PORTRAIT DE
L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
ÉDITION 2022
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2 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
3 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE 3 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Préface
PAR JULIEN DENORMANDIE
MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ALIMENTATION
E n septembre 2021, près de 216 500 jeunes ont pris le che- min de l’enseignement agricole.
Qu’ils se dirigent vers les filières de l’enseignement général, technolo- gique, professionnel ou supérieur, chacun a fait un choix : celui du Vivant, de ses métiers, de sa com- plexité et de son utilité pour notre société.
Les défis actuels sont nombreux : souveraineté alimentaire, renouvel- lement des générations, accompa- gnement des transitions, notamment agro-écologique, attractivité, recon- naissance, réponse aux besoins des professionnels et des territoires.
Face à ces défis, l’enseignement agricole est porteur de réponses avec toute sa force et sa capacité à s’adapter aux changements.
Les spécificités de nos formations, la volonté d’enseigner et d’édu- quer, la reconnaissance des diffé- rentes formes de talents, cet ADN de l’enseignement agricole, nous pouvons en être fiers et le reven- diquer. Il permet à des jeunes de trouver épanouissement et envie d’étudier, de se surpasser pour s’in- sérer dans des métiers du Vivant qui
ont tous en commun d’être « utile aux autres ». Car, oui, au-delà de la garantie de bénéficier d’une for- mation d’excellence, faire le choix de l’enseignement agricole c’est la garantie d’un emploi d’avenir dans des secteurs multiples qui, chaque année, recrutent.
La force de l’enseignement agricole repose sur une dimension humaine inégalée à la fois ouverte sur les ter- ritoires et portée par des équipes pédagogiques pleinement engagées.
La période que nous avons traver- sée nous l’a rappelé ; les enseigne- ments ont pu se poursuivre et les examens ont pu être organisés grâce à la mobilisation sans précédent de chacun.
La qualité de l’environnement dont les apprenants bénéficient dans nos établissements est absolument incroyable : de très belles installa- tions innovantes, un encadrement de proximité avec des équipes pas- sionnées qui ont à cœur de révéler et faire s’épanouir les potentiels, de nombreuses possibilités de s’en- gager dans des activités extra-sco- laires, de s’ouvrir à un territoire mais aussi à l’international… En un mot,
dans ces campus à taille humaine où tout est fait pour que chacun et chacune puisse découvrir et vivre des moments de passion.
Ces atouts sont remarquablement précieux et attirent de plus en plus de nos jeunes. Rien qu’en 2021, le nombre d’apprentis a augmenté de 22%, c’est un record ! Entre 2017 et 2021, l’enseignement agricole accueille 10 000 apprentis de plus.
Il est donc fondamental de conti- nuer de porter ces atouts aux yeux de tous et de toutes car le plus important des défis est devant nous : celui des compétences du monde agricole et rural de demain, que ce soit pour le renouvellement des générations en agriculture ou pour les nombreux secteurs qui font la force de notre ruralité.
C’est tout le sens des campagnes
#EntrepreneursDuVivant et #lAven- tureDuVivant dont le déploiement se poursuit.
Alors, ensemble, continuons de faire
connaître et promouvoir ces forma-
tions et ces métiers, utiles, humains,
modernes et innovants : ces métiers
du Vivant !
5 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Première partie - Un enseignement original et spécifique au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation
8 • Un système éducatif à taille humaine
12 • Un budget conséquent au service de la formation et de la promotion sociale 14 • Des personnels engagés dans la formation des apprenants
16 • Témoignages
Deuxième partie - Un large éventail de formations 22 • Des élèves, étudiants et apprentis aux profils variés 24 • Des formations pour tous, de la 4
eau doctorat 26 • La formation par voie initiale scolaire
28 • La formation par apprentissage
30 • La formation professionnelle continue pour développer ses compétences tout au long de la vie 32 • Témoignages
Troisième partie - De bons résultats aux examens et une insertion professionnelle réussie 38 • Une pluralité de voies d’accès aux diplômes
40 • Des parcours diversifiés pour une insertion professionnelle rapide des diplômés, du CAP agricole au BTSA
42 • Des diplômés de l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage toujours très recherchés
44 • Témoignages
Quatrième partie - Entre ancrage territorial et ouverture à l’international
50 • Les établissements agricoles, engagés dans le plan « enseigner à produire autrement, pour les transitions et l’agroécologie » : un atout pour les territoires
52 • Des exploitations et des ateliers technologiques au service des transitions agroécologiques 54 • Des activités sportives et culturelles pour le développement personnel des jeunes
56 • De futurs professionnels ouverts à l’international 58 • Témoignages
Cinquième partie - Un lien étroit avec la recherche et l’innovation 64• Les établissements agricoles, acteurs de la recherche et du développement
65 • Les établissements de l’enseignement supérieur, partenaires d’instituts de recherche 66 • Témoignages
69 • Lexique des sigles
SOMMAIRE
UN ENSEIGNEMENT
ORIGINAL ET SPÉCIFIQUE AU MINISTÈRE
DE L’AGRICULTURE ET DE L’ALIMENTATION
PREMIÈRE PARTIE
8 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
UN ENSEIGNEMENT ORIGINAL ET SPÉCIFIQUE
AU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET
DE L’ALIMENTATION
Un système éducatif à taille humaine
P
résent sur l’ensemble du territoire national y compris Outre-mer, l’enseignement agricole compte actuellement 803 établissements sco- laires :z 217 lycées agricoles publics, z 369 maisons familiales rurales, z 207 lycées agricoles privés, z 10 centres médico-éducatifs.
Il comprend également 16 établis- sements d’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de pay- sage (dont 10 établissements publics et 1 institut du CIHEAM).
Les 175 Établissements publics locaux d’enseignement et de formation pro- fessionnelle agricoles (EPLEFPA) ont une composition originale en regrou- pant plusieurs entités :
z 217 lycées d’enseignement général, technologique et professionnel, z 94 centres de formation d’appren-
tis (CFA),
z 222 centres de formation profes- sionnelle et de promotion agricoles (CFPPA),
z 192 exploitations agricoles,
z 37 ateliers technologiques à vo- cation pédagogique et centres équestres.
Les établissements privés sous contrat avec l’État ont une place importante dans l’enseignement agricole techn- hique car ils représentent les trois quarts des établissements scolaires et accueillent près de 61 % des élèves et étudiants.
Ils sont quasiment tous affiliés à l’une des fédérations suivantes :
z l’Union nationale des maisons fami- liales rurales d’éducation et d’orien- tation (UNMFREO),
z le Conseil national de l’enseigne- ment agricole privé (CNEAP), z l’Union nationale rurale d’éduca-
tion et de promotion (UNREP), z les écoles supérieures d’ingénieurs
en agriculture (France Agro3).
