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EVOLUTION DE LA CHARGE DES PENSIONS DES ADMINISTRATIONS LOCALES DE 2004 A 2050

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(1)

EVOLUTION DE LA CHARGE DES PENSIONS DES ADMINISTRATIONS LOCALES DE 2004 A 2050

Commission spéciale pour les Pensions des Administrations locales

Octobre 2007

(2)

Président:

Henk Becquaert - CBFA

Membres de la Commission:

Perry Baret - SdPSP

Johan Delanghe - Fortis (représentant des institutions de prévoyance) Jean-Pierre Delville - SdPSP

Veerle Eerdekens - Ethias (représentante des institutions de prévoyance) Jan Gysen - ONSSAPL

Nicolas Jeurissen - ONSSAPL Luigi Mendola - UVCW Mark Suykens - VVSG

Expert des pensions:

Johan Janssens - SdPSP

© Service des Pensions du Secteur public Place Victor Horta 40 bte 30

1060 Bruxelles www.sdpsp.fgov.be

(3)

EVOLUTION DE LA CHARGE DES PENSIONS DES ADMINISTRATIONS LOCALES DE 2004 A 2050

-o-

Commission spéciale pour les Pensions des Administrations locales

Vue d’ensemble

Introduction Dans sa note de politique générale de 2006, le Ministre des Pensions déplorait qu’une grande incertitude règne encore en ce qui concerne les futurs développements dans le domaine du financement des pensions locales.

Telle est précisément la raison pour laquelle la Commission spéciale a confié à l’équipe Exsyspen du Service des pensions du secteur public la mission de réaliser une étude sur les perspectives d’évolution du nombre de pensions et du coût des régimes de pension en ce qui concerne les administrations locales.

Il est à présent possible de produire les résultats intermédiaires de cette étude.

Contenu La présente publication couvre les sujets suivants.

Sujet Voir page

Vue d’ensemble 1

Synthèse 3 Régimes des pensions des administrations locales 11

Exsyspen 13

Scénario de base (v0) 18

Variante 1 : évolution des cotisations de pension en tenant compte des bonifications et des transferts (v1)

27 Variante 2 : constitution d’une réserve démographique (v2) 29 Variante 3 : modification de l’âge de la pension (v3) 30 Variante 4 : diminution de 10 % du traitement de référence

(v4)

32 Variante 5 : exclusion des services contractuels pour le calcul

de la pension (v5)

33 Variante 6 : poursuite d’une tendance décroissante observée

en ce qui concerne les nominations (v6)

35 Variante 7 : infléchissement d’une tendance décroissante

observée en ce qui concerne les nominations (v7)

36 Scénario 2 : hypothèse salariale du Bureau du Plan 37 Scénario 3 : pension complémentaire pour les agents

contractuels

39

Conclusion 44 Annexe 1 : évolution du taux de cotisation du Pool 1 et du

Pool 2

46

(4)

Annexe 2 : évolution des bonis 47

Annexe 3 : sources des données de base 48

Annexe 4 : discussion des données de base 49

Annexe 5 : liste des hôpitaux 52

Annexe 6 : extrapolation du budget communal de 2010 à 2050

54 Annexe 7 : vue d’ensemble des principaux indicateurs de

pension

Annexe 8 : scénario de base des résultats de simulation Annexe 9 : scénario de base (question 2) – chiffres Annexe 10 : évaluation des bonifications & ristourne Annexe 11 : variante 2 du scénario de base – chiffres Annexe 12 : variante 3 du scénario de base – chiffres Annexe 13 : variante 4 du scénario de base – chiffres Annexe 14 : variante 5 du scénario de base – chiffres Annexe 15 : variante 6 du scénario de base – chiffres Annexe 16 : variante 7 du scénario de base - chiffres

Annexe 17 : scénario du Bureau du Plan avec péréquation – chiffres

Annexe 18 : scénario du Bureau du Plan sans péréquation - chiffres

Commission spéciale des pensions des Administra- tions locales

Cette commission a pour mission de rendre un avis au Ministre qui a les pensions dans ses attributions. Cet avis porte sûr :

1) toutes les questions en rapport avec le régime de pension des membres du personnel des administrations locales ainsi que de leurs ayants droit, et notamment d’effectuer des études en matière d’évolution de la charge des pensions sur la base des données figurant dans la banque de données de l’Office national ;

2) les éléments du salaire qui doivent être pris en considération pour le calcul de la cotisation de pension ;

3) la légalité et le montant des pensions accordées par le régime commun de pension des pouvoirs locaux, par le régime des nouveaux affiliés à l’Office et par les administrations locales qui sont affiliées à une institution de prévoyance.

La Commission spéciale des pensions des administrations locales est présidée par un représentant du Ministre qui a les pensions dans ses attributions.

Outre le président, la Commission comprend les membres suivants : 1) deux fonctionnaires du Service des pensions du secteur public ;

2) deux fonctionnaires de l’Office national de sécurité sociale des administrations provinciales et locales ;

3) deux représentants des institutions de prévoyance ;

4) deux membres choisis en raison de leur compétence particulière en matière de pensions des administrations locales et présentés par l’Union des Villes et Communes belges.

(5)

Synthèse

Mission et exécution

Par ordre du Ministre des Pensions, la Commission spéciale pour les Pensions des Administrations locales1 a reçu pour mission de réaliser une étude sur l’évolution du nombre et de la charge des pensions pour la période 2004-2050.

Les travaux préparatoires de l’étude étaient déjà entamés fin 2004. Des données individuelles des années 2001 à 2003, provenant de l’ONSSAPL, de la Dimona, du SdPSP et du Cadastre des pensions, ont servi pour l’étude.

L’obtention des autorisations nécessaires, la collecte des données, l’agrégation et la validation des données, l’élaboration des scénarios et la programmation du modèle de simulation ont nécessité près de 2 années complètes. Enfin, plusieurs mois ont encore été consacrés à la rédaction, la validation et la traduction du présent rapport.

Les scénarios (général)

Cette étude a été réalisée selon un scénario de base de politique inchangée. En plus du scénario de base, deux autres scénarios ont encore été développés.

Il existe 7 variants du scénario de base qui essaient de poser la problématique des pensions avec plus d’acuité en modifiant chaque fois un facteur de coût important du scénario de base. Il s’agit entre autre de :

• l’adaptation de la réglementation en matière de pension (par ex. âge de la pension, modification du calcul des pensions),

• la modification de la politique de l’emploi et de nomination (par ex.

personnel statutaire par rapport au personnel contractuel),

• la responsabilisation de l’administration locale (par ex. création d’un fonds de vieillissement local).

