Astérisque
P. P ANSU
Effondrement des variétés riemanniennes
Astérisque, tome 121-122 (1985), Séminaire Bourbaki, exp. n
o618, p. 63-82
< http://www.numdam.org/item?id=SB_1983-1984__26__63_0 >
© Société mathématique de France, 1985, tous droits réservés.
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63
EFFONDREMENT DES
VARIÉTÉS RIEMANNIENNES, D’APRÈS
J.CHEEGER,
ET M. GROMOV.par
P. PANSU
Séminaire
BOURBAKI o36e année, 1983/84,
n618 Novembre-1983
Cet
exposé
tourne autour d’unequestion posé
par H.Hopf
en1948.
Sachantqu’une variété
riemanniennecompacte, simplement
connexe,à
courbure sectionnelle constanteégale à 1,
estisométrique à
lasphère,
voir~H-R~,H. Hopf
demandaitsi, lorsqu’on
suppose seulement que la courbure sectionnelle estproche
de1,
la va-riété
est encorehoméomorphe à
lasphère.
Dès 1951,
uneréponse
aété apportée
par H.E. Rauch.THÉORÈME (H.E.
Rauch(R])Si
unevariété
riemannienne(M,g)
a une courbure section-nelle
Kc-rise
entre0,76
et1, 0,76
K S1
alors M esthoméomorphe à
une
sphère.
Les
réponses apportées à
laquestion
de H.Hopf,
et lesprolongements
des
méthodes
de H.E.Rauch,
constituent un courantimportant
de lagéométrie
rieman-nienne,
voirl’ouvrage
de J.Cheeger
et D.G. Ebin~C-E~,
la noticehistorique
de M.Berger ~B4~
et l’inventaire récent de T. Sakai[Sa].
Nous allonsdévelopper
unaspect
de lathéorie,
celui desthéorèmes
definitude, inauguré
par A. Weinstein et J.Cheeger
en1967 :
étant données desles conditions a ~ K ~
b , diamètre ~ d ,
volume 2 e ne laissentqu’un
nombre fini depossibilités
pour letype topologique
de lavariété.
Après quelques préliminaires,
nousexpliquons
au§
B une nouvelle versiondu
théorème
de finitude. Cette version al’avantage
d’avoir suscité de nouvellesapplications.
Nous citons deuxapplications récentes,
duesà
M.Berger
et D. Brittain.On dit
qu’une
variétédifférentiable
s’effondre si elle admet desmétriques à
courbure sectionnellebornée,
mais de rayond’injectivité
arbitrairementpetit.
J.
Cheeger
et M. Gromov ontréussi à
situer laligne
dedémarcation
entre variétésqui
s’effondrent etvariétés qui
ne s’effondrent pas. Avec cerésultat satisfaisant,
ilsapportent beaucoup d’exemples
dechaque côté,
etmême,
sur laligne
de démarca- tion. Ils sontprésentés
auparagraphe
C .Le
théorème
definitude,
etl’étude
de l’effondrement ,permettent
dese faire une idée de
l’espace
desmétriques à
courbure etdiamètre bornés,
surune
variété donnée
M . Si M ne s’effondre pas, parexemple,
y si M est unesphère paire S2n ,
, ouporte
unemétrique à
courburenégative,
cet espace estcompact :
il y a en gros une seulemétrique
surM , à
presqueisométrie près.
Si Ms’effondre,
par
exemple,
si ~ M est un tore ou unesphère impaire
S 2n+1 , on a un espace noncompact,
et il y alieu dele compactifier.Au paragraphe D,
on tente de rassembler deséléments - exemples,
résultatspartiels -
relatifs auxcompactifications possi-
bles.Je tiens
à
remercier chaleureusement M.Berger,
M. Gromov et J. Lafontaine pour leur aideirremplaçable
lors de la rédaction de ce texte.A .
PRELIMINAIRES
Une
métrique riemannienne,
sur une variétéM,
est ladonnée,
surchaque
espacetangent,
d’une formequadratique définie positive
g . Ondéfinit
lalongueur
d’une courbe
lisse y
paret la distance entre m et m’ par
La boule de centre m , de rayon r , est
Une boule
n’a,
engénéral,
pas de raison d’êtrehoméomorphe à
uneboule euclidienne. C’est
particulièrement
clair si M estcompacte
et r >
diamètre
de g . C’estpourtant
vrai pour les boules assezpetites.
FAIT 1 : Soit g une
métrique
de classeC2
sur lavariété compacte
M. Il existeun e > 0 tel que toute boule dans
M, de rayon ~ e, soit difféomorphe à
une bouleeuclidienne.
DÉFINITION.
Onappelle
rayond’injectivité
de(M,g)
en m leplus grand
r tel quela fonction distance
à
m soit de classeC 1
surB (r). Alors,
leplus grand
e telque le Fait 1 soit vrai est le rayon
d’injectivité
de g, minimum du rayond’injec- tivité
sur M .Le Fait 1 est
qualitatif.
