvant atteindre 2 mètres de long )

Erythème extensif dans les 6 heures après la

morsure ; gravité évaluée selon importance de l’

extension ; protocole de traitement par sérum anti- venimeux spécifique élaboré par le laboratoire

Aventis Pasteur , en collaboration avec le Service des Urgences du CHRU de Fort-de-France ( Dr Laurent THOMAS )

(5)

LES CROCS

DU TRIGONOCE

PHALE

(6)

LES MEDUSES

A certaines périodes , nageant près de la surface , de différentes tailles

Urticantes +++++ par leur corps et leurs filaments

Parfois signes généraux , douleur , démangeaisons , danger si personne

sensibilisée et pouvant développer une réaction allergique généralisée

(7)

LES MEDUSES

Traitement sur place : rincer avec du sable mouillé par l’ eau salée ; uriner sur la piqûre

?++++ne pas rincer avec de l’ eau douce qui par osmolarité va faire éclater les filaments et libérer les substances urticantes

Traitement médical : antalgiques niveau 2 , anti-histaminiques , corticoïdes per os ou IV ; adrénaline S/C 0,5 mg S/C si signes généraux ( frissons , collapsus )

(8)

LE POISSON-LION ( RASCASSE VOLANTE )

Echappé d’ un aquarium en Floride en 1990 ; Colonisation progressive de l’ arc antillais ;

reproduction rapide +++++ observé pour la 1ière fois en Guadeloupe en 2010

Se tient sur le sable près des massifs rocheux , entre 2 et 35 m de profondeur ; piqûres par ses épines venimeuses dorsales ( 13 ) et ventrales ( 5 ) , lors du contact lors de la marche ; taille maxi entre 30 et 38 cm , venin actif après la mort du poisson , neutralisé entre 42 et 45°

Douleur très intense ,insupportable profonde , prolongée , œdème autour du point de piqûre ; risque de surinfection des tissus sous-cutanés dans les jours qui suivent

Traitement : antalgiques niveau 2 , anti H2 , corticoïdes

(9)

LA CIGUATERA

Intoxication par une toxine contenue dans la chair de poisson pélagique ( vivant au large , au

sommet de la chaine alimentaire , concentrant la toxine contenue dans une microalgue proliférant au niveau des coraux : barracudas , carangues ) Signes cliniques : action de neurotoxines ,

précoces ( entre 1 et 4 heures après l’ ingestion ) , digestifs ( douleurs diffuses , dysésthésies au

niveau des lèvres et des extrémités , nausées , vomissements , diarrhée )

(10)

LA CIGUATERA

signes nerveux ( ataxie cérébelleuse , fatigue

chronique , paresthésies , dysesthésies évocatrices : brulure ou sensation de décharge électrique au contact d’ objets froids ++++ : ) mettant parfois en jeu le

pronostic vital (troubles de la déglutition , convulsions , coma )

signes cardio-vasculaires : bradycardie , hypo TA orthostatique

Signes généraux : myalgies pouvant durer plusieurs semaines , arthralgies , prurit

Traitement : symptomatique , corticoïdes , mannitol ++++ : pa son pouvoir osmotique réduirait l’ œdème ; eficace à la phase précoce

( 1g/kg de Mannitol 20 % en 30 à 45 mn , y compris chez les enfants )

(11)

PIQÛRE D’ OURSINS

Oursins blancs : comestibles ( œufs ) ; pêche autorisée quelques jours par an ( 4 jours en octobre cette année pour les pêcheurs

professionnels ) ; piqûre peu douloureuse Oursins noir : non comestible ; piqûre très douloureuse , avec épines légèrement

venimeuse

Traitement : antalgiques niveau 2 , difficultés ++++pour retirer les morceaux d’ épines

friables

(12)

LA DENGUE

Arbovirose ; virus femelle de la famille des flaviviridae ; 4 sérotypes DEN 1, 2 , 3 et 4 ;affecterait selon l’ OMS entre 50 et 100 milions de personnes par an ; protection par AC pour chaque sérotype larves résistantes +++ , se

développant avec l’ humidité ; risque accru de développer une forme hémorragique en cas de re- infestation par un autre sérotype

