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""""7~
NATIONS UNIES
CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL ,
, :
I COMMISSION EOONO IIQUE POUR L'AFRIQUE Conference sur la gestion des·pol'"Cs -
Cote de llLfrique do l'O~est
Freetot-m, 9-13 oo'bobr-e 1972
z:
Distr.
T.TI:IITEE: '
E / CN.14/TRANS/64 14 juillet 1972 FRANCAIS
O:iginal AlJGLAIS
FACTEURS COr.~UNS AFFECTANT LES PORTS DE LA ,COTE DE L' AFRIQUE DE L'OUEST
;par Davi.d Billings, B~dford Co'ii~ge,'Un i v er s i te de Londres La situatio~ actuelle des ports d'Afrigue ,d~ l'Ouest ,
, ',
Le present docmnent ne vise pas
a
prese~ter Une etude detaillee,de tous lespori;s des aous-c-egd.ons de l' Afrique de 1 'Ouest et du Centre mais seulementa mettre en evidence certa~ris des facteurs communs qui agissanta.
Pheure .actuelle dans ces ports.Introducti'2E.,
La zone de fret de ItAfriq~e de l'Ouest s'etend de Ia Mauritanie
a.
IfAngola
sur'
5 000 kmQe eSter. Cette cote est en maJeure partie depourvue deportsnatur'eis; 'l a s abris neceasaar-ee aux.nav t z-e a doivent y 'e t r e aasu-.res au moyen de constructions ·c ollt eu s e s et,'en consequence, les installa- tions portuaires y eteient encore recemment d'un caractere rudimentaire'en bien des podr.bs , avec una faible cap<.~i.te totale et un .'ythme de manuten- tion tres lent. La zone engr ooe
l q
i;~iir.itoires c8:tiers maisa.
l' arrierede'ceux-ci se '~rouvent un certain nOillpredfEtats SMS l i~tora1 dont If3 trafic estegalement ache-rine pur J.esportn de La zone , ' Bien que .oe11e-oi soit. ~ouvent divisee, du point de vue.~es operations de navigation, en' deux sec1iJ.ohs,.nord et sud , coz-respondarrt aux deux soua-r-egd.ona de La CEAr i l y a de bonne's raisons ,d ' or clre geographiC{Ue et oper-a't Lonne.L pour La conai.der-en
comme un tbut ..' ,. . . , " ...'" .
La rale du po.!!..Ei.¥'.2:time.
On'a pu dire que Le s,ysteme de transport'est Le "moteur d.e 1~ c~oissan6e economiquell
11"
3i La mise en place de moyens de transport nesufr'it 'peu b- 3tre pasa
assurer 1e developpement economique, il est certain quf e l l e " e n est une condition prealable essentielle, Et,ce qui est vrai des transports"en·general t rest des' ports
en
particulier. ··'Le's ~oliang.es de I' Afrique sent pres- que exclus ivement or-Lerrt es verlJ les pays etrangers, en partie par une tradition.. . ~ .. ~'. . ' ' . .
11
"Impor-tance du systerr,e,de transY0rt.pour Le developpement economique", 'p ar Fritz Voigt, E/CN" 14/C
AP/35. , .M72-1096
E/CN..14/TRANS/64 Page 2
remontant
a
diverses epoques de la domination coloniale mais aussia
causede la similitude des ressources des Etats africains qui les rer-d naturelle- ment concurrents plutSt que partenaires commerciaux. Le developpement des
echanges est un facteur decisif de La constitution d'une economie monetaire, de 11 expansion de La population urbaine et de 1 raccroissement des marches locaux de biens et de services; Ie commerce contribue egalement
a
creerdes condf.tdona favorables au developpement de 11agriculture et
a.
1 r industria-:- lisationgj.
Alors que 94 po 100 des echanges du continent,passent par les ports, i1 est evident que des installations portuaires convenablement gerees sont indispensables au pr-ogr-ss economique. Le nivea.u de developpement 8CO-nomique atteint sera, du moins en partie, fonction de la capacite et du ren- dement du systeme por-tuaar-e , II nrest done pas inutile de souligner que sur les 25 Etats desservd.s par les ports de La zone, six sont compris dans Le groupe des PCliYs "les moins avances" defini par 1'0rganisation des Nations Unies.