Cherchantà
mesurer cetécart
entreboules,
nous introduisons une distance en espacesmétriques homéomorphes.
DÉFINITION.
SoientX,Y
deux espacesmétriques,
f unhoméomorphisme
de X sur Y. Ladilatation de f est
La distance de
Lipschitz
de Xà
Y estC’est la courbure sectionnelle
qui
mesurequantitativement
ladéviation
parrapport à
une boule euclidienne. Pour ladéfinition
de cettegrandeur,
issue desdérivées
secondes de lamétrique
g, nous renvoyons, parexemple, à [C-E].
La cour-bure sectionnelle
est unefonction, notée K ;
nous n’en avons besoinqu’à
traversle fait suivant. C’est une
conséquence
d’un"théorème
decomparaison" fameux, qui
constitue une bonne
part
del’apport
de H.E. Rauch dans~R1.
FAIT
2. On noteB (r)
une boule de rayon r dansl’espace
euclidien.Soit (M,g)
une
variété
riemanniennecomplète, à
courbure sectionnelle bornée|K| ~ 1.
Sir ~ rayon
d’injectivité
de g,alors,
pour toute bouleBm(r)
dansM,
on aCe fait est extrêmement
rassurant ;
en courburebornée,
seul le rayond’injectivité
est source decomplication,
au moins localement.B .
THÉORÈMES
DE FINITUDE.Le Fait 2 est
pleinement satisfaisant,
sur leplan local,
mais on voudraitdes
résultats globaux,
comme lethéorème
de lasphère
cité en introduction.Pour démontrer le
théorème
de lasphère,
on montrequ’une
variété rieman- niennecompacte, à
courbure sectionnelle z4 ,
est recouverte par deux boules de - rayon ~(voir
et[Bl]).
Pourconclure,
il resteà
montrer que ces boules sonthoméomorphes à
des bouleseuclidiennes,
cequi résulte
duthéorème
suivant.THÉOREME. (W. Klingenberg [K2]). Si (M,g)
estsimplement
connexe,à
courbure~-
K1 ,
alors le rayond’injectivité
en toutpoint
est .Cette démarche
suggère
un autreraisonnement,
bienplus grossier. Suppo-
sons que la variété riemannienne
(M,g)
ait un rayond’injectivité égal à
e .Alors,
les boules de
rayon 2 sont,
non seulementdifféomorphes à
desdisques,
mais convexes, donc toute intersection de telles boules est contractile. Fixons un recouvrement de M par des boules derayon 2 .
Pour reconstituerM,
il suffit de dire comment ces boules serecoupent ;
cette information est contenue dans le nerf du recouvrement.C’est un
complexe simplicial qui
a mêmetype d’homotopie
que M. Lacomplexité
dunerf
est bornée par le nombre deboules, qu’on peut majorer à
l’aide dudiamètre
(si
K ~ -1 ,
ou,plus généralement,
sousl’hypothèse
d’une borne inférieure de la courbure deRicci)
ou du volume(si
K ~1).
Enfait,
THÉORÈME. (A.
WeinsteinCheeger ~C~) .
Fixons des constantes e >0 ,
D + o~ , Iln’y
a,à homéomorphisme près, qu’un
nombre fini devariétés lisses,
de même dimen- sion n ,qui
admettent unemétrique
riemannienne telle que(Sb) 1 ,
rayond’ injecti vi té
e ,diamètre ~
D .1 ,
rayond’ injecti vi té
e , volume ~ D .1 ,
volume ~ e ,diamètre
D .L’équivalence
de avec les deux autrespropriétés
est dueà
J.Cheeger.
Par
rapport
auproblème
de H.Hopf,
ce résultatreflète
unchangement
depoint
de vue. Au lieu de tourner autour d’une seulevariété
riemannienne et ses dé-formations,
onévolue
dans l’ensemble desvariétés.
Pour cetteraison,
ce résultatest
resté
un peu en marge dudéveloppement
de lathéorie, jusqu’en 1978.
En vue des
applications :
cherchonsà
déduire un résultat dans lestyle
de celui de Rauch duthéorème
de finitude deCheeger. Supposons
que, pour tout ô1 ,
il existe unevariété
riemannienne(Me,ge) à
courbure sectionnelle$
K s1 ,
nonhoméomorphe à
lasphère.
Lethéorème
de finitudepermet
de supposer queMs
= M estune
variété topologique fixée.
Pourconclure,il
serait commode de savoir que lesmétriques gô "convergent"
vers unemétrique à
courbure sectionnelle constante.D’où
la nécessité du résultat suivant.
THÉORÈME (M.
Gromov[G3], [G6]) L’espace
des variétés riemanniennes(M,g)
telles que(3~) IKI 5 1 ,
rayond’ injecti vi té
e ,diamètre ~
Dest
compact
pour la distance deLipschitz.
Principe
de ladémonstration.