Epidémies saisonnières ( saison des pluies , « hivernage » ) quelques années d’ épidémie de grande ampleur ( 86000 cas en Martinique et Guadeloupe en 2010 )

Transmise par Aedes ( aegypti et depuis peu albopictus ) Gravité +++++ par sa forme hémorragique , surtout chez les patients fragilisés ( immunodéprimés , drépanocytaires , diabétiques , nouveau-nés , femmes enceintes )

(13)

QUELQUES CHIFFRES POUR LA DENGUE

d’ après le laboratoire SANOFI en 2013

* 3, 9 milliards à risque dans 128 pays

* 390 millions de patients infectés par an dont 96 millions ont des signes cliniques

* 500 000 personnes développent une forme sévère

* US dollar 9 milliards par an de frais médicaux et de frais

indirects ( perte de productivité , absentéisme )

(14)

LA DENGUE

plusieurs phases : après 2 à 7 jours d’ incubation fièvre élevée , courbatures , myalgies , arthralgies céphalées ,douleurs rétro-orbitaires ++++ courbatures +++

Eruption cutanée morbilliforme à 3-4 jours d’ évolution , thrombopénie , cytolyse hépatique modérée

Après 3-4 jours , amendement des symptômes ou

évolution dans 1% des cas vers la forme hémorragique, avec hémorragies multiples , notamment gastro-

intestinales , cutanées et cérébrales avec choc hypovolémique pouvant entrainer le décès

(15)

LA DENGUE

*Diagnostic précoce par la détection sérique de l’ Ag viral NS 1 , du 1ier au 5ème jour

ARN viral par PCR détectable jusqu’ au 7ème jour

*AC anti-Dengue après 5 jours

*Surveillance : bilan biologique à faire chez les personnes à risque : NFS , plaquettes ,

transaminases , créatininémie , CPK , Ag NS1 +++++hospitalisation selon critères précis ….et pour tout patient n’ arrivant pas à se

réhydrater per os ou trop faible pour se lever ( suspiscion de déshydratation ) ++++attention aux patients sous anti-HTA et à ceux sous AVK ainsi que les drépanocytaires et les

diabétiques +++++

(16)

LA DENGUE

Traitement rehydratation per os , repos , paracétamol ; éviter aspirine et AINS per os et même en application , afin de ne pas amplifier le risque hémorragique latent Hospitalisation sur critères cliniques et en fonction du bilan ( insuffisance rénale , troubles de la coagulation ) Thrombopénie même importante n’ est pas un critère de gravité en soi

Transfusion plaquettaire si état de choc et en prévention par exemple si thrombopénie associée à HTA avec AVK ou en cas de traumatisme crânien ( risque de saignement inta-cérébral )

Recherche en cours par plusieurs équipes sur l’

élaboration d’ un vaccin , non aboutie à ce jour

(17)

VACCINATION CONTRE LA DENGUE

NOVEMBRE 2014 LA DERNIÈRE ÉTAPE DE L’ÉTUDE D’EFFICACITÉ ET DE SÉCURITÉ DE PHASE III AUPRÈS DE PLUS 20 869 PARTICIPANTS EN AMÉRIQUE LATINE S’EST DÉROULÉE AVEC SUCCÈS. L’ÉTUDE A ATTEINT SON OBJECTIF PRINCIPAL ET A DÉMONTRÉ L’EFFICACITÉ DU CANDIDAT VACCIN CONTRE CHACUN DES QUATRE SÉROTYPES DE LA DENGUE. RÉSULTATS PUBLIÉS DANS THE NEW ENGLAND JOURNAL OF MEDICINE.

JUILLET 2015 THE NEW ENGLAND JOURNAL OF MEDICINE PUBLIE DE NOUVELLES ANALYSES CONFIRMANT QUE LE CANDIDAT VACCIN DE SANOFI PASTEUR EST BIEN TOLÉRÉ ET PROTÈGE EFFICACEMENT CONTRE LA DENGUE, DE LA PRÉADOLESCENCE À L’ÂGE ADULTE.

