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L'industrialisation des maisons individuelles
Ser
TID. N21t2f'no.
363
c.
2
BLDG
CONSEIL"NATIONAL DE RECHERCHES DU CANADA
DIVISION DES RECHERCHES SUR LE SATIMENT
L'INDUSTRIALISATION DES MAISONS INDIVIDUELLES
A
セᄋャA.I- \'
83-
6- 2
PAR
H. B. DICKENS ET A. T. HANS
REPRODUIT AVEC LA PERMISSION DE
LA RECHERCHE
A
LA PRATIQUE: LE DEFI DE L'APPLICATION CIS 5e CONGRES, PARIS - VERSAILLES, JUIN 1971P. 523 - 528
BULLETIN TECHNIQUE NO 363 DE LA
DIVISION DES RECHERCHES SUR LE BATIMENT
OTTAWA
AOOT 1972
La presente etude est publiee par la Division des Recherches en bセエゥュ・ョエ du Conseil National de Recherches pour contrib-uer
a
l'ameIioration des methodes de construction au Canada. Toute reproduction. totale ou partielle, devra セエイ・ autorisee par l'editeur de l'original. La Division de Recherches ・ョbセエゥᆳment se fera un plaisir d'aider ceux qui voudront obtenir cette autor is ..tion.
On peut se procurer les publications de la Division des Recher-ches en Batiment en joignant une remise
a
la demande (man-dat de banque, postal ou par expres, cheque payable au paira
Ottawa, adresse au Receveur general du Canada et credite au Conseil National de Recherches). Les demandes seront adres-ウセ・ウ au Conseil National de Recherchesa
Ottawa. Lestimbres-poste ne sont pas d.cceptes.
On peut se procurer sur demande la liste des publications de la Division des Recherches en Batiment en s'adressant
a
la Section des publications de la Division des Recherches enbセエゥMI
J
industrialisation des maisons individuelles
H. B. DICKENS et A. T. HANSEN Chefs du groupe Normes et Standards
Division de Recherches du Biitiment, Consell National de Recherches du Canada Ottawa
Le stade de l'industrialisation
L'ossature en bois est, de loin, Ie syst(:me de cons-truction Ie plus utilise pour les maisons individuelles au Canada (pour plus de 80
%
des constructions). On peut l'adapter aussi bien a la production en usine qu'a la construction sur chantier. II en resulte de nombreux degres de prefabrication suivant les pourcentages de travaux en usine et sur chantier. Ce degre de prefabrication est fortement influence par les moyens financiers et Ie choix, et varie d'un constructeura l'autre.La maison du type construit sur chantier peutcomporter des elements prefabriques tels que portes et fenetres montees, fermes, montants precoupes, placards de cuisine, parois prefinie5, foyers et conduits fabriques en usine. En outre, la maison peut etre entierement construite en usine comme les maisons mobiles. Entrent aussi dans cette categorie, les maisons fractionnees, construites en deux moities a I'usine et assemblees sur fondations realisees sur place. Entre ces deux extremes, on peut encore trouver plusieurs degres de prefabri-cation.
L'absence d'une definition admise par tous de la « prefabrication» rend difficile l'evaluation statistique de I'extension de la prefabrication au Canada. On estime a 20
%
Ie nombre des maisons individuelles«prefabriquees». Le terme «prefabrique » implique en general que l'ossature et l'enveloppe des murs exterieurs s'effectuent en usine. On n'inclut pas ici les maisons mobiles.
La construction sur place
La majorite des maisons etant encore construites sur place, on commet ordinairement une erreur en pensant que I'industrie n'utilise pas toutes ses possibilites. Un regard plus attentif mettrait en evidence Ie developpement considerable des techniques et des materiaux de construc-tion qui resulte du processus d'evoluconstruc-tion menant a des
ameliorations dans Ie rendement global de I'industrie. Non seulement Ie perfectionnement des machine:;-outils a grandement accru la productivite individuelle, mais une part toujours croissante de travail en usine entre dans les materiaux a partir de5quels la maison e:;t construite sur chantier.