Recouvrons unevariété
riemanniennecompacte (M,g)
par despetits
boules. Soit N l’ensemble(fini)
des centres des boules. Gra- ce au Fait2,
pour reconstruire(M,g) à
presque isométrieprès,
il suffit de connai-tre le
système
des distances entre lespoints
deN , c’est-à-dire, l’espace métrique
N .
Techniquement,
cette affirmation se traduit par ladéfinition
suivante.DÉFINITION. Soit e > 0 . Un
~-réseau
dans un espacemétrique
X est un ensembleN tel que les boules de rayon
e , centrées
surN ,
recouvrent X . On dit que deux espacesmétriques compacts
X et Y sontproches
au sens de Hausdorffsi,
pour e > 0petit,
ils admettent des &-réseaux N c X et N C Y tels que distL (N,N’)
soitpetit.
REMARQUE.
Cettetopologie s’avère
être unegénéralisation
de la distance de Hausdorff entreparties
d’un espacemétrique.
Eneffet, rappelons
que la distance de Hausdorff entre deuxparties X,Y
de Z estLa distance de Hausdorff entre deux espaces
métriques compacts
est la borneinférieu-
sur tous les
plongements isométriques
deX,
Y dans un espacemétrique
Z .Le
théorème
decompacité
de M. Gromov se scinde en3 étapes.
(i)
Les distances de Hausdorff et deLipschitz
induisent la mêmetopologie
surl’espace
desvariétés
riemanniennesà |K| ~ 1 ,
rayond’injectivité ~ ~ .
C’est lepoint techniquement délicat,
voir pour unedémonstration agréable.
(ii) Critère
decompacité
Hausdorff. Pourchaque e,
ondéfinit
le taux deremplissage 03C4~(X)
d’un espacemétrique
X . C’est le nombre maximal de boules dis-jointes
de rayon equ’on peut
mettre dans X . Un ensembled’espace métriques
estprécompact
pour la distance de Hausdorff si et seulement si lesdiamètres et,
pourchaque
e, les taux deremplissage T
sontuniformément bornés.
(iii) Inégalité
de R.Bishop.
Onpeut majorer
le taux deremplissage
d’une va-riété
riemannienne au moyen dudiamètre
et de la borneinférieure
de la courbure de Ricci(un
invariant apriori plus
faible que la courburesectionnelle).
APPLICATION 1
(M.
Gromov Il existe une fonctionpositive
en telleque, toute
variétécompacte
M admettant unemétrique
g telle ueadmette aussi une
métrique à
courbure sectionnelle constante K =-1 .(D’après [G!] -
en dimension3,
il faut enplus
lestechniques
de Thurston - onpeut remplacer diamètre
parvolume).
Cela
résulte
duphénomène suivant, découvert indépendamment
par E. Heintze[HJ
et G.A.Margulis [Ml (une démonstration agréable
se trouve dans(B-K) p.28).
THEOREME.
(G.A. Margulis,
E.Heintze)
Il existe une constante e telle que, pour--- 2014201420142014201420142014201420142014201420142014201420142014201420142014
n 20142014201420142014"*2014 -
toute
variété
riemanniennecompacte (M,g)
de dimension nà
courbure sectionnelle-
1 ~
K0 ,
il existe unpoint où
le rayond’injectivité
soit ~ ~ .APPLICATION 2.
(M. Berger [B3])
Pourchaque
dimensionpaire
n, il existe une cons- tanteEn
> 0 telle que, si une variétécompacte, simplement
connexeM,
de dimen- sion n , admet unemétrique a
courburesectionnelle ~ -
K ~1,
alors Mest,
-
~ ~ ~ n
~
4
~
- -ou bien
homéomorphe à
lasphère
S , ou biendifféomorphe à
un espaceprojectif (complexe, quaternionien,
ouCayley).
Ici,
unélément
crucial est le fait que, en dimensionpaire,
lethéorème
de W.
Klingenberg
reste vrai sousl’hypothèse
0 K ~ 1 .APPLICATION
3. (D.
Brittain~Br~)
Il existe une fonctionpositive
e telle que, siune
variété compacte
Msimplement
connexe, de dimensionpaire
n, admet une mé-trique
telle quealors M est
difféomorphe à
lasphère Sn .
Remarques
sur la distance de Hausdorff.La condition suffisante de
compacité
Hausdorff - courbure de Ricci bornéeinférieurement -
laisse supposer que la courburetrès positive
n’est pas une source depathologies globales,
seulement locales.QUESTION.
Dans lethéorème definitude, peut-on remplacer l’hypothèse (’M~~’)
parK ~ -1 ,
volume 2 e ,diamètre ~
D ?A
l’appui
de cetteconjecture,
il y a uneméthode, inaugurée
par M. Gromov dans[.G?].
