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A rendre le lundi 8 mars

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

A rendre le lundi 8 mars

Correction - DM 12

Exercice 1 (EML 2002)

1. (a) Comme on sait que la s´erie converge, on travaille directement la somme infinie pour tout r´eel x∈[0,1[, et on reconnaˆıt des s´eries g´eom´etriques et g´eom´etriques d´eriv´ees :

s0(x) =

+∞

X

n=0

n 0

xn=

+∞

X

n=0

xn= 1

1−x et s1(x) =

+∞

X

n=1

n 1

xn=x

+∞

X

n=0

n xn−1= x (1−x)2. (b) Pour tout couple d’entiers naturels (n, k) tels quek < n, on ak+ 1≤ndonc les coefficients

s’´ecrivent sous forme factorielle : n

k

+ n

k+ 1

= n!

k! (n−k)!+ n!

(k+ 1)! (n−k−1)! = (k+ 1)n!

(k+ 1)! (n−k)!+ (n−k)n!

(k+ 1)! (n−k)!

= (n−k+k+ 1)n!

(k+ 1)! (n−k)! = (n+ 1)!

(k+ 1)! (n+ 1−(k+ 1))! =

n+ 1 k+ 1

(c) On part du cˆot´e le plus compliqu´e (`a droite) et on simplifie pour arriver de l’autre cˆot´e : xsk(x) +xsk+1(x) = x

+∞

X

n=k

n k

xn+x

+∞

X

n=k+1

n k+ 1

xn

=

+∞

X

n=k+1

n k

xn+1+

+∞

X

n=k+1

n k+ 1

xn+1+

k k

xk+1

=

+∞

X

n=k+1

n k

+ n

k+ 1

xn+1+xk+1 =

+∞

X

n=k+1

n+ 1 k+ 1

xn+1+xk+1

=

+∞

X

m=k+2

m k+ 1

xm+

k+ 1 k+ 1

xk+1

=

+∞

X

m=k+1

m k+ 1

xm =sk+1(x)

(d) Soit x ∈ [0,1[. On fait apparaˆıtre la relation de r´ecurrence qui permettra de d´eterminer sk+1 `a partir de sk :

sk+1(x) =xsk(x) +xsk+1(x)⇐⇒sk+1(x) (1−x) =xsk(x)⇐⇒sk+1(x) =sk(x) x 1−x. Alors par r´ecurrence :

Ini. On as0(x) = 1−x1 = (1−x)x00+1 donc la propri´et´e est vraie au rang k= 0.

H´er´e. Soitk≥0. Supposons quesk(x) = (1−x)xkk+1. Alors : sk+1(x) =sk(x) x

1−x = xk

(1−x)k+1· x

1−x = xk+1 (1−x)k+1+1 et la propri´et´e est vraie au rang k+ 1.

Ccl. Pour tout entier naturelk,sk(x) = (1−x)xkk+1.

2. (a) La loi deNest celle de la premi`ere boule noire obtenue dans une suite de tirages ind´ependants ayant tous la mˆeme probabilit´e 1/5 de donner une boule noire.

DoncN ,→ G(1/5) admet une esp´erance etE(N) = 1 1/5 = 5.

(2)

(b) QuandN =n, on effectuentirages ind´ependants dans l’urne. Donc le nombreX de boules noires obtenues suit une loi binˆomiale de param`etresnet 1/5, ce qui donne :

P(N=n)(X =k) =

n k

1

5

k 4 5

n−k

si 0≤k≤n

0 sik≥n+ 1

(c) Comme la probabilit´e d´epend de la valeur den, on utilise la formule des probabilit´es totales avec comme syst`eme complet d’´ev´enements (N =n)n∈[[1,+∞[[. La s´erie est convergente et

P(X= 0) =

+∞

X

n=1

P(N=n)(X= 0)

| {z }

avec 0≤n

P(N =n) =

+∞

X

n=1

4 5

n 4 5

n−1

1 5.

On regroupe les puissances pour n’avoir qu’une puissancenet on factorise les constantes : P(X = 0) = 1

5 ×5 4

+∞

X

n=1

4 5

2n

= 1 4

+∞

X

n=0

"

4 5

2#n

− 16

25 0!

= 1 4

1 1−1625 −1

!

= 1

4 25

9 −9 9

= 4 9.