En 1965, la Division de Recherche sur Ie Batiment du Centre National de Recherche du Canada a fait une etude sur les couts de construction sllr place d'un type de maison a ossature en bois. Cette etude exprimee en couts de main-d'reuvre et materiaux en 1969, montre que seulement 24
%
du caOt total d'une maison cons-truite sur place e:;t dO au travail, 74%
au coOt des mateliaux et 2%
a I'equipemeilt. La figure 2 montre Ie rapport entl e Ie cout de la construction sur place et Ie prix de vente definitif.II faut 714 heures de main-d'reuvre pour construire une maison, terrassement et fondations compris. La construction du gros reuvre demande
a
peu pres 600 heures de d'reuvre. Le rapport entre Ie prix de la main-d'reuvre et Ie colit de chague operation varie beaucoup, de 7 セ[L[ pour la plomberiea
74%
pour ]a peinture (tableau 1 page 524).Figure 1 Maison type construite sur place
THEME 12 a
3. 1,9 セセ duCOUItotalcorre,pondaitala location du materiel.
2. 90,1 %du emit du lerrassemenl et 0.5 %du caul des allees. pour pietons et voitures correspondaienlitJa location dumateriel.
2,1 1,0 2,4 0,0 268,26 (.) 67,7 130,95 88.1 307,78 (.) Eloments du eoiit("In) ,...
-
セセ
Mセ,.
-27,5 72,5 842,21 6,5 33,0 67,0 324,11 2,5 16,4 83,6 2150,27 16,5 18,4 81.6 304,83 2,3 15,0 85,0 191,92 1,5 12,1 87,9 748,82 6,0 7,4 92,6 I 121.43 8,6 24,8 75,2 603,59 4,6 15,7 84,3 645.67 5,0 43,6 56,4 734,30 5,7 17,9 82,I I 469,72 11,3 20,2 79,8 553,40 4,3 24,3 75,7 695,60 5,4 34,4 65,6 145,51 1,1 35,6 64,4 279,32 2, I 38,0 62,0 645,26 5,0 30,0 70,0 231,77 1,8 74,2 25.8 330,97 2,5 94,1 5.9 243.41 1,8 - -
-23,9 74,2 12994,20 100,0 (") Operation
Le premier critere pour justifier la production indus-trielle doit etre d'ordre economique - produire des maisons qui seront moins cheres que les maisons equi-valentes construites sur place. 11 faut donc economiser sur les materiaux ou sur la main-d'reuvre, ou sur I'un et l'autre ilIa fois. Cette economie doit etre suffisante pour compenser les frais generaux plus grands, inhcrents it la production en usine, tels que I'interet du capital investi, iG。ュッイエゥウセ・ュ・ョエ du materiel, les impots, Ie chauffage et I'assurance. Lorsque Ie marche est peu actif, I'usinier est en desavantage evident par rapport it I'entrepreneur construisant sur place qui peut avoir des frais generaux fixes relativement moindres.
J. Les couts de main-d'c:ruvre sont basessur Iet3UX cQuramment pratique en 1969 dans la fegiond·Oltaw:'l. avec une augmentation de 10%pourles charges ウオーーィセュ・ョエ。ゥイ」ウ : conges payt:s, caisse de retraile, ゥョ、・ュョゥエセ aux travailleurs. assurance chomage. etc.
fッョ、。エゥッョセ (semelles et canalisations
comprises) .
Plancher du rez-de-chaussee (blocage inclus) .•... Charpente brute . Couverture et cheneaux . Isolation et barriere de vapeur . Portes extcrieures, fenetres (huisseries, contre-fenetres et chassis compris) .. Plomberie (comprcnant Ics
raccordc-ments .
Electricite (comprenant requipement de la cuisine) .
Chauffage .
Revetements muraux (panneaux,
carre-lages) .
Menuiserie intcrieure et finitions . Planchers en bois dur (avec ponlOage et
finition) .
Revetement de sol plastique et cera-mique (avec sous-couche et chare) Placage en briques . Chemineed litre . Revetement en aluminium. bandeau et frises (y compris polissage et papier) Cloisons et plafonds en contre-plaque et
parements extericurs en bois . Peinture exterieure et interieure . Divers (nettoyage, reparations, etc.) ..
Totaux .
Gazon. finitions exterieures 32,3 Allees (pietons et voitures), escaliers
ex-terieurs .. . . .. 11,4 Terrassement . . . 9,9
Tableau I Resume des couts de la construction sur place (/llaisoll
construite sur place)
Travail
14%
/IN!l
f
ULL",lU:
E••:.:::...