Dans cetarticle,
on montre que, pour toute unevariété compacte à
courbure sectionnelle K ~0 ,
la somme des nombres de Betti est inférieureà 2 2n
.D’autre
part
l’intervention de la courbure de Ricci conduità
se demander sil’hypothèse
K ~ constante est vraimentplus
restrictive que Ricci 1 constante.Sur ce
problème,
voirl’exemple
récent - noncompact,
toutefois - de D. Gromoll et W.Meyer [G-MJ .
La distance de Hausdorff - et son
critère
decompacité -
semblent devoirs’appliquer
dans des situations diverses. Ellepermet,
parexemple,
de mettre enévidence
un groupe deLie,
limite deshomothétiques
d’un groupediscret,
detype fini, lorsque
celui-ci està
croissancepolynomiale.
C’est lapremière étape
de ladémonstration
du faitqu’un
tel groupe est presquenilpotent,
voir etC.
QUI S’EFFONDRE ?
Même en conservant une courbure et un
diamètre borné,
si on autorise desBpetits
rayonsd’injectivité,
on ouvre laporte à
uneinfinité
d’animauxétranges.
Bien
sûr,
il faut tenircompte
des manifestations du groupe fondamental - une infi- nitéd’espaces
lenticulairesà
courbure1 , diamètre inférieur à 7c -
mais il y a bienpire
encore.Nous allons
construire,
surS
, desmétriques à
courbure etdiamètre bornés,
dont lecomportement
est sensiblementdifférent
de celui de lamétrique
ca-nonique.
Parexemple,
elles admettent descourbes, très petites, qui,
pour êtredéformées
en unpoint,
doivent êtreallongées
aupoint
deremplir S3 .
C’està
telpoint
contraireà
l’intuitionqu’on
en viendraità
douter queS3
soitsimplement
connexe.
C’est
précisément
en oubliant queS ~
estsimplement
connexequ’on
arriveà comprendre
cephénomène.
DEFINITION.
On ditqu’une variété
M s’effondre si elle admet unesuite 0152
demétri-
ques
riemanniennes,
de courbure sectionnelleuniformément bornée,
et dont le rayond’injectivité
en toutpoint
tenduniformément
vers 0 .M s’effondre
à diamètre borné si,
deplus,
lesdiamètres
des~
sontuniformément bornés.
REMARQUE.
Ms’effondreà diamètre
borné si et seulement si les espaces(M,gk), à
courbure
bornée, convergent,
au sens deHausdorff,
vers un espacemétrique compact
de dimension(de Hausdorff) £
dim M-1(voir [G6] p.133).
EXEMPLE 1. Tores
plats
etvariétés plates.
Une
variété plate
est unevariété
riemannienne(M,g) à
courbure nulle. On montre(Bieberbach,
voir[B-K])
que(M,g)
estisométrique
auquotient
del’espace
euclidienIR
par un groupe discret detranslations, étendu
par un groupe fini de rotations.Si
(M,g)
estcompacte
etplate,
lesmétriques homothétiques e2g
sontencore
à
courburenulle,
et leurdiamètre
tend vers 0 avec e . C’est leplus simple
des
effondrements.
Plusgénéralement, étant données
deuxvariétés
riemanniennesplates (Ml,gl) ’ (M2’g2) ,
soitg
lamétrique
sur
M
XM . Alors, lorsque
e tend vers0 , diamètre (g~)~diamètre (g.),
etinjectivité (g~) 5
einjectivité (g2).
Enfait,
les espacesmétriques (M x M ,g )
convergent
au sens de Hausdorff vers(M1,gl).
Le lemme suivant montre que la seule
facon,
pour une famille de toresplats,
dedégénérer,
est de se scinder enproduit.
LEMME. Soit
(Tn,g)
un toreplat.
Ondéfinit
leslongueurs
extrémales de g comme suit Fixons mE Tn .
SoitYl
laplus petite
courbefermée
nonhomotope à
zéro dansTn .
Soit
y
laplus petite
courbe fermée nonhomotope à
unmultiple
dey 3
laplus petite
courbe fermée tel le que(~3~ ~ ZZ[Y2]
C etc... Leslongueurs extrémales
sont les(Noter
quel1
= rayond’injectivité (g) , ln
=diamètre(g)).
Il existe un sous-tore
T1 qui
. contient .» , un sous-toreTn 1 qui
contientet
COROLLAIRE.
a)
Unelimite,
au sens deHausdorff,
de toresplats,
est un toreplat
de dimension
inférieure.
C erésultat,
dtià
Mahler~Ma~,
est bien antérieur auxthéo- rèmes
de finitude.b)
Si un toreplat T est à
distance de Hausdorff S e d’un toreT n-i
,alors il existe une action du tore
T1
surTn ,
dont les orbites ont undiamètre S
s.Cette action est
"engendrée"
par lespetits
lacetsgéodésiques
Dans une
variété plate générale,
la situation estcompliquée par.la pré-
sence de rotations.
Voyons
sur unexemple (non compact) M£
=où ~~
est levissage produit
d’une rotation d’axevertical, d’angle 2ne ,
et d’une translation verticale dee2 .