L’une des particularités des établisse- ments de l’enseignement agricole est de proposer d’une large offre de for- mation par alternance.
L’apprentissage est majoritairement assuré par les établissements publics.
Des formations par alternance sous statut scolaire, caractérisées par d’im- portantes périodes de stage en entre- prise, sont dispensées par les maisons familiales rurales et quelques établis- sements affiliés à l’UNREP.
L’INTERNAT, FACTEUR DE RÉUSSITE L’enseignement agricole technique compte une forte présence d’internes (57%). Selon le rapport d’Eric Debarbieux de l’Observatoire international de la vio- lence à l’école, l’efficacité scolaire est sensiblement plus élevée et le nombre d’heures consacré au travail scolaire est plus important pour les internes. Ces der- niers s’estiment par ailleurs plus à l’aise au lycée que les non-internes.
L’internat est propice à la socialisation et à l’apprentissage du vivre ensemble. En effet, les établissements offrent une vie riche en projets et en actions citoyennes, culturelles et sportives développant ainsi un sentiment plus important d’apparte- nance et de bien être dans l’établissement.
L’internat est un atout et un facteur d’at- tractivité pour les établissements d’ensei- gnement agricole.
9 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Localisation des établissements publics d’enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA)
Répartion des établissements privés d’enseignement agricole par département
1 à 4 établissements 5 à 8 établissements 9 à 12 établissements 13 établissements et plus aucun établissement
LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE À LA RENTRÉE 2021
10 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
ÉVOLUTION DES EFFECTIFS DANS L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE AGRICOLE (PUBLIC ET PRIVÉ) DE 2020 À 2021
< -5%
de -5% à -1%
Stable de -1% à 1%
de +1% à +5%
> +5%
Évolution des effectifs
11 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
LES ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AGRONOMIQUE, VÉTÉRINAIRE ET DE PAYSAGE
AgroParisTech
Institut national des sciences et industries du vivant et de l’environnement, Campus à Paris, Grignon, Massy, Nancy, Montpellier, Clermont- Ferrand, Reims et Kourou Bordeaux Sciences Agro École nationale supérieure des sciences agronomiques de Bordeaux-Aquitaine EI Purpan
École d’ingénieurs de Purpan ENGEES
École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg
ENSAIA
Ecole nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires
ENSAT
L’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse ENSTIB
École Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois ESAÉcole supérieure
d’agricultures d’Angers–Loire ESBÉcole supérieure du bois
Institut Agro Institut national
d’enseignement supérieur pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement Institut Agro Dijon Institut Agro Montpellier Institut Agro Rennes-Angers ISARA Lyon
Institut supérieur
d’agriculture de Rhône-Alpes Junia Isa
Institut supérieur d’agriculture de Lille ONIRIS
École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation, Nantes-Atlantique VetAgro Sup Institut national
d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement, Campus à Clermont-Ferrand
UniLaSalle
Institut polytechnique UniLaSalle, Campus à Beauvais et Rouen Institut Agro
Montpellier Centre-INSA
Val de Loire
Bordeaux Sciences Agro
ENSAP Bordeaux
Institut Agro Dijon AgroParisTech
VetAgroSup VetAgroSup ENSAP
Lille
EI Purpan
Junia Isa
ENGEES
ENSFEA
ENSAIA
ONIRIS
ENSTIB
ENSAT
ISARA
IAMM ENSP ENVA
ENSP ESB ESA
ENVT Établissements
publics
Établissements privés
Établissements relevant du ministère chargé de l’enseignement
supérieur
Établissements relevant du ministère
de la culture
Institut Agro Rennes - Angers
UniLaSalle Rouen - Beauvais
ÉCOLES D’INGÉNIEURS
ÉCOLES VÉTÉRINAIRES ENVAÉcole nationale vétérinaire d’Alfort ENVTÉcole nationale vétérinaire de Toulouse ONIRIS
École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation, Nantes-Atlantique
VetAgro Sup
Institut national d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement, Campus à Lyon
ÉCOLES DE PAYSAGE
ENSPÉcole nationale supérieure de paysage de Versailles, Campus à Versailles, antenne à Marseille
ENSAP Bordeaux
Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux
ENSAP Lille
Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille
INSA Centre-Val de Loire
Institut national des sciences appliquées Centre-Val de Loire
ÉTABLISSEMENT DE FORMATION DES
PERSONNELS DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE ENSFEA
École nationale supérieure de formation de l’enseignement agricole de Toulouse-Auzeville
ÉTABLISSEMENT DE COOPÉRATION INTERNATIONALE À VOCATION D’ENSEIGNEMENT
IAMMInstitut agronomique méditerranéen de Montpellier
12 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
UN ENSEIGNEMENT ORIGINAL ET SPÉCIFIQUE
AU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET
DE L’ALIMENTATION
Un budget conséquent au service de la formation et
de la promotion sociale
E
n 2021, le ministère de l’agricultu- re et de l’alimentation a consacré 38% de son budget à l’enseigne- ment agricole, soit 1,85 milliard d’eu- ros, dont 1,2 milliard d’euros pour la rémunération des personnels. Pour les établissements publics, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a dépensé 10 297 euros par élève ou étudiant en lycée agricole, et 15 038 euros par étudiant préparant un di- plôme d’ingénieur, de paysagiste ou de vétérinaire.En outre, les conseils régionaux, pro- priétaires des bâtiments et terrains des EPLEFPA, en assurent l’entretien et l’équipement. Ils prennent également en charge la rémunération des agents régionaux qui y exercent leurs fonc- tions.
En 2020, 45 125 élèves de l’enseigne- ment secondaire agricole, 8 870 étu- diants de l’enseignement supérieur court agricole et 3 845 étudiants du supérieur long ont bénéficié de bourses d’études sur critères sociaux pour un montant total de millions d’euros. Cette aide comprend les bourses d’études ainsi que des primes complémentaires attribuées aux
boursiers en fonction de leur forma- tion et de leur mode d’hébergement (prime d’équipement, prime d’inter- nat, etc.). Le montant annuel moyen de l’aide accordée est de 918 euros pour un élève et de 2 612 euros pour un étudiant.
Le ministère de l’agriculture et de l’ali- mentation poursuit aussi son action pour favoriser l’inclusion scolaire des élèves et étudiants en situation de handicap. En 2020, 3 114 élèves en si- tuation de handicap scolarisés dans des lycées d’enseignement agricole ont bénéficié d’une aide humaine ou de matériels pédagogiques conformé- ment aux notifications des maisons départementales des personnes han- dicapées. La dépense s’établit 16,02 millions d’euros en 2020, ce qui repré- sente une hausse de 35%, par rapport à 2019. Le nombre de jeunes en situa- tion de handicap accueillis dans l’en- seignement agricole.
