A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
H ISAO F UJITA -Y ASHIMA
Problème de la surface libre de l’équation de Navier-Stokes - Cas stationnaire et cas périodique
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 4
esérie, tome 12, n
o4 (1985), p. 531-587
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2014 Cas stationnaire
et caspériodique 2014.
HISAO FUJITA-YASHIMA
1. - Introduction et résultat.
On
s’occupera,
dans cetravail,
du mouvement d’un fluidevisqueux incompressible
dans un domaine tridimentionnel horizontalement infini et borné par la surface libre en haut et par le fond fixe en bas. On suppose que le mouvement dufluide,
surlequel
la forceextérieure,
ycompris
lagravité, s’exerce,
estgouverné
parl’équation
de Navier-Stokes avec la condition d’adhérence sur la frontièreinférieure,
tandis que sur la fron- tièresupérieure
onexige
la continuité de la tension et on tientcompte
ausside la tension
superficielle.
Le
développement
de la théoriemathématique
duproblème
de la sur-face libre de
l’équation
de Navier-Stokes ne date que de ces dernières années. Parmi les mathématiciensqui
y ontcontribué,
on doitsignaler Solonnikov, qui, après beaucoup
de travauxpréparatoires
très utiles en-core
aujourd’hui,
a réussi à prouver la solubilité duproblème
pour le casdu domaine
compact [8], [9], [10].
D’autrepart,
Beale a fait d’excellentes études[2],
y[3]
sur leproblème
deCauchy
del’équation
de Navier-Stokes dans un domaine semi-infini borné par la surface libreinconnue,
domainedu même genre que celui dont on
s’occupera
dans cet article. Dans[3],
il a montré la solution
globale (dans
letemps)
mais on ne sait pas la con-vergence de la surface libre dans
l’espace .L2 pour t
~ oo. Je veuxajouter
que des travaux de
Bemelmans,
récemmentcommuniqués
par desrapports
deséminaire,
sontdignes d’attention;
la surface libre stationnaire d’unegoutte
y est atteinte parl’approximation
successive.Dans ce
présent
article on montrera l’existence d’une solution station- naire et d’une solutionpériodique
del’équation
de Navier-Stokes aux con-ditions
esquissées
ci-dessus. Je doisbeaucoup
aux idéessuggérées
par les Pervenuto alla Redazione il 19 Novembre 1984.travaux de Beale ainsi que par ceux de Solonnikov. Je veux
exprimer
magratitude
à Prof. G. Prodi de l’Université de Pise et Prof. A. Valli de l’Uni- versité deTrente, qui
avec des discussions très fructueuses m’ont constam- mentencouragé
à achever ce travail.Sur la condition du
problème qu’on
étudiera dans cequi suit,
on admetquelques hypothèses:
on suppose que le fond dudomaine, qu’on désigne
par
Sb
=~x3
=b(x,, x2)~,
est assezrégulière, plus précisément
que b ap-partient
à et tend vers une constanteb( oo) pour 1 (x,, X2)1
- o etque toutes les dérivées
(!al >1)
tendent vers 0pour 1 (x,, X2)! -
oo. Ence
qui
concerne la forceextérieure,
on admetqu’elle
soit donnée dansR(t);
néanmoins seule sa restriction auvoisinage
des domainespossibles occupés
par le fluide nous intéresse. On considère la force extérieure commela somme de deux
champs
vectoriels: l’un est celui degravité supposé
constant
(0, 0, - g), l’autre, désigné
parf,
estpetit
dans le sensqu’on pré-
cisera dans les théorèmes et la démonstration. En
désignant
la hauteur de la surfacelibre, qui
estinconnue,
parh(x,, x2),
on cherche hqui
tende vers une constante
h( oo)
pour1(x,, X2)!
pour la convenance, onprend
la coordonnée x, de sorte que = 0. On suppose en outre que lapression atmosphérique
sur la surfacesupérieure
du fluideest
constante;
il convient deconsidérer,
au lieu de lapression
réellep(ré),
la
pression
relative1
On
désigne
le vecteur vitesse du fluide par u, le coefficient de viscosité par v et le coefficient de tensionsuperficielle
par y ; on suppose que vet y
sont constants.
Pour
simplifier
lesymbolisme,
onadoptera
la convention d’Einstein eton notera
ai
i au lieu de les fonctions vectorielles et celles scalairesse
distingueront
par le contexte.Pour le cas
stationnaire,
leproblème
consiste à trouver(u, p, h) qui
satisfasse aux
où n est la normale extérieure à
Sn.
