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Texte intégral

(1)

Dix ans de travaux sur le cyclage biologique du bois raméal.

e 4

lafertilité du sol dépend de l'arbre» dicton africain

Publié par le MER

et la Faculté de foresterie de l'Université Lavai

Québec

Dix ans de travaux sur le cyclage biologique du bois raméal.

«la fertilité du sol dépend de l'arbre» dicton africain

Publié par le MER

et la Faculté de foresterie de l'Université Lavai

Québec

(2)

Dix ans de travaux sur le cyciage biologique du bois raméal.

L'expérimentation agricole et foreeièrei

par

Edgar Guay Lionel Lachance

Alban Lapointe Gilles Lemieux

Texte préparé à l'occasion du

CARREFOUR DE LA RECHERCHE FORESTIERE Québec, 26 et 27 mars 1987.

Dix ans de travaux sur le cyclage biologique du bois raméal.

L'expérimentation agricole et forestière.

par

Edgar Guay Lionel Lachance

Alban Lapointe Gilles Lemieux

Texte préparé à l'occasion du

CARREFOUR DE LA RECHERCHE FORESTIERE

Québec; 26 et 27 mars 1987.

(3)

Les buts que nous poursuivons tiennent d'une part à la coordination des actions des divers intervenants mais surtout des idées. Nous désirons attirer l'attention des lecteurs sur le fait que l'exploitation actuelle des forêts québécoises ne touche qu'environ 30% de sa productivité réelle; les 70% restant ne sont aucunement considérés sinon comme

"déchets" de coupe, bien que ce soient les matières biologiques de loin les plus élaborées et les plus riches. Nous estimons actuellement à un minimum de 50,000,000 de tonnes la production annuelle de tels "déchets". Bien que nous proposions ici en premier lieu, le cyclage au lieu de la dégradation biologique du bois raméal, nous estimons qu'un grand nombre d'autres usages biologiques, industriels, pharmaceutiques, agricoles chimiques, énergétiques etc... peuvent être faits de cette immense production. Nous pensons qu'il y a ici la base d'un système peu couteux et élégant, pour reconditionner les sols agricoles dégradés par l'abus des produits chimiques de synthèse, ou encore restructurer en partie les sols appauvris du tiers-monde.

En terminant nous désirons saluer l'initiative du Ministère de l'Energie et des Ressources et en particulier du Ministre Délégué aux Forêts, M. Albert Côté, pour ce Carrefour de la Recherche Forestière. Cet évènement marque un tournant très important dans l'histoire forestière du Québec. Pour la première fois les scientifiques et l'industrie ont l'occasion de s'estimer mutuellement. Qu'il nous soit permis d'espérer que cet évènement prenne rapidement de l'ampleur sous tous ses aspects et se répète au moins annuellement avec des raffinements si possible.

Le Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux Faculté de Foresterie et de Géodésie

Université Laval Québec

G1 K 7P4

Les buts que nous poursuivons tiennent d'une part à la coordination des actions des divers intervenants mais surtout des idées. Nous désirons attirer l'attention des lecteurs sur le fait que l'exploitation actuelle des forêts québécoises ne touche qu'environ 30% de sa productivité réelle; les 70% restant ne sont aucunement considérés sinon comme

"déchets" de coupe, bien que ce soient les matières biologiques de loin les plus élaborées et les plus riches. Nous estimons actuellement à un minimum de 50,000,000 de tonnes la production annuelle de tels "déchets". Bien que nous proposions ici en premier lieu, le cyclage au lieu de la dégradation biologique du bois raméal, nous estimons qu'un grand nombre d'autres usages biologiques, industriels, pharmaceutiques, agricoles chimiques, énergétiques etc... peuvent être faits de cette immense production. Nous pensons qu'il y a ici la base d'un système peu couteux et élégant, pour reconditionner les sols agricoles dégradés par l'abus des produits chimiques de synthèse, ou encore restructurer en partie les sols appauvris du tiers-monde.

En terminant nous désirons saluer l'initiative du Ministère de l'Energie et des Ressources et en particulier du Ministre Délégué aux Forêts, M. Albert Côté, pour ce Carrefour de la Recherche Forestière. Cet évènement marque un tournant très important dans l'histoire forestière du Québec. Pour la première fois les scientifiques et l'industrie ont l'occasion de s'estimer mutuellement. Qu'il nous soit permis d'espérer que cet évènement prenne rapidement de l'ampleur sous tous ses aspects et se répète au moins annuellement avec des raffinements si possible.

Le Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux Faculté de Foresterie et de Géodésie

Université Laval Québec

G1 K 7P4

(4)

Introduction.

Le présent document a été rédigé dans le but de bien faire comprendre le type de travail qui a été fait au fil des dix dernières années. Ainsi sommes nous en mesure de proposer certaines avenues pour mettre en valeur une production annuelle de bois raméal, totalisant plusieurs millions de tonnes au Québec.

A la fin de 1985, le Dr André Plamondon, doyen de la Faculté de Foresterie et de Géodésie de l'Université Laval, a mis sur pied un groupe de travail provenant de plusieurs azimuts scientifiques, le Groupe de Coordination sur les Bols Raméaux. Il est composé des personnes suivantes:

M. Justin Brouillette Direction de la Recherche Ministère de l'Environnement

M. Antonio Gonzalez Service Canadien des Forêts

Centre de Recherches Forestrières des Laurentides M. Edgar Guay

Faculté de Foresterie et de Géodésie Université Laval

M. Christian de Kimpe Agriculture-Canada

Québec M. Lionel Lachance

Faculté des Sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation Université Laval

M. Alban R. Lapolnte

Service des Traitements Sylvicoles

Ministère de l'Energie et des Ressources (Forêts) Québec

M. Gilles Lemieux

Faculté de Foresterie et de Géodésie Département des Sciences Forestières

Université Laval M. Harold Tremblay

Service des Transferts de Technologies Direction de la Recherche et du Développement Ministère de l'Energie et des Ressources (Forêts)

Introduction.