Le finallcement du developpement economique doit, dans une large,mesure-j-· , dependr-e des ;recettes provenant des exportations de base. La plupart des pays col1sideres orrt _un e base',r es t r e i nt e et les mineraux, les produits agri- coles et ~e bois representent la masse de leurs exportations. Un grand nom~
bre des' produits de base sontcaracterises par des marches instables et des ' cours mondiaux fluctuants et par un faible rapport valeur/volume'qui fait"
que les frais de transport globaux representant une forte proportion du pri~
a.
la livraisonto 'II ressort d'un rapport re~ent
J/
que si les taux de fret maritime sont, moins import~ts que lasfrais de manutention et de transport terrestre pour las importations, ils constituent souvent un fort pourcentage du prix d.a.f.des expor-t atLon s ,
Les taux de fret maritime etant, du moins en partiet et souvent en tres, grande partie', fonction 'de In capacite et du rendement des ports, i l importe : essentiellement ClUe'les PCliYS les moins avances vaillent
a
oe ClUe leurs moyens portuaires soient developpes et geres de fayon queles couts de transport globauX soient reduits au minimum. Crest seulementa
cette condition quIils pourront s'assu.!-er une position concurrentielle sur les marches mondiaux et seprocurer des importations esseritielles moyennant un cout mandmum , EnAfrique de lrOuest, l'encombrement et les retards se traduisent trop frequem-' ment par des surtaxes ou des frais de port supplementaires que les pays p~u
vres ne peuvent pas se permettreo Le mauvais rendement des port's se reper-··, cute d0l;lc sur toute la collectivite
fl!
et ne peutque retarder Ie progres dudeveloppem~nt' economique. '
YSo Daniel"Neumar!t; Foreign Trade and Economic Development ,in Africa, Stanford University, 1964.
l!"Et-ude prelil'llin8J.fedes facteurs qui, Lnf'Luencent le~ t aux de fret appliques aux echanges par vo i,e maritime de ItAfrique - Premiere partie : Les soue-o ..
regions de l'ouest et. du centre", $.Fp Klinghofer, ,E/ CN"14/TRAJ."'iJ'S/27~ . _
11
"The effect of ports on ships", M.C. Kieft, Conference biennale de l'ICHCA, 1971 ..E/CN•14/ TRANS/6.f Page 3
II y a un rapport evident entre Ie developpement des port s et Ie progres economi qu e et social dans les p~s de 1tAfrique tr opi ca l e
5J.
Le port mari -time se r ev ele corrone un facteur vital du dev eloppement economique. II arri ve souvent, bien que ce ne aoi t pas enti~rement souh aiteble, qu'une forte pr o- portion des investissements na t i on eux soien t oon c entree sur les villes por- tuaire s qui BUBCi tent une activ ite se condair e et tertiaire importante. Les ports de mer ont en effet un caractere 'polyva l ent et constit u en t des poles de cro issance nat ure l s pour une vaste gamme d'activites industrielles et com- merc i ales.
Ell egard au cout eleva de le. mis e en plac e et de l ' entretien des ins- talla.ti on s portuaire s , au caracter e indiv.isible de La plupart de s invest is- semen a re l atifs aux por ts et
a
le durae utile des construct ions port uaire s de base· qui sont, de plus, difficilesa
modifier, les decisi ons ooncernant l'emplacement, l ' implant ati on et les installations des ports d ivent et e- nir l 'at t en t i on en priorite au niveau de la plan ification economi que et phy- sique. Le planificateur et l'administrateur du por t on t don e un ral e essen- tiela
jouer dans l'ensemble du processus de devel oppement et auoun e decision ne devra et re prise sans etre rapporteea
des considerat i on s plus la.rges te- nanta
La planific tion re gion al e , nat ion ale ou meme internationale. Comme concluai ta
juste titre un rapport recen t , la quest i on de savoir combien, ou et quand investir est 'done d'une importance crucial e car une faute risque d' aveir des repercussions nefaste.sa.
tres long terme§/.
