HAL Id: jpa-00237202
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Submitted on 1 Jan 1876
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Électro-actinomètre différentiel
M. Egoroff, E. Gripon
To cite this version:
M. Egoroff, E. Gripon. Électro-actinomètre différentiel. J. Phys. Theor. Appl., 1876, 5 (1), pp.283-
287. �10.1051/jphystap:018760050028301�. �jpa-00237202�
produit
tant que latempérature
ambiante nedépasse pas II7°,4, qui
est, commeje
m’en suisassuré,
lepoint
de fusion du soufreprismatique, lequel
se confond avec lepoint
de solidification du soufre d’abordoctaédrique
fondu au-dessous de I30degrés.
J’ai
supposé
que, pour réaliser lesexpériences précédentes,
onse servait de soufre
octaédrique :
on arrive aux mêmes résultats enfaisant usage de soufre en canon
ordinaire:
dans ce cas, si l’onveut facilement obtenir le soufre surfondu à des
températures
très-inférieures au
point
defusions,
il convient de fondre le soufre à unetempérature plus
élevée etd’opérer
dans des tubestrès-propres,
afin d’éviter la coloration
permanente qui
résulte de l’action des matièresorganiques
sur le soufre fortement chauffé .ÉLECTRO-ACTINOMÈTRE
DIFFÉRENTIEL ;
PAR M. EGOROFF,
de Saint-Pétersbourg.
L’appareil
queje
vais décrire est construit pour déterminer les coefficientsd’absorption
des rayons ultra-violets par les différents corps(1).
Il se compose de deux actinomètres de
Becquerel A,
A’( fig. i).
Chacun de ces actinomètres consiste en une boite
parallélépipédique
de verre,
ayant
deux facesopposées
dequartz.
Ces boîtes sont re- couvertes deplaques
de caoutchouc durci etportant
chacune deuxfentes,
danslesquelles
se fixent lesplaques d’argent
iodurées.Les deux
actinomètres, remplis
aux troisquarts
d’une solution d’acidesulfurique monohydraté
dans l’eau( 2
grammes d’acide sul-furique
pour 100 grammesd’eau),
sontplacés,
l’un au-dessus del’autre,
dans une boîte commune en boisBB’;
les deux surfaces CC’
de cette
boîte, correspondant
auxplaques
dequartz
desactinomètres
sont mobiles dans
des
coulissesadaptées
à la boîte BB’. L’une des’(1) Des recherches analogues ont été faites par : I° E. BECQUEREL, La lumière, ses causes et ses effets.
2° ALLEN-MILLER, On the photographie transpareney of various bodies and ota. the photographie eflects of nietallie and other spectra obtained by means of the electi-ic
spark. ( Plzil. Trans. London, t. CLII, p. 8II-887.)
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018760050028301
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plaques
mobiles est munie de deux fentessuperposées
correspon- dant aux deuxactinomètres ,
fentesqu’on peut agrandir
à l’aidedes vis
micrométriques V,
V’.I)ans mes
recherches,, j’ai
combine cesactinomètres,
l’un op-posé
àl’autre,
etj’ai observé,
à l’aide d’ungalvanomètre
à réflexion,très-sensible,
le courant différentielqui
s’étaitproduit
sous l’in-fluence de la lumière sur les
plaques.
Pour faire les
expériences
dans les mêmesconditions,
c’est-à-direavec la même sensibilité des
plaques, j’ai disposé
monappareil
demanière que les fentes fussent mobiles sur toute la
longueur
desplaques,
en sorte que l’omet de la lumièrepût porter
alternative-ment sur les différentes
parties
de cesplaques.
En outre, faisanttourner
l’appareil
sous unangle
de I80degrés, je puis
exposer lesplaques
de l’autre côté. Cette boîte commune auxactinomètres
dans les différentes
parties
duspectre, peut
sedéplacer
au moyen d’une crémaillèreE,
à l’aide d’un bouton F.Fig. 1.
La méthode d’observation avec cet électro-actinomètre différen- tiel est
très-simple.
J’aipris
une ouvertureégale
pour les deuxfentes,
enréglant quatre plaques
des actinometres à la même sen-sibilité.
Je
place
ensuite le corps absorbant queje
veux étudier entre alumière et la fente
correspondant
à l’un des actinomètres(par exemple
celui dubas).
Je note les déviations dugalvanomètre :
i°
quand
un seul des actinomètres est ouvert; 2°quand
les deuxagissent
à la fois. Avantd’appliquer
cette méthode à la détermina- tion des coefficientsd’absorption, j’ai
faitquelques
étudesprélimi-
naires pour étudier la marche du
phénomène
et larégularité
desindications de
l’appareil.
Voici
quelques
résultats :10 On peut
préparer
sans difficultéquatre plaques
de la mêmesensibilité de telle
façon
que le courant différentiel soitnul ;
tandisque
chaque
actinomètre donne un courantéquivalent
de I00 à300 divisions de la
règle (1).