Le présent document a été rédigé dans le but de bien faire comprendre le type de travail qui a été fait au fil des dix dernières années. Ainsi sommes nous en mesure de proposer certaines avenues pour mettre en valeur une production annuelle de bois raméal, totalisant plusieurs millions de tonnes au Québec.

A la fin de 1985, le Dr André Plamondon, doyen de la Faculté de Foresterie et de Géodésie de l'Université Laval, a mis sur pied un groupe de travail provenant de plusieurs azimuts scientifiques, le Groupe de Coordination sur les Bols Raméaux. Il est composé des personnes suivantes:

M. Justin Brouillette Direction de la Recherche Ministère de l'Environnement

M. Antonio Gonzalez Service Canadien des Forêts

Centre de Recherches Forestrières des Laurentides M. Edgar Guay

Faculté de Foresterie et de Géodésie Université Laval

M. Christian de Kimpe Agriculture-Canada

Québec M. Lionel Lachance

Faculté des Sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation Université Laval

M. Alban R. Lapointe

Service des Traitements Sylvicoles

Ministère de l'Energie et des Ressources (Forêts) Québec

M. Gilles Lemieux

Faculté de Foresterie et de Géodésie Département des Sciences Forestières

Université Laval M. Harold Trembiay

Service des Transferts de Technologies Direction de la Recherche et du Développement Ministère de l'Energie et des Ressources (Forêts)

(5)

Nous avons découvert un moyen de faire produire au sol un humus durable. Ce sol, même pous- siéreux à l'origine, devient consistant, structuré par des grumeaux stables et parfaitement observables

Nous en sommes redevables d'une part aux jeunes bois raméaux et surtout à la microfaune du sol ainsi qu'à la microflore. Donc nous four- nissons à tout un monde pres- que inconnu à ce jour une nour- riture équilibrée que tout cet univers se charge d'apprêter à sa convenance et à ses besoins.

Durant la saison de croissance nous observons ces changements à l'intérieur d'une période d'au plus 12 semaines.

La meilleure nourriture que nous ayons trouvée à ce jour pour nos

"alliés" du sol se trouve dans la partie la plus méprisée des arbres que sont les branches.

Toutefois pour faciliter leur digestion par de nombreuses es- pèces de petits insectes, de vers ou de bactéries, il nous faut la

"mastiquer" par la fragmentation mécanique. Ainsi prédigéré, le bols raméal est attaqué à la fois par les bactéries du sol, pro- tozoaires uni et pluricellulaires, nématodes, vers, acariens, larves d'insectes, auxquels se joignent de nombreuses levures et champignons.

Ainsi, le bois raméal qui est, dans les faits, l'usine qui permet à l'arbre de fabriquer le bois qui constitue le tronc, devient la base de la structuration de la vie dans le sol. On y trouve outre la cellulose, des sucres, amidons et hémicelluloses, des protéines, acides aminés, enzymes et sels

minéraux. L'ensemble de ces composés est déjà réparti de façon équilibrée et propre à soutenir la vie.

Selon les sols et les disponibili- tés, nous utilisons le bois raméal fragmenté (BRF) en copeaux seuls ou en mélange avec du lisier de porc, fumiers ou résidus organiques riches en matières azotées. Il est très important que le mélange ait un rapport carbone-azote ou C/N7 de 30/1 soit 30 parties de substances riches en carbone (cellulose, sucre etc...) pour une partie de matière azotée (déchets orga- niques, protéines animales etc...).

Depuis 1978, nous avons mené deux types d'expérience avec les bois raméaux fragmentés (BRF) en milieu agricole, soit en mélange avec le sol par voie de scarification ou de hersage ou encore sous forme de litière appelée également paillis. La première expérience également appelée "compost" de surface comporte les étapes suivantes, soit:

1 Faire un labour régulier.

2 Epandre des BRF 1 à raison de 800m3/ha.

3 Recouvrir de lisier de poule à raison de 15,000 I/ha ou de lisier de porc à raison de 20,0001/ha.

4 A l'aide d'une herse à disques ou à ressorts, mélanger le tout avec les 5 premiers centimètres du sol, faisant du même coup disparaître toutes les odeurs.

5 Suit l'ensemencement d'une céréale (seigle, orge) ou encore 1 Le sigle BRF est utilisé ici pour faciliter la lecture et la compréhension du texte. Il s'agit des premières lettres de Bois Raméal Fragmenté.

l'ensemencement de pommes de terre ou la plantation de frai- siers, etc...

L'utilisation des BRF comme li- tière ou "paillis" a un effet bio- logique beaucoup plus impor- tant que le seul effet physique qu'on attribue généralement à ce type de couvre-sol. La matière organique apportée par les BRF est exempte de graines de mauvaises herbes ou de rhizo- mes de chiendent comme dans les vieux fumiers. Il assure un milieu de reproduction pour un grand nombre d'organismes res- ponsables de la fixation de l'azote et de la mise en circuit des nutriments. Toutefois cette litière diminue la vitesse de réchauf- fement du sol au printemps mais en augmente l'activité et la productivité à l'automne.

Cette méthode qui consiste à associer le bois raméal fragmenté au sol a également comme résultat pratique de proposer une structure forestière au sol agricole, structure mieux adaptée à nos conditions géolo- giques, géomorphologiques et climatiques.

Comme la structure d'un sol est liée non seulement à sa gra- nulométrie, mais également à sa structure physico-biologique dépendante avant tout de la vie animale, l'introduction des BRF au niveau de la litière agricole a

des conséquences

considérables à long terme.

Voici résumée en quelques mots une série d'observations faites sur le terrain. Ces observations ont été faites à partir de cultures industrielles et de jardins de particuliers:

A Sur les billons et autour des

1

Nous avons découvert un moyen de faire produire au sol un humus durable. Ce sol, même pous- siéreux à l'origine, devient consistant, structuré par des grumeaux stables et parfaitement observables

Nous en sommes redevables d'une part aux jeunes bois raméaux et surtout à la microfaune du sol ainsi qu'à la microflore. Donc nous four- nissons à tout un monde pres- que inconnu à ce jour une nour- riture équilibrée que tout cet univers se charge d'apprêter à sa convenance et à ses besoins.