Pour le cas
périodique (de période T),
leproblème
consiste à trouver(~c,
p,h) qui
satisfasse auxoù
Avant d’énoncer les
théorèmes,
définissons des espaces fonctionnels.Soit
D c Rn, n
=2,
3.Pour s entier ~ 0
et on définitavec
Pour s
H8(D) désignera l’espace
de Sobolev et on définit pour 8 > 1Pour les fonctions
périodiques fJJ(x, t)
depériode T,
on définitParce
qu’il
nes’agira,
dans cequi suit,
que de fonctions depériode T,
on écrirasimplement K8(D) (resp. £’)(D»
au lieu deK8(D)T (resp.
Pour
préciser l’hypothèse
sur la donnéef,
on aura besoin de l’aide deschangements
devariables lS, Ô qu’on
introduiraau § II;
maintenant onse contente de remarquer
que lS, Ô
seront définispar h
etqu’on
aura, pour le cas stationnaire(resp.
caspériodique),
où
si on en a
besoin,
onprécise
leurdépendance
de h par la notationD(h).
Le résultat
principal
de ce travail consiste dans les deux théorèmes suivants :THÉORÈME 1
(cas stationnaire). Supposons
quef satisfait
aux conditionssuivantes :
avec
ii)
il existe une constante Co telle quepour toute
h,
h’ E.H~g ~ ~2(R2)
où
r > 3~
1 q C2, q*
=2q/(2
-q).
Sib(xl’ x2)
est assezrégulière
et siil
et Co sont assezpetits,
alors il existe une solution(u,
p,h)
duproblème (1.1)-(1.6)
dans u EHr(Q), Vp
EHr-2(Q),
p --> 0pour (xl, [
- 00,h E
Hr *1/2(~2).
THÉORÈME 2
(cas périodique). Supposons
quef satisfait
aux conditionssuivantes :
i)
pour tout h EÎ~~â ~~2(.R2),
on aavec
ii)
il existe une constante e,, telle queet
où
r ~ 3, 1
q2, q* = 2qj(2 - q).
Sib(xl’ x2 )
est assezrégulière
et siIl Il
et Co sont assezpetits,
alors il existe une solution(u,
p,h)
du
problème (1. 7 )- (1.13 )
telle que, si onprolonge
u et p convenablement dansU Q n
on aitt
REMARQUE
1. Dans les conditionsi), ii),
onpeut
dire pour tout htel
(resp.
au lieu de « pour tout~e~~(~) (resp. ~r *1/2/R2)) ,~~
si on choisit convenablement 0.REMARQUE 2. La
petitesse
de co veutdire,
en gros, que estpetite;
en
effet,
si = 0identiquement,
alors co = 0.II. -
Changement
de variables.Les théorèmes 1 et 2 seront
prouvés aux §
Vet §
VIIrespectivement :
les études des
équations
linéarisées( § §
III etVI)
et du « domaine appro-prié >> ( § IV)
nous fourniront uneapplication
d’un espace de Banach dans lui-même et par leprincipe
des contractions on arrivera à une solution dans cet espace de Banach. Ce n’estcependant
pas pour leproblème (1.1)-(1.6)
(resp. (1.7)-(1.13))
mais pour leproblème
convenablementtransformé,
que l’on considérera un espace de Banach où la contraction sera réalisée. Dansce
paragraphe,
y on va transformer leproblème
à l’aide d’unchangement
de variables. On va en
préciser
les raisonnements seulement pour le caspériodique;
onobtiendra,
eneffet,
lechangement
de variables et le pro- blème transformé du casstationnaire,
si onnéglige
ladépendance
dutemps
dans ceux du caspériodique.
On va d’abord définir un
changement
de variables e de sorte que(cf. (1.7))
nechangera plus
dans letemps
etqu’il
sera borné par une sur- facerégulière. Soit (!
unopérateur régularisant
choisi convenablement à l’étudeultérieure;
posonsla convolution * s’effectuant dans
R2. q jouit
de lapropriété
suivante:LEMME 2.1. Si
h
ER-q (,2 .) (R2)
@ actorsCOROLLAIRE. Si h E
93 (a
alors r~ E.K~(.1~2)
et on aEn
effet,
on a en vertu del’inégalité
de Hôlderd’oii
l’inégalité
résulte de
l’inégalité
évidenteet de la relation
ce
qui
prouve le lemme1;
le corollaire est immédiat.Maintenant on
définit
par la relationoù le
symbole ^ désigne
la transformée de Fourier en deuxpremières
va-riables. On définit en outre la
transformation e
des variablesspatiales:
et on pose
on voit aisément que
pour tout
Maintenant,
a l’aide de la fonctionq*,
on définit une transformation 0 des variablesqui dépend
dutemps
etqui
transforme le domaine stableen
plus précisément
Il n’est pas difficile de voir
que lS
est inversiblelorsque (et
doncaussi en vertu du lemme
2.1)
est assezpetit.