DÉCEMBRE 2015 PREMIERS ENREGISTREMENTS DU VACCIN CONTRE LA DENGUE DE SANOFI PASTEUR AU MEXIQUE, AUX PHILIPPINES ET AU BRÉSIL.

FÉVRIER 2016 PREMIÈRES VACCINATIONS AUX PHILIPPINES. AVRIL 2016 LE GROUPE STRATÉGIQUE

CONSULTATIF D’EXPERTS SUR LA VACCINATION RÉUNI PAR L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ RECOMMANDE LE VACCIN CONTRE LA DENGUE DE SANOFI PASTEUR DANS LES PAYS ENDÉMIQUES.

(18)

LE VACCIN DENGVAXIA* ( SANOFI PASTEUR ) ARTICLE PUBLIÉ EN OCTOBRE 2016

PREMIER VACCIN CONTRE LA DENGUE, EST HOMOLOGUÉ AU MEXIQUE, AU BRÉSIL, AUX PHILIPPINES, AU SALVADOR ET AU COSTA RICA.

IL A MONTRÉ UNE EFFICACITÉ DANS LA RÉDUCTION DES INFECTIONS SYMPTOMATIQUES PAR LE VIRUS DE LA DENGUE CHEZ LES ENFANTS DE 2 À 16 ANS, DANS LES DEUX PREMIÈRES ANNÉES DE SUIVI.

TOUTEFOIS, UNE PROLONGATION DU SUIVI AVAIT FAIT APPARAÎTRE UN RISQUE AUGMENTÉ D'HOSPITALISATION LIÉE À LA DENGUE CHEZ LES ENFANTS DE 2 À 9 ANS DURANT LA TROISIÈME ANNÉE.

CE RÉSULTAT INATTENDU ÉTAIT JUSQU'À PRÉSENT INEXPLIQUÉ. DANS LA REVUE SCIENCE, NEIL FERGUSON, DE L'IMPERIAL COLLEGE DE LONDRES, ET SES COLLÈGUES ÉMETTENT UNE HYPOTHÈSE.

ILS RAPPELLENT QUE CHEZ LES PERSONNES AYANT ÉTÉ INFECTÉES UNE PREMIÈRE FOIS PAR LE VIRUS DE LA DENGUE, UN DEUXIÈME ÉPISODE D'INFECTION CONDUIT À UNE FORME PLUS GRAVE DE LA MALADIE. PUIS LA GRAVITÉ DIMINUE LORS DES INFECTIONS ULTÉRIEURES. CELA SERAIT DÛ AU FAIT QUE CERTAINS ANTICORPS

INDUITS PAR LA PREMIÈRE INFECTION FACILITENT LA NOUVELLE INFECTION PAR UN AUTRE VIRUS DE DENGUE. PUIS CE PHÉNOMÈNE DIMINUE AVEC LES INFECTIONS ULTÉRIEURES.

(19)

LE CHIKUNGUNYA

Aedes aegypti mesure environ 5 mm. Il est de couleur sombre (marron-foncé, presque noir) et est identifiable grâce aux marques blanches sur ses pattes et un dessin en forme de lyre sur le thorax.

On le distingue du moustique tigre (aussi appeléAedes Albopictus) grâce à cette forme de lyre et à sa couleur (l’aedes albopictus, plus connu sous le nom de moustique tigre comporte quant-à-lui une ligne blanche sur le

thorax, et est nettement plus noir).

(20)

LE CHIKUNGUNYA

Après une incubation de 2 à 7 jours , fièvre , céphalées , myalgies mais surtout DOULEURS

ARTICULAIRES fortement invalidantes ( poignets , chevilles , pieds et plus rarement hanche et épaules ) En langue Makondée ( SE de la Tanzanie et Nord-Est du Mozambique ) CHIKUNGUNYA signifie « qui marche courbé en avant »

Egalement éruption cutanée morbiliforme , au niveau du tronc et des membres , inflammation d’ un ou

plusieurs ganglions lymphatiques cervicaux , conjonctivite

(21)

LE CHIKUNGUNYA

Pratiquement pas de formes hémorragiques ; quelques épitaxis et gingivorragies légères décrites en Asie