1 Article 13 de la loi du 6 août 1993 (Moniteur belge du 17 septembre), relative aux pensions du personnel nommé des administrations locales – voir également page 2

(6)

Le scénario de base

Le scénario de base est un scénario en cas de politique inchangée. Les hypothèses de base sont les suivantes :

Í une législation inchangée, c.-à-d. la réglementation des pensions et les statuts du personnel datant de mai 2007 ;

Í un niveau d’emploi constant, tel qu’observé en 2003, hormis pour les hôpitaux publics qui fusionnent avec les hôpitaux privés et où il n’y a plus de nomination. (Voir annexe 5 pour une liste complète de ces hôpitaux) ; Í pas d’hypothèse d’index ;

Í pas de hausse salariale ; Í pas de péréquation2 ;

Í mortalité sur la base de la projection 2002-2100 du Bureau du Plan ;

Í pas de transfert en application de la loi du 5 août 19683 établissant certaines relations entre les régimes de pensions du secteur public et ceux du secteur privé.

Les 7 variantes du scénario de base

Aperçu des variantes du scénario de base :

Í La variante 1 concerne l’évolution des cotisations de pension en tenant compte des boni et des transferts (v1) ;

Í La variante 2 prévoit la constitution d’une réserve démographique (v2) ; Í La variante 3 relève de 2 ans l’âge de la pension (v3) ;

Í La variante 4 calcule l’impact d’une diminution de 10 % du traitement de référence (v4) ;

Í La variante 5 ne tient pas compte de services contractuels dans le calcul de la pension (v5) ;

Í La variante 6 poursuit la tendance décroissante observée en ce qui concerne les nominations (v6) ;

Í La variante 7 infléchit la tendance décroissante observée en ce qui concerne les nominations (v7).

Les scénarios 2 et 3

Parallèlement au scénario de base, deux autres scénarios ont été élaborés. Le premier scénario supplémentaire inscrit les résultats de simulation dans un contexte plus macro-économique avec la même évolution salariale réelle que celle des études du Bureau fédéral du Plan et du Comité d’étude sur le vieillissement. Ce scénario étudie l’impact de la péréquation en tant que facteur de coût. Afin de mesurer l’impact, la simulation est exécutée deux fois : une fois avec péréquation et une fois sans péréquation.

Le troisième scénario est en rapport direct avec l’actualité, à savoir la constitution éventuelle d’une pension complémentaire pour les agents contractuels dans le 2ème pilier de pension. L’on examine d’abord, d’après les simulations d’Ethias, le micro-univers de l’individu : quel est l’avantage individuel au regard d’un nombre de fonctions très courantes. Ensuite, au niveau macro des administrations locales, le coût de cette opération est projeté sur un arrière-plan budgétaire. Pour cet exercice, l’on utilise des statistiques provenant du numéro de juin 2006 du Finances locales de Dexia.

Pour l’interprétation des résultats de la simulation, on utilise principalement le

2 Voir page 37

3 Voir page 18

(7)

taux de remplacement qui constitue un indicateur pension important.

Résultats globaux de la simulation du scénario de base

Dans le scénario de base, le nombre total des pensions de retraite passe de 63.607 en 2004 à 137.944 en 2050. Il s’agit d’une augmentation de 74.337 pensions, soit +117 %. Le nombre des nouvelles pensions de retraite culmine en 2018 avec 5.711 pensions contre 3.908 en 2004, soit + 46 %. À partir de 2025, leur nombre se stabilise autour de 4.600 à 4.700 nouvelles pensions de retraite par an, soit une augmentation moyenne de +22 % par rapport à 2004.

En raison du contexte social en mutation (par ex. augmentation du taux d’activité des femmes), la croissance du nombre total des pensions de survie se présente différemment de celle des pensions de retraite. Le nombre des nouvelles pensions de survie culmine en 2035 avec 1.610 pensions contre 1.277 en 2004, soit +26 %.

La croissance du nombre global des pensions se traduit par une augmentation de la charge budgétaire des pensions de retraite et de survie qui passe de 1.416,2 millions d’euros en 2004 à 2.441,4 millions d’euros en 2050. Il s’agit d’une charge budgétaire supplémentaire de 1.025,2 millions d’euros, soit +72 %. L’augmentation culmine en 2043-2044 avec +73,3 %. À partir de 2045, une légère diminution se manifeste.

La masse salariale du personnel nommé à titre définitif connaît une baisse, dans le cadre de l’hypothèse d’emploi, en passant de 3.396,7 millions d’euros en 2004 à 2.969,3 millions d’euros en 2050. Cette baisse est complètement réalisée au cours de la période 2004-2020.

Dans un système de répartition solidaire, le rapport entre la charge des pensions et la masse salariale donne une idée du taux de cotisation brut4. Ce taux de cotisation double pratiquement en passant de 41,7 % en 2004 à 82,2 % en 2050. Le pourcentage le plus élevé est atteint en 2046 avec 82,6 %.

Les résultats de la

simulation du scénario de base par régime de pension

Une description approfondie des différents régimes de pensions locaux (Pool 1, Pool 2, AMI, QRP, Pool 9)se trouve page 11 et suivantes.

La tendance dans les données détaillées par régime de pension est à première vue la même que celle des résultats globaux, c’est-à-dire : une augmentation continue du nombre des pensions et de la charge budgétaire jusqu’en 2050. La mesure de cette évolution de la croissance diffère toutefois fortement entre les régimes de pension (voir tableau 1).

La modification du facteur des coûts dans les variantes 1, 2, 4 du scénario de base, et les hypothèses du deuxième et du troisième scénario n’exercent aucun impact sur l’évolution du nombre des pensions. (Voir tableau 2).

La modification de l’âge de la pension (variante 3), la limitation des services contractuels dans le calcul de la pension (variante 5), la poursuite ou l’infléchissement d’une croissance observée en ce qui concerne les nominations (variantes 6 et 7) exercent toutefois un impact sur le nombre des pensions. (Voir tableau 2).

4 Brut : cela signifie qu’il n’est pas tenu compte d’autres revenus que les cotisations qui sont perçues sur le salaire, sous la forme de cotisations patronales et personnelles.

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La charge globale des pensions

La charge globale des pensions à financer (voir tableau 3) diffère naturellement dans la mesure où l’on tient compte de la modification de l’âge de la pension (variante 3), de la diminution de 10 % du traitement de référence (variante 4), de la limitation des services contractuels dans le calcul de la pension (variante 5), de la poursuite ou l’infléchissement d’une tendance observée en ce qui concerne les nominations (variante 6 et 7), de l’hypothèse salariale du Bureau fédéral du Plan avec un plafond de péréquation (scénario 2) ou avec l’introduction d’un 2ème pilier pour les agents contractuels (scénario 3).

