Décembre 1974 No 12
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eannée 56 pages
Fr. 2.50 ILLUSTR
REFLETS FRIBOURGEOIS
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aux sports d'hiver
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29e année Décembre 1974 No 320
SOMMAIRE Editorial
Calendrier des manifestations La joie de Noël
Entre l'église et la pinte Educateurs spécialisés et AFJC Une agence de voyage à Fribourg 8 Hyper-marché Jumbo de Moncor 9 Romands de la Chanson 12 Flashes du Lac 13 Art de bien manger 14 8e district fribourgeois 18 Centre Bosch de Granges-Paccot 21 Colonies de vacances de Jaun 24 Galerie de Jaun 26 La danse, art éternel 28 FI découvre Rössens 30 Flashes de la Gruyère 36 Flashes de la Sarine 39 Une adresse gastronomique 40 Flashes de la Glâne 42 Amicale IV/14 à Cheyres 43 L'homme et le temps 44 Vétérans musiciens à St-Aubin 45 Flashes de la Broyé 46 3e âge 48 Jeunesse et Sport 49 Nouveau centre équestre de Prez 51 Les défunts 53 Humour FI 55 L'arbre de lumière est présenté com¬
me le symbole de l'amour chrétien et de l'unité de la famille. (Voir page 5).
Photo: Fribourg-lllustré
Dans les 7 districts
DISTRICT DE LA SARINE Chef-lieu: Fribourg (037) Feu: abonnés de Fribourg: 18 Autres réseaux: 22 30 18 Police: appels urgents: 17 Brigade de circulation: 21 11 11 Ambulance: 24 75 00
Administration communale: 81 21 11 Préfecture de la Sarine: 21 11 11
Union fribourgeoise du tourisme: 23 33 63
DISTRICT DE LA GRUYERE Chef-lieu: Bulle (029)
Feu: 18 — Police: 2 56 66 Ambulance: 2 75 21
Administration communale: 1 78 91 Préfecture de la Gruyère: 2 88 88 Office du tourisme: 2 80 22
DISTRICT DE LA BROYE Chef-lieu: Estavayer-le-Lac (037) Feu: 18 — Police: 63 13 93 Ambulance: 63 21 21
Administration communale: 56 70 52 Préfecture de la Broyé: 63 10 05 Office du tourisme: 63 12 17 Aide familiale: 63 16 95
DISTRICT DE LA VEVEYSE Chef-lieu: Châtel-St-Denis (021) Feu: 56 75 18 — Police: 56 72 35 Ambulance: 56 71 78
Administration communale: 56 70 52 Préfecture de la Veveyse: 56 70 14 Société de développement: 56 71 51 DISTRICT DE LA GLANE
Chef-lieu: Romont (037) Feu: 18 — Police: 52 23 59 Ambulance: 52 27 71
Administration communale: 52 21 74 Préfecture de la Glâne: 52 23 08 DISTRICT DU LAC
Chef-lieu: Morat (037)
Feu: 18 — Autres réseaux: 71 20 10 Police: 71 20 31
Ambulance: 71 28 52
Administration communale: 71 33 33 Préfecture du Lac: 71 22 57
DISTRICT DE LA SINGINE Chef-lieu: Tavel (037) Feu: 18 — Police: 44 11 95 Ambulance: 44 14 12
Administration communale: 44 11 56 Préfecture de la Singine: 44 11 20
REFLETS FRIBOURGEOIS Edition, impression, administration:
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35, route de la Glâne 1700 Fribourg
Rédacteur responsable:
Gérard Bourquenoud
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Editorial
Evénements
Le temps de la grisaille
L'automne 1974 laissera un triste souvenir au point de vue météorologique. Il y a plus d'un demi-siècle que nous n'avions connu un mois d'octobre aussi mauvais. Le froid, la pluie et la neige sont les éléments qui ont perturbé les vendanges dans certaines con¬
trées de l'Europe, et compromis les récoltes.
On a vu, en France du Nord, la troupe venir au secours des agriculteurs afin de les aider à sauver une partie de leur récolte de pommes de terre. Cela juste au moment où de tous côtés, on annonce des déficits dans les stocks de produits nutritifs. Les difficultés rencon¬
trées par les betteraviers excitent la spécula¬
tion dans le domaine du sucre. Il voit son prix monter en flèche, même sur les marchés de gros.
