Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales
Tétouan
Sujet: « 1973 le premier choc pétrolier et la crise obligataire de 1974. »
Réaliser par : HANAN AHRRAM MERYEM CHAKOUK MOUNIA CHAKKOUR HANAN CHOUIKAR
Encadrer par : Prof. MOGHAR ADIL
Année universitaire: 2021-2022
PLAN
➢ Introduction :
➢ Chapitre I :
Les causes du premier choc pétrolier 1973.
❖ Définition du choc pétrolier :
✓ Les causes du choc pétrolier.
✓ Les conséquences du choc pétrolier.
❖ Les causes du premier choc pétrolier 1973 :
➢ Chapitre II :
Les conséquences du premier choc pétrolier 1973.
❖ La crise économique :
✓ Les crises agricoles.
✓ Les crises industrielles.
✓ Les crises financières.
❖ La crise obligataire de 1974 :
❖ L’après crise pétrolière de 1973-1974 :
✓ Pour les pays producteurs de pétrole.
✓ Pour les pays importateurs.
➢ Chapitre III :
Les stratégies de réponse face aux chocs.
➢ Conclusion :
• Objectif de sujet :
Cet article montre qu’il est nécessaire d’adopter une optique mondiale pour comprendre la
modification de la relation entre les chocs
pétroliers et les performances économiques aux
années soixante dix.
INTRODUCTION :
Depuis plus d’un siècle, le pétrole est l’un des moteurs fondamentaux de la croissance économique mondiale, d’où son surnom « d’or noir ».
En 1960, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a été créée pour équilibrer le pouvoir des grandes compagnies pétrolières.
Au début des années 1970, les puissances occidentales venaient de connaître près de 30 ans de forte croissance : les « Trente Glorieuses ». Cette croissance
vertigineuse repose en grande partie sur l'accès à un pétrole abondant et bon
marché. La production pétrolière américaine a atteint ce que les experts appellent le
"pic pétrolier", le point de production maximale. Le prix du pétrole en devise
américaine, les revenus des pays exportateurs ont chuté. Ces derniers ont réagi en arrimant le prix du baril de pétrole au prix de l'or.
L’OPEP, s'est réunie en 1970 et 1971 pour augmenter les prix du pétrole.
En 1973 le monde a fait face au premier choc pétrolier alors quelles sont les causes et les conséquences de ce choc pétrolier ?
CHAPITRE I : LES CAUSES DU PREMIER CHOC PETROLIER.
1. Définition du choc pétrolier :
Un « choc pétrolier » est un phénomène de hausse brutale du
prix du pétrole ayant une incidence négative sur la croissance
économique mondiale.
a. Les causes d’un choc pétrolier :
Les variations du prix du pétrole varient d’une crise à l’autre, il dépend de deux facteurs : Le déséquilibre entre l’offre et de la demande ainsi que les tensions géopolitiques.
➢ Un « choc d’offre », qui lui-même peut être dû à :
• une crise politique ou un conflit armé dans un pays ou un ensemble de pays producteurs ou de transit.
• une baisse volontaire de l’offre des pays producteurs. Ces derniers qui sont en grande majorité des pays du Moyen-Orient, possèdent un véritable pouvoir sur les pays importateurs de pétrole. Ils peuvent décider de réduire leur
production et d'augmenter le prix du baril.
➢ Un « choc de demande » : une augmentation non anticipée de la demande des pays
consommateurs.
b. Les conséquences principales :
• unehausse du niveau général des prix du fait de l’omniprésence des
produits pétroliers dans l’économie des pays industrialisés (carburants des véhicules particuliers, carburants des véhicules de transport, carburants des machines agricoles et industrielles, pétrochimie, etc.)
• une diminution de l’activité économique consécutive à une déstabilisation économique liée aux transferts monétaires massifs des pays importateurs de pétrole vers les pays exportateurs que provoque la hausse des prix du brut.
2. Les causes du premier choc pétrolier 1973 :
Le 6 octobre 1973, la guerre du Kippour éclate au Moyen-Orient lorsqu’une coalition d’États arabes menée par l’Egypte et la Syrie attaque l’État d’Israël.
Dix jours après le début de cet offensive, six pays du Golfe membres de l’OPEP décident alors d’un embargo sur les livraisons de pétrole à l’encontre des pays développés soutenant Israël.
Lors de la conférence de Koweït le 19 octobre 1973, l’OPEP décide une augmentation de 70% des prix du baril et quelques jours plus tard une réduction mensuelle de 5% de la production pétrolière. Jusqu’à Décembre 1973, son prix quadruple, s’échangeant désormais à 11,65 dollars après un pic à 18 dollars.