La charge globale des pensions à financer diffère en outre dans la mesure où l’on tient compte des boni et des transferts (variante 1) et de la constitution d’une réserve démographique (variante 2). Dans le tableau ci-dessous, afin de répartir de façon homogène la charge des pensions pendant la période allant de 2010 à 2050 pour tous les scénarios et variantes, un fonds démographique est calculé qui débute en 2010. Le résultat est proposé en tant que cotisation patronale fixe 1) via un taux de cotisation fixe à adapter à la masse salariale ou 2) via une prime annuelle fixe.

Afin de favoriser la compréhension, il convient de souligner que dans le tableau 4 :

Í l’on part d’une cotisation personnelle de 7,5 % qui reste inchangée dans tous les scénarios et variantes. Cette cotisation personnelle n’est PAS reprise dans le tableau ;

Í les pourcentages de cotisation actuels à charge de l’employeur, par ex.

27,5 % pour le Pool 1, sont EFFECTIVEMENT repris dans les données ci- après.

Taux de remplacement

Le taux de remplacement5 est – également au niveau international - un indicateur très utilisé, mesurant le rapport entre le revenue de pension et le revenu du travail, qui reflète le piège salarial après la mise à la pension. Cet indicateur important ne permet pas seulement de faire une comparaison entre pays. Il nous donne en effet la possibilité de comparer les résultats de la simulation. Cet indicateur est surtout utilisé pour évaluer un certain nombre de résultats de simulation du scénario de base et de la variante 5 dans le contexte d’une réglementation en matière de pension complémentaire. Dans le tableau 5, les taux de remplacement moyens sont repris dans les différents scénarios.

Les valeurs des taux de remplacement sont à première vue dans cette étude particulièrement faibles. Dans le scénario de base (v0), elles varient entre 52,6 % (en 2005) et 57,9 % (en 2020). Les variantes 4 et 5 exercent manifestement une influence négative sur le taux de remplacement : les taux diminuent de 52,6 % (en 2005) à 41,0 % (pour la variante 5 en 2040). Les variantes 3 et 7 exercent par contre un impact positif : les taux montent de 52,6 % (en 2005) à 59,6 % (pour la variante 3 en 2020).

Afin de pouvoir interpréter correctement les faibles valeurs de ces taux de

5 Dans cette étude, le taux de remplacement correspond au rapport entre le nouveau montant moyen de la pension de retraite et le salaire moyen pour le personnel statutaire. Il s’agit de montants bruts.

(9)

remplacement, un calcul simple d’un cas fictif individuel est effectué sur la base du simulateur de pension en ligne (www.toutsurmapension.be) pour déterminer la carrière après laquelle un taux de remplacement d’une telle ampleur est atteint. Il ressort de cette analyse que les taux de remplacement dans le tableau 5 correspondent au taux de remplacement d’un fonctionnaire local après une carrière mixte comptant au moins 10 ans de prestations dans le secteur privé.

Ce résultat correspond presque à la moyenne d’ancienneté de 25 ans de services statutaires qui est observée dans les populations de 2001 à 2003. Cette ancienneté reste pratiquement constante dans le processus de simulation jusqu’en 2050.

Pour ses prestations dans le secteur privé, le fonctionnaire local perçoit une pension de salarié à charge de l’Office national des pensions. Avec cette pension de salarié légale, il n’est tenu compte, dans cette étude, d’aucun scénario ou variante. Il s’agit néanmoins d’un élément important du total des revenus de pensions de l’assuré social. Il convient de ne jamais perdre de vue cette pension de salarié complémentaire dans l’interprétation des résultats de simulation de cette étude.

Pension complémen- taire pour les agents contractuels

Comme mentionné, le troisième scénario est en rapport direct avec l’actualité, à savoir la constitution éventuelle d’une pension complémentaire pour les agents contractuels dans le 2ème pilier de pension. L’accroissement de la charge des pensions du personnel statutaire et les dépenses supplémentaires en ce qui concerne l’établissement du 2ème pilier de pension sont projetés sur les dépenses budgétaires globales des administrations locales.

En tenant compte des résultats de simulation du scénario de base (v0), le cumul de la charge des pensions supplémentaires pour les agents statutaires et de la cotisation patronale supplémentaire de 2 % donne lieu, en 2010, à une augmentation de 0,83 % du budget global du personnel de toutes les communes prises conjointement. Ce pourcentage s’élève à +6,2 % en 2050.

Conclusion Cette étude n’est qu’un premier exercice et n’a certainement pas l’ambition de présenter toutes les pistes possibles. L’objectif de cette étude est cependant d’attirer l’attention des administrations locales, d’après des données chiffrées satisfaisantes, sur le grand défi en matière de pension qui les attend. Les administrations locales ont toutes clairement intérêt à entreprendre une action immédiate avant qu’il ne soit trop tard.

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Tableau 1 - Aperçu de l’augmentation par régime

Pool 1 Pool 2 AMI RRP Pool 9 global

Nombre de pensions de retraite

2004 23.775 13.621 15.117 4.663 6.431 63.607

2050 62.627 28.399 26.681 20.225 12 137.944

nombre +38.852 +14.778 +11.564 +15.562 +74.337

facteur x 2,63 x 2,08 x 1,76 x 4,33 x 2,17

Charge des pensions globale en millions d’euros

2004 498,4 302,7 351,3 104,9 158,9 1.416,2

2050 1.068,0 491,7 510,8 370,3 0,5 2.441,4

nombre +569,6 +189,1 +159,5 +265,4 +1025,2

facteur x 2,14 x 1,62 x 1,45 x 3,53 x 1,72

Taux de cotisation global

2004 36,2 % 38,1 % 46,6 % 22,3 % 41,7 %

2050 82,7 % 84,5 % 82,8 % 77,4 % 82,2 %

Tableau 2 – Evolution du nombre de pensions de retraite et de survie par scénario et par variante nombre des

PR+PS 2004 2050 différence augmentation

Scénario de base v0, v1, v2, v4,

scénario 2 & 3 85.545 159.757 74.212 x 1,87

v3 85.545 147.921 62.376 x 1,73

v5 85.545 158.626 73.081 x 1,85

v6 85.545 104.101 18.556 x 1,22

v7 85.545 236.322 150.777 x 2,76

Tableau 3 – Evolution des dépenses en matière de pensions de retraite et de survie par scénario et par variante

charge de PR+PS en millions

d’euros variante 2004 2050 différence augmentation

Scénario de

base v0, v1, v2 1.416,2 2.441,4 1.025,2 x 1,72

v3 1.416,2 2.334,3 918,1 x 1,65

v4 1.416,2 2.248,5 832,3 x 1,59

v5 1.416,2 1.941,2 525,0 x 1,37

v6 1.416,2 1.599,2 183,0 x 1,13

v7 1.416,2 3.657,4 2.241,3 x 2,58

Scénario 2 - pq 1.416,2 3.832,1 2.415,9 x 2,71

+pq 1.416,2 4.945,8 3.529,6 x 2,49

Scénario 3 identique aux scénarios précédents + 2 % de la masse salariale des agents contractuels

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Tableau 4 – Evolution du taux de cotisation patronale ou prime annuelle par scénario et par variante.