Outre la question de savoir combien, ou et comment investir il importe tout autant de se pos er celle de l'e.ffectat ion des credit s . Les pays les moins avances se trouvent dans une si tuati on diffi cile car il6 doiven t con s- truire les installation s portuaire s de base
a.
un momen t 00. La technique des trans ports maritimes suoi t des tr ans formations rapides et fondamentales en oe qui oonc er n e la dimension des nav i res et les methode s de manutenti on des cargaisons. II se pos e evidemment de ce fait un grav e pr-obl.eme dana 1e ohoi x des techni qu es et les dec i s i on s pri ee s dans 1e pr e sent en ce qui conce rne l'affec t a t i on des c edits aurent cer t a i n ement pen dan t longtemp e des inci- dences sur le s por ts at leur hint er l an d .11 n'est gllere douteux que les decisi ons concernant le choix des techni- ques na se tradui ront par de s avantages economique s it long terme que si elles Bont priess dans un cadre regianalen consulta t i on av ec tout e a les parties intervenant dans Le proces sUs du trans p or t . II es t peu prob able que les de.- cisions prises isol emen t par oer t aine s parties 'permet t ron t une reduct ion
ge-
nera le des couts de tran sport ou cont r i bu eront au developpement econom1que.
Ces dec i s i ons isolees risquent meme de provoquer un elargissement de l ' "ecart"dans les transports et d' accentuer les desequilibres regi onaux exis- tants.
21
B.S . Hoyle & D. Hi l l ing (Edit or s ) , Seaports and Development in Tropical Africa, MacMillan, Londre e , 1910.§/
"Tran sports mar i times et port s", E/CN.14!rP.1/31 , Sixieme Reun ion mi xt eCEA/ OUA
sur le commerce et Ie devel oppement .E/c
.14/TRANS/64 Page4
On pourrai t diff~ c i lement justif ier l 'adoption d' e tec hn i que qui pre- Benter ait de s avant88es economique s pour une part"e sans en apporter paral-
!el ement aaz autres en BUScitant une baieee generale des coUt s de transpor t et en stimulant Ie deve loppement eoonomique .
8i la techni que choisie devait absorb er dee ressources rares qui au- raien t pu 3tre util isees plus productivement d' une aut re meniere , son acti on sur la croissance ec on omi que generale ri s.quer o.i. t d' 3tre en fai.t negative et retardat r ice"
II importe d' viter des erreurs couteuses . out projet touchant Ie dev el opll ement d' port dans un P8¥s peu avanoe aura beaucoup plus d' effet sur La geographi e economique de son hdrrber-Land que dan s Ie cas d'un PE\YS plus developpe. La nat ure dee moyens mia en place pourra. fort bien influer sur la forme et 1tor i ntet io du pr ogre s eoonomique dans toute une region nati on ale.
La dir ection des por t s doit done avoil' une id e cl a i r e de son role et d,e ses responsahilitee et 3tre consciente de 1(inf l uen c e generale mais pro- fonde que_se s deci s ions auron BUr Le progres economi que de la nation .
De son cote, Le gouv em ement doH 3tre conacient de l'impor t an c e que rev3t la pl an ifi ca t ion des ports et e'aesurer que Ie polit i que en ce domaine eet un suj et de preoccupat i on
aI'
eohelon Le pluse _9V
et que los autori- tea portuairea sont repr es enteesa
l'or gani sme national de plan ifi cati on economique et dtamen a.gement d.u territoire .Comme on l'a indique recemmen t
11
des trav&ux de recher che etendua se- ront necessei.res pour que l 'on puisa quantifi er les avnntages de La cone-- truoti on et de l 'amelioration de pori:s car ceux qu' en I"etirera. la zone av oi s inan t imm ediatement Le port De sletendront pa.s neoessairementa
l'eco-nomie llationaIe .
Les installat i ona portuair e s de Is. aous-regi on
Le volume tot al des cargaisoD s paaaant par les por t s con sideres est passe de 12 milli ons de tonnea environ en 1964 a un chiffre 9stimatif de 130 milli on s de tonnes en 1912. Ce t accroissement phenomenal est da en grande part i e au. petro Le brut, aux pr odui t e etr ol iers raffines et aux . miner ais. L' Afrique de 1'0uest est desormais Is. pr incipale region du monde pour l'exportation de mineraux (36 millions de tonnes en 1910) et un grand exp<>rt ateur de petr ole brut (65 millions de tonn es e 1910. Ell e occups atlBsi une plac e impor tante dans Le commerce mondial de bawdt , d'alumine , de manganese et de phospha.t e .