Au sein des pays développés, les opinions sont divisées : lorsque les États Unis tentent de créer leur propre cartel ¨l’Agence Internationale de l’Energie (AIE)¨ à la manière de l’OPEP, c’est la France qui s’y oppose fortement. Ce sont donc les grandes compagnies pétrolières qui
prennent en charge l’organisation du rationnement.
Evolution de la production de pétrole de 1960 à 2009 (© US Energy Information
Administration / Annual Energy Review 2009)
CHAPITRE II : LES CONSEQUENCES DU PREMIER CHOC PETROLIER.
1. La crise économique :
Une crise économique est une rupture d’équilibre entre grandeurs économiques, notamment entre production et consommation.
Les crises économique ont pour origine une rupture dans les relations qui unissent les différents éléments du système économique on
distingue :
Des crises agricoles.
Des crises industrielles.
Des crises financières.
2. La crise obligataire de 1974 :
Intervenue au Royaume-Uni, la Crise obligataire de 1974 est une chute très violente des cours de la dette publique
anglaise, résultat à la fois du choc pétrolier et de grèves très dures, en particulier chez les mineurs. Sur les vingt plus
fortes baisses mensuelles de l'histoire du marché obligataire britannique, en deux siècles et demie, trois (mars, juin et octobre) ont eu lieu en 1974.
3. L’après crise pétrolier de 1973-1974 :
Après le choc pétrolier d’octobre 1973, l’économie mondiale à l’épreuve du pétrole cher.
Par nature, une hausse du prix du pétrole constitue un choc des termes de l’échange, avec un transfert de revenu depuis les pays importateurs nets de pétrole vers les pays exportateurs nets de pétrole. L’effet de ce transfert dépend des propensions à dépenser relatives des vendeurs et des acheteurs de pétrole ; en pratique, l’effet net est négatif car la baisse de la demande dans les pays importateurs de pétrole est plus prononcée que l’augmentation de la demande dans les pays exportateurs, qui épargnent une part importante du supplément de revenu dont ils bénéficient. De fait, depuis les années 1970, les épisodes de hausse marquée des prix pétroliers ont toujours été suivis d’un ralentissement de l’économie mondiale.
Pour les pays producteurs de pétrole:
L’augmentation des prix du pétrole brut est une véritable manne financière pour les pays producteurs, mais qui implique de gérer un afflux de pétrodollars.
Pour les pays importateurs:
L’autre effet de la hausse des prix est la mise en chantier de nouveaux gisements, initialement considérés comme moins rentables, comme l’offshore profond ou les schistes bitumineux.
Le premier choc pétrolier, touche les pays industrialisés de façons diverses, les taux de dépendance des économies de ces pays par rapport au pétrole variant sensiblement.
En 1973, le taux de dépendance énergétique (part des importations nettes en proportion de la consommation primaire d’énergie) était très différent d’un pays à l’autre : faible aux États-Unis (17 %), relativement élevé aux Royaume- Uni et en RFA (51 % et 55 % respectivement) et très élevé en France, en Italie et au Japon (78 %, 84 % et 94 %
respectivement).Dans tous ces pays, ce taux de dépendance a diminué sur la période 1973- 1986 mais cette diminution fut plus ou moins forte et rapide. Tous les pays ont à des degrés divers utilisé les trois principaux outils de politique
énergétique qui s’offraient à eux.
CHAPITRE III : LES STRATEGIES DE REPONSE FACE
AUX CHOCS.
Une politique de maîtrise de l’énergie ; la politique de « vérité des prix » en fut l’instrument principal, mais elle ne fut réellement utilisée aux États-Unis qu’au moment du deuxième choc pétrolier. Des mesures réglementaires et une meilleure information des consommateurs ont également été utilisées partout (y compris parfois des interdictions de circuler).
Une politique de diversification des approvisionnements visant à substituer des importations de gaz ou de charbon à des importations de pétrole et au sein des importations de pétrole à mieux répartir les risques géographiques.
Une politique de promotion de l’offre nationale visant à investir dans des sources locales d’énergie : le nucléaire en France, le charbon ou les hydrocarbures dans d’autres pays... Mais l’effort en faveur de l’offre nationale d’énergie n’eut pas la même intensité partout et l’on peut dès lors classer les pays étudiés en deux catégories : ceux qui ont adopté une stratégie
résolument « défensive » face aux chocs et ceux qui ont davantage misé sur une stratégie « offensive ».