Taux de cotisation patronale

Prime annuelle (en milliers d’euros)

Global Pool 1 Pool 2 Global Pool 1 Pool 2 Scénario de base

question 26 65,95 % 62,56 % 77,77 % 1.983.793 813.547 467.276 variante 2 59,67 % 55,56 % 72,89 % 1.803.826 724.150 443.619 variante 3 56,47 % 52,55 % 68,91 % 1.720.289 689.226 424.013 variante 4 55,96 % 51,90 % 68,70 % 1.691.772 676.522 418.138 variante 5 52,78 % 48,45 % 65,40 % 1.596.189 631.741 398.271 variante 6 92,58 % 93,22 % 110,40 % 1.707.385 671.832 424.089 variante 7 41,31 % 36,11 % 46,25 % 1.965.266 720.611 422.349 Scénario 2 du Bureau du

Plan

Avec péréquation 58,52 % 56,28 % 69,9 % 2.744.900 1.140.459 655.736 Sans péréquation 47,65 % 44,88 % 57,19 % 2.234.862 909.402 536.892 Scénario 3

Pension complémentaire

identique aux scénarios précédents + 2 % de la masse salariale des agents contractuels

Tableau 5 – Evolution du taux de remplacement par scénario et par variante.

Scénario de base Scénario 2

Variante 0 Variante 3 Variante 4 Variante 5 Variante 6 Variante 7

2005 52,6 % 52,6 % 52,6 % 52,6 % 52,1 % 52,7 % 52,5 % 2010 54,4 % 52,0 % 49,3 % 49,7 % 55,1 % 54,7 % 54,0 % 2015 57,0 % 58,0 % 51,8 % 51,9 % 57,6 % 56,5 % 56,5 % 2020 57,9 % 59,6 % 52,5 % 50,3 % 59,2 % 56,7 % 57,0 % 2025 56,7 % 58,7 % 51,6 % 45,8 % 56,9 % 56,0 % 55,4 % 2030 56,0 % 57,7 % 51,0 % 43,0 % 56,8 % 56,7 % 54,4 % 2035 56,3 % 57,7 % 51,1 % 41,6 % 54,4 % 57,3 % 54,1 % 2040 54,0 % 56,7 % 49,0 % 41,0 % 53,0 % 57,7 % 51,6 % 2045 53,2 % 54,9 % 48,5 % 41,3 % 51,6 % 56,5 % 50,4 % 2050 53,5 % 54,7 % 48,8 % 41,8 % 52,0 % 56,1 % 50,2 %

6 Dans le scénario de base, deux questions complémentaires sont posées pour les variantes. Question 1 : quelle est la diminution en pourcentage de la charge des pensions de retraite si le coût des pensions est maintenu constant à partir de 2010? Question 2 : quelle est l’augmentation en pourcentage des cotisations de pension dans le scénario de base?

(12)

Tableau 6 :

date de naissance : 1/02/1950

date de la pension (60

ans) 1/03/2010

expert administratif (niveau B)

dernier traitement brut 3.508,19 € dernier traitement net 1.982,18 € carrière 1970-2010

variante 1 (pension du secteur

public complète) pension/m différence/m

taux de remplacement

contractuel 1970-1979

statutaire 1980-2010

brut 2.343,06 € 66,79 %

net 1.589,70 € 0 80,20 %

variante 2 (10 années de pension

de salarié) pension Différence

taux de remplacement contractuel 1970-1979 316,70 €

statutaire 1980-2010 1.759,72 €

brut 2.076,42 € 59,19 %

net 1.484,97 € - 104,73 € 74,92 %

variante 3 (20 années de pension

de salarié) pension Différence

taux de remplacement contractuel 1970-1989 743,76 €

statutaire 1990-2010 1.176,39 €

brut 1.920,15 € 54,73 %

net 1.414,72 € - 174,98 € 71,37 %

variante 4 (pension de salarié

complète) pension Différence

taux de remplacement

contractuel 1970-1989

statutaire 1990-2010

brut 1.604,24 € 45,73 %

net 1.280,90 € - 308,80 € 64,62 %

source : www.toutsurmapension.be

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Régimes de pension des fonctionnaires statutaires des administrations locales

7 8 9

Pool 1 : le régime commun de pension des pouvoirs locaux

La plupart des administrations affiliées à ce Pool faisaient partie, à l’origine, de la Caisse de répartition des pensions communales. L’affiliation est irrévocable. Ce régime de répartition est basé sur la solidarité : la charge des pensions est répartie uniformément entre toutes les administrations affiliées au Pool 1. Alors que le SdPSP calcule et fait payer les pensions, l’ONSSAPL veille au financement du régime.

Le pourcentage de cotisation, calculé sur la base de la charge des pensions et de la masse salariale, s’élève invariablement, depuis 1997, à 27,5 %10.

Pool 2 : le régime des nouveaux affiliés à l’ONSSAPL

Ce régime, tout comme le régime commun de pension, est un régime de répartition basé sur le principe de solidarité. Tout comme les administrations du Pool 1, les administrations du Pool 2 ne peuvent révoquer leur affiliation.

Selon le choix de l’employeur, c’est le SdPSP ou une institution de prévoyance qui se charge du calcul et du paiement des pensions, tandis que l’ONSSAPL veille à leur financement.

Si une administration adhère au régime des nouveaux affiliés, non seulement les nouvelles pensions sont prises en charge mais aussi une partie des pensions existantes et ce, jusqu’à concurrence du montant des cotisations de pension payées au cours de la première année de l’adhésion, majoré de 7,5 % de la masse salariale. Le solde reste à la charge de l’employeur. Dans les résultats de simulation ci-après, ce solde est exprimé en tant que Pool 9. Ce nom a été choisi au hasard.

Etant donné qu’un pourcentage de cotisation de 29,5 % était en vigueur en 2005, le pourcentage de reprise pour cette année-là a été fixé à 29,5 % + 7,5 % = 37 %. A cet effet, les pensions les plus récentes ont d’abord été reprises par le régime tandis que les plus anciennes - qui s’éteindront normalement les premières - restent à la charge de l’administration. Anvers, Gand et Turnhout ont décidé de s’affilier sous ces conditions au Pool 2 à partir du 1.1.2005. Liège, Ostende et Bruxelles s’étaient déjà affiliées à ce régime auparavant.