Durant la saison de croissance nous observons ces changements à l'intérieur d'une période d'au plus 12 semaines.

La meilleure nourriture que nous ayons trouvée à ce jour pour nos

"alliés" du sol se trouve dans la partie la plus méprisée des arbres que sont les branches.

Toutefois pour faciliter leur digestion par de nombreuses es- pèces de petits insectes, de vers ou de bactéries, il nous faut la

"mastiquer" par la fragmentation mécanique. Ainsi prédigéré, le bols raméal est attaqué à la fois par les bactéries du sol, pro- tozoaires uni et pluricellulaires, nématodes, vers, acariens, larves d'insectes, auxquels se joignent de nombreuses levures et champignons.

Ainsi, le bois raméal qui est, dans les faits, l'usine qui permet à l'arbre de fabriquer le bois qui constitue le tronc, devient la base de la structuration de la vie dans le sol. On y trouve outre la cellulose, des sucres, amidons et hémicelluloses, des protéines, acides aminés, enzymes et sels

minéraux. L'ensemble de ces composés est déjà réparti de façon équilibrée et propre à soutenir la vie.

Selon les sols et les disponibili- tés, nous utilisons le bois raméal fragmenté (BRF) en copeaux seuls ou en mélange avec du lisier de porc, fumiers ou résidus organiques riches en matières azotées. Il est très important que le mélange ait un rapport carbone-azote ou C/N7 de 30/1 soit 30 parties de substances riches en carbone (cellulose, sucre etc...) pour une partie de matière azotée (déchets orga- niques, protéines animales etc...).

Depuis 1978, nous avons mené deux types d'expérience avec les bois raméaux fragmentés (BRF) en milieu agricole, soit en mélange avec le sol par voie de scarification ou de hersage ou encore sous forme de litière appelée également paillis. La première expérience également appelée "compost" de surface comporte les étapes suivantes, soit:

1 Faire un labour régulier.

2 Epandre des BRFI à raison de 800m3/ha.

3 Recouvrir de lisier de poule à raison de 15,000 Vha ou de lisier de porc à raison de 20,0001/ha.

4 A l'aide d'une herse à disques ou à ressorts, mélanger le tout avec les 5 premiers centimètres du sol, faisant du même coup disparaître toutes les odeurs.

5 Suit l'ensemencement d'une céréale (seigle, orge) ou encore 1 Le sigle BRF est utilisé ici pour faciliter la lecture et la compréhension du texte. Il s'agit des premières lettres de Bois Raméal Fragmenté.

l'ensemencement de pommes de terre ou la plantation de frai- siers, etc...

L'utilisation des BRF comme li- tière ou "paillis" a un effet bio- logique beaucoup plus impor- tant que le seul effet physique qu'on attribue généralement à ce type de couvre-sol. La matière organique apportée par les BRF est exempte de graines de mauvaises herbes ou de rhizo- mes de chiendent comme dans les vieux fumiers. Il assure un milieu de reproduction pour un grand nombre d'organismes res- ponsables de la fixation de l'azote et de la mise en circuit des nutriments. Toutefois cette litière diminue la vitesse de réchauf- fement du sol au printemps mais en augmente l'activité et la productivité à l'automne.

Cette méthode qui consiste à associer le bois raméal fragmenté au sol a également comme résultat pratique de proposer une structure forestière au sol agricole, structure mieux adaptée à nos conditions géolo- giques, géomorphologiques et climatiques.

Comme la structure d'un sol est liée non seulement à sa gra- nulométrie, mais également à sa structure physico-biologique dépendante avant tout de la vie animale, l'introduction des BRF au niveau de la litière agricole a

des conséquences

considérables à long terme.

Voici résumée en quelques mots une série d'observations faites sur le terrain. Ces observations ont été faites à partir de cultures industrielles et de jardins de particuliers:

A Sur les billons et autour des

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plants dans un jardin, un épandage de 5cm de BRF garde l'humidité au sol surtout en période de déficit.

B Elimine un bon nombre de mauvaises herbes et ralentit la croissance d'un grand nombre d'autres.

C L'utilisation de drèches2 de thuya élimine en grande partie le doryphore de la pomme de terre. Chez le fraisier, on note l'absence totale de pucerons par rapport aux témoins.

ID L'incorporation aux premiers centimètres du sol de cette litière à l'automne, aide à compléter le processus d'humification très ac- tif en fin de saison de crois- sance.

En culture industrielle du fram- boisier à titre d'exemple, nous avons noté qu'en plus de conserver l'humidité du sol, la litière a permis une récolte plus abondante par rapport aux té- moins. Il faut également ajouter que la qualité gustative des fruits a également été améliorée.

Plusieurs cultivateurs de la région de Beaumont, comté Bellechasse, ont participé aux essais et tous ont remarqué une augmentation de la qualité et du volume des récoltes. Nous avions pensé au départ qu'une période de 5 années nous permettrait d'observer l'ensem- ble des effets sur les cultures , mais 7 ans après les premières applications, les effets se font toujours sentir. Un effet per- ceptible sur une aussi longue période, permet d'amortir bien plus facilement les dépenses 2 Les drèches de thuya sont un matériau obtenu après que les huiles essentielles aient été entrainées par la vapeur selon un processus industriel.

initiales.

LE SOL.

Voici en résumé les effets des BRF sur le sol, appliqués en mélange ou en litière:

1 Remise en état des hori- zons d'humification.

2 Amélioration de la struc- ture physique du sol.

3 Amélioration de la réten- tion en eau.

4 Elévation sensible du pH.

5 Remise en état du pro- cessus présidant à la constitution du complexe argilo-humique.

6 Mélanisation du sol dès la première saison.

7 Fécondité du sol renou- velée et prolongée; l'effet

"TERRE NEUVE"

8 Une économie substan- tielle au niveau des engrais chimiques.

Les Insectes.

