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Spectromètre à réseau

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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BLAISE PASCAL PT 2020-2021

Spectromètre à réseau

Objectifs

. Mesurer une longueur d’onde à l’aide d’un goniomètre équipé d’un réseau.

. Déterminer un angle par lecture d’un vernier.

Matériel sur votre paillasse :

. Goniomètre ;

. Réseau 600 traits/mm, et un autre à 200 ou 300 ;

. Lampe à vapeur de mercure ; . Petit éclairage pour la paillasse.

Le but de ce TP est de mesurer une longueur d’onde en utilisant un goniomètre à réseau. Ce faisant, on modélise un spectromètre. La spectroscopie (ou spectrométrie) optique est l’étude du spectre d’un rayonnement lumineux. Le premier spectre précis fut produit par Fraunhofer vers 1814 à l’aide du premier réseau de diffraction, qu’il mit au point lui-même pour l’occasion. La lumière analysée était celle du Soleil, qui contient des milliers de lignes d’absorption dû à l’absorption de son rayonnement par les gaz constituant la couronne solaire. Ceci permit par exemple la découverte de l’hélium. Aujourd’hui, la spectroscopie est une méthode largement utilisée en analyse chimique, c’est-à-dire pour identifier les différents constituants d’un mélange, qu’il s’agisse de toxicologie, de contrôle de qualité ou encore de détection de polluants.

Un spectromètre (ou spectroscope) est toujours constitué d’une fente source, d’un élément « dispersif » (ici, un réseau), et d’un moyen d’observation ou de mesure (vernier d’un goniomètre, capteur CCD, etc.).

I - Principe du montage

Un réseau est un élément dispersif permettant de séparer spatialement les différentes raies d’une lampe spec- trale. L’angle d’émergenceθp des raies est relié à l’angle d’incidence et à leur longueur d’onde par la formule des réseaux,

sinθp−sinθ0= a

avecp un entier relatif etale pas du réseau. Mesurer les angles θp et θ0 connaissant apermet d’en déduire λ. En pratique, ce n’est pas le pas aqui est indiqué par les fabricants mais le nombre de traits par millimètre du réseau, notéN = 1/a exprimé en mm−1. La formule des réseaux s’écrit alors

sinθp−sinθ0=pN λ . Attention à la cohérence des unités dans vos calculs numériques !

Les angles seront ici mesurés avec un goniomètre, qui permet une mesure très précise. S’il est parfaitement utilisé, il permet d’atteindre une précision de 0,1° c’est-à-dire 1/60 de degré. L’avantage est que cet appareil permet une mesure absolue de longueur d’onde, c’est-à-dire sans étalonnage préalable.

. Compléter le schéma de l’expérience représenté figure 1 dans le cas où le spectre de la source contient deux raies, une rouge et une bleue, et que les ordres−2 à 2 sont visibles pour les deux radiations.

Régler le goniomètre en suivant le protocole indiqué en annexe. À l’issue de ce réglage, vous devez observer l’ordre 0 et les raies du spectre dans les différents ordres. Chaque membre du groupe refera le réglage en fin de TP.

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lunette lumièr

e incidente collimateur

source F

réseau

Figure 1Schéma général de l’expérience.

Couleur λ(nm) Violet 404,7 Indigo 435,8 Bleu 491,6 Vert 546,1 Jaune 577,0 Jaune 579,1

Figure 2Raies principales du mercure. D’autres raies, moins lumineuses, peuvent être visibles également.

En utilisant le réseau à 300 traits par millimètre, identifier les raies et leur longueur d’onde pour l’ordre 1 par comparaison avec la figure 2.

. Combien d’ordres sont observables ? Les comparer qualitativement en termes de luminosité et d’étalement des spectres.

. Observe-t-on du recouvrement d’ordre ? Identifier les ordres et les raies concernés.

. Reprendre les mêmes observations pour le réseau à 600 traits par millimètre et expliquer les différences observées.