Le programme Enseignement technique agricole finance 805 établissements sco- laires (publics ou privés sous contrat), qui dispensent des formations allant de la classe de 4ème aux classes préparatoires aux grandes écoles ou au brevet de tech- nicien supérieur (enseignement supérieur court) dans les champs de compétence du ministère de l’agriculture et de l’ali- mentation (production, transformation et commercialisation de produits agricoles et agroalimentaires, services en milieu rural, aménagement, environnement) déclinés autour du slogan #L’aventure du vivant.
Le programme Enseignement supérieur et recherche agricoles regroupe les moyens destinés :
zd’une part, à assurer la formation d’ingé- nieurs, de vétérinaires et de paysagistes dans les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire,
zd’autre part, à favoriser la cohérence et la valorisation de la recherche, du développe- ment et du transfert de technologie dans les domaines agricole, agroalimentaire, forestier, halieutique et rural.
13 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
1 - PART DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE DANS LE BUDGET DU MINISTÈRE EN MILLIONS D’EUROS
Autres politiques du ministère
Enseignement agricole
2 - DÉPENSES POUR L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET SUPÉRIEUR AGRICOLE EN MILLIONS D’EUROS
3 - RÉPARTITION DES DÉPENSES DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE EN 2021
Établissements publics
Aide sociale Moyens communs Établissements privés
4 - BÉNÉFICIAIRES D’UNE BOURSE SUR CRITÈRES SOCIAUX
ÉLÈVES ÉTUDIANTS
Nombre Taux Montant total Montant moyen
45 125 33.6%
42
millions d’euros950 €
8 870 43.45%
25
millions d’euros2 928 €
Dépense de personnel Enseignement technique
Enseignement supérieur
53,3%
6,2%
39,8%
0,7%
LFI 2015 LFI 2016 LFI 2017 LFI 2018 LFI 2019 LFI 2020 6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
0
36 % 37 % 33 % 33 % 38 % 38 %
64 % 63 % 67 % 67 % 62 % 62 %
LFI 2021 38 % 62 %
PLF 2022 39 % 61 %
Autres dépenses
Dépense de personnel Autres dépenses
14 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
UN ENSEIGNEMENT ORIGINAL ET SPÉCIFIQUE
AU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET
DE L’ALIMENTATION
Des personnels engagés dans la formation
des apprenants
L
a communauté éducative de l’enseignement agricole comprend des personnels du ministère de l’agriculture et l’alimentation, des personnels des collectivités territoriales ainsi que des personnels rémunérés par les établissements d’enseignement sur leurs ressources propres. Tous participent à la formation et à l’éducation des quelques 210 000 élèves, étudiants et apprentis de l’enseignement agricole technique et supérieur.Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation emploie plus de 18 800 agents dans le secteur de l’enseignement agricole. 58% exercent dans les établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA), 27% dans les établissements privés*
et 15% dans les établissements publics d’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage. En outre, 500 personnes environ concourent à la gestion de l’enseignement agricole en administration centrale ou dans les services régionaux du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
Les personnels des EPLEFPA exercent des fonctions variées. 70% des per- sonnels du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation travaillant dans ces établissements assurent des fonc- tions d’enseignement, 22% des fonc- tions administratives, techniques, d’éducation et de santé et 7% des fonctions de direction. Sur leurs res- sources propres, les EPLEFPA assurent la rémunération des personnels des centres de formation d’apprentis (CFA), des centres de formation pro- fessionnelle et de promotion agricole (CFPPA), des exploitations agricoles et des ateliers technologiques. Les conseils régionaux, quant à eux, ré- munèrent les personnels assurant les services d’accueil, de restauration et d’entretien des locaux.
Dans l’enseignement agricole, les ma- tières techniques représentent une part importante des enseignements dispensés. Pour ce qui est des lycées agricoles publics, la biologie-écologie, les sciences et techniques agrono- miques en productions végétales et en productions animales ainsi que les sciences et technologies des agroé- quipements sont les matières tech- niques qui comptent le plus grand
nombre d’enseignants. * Les établissements publics et privés rému- nèrent sur leur budget d’autres personnels.
1- RÉPARTITION DES AGENTS DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE EXERÇANT DANS L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE EN 2021
2- ZOOM SUR LES PERSONNELS DES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS D’ENSEIGNEMENT ET DE FORMATION PROFESSIONNELLE AGRICOLES
3- RÉPARTITION PAR DISCIPLINE DES ENSEIGNANTS DE MATIÈRES TECHNIQUES DES LYCÉES AGRICOLES PUBLICS
Etablissements publics d’enseignement et de formation professionnelle agricoles
Etablissements publics d’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage
Etablissements privés d’enseignement
agricole Enseignement
Administration et technique Direction
Éducation Santé
71%
17%
7%
3% 2%
27 %
58 % 15 %
15 - ÉDITION 2021 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE Sciences et technologies des agroéquipements et des équipements des aménagements hydrauliques/
Agroéquipements
0 % 5 % 10 % 15 % 20 % 25 %
Sciences et techniques agronomiques/Productions végétales Biologie-Ecologie
Sciences et techniques agronomiques/Productions animales
Sciences et techniques des aménagements de l’espace/Aménagement paysager Sciences et techniques des aménagements de l’espace/Gestion et aménagement des espaces naturels Sciences et techniques agronomiques/Productions horticoles
Génie des procédés des industries agricoles et agroalimentaires/Génie alimentaire Biochimie microbiologie et biotechnologie Autres (Productions spécialisées…)
16 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Myriam Huet
Proviseure Lycée agricole de Carcassonne (11) Après une scolarité dans l’enseignement
technique agricole (BEP, BTA puis BTSA), Damien Tremeau sort diplômé de l’école d’ingénieurs agronome de Clermont Ferrand.
« J’étais en échec scolaire. Le lycée agricole m’a redonné confiance et m’a permis de rebondir. Professionnellement, après un passage dans une coopérative laitière, j’ai enchainé des postes d’encadrement dans des lycées avant de devenir inspecteur, chef de SRFD, conseiller agricole au Maroc, directeur adjoint de Vetagrosup puis directeur de l’ENSFEA. Ce poste est l’aboutissement d’un parcours marqué par deux dimensions : une dimension technique au service de l’enseignement et une expertise éducative au service de l’appareil de formation. Par ses missions de formation, de recherche et d’appui, L’ENSFEA touche en transversalité tout l’appareil d’enseignement. Avoir un appareil de formation des maîtres au sein de notre ministère permet d’accompagner la mise en œuvre des politiques publiques en faisant le lien avec la recherche. En partenariat avec les INSPE et l’enseignement supérieur agricole, l’école fait montre d’une grande fécondité intellectuelle dans des domaines qui couvrent les sciences de l’éducation et la didactique mais aussi les agrobiosciences et sciences humaines. C’est primordial lorsque l’on forme ceux qui seront les formateurs des professionnels de nos secteurs : agriculture, environnement, services, paysage, etc. »
TÉMOIGNAGES
Myriam Huet est aujourd’hui proviseure d’un lycée agricole après un parcours dense et riche dans l’enseignement agricole.