Faisons attention d’autrepart
à ce que, bien que _ ,~ nedépende
pas dutemps,
ilreste inconnu.
On se propose maintenant de transformer les
équations (1.7)-(1.13)
enforme convenable. Posons d’abord
on a
donc,
pour cp définie dansou, pour y définie dans
Q,
on pose maintenant
Les relations
(2.3)-(2.3 bis) impliquent
alorsen substituant ces
expressions
dans(1.8)
et en lemultipliant
parIAIA -1,
on a
où
On a
or, en réduisant ajk’
lAI
enexpressions explicites,
on voit quepour
on
peut
doncremplacer (1.9)
parQuant
aux conditions à lafrontière,
il est évident que(1.10) équivaut
àD’autre
part
le deuxième membre de(1.11)
estégal
àOr,
pour x, =h,
on ad’où, compte
tenu de la relationrésulte la relation
En substituant cette
expression
de dansl’expression
notéeci-dessus,
on obtient
où W désigne
la normale extérieure surSZ.
Pour transformer(1.12),
on lemiltiple
par la matrice B = = B(n,n)qui représente
la rotation autour de la droiteet telle que
on a alors
où
bijl
étant les éléments de B-1. Il est évident que(1.13)
se transforme enCes transformations nous
permettent
de chercher un domaine Q =~b x3 h}
en mêmetemps
que(v, n, q)
tels que satisfasse aux(2.5)-(2.10)
dans il et queet de construire
(~c, p, h)
satisfaisant aux(1.7)-(1.13)
àpartir
de(v,
n, h= h + q)
si un tel(v,
n,h)
existe. On retournera à ceproblème au §
VII(et au §
V pour le casstationnaire).
III. -
Equation
stationnaire linéarisée dans un domaine donné.Dans ce
paragraphe,
on vas’occuper
del’équation
linéarisée pour lecas stationnaire dans un domaine donné
c’est-à-dire
qu’on
fixe apriori
la fonctionh(xl’ x2);
pour cequi
concerneon suppose ici
Considérons le
système d’équations
où
{ I tan
veut dire lapartie tangentielle
et n est la normale extérieuresur
Bk.
On a alors le théorème3, qu’on emploiera aux §§
IV et VI et le théorème4, qui
est un corollaire de la théorie de Solonnikov[7] (voir
aussi
[4]
et Ch. 3 de[5])
etqu’on emploiera au §
IV. Notons par ailleurs que, si on pose, outre(3.1 )- (3. ~ ),
une condition linéariséecorrespondant
àla
partie
normale de(2.9),
leproblème
n’aura engénéral
pas de solution(u, p)
à cause de l’excès deconditions;
on chercheraau §
IV un domaineparticulier
tel que leproblème comprenant
lapartie
normale linéarisée de(2.9)
ait la solution.THÉORÈME 3. Si
alors il existe une solution
(u, p)
et une seule duproblème (3.1 )- (3. ~ )
dansu E
Hr(Q), Vp
E.Hr 2(~)~ .~ ~ ~ pour 1 (X.,, x2) ~ [
- oo et on aTHÉORÈME 4. Si
alors il existe une solution
(u, p)
et une seule duproblème (3.1)-(3.5)
dansu E
Vp
E p - 0pour 1 (x,, 1
et on aoù
(m: entier) désigne l’espace
desfonctions
g~ telles queet que
DÉMONSTRATION DU THÉORÈME 3. Démontrons-le d’abord pour le cas où
f *
= 0analoguement
à la démonstration du lemme 3.3(i)
de[3].
Soit Pla
projection
deorthogonale
àP est un
opérateur
borné sur(voir
le lemme 3.1 de[3]).
Si onl’ap- plique
à(3.1 ),
on aOn pose
(s’il s’agit
de fonctions à valeurscomplexes,
on met enconjuguée complexe
le deuxième facteur sous
l’intégration).
Si u satisfait aux(3.2)-(3.5)
avecpour tout v satisfaisant aux conditions
Or,
yd’après
le lemme 2.7 de[2], l’inégalité
de Kornest vraie pour notre
domaine
cequi implique
que la estéquivalente
auproduit
scalaire de il en résulte quel’équation
nous fournit la solution
faible u,
si on considère le second membre comme une fonctionnelle linéaire dansl’espace
hilbertienL’estimation de u dans et celle de
Vp
dans s’obtiendront toutpareillement
à la démonstration du lemme 3.3(i)
de[3] (voir
aussile théorème 2 de
[11]
et le lemme 2.8 de[2]),
y c’est-à-dire que leproblème (3.1)-(3.5)
avecf* =
0 admet une solution(u, p)
et une seule et on aIl reste maintenant à réduire le cas
général
au cas oùf *
= 0. Pourcela on construit w satisfaisant à
et on pose
alors satisfait à
(Pour
lapossibilité
de construire une telle w et la vérification depropriétés
de
u(1),
voir le lemme 4.2 de[2].)
leproblème
estréduit à trouver satisfaisant à
REMARQUE.