11
Ports , hinterlands and regi on al d1:lvelopment, E.E. Pollock; Intern ation al Sympos i um on Regi onal Transport Planning in ibeory and Practice, Zagreb , 1911.E/eN •14/TRANS/ 64
Page
5
Cescargaisons en vrac son t pour la plupa r t mailUtentionnee~ dans des ports speciaux et les constructi ons et les ameYi or at i on s recentes visaient en grande part i e a. faciliter leur mouvemerrt, Dans certains cas (Nouadhibou et Buchanan pour Le minerai de fer; Bonny, inst allations au large du del ta du Niger et de Cap Lopez pour Le petrol brut ; .'Kpeme pour les phoaphabea]
des installation s portuaires entierement nouvel l e s ont ete construites tan- di s que des ports deja. existants et ai ent mod i f i e s ou agran di s pour assurer Le nouveau trafic (Dakar pour les phosphates; Monrovia pour Le minerai de fer; Pointe Noire pour Ie manganese). .
Cependan t, la rapidite du progres technique n'est pas SallS pos er des problemas&' Las postes d'amarrage et Le chena! du port de Pepal (Sierr a Leone), con aac r-e depuie longtemps
a.
l 'eXporta.tion du minerai de fer ,. ontd:U
3tre amel i or es pour pouvoir recevoir les grands cargos et Boutenir La con- currence. A Buch an an (Liberia) aU. Le port mineralier n'a ete aoheve qu1en
1963,
ies tr ansformations fondamentales sont dejaa
l'etude pour permettre Ie chargement de cargos de plus en plus grands.La production et l' exportation de ces marchandises en vrac sont repar- ties
a
peu pres regulierement sur toute lf annea, les installations servant en general a une entreprises extractive donnee et i l est par cons equentas-
sez facile d' adapter La capacite ,et La teChni que
a.
la demande gl obale • Les.postes d'amarrage ant un tres fort rendement et Us sont done peu nombreux.
Cet accroiss ement de la capacite des ports a eu una influence profonde sur Le rendement eoonomique general d'un certain nombre des Etats interes- ses mai e c' est surtout la manutention des cargaisons generales non transpor- tees en vrac qui pose' des problemes et orest ce qui a suscite I'expansion des installations portuairea de lao regionr par opposition
a
la capacate glo-bale"
Si les exportations de produits agricoles et forestiers de la region n' ont pa s augmen t e au s si vite qu'on aurait pu Le souhaiter, les temps aU.
1'on pouv ait se contenter d'alleges pour la manutention sont cepend ant bien revolus.. De m3me, Ie volume et la diversite croissantes de s import at i ons , ainsi que l'encombrement des cargaisons individuelles (materiel de cons t ruc- tion et equipement mecanique, par exemple, a necessite Ie. constructi on de postes dtamarrage en eau profonde. II a done faUu, en particulier, prwoit dans La p1upart des ports de Ie cate, des installations d' amarrage en
ow
profondo ot 1e remplacement dOB all ege s at des pirogos pcur la mM-t1.tention.
La capacite de ports tels que Freetown, Lome et Cotonou a ete conside- rablement accrue grace
a.
La construction de postes d'amarrage en eau profon- de et10
nouveaux ports en eau profonde ont ete cr e es depuis1948. A
Da.lcar, Takoradi, Apapa, Douala, Pointe Noire et 1.nt adi , des installations en eau profonde ont ete considerablement etenduee et perfectionnees. ~1941,
onza seulement de s principaux ports de Le zone avaient des postes d' amarrage enE/CN., 14i TRANs/ 64
Page 6
eau profonde et
35 a 40
seulement de ceux- c i et a i en t libres sdmul,tanement§/.
Le nambre des princi paux ports pos s edant de s installations en eau prof'onde a mainten ant doub l e et on compte un tot al de 200 postes d'amarrage.
Les installati ons aj out ee s rec~mment repres entant un progres impres- sionnan t et 1a zone peut des ormais se flatte r de pos s eder un certain nombre de ports bien equipes selon toute s les nor mas. La capacite de manutention simultanee des por ts a ete con s i derab lement accrue , ce qui a permis une ex- pansion notab l e des tonnages man ·pul e s .