Lors de l’ épidémie à la Réunion en 2005 , quelques rares

complications neurologiques graves : méningo-encéphalites et atteinte des nerfs périphériques( affirmées par l’ EMG ) ,

surtout chez les personnes âgées , les patients immuno-déprimés ou les nouveaux-nés infestés in utero

Epidémie en Martinique et Guadeloupe apparue fin 2013 avec en Guadeloupe 81200 cas en 2014 et 150 en 2015 et en

Martinique 72200 en 2014 et 320 en 2015 ; quelques cas recensés en 2013 , dans le Sud de la France

Traitement : repos , antalgiques et AINS ( en dehors de la phase précoce , surtout chez les patients vulnérables ; évaluer le

rapport bénéfice-risque ) , voire corticoïdes

(22)

LE CHIKUNGUNYA

Rémission et séquelles : rémission rapide des signes

cliniques , avec disparition en quelques jours de la fièvre et des manifestations cutanées MAIS les douleurs

articulaires peuvent durer plusieurs semaines voire

passer à la chronicité sur un mode sub-aigu ou chronique sur plusieurs mois , voire plusieurs années , ce d’ autant plus que l’ âge est avancé ; selon une étude africaine 10% des patients présenteraient ces signes 3 à 5 ans après l’ épisode aigu

(23)

LE ZYKA

Maladie arrivée aux Antilles Guyane en 2015 transmise entre autres par l’ Aedes Aegypti et A Albopictus

Arbovirus ( ZIKV ) , famille des Flaviviridae et du genre flavivirus ; tire son nom d’ une forêt en Ouganda ou il a été identifié la première fois en 1947 ; 1ière épidémie en 2007 ( Micronésie ) Fin 2013 ; 55000 cas en Polynésie Française ( 1/5 de la population ) sur 3 mois 19 cas de Syndrome de Guillain-Barré

Clinique typique des autres arboviroses ( fièvre , éruption cutanée , céphalée et arthralgies )

(24)

LE ZIKA

mais également des conjonctivites , 3 à 12 jours après la piqûre .( prurit et éruption cutanée superficielle chez 93% , 72% ont de la fièvre (plus de 38,5°C), 65% des douleurs articulaires et 63% une irritation oculaire ).

+++++complications neurologiques ( syndrome de Guillain-Barré ) ; étude ( épidémie de 13-14 en Polynésie Française ) : 20 fois plus de cas avec une incidence de 2,4 % pour 10 000 cas de Zyka

Probable implication sur les malformations fœtales ( risque de microcéphalies surtout si contaminatioin pendant les 2 premiers trimestres ) IgM détectables par méthode ELISA à J 3 ; réactions croisées avec les autres arboviroses

Diagnostic de certitude par détection du virus par PCR jusqu’ à 10 jours du début

Traitement :

Pas de traitement spécifique ; paracétamol , anti-histaminiques si éruption prurigineuse

Fin de l’ épidémie déclarée par l’ ARS en octobre 2016

(25)
(26)

LA LEPTOSPIROSE

La leptospirose est une maladie bactérienne présente dans le monde entier. Ses principaux réservoirs sont les rongeurs, en particulier les rats, qui excrètent la bactérie ( Leptospira

interrogans ) dans leur urine.

Incidence 100 à 1000 fois plus importante en zone tropicale ; professions exposées

:agriculteurs , égoutiers , éboueurs

Chez l’homme, la maladie est souvent

bénigne, mais peut conduire à l’insuffisance rénale, voire à la mort dans 5 à 20% des cas -

(27)

TRANSMISSION DE LA LEPTOSPIROSE

(28)

LA LEPTOSPIROSE

Incubation de 4 à 14 jours ; de nombreuses formes cliniques allant du syndrome grippal avec atteinte multiviscérale avec syndrome hémorragique

Dans la forme modérée, la maladie débute par une fièvre élevée avec frissons, maux de tête, douleurs musculaires et douleurs articulaires diffuses. Elle peut évoluer vers une atteinte rénale, hépatique, méningée ou pulmonaire. Dans 20% des cas, elle se complique d’un syndrome hémorragique.