. : : ; : : : : :: chargesャゥョqョ」ャセイ・ウ 42% : : : : : : : : : : : : : : :·:···UNj//I!IJ}U··
I_es maisons construites en llsine
Les avantages de la prefabrication sont evidents: la construction de,; ient independante des conditions atmospheriques et on peut organiser les operations sur une chaine de montage avec un equipement reduisant Ie nombrc d'ouvriers specialises.
Fi!!lIre 2 Decomposition des couts dans Ie prix de vente final
Le pourcentage de 24
%
quirepresente
Ie coGt total de main-d'reuvre pour une maison construite sur place est peu eleve quand on Ie compare aux 40 et 50%
habituels il ya une vingtaine d'annees. Cela reflete I'extension de I'industrialisation dans la construction sur place, realisee gracea
I'emploi de materiaux et d'elements impliquant un important travail en usine et un emploi croissant de machines. Cette tendance it I'industrialisation du batiment est indiquee d'autre part, par les valeurs de "index du coGt de la construction. Dans la periode s'etalant de 1949 it 1969, les coGts de construction par unite de surface de plancher se sont eleves d'environ 81%,
egalant la hausse du coGt des materiaux pendant cette periode. Dans Ie meme temps, les salaires ont aug mente de 226%.
Si on ad met que I'on utilisea
peu pres les memes materiaux de construction en 1969 qu 'en 1949, on verra alors que la productivite de la construction sur chantier a presque double, au cours des vingt dernieres annees. Pour la maison de 1969, il ne faut que 55%
de la main-d'reuvre qu'exigeait la maison de 1949.LES TECHNOLOGIES INDUSTRIAUSEES : LES MAISONS INDlVlDUELLES
Figlfre 3 Importance approximative de la main-d'ceuvre pour les
dlfferents degres de prefabrication, actuellement pratiques dans les mal sons
a
ossature en bois10 20 30 40 50 60 70 80 90 'I,
TrO'Joil deprefabricationpor roppor' au tra ....ail total%
1(.
1EntltftfTH!f1f \ en l,",Uy'e Iyl
(b) POrllelI
セイョ・ョヲ :r-enCl!!'uvre Debutde P,.fobneo"on deNc
)p,.fobricotionOー\Lョョ・ッオセ
finisI
Ponneou fini et noyau _ Volume , _
I
NIdI
limlwtonce pmboble) transportable ; - ----r--
(e), T · ' I HGセ -'2YQ!I..!'l!.o- ---T_----
I
MMセ --0 T'ov<nl d. p"lobnco"," セN-
-I
,
.1--'-o 20 400 1400 '200 セ 600 E o zg
g 000..
"
セ セ 800 セ ." Les maisons prefabriquees, autres que les maisonsmobiles. sont pratiquement sembtahles aux maisons
construites sur place. Tant qu'il s'agit d'economiser sur
Ie materiau, il y a peu
a
gagner dans la productionindus-trielle. Vachat de materiaux en grosses quantites peut mener 11 des economies, mais ceci est egalement valable pour les grands constructeurs sur place. II est donc evident, que toute economie dans la production indus-trielle doit etre realisee par une reduction des coOts de main-d 'ceuvre. Vetude precedente sur les prix a montre que les couts de main-d'ceuvre pour une construction
sur place ne sont que 24
%
du cout total; de ce fait, lespossibilites d'economie sont limitees dans ce domaine egalement. La main-d 'ceuvre pour les operations telles que 1a manutention des materiaux peut meme etre plus elevce dans la production industrielle que dans la construction sur place. II faut ajouter que Ie produit fini doit etre transporte de l'usine au Iieu de construction ce qui accrolt encore les frais.
II y a plusieurs セョョ・・ウL la Division de Recherche sur
Ie Batiment a entrepris une etude sur la maison prefa-briquee au Canada [3]. Cette etude comprenait une enquete aupres des differents constructeurs de maisons prefabriquees pour determiner Ie prix total de la
main-d 'ceuvre requise,
a
la fois sur Ie chantier eta
I'usine auxditferents degres de prefabrication alors rn usag:. La figure 3 montre les resultats de cette enquete. La combe des heures de main-d 'ceuvre n'interesse que la superstruc-ture et n'inclut pas Ie travail de fondation, de terrassement et d'amenagement du paysage.