(d) (N =n)n∈[[1,+∞[[ est l`a encore un syst`eme complet d’´ev´enements. Mais dans la formule des probabilit´es totales, seuls les termes pour lesquels n≥k seront non nuls

P(X =k) =

k−1

X

n=1

0 +

+∞

X

n=k

P(N=n)(X=k)P(N =n) ce qui donne en rempla¸cant :

P(X=k) =

+∞

X

n=k

n k

1 5

k 4 5

n−k 4 5

n

1 5 =

4 5

−k−1 1 5

k+1 +

X

n=k

n k

4 5

n 4 5

n

= 1

4

k+1 +

X

n=k

n k

16 25

n

= 1

4

k+1 16 25

k

1− 1625k+1 = 1

4k ×16k 9k ×25

9 1 4

= 4

9 k

25 36 (e) La s´erie P

kP(X =k) est `a termes positifs donc sa convergence absolue est ´equivalente `a sa convergence, et on reconnaˆıt une s´erie g´eom´etrique d´eriv´ee avec

49

<1 doncX admet une esp´erance et :

E(X) =

+∞

X

k=0

kP(X =k) =

+∞

X

k=1

kP(X=k) + 0 =

+∞

X

k=1

k 4

9 k

25 36

= 25 36 ×4

9

+∞

X

k=0

k 4

9 k−1

= 25

92 × 1

1−492 = 25 92 × 92

52 = 1.

(f) On a pour k≥1 (pour pouvoir mettre `a part le terme pour k= 0) P(X≤k) =

k

X

i=0

P(X=i) = 4 9 +

k

X

i=1

4 9

i

25 36 = 4

9+ 25 36

k

X

i=0

4 9

i

−1

!

= 4

9+25 36

4 9

k+1

−1

4

9 −1 −1

!

= 4 9+25

36

4 9

k+1

−1 +59

59

= 4

9−5 4

4 9

k+1

− 4 9

!

= 1−5 9

4 9

k

et le r´esultat est aussi vrai pourk= 0 o`uP(X ≤0) = 4/9.

(3)

(g) Voici le programme Scilab demand´e : function x=simulX()

n=grand(1,1,’geom’,1/5) x=grand(1,1,’bin’,n,1/5) endfunction

3. (a) F est la fonction de r´epartition d’une variable `a densit´e si :

• F →0 en−∞ etF →1 en +∞.

• F est continue surRet de classe C1 sauf en un nombre fini de points.

• F est croissante surR. ce que l’on v´erifie :

• Pourx < a on a

F(x) = 0−−−−→

x→−∞ 0 et pourx > a on a

F(x) = 1−exln49 −−−−→

x→+∞ 1 car ln (4/9)<0 (car 4/9<1 ).

• F est continue sur [a,+∞[ et sur ]−∞, a[ comme compos´ee de fonctions continues.

Il reste `a montrer la continuit´e ena en revenant `a la d´efinition : en a on a F(x) = 0−−−−→

x→a 0 et

F(a) = 1−5 9

4 9

a

= 1−5 9ealn49 avec

aln4

9 = −ln 9−ln 5 ln 9−ln 4ln4

9 =−ln (9/5)

ln (9/4)[−ln (9/4)] = ln 9

5

donc

F(a) = 1−5 9 9 5 = 0 Donc

F(x)−−−−→

x→a F(a) etF est continue `a gauche dea donc continue surR.

Enfin elle est de classe C1 sur [a,+∞[ et sur ]−∞, a[ comme compos´ee de fonctions C1.

• Enfin

F0(x) = 0 sur ]−∞, a[

et

F0(x) =−5

9exln(4/9)ln 4

9

>0 sur ]a,+∞[

car ln (4/9)<0 donc F est croissante surR.

DoncF est bien une fonction de r´epartition de variable `a densit´e.

(b) Une densit´e de Y est alors obtenue en d´erivant en tout point o`u elle est d´erivable, et en donnant une valeur arbitraire ailleurs, ce qui donne :

f(x) =

0 six < a

5 9ln 94

exln(4/9) six≥a

(4)

(c) On sait qu’une primitive deg est G(x) =Rx

0 g(t)dt=Rx

0 tetln(49)dt.

On ne sait pas primitiver directement donc on proc`ede par int´egration par partie : On poseu(x) = exln(ln( 449)

9) etv(x) =x,u etv sont de classeC1 surR donc par I.P.P : Z x

0

tetln(49)dt= [v(t)u(t)]x0− Z x

0

v0(t)u(t)dt=xexln(49) ln(49) −

Z x 0

etln(49)

ln(49) dt=xexln(49) ln(49) −

"

etln(49) ln(49)2

#x

0

Ainsi,

G(x) =xexln(49)

ln(49) − exln(49)

ln(49)2 + 1 ln(49)2

(d) Par relation de Chasles, sous r´eserve de convergence, Z +∞

−∞

tf(t)dt= Z a

−∞

0dt+5 9

Z +∞

a

tln 9

4

e−tln(9/4)dt

• Ra

−∞0dtconverge absolument et vaut 0.