Onpeut
étendre le théorème 3 au cas où le deuxième mem-bre des
(3.2), (3.4)
n’est pas nul:à condition que
s’écrive en forme
avec
Cette extension du théorème sera vérifié à l’aide du lemme 2.8 de
[2]
etdes lemmes suivants: P
LEMME 3.1. Pour = 0 sur
’Sb,
on aLEMME 3.2. Si
(1 + IVhI2)1/21fJ**
s’écrit en02P;
avecproblème
admet la solution
unique
dans Vn EH"(Q)
et on aBien que, dans ce
qui suit,
onn’emploie
pas l’extension du théorème3,
yles lemmes
3.1,
3.2 seront utiles ultérieurement.DÉMONSTRATION DU LEMME 3.1. Prenons g E
quelconque
et pro-longeons-la
dans D de sorte que ffJ nedépende
pas de x3 ; on a alorsavec
ce
qui,
en vertu de l’arbitrarité de g,implique
le lemme.DÉMONSTRATION DU LEMME 3.2. Cherchons d’abord n dans Vn E
L2(S).
En
effet,
s’il existe un tel n, on apour tout On considère la déformation de S2 en
Q
=est on
décompose
enun
opérateur régularisant
commeau § II;
on a alorsOÙ
§5i
etip2
sontprises
à la surfacesupérieure
deQ. Or,
comme on aon a
D’autre
part,
on a,analoguement
à la démonstration du lemme2.1,
et il est évident que
en d’autres termes
Donc, d’après
le théorème detrace,
on aet donc
ce
qui, d’après
la théorie des espaceshilbertiens, implique
l’existence deE
.L2(S)
et on a2
1p**IIL,(Sh)
+: Il
~=1
i
2’ ~=1
L’estimation de Vn pour la
régularité plus
élevée est obtenuepareillement
à la démonstration du lemme 3.2
(ii)
de[3].
DÉMONSTRATION DU THÉORÈME 4. Le
système d’équations (3.1)-(3.2)
est
elliptique
au sens deDouglis-Nirenberg (voir [1], [7])
et la condition(3.3) sur Sb remplit,
avec(3.1)-(3.2)y
la conditioncomplémentaire
au sensde
Douglis-Nirenberg (voir [7]).
D’autrepart,
si l’on écrit la condition(3.4)
dans la formeoù
~~1~, ~’~2~
sont deux vecteurstangents à Sh
aupoint
x C~’h
et tels quealors on est mené à constater que la condition
complémentaire
estremplie
àchaque point (et
uniformément surSh),
bien que le calcul soit assezlong.
Donc le théorème 4 résulte de[7]. (Voir
aussi[4],
où un tel résultatdans un domaine
compact
avec la condition d’adhérence à la frontière estétabli.)
IV. - Existence d’un domaine
approprié
auproblème
stationnaire linéarisé.Supposons
que(f, f*, y)
estdonné,
oùf
est définie dansà valeurs vectorielles tandis que
f * et y
sont définies sur à valeurs dansR2 et dans jR
respectivement.
On va, dans ceparagraphe,
montrer l’exis-tence d’un domaine
tel
qu’il
existe(u,
p,h)
satisfaisant auxoù
B~’~’~
sont les mêmes que ceux définisau §
II. Plusprécisément,
on a le
THÉORÈME 5.
Supposons
queSi
f, f*,
y sont assezpetites
dans la norme des espaces elles appar-tiennent
il existe unefonction h(Xl’ x2)
EE’ (a )(R2 ) (q*
=2q~(2
-q),
s: conve-nablement
grand)
telle que, si leproblème (4.1 )- (4.7 )
est considéré dans le do- maine Q ==~b 2h--I,
il admette la solution(u,
p,h) unique
dans u EHr(Q)
n E
Hr-2(Q)
E17,,+1/2(R2) .
Enoutre,
pour un nombredonné à >
0,
il existe 0 tel que, siIl ( f, f*, y) c ’,
on aitDÉMONSTRATION. Pour la
simplicité
denotation,
on écritIls
au lieu deH~a~~(R2)
dans la démonstration.On va montrer l’existence
de h
parapproximation
successive. Consi- dérons leproblème
où
et
h~k~
estdonnée; n(k)
est la normale surSh(k).