Le Pool 1 et le Pool 2 sont gérés séparément. Le pourcentage de cotisation du Pool 2 a été relevé en 2005 à 29,5 % (+2 %), à 32,5 % en 2006 (+ 3 %) et à 34,5 % en 2007 (+2 %)11. Il y a eu, pour la première fois, une séparation des pourcentages de pension des Pool s 1 et 2. Le taux de cotisation des pensions de chaque Pool résulte de l’évolution de la masse salariale et de la charge des pensions au sein du groupe auquel on appartient.

7 Rapport d’activités de l’ONSSAPL 2005

8 Dans le présent rapport, le terme “Pool ” est utilisé comme synonyme de “régime de pensions”, de sorte qu’un Pool ne signifie pas nécessairement un régime solidaire.

9 Le Fonds des pensions de la police intégrée n’est PAS repris dans cette étude.

10 Voir annexe 1.

11 Voir annexe 1.

(14)

Le régime des administrations affiliées à une institution de prévoyance (AMI)

Les administrations locales qui ne sont pas affiliées au Pool 1 ou au Pool 2 peuvent conclure, pour le paiement des pensions des membres de leur personnel statutaire et leurs ayants droit, une convention avec une ‘institution de prévoyance’. Cette institution gère collectivement les fonds de pensions de retraite et pensions de survie. En l’occurrence, il s’agit d’un contrat d’assurance individuel entre l’administration et l’institution de prévoyance.

Le régime n’est donc pas basé sur le principe de solidarité entre administrations locales. Les contrats peuvent inclure une semi-capitalisation.

Le contrat est révocable, de sorte qu’une affiliation ultérieure au Pool 1 ou 2 reste toujours possible. Plusieurs administrations provinciales ont adhéré au régime AMI.

Dans certaines publications, l’on parle de Pool 3 dans le cas d’administrations affiliées à une institution de prévoyance. Dans les tableaux et graphiques du présent document, elles sont désignées sous le sigle ‘AMI’.

Les

administrations ayant un régime de retraite propre (RRP)

Il est également possible que des administrations locales ne s’affilient ni au Pool 1 ni au Pool 2, ne concluent pas de contrat avec une institution de prévoyance mais se chargent elles-mêmes de la gestion de leurs pensions. Il s’agit, dans ce cas également, d’un régime individuel. L’affiliation au Pool 1 ou 2, ou la conclusion d’un contrat avec une institution de prévoyance reste toujours possible. Plusieurs administrations provinciales ont adhéré au régime RRP.

Dans certaines publications, l’on parle de Pool 4 dans le cas d’administrations ayant un régime de retraite propre. Dans les tableaux et graphiques du présent document, elles sont désignées sous le sigle ‘RRP’.

Pool 9 : régimes de retraite transitoires

Le nom de Pool 9 a été choisi au hasard. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser supposer, il ne s’agit pas d’un régime solidaire mais de plusieurs soldes qui restent, chacun séparément, à la charge de l’employeur concerné qui s’est affilié au Pool 1 ou Pool 2.

La législation dispose en effet que, si une administration adhère au régime des nouveaux affiliés, non seulement les nouvelles pensions sont prises en charge mais aussi une partie des pensions existantes et ce, jusqu’à concurrence du montant des cotisations de pension payées au cours de la première année de l’adhésion, majoré de 7,5 % de la masse salariale. Si, à la date de l’affiliation, la masse des pensions en cours des nouveaux affiliés est supérieure au droit d’affiliation précité, il existe un solde. Il s’agit d’un groupe fermé, comprenant les pensions les plus anciennes de l’employeur. Le solde revêt dès lors un caractère provisoire. Seule une nouvelle affiliation au Pool 1 ou Pool 2 avec un solde peut faire augmenter la charge des pensions dans le Pool 9.

Ce solde12 reste entièrement à la charge de l’employeur concerné. En effet, il n’y a pas de cotisations personnelles ou patronales à cet égard étant donné qu’elles sont versées dans le Pool 2.

12 Dans certains cas, ce solde est géré, via une convention directe ou indirecte, par une institution de prévoyance.

Dans d’autres cas, le Service des pensions du secteur public se voit confier la gestion des pensions de retraite des anciens membres du personnel des personnes morales de droit public qui ont conclu une convention de gestion concernant leur régime de pension avec une institution de prévoyance. Dans le cas des conventions directes, le

(15)

Exsyspen

Le projet Exsyspen

Exsyspen désigne le “Système Expert Pensions”. Le projet Exsyspen fournit des pronostics à court, moyen et long terme concernant l’évolution et la charge des pensions de retraite et de survie du secteur public13. Depuis 1992, le projet est exécuté par une petite équipe, actuellement composée d’un expert en pensions du Service des pensions pour le secteur public et d’un consultant principal ICT de Siemens Business Systems (SBS).

Le micro- univers de l’individu

Dans les études Exsyspen, le micro-univers de chaque agent sert de point de départ. La carrière active de cet agent est simulée depuis le recrutement jusqu’au décès. A cet effet, il est tenu compte de toutes les étapes de l’évolution de la carrière, telles que la promotion et la mise à la pension.

A cet égard, la pension de survie des éventuels ayants droit est également simulée, depuis l’octroi jusqu’au décès. Ces simulations s’effectuent sur la base de modèles spécifiques par domaine.

Pour chaque individu, l’on s’efforce de rassembler, autant que possible, les données relatives à la carrière. Pour atteindre ce but, différentes sources sont mises à profit :

Í Les déclarations trimestrielles de l’ONSSAPL destinées à la sécurité sociale (pour les années 2001 à 2003 incluses) ;

Í Dimona ;

Í Le Service des pensions du secteur public ; Í Le Cadastre des pensions.

Le simulateur Il est possible, dans l’instrument spécial de simulation, de modifier et adapter rapidement la réglementation et les hypothèses des modèles de simulation.

Après simulation, les résultats sont étudiés et évalués, ce qui peut également donner lieu à de nouvelles modifications et adaptations de ces modèles de simulation jusqu’à ce que les résultats simulés atteignent le but fixé au préalable.

Les modèles de simulation sont très étendus car les stades les plus divers de la carrière d’un agent (recrutement, promotion, mise à la pension) sont analysés et sont mis en mémoire de manière systématique dans une base de connaissance. Pour ce faire, il est tenu compte de facteurs démographiques (en particulier la mortalité) et de facteurs socio-économiques (principalement la politique de l’emploi, des salaires et de la péréquation) qui permettent de tout replacer dans une perspective macro-économique.

