HAL Id: jpa-00237470
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Submitted on 1 Jan 1878
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Liquéfaction des gaz
M. Brillouin
To cite this version:
M. Brillouin. Liquéfaction des gaz. J. Phys. Theor. Appl., 1878, 7 (1), pp.45-54.
�10.1051/jphystap:01878007004501�. �jpa-00237470�
45 de
spires
très-distinctes n,comprises
entre deuxpoints
dont lesdistances à
l’origine
sont a etb,
etcorrespondent
à destemps t
ett’, accomplis depuis
le commencement de la chute. Soit deplus
Nle nombre de vibrations que le
diapason accomplit
en une seconde.On a
On trouve d’ailleurs sans
peine
Il suffit de substituer à t’ t et
t’+ t leurs-valeurs,
et l’on obtientApplication à
lacomparaison
desdiapasons.
- En montantsur
l’appareil
diversdiapasons,
onpeut
comparer entre eux leurs nombres devibrations,
et même déterminer la hauteur absolue deson
produit.
Il suffit pour cela de tirer le nombre de vibrations Naccompli
par seconde de la formuleprécédente,
où l’on considère g comme connu.LIQUÉFACTION DES
GAZ;
PAR M.
BRILLOUIN,
Préparateur au Collége de France.
Les
expériences
récentes de M. Cailletet ontrappelé
l’attentionsur le
problème
de laliquéfaction
des gaz. Il n’est pas sans intérêt de retracer comment le nombre des gaz nonliquéfiés
futprompte-
ment réduit à
six,
comment l’étude desliquides produits
a conduità de nouveaux
essais ,
et de faire connaître les derniers résultats obtenus.I.
Historique.
- Lespremières expériences systématiques
deliquéfaction
des gaz sont dues àFaraday (1) .
Ilproduisait
le gaz(1) Annales de Chimie et de Physique, t. XXIV, p. 403; 1823.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01878007004501
dans une branche d’un tube de verre en forme de V
renversé,
ferméà la
lampe,
et l’obtenaitliquide
dans l’autre branche refroidie. Les acidessulfureux, sulfhydrique, carbonique, hypochlorique,
chlor-hydrique,
leprotoxyde d’azote,
lecyanogène,
lechlore,
le gaz am- moniac furent ainsiliquéfiés.
En
appliquant
la mêmeméthode,
avec desappareils
deplus grandes dimensions ,
Thilorier(1)
aliquéfié
et même solidifiél’acide
carbonique;
Natterer(2)
solidifia leprotoxyde
d’azote enle
comprimant
dans un réservoir par unesimple
actionmécanique.
Faraday (3), frappé
des observations deCagniard
de Latoursur la
température
de volatilisationtotale,
sentit la nécessité de refroidir le gaz au-dessous de cettetempérature.
Dans la nou-velle série de recherches
qu’il entreprit alors ,
le gazpouvait
être
comprimé jusqu’à 50atm,
et refroidi en mêmetemps
à- 1 10°
C. ,
parévaporation
dans le vide dumélange
d’acide car-bonique
solide et d’éther. Illiquéfia
ainsi le gazoléfiant ,
lesacides
fluoborique
etfluosilicique, l’hydrogène phosphoré, l’hy- drogène
arsénié(déjà liquéfié
par MM. Dumas etSoubeyran).
Ilsolidifia les acides
bromhydrique
etiodhydrique,
mais non l’acidechlorhydrique;
les acidessulfureux, sulfhydrique, carbonique, hypochlorique,
leprotoxyde d’azote,
lecyanogène
et le gaz am- moniac.L’hydrogène , l’oxygène , l’azote ,
lebioxyde d’azote l’oxyde
de carbone et le gazd’éclairage
nepurent
êtreliquéfiés.
M.