On pourra cependant avancer qu'an ne saurait juger de l'ame l i or at i on des ports en se fondant unaquemerrt sur Le tonnage manutentionnet Le nombre d' escales et les pertes cle.temps dues
aI'
encombrement2/.
Le s amenagem en ts- recan ts ont certainement permi s d'accrot t re Le rendement total mais il n1y a. eu pratiquement aucun changeme nt t· au cours des annees , dans le s taux de manut nti on des mar ch an di s e s dan s Le tonnage moyen oharge et decharge par navire f et les navir e s font encore escale dans beaucoup tr op de ports de la zonea
chaque voyage .Ce qui prec e de semble indiquer que l'utilisat i on de la capacite n'est pas a.ussi satisfaisant e qu' e lle pourrait l'etre et done, bien evidenunent , qu'i l ne auffit pas d'aocrot tre 10. oapaci te pour aJnel i or er Le rendement ou abaiss er Le cottt de la manut enti on de s marcb.an dises. Klinghofer est JJne m3me qu'il y a "un grave danger
a.
croi re , selon I' opinion largement rependuet que lea nouveaux ports ou les ins t al lations rec emment perfec t ionnees, etc. pour- ront remedier aut omatiquement aux insuffi sanoes actuelles"12/.
Le rendement de l ao manutention des carga i s on s n'e s t pas seulement une question d'i stallations maie tient au jeu de divers fMteur s dont certains echappent
a
l ' empris e d' un e autor i t e port uaire. C'est ainsi qu'un contrale des ch an ges ou des formalitea douanaer-ee complexe s peuv ent ralent i r Ie mou- vement de s merch andi s e s. II c:onvi en t done d'et u di er de fa90n objective Ie def aut d'amel iorat i on cons t at e dans Ie rendement des ports, afin de determi- ner les pointe: fa bles . La. direction du por t , qui est Le noeud vital des·diverses acti vites, es t particulierement bien placee
a
ce t egard . Les ins- - tallations ou l'absence de mec anis ation constituent-elles encore un obstacle serieux? A-t-on adopt e Ia techni que qui conviant .? S agit-il d' adopter· des moyens pIus per f ectionn e s de manuten t ion.111?
Est-ee una question demaiil-dtoeuvre et de format i on ? Y a-t - il un,prob'Leme d'organ is at i on E!lt de gestion? Les ionctions, le s . act i v i t es et les uti l i s at i on s du port sont- el le s coordonnee s etont-elles ~ rendement maximal ·? Les pr ob l emes provien- nent- U s de La nature meme du comm erce de 1tAfrique de l 'Ouest : de son os.- ractere sais onn ier et de son organisat ion? La structure politiqu e de
In
region est-elle defavorable
a
un sys teme portu aire vraiment ra~.ionnel? Le port fon ctionne-t-il auaai, bien que ses li ai s ons .avec l'hi nt er l an d Ie per- mettr aient ?§/
The l'le s t African shi ppi n g range, Dag TresseIt, CNUCED.21
Tresselt, Ope cit.1Q/
Klingh ofer, op~ cit.111 C EA/ OUA,
OPe cit~•
E/eNe14/TRANS/64
Page
7
Les Ror t et leur hinterland
Le port n' e st qu' un chamon de 1a cha1'ne complexedes opera tions de trans port ntre product e ur et conaommateur et son rendement est condition- ne par cal ui de e autres chatnons. Le rythme de chargernent at de decharge- ment des navires es t essentiellament determine par 1a rapi di t e aveo laquel1e
les march di s es peuvent 3tre enlevees des hangars et des aires de stockage ou ass mbl ee s a.uxpos t ea d1amarrage. C'est rarement 1e long du navi re que 1e r,ythme es t impo
eo
II a'ensuit que Le rendemen t eat avant tout une que stion d'or gan i sa t i on
at
de ooordi nat i on des div er s organ e s interessea; or celles-ai Bont trapsou-
vent imparfait e s et les marohan di s es en tran s it suhissent ains i des atards. Mais Le rendement est aus si fonction de l'implantation du por t, de a rel~
tion avec 1e reseau urbain den t i l fait partie integrant e et de La nature et de 1a 'nllllite de s liaisons de transport avec son hi nt er l and i.ll11U~dia.t ot loin- tail •
Les liaison s de transport des ports ouest-africains sont dans La p upart des cas ins uffisant e s . Parfois c'est La route d'a.cces direc t au por t qui consti tue Le principal gou1et d' etrang1ement . Klinghofer r-emarque du reste
qu'"
un dea obst~les au bon fonctionnement des ports qui entra!ne Le plus defr ais est l 'in suffis an ce au 1a conoeption defectueuse des rout es d~aeces"
W .