C’est ce dernier réseau qui sera utilisé pour toute la suite du TP : quel en est l’intérêt ?

II - Étude de la raie verte du mercure

On cherche maintenant à mesurer précisément la longueur d’onde de la raie verte afin de la comparer à la valeur tabuléeλ= 546 nm. On utilise pour cela la méthode du minimum de déviation.

II.A - Principe : méthode du minimum de déviation

Pour une raie observée en sortie du réseau, on appelledéviationl’angleD=θpθ0, voir figure 3. Attention à ne pas confondre l’angle D, mesuré par rapport au rayon incident, et l’angleθp, mesuré par rapport à la normale au réseau. En combinant un calcul de dérivée et la formule des réseaux, on peut montrer que la déviation est minimale lorsqueθp=−θ0. L’angle minimum de déviation est alors tel que

2 sinDm 2 =

a .

Du point de vue expérimental, lorsque le réseau est tourné (toujours dans le même sens !) autour de l’axe ∆ de la figure 1, le minimum de déviation est atteint lorsque la raie observée semble faire demi-tour.

Mesurer le minimum de déviation est plus précis qu’une mesure absolue des angles θp et θ0 : mesurer ces angles séparément demande de repérer avec précision la normale au réseau, ce qui n’est pas simple en pratique.

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normale réseau

θ0 θp

D

θ0=−θp θp

Dm

θ0

θp

D

Figure 3Illustration du minimum de déviation.Pour la lisbilité de la figure, l’angleθ0 est choisi négatif.

II.B - Mise en œuvre expérimentale

Repérer et mesurer le minimum de déviation pour la raie verte du mercure observée dans l’ordre 1. At- tention, il faut mesurer deux angles au goniomètre car θ0 6= 0 a priori. Chaque membre du groupe fait la mesure au moins deux fois : la dispersion des valeurs obtenues vous donne une estimation de l’incertitude. On prendra pourDm la valeur moyenne obtenue au sein du groupe.

. Valeurs deDm relevées au sein du groupe :

valeur moyenne :Dm=

Reproduire l’expérience, toujours sur la raie verte, pour tous les ordres visibles. En déduire une estimation deλen prenant en compte les incertitudes. On pourra négliger l’incertitude surN. Comparer à la valeur tabulée.

L L L Attention !Le minimum de déviation dépend dep: il faut donc le chercher pour chaque ordre.

. Mesures et exploitation :

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I Annexe : réglage du goniomètre

I.1 Description

bague de réglage de l'objectif

vis de réglage horizontalité lunette pour mettre en place

ou enlever la lame semi-réfléchissante oculaire, à tourner pour régler objectif

blocage de la lunette et, non visible de l'autre coté, vis de réglage fin rotation lunette pour pointer une raie

réglage horizontalité réticule

vis de blocage du plateau vis de réglage fin

de rotation du plateau

réglage ouverture fente bague de réglage du colimateur

vis de réglage horizontalité colimateur

plateau et ses 3 vis

platine mobile

lunette mobile

oculaire objectif

réticule vis

collimateur fixe

source F

objectif

Figure : vue d’ensemble du goniomètre et de ses éléments Un goniomètre est destiné à la mesure d’angles. Il se compose essentiellement :

• D’uncollimateurqui, à partir de la source de lumière étudiée, est réglé pour produire un faisceau de lumière parallèle. Il est fixe. Côté source se trouve une fente qui laisse passer la lumière. Une molette permet de régler l’objectif, de sorte que le faisceau produit en sortie soit parallèle (voir réglages).

L’ensemble du collimateur peut aussi pivoter par rapport à un axe(∆C)orthogonal à(∆)pour les réglages.

• D’unelunettede visée à l’infini.

Elle est mobile pour pouvoir analyser la lumière en fonction de l’angle. Elle doit être réglée pour que l’image de la fente se forme à la croisée du réticule.

Elle se compose d’un objectif, d’un oculaire et d’un réticule.

L’oculaire doit permettre à l’observateur de voir nettement le réticule, et donc de faire des pointés précis.