Berthelot 1 ’ ) reprit
cesexpériences
en enfermant le gaz dans lapartie supérieure
d’un thermomètre à mercure ou à acide sul-furique,
àparois
très-résistantes. Lapression
exercée par le li-quide
chauffépouvait
atteindrejusqu’à 800atm,
lors de larupture
du tube. Lesliquéfactions déjà
connues s’obtinrentfacilement,
enrefroidissant,
par de laglace
ou parévaporation de l’éther,
lapartie
du tube
qui
contenait le gaz ; mais aucun des gaz dits per171anentsne
put
êtreliquéfié
dans ces circonstances.Natterer
(5)
soumit ces mêmes gaz à despressions qu’il
évalue( t ) L’Institut, t. II ; 1834. - Annales de Chimie et de Physique, t. LX, p. 427; 1835.
(1) Ann. de Pogg., t. LXII, p. 132; 1844.
(3) Annales de Chimie et de Physique, t. XIII et Xv, p. 257; 1845.
Annales de Chimie et de Physique, t. XXX; 1850.
(5) Annales de Pogg., t. XCIV; 1854.
47 à
1354atm
pourl’oxygène,
et2790atm
pour les autres, sanspouvoir
les
liquéfier.
M.
Andrews (1),
en combinant l’action dumélange réfrigérant
de
Faraday
et depressions plus grandes,
vit ces mêmes gaz con-server leur
état, quand
le volume était réduit à une fractionde
volume initial :M. Melsens
(2)
a utilisél’absorption
des gaz par lecharbon,
etleur
dégagement
par élévation de latempérature,
pourliquéfier facilement,
dans unappareil
deFaraday,
l’acidesulfureux,
lechlore,
l’étherchlorhydrique,
lecyanogène, l’hydrogène sulfuré, l’ammoniaque
et l’acideiodhydrique.
Les
liquides
et les gaz dans levoisinage
duchangement
d’étatprésentent
despropriétés physiques singulières
et tout à fait inat-tendues. Dès
1822, Cagniard
de Latour(3)
a constatéqu’un liquide (l’alcool, l’éther,
le sulfure decarbone , l’eau)
peut se transformer totalement en vapeur, dans un espace peusupérieur
àcelui
qu’il occupait.
Parexemple ,
sous unepression
de37atm,
l’éther se
vaporise
totalement dans un volumetriple
de son volumeinitial,
dans un volumesextuple
sous lapression
de42atm;
c’estd’ailleurs à la même
température
de 150° R. que la transformationa lieu dans les deux cas.
La dilatation du
liquide
avant lavaporisation
est considérable : l’alcool double de volume. La vapeur elle-même a un coefficient de dilation énorme. Thilorier(4)
a retrouvé despropriétés analogues
dans l’acide
carbonique liquide qui,
de zéro à +30°,
se dilate4
foisplus
que les gazpermanents.
(1) Report of British. Assoc., 1861.
Journal de Physique, t. III, p. 27. Dans l’article cité ici, l’acide cyanhydrique est indiqué à tort au lieu. de l’acide iodhydrique.
(3) Annales de Chimie et de Physique, t. XXI et XXII.
(4) Loc . cit.
48
Cette observation de Thilorier avait laissé des
doutes,
maisDrion (1),
en étendant ses recherches à trois corps de naturechimique très-différente,
l’étherchlorhydrique,
l’acide sulfureuxet l’acide
hypoazotique,
a constaté l’accroissementrapide
ducoef-
ficient de dilatation dans le
voisinage
dupoint
de volatilisation totale. Lesexpériences
n’ont pu donner que le coefficient de dila- tationapparente,
évidemment inférieur au coefficientabsolu,
tantà cause de
l’évaporation
que de lacompressibilité
duliquide
et duréservoir.
Ainsi,
l’acide sulfureux àI30°,
c’est-à-dire à une tem-pérature
inférieure de I0o à celle de la volatilisationtotale,
a uncoefficient de dilatation presque
triple
de celui des gaz.Il. Du
point critique.