A propos des insectes voici quelques observations parmi d'autres:

A Chez les pommes de terre, les doryphores et les pucerons sont à toutes fins pratiques exclus lorsqu'on utlise comme bois raméal des drèches de thuya.3

3 C'est le véritable nom français de ce que nous appelons par convention le "cèdre". Les véritables cèdres sont d'origines asiatiques ou africaines. Il n'en existe aucun en Amérique.

B Les BRF incorporés au sol éliminent les pucerons de même que les nématodes chez le fraisier.

La récolte: volume et qualité A On a noté des augmentations de rendement allant de 50% à 300% selon les espèces cultivées et les sites de culture.

D On a également noté que les fraises étaient plus sucrées et plus parfumées, que les pommes de terre voient leur contenu en matière sèche augmenter consi- dérablement.

Les plantes: caractères

A Système racinaire beaucoup plus développé.

D Système racinaire fortement mycorhize chez le fraisier.

Le machinisme agricole A L'assouplissement de la structure du sol permet une économie notable de temps et de carburant tout en nécessitant moins de puissance de la part du tracteur.

B Diminution de l'usure des ap- pareils en contact avec le sol.

Pour terminer ce chapitre sur l'expérimentation agricole, no- tons que les différentes essences founissent des bois rameaux différents d'une espèce à l'autre. Nous considérons comme bols raméal5 les 4 La mycorhization est un phénomène par lequel, un cham- pignon et une plante s'associent au niveau des racines augmentant les rendements de cette dernière. Le Centre de Recherche en Biologie Fo- restière de l'Université Laval a une renommée internationle dans ce domaine.

5 Nous considérons comme bois raméal toutes les parties

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plants dans un jardin, un épandage de 5cm de BRF garde l'humidité au sol surtout en période de déficit.

B Elimine un bon nombre de mauvaises herbes et ralentit la croissance d'un grand nombre d'autres.

C L'utilisation de drèches2 de thuya élimine en grande partie le doryphore de la pomme de terre. Chez le fraisier, on note l'absence totale de pucerons par rapport aux témoins.

D L'incorporation aux premiers centimètres du sol de cette litière à l'automne, aide à compléter le processus d'humification très ac- tif en fin de saison de crois- sance.

En culture industrielle du fram- boisier à titre d'exemple, nous avons noté qu'en plus de conserver l'humidité du sol, la litière a permis une récolte plus abondante par rapport aux té- moins. Il faut également ajouter que la qualité gustative des fruits a également été améliorée.

Plusieurs cultivateurs de la région de Beaumont, comté Bellechasse, ont participé aux essais et tous ont remarqué une augmentation de la qualité et du volume des récoltes. Nous avions pensé au départ qu'une période de 5 années nous permettrait d'observer l'ensem- ble des effets sur les cultures , mais 7 ans après les premières applications, les effets se font toujours sentir. Un effet per- ceptible sur une aussi longue période, permet d'amortir bien plus facilement les dépenses 2 Les drèches de thuya sont un matériau obtenu après que les huiles essentielles aient été entrainées par la vapeur selon un processus industriel.

initiales.

LE SOL.

Voici en résumé les effets des BRF sur le sol, appliqués en mélange ou en litière:

1 Remise en état des hori- zons d'humification.

2 Amélioration de la struc- ture physique du sol.

3 Amélioration de la réten- tion en eau.

4 Elévatlon sensible du PH.

5 Remise en état du pro- cessus présidant à la constitution du complexe argilo-humique.

8 Mélanlsatlon du sol dès la première saison.

7 Fécondité du sol renou- velée et prolongée; l'effet

"TERRE NEUVE"

8 Une économie substan- tielle au niveau des engrais chimiques.

Les Insectes.

A propos des insectes voici quelques observations parmi d'autres:

A Chez les pommes de terre, les doryphores et les pucerons sont à toutes fins pratiques exclus lorsqu'on utlise comme bois raméal des drèches de thuya.3

3 C'est le véritable nom français de ce que nous appelons par convention le "cèdre". Les véritables cèdres sont d'origines asiatiques ou africaines. Il n'en existe aucun en Amérique.

B Les BRF incorporés au sol éliminent les pucerons de même que les nématodes chez le fraisier.

La récolte: volume et qualité A On a noté des augmentations de rendement allant de 50% à 300% selon les espèces cultivées et les sites de culture.

ID On a également noté que les fraises étaient plus sucrées et plus parfumées, que les pommes de terre voient leur contenu en matière sèche augmenter consi- dérablement.

Les plantes: caractères

1 Système racinaire beaucoup plus développé.

L3 Système racinaire fortement mycorhizé4 chez le fraisier.

Le machinisme agricole A L'assouplissement de la structure du sol permet une économie notable de temps et de carburant tout en nécessitant moins de puissance de la part du tracteur.

B Diminution de l'usure des ap- pareils en contact avec le sol.

Pour terminer ce chapitre sur l'expérimentation agricole, no- tons que les différentes essences founissent des bois rameaux différents d'une espèce à l'autre. Nous considérons comme bols raméal5 les 4 La mycorhization est un phénomène par lequel, un cham- pignon et une plante s'associent au niveau des racines augmentant les rendements de cette dernière. Le Centre de Recherche en Biologie Fo- restière de l'Université Laval a une renommée internationle dans ce domaine.

5 Nous considérons comme bois raméal toutes les parties

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tiges et les rameaux, en d'autre termes, tout ce que nous considérons comme branches, y compris les arbustes et les arbrisseaux. Chacune des essences que nous avons tes- tées à ce jour a des carac- téristiques qui lui sont propres.

Ainsi toutes les essences forestières qui forment des peuplements comme l'érable à sucre, l'épinette noire, le peu- plier faux-tremble, sont peu per- missives à la germination de plantules sous la litière qu'elles forment. Par contre le sapin bau- mier dans les mêmes conditions est de 10 à 20 fois plus permissif en plus de retenir beaucoup d'eau.