• Pour la deuxi`eme int´egrale, on reconnaˆıt l’esp´erance d’une loi exponentielle (o`u l’int´egrale part deaau lieu de 0), donc cette int´egrale converge, et c’est l’int´egrale d’une fonction positive donc elle converge absolument.

• EnfinY admet une esp´erance et on a : E(Y) = 5

9 Z +∞

a

tln 9

4

etln(4/9)dt

qu’on calcule `a l’aide de la primitive Gde g, en se ramenant sur un segment : Z M

a

tf(t)dt = = 5 9ln

9 4

Z M a

g(t)dt= 5 9ln

9 4

[G(t)]Ma

= 5

9ln 9

4 "

M eMln(4/9)

ln 49 − eMln(4/9)

ln 492 − aealn(4/9)

ln 49 + ealn(4/9) ln 492

#

−−−−−→

M→+∞

5 9ln

9 4

"

−aealn(4/9)

ln 49 +ealn(4/9) ln 492

#

avec

aln 4

9

= ln 9

5

et ealn(4/9)= 9 5 ce qui donne enfin :

E(Y) =5

9 ×−a×95ln 49 +95

ln 49 = 1−ln (9/5) ln (4/9)

(e) i. F est continue sur R donc sur ]a; +∞[ en tant que fonctions de r´epartition d’une variable al´eatoire `a densit´e.

Fest d´erivable etF0 =f >0 sur ]a; +∞[ doncF est strictement croissante sur ]a; +∞[.

AinsiF r´ealise une bijection de ]a; +∞[ dans ] lim

x→aF(x), lim

x→+∞F(x)[.

Or lim

x→aF(x) = F(a) = 0 (car F continue en tout point en tant que fonction de r´epartition d’une variable `a densit´e) et lim

x→+∞F(x) = 1 par propri´et´e des fonctions de r´epartition.

Soity∈]0; 1[, r´esolvons l’´equationy=F(x) d’inconnuex∈]a; +∞[ : y= 1−exln(49) ⇔ exln(49) = 95(1−y)⇔xln 49

= ln 95(1−y)

⇔x= ln(95(1−y))

ln(49) Ainsi,

∀y∈]0; 1[, G(y) = ln 95(1−y) ln 49

(5)

ii. Voici le programme Scilab demand´e : function y=G(x)

y=log(9/5*(1-x))/log(4/9) endfunction

u=rand() y=G(u) disp(y)

Exercice 2 (ECRICOME 2014)

1. En utilisant la base canonique, on sait que Im(f) =V ect(f(e1), f(e2), f(e3)).

Or d’apr`es la matriceA de f dans cette base, on remarque que : f(e1) =e1+e2+ 2e3 = (1,1,2) =f1

et de mˆeme :

f(e2) = (0,2,−2) =f2 et f(e3) = (0,1,−1) =f3

et enfin comme (0,2,−2) = 2(0,1,−1) on obtient :

Im(f) =V ect((1,1,2)(0,2,−2),(0,1,−1)) =V ect((1,1,2),(0,1,−1)) =V ect(f1, f3).

La famille (f1, f3) est g´en´eratrice deIm(f), et libre car elle est compos´ee de deux vecteurs non colin´eaires : c’est une base deIm(f), qui est de dimension 2.

Par th´eor`eme du rang, Ker(f) est alors de dimension 1 (car dim(R3) = 3). Or on a vu que f(e2) = 2f(e3) donc par lin´earit´e :

f(e2−2e3) =f(e2)−2f(e3) = 0 donc e2−2e3 = (0,1,−2) =u∈Ker(f)

La famille (u) est libre car constitu´ee d’un seul vecteur non nul, et a un cardinal ´egal `a 1, qui est la dimension de Ker(f), c’est donc une base deKer(f).

Remarque : on pouvait bien entendu calculerKer(f) en r´esolvant le syst`emeAX= 0 (en faisant attention de bien conclure avec des vecteurs en colonnes pourKer(A) puis des vecteurs en ligne pour Ker(f)).

2. Le noyau de f n’est pas r´eduit `a {0}, donc f n’est pas injectif, et par cons´equent pas bijectif.

On en d´eduit quef −0.id=f n’est pas bijectif, et enfin que 0 est une valeur propre de f.