Les idées émises parCagniard
deLatour sur la
température
de volatilisationtotale,
ont étépré-
cisées dans un Mémoire de M. Andrews
(2)
sur la continuité des deux étatsliquide
et gazeux. Lesexpériences
ontporté
sur l’acidecarbonique,
leprotoxyde d’azote,
l’acidechlorhydrique,
le gaz am-moniac,
l’éthersulfurique
et le sulfure de carbone. C’est de l’acidecarbonique,
étudié par lui avec leplus grand soin, qu’il
sera seule-ment
question
ici.L’éprouvette
en verrequi
contient le gaz est formée de deuxparties,
ungrand
réservoir ouvert à sapartie
infé-rieure et un tube
capillaire
àparois très-épaisses
soudé au réser-voir et fermé à la
partie supérieure.
Elle est renversée dans uncylindre
d’acier formant cuve à m ercure, etassujettie
par un fortécrou,
que traverse seul le tubecapillaire.
Lapression
s’exercepar l’intermédiaire du mercure. Le tube
capillaire peut
être main-tenu à telle
température
que l’on veut par un bainliquide.
On saisit facilement les résultats de ces
expériences,
à la seuleinspection
deslignes
isothermes tracées enprenant
pour variablesindépendantes
le volume v et lapression
p d’unkilogramme
ducorps.
Pour les gaz
parfaits, qui
suivent les lois de Mariotte etGay-
Lussac,
on apv =
apovo T,
T étant la
température absolue ;
a le coefficient de dilatation des gaz ;
C) Annales de Chimie et de Physique, 1859.
(2) Philos. Trans., t. II, p. 575; 1869. _
49
po, v,, la
pression
et le volume du gaz à latempérature
absolue 1de la
glace
fondante.Pour une
température
donnéeT,
la courbe des états du gaz estune
hyperbole équilatère ayant
les deux axes pourasymptotes.
Lagrandeur
du demi-axe estJ2r/wpoVo T.
Pour les gaz facilement
liquéfiables, l’expérience
montre que lacompressibilité
estplus grande
que nel’indique
la loi deMariotte ;
si donc on
prend
le corps à un état déterminé M(fig.I),
etqu’on
trace
l’hyperbole correspondante h,
tous lespoints
de la courbeFig. I.
pour
lesquels
le volume est moindre seront àgauche
del’hyperbole,
les autres au-dessus. La forme sera celle de la courbe t tracée en
traits
discontinus ;
elle sera tout entière àgauche
et au-dessous del’hyperbole,
de mêmetempérature,
déduite de la loi de Mariotte.S’il
s’agit
d’une vapeur que l’oncomprime
àtempérature
con-stante, son état est d’abord
représenté
par une courbe TA(fig. 1) analogue
à lacourbe t ; puis,
la tension maxima pour cettetempé-
rature une fois
atteinte ,
laliquéfaction
commence sanschangement
de
pression,
et, tantqu’elle dure,
l’état du corps estreprésenté
parune horizontale AB. Cette horizontale
correspond
à l’existence simultanée duliquide
et de la vapeur.Quand
tout est devenuliquide,
lacompressibilité
esttrès-faible,
et la courbe remontepresque
parallèlement
à l’axeOp.
Pour les
liquides ordinaires,
le volume Ob est une fraction sipetite
de 0 aqu’on
nepourrait
pas lereprésenter
sur lafigure. Mais,
au
voisinage
dupoint
de volatilisationtotale,
lesexpériences
deCagniard
de Latour montrent que O bpeut
êtrejusqu’à 2
etjus- qu’aux4 5
de O a.Quand
latempérature s’élève,
Oadiminue,
Obaugmen te , et la courbe des
points
A est la courbe des tensions maxima de la vapeur.Traçons,
parexemple,
les deux courbes isothermespour ’r
etT +I. La
petite
horizontale vv’ est la dilatation duliquide
de Tà
T+
17 sous lapression
constante p. La droite bb’ est la dila-tation du
liquide
de T à T + l,lorsque
lapression
est constam- lnentégale
à la tensionmaxima ;
c’est cequ’on
mesure(à
la com-pressibilité près
desenveloppes)
pour les gazliquéfiés ;
et lesexpériences
montrentqu’elle
croît très-vite avec latempérature
etdevient bien
plus grande (trois
etquatre fois)
que la dilatation des gazpermanents.