SdPSP intervient parfois en tant qu’institution de prévoyance : ex. UZ Gent. Dans le cas de conventions indirectes, le SdPSP collabore avec une institution d’assurance qui intervient elle-même en tant qu’institution de prévoyance : ex. Fortis, DVV-Dexia, AXA, La Patriotique

13 Il concerne le secteur public en général, qui ne se limite pas au secteur des administrations locales.

(16)

Les populations Dans chaque simulation, il est possible de faire une distinction entre 3 populations :

- Pa : actifs dans le secteur étudié ; - Pc : retraités du secteur ;

- Po : titulaires d’une pension de survie du secteur.

Lors de la simulation, l’on part d’une population concrète observée à un moment déterminé de l’année de référence. Pour la présente étude, la situation en 2003 a servi de point de départ14. Pour chaque année ultérieure, une nouvelle population est générée par le simulateur.

Chaque population se compose d’individus présentant un certain nombre de caractéristiques (âge, sexe, état civil, employeur, traitement, ancienneté, ...).

Les flux Ces populations connaissent des flux entrants, sortants et internes. Il est possible de distinguer les flux suivants :

Í la mortalité :

ce flux est largement déterminé par une hypothèse exogène : les coefficients de mortalité de l’Institut national de statistique et du Bureau du Plan.

Í le recrutement et la promotion :

dans les scénarios décrits ci-après, les hypothèses utilisées sont plus amplement expliquées.

Í la mise à la retraite :

ce flux est en partie réglementé (mise à la retraite d’office à la limite d’âge, après 365 jours d’absence en raison d’une maladie après le 60ème anniversaire) et en partie dépendants des degrés de liberté. Par degré de liberté, il faut entendre que l’octroi de la pension de retraite résulte soit d’un libre choix (ex. mise à la pension anticipée entre 60 et 65 ans), soit de facteurs fortuits (ex. pension d’invalidité avant l’âge de 60 ans).

Ces degrés de liberté sont simulés par une combinaison de données statistiques et générés de façon aléatoire.

Í la pension de survie :

ce flux dépend dans une large mesure de facteurs statistiques tels que la mortalité et l’état civil.

La banque de connaissances

La banque de connaissances comprend toutes les connaissances et expertises possibles concernant les flux susmentionnés :

Í réglementation :

Les prescriptions légales concernant l’octroi et l’obtention des pensions sont mémorisées sous forme de règles dans la banque de connaissances. L’on vérifie ainsi, pour chaque individu, s’il satisfait aux modalités en matière d’âge de la pension, d’ancienneté,... Dans le calcul, presque tous les détails possibles sont pris en compte (éléments de l’algorithme du calcul de la pension : traitement, ancienneté de service, bonifications, tantième, maximum relatif et

14 Voir annexe 3.

(17)

absolu, pension minimum garantie) ; Í statistiques :

Lorsque la législation autorise plusieurs degrés de liberté, il est possible de recourir à des informations statistiques. Ces informations peuvent être obtenues à partir d’une source interne (SdPSP) ou externe (ex. INS).

Heuristique et hypothèses

L’heuristique et les hypothèses interviennent lorsque la réglementation et les statistiques font défaut :

Í il est possible de décrire une règle heuristique comme étant une règle que l’expert en matière de pensions pose intuitivement sans disposer de preuves sérieuses à cet égard : par ex. la supposition d’une évolution divergente de la mortalité pour les pensions d’invalidité ;

Í des hypothèses sont essentiellement utilisées pour déterminer la future politique d’emploi et de recrutement ainsi que la politique des salaires et de la péréquation à escompter. Ce sont surtout ces hypothèses qui déterminent les différents scénarios des études Exsyspen.

La première heuristique : l’hypothèse de base avec une hypothèse d’emploi constante

L’hypothèse d’emploi se base sur quatre caractéristiques : - le statut (statutaire par opposition à contractuel), - le régime de pension (= Pool ),

- le code de fonction,

- le type d’employeur (hôpital ou non).

Le simulateur connaît, pour chaque régime de pension, l’emploi statutaire en 2003 par code de fonction. Dès qu’un membre du personnel disparaît de la population active en raison d’un décès simulé ou d’une mise à la pension simulée, le simulateur remplacera ce membre du personnel dans le même régime de pension par un nouvel engagé ayant le même code de fonction que le membre du personnel disparu. Le sexe, lors de l’engagement, est généré en fonction du niveau, par des générateurs de hasard à l’aide d’un tableau de probabilités, sur la base d’instantanés tirés de la réalité de 2001, 2002 et 2003.

Chance d'engagement par âge et niveau (hommes)

0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1 0,12

1819202122232425262728293031323334353637383940 âge

propabilis

niveau 1 niveau 2 niveau 3 niveau 4

Chance d'engagement par âge et niveau (femmes)

0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1 0,12

1819202122232425262728293031323334353637383940 âge

propabilités

niveau 1 niveau 2 niveau 3 niveau 4

La seconde heuristique : création d’un tableau de traitement fictif

A défaut d’un tableau de traitement utilisable, il convient de chercher une

(18)

solution pragmatique sur la base des rares données fiables disponibles.

Les données des traitements déclarés à l’indice-pivot 138,01 ont été sélectionnées. Les données de traitement déclarées à un autre indice-pivot ont été rejetées. A partir de cette sélection, les traitements qui ne se situaient pas dans une fourchette15 acceptable ont également été rejetés.

Pour la première DIMONA, les données ont été utilisées dans une étude Exsyspen. Ces données permettent de mieux suivre les flux entrants et sortants des populations actives pour un groupe représentatif en volume. La date de l’entrée en service permet également de calculer une ancienneté de service.

Les résultats statistiques sont distribués sur tout le groupe.

Enfin, de manière automatisée et sur la base de toutes les informations de traitement collectées, une échelle moyenne de traitement par code de fonction est générée, laquelle est divisée en 36 années, avec un traitement minimum et un traitement maximum. Par code de fonction, il existe dès lors une échelle de traitement à travers laquelle, pour chaque groupe homogène (code de fonction et ancienneté), un traitement moyen évolue en 36 étapes annuelles, d’un traitement minimum vers un traitement maximum. Durant le processus de simulation, le code de fonction individuel et l’ancienneté individuelle de chaque personne dans la population déterminent le traitement moyen qui est utilisé. En l’occurrence, la réalité est approchée de très près.

La fiabilité Enfin, il est encore possible d’ajouter quelques indications concernant la fiabilité des simulations.

La fiabilité dépend de :

Í la précision des données utilisées, Í la précision des modèles utilisés, Í l’exactitude des hypothèses présentes, Í la fiabilité du simulateur.

Les deux premiers points ont déjà été traités précédemment, de sorte que seuls les 2 derniers points sont discutés ici :

à long terme :

La fiabilité à long terme est déterminée, dans une large mesure, par la fiabilité de l’hypothèse d’emploi qui, dans chaque cas, peut être perçue comme assez spéculative.