Dès le lycée, Myriam Huet découvre l’enseignement agricole, après un bac pro et un BTSA elle devient conseillère en gestion puis formatrice au lycée agricole de Rouffach. Dans le même temps, elle mène à distance une préparation pour entrer en école d’ingénieur, dont elle sortira diplômée en 1996. Directrice de centre de formation pour adulte et de centre d’apprentissage elle prend la direction d’un lycée en 2011.
« Il existe plusieurs façons d’apprendre. Et je pense que l’une des questions centrales dans nos établissements est l’orientation des élèves. Il peut exister des freins, parfois même des familles. Enseignants et encadrants, nous travaillons avec les élèves pour les tirer vers le haut, leur donner une ambition scolaire. Il n’y a pas un élève mais des élèves et la diversité des modalités pédagogiques doit permettre la réussite de tous. La direction d’un établissement c’est être là pour les élèves et pour les personnels. Il faut viser l’excellence et les équipes sont partantes lorsque l’on est à leurs côtés. C’est ensemble que l’on fait avancer les choses. La part d’autonomie très importante donnée aux équipes et aux jeunes est source de créativité et d’épanouissement pour chacun. C’est un métier exigeant mais passionnant. »
Damien Tremeau
Directeur de l’ENSFEA Castanet-Tolosan (31)
17 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Pur produit de l’enseignement agricole, comme il aime à le dire, Joël Rigal est inspecteur depuis 10 ans. Après un BTA (équivalent du bac technologique), il a enchainé sur un BTSA productions animales. Après une vingtaine d’année d’enseignement en zootechnie, il devient directeur adjoint puis directeur d’un établissement agricole.
« Dans l’enseignement agricole, il y a de vraies progressions de carrière. Les possibilités sont réelles et c’est ce qui m’a permis de pouvoir évoluer. Aujourd’hui en tant qu’inspecteur, j’apprécie particulièrement le fait d’être au contact des enseignants, pour tout ce qui est formation, et du monde professionnel pour participer au développement de formations en cohérence avec les besoins des différentes filières. Cet ancrage dans le monde professionnel permet de répondre aux questionnements des enseignants sur les adaptations, les évolutions des référentiels de nos diplômes et de dépasser le rôle administratif de l’inspection.
Référent national en hippologie/équitation je suis également commissaire au Concours général agricole en charge du secteur ovins/caprins depuis 37 ans. L’expertise acquise à l’occasion de ces différentes missions complète mon passage par tous les échelons. Il est important d’être au plus proche des enseignants pour les rassurer, les accompagner au changement dans des secteurs où tout évolue très vite aujourd’hui. »
Estelle Titeux dirige l’établissement où elle a enseigné durant 19 ans.
« Après ma maitrise de lettres, je souhaitais enseigner. Une de mes tantes était professeur dans un lycée du CNEAP. Elle me parlait de ses projets de classe, de l’innovation qu’il était possible d’intégrer dans son enseignement. Elle semblait épanouie et cela a été le déclencheur.
On m’a proposé un poste à 600 km de chez moi, mais je n’ai pas hésité. Dans nos établissements, on peut tout faire au service du jeune. Nous travaillons avec des référentiels et avec des objectifs. Cela permet de se libérer du carcan normé qu’est le programme qui ne correspond pas à certains élèves. On peut mieux individualiser les parcours, afin que chacun reprenne confiance en soi et en l’école.
On prend le jeune là où il en est pour lui proposer un parcours de vie dans lequel s’inclut son parcours dans l’enseignement agricole. Nous avons une classe de 4ème qui permet aux jeunes de reprendre pied, de se réconcilier avec l’école. Nous partons de ce qu’il sait faire, nous mettons en place des ateliers, des emplois du temps aménagés. L’internat est un outil éducatif exceptionnel. C’est le prolongement de tout ce qui est mis en place dans le cadre scolaire. Aujourd’hui, nous constatons que l’absentéisme a quasiment disparu. Et 100% des élèves passés par ce circuit qui se présentent au brevet l’obtiennent. Ce n’était pas gagné à leur arrivée !
Joël Rigal
Inspecteur en production animale et hippologie-équitation
TÉMOIGNAGES
Estelle Titeux
Directrice CNEAP Leap Massabielle (63)
18 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Michel Madrzyk
Professeur en génie des procédés des industries alimentaires
EPLEFPA de DOUAI (39)
Après un BTSA en industrie agroalimen- taire, une licence et une expérience en lai- terie, Michel Madrzyk devient formateur en CFA et CFPPA, avant de devenir ensei- gnant en lycée.
« Au lycée de Douai, il n’y avait pas de spé- cialité propre à la filière agroalimentaire, le directeur m’a confié la mission de travailler à l’élaboration d’une spécialité en brasserie.
En 2002, nous avons créé une micro brasse- rie et le CFPPA a développé des formations brassicoles. 7 ans plus tard en partenariat avec la faculté d’Artois et l’ENILBIO de Poligny, nous avons mis en place une licence pro « biotechnologie et génie des procédés appliqués aux boissons. Celle-ci permet aux jeunes détenteurs d’un BTSA, entre autres, de poursuivre leurs études. Elle répond à un besoin et évolue. Aujourd’hui le taux d’inser- tion est supérieur à 90%. L’agroalimentaire est un secteur d’avenir où les PME se sont beaucoup développées. Aujourd’hui, les bac +2 et bac +3 sont les plus recherchés.
Il y a une grande diversité de débouchés pour des métiers qui connaissent beau- coup d’évolution avec l’automatisation des tâches, la transformation bio, la valorisa- tion des signes de qualité... Notre pédago- gie très concrète permet par exemple en BTSA Sciences et technologies des aliments (STA) à chaque étudiant de travailler sur des créations de nouveaux produits brassi- coles. Cette approche globale leur permet de suivre l’ensemble du processus d’élabo- ration, de la conception à la commercialisa- tion ce qui leur permet de s’insérer dans de nombreux postes à la fin de leur scolarité. »
TÉMOIGNAGES
Après l’obtention d’un BTA en Production horticole, Magali Rigal crée une exploi- tation horticole avant de devenir ensei- gnante.