Remarque : on peut conclure de mani`ere ´equivalente en signalant queIm(f)6=R3 (leurs dimen- sions diff`erent).

3. On a vu que Ker(f) =V ect(u), doncf(u) = 0, etu6= 0 doncu est un vecteur propre associ´e `a la valeur propre 0.

Le sous-espace propre associ´e E0(f) est ´egal `a Ker(f), donc E0(f) =V ect(u) de dimension 1.

D’autre part, on calculef(v) `a l’aide de la matriceA : A

 0 1

−1

=

 0 1

−1

 donc f(v) =v etv6= 0, donc v est un vecteur propre def associ´e `a la valeur propre 1.

(6)

Pour calculer E1(f), on passe parE1(A) et on r´esout l’´equation, avecX =

 x y z

:

(A−I)X = 0 ⇔

0 0 0

1 1 1

2 −2 −2

 x y z

= 0⇔

0 = 0 x+y+z= 0 2x−2y−2z= 0

x+y+z= 0

−4y−4z= 0 L3 ←L3−2L2

x= 0

y=−z ⇔X =

 0 z

−z

=z

 0 1

−1

donc on en d´eduit que

E1(A) =V ect

 0 1

−1

 donc E1(f) =V ect(v)

et la famille (v) est g´en´eratrice deE1(f) et libre car constitu´ee d’un seul vecteur, non nul, donc c’est une base deE1(f), qui est de dimension 1.

Remarque : on pouvait conclure beaucoup plus rapidement : on remarque que A−I =

0 0 0

1 1 1

2 −2 −2

est de rang 2 car les colonnes 2 et 3 dont ´egales, mais les colonnes 1 et 2 ne sont pas colin´eaires (l’image deA−I est engendr´ee par les deux premi`eres colonnes, qui donnent une famille libre).

Par th´eor`eme du rang,Ker(A−I) =E1(A) est de dimension 1, donc E1(f) ´egalement.

Remarque 2 : on peut mˆeme (ce n’est pas demand´e) obtenir que E1(f) =V ect(v) rapidement : (v) est une famille libre (un vecteur non nul) deE1(f), de cardinal ´egal `a la dimension deE1(f) (c’est-`a-dire 1) donc c’est est une base, et donc : E1(f) =V ect(v).

4. Question tr`es pi´egeuse : tout ce qui pr´ec`ede semble tendre `a ´eviter les transformations sur A−λI, et pourtant on ne peut pas les ´eviter ici. On connaˆıt deux valeurs propres (0 et 1) et les sous-espaces propres associ´es de dimension 1, donc aucune condition suffisante ne s’applique, et la condition n´ecessaire ne permet pas de prouver que f n’est pas diagonalisable car on n’a pas v´erifi´e l’existence d’autres valeurs propres...

Il n’y a donc pas d’autre choix que de chercher toutesles valeurs propres, en consid´erant : A−λI =

1−λ 0 0

1 2−λ 1

2 −2 −1−λ

1−λ 0 0

2 −2 −1−λ

1 2−λ 1

(L2 ↔L3)

1−λ 0 0

3 +λ −2 + (2−λ)(1 +λ) 0

1 2−λ 1

 L2 ←L2+ (1 +λ)L3

La r´eduite de A−λI obtenue est triangulaire, donc A−λI n’est pas inversible si et seulement si l’un des coefficients diagonaux est nul c’est-`a-dire si

1−λ= 0⇐⇒λ= 1 ou −2 + (2−λ)(1 +λ) =λ−λ2=λ(1−λ) = 0⇐⇒λ∈ {0; 1}

(7)

et on obtient finalement :

Sp(A) =Sp(f) ={0; 1}.

Enfin la somme des dimensions des sous-espaces propres de f vaut 2, et f est d´efinie sur un espace de dimension 3, doncf n’est pas diagonalisable.

Remarque : la forme de A−λI nous a conduit a annuler les coefficients au-dessus de la di- agonale, plus rapide ici mais beaucoup moins classique. Les candidats qui ne maˆıtrisent pas cette technique pouvaient bien sˆur annuler les coefficients sous la diagonale, mais les calculs sont beaucoup plus difficiles : une fois la premi`ere colonne r´egl´ee avec un ´echange des lignes 1 et 3 puis des pivots simples, les coefficients (2,2) et (3,2) d´ependent tous deux de λ et ne sont pas colin´eaires : il faut annuler les λ du coefficient (2,2) `a l’aide du coefficient (3,2) pour pouvoir poursuivre, puis traiter `a la fin un polynˆome du troisi`eme degr´e :

A−λI ⇔

2 −1 −1−λ

0 6−2λ 3 +λ 0 2−2λ (1−λ)(1 +λ)

2 −1 −1−λ

0 4 3 +λ−(1−λ)(1 +λ) 0 2−2λ (1−λ)(1 +λ)

(L2 ←L2−L3) etc...