L’ensemble oculaire-réticule est mobile par rapport à l’objectif.

L’ensemble de la lunette peut aussi pivoter par rapport à un axe (∆L)orthogonal à(∆)pour les réglages.

Enfin, sur certains modèles on peut placer une lame semi- réfléchissante inclinée à 45° et allumer un éclairage interne, élé- ments utiles lors des réglages.

Figure : détails de la lunette

• D’une platine ou plateforme, qui peut tourner, et qui supporte l’élément dispersif (prisme ou réseau). Des vis permettent d’ajuster l’horizontalité de la platine (voir réglages).

On note(∆)l’axe de rotation de la platine et de la lunette.

TP 16 1 / 5 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2017-2018

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I.2 Réglages principaux avec un réseau

étape 1 – Réglage de la lunette

• Réglage de l’oculaire(voir la croix nette) : ajuster la bague de réglage de l’oculaire afin de voir la croix du réticule nettement. L’oculaire en donne alors une image nette. Rq : ce réglage dépend de la vue de l’utilisateur.

• Réglage de la lunette à l’infini :Il faut ensuite ajuster la bague de réglage de l’objectif pour que la lunette donne une image nette d’un objet à l’infini. Une méthode approximative est de pointer un objet éloigné dans la salle. On peut être plus précis en utilisant la méthode par autocollimation :

– Allumer la petite lampe de la lunette, et mettre en place la lame semi-réfléchissante.

– Mettre un prisme sur la plate-forme et viser perpendiculairement à une de ses faces.

On doit alors voir, dans la lunette, le réticule et son image qui s’est réfléchie sur le prisme (si ce n’est pas le cas, tourner la lunette ; il peut aussi être nécessaire de jouer sur les vis du plateau si celui-ci est trop incliné). On voit donc deux réticules, un flou et un net. Ajuster la bague de réglage de l’objectif pour que les deux soient nets.

La lunette est alors réglée sur l’infini.

– Éteindre la lampe de la lunette et retirer la lame semi-réfléchissante.

Si l’utilisateur change, il faut agir sur l’oculaire uniquement, pas sur la bague de réglage de l’objectif.

étape 2 – Réglage du collimateur

Éclairer la fente du collimateur à l’aide d’une lampe spectrale. Observer à travers la lunette (qui est réglée sur l’infini suite à l’étape précédente) l’image de la fente produite par le collimateur. Agir sur la molette du collimateur jusqu’à ce que cette image soit nette (surtout les bords de la fente).

Le collimateur produit alors une image de la fente qui est à l’infini (elle est dans le plan focale du collimateur). Tout point éclairé de la fente donne alors en sortie un faisceau de rayons parallèles.

étape 3 – Réglage de l’horizontalité de la lunette

Il faut ensuite faire en sorte que l’axe de la lunette soit orthogonal à l’axe(∆)de la platine quelle que soit la rotation effectuée. On agit pour cela sur la visVLsituée sous la lunette.

Rendre d’abord la plate-forme grossièrement horizontale.

Placer un miroir double face, ou plutôt ici un réseau sur son porte réseau sur la platine, orienté comme sur le schéma ci-contre.

• Allumer la petite lampe de la lunette, et mettre en place la lame semi-réfléchissante.

• Diriger la lunette perpendiculaire au réseau, de sorte à voir l’image du réticule (qui est réfléchi sur le réseau).

(Comme le réseau n’est pas un vrai miroir, cette image peut être floue, mais ce n’est pas important ici.)

• Il faut alors alignerhorizontalementle réticule et son image. Pour cela, jouer pour moitié sur la visVLsous la lunette, et pour moitié sur la visV1 de la platine.

• Tourner ensuite la platine de 180° et faire la même chose avec l’autre face du réseau (en jouant pour moi- tié surVL, pour moitié surV2).

• Puis recommencer ces manipulations jusqu’à ce que le réticule et son image coïncident horizontalement dans les deux positions : l’axe de la lunette est alors perpendiculaire à l’axe(∆)de rotation de la platine.

