Séminaire Claude Chevalley
J EAN -P IERRE S ERRE
Morphismes universels et variété d’Albanese
Séminaire Claude Chevalley, tome 4 (1958-1959), exp. n
o10, p. 1-22
<http://www.numdam.org/item?id=SCC_1958-1959__4__A10_0>
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MORPHISMES UNIVERSELS ET VARIÉTÉ D’ALBANESE
par Jean-Pierre SERRE E. F.
S., 1958/5S
1. o
Morphismes
.maximaux.Soit V une
variété,
et soit f s V ~ A unmorphisme
de V dans un groupealgébr--ique
commutatif À o Soit A’ le sous-groupe de Aengendré
par lesf(x) - f(v) ?
pour x et y parcourant c’est un sous-groupealgébrique
(c’ est-à-dire fermé)
etirréductible
de o Eneffet~
notonsf
le morphisme de~
dans A défini la formule ~ ifn(x1 ,
-..y1 ,
... ,yn)
=f(x1) +
... +f(xn) - f(y1) - ... - f(yn)
,et soit W
l’imago
deV"" f*
o Les ensembles W sontconstructibles,
n n
irréductibles,
et croissent avec il existe donc un entier m queW n
deU n __ soit
de n pour n m . ° On +’.’’ n
=W2n ,
ce
qui
montre que W est un sous-groupe(évidemment
connexe etfermé)
de A . oMais W m
étant cons-tructible,
contient un ouvert de sonadhérence W .
et il en_ ~ ~ ~
résulte aussitôt
eue ’ Wm
+ ~
m
=
W . m
, d*ou~.J.~ m
=rW
m o cequi
prouve que W m n’estautre que A* .. .
Le
même
raisonnement montre A’ nechange
paslorsqu’on remplace
V par un ouvert non vide Uc. et f rarf)u [autrement dit,,
A’ a uncaractère
"bi-rationnel"].
DÉFINITION
1. - On dit que lemorphisme
f : > V ~ Aengendre
A si l’on~
A’ ~A . oIl revient au
même
de dire de V f n’est contenue dans aucunensemble de la forme a +
B ~
a ’? B un vrai sous-groupe de A . oRappelons
maintenantqu’un
homomorphisme g : B ~ A de groupesalgébriques (irréductibles,
commetoujours dans
ce estapnelé
uneisogénie
si g estsurjectif,
et si son noyau est fini. Cetteisogénie
est diteséparable (resp.
radicielle)
si l’extensioncorrespondante R(B)/R(A)
estséparable (resp.
radi-DÉFINITION
2. -On
dit que lemorphisme
f : 1 V ~ A est maximal ra-diciellenent
maximal) engendre
A , et si toute factorisation de f sous la forme ~ 1est un
morphisme,
et où g est uneisogénie (resp. une isogénie radicielle),
entraîne
que g est unisomorphisme.
o[En
termesplus image s
y on peut f ¿ aucuneisogénie
non triviale?
etco )jo
EXEMPLES. 0
1° Si A
=0 , tout morphisme
f f V ~ A est maximal.2° Si li est une courbe non
singulière~
et si f ~ . V 2014~ J est sonapplica-
tion
canonique
dans sajacobienne, Inapplication
f est maximale.REMARQUE. -
Dans les définitions 1 et2,
ce n’est Das vraiment la structure degroupe de A
qui intervient,
mais seulement sa structure c’est-à-diresa structure d’ espace
principal
sur il on -est demSme
dans lesnuméros
ci-dessous. 02.
Factorisation
des morphismes d~unevariété
dans un groupealgébrique
commutatif. 0 Si .A. et B sont deux groupesalgébriques commutatif s~
nous dironsqu’une
ap-plication
h t B ~ A est unhomomorphisme
affine si c’est lacomposée
d’unhomomorphisme
du groupealgébrique
5 dans le groupealgébrique
A et d’une trans-lation de A 0 Le noyau de la composante
homogène
de h estappelé simplement
le novau de h 0 Dire
qu’un
morphisme f : i V ~ A est maximaléquivaut
à direque toute factorisation de f sous la forme V 2014~ "S
2014-~
Aoù
h est unhomomorphisme
affinesurjectif
a noyau finientraîne
que h est unisomorphisme
(affine,
bienentendu).
yTHÉORÈME
10 -Soit
f i V ~ A unmorphisme
d’unevariété
V dans un groupealgébrique
commutatif ~ . 0 On peut factoriser f sous la forme ’1g est un
morphisme maximale
et où h est unhomomorphisme
affine à noyaufini.