Nous avons ainsi accumulé au fil des années des centaines d'observations qui nous per- mettent de commencer à saisir de quel ordre sont les mé- canismes qui nous intéressent ici. Une chose nous est maintenant acquise; ce ne sont pas les analyses chimiques quantitatives ou qualitatives qui apportent quelque lumière que ce soit, puisqu'avec des taux égaux de N P K6 , nous obtenons des résultats de plusieurs fois supérieurs aux témoins et ceci sur une période dont le diamètre est inférieur à 7cm. C'est à partir de ce diamètre que le bois est considéré comme n'ayant plus de valeur comme bois à pâte ou bois de chauffe. C'est également à partir de ce diamètre que sa valeur biologique devient inté- ressante.

6 II s'agi ici des symboles de ce que nous considérons comme les éléments les plus importants à ce jour pourla croissance des plantes; l'azote (N), le phos- phore (P) et le potassium (K).

excédant 5 ans, avec un léger fléchissement dans les rendements en fonction du temps.

L'expérience forestière

Nous avons entrepris des obser- vations dans six domaines différents, soit:

a) Les pépinières fores- tières.

b) Les aires d'empilement, les gravières etc...

c) La sapinière climatique.

d) Les plantations exis- tantes.

e) Mécanismes et effets des BRF sur le sol.

f) Les BRF d'aulne ru- gueux sur la litière d'une érablière et d'une sapi- nière affectée par les précipitations acides.

g) Fragmentation "In situ"

de jeunes peuplements"in- désirables".

A cette liste, il nous manque la fragmentation de résidus de coupe sur le parterre forestier pour lequel nous n'avons ni fonds et ni opportunités.

PEPINIERES FORESTIERES

Dans ce domaine des pépinières forestières, les travaux ont été faits à la pépinière de Grande Pile en Mauricie et viennent de faire l'objet d'une publication par M.

Jean-Marc Veilleux du Ser- vice de la Recherche et du Dé- veloppement au Ministère de l'Energie et des Ressources.

L'expérience s'applique à trois matériaux différents que sont:

la tourbe

le bols de tronc,

(sciures et planures) le bols raméal.

Les traitements ont été effectués comme dans le cas des sols agricoles avec des épandages de lisier de porcs.

Très rapidement les sables se sont mélanisés et le taux de germination des semis d'arbres forestiers a fait un bond prodigieux. Des trois matériaux testés, non seulement les BRF ont été les plus économiques mais de loin ont donné les meilleurs rendements. La mycorhization a été observée chez la grande majorité des semis sans autres frais.

LES AIRES D'EMPILEMENT

Des essais ont été faits dans la région de Rimouski sur la récu- pération d'aires d'empilement stériles depuis plusieurs années.

La plantation de conifères à racines nues a été faits et un cercle de 1m de diamètre a été recouvert de BRF sur une épaisseur de 5 à7cm. Ici le rapport C/N7 des BRF était de 120/1. Les premières mesures 7 Le rapport C/N (car-

bone/azote), représente la proportion des deux groupes de composés organiques les plus importants, les uns par rapport aux autres. Le groupe carbone est composé principalement par la cellulose, les différents su- cres et leurs dérivés. Quant au groupe azote (N) il est compo- sé de substances comme les protéines, les acides aminés, etc... Le bois de tronc à un C/N variant de 400/1 à 500/1 alors que le bois raméal a un C/N variant de 30/1 à 150/1.

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tiges et les rameaux, en d'autre termes, tout ce que nous considérons comme branches, y compris les arbustes et les arbrisseaux. Chacune des essences que nous avons tes- tées à ce jour a des carac- téristiques qui lui sont propres.

Ainsi toutes les essences forestières qui forment des peuplements comme l'érable à sucre, l'épinette noire, le peu- plier faux-tremble, sont peu per- missives à la germination de plantules sous la litière qu'elles forment. Par contre le sapin bau- mier dans les mêmes conditions est de 10 à 20 fois plus permissif en plus de retenir beaucoup d'eau.

Nous avons ainsi accumulé au fil des années des centaines d'observations qui nous per- mettent de commencer à saisir de quel ordre sont les mé- canismes qui nous intéressent ici. Une chose nous est maintenant acquise; ce ne sont pas les analyses chimiques quantitatives ou qualitatives qui apportent quelque lumière que ce soit, puisqu'avec des taux égaux de N P K6 , nous obtenons des résultats de plusieurs fois supérieurs aux témoins et ceci sur une période dont le diamètre est inférieur à 7cm. C'est à partir de ce diamètre que le bois est considéré comme n'ayant plus de valeur comme bois à pâte ou bois de chauffe. C'est également à partir de ce diamètre que sa valeur biologique devient inté- ressante.

6 II s'agi ici des symboles de ce que nous considérons comme les éléments les plus importants à ce jour pourla croissance des plantes; l'azote (N), le phos- phore (P) et le potassium (K).

excédant 5 ans, avec un léger fléchissement dans les rendements en fonction du temps.

L'expérience forestière

Nous avons entrepris des obser- vations dans six domaines différents, soit:

a) Les pépinières fores- tières.

b) Les aires d'empilement, les gravières etc...

c) La sapinière climacique.

d) Les plantations exis- tantes.

e) Mécanismes et effets des BRF sur le sol.

f) Les BRF d'aulne ru- gueux sur la litière d'une érablière et d'une sapi- nière affectée par les précipitations acides.

g) Fragmentation "In situ"

de jeunes peuplements"in- désirables".

A cette liste, il nous manque la fragmentation de résidus de coupe sur le parterre forestier pour lequel nous n'avons ni fonds et ni opportunités.

PEPINIERES FORESTIERES

Dans ce domaine des pépinières forestières, les travaux ont été faits à la pépinière de Grande Pile en Mauricie et viennent de faire l'objet d'une publication par M.

Jean-Marc Vellieux du Ser- vice de la Recherche et du Dé- veloppement au Ministère de l'Energie et des Ressources.

L'expérience s'applique à trois matériaux différents que sont:

la tourbe

le bols de tronc,

(sciures et planures) le bols raméal.

Les traitements ont été effectués comme dans le cas des sols agricoles avec des épandages de lisier de porcs.