Onpart
duproblème (4.8)
pour k
=0,
enposant h 11 x2)
=0,
et onprocède
successivement sur ken définissant le domaine au moyen de la solution
(U(k),
En
effet,
leproblème (4.8)
avec¡"(k)
assezrégulière admet, d’après
lesthéorèmes
3 et4,
une solution(u (k) i p(k) )
et une seule satisfaisant aux iné-galités
Or,
en vertu de lapropriété
d’immersion dutype Sobolev,
on aComme,
pour 99 E on al’équation elliptique
~{p~k~,
étantprises
sur~’~~k,)
nous donne la solutionOn définit maintenant
et on
reprend
le( k
+l)-ième problème
dans le domaineOn va montrer la convergence de
h(k)
dansflr+"’(.R2).
Pourcela,
ondéfinit
e(k):
de sorte que
et on pose
où
Jouissant de
propriétés analogues
à cellesde v, n
définies par(2.4) qui
satisfont aux
(2.5)-(2.9), V(k)
etp(k)
définies ici satisfont auxoù
S(-, -, -)
etTi( ~ , ~ , ~ , ~ )
sont les mêmes que ceux définis dans(2.5)
et(2.9)
respectivement.
Si on poseU(k) et P(k) satisfont aux
Posons en outre
Hk> =
h(k) -h(k-1).
Il n’est pas difficiled’établir,
sousl’hy- pothèse
que les se trouvent dans un ensemble borné deH~p*~(.Z~2),
lesinégalités
et si est assez
petit
de sorte queon a
Or,
g(k-1) etP(k-1)
satisfont à(4.9) (où
onremplace k
park - 1) ;
donc lethéorème 3 nous donne
ou, si
on a donc
D’autre
part, grâce
à larégularité
de~,
onpeut
établir les estimations dutype analogue
auxprécédentes,
estimations des deuxièmes membres de(4.10)
et de(4.9)
dans les normes et~~ ~ ~~ ~q ~~Q(R$~ ; donc,
enappli-
quant
le théorème4,
onobtient,
sousl’hypothèse
de lapetitesse
de @l’inégalité
Considérons maintenant h(k+ 1) -
h(k);
enprenant
la difiérenceentre les deux
équations qui
ont défini et @ on a(le
deuxième membre étantpris
sur~x,,
=01),
cequi
nousdonne,
sousl’hypothèse
de lapetitesse
deOn estime par
puis,
en substituant(4.11), (4.12), (4.13)
dans le deuxième membre del’inégalité,
on obtienton a
et donc
(4.16)
avec
Avant de conclure la discussion sur la convergence de
h~k~, rappelons
que nous avons
supposé
lapetitesse
de dans le raisonnementqui
nous conduisait à
(4.16). Or,
commeon a, en vertu de
(4.16),
et
l’équation qui
définit h~l~ nous donneavec
Donc,
sif*)]] 1
et si(f, f*, f *)~( )-1
est assezpetit,
alors la
petitesse
desupposée
dans le raisonnement pour(4.16)
estgarantie.
On conclut donc que, siil (t, f*, 1p)/I
est assezpetite,
alors h(k)converge dans
l’espace fi r+ 112 -17r+1/2(R2).
On voit aisément que la fonctionsatisfait aux
exigences pour h
dans l’énoncé du théorème 5.V. - Démonstration du théorème 1.
Posons
D’après
le théorème5,
y pourchaque
Y tel queIlw¡1 Y c ~’,
il existe undomaine
tel
qu’il
existe(v,
n,h) qui
satisfasse aux(4.1)-(4.7)
dans Q avec les seconds membres F =-Pob-1
à(4.1), G2, 0)
à(4.5), G3
à(4.6)
et tel queoù #
etB v
sont les mêmes que ceux définisau § II, n
la normale surS=.
hSi on pose
et si on définit
alors 9 et ji satisfont au
système d’égalités
obtenu de(4.9)
enremplaçant
~~k~
par
~, f par pt
etfi
parGi (i
=1, 2).