Le bilan sanguin retrouve une hyperleucocytose neutrophile et une CRP élevée ( supérieure à 50 et pouvant aller jusqu’ à 300 )

(29)

LA LEPTOSPIROSE – LES SIGNES CLINIQUES

Aucun signe n’est vraiment spécifique mais l’existence d’un ictère conjonctival et de myalgies est

particulièrement évocatrice.

Les formes graves (ictéro-hémorragique ou maladie de Weil) associent insuffisance rénale aiguë, atteinte

neurologique (convulsions, coma) et des hémorragies plus ou moins sévères (pulmonaire, digestive). La

convalescence est longue, mais généralement sans

séquelles. Des complications oculaires (uvéite, kératite) tardives peuvent survenir

Le traitement repose sur l’ antibiothérapie ( amoxicilline , céphalosporines ou cyclines ) assorti d’ une réanimation médicale pour les formes graves

(30)

SOLEIL ET PEAU

Exposition dangereuse aux Antilles entre 10 heures et 16 heures , surtout pour les enfants Protection ++++ crème protectrice de haut indice ( 50 ) , vêtements clairs , chapeau , lunettes de soleil de bonne qualité

UVA : vieillissement cutané , pigmentation , cancers cutanés

UVB : coup de soleil , bronzage , cancers cutanés , synthèse de la vit D

Exposition de 15 mn par jour suffisante

(31)

SOLEIL ET PEAU

Traitement :comme une brulure : antalgique , anti-histaminiques , crème cicatrisane

( FLAMMAZINE ) , phlébotonique si oedème des MI

(32)

BOURBOUILLE

Lésions vésiculeuses de couleur rouge , au

niveau des pli et du dos , apparaissant dans les climats chauds et humides par obstruction des glands exocrines par inflammation des canaux excréteurs des glands exocrines

Atteint les patients en début de séjour ; rôle de la composition sudorale

Traitement : prévention par port de sous-

vêtements en coton ; antiseptiques locaux ( CYTEAL ) ,EURAX , corticoïdes locaux d’ activité modérée , anti-histaminiques en sirop

(33)

IMPETIGO

Affection cutanée , fréquente , très contagieuse par contact , touchant principalement les

enfants, favorisée par la chaleur , compliquant l’ eczéma , la gale une pédiculose ou à la suite ‘ égratignures ou de piqûres d’ insectes .

Staphylocoque doré et Streptocoque retrouvés Eviction scolaire règlementaire de 14 jours Traitement : bains par savon antiseptiques , soins locaux , antibiothérapie par voie générale dans les formes étendues ( acide fusidique à 50/mg/kg/jour ) ; prévention des récidives par bains par savon antiseptiques réguliers associé à des applications d’ acide fusidique localement , à l’ entrée des narines

(34)

LA GALE

Ectoparasitose ( acarien microscopique , le sarcopte ( Sarcoptes scabiei ) ) , très contagieuse ,

prurigineuse ++++ ,sévissant en collectivité , Problème géré par l’ ARS ( cf cas nombreux en milieu scolaire )

Diagnostic devant des lésions évoluant depuis plusieurs semaines ;vésicules , parfois sillons caractère familial

(35)

LA GALE

Traitement

* local le plus souvent par application nocturne pendant 12 heures , 2 jours de suite ( 1 chez les enfants ) , en excluant le visage de benzoate de

benzyle/sulfirame ( ASCABIOL* ) ou SPRAYGAL*

en cas de rupture

* par voie générale : ivermectine ( STROMECTOL ) : 1 cp/15 kg de poids ; CI si <15 kg et chez femme enceinte

Eviction scolaire de 3 jours

Décontamnation dans des sacs pendant 24 heures de tout le linge porté et des draps avant lavage avec produit ascaricide

(36)

LARVA MIGRANS ( « VERS DE CHIEN » )

Pénétration sous la peau d’ ankylostome du chien ou du chat ; impasse parasitaire

Contamination par les déjections des animaux Prurit vespéral +++++

Traitement : simple par application de glace qui inhibe le parasite ; médicamenteux par préparation d’ antiparasitaire associée à une crème anti-prurit utilisée également contre les acariens ( 6 cp de 400 mg d’ albendazole dans 40 g de crotamiton )

(37)