Très rapidement les sables se sont mélanisés et le taux de germination des semis d'arbres forestiers a fait un bond prodigieux. Des trois matériaux testés, non seulement les BRF ont été les plus économiques mais de loin ont donné les meilleurs rendements. La mycorhization a été observée chez la grande majorité des semis sans autres frais.

LES AIRES D'EMPILEMENT

Des essais ont été faits dans la région de Rimouski sur la récu- pération d'aires d'empilement stériles depuis plusieurs années.

La plantation de conifères à racines nues a été faits et un cercle de 1m de diamètre a été recouvert de BRF sur une épaisseur de 5 à7cm. Ici le rapport C/N7 des BRF était de 120/1. Les premières mesures 7 Le rapport C/N (car-

bone/azote), représente la proportion des deux groupes de composés organiques les plus importants, les uns par rapport aux autres. Le groupe carbone est composé principalement par la cellulose, les différents su- cres et leurs dérivés. Quant au groupe azote (N) il est compo- sé de substances comme les protéines, les acides aminés, etc... Le bois de tronc à un C/N variant de 400/1 à 500/1 alors que le bois raméal a un C/N variant de 30/1 à 150/1.

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donnent un accroissement moyen et une survie des jeunes arbres, supérieurs à la moyenne générale.

LES GRAVIERES Dans une gravière stérile et dé- nudée depuis plus de vingt ans sur le domaine de la Forêt Mont- morency de l'Université Laval, une plantation de pin gris a été divisée en deux dont l'une des parties est témoin. La partie recouverte de 10cm d'aulne a doublé sa taille alors que la partie témoin est en voie de disparition.

Il est bon de préciser ici que c'est au niveau de ce site en pleine forêt boréale qu'ont été faits les essais du Dr André Comeau, du Laboratoire de Recheche d'Agriculture-Canada à Sainte- Foy. Ces essais consistaient en un grand nombre de petites par- celles expérimentales dans les- quelles ont été semées diverses graminées alimentaires comme le seigle, l'orge, le blé etc. Les résultats ont été spectaculaires, en particulier pour ce qui est de l'aptitude des BRF à prolonger la période de végétation en milieu hostile.

La sapinière climacique Sur le parterre d'une sapinière climacique à la forêt Montmo- rency, des copeaux d'aulne ont été épandus sur une surface res- treinte de quelques mètres car- rés. La flore herbacée composée en majeure partie d'Oxalis, d'Hypnum, d'Hylocomium, etc...

est disparue en quelques semaines emportée par le processus de décomposition des BRF. L'année qui a suivi a vu apparaître toujours sous couvert forestier, un grand nombre de tiges de framboisiers

et de sureau, qui normalement devraient apparaître en pleine lumière.

MECANISMES ET EFFETS DES BRF SUR LE SOL.

En 1982, a été élaboré un projet, mis en oeuvre en 1983, qui vise essentiellement à comprendre les mécanismes responsables de l'effet des BRF sur le sol, et par le fait même sur la végétation qui s'y installe. De 1983 à 1986 nous avons établi une série de par- celles expérimentales grâce à la coopération et au support d'une petite société forestière du comté de Bellechasse, la Société d'Initiative Fores- tière Inc. Ainsi suivons-nous plus de 200 parcelles avec autant de témoins portant sur près de 60 essences forestières différentes.

Nous avons appris énormément sur les mécanismes biologiques qui se sont rapidement montrés les plus importants. Ce sont ces mécanismes qui contrôlent les aspects chimiques qui nous omnubilent tous. Nous pensons être en mesure d'ici quelque temps de montrer l'importance de la fonction digestive de la micro et de la rnésofaune.8

L,'ERABLIERE ET LES PRECIPITATIONS ACIDES.

A la suite des premières obser- vations faites sur les BRF nous avons posé l'hypothèse que l'"ACIDIFICATION" du milieu de

8 Ensemble des petits animaux visibles à faible grossisement, à la loupe ou à l'oeil nu, supérieurs aux protozoaires, mais inférieurs aux insectes. Ce groupe comprend entre autre, les nématodes, acariens, collemboles, etc...

vait avant tout causer des pertur- bations d'ordre biologique au niveau du sol. Ainsi, en 1985, nous avons épandu 30 tonnes de BRF d'aulne rugueux sur 1 ha d'érablière assez fortement at- taquée par le "MAL". Après 90 jours, nous avons pu observer des changements notables dans la texture de la litière et dans la teneur en eau des horizons sous-jacents. En 1985, ayant éliminé de la superficie tous les individus morts, les observations de la fin de l'année 1986 nous montrent que la mortalité est arrêtée et que la texture de la litière est toujours un peu plus souple que celle de la parcelle témoin.

LA SAPINIERE ET LES PRECIPITATIONS ACIDES.

Pour les mêmes raisons que l'érablière, nous avons traité 400m2 de sapinière sur moraine de fond constituée de blocs grossiers dans une matrice peu perméable. Ici aussi nou s n'avons pas noté de mortalité depuis l'application en 1985.

Toutefois, avec le concours du Centre de Recherches Fores- tières des Laurentides, nous sommes à identifier un grand nombre d'espèces de champi- gnons qui sont apparues à la suite du traitement alors que la majorité des espèces étaient ab- sentes de la parcelle témoin.

Dans les deux cas qui précè- dent, nous surveillons de près plusieurs paramètres chimiques et physico-chimiques. Nous ne pensons pas avoir de résultats perceptibles avant 1990.

FRAGMENTATION "In

aura

C'est en 1986 que nous avons entrepris un travail expérimental

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donnent un accroissement moyen et une survie des jeunes arbres, supérieurs à la moyenne générale.

LES GRAVIERES Dans une gravière stérile et dé- nudée depuis plus de vingt ans sur le domaine de la Forêt Mont- morency de l'Université Laval, une plantation de pin gris a été divisée en deux dont l'une des parties est témoin. La partie recouverte de 10cm d'aulne a doublé sa taille alors que la partie témoin est en voie de disparition.