Dans toute la suite on ne touchera donc plus à la vis VL.

lunette v1

v3

v2 réseau

lunette v1

v3 v2

réseau

(vis VL sous la lunette)

(vis VL sous la lunette)

Figure : positions de la platine où procéder à alignement par autocollimation.

TP 16 2 / 5 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2017-2018

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réseau

lunette axe de rotation

du plateau

réticule et son image son alignés horizontalement, mais ce n'est pas pour autant que l'axe de la lunette est perpendiculaire à l'axe

réseau

lunette axe de rotation

du plateau après rotation de 180°, il faut recommencer

réseau

lunette axe de rotation

du plateau après convergence : l'axe de la lunette est perpendiculaire à l'axe , on ne touchera plus à l'inclinaison de la lunette.

Figure : explication du réglage précédent de l’horizontalité de la platine.

Remarque : On a réglé uniquement l’horizontalité de la lunette, pas de la platine. Il n’est en fait pas pertinent de parler d’horizontalité de la platine, car tout dépend ensuite de ce que l’on met dessus : un prisme n’est pas nécessairement parfaitement droit (il suffit faire les réglages, et de le retourner pour s’en rendre compte), et un réseau sur son porte réseau non plus. Le réglage de l’inclinaison de l’élément utilisé (prisme ou réseau) se fait donc ensuite dans chacune des deux partiesI.3.2etI.3.3. Ce réglage vaudra pour l’élément tel qu’il est placé sur la platine : il ne faut plus y toucher ensuite.

Si on utilise un réseau on peut s’arrêter ici : le goniomètre est normalement réglé. (l’étape de réglage d’horizontalité du collimateur est normalement déjà faite, et VI.2.1 également, alors que VI.2.2 concerne l’utilisation d’un prisme)

I.3 Réglages autres

I.3.1 Réglage de l’horizontalité du collimateur

Une fois la lunette réglée, viser le collimateur éclairé par une source.

Une vis sous le collimateur permet de le faire pivoter selon un axe∆C et donc de régler son horizontalité.

Actionner cette vis jusqu’à voir le haut de la fente, puis jusqu’à voir le bas de la fente. Compter le nombre de tours de vis nécessaires. Ramener alors le collimateur à la moitié des deux positions extrêmes précédentes en tournant la vis de la moitié du nombre de tours comptés précédemment.

I.3.2 Réglage de l’inclinaison du réseau (cas de l’utilisation d’un réseau)

Le premier point ci-dessous a normalement déjà été effectué partieI.2lors du réglage de l’horizontalité de la lunette, il n’est donc normalement pas nécessaire de le refaire.

TP 16 3 / 5 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2017-2018

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• Rendre d’abord la plate-forme grossièrement horizon- tale en faisant en sorte que les trois vis de la plate- forme soient vissées du même nombre de tours.

Placer le réseau et son porte réseau comme sur le schéma.

Allumer la petite lampe de la lunette, et mettre en place la lame semi-réfléchissante.

Diriger la lunette perpendiculaire au réseau, de sorte à voir l’image du réticule (qui est réfléchi sur le réseau).

(Comme le réseau n’est pas un vrai miroir, cette image peut être floue, mais ce n’est pas important ici.) Il faut alors aligner horizontalement le réticule et son image. Pour cela, réduire de moitié la distance entre les deux en jouant sur la visV1.

Tourner ensuite la platine de 180° et faire la même chose avec l’autre face du réseau, cette fois en jouant sur la visV2.

Puis recommencer ces manipulations jusqu’à ce que le réticule et son image coïncident horizontalement dans les deux positions : le réseau est alors perpendiculaire.

lunette v1

v3

v2 réseau

lunette v1

v3 v2

réseau

(vis VL sous la lunette)

(vis VL sous la lunette)

Figure : positions de la platine où procéder à alignement par autocollimation.

• La visV3 sert ensuite à régler l’inclinaison du réseau dans l’autre direction.