5. On passe par les matrices dans la base canonique : f(t) =t+v ⇐⇒ A

 x y z

=

 0 1

−1

⇐⇒

x=x x+ 2y+z=y+ 1 2x−2y−z=z−1

⇐⇒

x+y+z= 1 2x−2y−2z=−1

⇐⇒ (L2 ←L2−2L1)

x+y+z= 1

−4y−4z=−3 ⇐⇒(L2←L2−2L1)

x= 1/4 y= 3/4−z

⇐⇒ t= (1/4,3/4−z, z) = (1/4,3/4,0) +zv et on en d´eduit que :

S={(1/4,3/4−z, z) = (1/4,3/4,0) +zv tels quez∈R}.

6. Pour que la matrice def dans la famille (on v´erifiera que c’est bien une base une fois wobtenu) (u, v, w) soit T, il faut que :

f(u) = 0 (vrai) , f(v) =v (vrai) , f(w) =v+w

donc il faut et il suffit quewsoit une solution de l’´equation vectorielle de la question 5. Comme on veut que le 3e coefficient soit nul, il faut prendrez= 0 donc la seule solution est :

w= (1/4,3/4,0) = 1

4(1,3,0)

La famille (u, v, w) a alors un cardinal ´egal `a la dimension de R3 (c’est-`a-dire 3), il suffit de prouver qu’elle est libre :

au+bv+cw= 0 ⇔

1/4c= 0 a+b+ 3/4c= 0

−2a−b= 0

c= 0 a+b= 0

b= 0

⇔a=b=c= 0

(8)

On en d´eduit que la famille (u, v, w) est bien libre et donc une base de R3, dans laquelle la matrice de f est :

T =

0 0 0 0 1 1 0 0 1

7. On sait que f =g◦g, donc :

g◦f =g◦g◦g et f ◦g=g◦g◦g donc g◦f =f◦g On en d´eduit alors que :

f(g(u)) = (f ◦g)(u) = (g◦f)(u) =g(f(u)) =g(0) = 0 et

f(g(v)) = (f◦g)(v) = (g◦f)(v) =g(f(v)) =g(v) o`u g(0) = 0 car g est lin´eaire.

8. On a vu quef(g(u)) = 0 doncg(u)∈Ker(f) =V ect(u) (question 1).

Par d´efinition du sous-espace vectoriel engendr´e, cela signifie qu’il existea∈Rtel que : g(u) = au.

De mˆeme on a vu quef(g(v)) =g(v) doncg(v)∈E1(f) =V ect(v) (question 2) et il existeb∈R tel que : g(v) =bv.

9. On vient de voir que g(u) = au et g(v) = bv. De plus w est un vecteur de R3, donc g(w)

´egalement, il admet donc une unique d´ecomposition sur la base (u, v, x) et il existe donc des nombresc,detetels que : g(w) =cu+dv+ew

Finalement, la matriceN de g dans la baseC est bien de la forme : N =

a 0 c 0 b d 0 0 e

.

10. En passant par les matrices dans la base C, on a : g◦g=f ⇔N2 =T ⇔

a2 0 ac+ce 0 b2 bd+de

0 0 e2

=

0 0 0 0 1 1 0 0 1

Cela conduit `a un syst`eme de 9 ´equations dont 4 sont trivialement v´erifi´ees (0=0), et il reste :









a2= 0 c(a+e) = 0

b2 = 1 d(b+e) = 1

e2 = 1









a= 0 ce= 0 b= 1 ou −1

d(b+e) = 1 e= 1 ou −1

On remarque queen’est pas nul (il vaut 1 ou−1), donc ce= 0 donnec= 0 puis :









a= 0 c= 0 b= 1 ou −1

d(b+e) = 1 e= 1 ou −1

(9)

qui se s´epare en 3 possibilit´es :









 a= 0 c= 0 b= 1 2d= 1

e= 1









a= 0 c= 0 b= 1 d= 1/2

e= 1

ou 









a= 0 c= 0 b= 1 0 = 1 e=−1

(absurde)

ou 









a= 0 c= 0 b=−1

−2d= 1 e=−1









a= 0 c= 0 b=−1 d=−1/2

e=−1 et donc finalement :

N =

0 0 0

0 1 1/2

0 0 1

=N1 ou N =

0 0 0

0 −1 −1/2

0 0 −1

=−N1

et il existe exactement deux endomorphismesg (les endomorphismes dont les matrices dans la base (u, v, w) dont N1 et−N1) tels queg◦g=f.