Pourtant, la météorologie n'est pas le seul domaine où des perturbations inopportunes se font sentir. Le monde politique et indus¬
triel donne aussi des sujets d'inquiétudes aux gouvernements et aux peuples eux-mêmes.
Si nous regardons vers le sud, nous voyons une Italie qui est depuis des semaines, à l'heure où nous écrivons, sans gouvernement.
La ronde des hommes politiques se poursuit depuis que les chrétiens démocrates ont pris le pouvoir. Elle amène toujours les mêmes hommes à la tête du gouvernement; sans que pour cela la situation économique et financiè¬
re du pays s'améliore. On a dit que l'Italien n'avait pas suffisamment le sens de l'Etat. Il a connu pendant trop longtemps la royauté, puis le fascisme pour pouvoir se dégager d'une certaine gangue d'autoritarisme, auto¬
ritarisme qui favorise souvent les compromis¬
sions et les abus de pouvoir. Tout récemment encore, le chef de la police secrète de l'Italie a été arrêté, à la suite de nombreux scandales.
Le pays a connu aussi une vague d'attentats plus ou moins meurtriers. Jamais les auteurs n'ont pu être découverts. De plus, les enlè¬
vements sont enregistrés ici et là, obligeant des familles fortunées à payer des énormes rançons. Ainsi, après avoir connu ce qu'on a trop facilement appelé le miracle italien, la république connaît aujourd'hui une situation quasi catastrophique. L'aide financière de l'Allemagne fédérale ne semble avoir été qu'un emplâtre sur une jambe de bois.
L'image que nous présente la France en ce mois de novembre n'est guère satisfaisante.
Depuis le début du mois, une grève des cen¬
tres de tri postal paralyse quasi complète¬
ment les échanges. Le commerce et certaines petites entreprises pâtissent gravement de cette situation.
On peut constater que dans notre société moderne, qui a mis sur pied des mécanismes compliqués, il suffit d'un grain de sable pour que toute la machine s'encrasse. Imagine-t-on chez nous que cesse tout trafic postal au mo¬
ment même où on s'est efforcé de développer les moyens de paiement par chèque et où les guichets postaux se sont transformés en office général de paiement. Pour en revenir à ce qui se passe dans la cinquième république, on peut se demander la part prise par la politique dans l'agitation sociale et revendi¬
catrice. Certes, les dirigeants syndicaux affir¬
ment que les arrêts de travail sont unique¬
ment dus à des causes salariales. Mais ce désordre se serait-il déclenché si il y avait M.
Mitterand au pouvoir? C'est tout de même une question qu'on pourrait se poser.
N'oublions pas que depuis l'élection du président Giscard d'Estaing, il n'est pas de jour où on n'ait proclamé que le chef de l'Etat conduisait une politique personnelle quasi- dictatoriale. Que la volonté du pouvoir était tel que le citoyen n'avait plus rien à dire.
Fait à relever les dirigeants communistes, socialistes et de la majorité de gauche ont refusé de répondre à une invitation a se ren¬
dre à l'Elysée pour essayer de s'entendre sur les problèmes principaux qui se posent au pays. A vrai dire, ce refus de se prêter à un compromis possible conduit à se demander si, au cas d'une victoire de la gauche, une même intransigeance, mais dans le sens con¬
traire, ne se serait pas également installée dans le pays?
Il ne faudrait cependant pas l'oublier, si les inquiétudes se font sentir dans bien des mi¬
lieux des services publics, cela est la consé¬
quence du marasme que l'on commence à observer dans l'industrie.
Il n'est pas exagéré que nous nous trou¬
vons aujourd'hui à une sorte de tournant.
Depuis une vingtaine d'années, le monde occidental est engagé sur la voie de l'expan¬
sion et de l'augmentation du niveau de vie des individus. C'est une vérité première que de rappeler que s'est développée une vérita¬
ble société de consommation. Tout le régime industriel est en cause. Les grandes sociétés multinationales de produits, pour financer leurs investissements n'ont pas cessé de pousser à la consommation. On a vu certains économistes professer que nous étions entrés définitivement dans une ère d'expansion qui ne connaîtrait pas de limites. Alors chacun s'en est donné à cœur joie.