On peut jouer dessus si l’on voit que, lors de l’observation des différents ordres d’une raie, les ordres ont tendance à monter ou descendre, ou si on aperçoit le haut ou le bas de la fente pour les ordres élevés.

Cela se voit encore mieux si deux ordres d’une même raie sont visibles dans la lunette : ils doivent normalement ne pas être décalés en hauteur.

Si on voit franchement le haut ou le bas de la fente dans les ordres ±1ou ±2, on peut également jouer sur l’inclinaison du collimateur.

I.3.3 Réglage de l’inclinaison du prisme (cas de l’utilisation d’un prisme) Uniquement en cas d’utilisation d’un prisme.

Placer le prisme sur le plateau approximativement comme sur le schéma. L’idéal est qu’il soit placé pour permettre l’observation du spectre voulu, et de ne plus y toucher ensuite.

lunette,

position 2

lunette,

position 1 v1

v3 v2

A

face 1 face 2

Figure : positions de la lunette où procéder à alignement par autocollimation.

On utilise en général seulement deux faces du prisme (la troisième peut être dépolie ou non). On les appelle les faces utiles 1 et 2. L’arrête commune à ces faces est l’arrête utile.

L’objectif est de rendre ces deux faces, et l’arrête utile, orthogonales à l’axe optique de la lunette.

Allumer la petite lampe de la lunette, et mettre en place la lame semi-réfléchissante.

Diriger la lunette perpendiculaire à la face 1, de sorte à voir l’image du réticule (qui est réfléchi sur le prisme).

Il faut alors aligner horizontalement le réticule et son image. Pour cela, réduire pour moitié ou plus la distance entre les deux en jouant sur celle des trois vis qui fait bouger le plus rapidement l’image du réticule.

Faire ensuite de même avec la face 2.

Et recommencer ces manipulations jusqu’à ce que le réticule et son image coïncident horizontalement dans les deux positions : l’arrête utile et les deux faces utiles sont alors correctement inclinées.

TP 16 4 / 5 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2017-2018

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Remarque :On peut aussi n’agir que sur deux vis, car ceci est suffisant pour obtenir l’horizontalité du plateau. Voir la méthode proposée dans le manuel du goniomètre, qui conseille d’ailleurs de placer le prisme autrement.

I.4 Mesure d’angles avec le vernier

Cas d’un vernier gradué au tiers de minute C’est le cas de nos goniomètres

Le vernier comporte deux échelles : une principale graduée au tiers de degré près, qui va de 0° à 360° ; une secondaire graduée de 0 minute à 20 minutes.

On repère la position A sur le vernier : la graduation précédente donne la valeur grossière au tiers de degré près, à laquelle il faut ajouter la valeur lue au point B, en minutes. Le point B est celui où les graduations des deux échelles coïncident.

Pour exemple ci-dessous on litα= 1et 44’, soit1 + 44/60 = 1.73.

vernier principal, gradué au tiers de degré près (soit 20') 0

10

il y a 20' entre deux petites graduations

vernier secondaire,

grédué à la demi-minute près 5 0

10 20 15

1 - Sur le vernier principal, on lit ici 1° et 40'

2 - Sur le vernier secondaire il y a coïncidence entre les deux verniers pour 4'.

Le résultat final est donc 1° et 44'.

Cas d’un vernier gradué à la demi-minute

Le vernier comporte deux échelles : une graduée au demi degré près, qui va de 0° à 360° ; une seconde graduée de 0 minute à 30 minutes.

On repère la position A sur le vernier : la graduation pré- cédente donne la valeur grossière au demi-degré près, à la- quelle il faut ajouter la valeur lue au point B, en minutes.

Le point B est celui où les graduations des deux échelles coïncident.

Pour exemple ci-contre on lit αA = 2.5 = 2 300 (un degré

= 60’ (minutes)), etαb= 190. L’angle affiché est doncα= 2490, soit2 + 49/60 = 2.82.

TP 16 5 / 5 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2017-2018

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