LA DREPANOCYTOSE

Hémoglobinopathie par remplacement de l’ acide

glutamique par une molécule de valine en position 6 sur les chaînes béta de l’ Hb ( 11ème paire de chromosome )

Cette HbS ( pour Sickle , faucille en anglais ) entraine en cas d’ hypoxie , par polymérisation , une déformation des globules rouges entrainant des ischémies capillaires responsables de douleurs osseuses

Les globules rouges passent de 120 à 20 jours de durée de vie ; anémie chronique ( souvent autour de 6 g/

100ml )

La rate des patients drépanocytaires est en outre précocement lésée par les vaso-occlusions. Elle est aussi très sollicitée pour assurer l'hémolyse des hématies falciformes. Elle n'assure

alors plus complètement son rôle dans le contrôle de

certaines infections bactériennes, tout particulièrement les pneumonies et les méningites

(38)

LA DREPANOCYTOSE

Formes homozygotes ( SS ) beaucoup plus graves que

formes AS ; transmission autosomique récessive ; diagnostic par frottis et électrophorèse de l’ Hb

Priorité de Santé Publique avec mise en place d’ un dépistage néo-natal Incidence des formes graves en 2010 : 1/343

naissances en Martinique , 1/297 en Guadeloupe , et 1/297 en Guyane .

(39)

LA DREPANOCYTOSE

Clinique : crises vaso-occlusives ( CVO ) ( os , abdomen, , rein , cerveau , rétines ….) , anémie

hémolytique chronique , infections plus fréquentes ( pneumocoques , méningocoques ) par asplénie

fonctionnelle liée à la destruction de la rate par infarctus répétés

Complications : infarctus cérébraux +++ ( même chez les enfants , HTAP , insuffisance rénale , Autre exemple de complication grave, le syndrome

thoracique aigu. Dans ce cas, la vaso-occlusion affecte le poumon et compromet l’oxygénation de tout l'organisme.

Cela se traduit chez le patient par des difficultés respiratoires et des douleurs dans la poitrine, parfois accompagnées d'une fièvre.

Enfin, la répétition des vaso-occlusions peut aboutir, à la longue, à la nécrose de certains tissus comme l’os

(ostéonécrose de la tête fémorale) ou d'organes comme la rate

(40)

LA DREPANOCYTOSE

Les infections exacerbent les autres manifestations de la drépanocytose (aggravation de l'anémie et favorisation des occlusions vasculaires). D'autre part, elles représentent toujours un risque de mortalité (septicémie foudroyante), tout particulièrement chez les enfants aux mécanismes de défense affaiblis

Traitement : antalgique ++++( morphine )

;oxygénothérapie , folates , transfusions sanguine

,échanges érythrocytaire, hydroxyurée ou HYDREA*

( augmentant la proportion d’ Hb fœtale ) , greffe de moelle osseuse par des cellules souches de donneurs compatibles , réservée aux formes les plus sévères de la maladie ( 20 enfants/an en France )

Quelques pistes d’ avenir grâce à la génétique

(41)

?

Merci

Questions ?

Références

Documents relatifs

La vaccination est le meilleur moyen de protection contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et leurs complications..

Il est recommandé de demeurer sur place au moins 15 minutes après une vaccination, car les réactions allergiques au vaccin sont toujours possibles. Si une réaction

• Fièvre, troubles gastro‑intestinaux, symptômes respiratoires Note : Les réactions à l’endroit où l’injection a été faite sont moins fréquentes chez les enfants. Il

Hépatite B • L’hépatite B se transmet par le contact d’une muqueuse (ex. : la bouche, les organes génitaux) ou d’une plaie avec le sang, le sperme ou les sécrétions

Le vaccin est recommandé si une personne a été mordue par un animal possiblement atteint de la rage ou si la salive de cet animal est entrée en contact avec une plaie ou une

La vaccination est le meilleur moyen de protection contre les gastroentérites causées par le rotavirus et leurs complications.. Avant

La vaccination est le meilleur moyen de protection contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et leurs complications..

• Boutons semblables à ceux de la varicelle (moins de 10 boutons) à l’endroit où l’injection a été faite ou ailleurs sur le corps ; ces boutons sont peu contagieux