[Or:
peut montrer que cette factorisation estunique
a unisomorphisme unique
près]
0Soit A’ le
engendre
par lesf(x) - t(y) p
Xyy ~
V 0 Lemorphisme
f se factorise en V F A’ ~ A enposant
f’(x)
=f(x) - f(x~) ~ i(a’)
=1 a’ + 9étant
un point choisi arbitraire- ment dans V 0Quitte ~ remplacer
A par on voit donc que l’on peut supposerque f
engendre
A 0 5i f est lethéorème
est
démontré. Sinon,
il existeisogénie
non triviale ~ A tellese en f
f
oùf~
de V dansA~ .
°Il est clair que
f. engendre A ,
> sif1
est lethéorème
estdémon-
tre
(en
posant P =A, ,
g -=f1 ,
h =b ). Sinon,
il existe uneisogénie
nontriviale
h 2 : A2
~A1
tellef1
se enf1 = h2
of2 ,
etc.Tout revient à montrer que cette suite ne se poursuivre
indéfi-
niment.
Supposons
que ce soit le c..s, et choisissons un entier n assezgrand
pourque
Inapplication fn :
>V2n
~ Adéfinie
aunuméro
1 soit dominante. On voit tout de suitequ’il
en est alors de d:)Sapplications f~
i =1 ~2~
... Commeces
applications
sontdominantes,
leurs cohomemorphismes identifient les corps de fonctions rationnellesR(A) , R(Aj , R(A2) ,
... à des sous-corps deR(V 2n) ;
on obtient ainsi uno suite strictement croissante dG sous-corps de
R(V ) /et
laréunion
de ces corps ras une extension de fini deR(A) ;
commeR(V~)
est extension detype
fini deR(A) ~
on obtient unrésultat
en contra-diction avec le lemme suivant ~ 1
1. - Soit H
une extension
detype
finid’un corps
E . a Toute sous-exten- sion F do M est detype
fini sur 2 . oSoit
(x y
... o yx )
une de transcendance de F surE ,
etcomplétons-
la
’
en une
base
detranscendance (x1
3 ... ,xs , y1 ,
... , yr) de Msur
E . o~lors F est extension
algébrique
de:~(x) ~ et, puisque E.(x y y)
est puresur
E(x) ,
les extensionsF/E(x)
ety),/E(x)
sontlinéairement disjointes.
On a donc
Comme 1’,; est de
type
fini sury) ,
on a[1"1
°Ir) J
+ CD , d’où lemême résultat
pour # cequi
montre que F est detype
fini surE(x) ,
donc sur E . 0
Ceci
achève
ladémonstration
duthéorème
1 .>Soit maintenant
C
unecatégorie
de groupesalgébriques
commutatifsvérifiant
les deux
propriétés
i ,I
si
Aet
AC, on a A1 A2 e C.
II O Si f i A ~ B est un homomorphisme à noyau
fini,
et si B ~ , alorsA ~ C .
0La condition II
entraîne
en sous-groupeferme
d’un groupe de lacatégorie appartient ~
lacatégorie.
DEFINITION 30 -
Soit f : V ~ A un morphisme. n On dit que f est universelpour ..,....,...~.
~~ .
si l’ _..._._._...._...~ on ;~, h ~~:~ ~
, -~t tout f’ ~ i ~~ --~ A’ 9 -ou
s il homomorphisme affine h : c ri ~ A’ ;;t un seul tel
uc
f’ = h 0 f .