Les
expériences
deRegnault (1) ’)
sur les tensions des vapeurs saturées d’ungrand
nombre de corps montrent que l’accroisse-ment de tension maxima pour une élévation de
température
deIo,
c’est-à-dire la distance verticale B’b" des deux droites AB etA’B’,
va diminuant
quand
latempérature s’élève;
cette diminution étaitparticulièrement rapide
pour l.’acidecarbonique,
de 25" à28°,
latension
paraissant
tendre vers un maximum peuéloigné.
Ainsi,
pour ces deux causes, si l’on trace la courbe despoints 13B’ (dont
on ne voitqu’un
élément sur lafigure), l’expérience
in-dique qu’elle
devient très-concave vers l’axe des volumes. La ten-sion maxima tendant vers un maximum
quand
latempérature
augmente, la courbe des
points
AA’ sera aussi très-concave versl’axe 0 v. Ces deux courbes doivent se
rejoindre,
comme deux bran-ches d’une seule et même courbe AA’B’B
(fig. 9-),
dont l’ordonnée maximumcorrespondrait
à latempérature
de volatilisation totale.C’est ce
qui
alieu, d’après
lesexpériences
de M. Andrews.En
comprimant simultanément,
dans deuxappareils identiques,
(1) 3Iémoires de l’Académie des Sciences, t. XXVI, p. 626.
5 I de l’acide
carbonique
et del’air,
et en admettant que lapression
.soit sensiblement l’inverse du volume de
l’air,
M. Andrews a pu déterminer parpoints plusieurs
courbes isothermes de l’acide car-, Fig. 2.
bonique représentées
dans lafig.
2, où les ordonnées sontexpri-
mées en
atmosphères
àpartir
de47atm.
A mesure que latempérature
est
plus élevée,
lalongueur
de lapartie
horizontale de cette courbediminue,
la distinction desdeuxi branches, liquide etvapeur,
devientplus difficile;
vers30°,9,
il ya vaporisation
totale. Un faiblechange-
ment de
température produit
desespèces
destries,
commelorsqu’on
mêle des gaz à différentes
températures.
La courbe n’aplus
departie
horizontale du tout. C’est là lepoint critique.
Pour desterlpératures
un peuplus élevées,
la courbe i sothermeprésente
encore un
changement
deconvexité,
mais n’aplus
detangente
horizontale.
Enfin,
à48o,
la convexité restetoujours
de même sens,et la courbe n’a pas de
poi--it
d’inflexion.Ainsi la courbe
qui
relie les extrémités desparties
horizontalesse ferme vers le
haut;
un corps nepeut
être enpartie
gazeux enpartie liquide
que si son état estreprésenté
par unpoint
situé àl’intérieur de la
région
ainsi limitée. Onpeut
passer de l’état gazeux à l’étatliquide
en suivant une courbequi
traverse cetterégion ;
lesdeux états existant simultanément
pendant quelque temps,
le chan-gement
sera visible.Mais,
si l’on suit une série d’étatsqui
ne ren-contrent pas cette
région,
il seraimpossible
des’apercevoir
du chan-gement ;
parexemple,
M. Andrews apris
de l’acidecarbonique
gazeux, l’a chauffé vers
50°,
etcomprimé
à 150atm. En lelaissant ensuite refroidir au-dessous du
point critique,
on n’apu reconnaître à aucun moment le moindre
changement phy- sique
dans la masse.Cependant
le gaz est devenuli quide ;
car si l’ondiminue la
pression,
on le voit entrer en ébullition.Ainsi cette courbe limite une
région
danslaquelle
le passage de l’étatliquide
à l’état gazeux se fait avecchangement brusque
despropriétés physiques,
où lechangement
estvisible,
et les deuxétats distincts.
III.
Expériences
de M. Cailletet. M. Cailleteta entrepris
une nouvelle série
d’expériences. L’appareil
est tout à fait semblable à celui de M. Andrews. Lapression
estproduite
par une pressehydraulique ( fig. 3).