6i de grands proj ets portuaires ne s'accompagnent pas de projets d'amenage- ment routier , 1es vehicu1es seront retardes, Le mouvement des merchan dises
a.
lfaJ;>rivee et au depart d.u port sera irregulier, les frai a de tran spor t r ou- tier allBJllen·teront et Ie rend ement du port en souffrira.Sur une Ius large eohelle, seuls quelques ports d"l la zon e sont conve- nab 1emar ~ rel i es av ec leur hinter land et i l n'est possible dans auoun de s P83's ill.teresses de proceder
a
un choix vrai ment rati onnel entre plusieursmode de "tl'8nSport 0
Dana l'ensemb1e de La zon e , de 1a Mauritanie
a.
l'Angola, les ports ne sont d:as ervi s que par 20 269 Ian de ohemin de fer (soita
peu pre 1e kilo-metrafi~ du reseau de 1a Grande-Bretagne), et i1 s'agit de lignee di s tinctes , a.,yanii souvent de s ecartements differents ce qui rend l'int egrati on difficil e etj dans bien des cas, de cons t r uc t i on Hj~re avec,.~ mauvais aJ.ignements: des courbes raides , de faibles vitesses et de faib1 e s capaoites. Le s voies souff ent souvent des conditi ons climatiques. Quelques lignes
a
ecartement normal s"'w de me i lleure concept i on appart iennenta.
des soc iet as min er al U res et n' a SSUl'ent pae d'ordinaire Le trafic general. Bien qu'un gran d nombre aienta t e
sens i b lement ame1iorees au cour-s des dern i eres annae s , eHea sont encore trop scuvenf une sourc e de diff i cultea pour les ports qu eH e a de s- aerverrt ,~ K1in ghof er, op. cit.
E/CN.14/ TRANS/64
Page 8
Ces di£fi eult es Bont frequemment dues
a
l'insuffi s ance etc
Ia mauvais e util i sat i on du ma.ter iel roulant et des ameliorat ions dans ce domaine ser a i en t cert ainementa
l'av antage des ports.II re sor t d'une et ude recent e que dans tous les cas Le gab ari t de char- gemen t d.es chemins de fer perme t t rait Is. manut ent~on de eonteneurs ma.is qq'i l serait n cessair e de modif i er 'eon si derabl ement Le mater i e l roulant
JJ!.
Lea p~s des s ervi s par les ports de Ie zone possedent u tot al plus dlun demi million de ki lanetr e s de rou tes. Toutefoi s , be auc oup ne sont oarrossable s que saisonnierement at lee surf ace s de roulement et les ouvra- ges d'art ne permetten t pas Le passage frequent de vehi eul e s lourds. Ce reseau n'e s t convenablemen t rev 3tu que sur que lque 31 000 Jon. Les tr an s- ports rout i ers sont done in6vitablement exposes
a
des irregularites fre- quent es, d autant plu s que les veh icules se de t er i or ent rfl.pidement dens les condit .ons olima.tiques et l'et at des routes qui caracter i s ent la region• . I I st arrive que des villes port uaires Be trouvent tota l ement coupee a"de leur hinterland pendant La sais on des pluies et 11 est souv ent impos s ib l e d'assurer Ie mouvement de march an di s e s d'expor tation tel1es que 1e bois.Un grav e pr-ob Leme se pose du fa it que les divers vehicules rou tiers, souven t polyvalents, pour lesquels certains pt\Ys ont une prefer ence ne con- viennent pas toujours
a
cert aine s merch andi s e s et souv en't pas du tou t autranspor t de oharges unitair e s (palettes , par exemp l e ) qui permettrai t dIac- calerer Le mouvement des car-gad.sona' dans les ports . Le rend.ement des ports souifre parfois de 1'usage de ces vQliau les routier s mal adaptes a:ux besoms.