[Autrement dit,
frésoud
unproblème
universel,
au sens de[2], chapitre v,
3Ù ~
Il est clair que, s’ ï l existe un morphisme universel z ° V ~ h pour la
cattigorie
9 il est unique, à unisomorphisme unique près
.THÉORÈME 2
. - s queC vérif
ie les axiomes(I)
et(II)
ci-dessus.Soit f ° V ~ A un
morphisme, avec
A eC . Pour que
.f soituniversel,
i 1....,.~,~ ...~...~... ’ ~.~...~..
faut ot il suffit qu’il soit maximal, et que, pour tout maximal f’ -> ii’ ,
avec A’ ~ C , on ait dim A’ dim A.
GL0 o .J1
sel,
C.i V supposons Gui:; l’ on ai ta factorisé f e nv P tl 9 1 a un
noyau fini ; on
a donc B ~L’
, et lapropriété
d::: f montre
qu’
il un homomorphisme affine 1. 1 A -->- Qtel que k - h o f o Comme f = l o k 9 ;;,, tire 1 o h o f =
f g
d’où.i o h - 1 d’ 1"
unicité postulée dans
ladéfinition J
o Il s ’ ens.ait que h estinjectif, ce qui montre
qu::, A et B ontdimension ,
com:me h est sur-jectif,
il w st ?:ijectif,
... t de même pouri p
ï ct h sontisomorphis-
mes
réciproques,
cc montre que loi est maximal. o si f’ ô V 9 À ’~ ~:’S !
a‘i i E
C ,
y il existe h ‘ A / li’ tel que 1’ .rh
o1 ,
oth est né ce ssairement surj ectif, puisque f’ engend rS A’ r , dt où dim
A’
dli’"7. ti o b. Réciproquement, supposon s ces propriétésvérifiées,
et montrons que fe 1
y l’ ,: V ~ A’ unverphisme,
, vec A’ ~ C , soit g ù v -a A’ l’applicationproduit
des appli cati_ ons f ‘, t f’ a D’après , lc thé
or e ,
me 1 , o n ipeut f
actor isor g , t.: noù k et où i est un affine à noyau fini.
Diaprés (r)
et(II),
on a F. d’où dim B dim ri. si note p(respo p’)
laprojection
de- Ax 9l’ A~~) ~
on a no d’oùp 0 i o k = f 0 f
engendre A ,
il s’ensuit que p o i estsurjectif,
etcomme B
f.
le noyau de p o i estfini;
mais f estmaximalc,
doncp 0 i est un isomorphisme. Notons r l’isomorphisme
réciproque,
et Dosonsh =
pt
o i o r ; un affine do A dans -, ’ 9 et l’on ahof
=p’
o i o ro po i0 1:. == fi’
0 i 0Tout homomorphisme
h’ tel que h’ o f = f’coïncide nécessairement
avech , puisque
f.engendre
A .Co
Qo
F. D.COROLLAIRE. - Pour qu’il existe un morphisme
universel
f : V --7 Apour
la
variété V et pour
la il et il suffit que les dimensions des groupes f ~C
pourlesquels
il existe uneapplication
maximalef’ : V ---j Ji’ soient
bornées.
"Caractère
fonctoriel desmorphismes universels. - Lorsqu’il existe,
lemorphisme
universel .p c V ---..&... est un fondeur en ’’1,7 et
en C . De fagon
0a.
Variation avec
V : Soit V~
V’ unmorphisme,
et supposons que, pour une-:catégorie ..."’. fixée,
lesmorphismes
universels pourc
.1 : V~
A et Î’ ; V’ ---;- A’ existent. Il existe alors un homomorphisme affine"- Í: f et un seul
tel que 03C6C
."B {’ =1 f f ’"03C6 :
cela résultesimple-
ment de la
propriété
universelle de f 0Supposons
en outre’1°
soit dominant. Q Alors l’existence de fentraîne
colle de
f’ ;
eneff et,
si g ~ V t---;
~~ t est unmorphisme
onpeut
factoriser g 0
t.f
en 11 0f . où
h ° .A --}- L’ est unhomomorphismo affine ;
du fait
que 03C6
estdominante
le raisonnement dunuméro
1 montre que h estsurjectif,
et l’on a dimA’
di- A ; onapplique
alors 10 corollaireIndiquons
sansdémonstration
cettefois,
deux autres-propriétés
desmorphismes
universels :Variation on fonction d’un
paramètre.