D’autrepart, h
satisfait àa~,«ÂIIÂI) e),
? étantprises
sur{x,, =- 01). Donc, pareillement
au para-graphe précédent,
les théorèmes 3 et 4 et la méthode connue pour leséqua-
tions
elliptiques, compte
tenu de lapetitesse supposée
deô,
nous donnentoù
A
chaque
w EYa. _ (w e Y ;
étantassigné l’unique
autantqu’on
yparvient
parl’approximation
successive de la démonstration du théorème5,
cetteapplication
de¥6’
dans X seradésignée
par 0:0(w) -
z.Définissons d’un autre côté w =
(Fy G)
comme fonction de z =(v, ji, h)
conformément aux
expressions
des deuxièmes membres des(2.5)-(2.9)
pourle cas stationnaire: si z =
(v, fit h)
estdonné,
on poseet,
à l’aidede Ji,
et = h -h,
on définit et A de la mêmefaçon
que(2.1)-(2.2), puis
par la même construction que les deuxièmes membres de
(2.5)
et de(2.9) respectivement
et finalementRappelons
que nous avonsconstruit if
parce
qui
nouspermet
d’établir(voir
parexemple
th. 1-4.2 de[6]). Or,
comme les éléments de A - I dif-férents de zéro sont
(voir (2.1)-(2.2))
etque q* _ ~ o i~-1,
les éléments de(A -
différents de zéro sonton a par
conséquent
et c et c’ ne
dépendent
pasde h
autantque h
demeure dans un ensemble borné deFI’.)(R2). Donc,
si on poseet si on
rappelle l’expression explicite
de .F’~(voir (2.5)),
on a(5.3) >
~-- +(on
se sert constamment du fait connu:D’autre
part,
y en vertu de la relationon a
comme 1 q
2,
de(5.3)
et del’inégalité précédente
résulteEn ce
qui
concerneP- -
on a parhypothèse
comme d’autre
part
on aet donc
on a
avec
Comme les éléments de I -
figurant
dansl’expression
deG(v,
r¡,~h)
sont de
grandeur vr¡
et que ceux de 1 - sont degrandeur ~h,
desraisonnements
analogues
nous conduisent àEn
joignant
lesinégalités (5.3)-(5.6)
et en tenantcompte
du lemme2.1,,
on a
ou
avec
Or,
siappartient
au domaine de0; donc,
en vertu de(5.7),
à condition que~’,
on aavec
De
(5.1)
et de(5.7)
résulte maintenant que, pour on aSupposons
que c, et et doncbo aussi,
sont assezpetits
de sorte queon a alors
pour tout z E où
donc
l’inégalité (5.8)
nous donneConsidérons maintenant deux données
dans
X61
et la différencePosons
satisfont alors aux
où
Â~~~ _ (â2~ ~) (k = 1, 2)
est définiemoyennant h’k> = h’k> * é
et À’k> dé-signe
la normale sur Si onapplique
à cesystème d’égalités
les théorè-mes 3 et 4 et la méthode connue pour les
équations elliptiques
et si on rap-pelle
queZ(k) E XÓl
et que donc(~==1,2), alors,
en raisonnantanaloguement
à l’estimation de(4.12), (4.13), (4.15),
on obtientSous
l’hypothèse
de lapetitesse
deIl fIl (0)
et de co, choisissonsDa >
0 de sorteque, pour tout z tel que on ait
(voir (5.3)-(5.5));
sialors,
en vertu des relations(5.1), (5.7),
on a
D’autre
part,
si onconsidère, analoguement
aux raisonnements de(5.3)- (5.6), l’expression
de.F’
etde G
fonction de(k
=1, 2),
il n’est pas diffi- cile d’ établirEn substituant cette estimation dans
(5.10),
on adonc, si,
sousl’hypothèse
de lapetitesse
deIl f ~~ ~o~ ,
on choisit~4 >
0 de sorteque
et si
Il 111 (,,)
et Co sont assezpetits
de sorte quealors
l’application
lbow restreinte àsatisfait à
donc
d’après
leprincipe
descontractions,
il existe zo E tel queSi,
y àpartir
de zo =(v, ~c, h),
on définit(v,
n,h)
par la relation(5.2)
etsi,
àpartir
decelle-ci,
on construit(u,
p,h)
par la relation(2.4), qui
sert cette fois à définir u et p, alors(u, p, h)
satisfait aux(1.1)-(1.6).
Comme en outreet que, comme on le voit aisément
(voir
le lemme 5.2 de[3]),
la définition de u et de p par(2.4)
conserve les espacesauxquels v
et Vnappartiennent
à
petit changement
du domaineprès,
on aoù
ce
qu’il
fallait démontrer.VI. - Estixnation de la solution de
l’équation périodique
linéarisée.Tournons-nous maintenant vers le
problème
du caspériodique
et con-sidérons d’abord
l’équation
linéarisée dans un domaine donné. Soitoù
h,
commeau § III, appartient
àC’(RI)
et satisfait àconsidérons le
système d’8quations
et cherchons la solution
périodique
pour les donnéespériodiques.
On aalors le
THÉORÈME 6. ~S2
alors il existe une solution et une seule
(u, p, r~ )
dusystème (6.1)-(6.5)
danset on a
Les définitions
de -(0), K,
etc. se trouventau §
I.DÉMONSTRATION. On va le démontrer en utilisant
largement
des idéesde la démonstration du théorème 1 de
[3].
Les lemmes dont on se sert dans la démonstration serontprouvés
à la fin de ceparagraphe.