Le gaz pur et sec est introduit dansl’éprou-
vette
PT, placée
d’abordhorizontale,
par le tube decaoutchouc
H(fig. 4) ; quand l’éprouvette
estpleine,
on la redresse(fig. 3),
etla
goutte
de mercureG,
endescendant,
isole le gaz de l’intérieur. Lafigure
montrel’éprouvette fixée,
par un gros écrou de bronzeA,
àla cuve de fonte B
qui communique
avec la pressehydraulique
par le tube latéral A’. Dans cetappareil, l’acétylène
a été d’abordliquéfié
parsimple pression.
La transformations’opère
encore à3I°;
lepoint critique
est doncsupérieur
à cettetempérature.
Pourle
bioxyde d’azote,
laliquéfaction qu’on
n’obtient pas à + 8° seréalise
à 2013 II°,
cequi place
sonpoint critique
dans levoisinage
(1) Comptes rendus, novembre et décembre 1877.
53 du zéro.
Mais,
si on laisse détendre à + 8° lebioxyde
d’azote com-primé,
le tube serempfit pendant
un instant de brouillard.Cette
observation a conduit M. Cailletet à une méthodesimple
etélégante
Fig. 3.
pour montrer la
liquéfaction
des gaz. Son succès tient au refroidis-sement considérable du gaz
pendant
ladétente, qui
abaisse latempé-
rature bien au-dessous du
point critique. Après
avoircomprimé
legaz
jusqu’à
250 ou3ooatm,
on attendquelques instants,
pourque
Fig. 4.
l’échauffement du à la
compression
aitdisparu, puis
on ouvre unrobinet à vis
V’(fig. 3),
queporte
la pressehydraulique;
le gaz chassebrusquement
l’excès deliquide,
et sapression
tombe à ¡atm.Pour nous faire une idée du refroidissement que l’on obtient
ainsi,
déterminons l’abaissement detempérature qui
aurait lieupour un gaz
parfait. Supposons
que la détente se fasse sansperte
ni
gain
dechaleur,
et que la loi de Poisson resteapplicable, hypo-
thèse évidemment inexacte dans le cas
qui
nous occupe,puisque
le gaz se
liquéfie;
on auray étant le
rapport
des deux chaleursspécifiques,
àpression
et à vo-lume constants;
T1, T2
P1, p2, lestempératures
absolues et lespressions
au dé-but et à la fin .
Soient,
parexemple,
c’est-à-dire a33° au-dessous de la
glace
fondante. Onpeut
bien admettre que si le gaz ne seliquéfie
pas, satempérature
baisseravers 2ooO. Il est même à remarquer
qu’un grand
accroissement de lapression
initialen’augmente
pasbeaucoup
le refroidissement.Ainsi,
enpartant
de280oatm,
que Nattercr dit avoirobtenues,
etde la
glace fondante,
latempérature finale,
ensupposant
la loi de Poissonapplicable,
serait - 25o".Par cette nouvelle
méthode,
M. Cailletet a observé un brouillardtout semblable à celui
du bioxyde d’azote,
avec leformène, l’oxyde
de carbone et
l’oxygène,
pour unepression
initiale de 3oo"-.Dans les mêmes
conditions,
la détente n’a nullement altéréla
transparence
des deux derniers gazpermanents,
l’azote etl’hy- drogène ( 1 ).
(1) Cette Note a été rédigée à propos d’aiie Communication de M. lB1ascarl faite à la Société de Physique sur les expériences de M. Cailletet le 21 décembre 1877. Depuis
cette époque, M. Cailletet a annoncé dans les Comptes rendus que l’azote et l’hydro- gène ont présenté pendant la détente une très-légère buée. De son côté, M Pictet a
réussi à liquéfier l’oxygène par un procédé tout dînèrent (voir Comptes rendus,
séance du 2 décembre 1877). D’après de nouvelles expériences, il aurait même solidifié
l’hydrogène.
Les Arcllives des Sciences naturelles de Genève viennent de publier, dans le numéro de janvier, le Mémoire de M. Pictet Sur la liquéfaction de l’oxygène. Nous l’avons reçu aujourd’hui i·r février seulement : une analyse de cet important Mémoire paraitra
dans le prochain numéro du Journal. C. D’A.