Soit f : .v ---:, .A unmorphisme
univer-sel pour une
C , et soit
l’ unevariété.
Soit t~ C
et soit.f 1 : V x T ~ .J un
morphisme.
0 Fourchaque
t ~T >
il existe unhomomorphisme
affine --+- _d.’ tel que
h,4.
v
f’(x , t)
pour x ~ V. 0L’ appli-
cation h : A x T
~ A’ définie
par les{ht}t~T
est un morphisme.Produits.
Si f;, V l-i et f’ : ï,f’ ~ A’ sont desmorphismes
univer-sels pour une catégorie /’’)
l’application produitest un
morphisme
universel pour lacatégorie
c."b. Variations avec
é
: Soit V unevariété,
etsoient C
etet
deuxcatégories vérifiant (1)
et(II )~
1 et telles c: GSupposons qu’il
existeun morphisme universel f ~ V -~- A’ pour
~ .
0 Il existe alors unmorphisme
universel f : ù V ~ A pour
Ô (cela résulte
du corollaireci-dessus),
et unhomomorphisme affine
unique
h ~ i A’ 2014~- A tel que h o f ’ = f lapropriété
universelle de f ’)"
,, ~n > le noyau .:N de h est connexe, et hdéfinit
par passade auquotient
unisomorphisme
deA’/H
surA ;
enoffet,
sil’on note la
composante
connexe du noyau N deh , l’homomorphisme
hdé-
finit par passagequotient un homomorphisme
affine i: -7A
à noyau10-06 fini ;
comme f estmaximale
l’homomorphisme i est unisomorphisme,
d’ou nosdeux assertions.
Exemples. -
Nous donnerons plus loin une conditionnécessaire
et suffisante simplequ’une variété
admette unmorphisme
universel.Indiquons des
mainte-nant
quelques
casparticuliers :
1’~ Si
/)
est lacatégorie
desvariétés
existe desmorphismes
universels pour toute
variété
V(cf.
lenuméro 4)
0 Il en est demême lorsque
C
est lacatégorie
des extensions d’unevariété
abélienne par un tore(cfo
lenuméro .5)
=2° Si V
est complète,
il existe desmorphismes
universels f i V ~ Apour toute
catégorie ~? (cf
0 le numéro4 )
Q]°
Si V est une courbe noncomplète,
etsi C
est lacatégorie
des groupesisomorphes
& un -produit de groupes additifs2a’
il n’existe pas demorphisme
universel f s ÀVT ~ A
pour C .
Q Cela sevoit,
soit enappliquant
lethéorème
8 du
numéro 6 (et
enremarquant
lethéorème
deRiemanii-Roch,
il existedes fonctions
régulières
non constantes surV )~
soit ciappliquant
lathéorie
des
jacobiennes généralisées
de Rosenlicht(cfo [7], chapitre V).
30
Uncritère
pour lesmorphismes
radiciellement maximaux. 0 Soit 1i un groupealgébriQue
commutatif. 0 Nous noteronst. l’espace
vectorieldes
champs
de vectaurs surA,
muni ducrocheta
c’est unealgèbre de
L::!1’}1E 2. -
L’algèbre
de Liet,
jst commutative(i. e. [X 1 YJ
== 0 pour toutcouple X , "f.( )
c~~
.
C’est
"évident",
mais on va tout demême
en donner unedémonstration, basée
surle fait que t est fonctoriel et commute aux
produits
0Puisque
A est commuta-l’application
r 1 A x A ---7" fidonnée r(x , y)
= x +y est un homo-morphisme,
doncdéfinit
un homomorphisme de de Liet
xt
danst.