« J’aime transmettre et très souvent je formais des gens de façon informelle sur mon exploitation. Il y a 6 ans j’ai commencé à enseigner. Aujourd’hui j’ai en charge des classes de 3e et de bac professionnel en Aménagement Paysager (AP) et en Production Horticoles (PH). Nous mettons en place des projets qui favorisent la transversalité sur 2 plans : les secteurs de formation et les niveaux de classe. Dans un même projet peuvent intervenir des 3e et des BTSA, élèves en aménagements paysagers, en service à la personne et aux territoires ou en productions horticoles.
Certains de nos élèves ont encore plus besoin que d’autres d’être valorisés pour retrouver l’envie de venir à l’école et acquérir un diplôme à la fin du parcours.
La mixité de nos publics entraîne une solidarité dans les groupes de travail. Nous avons un système souple, qui s’adapte à chaque élève pour les faire progresser et les accompagner le plus loin possible. Chaque enseignant est tuteur de quelques élèves afin d’assurer un suivi individuel, de les structurer. C’est ainsi que plusieurs élèves entrés dans notre établissement en 4e après avoir connu des difficultés ou des échecs ont finalement obtenu un BTSA. »
Magali Rigal
Enseignante Productions horticoles et Aménagement paysager
lycée de Gignac (34) (UNREP)
19 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Julien Renard
Professeur en Aménagement paysager
Lycée horticole de Saint-Germain-en-Laye (78)
Ce qui intéresse particulièrement Charlène Thitéca dans l’enseignement, au-delà de la matière enseignée, c’est la personne qui lui est confiée dans sa globalité.
« Je souhaitais devenir professeur des écoles car le lien est différent de celui qu’on peut avoir dans l’enseignement secondaire.
J’ai été assistante d’éducation puis, j’ai passé 18 mois en Irlande. A mon retour, on m’a proposé un poste de monitrice en MFR. Je trouve dans les missions qui me sont confiées ce que je recherche. Ainsi, j’assume un rôle pédagogique. J’assure des cours d’anglais pour toutes les classes mais aussi des cours d’éducation socio- culturelle et de français pour certaines classes. Je suis responsable d’une classe de 4ème et garante de son plan de formation.
Je suis co-chargée du projet Erasmus qui permet à toutes les classes de 1ère de partir 3 semaines à l’étranger. J’accompagne aussi les élèves pour leur stage en étant le lien entre eux, le maître de stage et les familles.
J’ai également un rôle éducatif auprès des jeunes car je suis à la MFR toute la journée et une soirée toutes les deux semaines jusqu’à 22h. Je mets en place les veillées, et je participe également aux services de nettoyage de l’établissement avec les jeunes. Cette année on a mis en place un projet sur l’estime de soi. Nous avons beaucoup d’élèves qui arrivent en ayant une mauvaise image d’eux. Nous travaillons sur la valorisation de leurs réussites en MFR, en stage et chez eux. Il est important d’établir une relation de confiance avec ces jeunes et leur famille. »
TÉMOIGNAGES
Julien Renard a découvert l’enseignement agricole presque par hasard...
« En licence Sciences et Vie de la Terre, j’ai entendu parler d’un BTSA Aménagement Paysager en apprentissage. 3 ans après, alors que je finissais mon Master de Géomatique en Dynamique et Gestion des Territoires, le lycée horticole de Ribécourt m’a proposé un poste d’enseignant comme professeur contractuel. J’ai passé le concours pour devenir titulaire il y a 2 ans. J’apprécie particulièrement dans l’enseignement agricole la liberté pédagogique donnée aux enseignants.
Pluridisciplinarité et agroécologie sont ancrées dans les référentiels de formations.
Cela permet de travailler en équipe sur des projets qui embarquent des disciplines qui ne se parleraient pas forcement dans un autre contexte. L’ancrage dans le territoire et le lien avec les professionnels est un plus qui se traduit entre autres dans les Périodes de Formation en Milieu Professionnel. Je bâtis toujours mes cours en partant du vécu des élèves dans leurs stages ou travaux pratiques. Cela permet de les impliquer et de faire évoluer les contenus pédagogiques. Le numérique est aussi ancré dans mon enseignement et suivant les cas, j’utilise le concept de classe inversée. Les contenus sont co-construits avec les élèves et les retours sont très bons.
On voit les élèves sous un autre angle et cela permet également de leur (re)donner confiance en eux. »
Charlène Thiteca
Monitrice MFR Bournezeau (85)
UN LARGE ÉVENTAIL DE FORMATIONS
DEUXIÈME PARTIE
22 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Des élèves, étudiants et apprentis
aux profils variés
UN LARGE ÉVENTAIL DE FORMATIONS
P
rès de 200 000 élèves, étudiants et apprentis sont scolarisés dans un établissement de l’enseigne- ment agricole technique. À ceux-ci s’ajoutent plus de 18 000 étudiants de l’enseignement supérieur long. Les établissements publics accueillent 39% des élèves, 58% des étudiants du sup long et 61% des apprentis de l’en- seignement agricole.En outre, cet enseignement se carac- térise par la présence quasi-systéma- tique d’internats dans les établisse- ments ; 57% des élèves de la 4ème au Bac sont ainsi internes.
Depuis 1975, les effectifs de l’ensei- gnement agricole technique ont pro- gressé de près de 69% et cette hausse est particulièrement notable pour l’apprentissage.
Le nombre d’apprentis dans l’ensei- gnement agricole technique a plus que doublé entre 1995 et 2020, pas- sant de 17 395 à 42 637. Les établis- sements d’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de pay- sage ont aussi fortement augmenté leurs effectifs ; le nombre d’étudiants accueillis par ces établissements a plus que triplé depuis 1975.
Les filles représentent 45% des élèves, étudiants et apprentis de l’enseigne- ment agricole. Elles sont désormais majoritaires parmi les étudiants des établissements de l’enseignement su- périeur agronomique, vétérinaire et de paysage alors qu’elles ne représen- taient que 20% des effectifs en 1975.
Toutefois, en 2020, seulement un ap- prenti de l’enseignement agricole sur quatre est de sexe féminin.
En outre, les établissements de l’en- seignement agricole ont participé, en 2020, à l’inclusion scolaire de 8 336 jeunes à besoins éducatifs particu- liers. Parmi eux, 6 067 disposent d’un plan d’accompagnement personnalisé et 2 121 d’un plan d’accueil individuali- sé. Pour accompagner certains de ces jeunes en situation de handicap, 1 629 auxiliaires de vie scolaire (AVS) étaient en poste dans les établissements.
Un plan d’action national a été établi pour faciliter l’inclusion scolaire de ces élèves en professionnalisant les personnels, en facilitant l’appui aux établissements et aux autorités et en améliorant la qualité des apprentis- sages.