La forme de la courbe indique que la main-d'ceuvre, totale est singulierement rectuite, lors des premiers degres de prefabrication. A mesure que l'on allgmente Ie travail en llsine, la main-d'ceuvre totale diminue moins vite. En meme temps que Ie degre de prefabrication augmente, la complexite et les dimensions de l'usine de prefabri-cation augmentent aussi et, simultanement, les frais generaux et les charges, A moins qu'it y ait une grande difference entre les salaires d'usine et de chantier, il peut n'y avoir aucune justification economique pour accroitre Ie degre de prefabrication au-dela d 'un certain stade.
Exemple c"oisi
Un bungalow, 1000 pieds carres de surface, pas de ma90nnerie.
Degre (a) - Elltierement sur place.
Peu d'elements precoupcs, prefabrication reduite, it part les fe· netres (Ie travail pour la fabrication des fenetres n 'est pas compte
ICI).
Degre (b) • ParTiellement Sill' place.
Ossatures precoupees, fermes et menuiseries prefabriquees.
Degre (c) - Debut de prefabricaTion.
Ajouter au degre(b) :
Murs et cloisons prcfabriques, revetus cl'un cote, portes prefa-briquees (montces).
Degre (d) - Prefabrication de pallneaux finis.
Ajouter all degre (c):
Murs et cloisons prCfabriques, revetus sur les deux faces. Incor-poration partielle de I'electricite, pignons prefabriques; incorpo-ration partielle de la plomberie et du chauffage.
Degre (e) - Panneaux finis et noyall.
Ajouter au degrc(d):
Elements de toiture prCfabriques, elements de plafonds prCfabri-ques (parfois), incorporation de l'electricite plus complete, « equi-pement» elect rique. Murs comportant les installations de plom-berie et leur raccordement, murs de C,uisine avec menuiserie, murs desw.e. Dispositif de chauffage et nkcordement.
Degre (f) - Volllmes Transportables.
Lorsqu'on rapproche les 600 heures de main-d'ceuvre, que la D.R.B. avait trouve necessaires, de la courbe de
la figure 3, il apparait que la maison dite« construite sur
place» demande un total de 'main-d 'ceuvre approchant
celui du stade du «debut de prefabrication» (degre c,
figure 3). Cela reflete de nouveau les changements qui sont intervenus, ces dernieres annees, dans la
cons-truction sur place, depuis que fut achevee ャGエセエオ、・ sur la
prefabrication. Les materiaux en feuilles minces, les fermes, les volumes de rangement faits en usine et les revetements exterieurs prefinis sont maintenant d 'une pratique commune, et tout cela comprend un important travail en usine. C'est une des principales raisons qui fait que la main-d'ceuvre totale pour la superstructure d'une maison moderne construite sur place arrive aux 600 heures de travail indiquees par I'etude recente de la D.R.B. et qu'il fallait I 200 heures de main-d'ceuvre
pour une maison du premier stade de prefabrication
selon l'etude anterieure faite a ce sujet (voir degre a
figure 3).
Lorsqu'on va jusqu'au bout des possibilites de la prefabrication, telle la maison fractionnee en volumes
(degref, figure 3), il apparalt que l'economie possible,
par unite, par rapport aux degres d ou e est reduite,
a mains qu'on ne se trouve dans des zones urbaines ou il existe un approvisionnement suffisant des fournisseurs et une conCUrI'ence entre eux. Lorsque les taux des salaires d'usine sont tres bas, compares aux salaires de la main-d 'ceuvre de chantier, on peut faire pencher la balance en faveur de la production industrielle. En 1969,
THEME II a
les taux des salaires pour la construction sur place
etaient approximativement de 50
%
plus eleves que ceuxde la main-d'reuvre en usine sur une moyenne nationale, ce qui a rendu plus attirante la production industrielle. Les frais gene raux relativement peu eleves concernant les types de prefabrication les plus simples (degres b et c, figure 3) semblent fournir Ie plus grand rapport de l'investissement, en termes de reduction de main-d'reuvre globale reduite, par dollar de capital investi. Ces degres representent Ie stade de prefabrication couramment atteint par les constructeurs de grande envergure dans les zones urbaines au Canada.