0On constate
aussitôt
que cet hemomorphismeapplique
lecouple (X , Y)
sur X + Y 0Si X et Y sont deux
éléments
det,
~T. $ ce sont les
images
de(X ~ 0)
et de(0 , ’1) .
() "ais le crochet de(x
,,0)
de(0 ~ ,[ )
est nul. 0 Donc[;x:,. YJ
=0 ,
Co
Q.
FI) DoLorsque
lacaractéristique
estt,
est stable parl’opération
X vertu du lemme 2 et de la formule du
binôme, l’opération
X ~X ’o
est
semi-linéaire :
Nous noterons s. l’espace dual do c’est aussi
(voir
parexemple [?L
chapitre III, numéro 11) l’espace vectoriel
des formesdifférentielles
dedegré
1invariantes sur A .
Pour toute forme invariante
~~.s~ ~
on a =0 . oOn
applique
1.;. standard ~en
prenant X .
Y ~ tA . L-.s tomesX , 03C9 >
etX , 03C9>
sont des cons-tantes,
3t l3 lemme2"montre
que[X ,
=0 ,
on endéduit X /BY ,
=0pour tout
couple X :
sY ~
d’où d~ = 0 .Supposons mainterant que la
caractéristique
du corps de base soitp ~
0 . o Puis-que dfjp =0 pour tout 03C9 =
sA , l’opération de Cartier (cf. exposé 6
et annexeIV au
présent expose)
estdéfinie
pour telleforme ,
si on la noteC ,
ona le lemme suivant ~ i
4. - Pour tout
X ~t, et
tout 03C9 ~ s r. ;Xp , 03C9>
=X ,
[En
d’autrestermes, l’opération
C est latransposée (au
sens desapplications semi-linéaires)
del’opération
X 2014?-X j.
oCela
résulte
de la for2014le dansl’exposé 6) :
compte tenu de ce que
X ,
03C9> est
une constante.Enfin, si V 9 nous noterons D
(V)
l’ensemble desformes différentielles de degré 1 (rationnelles) de V , c’ est-à-dire l e R(V)-espace vectoriel des différentielles de R(V) . Pour toute fonction
f : > V --3
A ,
et toute forme j..%.! ~ s.., 9 l’f*
03C9 dc 03C9 par f est définie, et c’est un élément deD(V)
u3 . -
Soit V une soit A u.n groupecommutatif,
et soit f : ° lI A un
f* : sA
~ D(V)est injectif,
f est...,...,..,..".... -...-.." ’ ’ -fi à - -
~"
£ À©0- - ’-k-- - , ,- J " oo~~~~~
radiciellement maximal.
Inversement, si
fest radiciellement maximal,
et siA11~.1~.ws~ ~ w- ----.-~- .~-- --, - . ,, , ~ , , , , - -
V
est normale, f*
..~.",o estinjectif ( c f . [5]).
.a.
Supposons
. ffactorisé
en Ü ~ BA ,
oû z est unhomomorphisme
affine’ ’e ’ S’ f*
est injectif, il or cst dP dei* : s
A 2014 s
ce entraîne que A et B ont et 1 est un
isomorphisme
, .
(voir par
exemple [5],
page56). Done
f es t radiciellement maximal.b. que f ci ‘ment
Distinguons
deuxb-1. o La
caractéristique
est 0 . - Choisissons un entier m assezgrand
pour eue lemorphisme
fm : fl V" ~ A dunuméro
1 soitdominante
doncdéfinisse
uneextension de corrs
R(V " )/R(A) .
o Vu sur le.caractéristique,
cetteextension est
séparable,
et si 03C9s
est telle que(f ")
03C9 =0 ,
on ané-
cessairement 03C9 -=: C . o ’"ais on peut calculer la
for’-nc (f2m)* 03C9
àpartir
de laforme
f* :
> si l’on notep1
> ... ,pm
gq. "
$... , qm les
2mprojections
de
V"
surV ,
on a la formule :(f )
M =p
+ ... +p*m f* 03C9 - q f
03C9 -..,.-q*m f
03C9(Cette
formuledémontre
enf" ’
enV ’
~A ’’
~A y
et enappliquant
àA2m
~ A laproposition
17 de[7],
lococitato).