Exercice 3 (EML 2015)

1. D’apr`es le cours, une densit´e et la fonction de r´epartition d’une variable X suivant E(λ) sont donn´ees par :

fX(x) =

0 si x <0

λe−λx si x≥0 et FX(x) =

0 six <0 1−e−λx six≥0 De plus, cette variable admet une esp´erance et une variance qui valent :

E(X) = 1

λ et V(X) = 1 λ2.

2. On reconnait la densit´e plus l’esp´erance de la loi exponentielle de param`etre λ, ces int´egrales convergent donc et on fait apparaˆıtre proprement :

Z +∞

0

e−λxdx= 1 λ

Z +∞

0

λe−λx dx= 1

λ×1 = 1 λ d’une part, et d’autre part :

Z +∞

0

xe−λxdx= 1 λ

Z +∞

0

x×λe−λxdx= 1

λ×E(X) = 1 λ× 1

λ= 1 λ2.

3. (a) On sait que U(Ω) = [0; 1[, donc (1−U)(Ω) =]0; 1], ln(1−U)(Ω) =]− ∞; 0] et enfin V(Ω) =

−1

λln(1−U)

(Ω) = [0; +∞[.

(10)

On en d´eduit que pour tout x <0,FV(x) =P(V ≤x) = 0. D’autre part, pourx≥0, par stricte croissance de l’exponentielle,

(V ≤x) = [ln(1−U)≥ −λx] = [1−U ≥e−λx] = (U ≤1−e−λx) donc on en d´eduit que

FV(x) =P(V ≤x) =P(U ≤1−e−λx) =FU(1−e−λx).

Pour connaˆıtre l’expression deFU `a utiliser, il faut comparer 1−e−λx avec 0 et 1. Or : 1−e−λx≥0⇐⇒e−λx≤1⇐⇒ −λx≤0⇐⇒x≥0

qui est vrai, et

1−e−λx≤1⇐⇒e−λx≥0

qui est certain ´egalement, donc pour toutx≥0, 1−e−λx∈[0; 1] et enfin FV(x) =FU(1−e−λx) = 1−e−λx.

En rassemblant, on obtient :

FV(x) =

0 six <0 1−e−λx six≥0 etV suit la loiE(λ).

(b) On sait simuler la loi uniforme sur [0; 1[, et on d´eduit la simulation deE(λ) suivante : u=rand()

v=-(1/lambda)*log(1-u)

4. (a) Pour que le maximum soit plus petit quex, il faut que toutes les variables le soient, donc (Tn≤x) =

n

\

i=1

(Xi≤x)

et par ind´ependance des variables Xi, on en d´eduit que pour toutx >0 : P(Tn≤x) =

n

Y

i=1

P(Xi ≤) =

n

Y

i=1

1−e−x

= 1−e−xn

.

(b) Comme chaqueXia un support ´egal `aR+, leur maximum aussi prend ses valeurs dansR+, donc pour toutx <0, P(Tn≤x) = 0. On obtient finalement :

FTn(x) =

0 six <0 (1−e−x)n six≥0

Cette fonction est de classe C1 sauf peut-ˆetre en 0 (fonction nulle d’une part, op´erations

´el´ementaires de l’autre) et donc ´egalement continue sauf peut-ˆetre en 0. On ´etudie la continuit´e en 0 :

x→0limFTn(x) = lim

x→00 = 0 et lim

x→0+FTn(x) = lim

x→0+(1−e−λx)n= (1−1)n= 0 et enfin FTn(0) = 0, donc la fonction de r´epartition de Tn est continue en 0 et finalement sur R, et de classe C1 sauf peut-ˆetre en 0, donc Tn est `a densit´e. On obtient une densit´e de Tn en d´erivant FTn sauf en 0, valeur arbitraire, et on obtient :

fTn(x) =

0 six <0

ne−x(1−e−x)n−1 six≥0 =fn(x).

(11)

5. (a) On veut prouver la convergence absolue de l’int´egrale suivante : Z +∞

−∞

xfn(x)dx= Z 0

−∞

0 dx+ Z +∞

0

xe−x(1−e−x)n−1dx.