à moyen terme :

La fiabilité dépend en premier lieu des éléments essentiels suivants : la prise de pension, la mortalité et l’emploi actuel. La fiabilité des résultats de simulation obtenus peut être considérée comme étant très élevée, à condition que la législation en matière de pensions ne soit pas modifiée, ou ne le soit que de façon limitée.

à court terme :

15 Traitement <12.000 ou > 120.000 euro/an à 138,01

(19)

La fiabilité des résultats de simulation à court terme obtenus est en principe au moins aussi élevée que celle des résultats à moyen terme mais est souvent considérée comme plus fortement sujette :

- aux fluctuations fortuites :

a) des générateurs de hasard (l’écart-type de cette référence non pertinente est très limité grâce à l’introduction d’une fonction ‘error feedback’

(EFB) spécialement développée, qui corrige le processus de simulation lors de l’utilisation de générateurs de hasard.

b) dans la réalité : les fluctuations fortuites observées dans la réalité sont plus grandes que les fluctuations fortuites des générateurs de hasard - à d’autres fluctuations non prévisibles : ex. arrêt des nominations.

(20)

Scénario de base

Hypothèses de base

Le scénario de base est le scénario en cas de politique inchangée.

Les hypothèses de base sont les suivantes :

Í une législation inchangée, à savoir la législation en matière de pensions et de statuts du personnel en date d’avril 2007

Í un emploi constant, au niveau tel qu’observé en 2003, sauf pour les hôpitaux16. Voir annexe 5 pour une liste complète de ces hôpitaux ;

Í pas d’hypothèse d’index (voir remarque importante) ; Í pas d’augmentation salariale ;

Í pas de péréquation ;

Í mortalité17 sur la base de la projection 2002-2100 de l’INS et du Bureau du Plan

Í pas de transfert en application de la loi du 5 août 196818 établissant certaines relations entre les régimes de pensions du secteur public et ceux du secteur privé.

Remarque importante :

La simulation prend comme point de départ la réalité de 2003.

La collecte de données provenant de différentes sources, les autorisations nécessaires, l’agrégation et la validation des données, l’élaboration des scénarios et la programmation du modèle de simulation ont nécessité près de 2 années. C’est également la raison directe pour laquelle l’étude prend comme point de départ la réalité de 2003.

Les résultats du scénario de base sont en principe des montants nominaux notés à l’indice-pivot 138,01 (base 1/1/90), c.-à-d. sans tenir compte de l’association des données des salaires, traitements et pensions à l’évolution de l’indice des prix à la consommation. Afin de renforcer la lisibilité des résultats de simulation, toutes les valeurs nominales dans le présent document sont déjà majorées de x1,4002 pour obtenir les montants réels en vigueur au 1er avril 2007.

16 L’arrêt des nominations se présente également dans d’autres administrations locales que les hôpitaux (administration portuaire d’Anvers, etc.).

17 Sur la base de la réalité en 2001 (chiffres de 1948 à 2001) source : Micheline Lambrechts Bureau fédéral du Plan

18 Cette loi réglemente le transfert des versements dans la législation en matière de pension des particuliers vers celle du secteur public et inversement.

(21)

Le nombre total d’agents statutaires actifs baisse sensiblement en passant de 115.082 en 2004 à 103.268 en 2018, puis diminue lentement pour atteindre 101.883 en 2030 et se stabiliser enfin à 101.810 de 2040 à 2050.

Cette baisse résulte exclusivement de l’hypothèse d’emploi dans laquelle l’on part d’un arrêt des nominations dans les hôpitaux publics qui fusionnent avec les hôpitaux privés. Dans le reste des administrations, l’emploi reste constant, au niveau observé en 2003.

Le nombre de bénéficiaires de pensions de retraite augmente en passant de 63.607 en 2004 à 137.944 en 2050. Leur nombre fait plus que doubler.

Le nombre de bénéficiaires de pensions de survie varie entre 21.938 en 2004 et 21.813 en 2050. La raison pour laquelle la croissance des pensions de survie n’est pas en rapport avec la croissance spectaculaire des pensions de retraite est liée au changement de position de la femme. Elle dispose de ses propres revenus, d’où une diminution réelle du nombre de demandes et d’octrois effectifs de pensions de survie. Etant donné que, dans le cas des pensions de survie, l’impact de l’utilisation des statistiques en association avec des générateurs de hasard est le plus important dans le modèle de simulation, il convient d’interpréter ces résultats avec une certaine prudence.

Evolution des nombres globaux

Evolution du nombre de 2004 - 2050

0 20.000 40.000 60.000 80.000 100.000 120.000 140.000 160.000

2004 2006

2008 2010

2012 201

4 201

6 201

8 202

0 2022

2024 2026

2028 2030

203 2

203 4

203 6

2038 2040

2042 2044

2046 204

8 205

0 Année

Nombre

nombre act. stat.

nombre p.r. stat.

nombre p.s. stat.

Evolution de la charge globale

La masse salariale diminue en raison de l’hypothèse d’emploi, et passe de 3.396,7 millions d’euros en 2004 à 2.969,3 millions d’euros en 2050.

La charge des pensions de retraite augmente en passant de 1.136,8 millions d’euros en 2004 à 2.187,2 millions d’euros en 2050. La charge des pensions de survie varie entre 279,4 millions d’euros en 2004 et 254,2 millions d’euros en 2050.

Le doublement du nombre de pensions de retraite ne se traduit pas par un

(22)

doublement de la charge. Cela signifie qu’à l’avenir, des montants de pension plus faibles devront être versés. Ceci peut résulter de :

• carrières plus courtes (ex. en raison d’un niveau d’éducation plus élevé ; une baisse de l’âge moyen de la pension)

• une féminisation accrue des cadres (ex. impact des congés et des absences)

Evolution de la charge 2004-2050

- € 500,0 € 1.000,0 € 1.500,0 € 2.000,0 € 2.500,0 € 3.000,0 € 3.500,0 € 4.000,0 €

2004 2006

2008 2010

2012 2014

2016 2018

2020 2022

2024 2026

2028 2030

2032 2034

2036 2038

2040 2042

2044 2046

2048 2050 Année

Charge

0,0%

10,0%

20,0%

30,0%

40,0%

50,0%

60,0%

70,0%

80,0%

90,0%

masse salariale stat. (millions EURO) charge p.r. stat. (millions EURO) charge p.s. stat. (millions EURO) charge pension globale / masse salariale

Le rapport entre la charge globale des pensions de retraite et de survie prises conjointement d’une part, et la masse salariale, d’autre part, passe de 41,7 % en 2004 à 82,2 % en 2050.