Si doncf* 03C9
=0 y
on a aussi(f2m)* 03C9
-i0 ,
, d’où 03C9 =-0
, otf*
est bieninjectif.
b-2. La
caractéristique
.’.stp ~
0 . - Soitn
le noyau doInapplication
f
~ s, 2014~D(V) .
o La formuleCf~
=f~
C annexeIV)
"contre quen
est~
stable par
11
j en vertu du4, l’orthogonal
n den
danstA
est stablepar
l’opération
depuissance
Lathéorie
dosisogénies
radiciclles de hauteur 1exposé 6)
permet alors do construire uneisogénie
radicielleh ~ 1 A 2014~ P ,
’
qui’soit
de hauteur 1(i.
o.R(B).~ R(~)’ )~
et telle que le noyau det; ~ tB
soit n . h o 11 t V ~ Bvérifie
la formule :(h
of)
03C9 = 0 pour toute 03C9 ~ sP . En d’autrestermes, l’application t,a.ngent-e
a h o f est
idantiquement
nulle(en
tout pointsimple
deV ,
pour fixer les_
idées).
, II enrésulte
que le h o f peut se factoriser en VB1/p
~Fi
, est unefonction ,
comme V estnormale,
leprincipal"
montre que g est unmorphisme.
> Deplus,
comme h est de hauteur1 , l’application B1/p
2014>- B se factorise enB1/p
~ A ~ B . o Du fait que f est radiciellement maximal, ceciimplique
queB ’
~ A est unisomorphisme,
donc Que 3 ~
A’
est unisomorphisme,
c’ est-à-dire que n =t ,
d’oùn
=0 ,
-
~ ~
ce
qui
montre bien quef
estinjectif.
COROLLAIRE - Suit V
variété normale, et soit ~(V)
l* espacevectoriel
ces
formes différentielles
do 1 sur Vqui sont
entout point
V . Gi f , V ~ A
entendre A , on a l’inégalité
dimA
dimD’après
lethéorie 1~
on factoriser f en2014~
B -~A ~
où g estmaximale
et ou --~ .. une Pour toute forme ~ ~-~(B) ~
on ag
(~ 6-iY(V)
g est unmorphisme~
et cecivaut
notammentpour ~
~s~ .
En
appliquant
lo,3
à g , on voit que dim sBdim 03A9(V) ,
d’ ou lecorollaire
d? msB =
dim B = çPEMA
RQUES
.1° Dans le s éno nces ci -d-f ssun l’h ypo thèse de . norma lit r: peut êtr e rem plac
éc
par .l-’ ~J V plus faible suivante .A ~.: _.. ’...~.. ~.: y~ 14.:. Y ’rv:. L: ’.. .. pour . K 4...a tout poi‘.. d .... nt . ’ P .L ~ V ~. C , on ~.L ab.nP R(V)p
--0(P)p ,
é en ott: ; !.0(P)
l’anneau local deP, et p l’exposant
caract
éristique
du corps d e base.2° Dire ’
f*
° s:. +. ~ D(V) est -.injctif équivaut à
> dire que, pour tout n,
°I 1 ~ ,..a ~ ..~ "
~ ’
.. y, a -ir’’. ~~‘ ,. ; ,h. ry s . u.. = .~ ’- : !~. -. C. !’‘, s ~ nassez .L ’, r r ?- 5- c..,.v~,~~ . _.
_.
~ 1,"" ’ ~ " --+ ~~ : .~ ... _.~.,~~-c ~,~. , ,.
.. ::t(i
o e .son ., de.. corps R(V
2 n)/R(A) qui est sépara-
son ~::c ~. ,x...~.k.::~~.~ ~:.~_. ~.::~. ~~ ~:-: ~. ’.~.~. ~... _~.>~ ~..~~a ;~ r~: B .. ~. ,.IJ 4 ,
b l
e ) .
