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Note sur les équations algébriques du 3e degré

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N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

J OSEPH S IVERING

Note sur les équations algébriques du 3e degré

Nouvelles annales de mathématiques 2

e

série, tome 5

(1866), p. 356-358

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1866_2_5__356_0>

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NOTE SUR LES ÉQUATIONS ALGÉBRIQUES DU 5

e

DEGRÉ,

PAR M. JOSEPH SIVERING, Ingenieur

Pour résoudre l'équation algébrique du troisième de- gré, on fait usage, dans certains cas, de formules trigono- métriques, auxquelles on est parvenu en se basant sur les logarithmes imaginaires et sur la formule de Moivre.

En remplacement de ces procédés transcendants, nous proposons ci-après une méthode élémentaire, qui nous paraît d'une application sûre et expéditive dans tous les cas.

On démontre en algèbre que toute équation numé- rique de degré impair, a toujours un nombre impair de racines réelles de signe contraire à celui de son dernier terme. D'après cette proposition, l'équation .r8 -f- px -h q = o aurait donc une ou trois racines de signe contraire à celui de q. Or, elle ne peut avoir trois racines pareilles, car l'équation est privée de son second terme, partant les racines ont leur somme égale à zéro, et ne peuvent être affectées toutes trois du même signe.

Léquation jr3 •+- px -+- q = o a donc toujours une, et seulement une racine de signe contraire à celui de son dernier terme.

Cette remarque est la base d'un mode de résolution simple et pratique, car elle révèle l'existence, entre zéro et — - i d'une racine unique qu'on pourra chercher, sans craindre d'être troublé dans les calculs par la présence simultanée de plusieurs racines voisines.

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Passons à la détermination de cette racine, et dara-ct but mettons l'équation sous la forme

x2-\-p

P o u r que x soit affectée d ' u n signe contraire à celui de <7, il faut et il suffit que dans la fraction — - — le

7 7 , * x2 -+- p

dénominateur soit toujours positif. En tenant compte de cette remarque dans les essais à faire, toute valeur numé- riquement trop petite ou trop grande, mise à la place de x dans le second membre de l'égalité

x2 -f- p

en rendra le premier membre numériquement trop grand ou trop petit.

Ainsi attribuons à x une valeur d'essai quelconque ö, d'un signe contraire à celui de q et telle encore que l'ex- pression a2 H- p reste positive, a sera une première limite de la racine; une seconde limite en sens inverse sera la fraction • En essayant ensuite une valeur inter-

a2 -4- p J

médiaire entre les nombres a et —> nous aurons a' -4- p

un nouveau couple de limites, plus rapprochées. Quelques opérations pareilles conduiront de plus en plus près de la racine cherchée, et les limites voisines trouvées indi- queront à tous les instants le degré d'approximation obtenu.

La première racine trouvée, le calcul des autres ra- cines, réelles ou imaginaires, n'est plus une difficulté.

Réduisons toutefois ce calcul en une formule, pour mon- trer combien le degré d'approximation pourra également

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y être satisfaisant. En divisant x*-ï-px-hq par un fac- teur quelconque x — a, on trouve pour quotient

x2 -+- ax -\-a'l-h p, et pour reste

a* -+- ap -4- q.

Si a est une racine, le reste de la division a3 -+- ap -f- q sera nul, et le quotient égalé à zéro donnera les deux autres racines.

Ainsi a étant une racine de l'équation

.r3 -h px -\- q — O, les deux autres racines seront données par

x2 -h ax -+- r?2 -+- p = o, et vaudront

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