Il est bon de préciser ici que c'est au niveau de ce site en pleine forêt boréale qu'ont été faits les essais du Dr André Comeau, du Laboratoire de Recheche d'Agriculture-Canada à Sainte- Foy. Ces essais consistaient en un grand nombre de petites par- celles expérimentales dans les- quelles ont été semées diverses graminées alimentaires comme le seigle, l'orge, le blé etc. Les résultats ont été spectaculaires, en particulier pour ce qui est de l'aptitude des BRF à prolonger la période de végétation en milieu hostile.

La sapinière climacique Sur le parterre d'une sapinière climacique à la forêt Montmo- rency, des copeaux d'aulne ont été épandus sur une surface res- treinte de quelques mètres car- rés. La flore herbacée composée en majeure partie d'Oxalis, d'Hypnum, d'Hylocomium, etc...

est disparue en quelques semaines emportée par le processus de décomposition des BRF. L'année qui a suivi a vu apparaître toujours sous couvert forestier, un grand nombre de tiges de framboisiers

et de sureau, qui normalement devraient apparaître en pleine lumière.

MECANISMES ET EFFETS DES BRF SUR LE SOL.

En 1982, a été élaboré un projet, mis en oeuvre en 1983, qui vise essentiellement à comprendre les mécanismes responsables de l'effet des BRF sur le sol, et par le fait même sur la végétation qui s'y installe. De 1983 à 1986 nous avons établi une série de par- celles expérimentales grâce à la coopération et au support d'une petite société forestière du comté de Bellechasse, la Société d'Initiative Fores- tière Inc. Ainsi suivons-nous plus de 200 parcelles avec autant de témoins portant sur près de 60 essences forestières différentes.

Nous avons appris énormément sur les mécanismes biologiques qui se sont rapidement montrés les plus importants. Ce sont ces mécanismes qui contrôlent les aspects chimiques qui nous omnubilent tous. Nous pensons être en mesure d'ici quelque temps de montrer l'importance de la fonction digestive de la micro et de la mésofaune.8

VERABLIERE ET LES PRECIPITATIONS ACIDES.

A la suite des premières obser- vations faites sur les BRF nous avons posé l'hypothèse que l"'ACIDIFICATION" du milieu de

8 Ensemble des petits animaux visibles à faible grossisement, à la loupe ou à l'oeil nu, supérieurs aux protozoaires, mais inférieurs aux insectes. Ce groupe comprend entre autre, les nématodes, acariens, collemboles, etc...

vait avant tout causer des pertur- bations d'ordre biologique au niveau du sol. Ainsi, en 1985, nous avons épandu 30 tonnes de BRF d'aulne rugueux sur 1 ha d'érablière assez fortement at- taquée par le "MAL". Après 90 jours, nous avons pu observer des changements notables dans la texture de la litière et dans la teneur en eau des horizons sous-jacents. En 1985, ayant éliminé de la superficie tous les individus morts, les observations de la fin de l'année 1986 nous montrent que la mortalité est arrêtée et que la texture de la litière est toujours un peu plus souple que celle de la parcelle témoin.

LA SAPINIERE ET LES PRECIPITATIONS ACIDES.

Pour les mêmes raisons que l'érablière, nous avons traité 400m2 de sapinière sur moraine de fond constituée de blocs grossiers dans une matrice peu perméable. Ici aussi nou s n'avons pas noté de mortalité depuis l'application en 1985.

Toutefois, avec le concours du Centre de Recherches Fores- tières des Laurentides, nous sommes à identifier un grand nombre d'espèces de champi- gnons qui sont apparues à la suite du traitement alors que la majorité des espèces étaient ab- sentes de la parcelle témoin.

Dans les deux cas qui précè- dent, nous surveillons de près plusieurs paramètres chimiques et physico-chimiques. Nous ne pensons pas avoir de résultats perceptibles avant 1990.

FRAGMENTATION "In

C'est en 1986 que nous avons entrepris un travail expérimental

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sur une échelle un peu plus vaste. En coopération avec le Professeur Jacques Maranda et dans le cadre de la thèse de maîtrise de M. Jean Dun- nlgan, ceci grâce à l'appui financier du Service Canadien des Forêts, du Minsitère de l'Energie et des Ressources et l'autorisation des Groupements forestiers de Lotbinière et de Portneuf, nous avons procédé à la fragmentation de jeunes peu- plements dits "INDESIRABLES"

sur place.

Les trois parcelles recouvrant plus de 4ha sont à Sainte-Chris- tine (Porneuf), Fortierville et Saint-Sylvestre (Lotbinière). Plu- sieurs paramètres ont été mesurés avant l'abattage et la fragmentation dans une même opération. Déjà après 90 jours, nous observons la présence de semis d'érables à sucre et de cerisiers tardifs sous la nouvelle litière, laissant présager une ré- génération de bien meilleure qualité que sous les conditions d'exploitation traditionnelles. Ici aussi nous ne prévoyons pas de résultats spectaculaires, mais plutôt une série d'indications qualitatives et quantitatives dans les 5 prochaines années.

CONCLUSIONS

L'expérimentation tant agricole que forestière menée depuis près de 10 ans, nous amène à réfléchir sérieusement tant sur nos connaissances actuelles que sur l'utilisation que nous en faisons. La précarité de plus en plus flagrante de la question agricole par rapport à nos modes de gestion basés sur l'industrie des "POISONSTM, nous laisse optimistes sur la place que pren-

dront les BRF dans un avenir rapproché.

Nous pensons également que l'approche simplificatrice que prend maintenant la foresterie est tout à fait anti-économique à moyen et long terme. Ainsi les BRF nous semble promis à un grand avenir sylvicole. Il nous sera possible de préserver le

capital sol

lors de l'ex- ploitation tout en cyclant le

capital cime

accumulé

lors des décennies précédentes.

sur une échelle un peu plus vaste. En coopération avec le Professeur Jacques Maranda et dans le cadre de la thèse de maitrise de M. Jean Dun- nlgan, ceci grâce à l'appui financier du Service Canadien des Forêts, du Minsitère de l'Energie et des Ressources et l'autorisation des Groupements forestiers de Lotbinière et de Portneuf, nous avons procédé à la fragmentation de jeunes peu- plements dits "INDESIRABLES"

sur place.