Les maisons mobiles
En 1969, 15000 residences mobiles ont ete vendues au Canada contre a peu pres 78 000 maisons individuelles, maisons fractionnees en volumes incluses. Le nombre des residences mobiles a presque quintuple depuis 1963, alors que dans Ie meme temps, Ie nombre des maisons individuelles n'a pratiquement pas varie. Cet accrois-sement est d'autant plus remarquable que les residences mobiles ne sont pas financees par les credits tradition nels, mais par des societes commerciales et des banq ues, avec des modalites de contrat de vente qui demandent couramment des taux d'interet plus grands pour un credit a plus court terme.
Les residences mobiles types ont 12 pieds (3,70 m) de large et jusqu'a 60 pieds (18, 30 m) de long, la taille maximale etant fixee par les reglements de vairie. En general, eUes sont d'une seule piece, et sont con9ues pour etre transportees sur roues. II ne faut pas confondre la residence mobile avec la maison fractionnee en volumes, construite generalement en deux parties, chacune d 'environ 12 pieds (3,70 m) de large et transportee sur un vehicule ne faisant pas partie integrante de la maison.
Contrairement aux autres installations, Ie statut
actuel des maisons mobiles est, en fait, en dehors des contraintes du reglement traditionnel du batiment. La structure et les amenagements compares a ceux de la maison traditionnelle en sont, de ce fait, considerable-ment difthents. Bien qu'il s'agisse essentielleconsiderable-ment d'une construction a ossature en bois, les details different quelque peu de la maison traditionnelle. La structure, habituellement plus legere que celie de la maison cIas-sique, repose sur Ie principe d'une enveloppe resistante, combinant la resistance necessaire et la rigidite avec Ie moindre poids. En moyenne, Ie bois necessaire pour la charpente d'une maison mobile par unite de surface de plancher n'est environ que la moitie de celui demande par une maison normale. Les residences mobiles sont ordinairement revetues d'aluminium sur les cotes, avec un toit metallique pour l'exterieur, et a l'interieur, les finitions sont en contre-plaque ou en panneaux de bois dur. La plomberie, I'electricite et Ie chauffage sont installes et la plupart sont vendues entierement meublees, appareils electromenagers compris.
526
En moyenne, pour construire une maison mobile au Canada, il faut comme main-d'reuvre Jotale 0,47 heure
de travail par sq.ft. (5 h par m2), pratiquement Ie
meme nombre d'heures que pour une maison fractionnee en volumes (0,49) mais, legerement moins que pour la superstructure d'une maison construite sur place qui requiert 0,52 heure de travail par sq.ft. (5,6 h de travail
par m2
).
Aux Etats-Unis OU les maisons mobiles sont d'un
usage plus repandu qu'au Canada, on a fabrique en 1969 a peu pres deux maisons mobiles pour une maison individuelle. II faut ajouter que la moyenne des prix de vente des maisons mobiles, par pied carre, aux U.S.A. a decru de 1949 a 1969. Au Canada, Ie prix moyen de vente des maisons mobiles equipees, en 1969, est
approxi-mativement de 14 dollars par sq.ft. (150 dollars par m2
) bien que cela puisse varier considerablement. En compa-raison, Ie collt moyen de la construction des maisons traditionnelles au Canada (oppose au prix de vente),
etait de 14 dollars 68 par sq.ft. (158 dollars Ie m2) en
1969, augmentation de 8,05 dollars par sq.ft. (87 dollars
par m2) depuis 1949.
Le role de la recherche et du batiment. Les reglements de l'industrialisation
La construction d'une maison qu'elle soit effectuee sur place ou en usine ne peut pas actualiser tout son potentiel economique si elle est genee par des reglements de construction trop restrictifs. Des reglements de type purement descriptif ont ete ecrits qui interdisent les constructions autres que celles specifiees. De tels regle-ments, bases sur l'empirisme, peuvent etre tres conser-vateurs et, en fait, empecher I'utilisation efficace de materiaux. Dans la loi canadienne, les reglementations de batiment sont sous la responsabilite des provinces qui a leur tour deleguent la majeure partie de cette respon-sabilite aux communes. En consequence, chaque muni-cipalite a pu promulguer ses propres reglements en matiere de construction. Ceci mene a des
reglementa-tions tout
a
fait differentes selon les lieux, qui peuventlimiter serieusement la fabrication des maisons en usine et Ie developpement des elements de construction faits en usine qui demandent un marche de base etendu. Pour regler ce probleme, Ie gouvernement federal a pris I'ini-tiative, il y a une trentaine d'annees, de preparer un modele de reglement local (Code National Canadien du Batiment) qui peut etre volontairement adopte par chaque municipalite. Publie a l'origine en 1941, ce texte en est maintenant a sa cinquieme edition (1970) et les autorites locales l'ont largement accepte. On estime qu'au
moins 80
%
de la population canadienne vit maintenantdans des municipalites qui ont vote ou utilise Ie Code National du Biltiment comme base de leur legislation locale.