On se gaussait des Cassandres qui osaient crier «casse-cou». Ces derniers voyant leurs prévisions pessimistes infondées, finissaient aussi par se ranger dans le camp de ceux pour qui tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Il semble pourtant que le temps des Cassan¬
dres est malheureusement venu. Pour casser l'expansion il fallut l'action brutale des pays producteurs de pétrole, ce pétrole qui est le produit de base de l'énergie. Les Arabes ont menacé de fermer le robinet. Ce fut un beau tollé et la vague de fond résultant de l'action des pays producteurs risque de causer d'énor¬
mes dégâts dans les économies occidentales.
L'industrie automobile, il ne faut pas l'ou¬
blier, a été jusqu'à ces dernières années celle qui occupait le plus de monde à la surface de la Terre. D'autre part, et marchant sur les traces de Ford, pour mettre la voiture à por¬
tée de la bourse des masses, elle a construit des usines géantes ou collaborent des milliers
d'ouvriers. Or, la diminution d'activité dans ces entreprises géantes et les conséquences des arrêts de travail ont eu immédiatement des répercussions dans l'ensemble du monde industriel. On assiste brusquement à une sorte de retour de flamme.
De tous côtés on note des diminutions d'activité. Les commerçants, qui avaient l'habitude de forcer l'importance de leurs stocks, se tiennent sur la réserve. Les carnets de commande se remplissent difficilement. A cette situation s'ajoutent encore les mesures prises par les Etats pour restreindre le crédit.
On s'aperçoit alors que le slogan souvent formulé et qui affirmait qu'il fallait avoir des dettes pour s'enrichir n'est plus de mise. Au contraire, les difficultés d'obtenir de l'argent frais obligent certaines entreprises a dimi¬
nuer leur production, et c'est alors le com¬
mencement d'un engrenage fatal qui s'amor¬
ce. Depuis le début de novembre, on a pu voir en Suisse des informations annonçant qu'ici et là des entreprises étaient contraintes de licencier du personnel.
Certes, il n'y a pas encore péril en la de¬
meure. Mais on se demande vraiment si nous pourrons échapper aux conséquences de l'orage économique qui fait entendre des grondements à nos frontières?
Dans la presse allemande, il n'est question depuis quelques semaines que des inquiétudes que font naître la crainte d'un chômage que l'on croyait aboli à tout jamais.
Brusquement les ménagères sont plus atten¬
tives à leurs dépenses journalières. Tout récemment, dans un des grands magasins de la Suisse romande, une vendeuse confirmait notre impression et constatait que le volume des ventes avait baissé. Situation nouvelle que les distingués économistes n'avaient cer¬
tes pas prévue. Tous les économistes, tous les analystes des marchés sont en quelque sorte des irresponsables. Ces prophètes d'une nou¬
velle société industrielle qui annonçaient un véritable âge d'or, vont oublier leurs belles démonstrations pour en prêcher d'autres.
Optimisme tout de même
Faut-il rappeler que ce sont les membres du Club de Rome qui ont lancé le premier cri d'alarme au sujet de l'emballement de la civilisation industrielle occidentale. Ces sa¬
vants, lors de la réunion qui vient de se ter¬
miner, ont constaté qu'il était possible de vaincre les difficultés qui se levaient à l'hori¬
zon de notre société moderne. Pour cela, il est indispensable que les égoïsmes de groupe et aussi les égoïsmes individualistes s'atté¬
nuent dans la mesure du possible. Il convient que les hommes politiques travaillent à conduire les économies sur des voies nou¬
velles. Il faut absolument ralentir le rythme de croissance des nations industrielles.
Les organisations internationales doivent aussi être rendues plus efficaces afin de mieux pouvoir s'opposer aux crises économiques qui menacent le monde. Il faudrait aussi promouvoir une saine gestion des ressources du globe.
Ne l'oublions pas, un chômage massif peut mener aux pires aventures politiques. A moins, comme le pensent certains, que le désaroi des nations occidentales en face de la récession industrielle, ne fournisse en défini¬
tive des armes au communisme? C'est une question qu'on peut se poser aujourd'hui.
Géo
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