Les trois parcelles recouvrant plus de 4ha sont à Sainte-Chris- tine (Porneuf), Fortierville et Saint-Sylvestre (Lotbinière). Plu- sieurs paramètres ont été mesurés avant l'abattage et la fragmentation dans une même opération. Déjà après 90 jours, nous observons la présence de semis d'érables à sucre et de cerisiers tardifs sous la nouvelle litière, laissant présager une ré- génération de bien meilleure qualité que sous les conditions d'exploitation traditionnelles. Ici aussi nous ne prévoyons pas de résultats spectaculaires, mais plutôt une série d'indications qualitatives et quantitatives dans les 5 prochaines années.

CONCLUSIONS

L'expérimentation tant agricole que forestière menée depuis près de 10 ans, nous amène à réfléchir sérieusement tant sur nos connaissances actuelles que sur l'utilisation que nous en faisons. La précarité de plus en plus flagrante de la question agricole par rapport à nos modes de gestion basés sur l'industrie des "POISONS", nous laisse optimistes sur la place que pren-

dront les BRF dans un avenir rapproché.

Nous pensons également que l'approche simplificatrice que prend maintenant la foresterie est tout à fait anti-économique à moyen et long terme. Ainsi les BRF nous semble promis à un grand avenir sylvicole. Il nous sera possible de préserver le

capital sol

lors de l'ex- ploitation tout en cyclant le

capital cime

accumulé

lors des décennies précédentes.

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Annexe

Voici la liste des principaux collaborateurs aux expériences à ce jour.

BIOTEC 2000 1436 boul. Ducharme La Tuque, comté Saint-Maurice

M. André Boisvert Stratford, comté Wolfe

M. Paul-Emile Carrier 90, rue des Hirondelles

Lauzon, comté Lévis DELL INC.

619 chemin Dell Milan, comté Mégantic

ENTREPRISES FERNAND THERIAULT Sainte-Perpétue, comté L'Islet

UNIVERSITE LAVAL Cité U niversitaire Québec G1K 7P4

Faculté de Foresterie et de Géodésie Département des Sciences Forestières

Faculté des Sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation M. Adrien Fournier

111 route du Fleuve Beaumont, comté Bellechasse

GROUPEMENT FORESTIER DE LOTBINIERE Sainte-Agathe, comté Lotbinière

Annexe

Voici la liste des principaux collaborateurs aux expériences à ce jour.

BIOTEC 2000 1436 boul. Ducharme La Tuque, comté Saint-Maurice

M. André Boisvert Strafford, comté Wolfe

M. Paul-Emile Carrier 90, rue des Hirondelles

Lauzon, comté Lévis DELL INC.

619 chemin Dell Milan, comté Mégantic

ENTREPRISES FERNAND THERIAULT Sainte-Perpétue, comté L'Islet

UNIVERSITE LAVAL Cité Universitaire Québec G1K 7P4

Faculté de Foresterie et de Géodésie Département des Sciences Forestières

Faculté des Sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation M. Adrien Fournier

111 route du Fleuve Beaumont, comté Bellechasse

GROUPEMENT FORESTIER DE LOTBINIERE

Sainte-Agathe, comté Lotbinière

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GROUPEMENT FORESTIER DE PORTNEUF Saint-Raymond comté Portneuf.

HYDRO-QUEBEC Montréal

M. Jean-Marie Marcoux 217, route du Fleuve Beaumont, comté Bellechasse

MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION Service de la Recherche

Québec

MINISTERE DE L'ENERGIE ET DES RESSOURCES (Forêts) Service de la Recherche et du Développement

Service des Transferts de Technologies Service des Traitements Sylvicoles Goupe de cultivateurs du rang Saint-Augustine

Bassin de la Petite Nation Notre-Dame-de-la-Paix, comté Papineau

M.

Guy Bock M. Yvon Bock

M. René Deschambeault M. Claude Lefebvre M. Jean-Claude Lauzon M. Cyrille Portier

M. Roch Vézlna

FERME E. OLIVIER

Rang Saint-Thomas comté Joliette SERVICE CANADIEN DES FORETS

Centre des Recherches Forestières des Laurentides Québec

M. Guy Simard Saint-Ambroise- de-Kildare

comté Joliette

SOCIETE D'INITIATIVE FORESTIERE Saint-Damien, comté Bellechasse

TRANSFORET LIMITEE Saint-Ambroise, comté Dubuc

GROUPEMENT FORESTIER DE PORTNEUF Saint-Raymond comté Portneuf.

HYDRO-QUEBEC Montréal

M. Jean-Marie Marcoux 217, route du Fleuve Beaumont, comté Bellechasse

MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION Service de la Recherche

Québec

MINISTERE DE L'ENERGIE ET DES RESSOURCES (Forêts) Service de la Recherche et du Développement

Service des Transferts de Technologies Service des Traitements Sylvicoles Goupe de cultivateurs du rang Saint-Augustine

Bassin de la Petite Nation Notre-Dame-de-la-Paix, comté Papineau

M. Guy Bock M. Yvon Bock

M. René Deschambeault M. Claude Lefebvre M. Jean-Claude Lauzon M. Cyrille Porlier

M. Roch Vézlna

FERME E. OLIVIER

Rang Saint-Thomas comté Joliette SERVICE CANADIEN DES FORETS

Centre des Recherches Forestières des Laurentides Québec

M. Guy Simard Saint-Ambroise- de-Kildare

comté Joliette

SOCIETE D'INITIATIVE FORESTIERE Saint-Damien, comté Bellechasse

TRANSFORET LIMITEE

Saint-Ambroise, comté Dubuc

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Gouvernement du Québec

Ministère de l'Énergie et des Ressources Direction de la sylviculture

Mars 1987

Gouvernement du Québec

Ministère de l'Énergie et des Ressources Direction de la sylviculture

Mars 1987

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