Apriori,
l’orbite sous2Zy
d’unpoint ~ E ]R 3
estisomorphe à
?L , mais, géométriquement,
elle ressembleplutôt à ?L2 .
L’étude
de lafaçon
dont semultiplient
lespetits
lacets en m ,représentés
par les voisins dem
dansl’orbite,
confirmequ’il
faut deuxgénérateurs 03B3~
et pour en-gendrer
l’orbite auvoisinage
dem .
. L’action deTLZ s’étend
en une action deIR2:
(03B8,03C4)~
rotation de8 ,
translation de 03C4 +~ 203C0 e .
On obtient une action de
T2 _ 1R2 ~T~2
surM ,
dont les orbites ont undiamètre
del’ordre de 03C0~R
(R
= distanceà l’axe).
LesMs convergent,
au sens deHausdorff,
vers une demie-droite.
EXEMPLE 2. Construction d’un effondrement
à partir
d’un flotd’isométries
sanspoint
fixe.On
part
d’unemétrique g1
,qui
admet un flot03C6t d’isométries.
On supposeque le
champ
de vecteurs X =ât
ne s’annule pas. On construit unemétrique g
enmultipliant
lamétrique g
parEZ
dans la direction de Xseulement,
sans rienchanger
dans les directionsorthogonales.
Autrementdit,
On
vérifie
que la courbure sectionnelle degE
restebornée lorsque
e tend vers0 ,
voir(Ca].
Enrevanche,
il y a convergence au sens de Hausdorff. Eneffet,
siT
désigne l’adhérence
du flotc~t
dans le grouped’isométries
deg1 ,alors
T estun
tore,
et chacune de ses orbites a undiamètre qui
tend vers 0 .L’espace
limiteest donc
l’espace
des orbites deT ,
muni de la distancequotient.
REMARQUE.
Il ressort que s’effondreà diamètre borné
toutevariété qui
admet une action localement libre de parexemple,
lessphères impaires,
les groupes de Liecompacts,
lesfibres
en cercles(nilvariétés, etc...).
Maisaussi,
leurs quo- tients finis.EXEMPLE
3.
Un casparticulier mérite
d’êtredétaillé,
celui de lasphère S .
Consi-dérons S3 plongée
dans(E
,S3 = {(z1,z2) = |z1|2
+1},
et la fonctiondistance au
grand
cercle(z
=0}, S3 ~ [o,03C0 2].
Ses surfaces de niveau sont deux cercles et destores,
orbites de l’actionisométrique
deT :
Cette action a deux orbites
singulières, (z
=OJ
et(z = 0~ .
A toute
pente
aE
]Rcorrespond
unchamp
devecteurs 20142014
+a a
surT
donc unflot
d’isométries
deS
. Sia / 0 ,
il n’a pas depoint
fixe.Si a =
1,
lesmétriques g~
sont celles mises enévidence dès 1961 [B2J
par M.
Berger,
pour montrer que lethéorème
de W.Klingenberg
sur le rayond’injec-
tivité en courburepositive
ne s’étend pas aux dimensionsimpaires.
Les orbites duflot sont les fibres de la fibration de
Hopf, homogène
sousSU(2).
La limite Hausdorff est donc lasphère S2
de courbure constante4.
Si a est
rationnel,
a= p ~ 1,
le flot se referme encore. La limite2 q
Hausdorff est une
sphère S2,
munie d’unemétrique singulière. L’application
S3 -~ S2
est une fibration de Seifert avec(au plus)
deux fibressingulières
demultiplicités
p et q . Ces fibrescorrespondent à
dessingularités coniques d’angles 21t
et21t
surSZ .
P q
Si a est
irrationnel,
l’adhérence du flot estT2 entier,
et il y a con- vergence, au sens deHausdorff,
versl’espace
desorbites,
un intervalle delongueur 7t
2
°EXEMPLE
4. L’exemple
deschamps
depente
irrationnelle surS3 suggère
unegénérali-
sation de la construction 2.
Si une
variété
M admet une action du toreTk,
dont aucune orbite n’estréduite à
unpoint,
il existe unchamp
de vecteurs sanszéro
surM ,
induit par unchamp
invariant deT .
Unemétrique
T -invariante(il
y en a, car T estcompact),
est invariante par le
flot,
donc la construction 2s’applique,
et M s’effondreà diamètre borné.
Pour
élargir
encore cette classed’exemples,
J.Cheeger
et M. Gromovgéné-
ralisent la notion de
variété
avec action d’un tore.DEFINITION. Soit M une
variété
lisse. Une F-structure pure de rang k sur M est unepartition
de M en "feuilles" - desvariétés
de dimension variable - dont cha- cuneporte
une structure affineplate.