/1 a (..1 r1 n ii ;:1 n dé r. 1 an^ .’ ; f applicr’..: .., n f:, ,.. gente à fn B en un po int(P1
> o 0 0 9Fn ,
;.Q1
r . . . ,Qn )
de . V2n
.q. o La vari
é
Vé d’
Albanes e.Nous uti liserons le lemme suivant a
5
0 ... :,; une variets complète S F un sous-ensemblefermé
deY ,
et soit x = ‘T :!’ . Supposons .:",, -f
singulier
et que dim F dim "r - 2 . Si ~ le failsceau des germes de formesdifférentielles régulières
de,... .
de 1
X ,
l’ u n s.Y-1.., : t.. ce V e ct w i.H (X , 03A9X)
est t de dime nsion fi’ 0..,...,...m~...,. »~....~....w~..r...~...~.".,. £
En
effet» 03A9X est
un faisceauechérent localement llbr»;
sanstorsion9
et l’ an un les fai sceaux coherents sans torsion
(annexe I, corollaire au théorème ).
On notera que 1 ’ ’ 1.1’"
,.. ;, 03A9X)
i’l’ ’ st autre qu e l’u s ne, C e, ( X)
dest;:lut ,
4 4 - Soit V un c
été.
nwa’
il existe miecomplète
- ...
~..~...~. -...- - . - , - - .... ,.. - , , , - ,- .. -,
ct un
fermé
..~,_,~..~_ F de ~w..w 1,.i s ..~.~.,~.~....~....,....r.~...w..~...w,n.wy. ‘- 2 ,
tels que Vsoit :.. W - F .
Alors,
pour toutecatégorie C
; il existe un morphisme universel f : V ~ A ourC
o,,.. n.~.ww..~~.r
Identifions V a r « :. . Soit
W*
1 a normalisee deW* ;
j :’ est unecomplète.
p . Soit F’ t ’1 -- des points singuliers de U* ,
soit F" l’image
r
éciproque
de F lsi ..*
~X ,
et soitF*
= F’ ~ F" o an a,.~~, ~ L_~,~. l~: .
~~_:,J..,ta»o:f
dim
F*
dimW* - 2 ,
li5, .
àW*
et F* , montre que l’ espace.,~"~
,
11 .~
. .
03A9(W* - F*)
est de di mension fi nie. Le cerollai rl. w j3, ,joint
au corol-laire au théerème .. 2 mentre alor!,.
qu.’
i,1 / tpour la
catégorie
laprojection
1/J p W induitpar restriction
un-> V = u -
F ,
et ce morphisme estévidemment
dominant.D’après
lecaractère
fonctoriel des morphismes universels(cfo
lenuméro 2) ,
ilexiste donc aussi un morphisme universel f z V
~ A ,
Co
Q
0F.
DoREMARQUE. -
Leshypothèses étant
colles duthéorème 4,
soit f i V ~ A unmorphisme qui engendre
b.; il est vraisemblable que A est alorsnécessairement
une
variété
estimage
de "our n assezgrande
bien si ’J sst(en effet~
onse
ramené
tout de suite auou.
A ne contient aucunevariété abélienne
siC est une courbe sur W
qui
ne rencontre pasF y
la restriction de f à C estconstante, d’après
cequi
3 xr utilisant le fait estprojective,
et dim
F 5:
dim " - 2 0.: alorsqu’il
a "suffisamment" do telles courbes pour Que lapropriété
Ilprécédente entraîne,
quef soit constante).
o50 -
Soitf[£
la Fourtoute variété
THEOREME
5Q - Soit
lacatégorie
desvariétés
Pour toutevariété V ,
il existe unmorphisme
f V ~ Si universel pourSoit
Vl
un ouvert affine nonsingulier
deV ; puisque
estaffine?
onpeut
le
plonger
comme ouvert dans unevariété projective V2 ; quitte
à normaliserV2?
on
peut
supposer queV 2
est normale. 0 Soit F l’ensemble des pointssinguliers
de
v
et soitVJ
=V2 -
F 0 ~ Lavariété V3 possède
unmorphisme
univerself: V3
~ 1. ~diaprés théorème
4. ° Y unepropriété
fonda-mentale des
variétés abéliennes (voir exposé 9)~
toute fonction deV
dans unevariété abélienne
"’ est " unmorphisme
"° " ~ ""’ sur donc les morphismes de V et deV~
. ~
~ "
i j3
dans les
variétés abéliennes coïncident.