2° L’intensité du courant est
proportionnelle
auxlargeurs
desfentes sous 1’influence de la
lumière,
parexemple :
3° L’intensité du courant est inversement
proportionnelle
aucarré de la distance de la source lumineuse à
l’appareil ; j’ai
faitles
expériences
avec unelampe
àl’huile,
en lesrépétant
dix foispendant vingt
minutes.(1) Si, après avoir iodé quatre plaques d’argent à la fois, on trouve quelque difl’é-
rence dans la sensibilité, on peut toujours rendre cette sensibilité égale par l’action
temporaire de la lumière diffuse sur l’une ou sur l’autre des plaques, jusqu’à ce que le courant différentiel soit nul. -
286
J’ai obtenu
toujours
les mêmes déviations :4°
Avec des lentilles dequartz
et unprisme
despath d’Islande,
le
spectre
avait 35 millimètres de hauteur et 60 millimètres de lon- gueur. La fente avait 2 millimètres d’ouverture. J’ai observé des déviations très-concordantes dans différentesparties
duspectre
so-laire,
à4h
25m dusoir,
le 1 2juin.
Parexemple entre g
etH,
la dé-viation était de 270 déviations de la
règle;
pour la raieR,
elle étaitde 28 et entre T et V elle était
due 4
divisions.Ces
expériences
meparaissent
démontrerqu’il
y aproportion-
nalité exacte entre l’intensité de la lumière et celle du courant. La
grande
sensibilité et laprécision
de monappareil
montrentqu’il
peut
être considéré conme unphotomètre
très-délicat. Je me ré-serve de
l’appliquer
à l’étude d’un certain nombre dequestions.
Ces
premières expériences
ont été faites au 1 laboratoire dePhy- sique
duCollége
deFrance,
et monappareil
a été construit dans 1 cesateliers de M.
Duboscq.
C. vOGEL. - Ueber die Yeranderung der Tonhohe bei Bewegung eines tonenden Korpers (Sur les changements de hauteur qu’éprouve un son par le mouvement du corps sonore) ; Ann. de Pogg., t. CLVIII, p. 287; I876.
On sait
clu’un
son monte en hauteur ou devientplus
grave si la distance de l’observateur au corps sonore diminue ou augmente, pourvu que la vitesse de l’un ou de l’autre soit suffisammentgrande.
On serappelle
la théorie de M.Doppler,
lesexpériences
de M.
Buys-Ballot, qui
semblent laconfirmer,
lesobjections
deMM. Petzval et de Van den
Willigen.
NI.
Vogel
arépété
lesexpériences
de M.Buys-Ballot
enprenant
pour corps sonore le sifflet d’une locomotive. Les observateurs étaient à unestation ;
ils écoutaient le son du siffletpendant
que la locomotives’approchait
d’eux et aussipendant qu’elle
s’en éloi-gnait.
La station était environ à2km,
3 dupoint
dedépart,
à 1km, 3
du
point
d’arrivée. On donnait à la locomotive une marche aussi uniforme quepossible,
et l’on déterminait sa vitesse en notant le moment où la locomotivepassait
devantchaque
borne kilomé-trique.
On
prenait
l’unisson du son entendu sur un violon dont le manche était divisé de 5 en 5 millimètres etqui
était accordé à l’aided’un
diapason
étalonné. On a calculé à l’aide de la formule deDoppler le
nombre des vibrationscorrespondant
au son et on l’acomparé
au nombre de vibrations déduit de l’observation directe du son. Lechangement
de hauteur se fait bien dans le sensindiqué par la théorie,
mais le son observéà l’approche
s’est trouvé presquetoujours plus aigu
que le son calculé. C’est le contrairelorsque
la locomotives’éloigne,
et le son observé estplus
grave que ne le donne le calcul. La sommealgébrique
des différencesprises
dans un mêmetrajet
de la locomotive entre les sons calculéset observés atteint 20 vibrations pour la
plus grande
vitesse de lalocomotive, I8m,5
par seconde. Elle diminue avec cette vitesse.Le nombre des vibrations variait de I600 à 2000 environ.
L’écart entre les résultats de l’observation et le calcul est
plus grand qu’on
nepourrait s’y
attendre. Il nepeut
ètre attribué à l’influence du vent ni à celle de latempérature.
Il faut remarquer que cesexpériences présentent
degrandes
difficultés : onjuge
dela hauteur du son du sifflet au
départ
et à l’arrivée ou au momentoù il passe devant la
station;
on cherche à la mesurer ensuitelorsque
la locomotive est àquelques
centaines de mètres de la station. On admetimplicitement
que le son n’a paschangé,
c’est-à-dire que la force
élastique
de la vapeur dans la chaudière est ri- goureusement constante; c’estbeaucoup
demander.Quand
onsait avec
quelle
facilité le son d’untuyau d’orgue
varie avec lapression,
l’écartsignalé
par l’auteur entre l’observation et le calculne semble pas très-étonnant. Il se
pourrait
bien que, dans une locomotive dontle sifflet reste constamment ouvertpendant
tout letrajet,
la forceélastique
de la vapeur diminuât assez pour rendreplus
graves les sons observés dans la secondepartie
dutrajet.
E. GRIPON.