On suppose deplus
que M est recouverte par des ouverts U tels que lapartition
induite sur un revêtement finicoïncide avec les orbites d’une action affine lisse d’un tore T sur U . Soient
F , F
deux F-structures pures sur M . On dit queF
est conte- nue dansF
sichaque
"feuille" deF
est unesous-variété
affine d’une "feuille"de F2 .
°Une F-structure sur
M,
c’est un recouvrement de M par des ouverts por- tant chacun une F-structure pure, de tellefaçon
que, sur l’intersection de deuxouverts,
une F-structure pure est contenue dans l’autre.EXEMPLE a. Une action d’un tore
définit
une F-structure pure, maisaussi,
une action sur un revêtement fini.Ainsi,
lesvariétés plates portent
des F-structures pures.EXEMPLE b. Les fibres en tores affines
(i.e.,
dont le groupe structural est contenu dans le groupe affine dutore)
sont des F-structures pures. C’est le cas des solva-riétés, quotients
d’un groupe de Lierésoluble
par un sous-groupe discretcocompact.
Par
exemple, soit y
unautomorphisme
deT2 -
une matrice inversibleà
coefficients entiers - et M lavariété
obtenue ensuspendant ~ ,
,i.e.,
en recol-lant,
au moyen , les deux bords deT2
x~0,1~ .
Cettevariété porte
un feuille-tage
entores, qui définit
une F-structure pure, mais aucune actionglobale
deT2
n’a ces tores pour orbites.
EXEMPLE c.
Chirurgie.
SoientM,N
deuxvariétés orientées,
munies de F-structures pures de même rang. On supposequ’il
existe deux ouvertssaturés
UC M ,
U’C N , isomorphes
au sens des F-structures pures. Onpeut
alors recollerM B
U etN B
U’le
long
de leurbord,
et on obtient une nouvellevariété, porteuse
d’une F-structure pure.En
prenant
pour M unevariété
avec action d’un tore et pour N unfibré
en tores
affines,
on obtient une F-structure purequi n’est,
ni une action d’untore,
ni un fibre en
tores,
voir[~C-G2~ .
EXEMPLE d. En
appliquant
lachirurgie
cà
des structures pures de rangdifférent,
on obtient des F- structures
à
rang variable.Par
exemple,
surS3
recouverte par deux toressolides,
onpeut
mettre d’un côté l’action deT2,
del’autre,
oublier cette action pour negarder
que la fibra- tion deHopf.
EXEMPLE e. Soient
El ’ ~2
des surfacesorientées, à bord, M , M
desfibres
en cer-cles
sur E1 , 03A32 .
SoitNi ’
i= 1,2,
unecomposante
du bord deM., et q
undifféo- morphisme
deNl
surN2. Quitte à
effectuer uneisotopie,
onpeut
supposer que les fibrations en cerclesN2
et sontcompatibles
avec une même structure affinesur
N2 .
° Le recollement M = donc une F-structure - de rang variable -compatible
avec les fibrationsdonnées.
Cette construction fournit une F-structuresur les
variétés
de dimension3
obtenues en recollant des fibres en cercles. Cesvariétés s’appellent
desvariétés graphes,
voir[Wa].
EXEMPLE f. De même que la somme connexe de deux
variétés graphes
et une variété gra-phe (voir
parexemple [So]),
la somme connexe de deuxvariétés
de dimensionimpaire,
portant
desF-structures,
admet une F-structure.THÉOREME. (J. Cheeger,
M. Gromov[C-G2J)
Il existe une constante e > 0 telle que,si
M admet unemétrique
riemannienneà
1 telleque, en
toutpoint,
lerayon
d’injectivité
soitinférieur à e
, alors M admet uneF-structure,
dontaucune "feuille" n’est
réduite à
unpoint.
Inversement,
si M admet une F-structure sans feuilleréduite à
unpoint,
alors M s’effondre.
Origine
de la F-structure.Essayons
dedécrire
lespetites
boules dans unesuite de variétés riemanniennes
(M,gk) à
courburebornée,
dont le rayond’injectivi-
tée
tend vers 0 .Considérons
la variété"gonflée" g ) ;
son rayon d’in-jectivité
estégal à 1 ,
sa courbure sectionnelle est bornée pare
.D’après
lethéorème
decompacité,
onpeut
supposer que, pour tout Rfixé,
les boules de rayon Rconvergent,
au sens deLipschitz.
La limite est une boule de rayon R dans unevariété plate (i.e., à
courburenulle) complète.
Revenantà
lavariété (M,g ),
cela
signifie
que les boules de rayonREk
ressemblentà
des boules de même rayon dans une variétéplate, lorsque ek
est assezpetit.
Onpeut montrer,
comme dansl’exemple 1,
que lespetits
lacetsgéodésiques -
delongueur S
Re - , "engendrent"
une action d’un tore sur un revêtement fini.
Attention,
lethéorème
ci-dessus fournit une suite demétriques
dontle
diamètre
tend engénéral
vers + oo . Pour avoir undiamètre borné,
il faut une donnée
supplémentaire.