Cherchons d’abord la solution
(u(O), p% -(0» qui
satisfait ausystème
Les théorèmes 3 et 4 et des considérations sur
(4.6)
nous montrentqu’il
existe une solution
(iu(O),
et une seule de(6.7)
etqu’on
aConstruisons maintenant ~c* satisfaisant à
Or,
yd’après
la théorie du ch. 4 de[6],
y onpeut
construire une w telle quesi on pose u* = V X w, alors u*
satisfait,
comme on l’a vuau § III,
à lacondition
exigée
surBk
ainsiqu’à (6.2), (6.3).
Maintenant le
problème (6.1)-(6.5)
est réduit au cas où les données deséquations
satisfont àon
peut donc,
en formant la série deFourier, décomposer
lesystème d’équa-
tions en
où k
parcourt ZB~0} ;
pour lasimplicité,
on a icisupposé
que T = 2n.Considérons
leproblème (6.10)-(6.1~)
en fixant k EZ%(0)
et cherchonsd’abord v° tel que
où P est la
projection
de introduite dans la démonstration du théo-rème 3. ’
LEMME 6.1. Le
problème (6.16)
admet une solution VO et une seule dansH’(Q)
et on aSi on pose = vO
_p ~
leproblème
est manitenant réduit auxéqua-
tions suivantes: .
On introduit alors la
projection
P’ deL2(,~) orthogonale
àP’ est un
opérateur
borné sur2T(D) (s ~ 0) (voir
le lemme 3.1(i)
de[2]) ;
si on
applique
P’ à(6.17),
on aoù n est la solution du
problème
grâce
à(6.22)
et(6.20),
onpeut décomposer yr
enavec
on
peut
donc écrire(6.23)
en formeavec
On remarque que les
opérateurs A,
Bjouissent
despropriétés
suivantes:si v
E P’Hl(Q),
+ 0 surSk,
v = W = 0 surSb’
alors on a
avec
et,
si en outre w E(6.25)
résulte des calculs élémentaires(on
a défini.,.>.0 après (3.8);
re-marquer que les fonctions dans la
présente
discussion sont à valeurs com-plexes) ;
d’autrepart,
enposant
(v
étantprise
sur on a, pour w EHi(Q)
telle que Rw E et quew = 0 sur
Sb
et pour v telle que Eavec
et,
si en outre w EP’H’(12),
en
s’appuyant
sur les relationsSi on pose
on a
en
effet,
commeest
purement imaginaire,
on a(voir (3.9)) ;
d’autrepart,
on ad’où
(6.27). Donc,
enappliquant
le lemme deLax-Milgram
àl’espace
hilbertien
on vérifie l’existence de la solution v de
(6.24) unique
dans le cadre desfonctions de
qui
fournissent(6.25 bis)
et(6.26 bis).
La normeest
majorée
parmultipliée
par uneconstante;
eneffet,
leproduit
scalaire de
(6.24)
avec v même estla
partie
réelle de(6.28), jointe
à(3.9),
y nous donnePour nous procurer des estimations de
régularité plus élevée,
voyons, à titre depréliminaires,
y des définitions et des lemmes. On définitoù est une suite
régularisante
sur .R dont nousprécisons,
outre lespropriétés
usuellementsupposées,
despropriétés
Alors on voit aisément que
LEMME 6.2. Si u E P’H8
(s > 1),
alors on aLEMME
6.3. -L’application
VS3 ~c~-(P Au, Ru)
E X~~~H$_1j2(1~2)
(s > 2)
admet l’inverse bornée.LEMME 6.4. On a
(~>1);
c nedépend
de N.On va d’abord voir que et que Soit
~~N~~,
cette
fois,
une suiterégularisante
sur R2 convenablement choisie.S’ap-
puyant
sur le lemme3.2,
onpeut
construire w tel quela dernière
inégalité
résultant du lemme 6.2. Comme W E on aOr
en vertu du bon choix de~(2)
et de lapropriété
deA,
on aon tire donc de
(6.30)
et de la construction de wou
Si on fait tendre N vers + oo, on voit que Rv E
~~(2~~).
Puis le lemme 6.2nous
permet
de le renforcer enor, comme v satisfait à
(voir ( 6 .17 ) ) ,
y le lemme 6.3 nousgarantit
quePour établir l’estimation
plus précise
de on va considérer leproduit
scalaire de(6.24)
avec wqu’on fabriquera
en usant de la transfor- mation du domaine Q enConformément à cette transformation du
domaine,
ondéfinit J.
_J2, ’3 )
de sorte que
et que
avec
Considérons maintenant le
produit
scalaire(le symbole - qui désigne - ot5-1
et celuiqui désigne
laconjuguée complexe
se
distinguent
par lecontexte).