Mais comme elle exigerait una revision cQl11plet e de la structure et de 1tor- gani s at i on du transpor t rout i er , une tra.'l s f ormat i on ne pourra. interveni r que lentemen t" D..ills cer t ains cas , de gran dee soc i etes pourr aient certo.inement prendre 1' init iative dan s ce domaine.
En dehors de La ques ti on du fon ctionnement quoti di en , l'un itari s ation et Le "tr-anspor-t en droiture " fa.v ori seraien t l' int e gra tion de l'adminis t r a,- tion u port et des services de tran s por t int eri eurr et nombr e des fonctions qui revi ennent au port .en tant que terminus s'estomper eient au disparaftra,ient
totalemen t .
w. . . .
Le port at se e relations exterieures
II es t evident que les porta de La region ne fon ctionnen t pas isolement et ne peuvent atte indr e leur pl e i n rendemant que ai les div erses act i v i t es qui s' y conjuguent et tou t e La gamme de leurs rela.t i ons exterieures sont int s gl' aes et cc or-donnee a de fS90n Sf't i s fa.isant e . Seu l e une lJoopera t i on sur
rJ! CEA/ OUA, O F.
cit.1A/
B.A. I ann, The port as eo unit in intermodal transport, The Dock and Harb our Author i t y , mars1 912.
"'J'./CN•14/TRANS/64
Page 9
Le plan pratique permettr a d'ameliorer La qualite du travail. C'est lil. une question complexe d'organisation pour \Ul petit por t , at pour un grand port, elle pr end le a proportions d'un important.prob leme de ges t i on .
Cette integration et cet t e coordinat i on ne pourront etre assurees que , grace
a.
un processus perman en t de consultationa.
daver-e niveaux.Dans la plupart des ports con s ideres il existe un mecanisme de consul - tation journaliere entre la direction et les utili s a teurs au sujet de l' af- fectat i on des post e s d' amarrage, et c . , maia cette consu ltation ne a' etend pas tou jours
a.
des que s t ions d'ordre pl us gener al touchan t La plani f icationa.
long terms des inst allations et de leur uti l isation, sauf parfoisa
l ' eohe- lon bilateral. II sembl e que les differentes parties intervenant dan s les fonations du port determinant toujours inde pendamment leur polit i que et leur plani:fioation , ce qui risque d'aboutir dans certains casa.
des confUt s ,a.
une mauvais e ut ili s ati on des moyens et a. des procedure s non coordonnees, Les part i e s donnent ains i souven t une impression f~heuse et leur pos i tion est mal comprise par les aubr-es ,
, Si plus ieurs part ies ~ant des interets communs peuvent s'unir pour faire fr ontt leur act i on sera vraisernblablement plu s ef fi ca ce. llh Cate d'!voire, un Con seil des chargeurs dote de la personn alit e civile a ete cree
en
1969. Bien qu'i l s' occupe essentiellement de negocier avec les confe- rences de navigation , Bon Comite des oper a ti ons por tuaires est ~p~arernmentparvenu
a.
rationaliser certains aspects de l 'activ ite
du por t ..1.bl . Aune reunion technique sur le s trans ports maritimes tenue en novembr-e 1911 , l'OCAM a rec ommande que dtautre s mecanLeme a de consultati on inspir e s de cel u id'Abidj an sci ent etablis.
La Commissi on economique pour l'A:frique a egnlement r-ec ommand e la cre~
tioD de cons e i ls de chargeurs sur 1e plan mul tinat i onal ou regional ~ Alors que la grande majori te des services de navi gation operant dans La zon e son t deja. organi s es en un nombr e relativement restrein t de conferences, ce qui assure une cert a.i.ne uniformite d'action, les por t s eux-mSme s auraient int e- rSt
a.