Une sélection des résultats de simulation figure en annexes 6 et 7.

Evolution du nombre des pensions de retraite par régime de pension

Le doublement du nombre des pensions de retraite se répartit comme suit entre les différents régimes de pension :

Pool 1 Pool 2 AMI RRP Pool 9 Total

2004 23.775 13.621 15.117 4.663 6.431 63.607

2005 24.708 14.438 15.520 4.959 5.998 65.623

2010 29.893 19.149 18.011 7.390 4.120 78.563

2015 36.180 23.884 20.531 10.134 2.533 93.262 2020 43.763 27.266 22.965 12.814 1.440 108.248 2025 49.805 28.561 24.524 14.878 746 118.514 2030 53.569 28.969 25.533 16.475 369 124.915 2035 56.686 29.107 26.201 17.938 179 130.111

2040 59.316 28.958 26.467 18.979 94 133.814

2045 61.079 28.685 26.495 19.668 36 135.963

2050 62.627 28.399 26.681 20.225 12 137.944

Croissance 2004-2050

nombre +38.852 +14.778 +11.564 +15.562 +74.337

facteur x 2,63 x 2,08 x 1,76 x 4,33 X 2,17

(23)

Evolution du nombre 2004-2050

0 20.000 40.000 60.000 80.000 100.000 120.000 140.000 160.000

200 4

2006 2008

201 0

2012 201

4 2016

2018 2020

2022 202

4 2026

202 8

2030 2032

203 4

2036 203

8 2040

2042 2044

2046 204

8 2050 Année

Nombre

nombre p.r. pool 9

nombre p.r. stat. régime propre nombre p.r. stat. AMI nombre p.r. stat. pool 2 nombre p.r. stat. pool 1

Evolution de la charge des pensions par Pool

L’augmentation de la charge des pensions globale des pensions de retraite et de survie prises conjointement se répartit comme suit entre les différents régimes de pension :

Millions

d’€ Pool 1 Pool 2 AMI RRP Pool 9 Global

2004 498,4 302,7 351,3 104,9 158,9 1.416,2

2005 508,4 314,4 356,6 108,1 149,6 1.437,1

2010 576,7 389,1 393,3 132,7 107,3 1.599,1

2015 672,7 469,0 433,5 167,5 69,6 1.812,3

2020 798,5 528,8 472,8 208,0 39,6 2.047,7

2025 900,2 546,8 499,4 242,9 20,2 2.209,4

2030 966,6 544,8 515,3 275,4 9,8 2.311,9

2035 1.018,1 539,0 525,4 309,7 4,8 2.397,0

2040 1.053,0 526,9 524,9 337,2 2,6 2.444,7

2045 1.067,0 510,5 516,9 356,6 1,2 2.452,2

2050 1.068,0 491,7 510,8 370,3 0,5 2.441,4

Croissance 2004-2050

montant +569,6 +189,1 +159,5 +265,4 +1025,2

facteur x 2,14 x 1,62 x 1,45 x 3,53 x 1,72

(24)

Evolution charge pension 2004-2050

0,0 € 500,0 € 1.000,0 € 1.500,0 € 2.000,0 € 2.500,0 € 3.000,0 €

2004 2006

2008 2010

2012 2014

2016 2018

2020 2022

2024 2026

2028 2030

203 2

203 4

2036 2038

2040 2042

2044 2046

2048 2050 Année

Millions euro

charge pension stat pool 9 (millions EURO) charge pension stat QRP (millions EURO) charge pension stat AMI (millions EURO) charge pension stat pool 2 (millions EURO) charge pension stat pool 1 (millions EURO)

Evolution des pourcentages de cotisation

Par pourcentage de cotisation, il faut entendre le rapport de la charge globale des pensions et la masse salariale globale. Le tableau n’établit pas de différence entre les cotisations personnelles (= 7,5 %) et la cotisation patronale (= pourcentage de cotisation – 7,5 %).

Il s’agit de pourcentages de cotisation bruts. Cela signifie que pour établir ces pourcentages de cotisation, il n’est pas tenu compte d’autres sources de financement que les cotisations sur le salaire. Tel est effectivement le sujet de cette étude, à partir de la variante 1.

Pool 1 Pool 2 AMI RRP Global

2004 36,2 % 38,1 % 46,6 % 22,3 % 41,7 %

2005 37,1 % 40,3 % 47,8 % 22,9 % 42,7 %

2010 43,3 % 55,3 % 56,4 % 28,0 % 49,8 %

2015 51,1 % 72,9 % 66,1 % 35,4 % 58,7 %

2020 61,2 % 89,0 % 75,0 % 44,1 % 68,2 %

2025 69,4 % 93,3 % 80,2 % 51,1 % 74,1 %

2030 74,6 % 93,1 % 83,0 % 57,6 % 77,6 %

2035 78,7 % 92,2 % 84,9 % 64,7 % 80,5 %

2040 81,5 % 90,3 % 84,9 % 70,3 % 82,2 %

2045 82,6 % 87,7 % 83,6 % 74,3 % 82,5 %

2050 82,7 % 84,5 % 82,8 % 77,4 % 82,2 %

L’évolution des pourcentages de cotisation est différente pour les 4 régimes de pension. Cette différence est encore plus visible sur le graphique. La courbe du Pool 2, surtout, attire le regard. Tout est lié à l’hypothèse d’emploi19. La baisse de l’emploi entraîne une diminution évidente de la masse salariale à un moment où l’afflux de nouveaux pensionnés continue à augmenter. Une augmentation de la charge des pensions et une baisse simultanée de la masse salariale donnent un pourcentage de cotisation plus élevé.

19 Plus de détails figurent à ce sujet en pages 24-25

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2004 2005 2010 2015 2020 2025 2030 2035 2040 2045 2050

Pool 1 Pool 2 AMI QRP Global

Evolution du taux de remplacement

Le taux de remplacement est un indicateur fort utilisé qui reflète le piège salarial après la mise à la pension. Dans le scénario de base, cela donne les résultats suivants :

moyenne de la nouvelle pension

de retraite moyenne salariale

taux de remplacement

2005 15.547,82 € 29.561,02 € 52,6 %

2010 16.138,71 € 29.664,64 € 54,4 %

2015 16.826,20 € 29.506,41 € 57,0 %

2020 16.946,62 € 29.278,18 € 57,9 %

2025 16.575,57 € 29.230,58 € 56,7 %

2030 16.372,54 € 29.257,18 € 56,0 %

2035 16.443,95 € 29.226,37 € 56,3 %

2040 15.783,05 € 29.208,17 € 54,0 %

2045 15.526,82 € 29.196,97 € 53,2 %

2050 15.610,83 € 29.163,37 € 53,5 %

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