Le Code National du Batiment est prepare sous la direction de la Commission Associee qui est une commission nationale du Centre National de Recherche,
LES TECHNOLOGIES INDUSTRIALlSEES : LES MAISONS INDIVIDUELLES
constituee de personnes venues de toutes les regions du Canada et de to utes les branches de l'industrie du batiment. L'aide technique et de secretariat pour Ie Code est fournie par la Division de Recherche sur Ie Bfttiment du Centre National de Recherche qui entre-prend des projets speciaux de recherche a la demande de la Commission Associee ou les resultats de ceux-ci sont officialises. Tous les efforts sont faits pourquechaque nouvel amendement a la loi reflete les tout derniers renseignements techniques. Les exigences du Code sont redigees comme une combinaison d'exigences de perfor-mance et de specifications : bien que la plupart des exigences soient so us cette demiere forme, une clause est prevue pour qu'on puisse accepter d'autres materiaux, 5ystemes et equipements avec lesquels on peut demontrer a I'aide de projets d'ingenieurs, d'experiences passees ou d'essais que Ie materiau, Ie systeme ou I'equipement conviennent a l'usage qu'on veut en faire. L'utilisateur du Code peut choisir d'utiliser les exigences descriptives, sans autre examen, ou il peut avoir recours a des principes
OLI des essais pour etablir la validite de la construction proposee.
Les exigences du type performance contenues dans Ie Code National du Batiment sont encore en nombre limite et un developpement plus grand de ce concept s 'est montre difficile. Pour etre efficaces, Ies criteres de performance doivent etre soumis
a
des essais d'utilisation simulee et ceux-ci, a leur tour, doivent etre bases sur une definition c!aire de methodes d'essai reconnues. Une evaluation de performance n'a aucune signification s'il n 'est pas etabli une methode d 'essai et un procede d 'evaluation permettant de mesurer une telle performance. La selection d'essais de laboratoire, pour simuler des performances in situ a longue echeance, est toujours difficile et, frequemment, de tels essais sont tributaires de I'experience et du jugement de la personne effectuant cette evaluation. Ces considerations et d'autres du meme ordre montrent アオセ Ie concept de performance est plus facile a decrire qu'a appliquer.Un exemple d'emploi de la recherche pour mettre au jour des exigences de performance a ete l'etablissement de certains criteres applicables aux fermes en bois des maisons canadiennes. Ces fermes, convues
a
l'aide des methodes reconnues du travail du bois en usine, ont des structures beaucoup plus fortes que Ie type plus tra-ditionnel de charpente en bois. Puisque ce dernier type de charpente a donne satisfaction durant de nombreuses annees, il semblait raisonnable de l'utiliser pour etablir un niveau d'acceptabilite pour les fermes. On examina les methodes employees pour charpenter les toits et les types les plus connus de charpentes furent ainsi essayes.A partir des resultats de ces essais, on etablit des criteres de performance, concuremment avec une methode d'essai, pour permettre Ie developpement et l'utilisation de fermes d 'une resistance comparable
acelie des meilleures
constructions traditionnelles. Ces criteres et ces methodes d'essais sont maintenant incorpores au Code National du Batiment et permettent I'utilisation de fermes pluslegeres que celles pronees par les methodes techniques de construction, et ainsi, une utilisation plus efficace du bois de charpente et des attaches.