Les enfants d’agriculteurs ou de sala- riés agricoles sont minoritaires dans l’enseignement agricole depuis plu- sieurs décennies.
23 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE 2- ÉVOLUTION DES EFFECTIFS DE LA 4ème AU BTSA
1- ÉVOLUTION DES EFFECTIFS DE LA 4e AU BTSA (apprentis et élèves)
3- ÉTUDIANTS DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AGRONOMIQUE, VÉTÉRINAIRE ET DE PAYSAGE
Publics
=
Part des femmes
1975
3 932
2020
10 454
Privés
1975
1 818 5 750
20 % 62 % 18 128
2020
7 674
Public Privé
Chiffres définitifs Prévisions
Prévision
+
ÉVOLUTION PAR GENRE
Part des
hommes
80 % 38 %
Apprentis 1997
1998
1999 2000 2001 2002
2003 2004
2005 2006 2007
2008 2009
2010 2011 2012
2013 2014
2015 2016
2017 2018
2019 210 000
190 000
170 000
150 000
2020 2021
Public Privé
Élèves et étudiants
1997 1998
1999 2000 2001 2002
2003 2004
2005 2006 2007
2008
200920102011 2012
2013 2014
2015 2016
2017 2018
2019
200 000 180 000 160 000 140 000 120 000 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 -
20202021
1997 1998
1999 2000 2001 2002
2003 2004
2005 2006 2007
2008 2009
2010 2011
2012 2013
2014 2015
2016 2017
2018
40 000 35 000 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0
2019 2020
45 000
2021
24 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
UN LARGE ÉVENTAIL DE FORMATIONS
Des formations pour tous, de la 4 ème au doctorat
L
es établissements de l’enseigne- ment agricole proposent des for- mations de la 4ème au doctorat, accessibles par la voie scolaire et/ou l’apprentissage.L’alternance constitue une voie de formation importante dans l’ensei- gnement agricole, que ce soit par ap- prentissage (45 717 apprentis) ou par alternance sous statut scolaire (45 896 élèves et étudiants).
Même si l’apprentissage ne concerne que 12% des étudiants préparant un diplôme d’ingénieur ou de paysagiste, le nombre d’apprentis dans ces for- mations a connu une forte croissance annuelle de plus de 20% depuis 2010.
En 2020-2021, 114 027 élèves et ap- prentis de la voie professionnelle (jusqu’au niveau bac) ont suivi une formation de la filière professionnelle.
38,8% d’entre eux se forment dans le secteur des services en milieu rural, 36,9% dans celui de la production agricole, 21,7% dans celui de l’aména- gement des espaces et de la protec- tion de l’environnement et 2,6% dans celui de la transformation alimentaire et moins de 1% dans d’autres secteurs non agricoles.
À côté de la filière professionnelle, les établissements de l’enseignement agricole proposent des formations générales et technologiques. 23 742 élèves préparent un baccalauréat général ou un baccalauréat techno- logique Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant.
Certains établissements accueillent également des élèves dès la classe de quatrième ou de troisième.
L’offre de formation de l’enseigne- ment supérieur agricole est elle aussi diversifiée avec des classes prépara- toires aux grandes écoles, le Brevet de technicien supérieur agricole (BTSA), des diplômes d’ingénieur, de vétéri- naire et de paysagiste ainsi que des licences professionnelles, des masters et des doctorats. Les étudiants en BTSA et ceux préparant un diplôme d’ingénieur, de vétérinaire ou de pay- sagiste représentent 22,3 % des effec- tifs de l’enseignement agricole. Parmi les 30 142 étudiants et apprentis en BTSA, près des trois quarts sont spé- cialisés dans les secteurs de la produc- tion agricole, de l’aménagement des espaces et de la protection de l’envi- ronnement.
De nombreuses expérimentations en matière d’innovation pédagogique sont conduites tant au niveau national que régional et local.
En outre, les diplômes sont régulière- ment mis à jour quelle que soit la voie de formation (scolaire, apprentissage et formation professionnelle conti- nue). Ainsi, dans le cadre de l’obliga- tion quinquennale de rénovation des diplômes, durant les années scolaire 2019-2020 et 2020-2021, une partie des certificats de spécialisation (CS), brevets professionnels (BP) et bacca- lauréats professionnels (bac pro) ont été réformés.
Ces réformes ont pour but de ré- pondre aux besoins des territoires et des entreprises, de renforcer les com- pétences psychosociales des élèves afin de faciliter leur réussite scolaire et leur insertion professionnelle, de faire évoluer les diplômes dans le cadre de la transition agro écologique.
L’enseignement agricole s’inscrit éga- lement dans le cadre de la réforme de la voie professionnelle mise en place par l’Éducation nationale. L’objectif est de proposer une offre finalisée pour les rentrées 2021 ou 2022.
25 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE DES FORMATIONS POUR TOUS, DE LA 4ème AU DOCTORAT
1 6 ans : pour les recrutements en concours post-bac via Parcoursup 2 5 ans : autres voies de concours
* Cycle préparatoire aux études de paysage
Formations de l’enseignement agricole par voie scolaire Formations de l’enseignement agricole par apprentissage
Formations de l’enseignement agricole par voie scolaire et/ou par apprentissage Formations universitaires et de l’enseignement agricole par voie scolaire
Formations universitaires et de l’enseignement agricole par voie scolaire et par apprentissage Formations universitaires
Principaux parcours de formation au sein de l’enseignement agricole Passerelles avec les formations de l’éducation nationale
Spécialisation 3 ans
Baccalauréat professionnel
Doctorat 3 ans
Licence professionnelle
DUT
Brevet professionnel
agricole Brevet professionnel
CAP agricole Seconde professionnelle
4ème de l’enseignement agricole
BTSA Classes
préparatoires ATS
Classes préparatoires
en 2 ans
Baccalauréat général Baccalauréat
technologique Diplôme
de vétérinaire en 6 ans 1 ou 5 ans 2
Diplôme d’État de paysagiste
3 ans Diplôme
d’ingénieur 3 ans
Master 2 ans
2 années de licence
3ème de l’enseignement agricole
Seconde générale et technologique
CPEP*
Diplôme d’ingénieur
5 ans
26 - ÉDITION 2021 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
UN LARGE ÉVENTAIL DE FORMATIONS
La formation
par voie initiale scolaire
E
n 2021, l’enseignement technique par voie scolaire* dans l’enseigne- ment agricole compte 155 690 élèves.La part des femmes dans l’enseigne- ment agricole par voie scolaire repré- sente aujourd’hui 49% de l’effectif.
Un tiers des élèves de l’enseignement agricole suivent des formations générales et technologiques allant de la 4ème aux classes préparatoires.