C’estl’exemple 4
ci-dessusqui
dicte la
définition
suivante.DÉFINITION.
Etant donnée une F-structure pure surM,
unepolarisation
pure est unfeuilletage Õ (sans singularité)
tel que, si la F-structure estdéfinie
localement par une action deTk
sur un revêtement lerelèvement Õ
consiste en les orbitesd’un sous-groupe de
Tk .
La
définition
d’une F-structurepolarisée
suit les mêmeslignes
que celled’une F-structure.
EXEMPLES.
Chaque champ
de vecteurs depente a /
0 est unepolarisation
pure de l’action deT2
surS 3
, dansl’exemple 3 .
Les solvariétés
M
del’exemple
bpossèdent plusieurs polarisations.
La fibration en tores elle-même. Les droites propres
de ~
fontapparaltre
desfeuilletages
de rang1 ,
une fibration en cerclessi ~
estunipotent (auquel
casM 9
est unenilvariété),
deuxpolarisations
pures sinon.La construction de
l’exemple
epermet
d’obtenir despolarisations
pour les F-structures des variétésgraphes.
Les
résultats
connus sontrassemblés
dans le tableau suivant. On noteX(M)
lacaractéristique
d’Euler-Poincaré0(M)
lasignature
IIMII
le volumesimplicial
deM , défini
dans(G4J (voir
aussiplus bas)
MinVol(M)
le volumeminimal ;
pardéfinition,
MinVol(M) =
inf
(volume (g)/g à
1 surM)
Les F-structures
considérées
n’ontjamais
de "feuille"réduite à
unpoint.
Nous terminons par une liste d’obstructions
à
l’effondrement.a. . Les surfaces autres que le tore
T2
et la bouteille de Klein. Pour lasphère S
, il y a unrésultat optimal (Ba] =
si la courbure est S1 ,
il existe unpoint où
le rayond’injectivité
est au moins x . . Engénéral,
on voitaisément
que, si une surfaceà
1 a un rayond’injectivité ~ 03C0 8 ,
elle sedécoupe
en tubes, donc sa
caractéristique
d’Euler est nulle. C’est ce raisonnementqui
segénéralise
aux dimensionssupérieures.
y . La
caractéristique d’Euler, et, plus généralement,
les nombres carac-téristiques qui
s’obtiennent enintégrant
des formesdépendant
de lacourbure,
sont nuls en dimensionimpaire.
Pour obtenir desexemples
de variétés de volume minimalnon
nul,
en dimensionimpaire,
M. Gromov a inventé un invarianttopologique adhoc,
le volume
simplicial
. Il a lespropriétés
suivantes(voir ~G4~) -
- il est additif dans les sommes connexes
-
~M1~ ~M2~ ~ ~M1 M 2 II 5 ~M1~ ~M2~
,- const n
vol(M,g)
si g a une courbure sectionnelle K s -1 ,
-
IIMII
= G si M admet unemétrique à IKI J
5l,dont
le rayond’injectivité
entout
point
est inférieurà
En;
;Par
conséquent,
une variétécompacte, à
volumesimplicial
nonnul, ~ 0 ,
nes’effondrepas.
On obtient de telles variétésà partir
desproduits
de variétésà
courburenégative,
en faisant des sommes connexes.En dimension
3,
le volumesimplicial caractérise
l’effondrement.. Eneffet,
comme l’a montré T. Soma ilrésulte
duthéorème d’hyperbolisation
deThurston, [T] p.359
que toute variétéà
volumesimplicial
nul est une variété gra-phe.
Il vientMin
Vol Cr) =
0====> M s’ effondre
0~==> M~
est une variétégraphe.
ô. Il est - pour l’instant - difficile de vérifier
qu’une
variété a un volumesimplicial
non nul. Il existe d’autresconditions, plus
aiséesà vérifier,
sous
lesquelles
une variété ne s’effondre pas(voir [G8]
p.78).
Ces conditions sont satisfaites par laplupart
desvariétés à
courbure sectionnelle K ~0 ,
parexemple.
En
appendice,
voici encore deux animauxdestinés à
illustrer lesrapports
entre
F-structure, polarisation,
etc...- la somme connexe de deux tores
T3
admet une F-structurepolarisée (c’est
une
variété graphe),
mais pas de F-structure pure.- il existe une variété de dimension
4, qui
a une F-structure pure, maisune
signature
nonnulle,
donc pas de F-structurepolarisée (T. Januskiewicz).
Onpart
duplan projectif complexe,
et d’une actionisométrique
du toreT2 qui
fixe troispoints.
Soit U lecomplémentaire
de trois boulescentrées
auxpoints
fixes.On recolle deux
exemplaires
de U lelong
dubord,
au moyen dudifféomorphisme 03C6 donné,
encoordonnées homogènes,
°Comme ~
est affinesur les orbites de
T2 ,
y la variété obtenue Mporte
une F-structure pure de rang 2. Enrevanche, comme ~
renversel’orientation,
lessignatures
des deuxmoitiés,
au lieu de se retrancher comme dans le double
ordinaire, s’ajoutent,
eto(M) =
2 .D . L’ESPACE DES
MÉTRIQUES
A COURBURE ETDIAMÈTRE BORNES.