0 Il s’ensuit que la restriction de f à V est unmorphisme
universel pour~-..
0 Commel’injection
de V dans V estun
morphisme dominante l’argument
fonctorielutilisé
plus haut montre l’existenced’un
morphisme
universel de li oour(t,
’C.
Q.
F. D Lavariété abélienne
A ainsiassociée à
V estappelée
lavariété
d’Albanese(au
sensmorphique)
deV ,
et f estl’application canonique
de V dans sa va-riété
d’Albanese. Comme on l’a vuplus haut,
lavariété
d’Albanese est un foncteuren
V , compatible
avec lesproduits)
cedernier résultat
est iciimmédiate puis- qu’on
sait que toutmorphisme
d’un produit V x V’ dans unevariété abélienne
A est somme d’unmorphisme
de li dans A d’unmorphisme
de V dans A(cfo
oexposé 9)
0Il faut
signaler
que dans lalittérature [3j~
parexemple),
lavariété
d’Albanese
estdéfinie
par unepropriété
universelleportant
sur les fonctionset non sur les
morphismes.
Lethéorème
suivantindique
lesrelations
entre cesdeux
définitions ~
THÉORÈME 6. -
- Soit V unevariété.
o Soit f i V ~ A la fonctioncanonique
r r 2014201420142014201420142014201420142014201420142014-2014
de V à valeurs dans sa
variété
sensfonctions )
o Soitf : s V
--1
A lemorphisme canonique de
V dans savariété
d’Albanese(au
sensdu et clos e
io e Il existe alors un
homomorphisme
affine g ôAr
-7’ A ~t un seul tel quef =
f 0 Cethomornorphisme
estsurjectif.
Qii. Si V est
normale,
le novau N de g est connexe y et gdéfinit
par pas- sage auquotient
unisomerphisme
de A .iii o Si V est non
singulière,
g est isomorphisme.Comme tout
morphismo
est unefonction,
l’assertion(i) résulte
ducaractère
uni-versel de
f
et du fait que fengendre
A . dSupposons
maintenant Vnormale,
et soit
NO
lacomposante
connexe du noyau N de g . Encomposant
V 2014~
A r
2014~A /N~
on obtient une fonction 2014~A /1~ ~
mais le com-po sé
V --~ h 2014~- est unmorphisme,. - ,
e t l A -? A aun noyau fini. En
appliquant
1s’’théorème principale
on voit quefa
est un mor-phisme,
et comme f estmaximale
~ A est unisomorphis-
me, ce
qui démontre (ii)
o si V est nonsingulière,
toute fonction de V dans unevariété abélienne
est unmorphisme,
d’ouévidemment (iii).
EXEMPLES. e
io o Soit C une courbe
elliptique 9
encaractéristique
p y et soit C . Soit0’ (P)
le sous-anneau de l’anneau local0(P) formé
des fonctions dont ladiffé-
rentielle s’annule enF ~
soit G’ la courbe dont les anneaux locaux sont lesmêmes
que ceux deC,
sauf en P ou estremplacé
paro’(p) ( C’
a’Unpoint
de rebroussement ordinaire il onP ,
cf 0[7 j ,
page70 )
0 Si l’on notecP
lapuissance
de),
on a desmorphismes
C ~C’ ~ ,
et onvérifie
facilement que
Gp (rcsp.
aC)
est lavariété
d’Albanese au sensmorphique (respo
au sens des
fonctions) de
C’ onormalité
est donc essentielle dans la partie(ii)
duthéorème.
o .ii. Soit encore C courbe
elliptique, plongée
sanssingularités
dans leplan
et soit E le c’est unevariété
nornale. On voitfacilement que C est la
variété
d’Albanoso(au
sens do sfonctions)
deE 9
alorsque la