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Lieu des points d'un solide qui partagent avec le centre de gravité l'une de ses propriétés dynamiques

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N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

A. D E S AINT -G ERMAIN

Lieu des points d’un solide qui partagent avec le centre de gravité l’une de ses propriétés dynamiques

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 8 (1889), p. 138-140

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1889_3_8__138_0>

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( i38

LIEU DES POINTS D'UN SOLIDE QUI PARTAGENT AYEC LE CENTRE DE GRAVITÉ LUNE DE SES PROPRIÉTÉS DYNA- MIQUES;

PAU M. A. DE SAINT-GERMAIN.

Soit S un solide de masse M, animé d'un mouvement connu. M. Gilbert a déterminé (Comptes rendus des séances de L'Académie des Sciences, 9.3 novembre 1885) le lieu des points A du solide tels qu'à un instant donné la force vive de S soit égale à la somme de la force vive d'une masse INI concentrée au point A et de la force vive du solide dans son mouvement relatif à des axes menés par A dans des directions fixes : le lieu est un cylindre de révolution 5 l'axe de Mozzi et la parallèle menée par le centre de gravité G en sont deux généra- trices diamétralement opposées. On peut se demander quels sont les points 13 du solide qui partagent momen- tanément avec le point G une autre de ses propriétés dynamiques, savoir qu'à un instant donné le moment de la quantité de mouvement de S par rapport à un axe HH' soit égal au moment, par rapport au même axe, de la quantité de mouvement d'une masse M concentrée au point 13, augmenté du moment de la quantité de mouve- ment du solide par rapport à un axe BB' parallèle à HH', quand on considère le mouvement de S relativement à des axes menés par 13 dans des directions iixes. Dans une Note, dont le résumé a été donné dans les Comptes rendus des séances de VAcadémie des Sciences, 17 dé- cembre 1888, j'ai dit que le lieu des points B est un liv-

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perboloïde : un calcul simple et direct permet de s'en assurer.

Par un point O qui, h l'instant donné, coïncide avec G, menons trois axes rectangulaires fixes dont l'un, OZ, soit parallèle à H H', et soient

x = A, y =1 jjL les équations de HH';

.r, Y) z les coordonnées d'un élément m, a, j3, réelles de l'un des points B;

Vxi Vyi vz\ ©*, 'fr, <pr les composantes de la vitesse : i°de l'élément m; 2° du point cousidéré H.

On doit avoir

Lm\(x — \)Vy— (y — nO^-rJ

- 4 - 2 m f ( . r -a) ( ^ -? r) - ( 7 - ? ) ( ^ - ^ ) ] , ou, (ai faisant de simples réductions,

£ m( \LVj>— X (>v)

A l'instant donné, le mouvement de S résulte d'une translation dont la vitesse V est celle du point G, et d'une rotation w autour d'un axe instantané GG' qu'on peut supposer dans le plan des xz; soient a, Z>, c les composantes de V suivant les axes5 celles de co seront de la forme p« o, /', et l'on aura

M* = a — ry, vy— b ~^~1X —Pz-> Vz ox= a — r p . Oy= b-h roc—p*(, ^z

Substituons ces valeurs dans l'équation (1), et obser- vons que S m i , 2mjr, S/// z sont nuls parce que le centre de gravité est h l'origine : on peut diviser parSm ou M, e\ l'on trouve que les coordonnées du point H doivent

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satisfaire à l'équation

1 r ( a2 -r- P2 ) — 'ip%*{ -\- ( b — X /• ) y. — ( a H- JJL r ) £> -4- X/? -y — o :

le lieu du point B est donc un liyperboloide qui, natu- rellement, dépend de plus de paramètres que le cylindre de M. Gilbert. Le cône des directions asymptotiques ne dépend toutefois que des directions de HÜ' et de Taxe de Mozzi : ce sont les directions de deux génératrices du cône situées dans un de ses plans principaux, et les plans cycliques du cône, comme ceux de Thyperboloide, leur sont perpendiculaires. On trouve que les généra- trices de l'hyperboloide, parallèles à OZ, sont réelles ou imaginaires et, par conséquent, que Tliyperboloide est à une ou deux nappes, suivant qu'on a

c'est-à-dire sui\ant que la droite H H' est extérieure ou intérieure à un certain cslindre parabolique dont les génératrices lui sont parallèles.

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