agir de fa90n moins independant e qu'ils Ie font actu el lement.Les questions d'interet commun sont rarement diecut ees et les communica- tions entre les ports de la zone sont dans la ma j or i te des cas officieuses, intermittentes et en grande partie laiss ee s au haaard , Les dir ec t ions des ports Se renc ontrent bien de temps
a
autr ea
des conferen ces organisess par l'ONU ou ses institution s ou par des organismes tels que I'As s oc i at i on inter- nationals des ports ou l'Assooia ti on de La coordination do la manipulation.des chargemente, mais cea reunicns sont naturolloment ccnaacr-eaa pour l~ plu-
part a
des ~~blemes tie caracteregeneral
plut8tqu'a
dee quosti cn sinteres-
sent directement
la region.121
CEA/OUA,Ope
cit.ElCN•14/TRANS/ 64 Page 10
Le s port s de la on~ se trouve~t dans des condi t ions soci o-econ omiques et geographiquee analogu es et pourt ant ils n'echangent que tres peu d' "dee s t de connaissauoes ou de donnees dtexp eriences bien que leurs problemes soi ent bien souvent compar lese Comme diaait just em nt Le directeur dtun port :
''Pers cnn ne sa.i.t de qui fait quoi ni ou !II
971
t deux port s de La zon e s'occu paient chacun d etablir une torite portuaire, m ' sans savoir exac- tement conunent e' y etaient pris des ports voisins qui avaien t pr ocede ant6- rieurement a lae.
operation .II est fort probable que les pr-obLs mes d'Apapa ou de Tema essembl er on t davanta&e
a
ceux d Abidjan ou de 4a.t adi quill. ceux e Londres ou de Rotterdam.Et pourt an t, il semb le qu' on eoit pl u s porte
a
impor t er de s solut i on s toutes faitee qu.'a.
en trouver de nouvelles fondoes sur I' exp er ience loca l e et cor- resppndant aux condi tiona pr opre sa
1:Afri que de 1'Ouest(f,e s methodes et le e pr ocedures son t eussi variees et nombr eus es que
les por ts eux-m3me s et La normalisat ion n'e guer e ait de progres ju s qu ' i c i . On ne cherche pas
a
parvenira.
une unifor mite nia.
une conformi te gener ale s mais une normal i s 9.t on plus pouasee ne pourrait :voi r que de av antage s ;seulement t elle exigerait des consultations et une coopera tion qui 11texis- tent sue r e
a
Ith eure actuel le~ Chaque port utilise un materie l diff erent et dans certains cas on t ouve plusieU! s mod~les du m3me engi n dans un merne port0 Cat etat de chose ne peut que nuire au rendement des operat"on s at cr~er des proble me s d' entre t i en et d tapprov i s ionnement en pi eces detach~es. Une normalisat i on et une cooperation pl us poussees pourreient se rev el er extr3- mement ut i les pour le s por t s dans ce domaine.De s procedures p us normalisees pourraient aus s i acc elerer consider&- blement Le mouvemerrt des oar gad sona clas siques mai. s il "Jerait malencontreux que seulcs les nouvelles methode s uniGai r ea de manut ent~on des cargais ons permet t ent de profi t er au maximum des avontages de cette normalisation. Pourt ant i1 semble de j a que des decisions vita l es en matiere d' uni tar1sa- tion scient pr-asea LsoLeme, t par di fez-ente s parties , si bien que les pre- position s at les plans env i s age s risquent for t de se chevs. her~ de faire doubl e emp~oi ou de se nuire nntue llement .. II ne peut y avoi r IS. pouz- tous ' que des i convenie ts a long terme .
Les por t s n'ayant CJU-e peu de cont act s et ne se consultant que rarement, Ie. cooperati on est .ece~saireme t li mi t ae bien que dans un certain nambre de domalll e a il sem Ie qu'il y aurait de s possi bilites d'action con certee (tele- comnnmi c ations, auxil i aires de naviga.+'ion , r-edou' , mat eri el de dragage. in- forma t i o etatistiqu , adopti on de techn i ques nouvelles)
1§/ .
geogra~ ie politi qne de La regJ.ont La fr agmen tat i on des marche s et l'heritage colonial font que las ports possedent des hinterlands distinctB,
ConEerence, rappor t et ab li par Ie. CEA par
E/ CN•14/TRANS/64 Page 11
relativement autonomes, et que La con currence entre ewe est mtname , Ell egard
a.
l'hist oire de la zone, on peut comprendre que les ports se soient de....elop- .. pes independamment les una des autr e s , mais i l n' eet pas necessairemen-~ dans leur int er;t de perpetuer cette indlh )endan c e . 11 se pourr ai t qu'un es p!'it de competition pl us marque soit une condition de leur progres, ce qui ne serait inc ompatible ni avec la rationalisation ni avec La coopera t i on . La collabo- rat i on n'est peut-8tre pas facilea.
etablir au departt mu ea.
long terme ellesera!t cer t ainem ent