La premi`ere int´egrale converge absolument et vaut 0 (fonction nulle), la seconde est g´en´eralis´ee en +∞et la fonction int´egr´ee est positive, donc la convergence absolue est ´equivalent `a la convergence et le th´eor`eme de comparaison s’applique. On cherche un ´equivalent dexfn(x) en +∞ :

(1−e−x)n−1−−−−−→

n→+∞ 1 donc xe−x(1−e−x)n−1

+∞xe−x. Or d’apr`es la partie I, question 2, pour λ = 1, l’int´egrale R+∞

0 xe−xdx converge, donc par th´eor`eme de comparaison, la deuxi`eme int´egrale consid´er´ee converge, donc converge absolument, etTn admet une esp´erance.

(b) Pour n= 1 etx≥0, on a xf1(x) =xe−x, donc d’apr`es la question 2, E(T1) = 0 + 1 = 1.

Remarque : on pouvait aussi conclure en remarquant queT1 ,→ E(1).

D’autre part, pourT2, on doit calculer : E(T2) = 0 +

Z +∞

0

2xe−x(1−e−x)dx= 2 Z +∞

0

e−xdx−2 Z +∞

0

xe−2xdx.

Ces deux int´egrales convergent bien d’apr`es 2 `a nouveau, et encore avec 2 on obtient : E(T2) = 2× 1

1−2× 1

22 = 2−1 2 = 3

2.

6. (a) On calculefn+10 (x) : pour tout x≥0,fn+1(x) = (n+ 1)e−x(1−e−x)n donc : fn+10 (x) = −(n+ 1)e−x(1−e−x)n+ (n+ 1)e−x −(−e−x)×n(1−e−x)n−1

= (n+ 1)e−x(1−e−x)n−1

−(1−e−x) +ne−x

= (n+ 1)e−x(1−e−x)n−1([n+ 1]e−x−1).

On en d´eduit que le cˆot´e droit de l’´egalit´e vaut :

− 1

n+ 1fn+10 (x) =e−x(1−e−x)n−1(1−(n+ 1)e−x).

D’autre part le cˆot´e gauche vaut :

fn+1(x)−fn(x) = (n+ 1)e−x(1−e−x)n−ne−x(1−e−x)n−1

= e−x(1−e−x)n−1

(n+ 1)(1−e−x)−n

= e−x(1−e−x)n−1

1−(n+ 1)e−x

=− 1

n+ 1fn+10 (x).

(b) On utilise la question pr´ec´edente pour obtenir que (avecM >0) : Z M

0

x[fn+1(x)−fn(x)] dx=− 1 n+ 1

Z M 0

xfn+10 (x).

On int`egre par parties avec

u=x et v=fn+1(x) qui sont de classeC1, avec

u0 = 1 et v0 =fn+10 (x)

(12)

donc : Z M

0

x[fn+1(x)−fn(x)]dx = − 1 n+ 1

[xfn+1(x)]M0 − Z M

0

fn+1(x)dx

= −M fn+1(M) n+ 1 + 1

n+ 1 Z M

0

fn+1(x)dx.

Il reste `a prendre la limite en +∞. Or on a M fn+1(M)

n+ 1 =M e−M(1−e−M)n−−−−−→

M→+∞ 0×1n= 0 par croissances compar´ees, et on obtient bien :

Z +∞

0

x[fn+1(x)−fn(x)]dx= 1 n+ 1

Z +∞

0

fn+1(x)dx.

(c) En d´eveloppant le cˆot´e gauche, et en remarquant queR+∞

0 fn+1(x)dx= 1 carfn+1 est une densit´e et elle est nulle surR, on obtient :

E(Tn+1)−E(Tn) = 1 n+ 1. On en d´eduit, soit par t´elescopage, soit en it´erant, que : E(Tn) =E(Tn−1)+1

n =E(Tn−2)+ 1 n−1+1

n =· · ·=E(T1)+1

2+· · ·+1 n = 1+

n

X

k=2

1 k =

n

X

k=1

1 k. ou par t´elescopage :

n−1

X

k=1

E(Tk+1)−E(Tk) =E(Tn)−E(T1) =

n−1

X

k=1

1 k+ 1 =

n

X

k=2

1 k et on conclut au mˆeme r´esultat.

7. N = 0 signifie qu’aucun des Xn n’est sup´erieur strictement `a a, donc qu’ils sont tous inf´erieur ou ´egaux `aa:

(N = 0) =

+∞

\

k=1

(Xk≤a).

On en d´eduit par ind´ependance que : P(N = 0) = lim

n→+∞P

" n

\

k=1

(Xk≤a)

#

= lim

n→+∞

" n Y

k=1

P(Xk≤a)

#

= lim

n→+∞

" n Y

k=1

(1−e−a)

#

= lim

n→+∞(1−e−a)n. Or aveca >0 on a

−a <0 donc 0< e−a <1 et enfin 0<1−e−a<1 donc on obtient :

P(N = 0) = lim

n→+∞(1−e−a)n= 0.