Une autre etude importante a ete faite sur les charges de neige a prevoir sur les toits. Pour determiner celles-ci avec une plus grande precision, on a etudie un grand nombre de toits au Canada. Pendant plusieurs annees, on a mesure les charges sur les toits apres chaque chute importante de neige; on a mesure aussi la charge de neige au sol. Cette etude a perm is de reduire considerablement les charges de neige
a
prendre pour Ie calcul fixees dans Ie Code National du Bfttiment, et par conseq uent, de realiser une economie dans Ie cout de la construction.Puisque les exigences du type specification forment Ie gros des exigences du Code pour les maisons, et sont tres largement utilisees, il est essentiel qu'eHes soient basees sur la meilleure information technique disponible. Pour aider les Commissions du Code dans leur travail, beaucoup d'etudes ont ete faites par la D.B.R.jN.R.C. sur les differents aspects de la construction en bois. Ces etudes qui ont conduit
a
des changements notables dans Ie Code, font appel, non seulementa
la technique, mais aussia
la recherche de laboratoire, aux observations sur Ie terrain et a la recherche«
sur la planche ».Pendant longtemps, on avait pris l'habitude d 'exiger que les murs exterieurs des maisons a ossature en bois soient munis a la fois de contreventements et de parois pleines pour qu'ils fournissent une resistance suffisante au vent. Dans Ie Code National du Batiment en cours d'elaboration, ces exigences ont ete eliminees et les parois sont exigees seulement quand elles sont utiles pour supporter ou fixer les materiaux de revetement. L'examen des resultats d'essais de resistance sur un echantillon de panneaux muraux indique que la resistance necessaire peut etre fournie par les finitions exterieures des cloisons et des rours exterieurs, sans Ie besoin de parois pleines ou de contreventements. De me me, on avait coutume d'exiger des croisillons entre les solives des planchers en bois pour transmettre les charges concentrees aux solives voisines. Des essais faits par d'autres chercheurs ont revele que de te!les entretoises n'ont pas d'utilite et il en resulte que les croisillons ne sont plus exiges.
La liste des changements intervenus dans Ie Code est longue et ses exigences actuelles pour les maisons sont considerablement differentes de ce qu'elles etaient il y a dix ans. Des sommaires des differents changements intervenus ont ete diffuses par la Section de Recherche sur Ie Batiment, comme service aux utilisateurs du Code. Bien que parmi ceux-ci, nombreux soient ceux qui resultent de la rationalisation des exigences anterieures par les comites specialises, stimules par les commentaires du public informe, un certain nombre sont bases direc-tement sur les resultats de recherches. La grande majo-rite des changements a conduit a reduire les couts de construction et
a
rendre plus efficace l'emploi des rna· teriaux.THEME12a
Conclusion
Sans aucun doute, la productivite dans la construction
des maisons continuera
a
s'accroitre avecI'indus-trialisation et I'introduction de nouveaux materiaux et equipements. C'est I'objectif que !'on s'est fixe jusqu'a
present, et it y a peu de raison de penser que cela ne
continuera pas. On peut esperer que de nouveaux
mate-riaux remplaceront les traditionnels. Par exemple,
les solives, les fermes et les montants en acier mince entrent assel serieusement en concurrence avec les materiaux tradition nels d'ossature en bois, sur la base des recentes tendances de prix.
En admettant que la difference du cout de la main-d'reuvre entre Ie travail sur place et Ie travail a I'usine
continue
a
augmenter, on peut s'attendre a ce qu'encoreplus d'operations soient faites a I'usine et non plus sur place. Deja on remarque un fort declin des materiaux traditionnels comme la brique qui requiert une main-d'reuvre relativement importante. Les codes deviendront plus rationnels et la technique plus perfectionnee pour avoir bientot une efficacite plus grande dans !'utilisation
des materiaux, a la fois sur place et
a
I'usine. Les maisonsmobiles joueront un role toujours plus important en satisfaisant aux besoins de logement, essentiellement a cause du moindre prix de ce mode d'habitation.
Bien que Ie nombre des maisons individuelles ait diminue, ces dix dernieres annees, en faveur des maisons groupees et des appartements, cette orientation semble avoir ete interrompue, ou tout au moins ralentie, depuis deux ans. Les emmenagements en maison individuelle
etaient de 61
%
par rapport au nombre total des Jogementsen 1960, de 31
%
en 1968, et de 37%
(ou 42%
si oninclut les residences mobiles) en 1969.
1I est difficile de prevoir si Ie nombre des maisons individuelles va continuer a decroitre. Dans Ie passe, les preferences du pays allaient aux maisons indivi-duelles, mais I'accroissement de la population tend a rendre plus denses les zones residentielles. L'accentuation de cette tendance dependra beaucoup des futures options gouvernementales et de divers facteurs tels que la desserte des campagnes, les transports, et les solutions apportees aux problemes d'evacuation des eaux usees, aussi bien que du developpement de la technologie dans la construction. Tout cela pourrait avoir un grand impact sur les moti-vations futures.
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