Les deux tiers restants suivent des formations professionnelles (CAP agricole, bac professionnel, BTSA).
Les formations de la filière bac professionnel de la 2de à la terminale concentrent environ la moitié des élèves (45%). Elles sont suivies par la filière générale et technologique du collège (18,8% en 4ème et 3ème) et du lycée (15,2% en lycée général et technologique). Les différents BTS agricoles regroupent 12% des élèves tandis que les différents CAP agricoles représentent 8,5% des effectifs. Les autres élèves (moins de 1%) sont en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
Les formations des secteurs profes- sionnels peuvent être regroupées en quatre grandes catégories qui n’ont pas toutes le même poids en termes d’effectifs.
Ainsi, la catégorie des services (avec le bac professionnel Services aux per- sonnes et aux territoires, par exemple) regroupe 41% des élèves, suivie par le secteur des Productions (avec le bac professionnel Productions horticoles ou le BTSA Analyse, conduite et stra- tégie de l’entreprise par exemple) avec 36% des effectifs. Viennent ensuite le secteur Aménagement de l’espace et protection de l’environnement (CAPa Travaux forestiers, BTSA Gestion et protection de la nature…) avec 19%
des effectifs et enfin le secteur Trans- formation (BTSA Analyses agricoles, biologiques et biotechnologiques…) avec 4% des effectifs.
L’origine socioprofessionnelle des élèves de l’enseignement agricole est aujourd’hui plus diversifiée que par le passé. Alors qu’en 1990, près de quatre élèves sur dix étaient enfants d’agriculteurs ou de salariés agricoles, ce n’est actuellement plus le cas que d’un élève sur dix. Ce sont les enfants
d’employés et d’ouvriers qui sont les plus nombreux à fréquenter les éta- blissements de l’enseignement agri- cole ; ils représentent 41,4% des effec- tifs.
* Hors Wallis et Futuna et Nouvelle-Calédonie.
27 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
1- ÉVOLUTION DES EFFECTIFS SELON LE GENRE DES ÉLÈVES 2- RÉPARTITION DES ÉLÈVES ET ÉTUDIANTS (ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR COURT) SELON LA FILIÈRE
3- RÉPARTION DES ÉLÈVES SELON LA FILIÈRE DE FORMATION
4- RÉPARTITION DES ÉLÈVES EN VOIE PROFESSIONNELLE SELON LE SECTEUR DE FORMATION
5- POURCENTAGE D’ÉLÈVES ISSUS DU MILIEU AGRICOLE ENTRE 1990 ET 2021
GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE
34,1 % 65,9 %
PROFESSIONNELLE
Femmes Hommes
Bac Pro 4ème-3ème
Bac GT BTS/BTSA CAP/CAPa
CPGE
1990 2000 2010 2021
Aménagement de l’espace et protection de l’environnement Production agricole
Services Transformation
41 %
36 % 19 % 4 %
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
12 %
45 %
< 1 %
19 % 8 %
Rentrée 2021
Rentrée 2021 Rentrée 2021
2011-2012 44 % 45 % 46 % 47 % 48 % 49 % 50 % 51 % 52 % 53 %
2012-2013 2013-2014
2014-2015
2016-2017 2015-2016
2017-2018 2018-2019
2019-2020
2021-2 022
2020-2021
15 %
28 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
La formation par apprentissage
UN LARGE ÉVENTAIL DE FORMATIONS
L’
apprentissage permet de déve- lopper des compétences profes- sionnelles tout en préparant un diplôme ou un titre à finalité profes- sionnelle dans le cadre d’un contrat de travail.En 2020, l’apprentissage dans l’ensei- gnement agricole représentait 7,3%
des effectifs nationaux d’apprentis.
À la rentrée 2020, on comptait 45 717 apprentis dans les CFA agricoles. Entre 2019 et 2020, le nombre d’apprentis dans l’enseignement agricole a aug- menté de 22,2%.
3 niveaux de formation peuvent être distingués : presque un tiers (29%) des apprentis sont en formation de ni- veau 5 (CAPa et BPA), plus d’un tiers des apprentis (35%) préparent un di- plôme de niveau 4 (baccalauréat) et le dernier tiers des apprentis (36%) relève de l’enseignement supérieur, préparant un diplôme ou titre à fina- lité professionnelle post-baccalauréat (de niveaux 5 (BTSA), 6 et 7).
Le secteur de la production agricole accueille à lui seul 46% des apprentis.
32% des jeunes en apprentissage se préparent aux métiers de l’aménage-
ment des espaces. Seulement 5% des apprentis se forment dans la filière agroalimentaire.
La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir profes- sionnel a substantiellement modifié la formation professionnelle (formation professionnelle continue et appren- tissage).
Elle a en particulier réformé la gou- vernance et le financement de l’ap- prentissage en plaçant les branches professionnelles au cœur du système, en responsabilité d’apprécier leurs be- soins et d’insérer les individus formés.
La loi a confié de nouvelles missions aux centres de formation d’apprentis (CFA), désormais organismes de for- mation détenteurs d’une certification qualité à l’instar de la formation pro- fessionnelle continue, à compter du 1er janvier 2022.
Elle a ouvert l’apprentissage jusqu’à 30 ans et institué un système de finan- cement plus simple et plus incitatif afin de répondre aux besoins de quali- fications et d’attractivité des secteurs professionnels.
Source de données : enquête SIFA (DEPP) APPRENTISSAGE
La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel a été promulguée le 5 sep- tembre 2018. Cette loi porte une réforme majeure de l’apprentissage et de la forma- tion professionnelle continue en ouvrant l’apprentissage jusqu’à 30 ans et en ins- tituant un système de financement plus simple et plus incitatif.
C’est une opportunité pour l’enseignement agricole qui peut se prévaloir d’une solide expérience et d’une véritable culture de l’ac- cueil et de l’accompagnement individualisé des jeunes. L’objectif est d’accueillir plus de jeunes dans les CFA de l’enseignement agricole qui accueillent aujourd’hui déjà 8%
des effectifs nationaux d’apprentis.