Comme on aoù
le lemme 6.4 nous
permet
d’établirdésigne,
ici et dans cequi suit,
une constante déterminéepar h et b,
constante
qui
est suffisammentpetite lorsque h
et b -b( 00)
sont assezpetites
dans les espaces intervenant dans le raisonnement etqui
nedépend
pas de N
lorsqu’il s’agit
de * Puis on considère(Av, qui
est, grâce
à la condition w = 0 surSb ~ égal
à(voir (6.25)). Or, w, ~,v~ ~
consiste dans les termesoù
8k,l,(1)’ 8k,l,(2) consistent,
à leurtour,
y en des termes dutype
d’après
le lemme 6.4 on aD’autre
part, l’inégalité
dePoincaré, compte
tenu deimplique
or, y
grâce
on adonc,
en vertu du lemme6.4,
on adonc on a
D’après (6.26)
on acomme on a
on a
tout
analoguement
on aD’autre
part,
on aen
effet,
si on d8finit n de sorte queon a
(voir
le lemme 2.8 de[2])
etpuisque
si on pose
avec V
et 0.
définiesrespectivement aux §
V et§ II,
on asi on définit en outre une fonction scalaire ~c’ telle que
alors on a
d’où
(6.35). Donc,
comme on aon obtient
En résumant
(6.33), (6.34), (6.36),
on aComme
(3.9)
est valide même pourL1;v grâce
à = 0 surSb,
lapartie
réelle de
(6.37), compte
tenu de lapetitesse
de nous donneet,
en faisant tendre N vers + oo, on obtientOr,
y on a les lemmes suivants:LEMME 6.5. Si v E VS
alors on a
LEMME 6.6. Si v E
P’.H~2,
on a alorssi v E
P’H8+1 (s ~ 2 ),
on a alorsAlors, (6.38)
et les lemmes6.5, 6.6, compte
tenu de lapetitesse
deC(h,b)’
impliquent
Tournons à
(6.28),
dont lapartie imaginaire
nous donneor,
d’après
le théorème de trace et la convexité des espaces deSobolev,
on a
donc
qui, joint
à(6.42),
entraîneou
donc,
si + @ on aavec c ne
dépendant
pas dek ;
mais dans le cascontraire, (6.40)
résulte de(6.29). Donc,
de(6.39)
et de(6.40)
on tireNotons une autre
conséquence
de(6.40):
lapartie imaginaire
de(6.28)
nous donne aussi
donc, d’après (6.40),
on ad’autre
part,
comme on apour
tout y
EHl/2(Sh) lorsqu’on prolonge 99
dansQ,
on ala convexité des espaces
de
Sobolev nous donne doncmais pour la citation
ultérieure,
il suint de noterOn se propose maintenant
d’établir,
sousl’hypothèse
del’appartenance
de v à
H8(Q) (s ~ r),
et par cela
Pour démontrer
(6.43),
considérons leproduit
scalaireComme w = 0 sur
Sbl
on ad’après (6.25), (6.26),
alors on voit aisément que les
propriétés
de4 ;
et de !1 et le lemme 6.4 nouspermettent, compte
tenu du fait = 0 dansS~, d’établir,
avec lanotation
abrégée
on a donc
dont la
partie réelle, compte
tenu de lapetitesse
de et de la relation(3.9),
nous donneou, en faisant tendxe N vers + oo,
alors,
encorecompte
tenu de lapetitesse
deles
lemmes6.5,
6.6 et lesrelations
(6.40), (6.45) impliquent (6.43).
Pour prouver
(6.44),
on construit w à l’aide de z choisie de sorte qua(voir
le lemme3.2);
on poseet on considère le
produit
scalaireon voit
aisément
que les relations(6.25), (6.26),
lespropriétés
deL1;
etde A,
le lemme 6.4 et les faits que w = 0 sur
Sb
et que V ~ z = 0 dansS~, impliquent
On a donc
~en tenant
compte
des relationson obtient
ce
qui, joint
à(6.40), (6.43), implique
en faisant tendre N vers + oo, on obitnet
(6.44).
Or, d’après
le lemme6.3,
la relation(6.44),
renforcée par le fait que 00, etjointe
à la relation P L1v = ikPv EPHI(D), implique
que On
peut
doncprocéder
inductivement sur s de sorte que l’on obtient(6.43), (6.44)
pour s = r. Enjoignant
ces résultats aux(6.40)
et
(6.42),
on asi on détermine
~~~~
etmoyennant (6.20), (6.22), (6.17),
on voit aisé- ment queIl est clair que
(v, «k>, ainsi
obtenue est la solutionunique
duproblème (6.17)-(6.22).
Nous pouvons maintenant conclure la démonstration du théo- rème 6 parjoindre (6.8), (6.9),
lemme6.1, (6.46), (6.47), (6.48).
Reste à démontrer les lemmes.
DÉMONSTRATION DU LEMME 6.1. En utilisant le lemme de
Lax-Milgram
et