Soit M une
variété compacte,
et D > 0 On notel’espace
desmétri~
ques riemanniennes sur M
à
courbure sectionnelle 1 etdiamètre ~ D,
muni dela distance de
Lipschitz.
S i M ne s’effondre pas
(par exemple,
siy(M) /
0 ou~ 0), l’ espace
9(M)
estcompact.
Celasignifie qu’il n’y
a,à
presque isométrieprès, qu’une
seulemétrique
sur M . Autrementdit,
tous les invariantsLipschitz (volume, systoles,
inégalités isopérimétriques
et deSobolev,
valeurs propres duLaplacien) peuvent
être bornés au moyen de la courbure sectionnelle et du
diamètre.
Mais cette borne est toutethéorique.
Il reste desquantités
deproblèmes passionnants.
- Calculer le volume minimal des
variétés qui
ne s’effondrent pas, par extem-pie S4,
ou une variétéqui
admet unemétrique à
courburenégative.
- Calculer le
pincement optimal
surS 2
xS 2 (est-il positif ?).
- Calculer le
diamètre
minimalinf{diamètre(g)/|K|~ 1}
d’une surface de genre >1,
deS4
etc....Si M s’effondre
à diamètre borné, l’espace 3(M)
est noncompact, pour’D
assez
grand.
La distance de Hausdorff en fournit unecompactification.
Onpeut
donc considérer les limitesHausdorff, qui
sont des espacesmétriques
de dimension: dim
M-1,
comme des"points idéaux"
de Leurdétermination
est unproblème
presque totalement ouvert.
Un
point peut-il
être une telle limiteHausdorff ? Remarquer
que des es - pacesmétriques convergent
vers unpoint
si et seulement si leursdiamètres
tendentvers 0 . Alors la
réponse
est connue.THÉORÈME. (M.
Gromov[G2],
voir aussi[B-K])
Il existe une constante en telle que, si une
variété M ,
de dimension n , admet unemétrique
gà
courbure sectionnelle|K| ~
1et diamètre :
e alors
M estdifféomorphe à
uneinfranilvariété, i.e.,
un espace localement
homogène
F xr B N, où
N est un groupe de Lienilpotent, r
un sous-groupe discretcocompact, et
F un groupe fini dediff éomorphismes
derix (E. Ruh [Ru]
= Fprovient
d’un groupe finid’automorphismes
de Nqui normali r).
Mieux,il
existe unemétrique
g sur F x provenant d’unemétrique
invariante
à gauche
surN ,
telle queoù
lafonction n
tend vers 0 avec sonargument.
°En
particulier,
si M n’est pas uneinfranilvariété,
alors sondiamètre
minimal est ~
e n
, autrementdit,
toutes lesmétriques
sur Mà IKIS 1,
etdonc,
toutes leurs limitesHausdorff,
ont undiamètre ~
~ ,n
QUESTION.
Calculer lediamètre
minimal deS3 .
n
EXEMPLE. Les tores
T .
Si M est une
infranilvariété,
pour décrire la convergence d’une suite demétriques
vers unpoint,
il suffit d’étudier lesmétriques
localementhomogènes.
Or,
même sur le toreT ,
il y aplusieurs
facons de converger vers unpoint.
Parexemple,
lerapport
deslongueurs extrémales l1 l 2 peut
tendre vers0 ,
ou non. Alorsqu’il n’y
aqu’une
façon de converger vers un cercle = eneffet, d’après
le lemme(C-exemple 1) ci-dessus,
toute courbeg(t)
de toresT2 plats, qui
converge vers un cercle delongueur
.~ estasymptote à
la courbe des toresproduits
(mT
x~2T1 :
0 m s.~ ~ .
Si on veut retenir
plus
d’informations dans la limite:(en l’occurrence,
pour les
métriques plates
surTn,
cequ’il
advient desrapports li ), "i~l
il faut unecompactification plus
fine que celle donnée par la distance de Hausdorff.Ici,
onl’obtient en
plongeant l’espace P
desmétriques plates
surTn
dans~+1,
, muni dela distance de Hausdorff
(pointée,
voirp.40)
parSi une suite
g(t) É
P converge vers unpoint (T
o,...,T )
n de onpeut
extrairede la famille de tores
plats (T.)
des tores T,...,T
dont la somme des dimensions~
~l ~p
est
égale à
n , et tels queg(t)
soitasymptote
au sous-espace des toresproduits
Cas
où
n = 2.L’espace
des toresplats
dediamètre
1 admet une structured’espace
localement
symétrique, isomorphe à
et la distance deLipschitz
estéquivalente à
la distance localementsymétrique.
Lacompactification
de Hausdorff