29 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE 1- ÉVOLUTION DU NOMBRE D’APPRENTIS PAR GENRE ENTRE 2010 ET 2020
2- RÉPARTITION DES APPRENTIS PAR NIVEAU DE
FORMATION 3- RÉPARTITION DES APPRENTIS PAR SECTEUR
PROFESSIONNEL
Supérieur long CAPa, BPA et équivalent Bac Pro agricole, BP et équivalent BTSA et équivalent
Aménagement de l’espace et protection de l’environnement / forêt Production agricole, horticole, paysage, cheval
Services Transformation
29%
7%
35%
29%
Rentrée 2020-2021
32%
17%
46%
5%
Rentrée 2020-2021
2010-11 30 000
25 000
2011-12 2012-13 2013-14 2014-15 2015-16 2016-17 2017-18 2018-19 2019-20 20 000
15 000 10 000 5 000 -
2020-21 35 000
40 000
30 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
UN LARGE ÉVENTAIL DE FORMATIONS
La formation
professionnelle continue pour développer
ses compétences tout au long de la vie
L
a formation professionnelle conti- nue (FPC) s’adresse aux salariés, aux travailleurs indépendants comme aux demandeurs d’emploi qui souhaitent acquérir ou conforter leurs compétences professionnelles. Elle a pour but d’assurer l’accès, le maintien ou le retour dans l’emploi ainsi que de sécuriser ou de diversifier les parcours professionnels.En 2020, les établissements d’ensei- gnement agricole (62,3% sont privés) ont délivré 12,6 millions d’heures- sta- giaires (dont 26,8% dans le privé) dans le cadre de la formation profession- nelle continue.
79% du volume horaire réalisé a été consacré à des formations conduisant à l’acquisition d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle. 60%
des stagiaires ont suivi des formations certifiantes ou professionnalisantes d’une durée moyenne de 5,1 jours. 11%
des stagiaires ont quant à eux béné- ficié de prestations d’orientation ou d’accompagnement vers l’emploi, la reconversion ou la reconnaissance des acquis de l’expérience.
Les formations ayant pour finalité l’ac- quisition d’un diplôme ou d’un titre
à finalité professionnelle ont duré en moyenne 10,8 semaines en centre de formation et ont été suivies par près de trois stagiaires sur dix. Avec près de 2,6 millions d’heures-stagiaires dé- livrées, le Brevet professionnel Res- ponsable d’exploitation agricole est le diplôme phare du secteur et 45,5 % des stagiaires l’ayant préparé sont des femmes. Il participe à l’obtention de la capacité professionnelle agricole, qui est l’une des conditions d’éligibili- té aux aides à l’installation en agricul- ture.
La loi du 5 septembre 2018 a notam- ment réformé l’accès à la FPC, en par- ticulier au travers de la monétisation du compte personnel de formation (CPF), et d’une simplification de l’ac- cès à ce dernier pour l’ensemble des salariés du secteur privé et les de- mandeurs d’emploi, via l’application
« moncompteformation.gouv.fr ». Le CPF permet d’accéder aux diplômes et titres du ministère de l’agricultu- re et de l’alimentation, en totalité ou par blocs de compétences, ainsi qu’aux formations réglementées, en- registrées respectivement dans le ré- pertoire national de la certification professionnelle (RNCP) et dans le ré-
pertoire spécifique des certifications et des habilitations (RSCH).
31 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE 1- NOMBRE DE STAGIAIRES, D’HEURES-STAGIAIRES
ET PART DES FEMMES EN 2020 2- RÉPARTITION DES HEURES-STAGIAIRES ET DES EFFECTIFS SELON LA FINALITÉ DES FORMATIONS
3- RÉPARTITION DES HEURES-STAGIAIRES PAR SECTEUR PROFESSIONNEL
Répartition des heures-stagiaires
Répartition des effectifs
% Femmes
Nombre de stagiaires
93 436 38 %
12 655 744 47 %
135 h 166 h
Nombre d’heures
Moyenne d’heures par stagiaire
Formations certifiantes ou professionnalisantes (dont CQP) Prestation d’orientation et d’accompagnement
Diplôme ou titre à finalité professionnelle
Aménagement des espaces Autres secteurs (non agricole)
Production agricole Services aux personnes et aux territoires Transformation alimentaire
40%
30%
20%
10%
0%
50%
60%
79,59%
15,65%
4,76%
2020
11,22%
28,62%
60,16%
2020
32 - ÉDITION 2022 - PORTRAIT DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE
Alexandre Carly
Élève en terminale STAV Lycée privé Sainte Marie d’Aire sur la Lys (62)
Alexandre a choisi de faire une seconde générale et technologique afin de se lais- ser un temps de réflexion. Il souhaiterait, à terme, s’installer en élevage ovin.
« J’ai choisi de préparer un bac STAV car avant de m’installer, je souhaite exercer différentes activités qui me donneront des perspectives plus larges pour mon ins- tallation. En bac STAV, on touche à tout.
On travaille sur l’analyse d’une exploita- tion mais on fait aussi de l’agronomie ou de la zootechnie. C’est très large et cela permet de découvrir des matières qu’on ne connait pas. Tout en restant généra- liste, le bac STAV nous plonge vraiment dans le secteur agricole. C’est ce qui m’a décidé à privilégier pour l’année pro- chaine un BTSA ACSE. Je souhaitais faire un BTSA Production animale mais j’ai découvert l’analyse d’une exploitation et son contexte cela m’a fait évoluer dans mes choix. Je ferai peut-être une licence professionnelle. Je pense dans un premier temps travailler comme commercial en alimentation pour les ovins. J’apprécie la confiance et l’intérêt que les professeurs nous portent. Ils nous mettent dans des situations que nous rencontrerons. Ils nous aident à avoir un esprit critique, à nous remettre en question, à savoir traiter une information, à ne pas avoir peur de donner notre opinion. C’est très gratifiant et c’est rassurant de savoir que l’on peut compter sur eux. »
TÉMOIGNAGES
Quentin Amalric
Terminale générale
Lycée agricole de Carcassonne (11) Passer un bac général en lycée agricole,
voici le choix que Quentin a fait dès la classe de seconde.
« C’est l’un des trois lycées de Carcassonne.
Je l’ai visité lors des portes ouvertes et le cadre m’a plu. J’apprécie vraiment la taille humaine de l’établissement qui fait que l’on se connait tous. C’est convivial. Il y a un très bon suivi pédagogique. Les profs nous connaissent, connaissent nos projets et l’on sait que l’on peut compter sur eux quand on a des difficultés. J’ai découvert aussi l’internat. Cela permet d’éviter les transports quotidiens, de sortir du cocon familial et de prendre des responsabilités.
C’est une autre vie sociale qui diffère de la vie lycéenne de la journée. On voit les copains dans un autre contexte. Je suis pompier volontaire et je fais une préparation militaire marine car après le bac, je souhaite devenir élève officier pilote de l’aéronautique navale. Avec l’emploi du temps de Terminale générale option mathématiques expertes et Agronomie- Économie-Territoire (AET), j’ai peu de temps pour participer aux activités mises en place au lycée. Il y a une section rugby avec beaucoup de lycéens qui font le centre de formation et ont donc leurs emplois du temps aménagés. Ce qui est bien c’est que l’on peut tous se retrouver au moment des repas au self et ainsi échanger avec des élèves qui font des filières différentes. »