(13)

8. (N = n) signifie que Xn est la premi`ere variable qui d´epasse a, ce qui signifie que toutes les pr´ec´edentes sont inf´erieures ou ´egales `aa et queXn le d´epasse donc :

(N =n) =

n−1

\

k=1

(Xk ≤a)

!

∩(Xn> a) et par ind´ependance des ´ev`enements,

P(N =n) = (1−e−a)n−1×[1−(1−e−a)] = (1−e−a)n−1e−a. 9. On en d´eduit queN ,→ G(e−a), donc elle admet une esp´erance et une variance et :

E(N) = 1

e−a =ea et V(N) = 1−e−a

(e−a)2 =e2a(1−e−a) =e2a−ea.

10. SiN 6= 0, N est la premi`ere valeur den telle queXn> a, doncXN, qui repr´esente la valeur de Xnpour N =n, est strictement sup´erieure `aa.

La seule possibilit´e d’obtenir (XN ≤a) est donc N = 0, d’o`u

(XN ≤a) = (N = 0) et P(XN ≤a) =P(N = 0) = 0.

11. Soit x∈]a; +∞[.

(a) Sin= 1, N =nsignifie exactement queX1 > a, et comme x > aon a bien : [(N = 1)∩(Z ≤x)] = [(N = 1)∩(XN ≤x)] = [(N = 1)∩(X1≤x)]

= [(X1 > a)∩(X1 ≤x)] = (a < X1≤x).

Sin≥2, on a vu que (N =n) =

n−1

\

k=1

(Xk≤a)

!

∩(Xn> a) = (Tn−1 ≤a)∩(Xn> a) d’apr`es la d´ecomposition de (Tn≤x) vue `a la question 4. On a alors :

[(N =n)∩(Z ≤x)] = [(N =n)∩(XN ≤x)] = [(N =n)∩(Xn≤x)]

= (Tn−1 ≤a)∩(Xn> a)∩(Xn≤x)

= (Tn−1 ≤a)∩(a < Xn≤x).

(b) D’apr`es la formule des probabilit´es totales on a : (Z ≤x) =

+∞

[

n=1

[(N =n)∩(Z ≤x)]

donc on en d´eduit (r´eunion incompatible) que : P(Z ≤x) =

+∞

X

n=1

P[(N =n)∩(Z ≤x)]

= P(a < X1 ≤x) +

+∞

X

n=2

P[(Tn−1≤a)∩(a < Xn≤x)].

OrTn−1 ne d´epend que des variablesX1, . . . , Xn−1 et lesXi sont ind´ependantes, donc par lemme des coalitions Tn−1 etXn sont ind´ependantes. On obtient alors pour toutn≥2 :

P[(Tn−1 ≤a)∩(a < Xn≤x)] = (1−e−a)n−1×[FXn(x)−FXn(a)]

= (1−e−a)n−1(1−e−x−1 +e−a)

= (e−a−e−x)(1−e−a)n−1.

(14)

Enfin on peut calculer :

P(Z ≤x) = FX1(x)−FX1(a) + (e−a−e−x)

+∞

X

n=2

(1−e−a)n−1

= 1−e−x−1 +e−a+ (e−a−e−x)

+∞

X

n=1

(1−e−a)n

= e−a−e−x+ (e−a−e−x)

1

1−(1−e−a) −1

= (e−a−e−x)

1 + 1 e−a −1

= e−a−e−x

e−a = 1−e−x+a. 12. (a) On a vu queP(Z ≤a) = 0, on en d´eduit que pour tout x≤a,P(Z ≤x) = 0 puis

P(Z ≤x) =

0 six≤a 1−ea−x six > a en d’autre part on a pour toutx∈R,

(Z−a≤x) = (Z ≤x+a) donc

FZ−a(x) =P(Z ≤x+a) =

0 si x+a≤a 1−ea−(x+a) si x+a > a =

0 si x≤0 1−e−x si x >0 etZ−asuit la loi exponentielle de param`etre 1.

(b) On en d´eduit queZ−aadmet une esp´erance et une variance qui valent : E(Z−a) = 1 et V(Z−a) = 1

puis par lin´earit´e de l’esp´erance et quadracit´e de la variance, Z admet ´egalement une esp´erance et une variance :

E(Z) =E(Z−a) +a=a+ 1 et V(Z) =V(Z−a) = 1.

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